Croyances

GNOSE OU ILLETTRISME

Selon les Ecritures.

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Une petite dernière avant la finale ! Allons camarade, laisse-toi tenter ! Fais comme moi ! Et ben quoi, tu fais des caprices maintenant ? Ecoute alors la suite, peut-être te concerne-t-elle ? N'oublie pas notre rendez-vous. A bientôt ! Signé : Un personnage de la "Vallée" des Tombes qui te veux du bien...

« Dieu (qu’Il soit glorifié et magnifié !) a dit : « Le fils d’Adam Me traite de menteur sans aucun droit, et Il me fait injure sans aucun droit ! Il Me fait mentir en disant : « Il ne me rappellera pas à la vie comme Il m’y a appelé auparavant ». « Or sa première création ne M’a pas été plus difficile que ne le sera sa résurrection » (Coran XVII 4). Quant à son injure à Mon égard, c’est sa parole : « Dieu a pris un enfant », alors que Je suis l’Un, l’Incorporel, Je n’engendre pas, Je n’ai pas été engendré, et Je n’ai pas d’égal; » (Coran CXII 1-4).


Au nom de Dieu,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

*.*.*
La Prédestination.
Troisième Partie.


P

 oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]. 

La Matière. Son règne. La Résurrection. Fiction ou Réalité ?  

   Selon Lambros Couloubaritsis : La résurrection "avec le corps"[5] est une thèse défendue par la tradition matérialiste qui cherche à expliquer, grâce au stoïcisme, la transmission du péché originel (comme c'est le cas de Tertullien). Mais avec l'opposition radicale d'Origène à cette tradition, on assiste à un bouleversement profond des données de la métaphysique chrétienne, qui détermine le cheminement du "spiritualisme" européen. Car dans son traité Sur les principes, non seulement Origène s'applique à déconsidérer toute théorie matérialiste, mais il fonde le caractère immatériel du pneuma (spiritus, esprit) généralement considéré comme une matière subtile et invisible. Contre Tertullien, qui prend à la lettre les textes conférant à Dieu une matérialité (comme feu et souffle), il défend la méthode allégorique par laquelle on peut considérer que les attributs accordés à Dieu le sont selon nos manières humaines, alors que Dieu est plus que tout ce qui est sensible. Par là, il accepte l'incorporéité platonicienne, en comparant cela à la différence existant entre la lettre et l'esprit. C'était déjà la position de saint Paul qui voyait dans le message évangélique l'"esprit" qui manquait à la Loi (Ancien Testament). Mais avec Origène, c'est l' "esprit" qui prend désormais un sens, car confondu en quelque sorte avec l'"intelligence" immatérielle, il devient un "incorporel". Cette immatérialisation du pneuma s'accompagne d'une autre donnée propre au néoplatonisme : si le Fils est engendré du Père, il ne peut l'être selon le mode matériel (qui situe une égalité substantielle entre Père et Fils, comme dans la génération biologique), mais seulement selon un mode immatériel, où l'engendrement met en jeu une subordination (hiérarchie), le Fils apparaissant comme un second Dieu. Cela rapproche Origène de la tradition du moyen platonisme, comme celle de Numérius qui envisageait cependant la question uniquement sous le mode de l'Intelligence, alors qu'ici s'ajoute l'Esprit (troisième personne de la Trinité). C'est pourquoi sa position à l'égard de la nature du Christ incarné, qui est à la fois Dieu et Homme, demeure fort ambiguë, car en reprenant la conception stoïcienne de la krasis, ce mélange qui tout en étant absolu sauvegarde la qualité différente des constituants, il montre que l'incarnation suppose un corps et de ce fait les lois physiques gardent leur valeur, comme pour tout être de la nature qui, selon les cas, trouve son mouvement à l'extérieur (étants inanimés) ou à l'intérieur (étant animés), ce qui n'est pas le cas de l'engendrement immatériel, auquel s'intègre désormais l'"esprit" qui auparavant, du moins chez les stoïciens, appartenait uniquement à la matérialité. Ce glissement par rapport au stoïcisme, sous l'impulsion du platonisme moyen, assure aussitôt au néoplatonisme une différence de nature entre réalité matérielle et réalité immatérielle, la première étant subordonnée à la seconde selon un ordre hiérarchique absolu, où l'inférieur découle du supérieur qui l'inclut d'une certaine façon en lui. Cela explique aussi pourquoi Origène insiste, notamment dans ses Homélies, sur la différence entre la loi humaine et la loi divine en l'homme et dans la cité : la loi divine est celée au fond de nous-mêmes et est naturellement inscrite dans les cités, alors que les lois humaines sont acquises et conventionnelles ; de sorte que chaque fois que celles-ci s'opposent à la loi divine, elles doivent être rejetées. 

