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Au
nom de DIEU, Allaha,
Le
Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
Louange à Allah, Seigneur
des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur
tous ceux qui suivent Sa guidée !

Le Faux-messie.
Quatrième Partie.
*.*.*
Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut[3]. Que les meilleures salutations[4] soient sur les prophètes
et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[5].
Question : Les Fils
d’Israël et les Judaïsés ont-ils tué vraiment les prophètes ?
Une partie des Écritures
bibliques l’affirme. Dans le Coran, cette mention ait souvent
faites. Schalom Ben-Chorin, fidèle à la croyance de sa communauté, n’y
croit guère. Qu’on en juge :
« Peut-on vraiment dire, comme le fait Paul, que les juifs ont tué
les prophètes ? A ce propos, notons que
la tradition, attribue également à Jésus une parole imputant à « Jérusalem »
le meurtre des prophètes[6]. Ce reproche figure d’ailleurs dans le Talmud,
mais non pas de manière aussi générale : il se limite à un certain prophète
Zacharie, qui ne serait d’ailleurs pas identique au prophète du même non
cité dans l’Écriture[7].
En réalité, il est historiquement faux de dire que
les prophètes ont été tués[8]. Nous avons certes entendu
parler du martyr d’Isaïe, mais l’information émane d’un écrit apocryphe.
Apparemment aussi le témoin inconnu dont parle le Deutéro-Isaïe, celui
qu’il appelle le « serviteur de Yahvé », a-t-il été tué. Mais
de nombreux prophètes sont sans aucun doute morts dans leur lit, en dépit
de leur non-conformisme[9].
Lorsque finalement Paul affirme que les juifs « ne plaisent pas à
Dieu »[10], il va plus loin
que les prophètes qui ont eux, aussi parfois évoqué la colère divine à
l’encontre d’Israël. A cet égard, la formulation suivante d’Isaïe me semble
caractéristique : « Un court instant je t’ai délaissée, et avec une
grande tendresse je veux te recueillir. Dans un transport de colère je
t’ai, un instant, dérobé ma face ; désormais je t’aimerai d’une affection
sans bornes, dit ton libérateur, l’Éternel » (Is 54,7-8). Il y a
là une dialectique de la colère et du pardon, de la condamnation et de
la clémence, qui est entièrement absente dans le passage précité de Paul[11].
...Lorsque Paul déclare que les juifs « sont ennemis[12] de tous les hommes »[13], il semble certes
se trouver en accord avec un antisémitisme[14]
notoire comme Tacite, qui évoque lui aussi l’attitude hostile des juifs
à l’égard de tous les non-juifs. Mais en réalité la remarque de Paul a
un sens différent et davantage théologique. Dans son esprit, il s’agit
d’une hostilité tout à fait spécifique, à savoir des entraves mises par
les juifs à sa propre activité missionnaire... (Op. cit.
p. 187-8).
Nous dirons :
Verba volant, scripta manent. Les paroles s'envolent, les écrits restent.
Et ce que le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes a révélé dans le
Coran, ne saurait, pour nous, être aboli, supprimé.
L'Histoire évangélique, une Histoire tronqée ?
L’Histoire biblique a été écrite sur de nombreuses légendes et mythes.
D’ailleurs, chez les gens de l’Evangile, de nombreux exégètes, affirment
volontiers que « les Evangiles ne sont pas des récits historiques »[15], mais des textes
simplement relatifs à une « révélation spirituelle[16] ». En clair, l’accusé de leurs malheurs
semble être trouvé : c’est tout simplement leur propre Seigneur !
D’autre part, pour se
démarquer des gens de la Thora, on remarque d’emblée que les anonymes
rédacteurs des Textes sacrés tenaient et ont
tenu énormément à
étayer leurs dires d’un parallèle probateur saisissant avec les prophéties
messianiques.
C’est ainsi que, lorsque
Esaïe est censé dire : De même qu’il
a été pour plusieurs un sujet d’effroi, tant son visage était défiguré
jusqu’à ne plus avoir figure humaine... (Bible. Is. 52 14.),
le manuscrit du monastère de Saint-Marc (celui de la Mer morte) dit lui:
« Par Mon onction, son apparence est plus qu’humaine...
(52, 14). Pareilles divergences de documents bibliques ne pose-t-il pas
tout le problème de l’authenticité du récit biblique de la crucifixion
ou de la pendaison du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) ?
Avertissements.
Mis en garde d'Isaïe, le prophète.
Dans Esaïe, le prophète (sur
lui la Paix !), on a dit :
"Les jours de regret sont arrivés. Les jours de la perfection
sont arrivés."
Et ensuite, il a dit
:
"Pour que vous sachiez, ô Fils d'Israël,
ignorants,
que celui que vous dénommé égaré[17],
(qu') il est le compagnon de la Prophètie[18] (soit un prophète
du Saint d'Israël).
Vous inventez ceci alors
que vos péchés sont au comble, et votre perversité immense !"
Falsification des Ecritures.