   Aussi paradoxales que puissent paraître certaines thèses fondamentales d'Origène, à la suite notamment de la formation d'une dogmatique chrétienne à partir du 4e siècle, elles ont été néanmoins essentielles pour la constitution d'une métaphysique chrétienne. C'est pourquoi, tout en reconnaissant ses excès, nombreux sont les théologiens des trois siècles postérieurs, et non des moindres, qui ont emprunté sa pensée : Athanase, Didyme, Grégoire de Naziance, Basile de Césarée, Grégoire de Nysse, Marius Victorinus, saint Ambroise, saint Augustin, Rufin d'Aquilée, Pseudo-Denys l'Aréopagite, Léon de Byzance et d'autres encore. Bref, il est difficile de dire que le christianisme n'a pas quelque dette à l'égard de ce penseur étonnant, souvent rejeté mais toujours présent, à qui la philosophie européenne doit la fondation de ce qu'elle a appelé, au fils du temps, l'"esprit". (Aux origines de la philosophie européenne. Lambros Couloubaritsis. Edit. De Boek-Wesmael s.a. pp. 595-597). 

La Résurrection.  

   Preuves apportées, selon la version coranique, par le Messie fils de Marie aux Fils d'Israël. 

   1°) Sa création miraculeuse. Le fait qu'il parle alors qu'il venait à peine de naître,
  
2°) le fait qu'il ressuscite, par la permission divine, les morts (Coran III 49 ; XIX 29, etc.).
 

   Avec ces deux choses, la preuve est faite. Nul besoin ensuite qu'il se "sacrifie" pour les Fils d'Israël, les Judaïsés. Surtout que les gens de la Bible, notamment ceux de la Thora, n'ont jamais pu nous apporter la preuve réelle d'une mort certaine en croix ou par pendaison ou par tout autre procédé du Messie d'Israël. Le Saint et Seigneur d'Israël, Tout-Puissant, Capable, a su tromper la vigilance de ceux qui voulaient attenter à sa vie. Et à eux de suivre en fait son sosie, sa ressemblance mais nullement le Messie fils de Marie en personne. 

Le salut véritable du Monde sera-t-il par la Croix ou la Gnose ? 

   Nous dirons : La Gnose traditionnelle est véritable, et elle n’est plus la propriété exclusive du monde biblique[6]. En effet, après leur refus de reconnaître le Sceau de la Prophétie, cette gnose a été dénaturée par les enseignements empruntés à des religions comme : le Sabéisme, le Magisme (ou Dualisme), l’Hindouïsme, la Mythologie égypto-gréco-romaine, la Philosophie, etc. Secundo : Ne l’oublions pas, les gens de l’Evangile voient, eux, dans leur grande majorité, leur seul et unique salut par la croix et la foi en elle. Pourtant, « au salut par la croix, la grande gnose a toujours opposé le salut[7] par la connaissance. » Selon l’évangéliste, c’est dès l’ici-bas que s’inaugure la vie éternelle, laquelle consiste[8] dans la connaissance du seul vrai Dieu et de celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ (17,3). Quiconque croit en Jésus[9] est, dès maintenant, passé de la mort à la vie (Jn 5. 24 ; 3. 36 ; 6. 47)[10]. 

Illettrisme. Le fléau du monde biblique. 

   On a dit concernant le monde biblique : Leur Livre leur a été enlevé à cause des péchés qu’ils commirent, ils devinrent alors illettrés. La clé des connaissances et des prophéties a été à jamais perdue...
   Dis (leur) : "O hommes ! Vers vous tous je suis le messager du Dieu à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité que Lui. Il donne la vie et la mort. Croyez donc en Dieu. Et en Son messager, le prophète illettré[11] qui croit en Dieu et en Ses paroles. Et suivez-le. Peut-être saurez-vous guidés ?". (Coran VII 158). 

Conclusion : 

   Le monde de l'Islam traditionnel voit donc son seul salut à travers la Gnose, la Connaissance. Celle venue avec le Sceau de la Prophétie (sur lui Prière et Paix !). Selon nos pieux Savants : Quant à la vivification par la connaissance, elle est la Vie divine, essentielle, supérieure, lumineuse, dont Dieu dit [dans le Coran] : « ...ou bien celui qui était mort et que Nous avons vivifié, lui donnant une lumière par laquelle il marche parmi les gens... » (Coran VI 122). Quiconque vivifie une âme morte par la vie de la connaissance de Dieu, la vivifie vraiment, cette connaissance particulière étant pour cette âme comme une lumière avec laquelle elle marche parmi les gens, c’est-à-dire entre ceux qui sont pareils par la forme… (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] « Dieu (qu’Il soit exalté !) a dit : « Le fils d’Adam me faire injure et c’est inacceptable de sa part ! Il M’accuse de mentir et c’est inacceptable de sa part ! Son injure, c’est de dire que J’ai eu un enfant (en la personne notamment du fils de Marie) et son accusation de mensonge, c’est de dire : « Il ne Me rappellera pas à la vie comme Il m’y a appelé une première fois. »
   Et aussi :
   « Dieu (qu’Il soit glorifié et magnifié !) a dit : « Le fils d’Adam Me traite de menteur sans aucun droit, et Il me fait injure sans aucun droit ! Il Me fait mentir en disant : « Il ne me rappellera pas à la vie comme Il m’y a appelé auparavant ». « Or sa première création ne M’a pas été plus difficile que ne le sera sa résurrection » (Coran XVII 4). Quant à son injure à Mon égard, c’est sa parole : « Dieu a pris un enfant », alors que Je suis l’Un, l’Incorporel, Je n’engendre pas, Je n’ai pas été engendré, et Je n’ai pas d’égal; » (Coran CXII 1-4).
[6] Dans la Bible, le Messie s’adressant aux Fils d’Israël, aux Judaïsés, est censé dire : « Les pharisiens et les scribes ont pris les clefs de la gnose et ils les ont cachées. Ils ne sont pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, ils les ont pas laissés faire (logia. 39 ; cf. Mt. 23.13 et Lc. 11.52). Le texte ajoute, chez Luc seulement : quand il fut sortit de là, les scribes et les pharisiens commencèrent à lui en vouloir terriblement et à le provoquer sur beaucoup de points....
   Au temps du Messie, les Fils d’Israël et les Judaïsés firent tout leur possible pour empêcher ainsi les leurs d’accéder au sentier de Dieu. De même, au temps du Sceau de la Prophétie. Comment peuvent-ils prétendre après cela que la clé de la Gnose, de la Connaissance est entre leurs mains ? De même, l’Associationnisme de la Distinction (soit la Trinité ou le Tri Théisme) professé par les gens de l’Evangile, est un « voile » pour accéder à la gnose, à la pleine et entière connaissance de son Créateur.
[7] C’est là le salut proposé par l’Islam traditionnel.
[8] à prononcer la bonne parole : Point de divinité excepté Dieu, et le Messie est le messager de Dieu. Pour lui le Paradis.
[9] soit : esclave, serviteur, prophète, messager de Dieu auprès des Fils d’Israël, Sceau des prophètes d’Israël (sur eux la Paix !) est, dès maintenant, passé de la mort à la vie éternelle, dans le Paradis divin. Selon Oubada fils de Sâmit, le Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) a dit : "Quiconque atteste qu'il n'y a de divinité que Dieu, Seul et sans Associé (ou Egal), que Mohammad est Son esclave et Son messager, que Ichoua (ou Jésus) est l'esclave de Dieu et Son messager, qu'il est Son mot (ou Sa parole : "Sois !") qu'Il a projeté (dans le sein) de Marie et un esprit (provenant) de Lui et que le Paradis et l'Enfer sont des  réalités ; Dieu le fera entrer au Paradis qu'aient été ses oeuvres". (Transmis par Bokhari et Mouslim).
[10] Voir à ce sujet, l'ouvrage : "Jésus et la Gnose". Emile Gillabert. Edit. Dervy-Livres.
[11] Signe divin. Pour éviter ainsi qu'on dise de lui, qu'il avait pour instructeur un moine, un rabbin ou tout autre personne du monde biblique… Toute sa vie, il restera ainsi. Et la Bible n'est pas sa source de référence, mais l'Ange Gabriel ou l'Ange de la Révélation. 


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Ô Terrien ! Le Monde a été créé pour nous, et nous pour l'Au-delà. Tous les Terriens que nous sommes seraient bien avisés de méditer cette parole. Les jours passent vite, et notre rencontre avec notre divin Créateur, Seigneur, Législateur et Juge de l'Univers ne se précise-t-elle pas chaque jour un peu plus ?

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Cette page a été mise à jour le
21/12/05 .

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