On a dit : "Les
manuscrits du prophète Isaïe (sur lui la Paix !) que possédaient le monde
biblique avant la découverte de ceux de la mer Morte sont tous du Moyen-Age. C'est à dire que
pour un historien scrupuleux et sur ses gardes, comme l'ont fait remarquer
si justement certains historiens bibliques, ils sont suspects. Tellement
suspects qu'il suffira au lecteur de reprendre sa Bible et Isaïe, et de lire tout le chapître LII,
jusqu'au verset 12 seulement. Puis, sautant tout ce qui suit, il reprendra
sa lecture au verset 1 du chapître LIV, et il constatera que l'on se passe
fort bien du tronçon évité, nous dit
donc R. Ambelain dans son ouvrage Jésus ou le mortel secret des Templiers
; mieux encore, tout s'enchaîne de façon parfaite.
Que conclure, sinon que les versets 13 et suivants
du chapître LII, le chapître LIII tout entier, ont été interpolés à une
époque très postérieure, et pour justifier la fin infamante de Jésus.
Interpolés, ou interprétés de façon plus que libérale. C'est
peut être la raison de toutes ces persécutions médiévales contre les communautés
juives (vivant parmi les gens de l'Evangile en Europe). Ce faisant, on
s'emparait de leurs richesses et on n'en laissait subsister que des copies
"arrangées". Les manuscrits
de la Mer morte sont là pour nous le démontrer. En effet, deux
manuscrits seulement d'Isaïe
y ont été découverts jusqu'à ce jour. L'un est la propriété du monastère
de Saint-Marc, à Jérusalem, monastère orthodoxe. Il a le même nombre de
chapîtres que nos copies médiévales. Celui de l'Université Hébraïque commence
au chapître X et va jusqu'à la fin classique. Mais les différences entre
ces deux documents d'avant notre ère et nos manuscrits médiévaux sont
très grandes.
C'est ainsi que là où
ces derniers, parlant du Messie, disent : "De même qu'il a été pour
plusieurs un sujet d'effroi, tant son visage était défiguré jusqu'à ne
plus avoir figure humaine..." (LII, 14), le manuscrit du monastère
de Saint-Marc (celui de la Mer morte) dit : "Par Mon onction, son apparence est plus qu'humaine..."
(LII, 14).
On conviendra que la
différence est fort grande, et que ce Messie d'Isaïe, ainsi décrit, au visage éblouissant et terrible, tel
celui de Moïse redescendant du Sinaï, ne ressemble pas au visage tuméfié
de Jésus, sortant du prétoire pour aller à sa crucification.
Le manuscrit d'Isaïe du monastère de Saint Marc n'a pas été publié traduit,
à notre connaissance, ni celui de l'Université Hébraïque. Le seront-ils
un jour ? Si oui, il conviendra de soigneusement contrôler la traduction
du verset 12 du chapître LIII. Il a son importance dans le problème de
l'exécution de Jésus." (Op.
cit. chap. l'exécution de Jésus. p. 302-303.)
Millar Burrows dans
son livre "Les manuscrits de la
Mer morte", nous dit :
"Dans Isaïe 52 : 14, là où le texte traditionnel
dit du serviteur "son visage était si défiguré", le manuscrit
dit "ainsi j'ai oint son visage". Brownlee voit là une altération
délibérée destinée à permettre un rapprochement, le participe "oint"
suggérant l'idée du Messie..." (Op. cit.
Edit. R. Laffont. p. 306.).
"...Une version
citée par Barthélemy est plus frappante que les autres et a fait l'objet
d'une discussion très vive par plusieurs érudits. Dans Esaïe 52 : 14,
où le texte massorétique, transcrit littéralement, se lit "défiguré
jusqu'à n'avoir plus figure humaine", le rouleau de Saint-Marc dit
(ou semble dire) : "Par
mon onction, son apparence est plus qu'humaine."
Barthélemy considère que cette phrase étrange signifie "Mon
onction lui a donné une apparence surhumaine".
Nötscher accepte cette interprétation et fait remarquer que la forme du
verbe "défigurer" employé dans le texte massorétique ne se trouve
nulle part ailleurs, Brownlee, également, accepte le point de vue de Barthélemy
et insiste fortement pour attribuer le sens "par mon onction"
au mot trouvé dans le rouleau. Cette interprétation est évidemment la
plus simple. Mais Reider et A. Rubinstein ont montré que nous pouvons
nous trouver en présence d'une forme usuelle du mot "défiguré"
et que l'idée de changer par une onction l'apparence paraît foncièrement
invraisemblable, même pour un scribe essénien. Toute l'argumentation de
Barthélemy est, à mes yeux, peu convaincante. Sa théorie néanmoins vaut
d'être notée parce qu’elle appelle l'attention sur la possibilité que
ce texte non officiel es pré-massorétique reflète çà et là les préoccupations
spéciales et les croyances de la secte..." (p. 359-360).
Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce
qu'Il aime et agrée !
Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant
omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
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