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route. Et seul un petit nombre d'entre eux l'acceptera et le suivra quand il apparaîtra. Leur calvaire ne fera donc que continuer, car ce que veut réellement d'eux le Saint et Seigneur d'Israël, c'est qu'ils respectent leur Alliance avec Lui, prise par l'intermédiaire de la Thora : c'est-à-dire, leur conversion...

Aujourd'hui quel lien les juifs ont avec les hébreux ? Et avec Israël, qu'on désigne souvent comme l'État « hébreu » ?

Luc Ferry de répondre :
Alors les réponses s'enchaînent, en commençant par la moins risquée : un juif, c'est quelqu'un qui descend « plus ou moins » du peuple hébreu et qui, en tout cas, appartient encore de nos jours à la religion juive, au judaïsme. Fort bien. Mais s'il n'est pas croyant et ne se reconnaît dans une autre confession particulière, comme c'est le cas pour tant de juifs laïques aujourd'hui ? Bien plus, s'il a changé de religion, comme l'a fait par exemple le cardinal Lustiger, qui pourtant se dit lui-même juif ?

Nous dirons : cette définition, cette façon de comprendre est de rigueur jusqu'à notre époque. Car ce vocable vient exclusivement du peuple hébreu. N'est pas compris ici l'homme d'Asie ou d'Afrique. Uniquement une partie de la descendance d'Abraham (sur lui la Paix !). Et c'est par les Écritures qu'on en apprend l'existence même. Quant à l'homme mécréant, athée, matérialiste du monde de la Bible, bien qu'il en fasse partie ; il est sans religion. Surtout si on le défini à travers ou comme appartenant  à la religion juive, au judaïsme. Il est, par contre, et reste un hébreu, un fils d'Adam. Au jour des Comptes, il sera jugé par la Thora, la vraie descendue à Mochè (Moïse) (sur lui la Paix !). Et ce jour-là risque d'être pour lui, un jour d'affliction...

On tente alors une seconde « définition », dont certains perçoivent qu'elle est déjà plus délicate : la judaïté n'est pas une appartenance religieuse, c'est une filiation. Pour éviter le mot « race », dont on sait qu'il est trop marqué politiquement, on parlera plus volontiers d' «ethnie ». La discussion s'engage. Pour les uns, à l'évidence, une telle édification « biologique » est inacceptable : la notion d'ethnie est floue et celle de race n'a aucun sens. Ce n'est pas un concept scientifique mais idéologique, voire polémique, et même si on l'acceptait pour désigner certaines caractéristiques visibles, comme la couleur de la peau ou les yeux bridés, elle ne vaudrait de toute façon pas pour les juifs, qui, pas plus que les Français ou les Allemands, ne constituent une race.

Nous dirons : la judaïté (sens religieux) est à attacher exclusivement à la religion. Dans les Écritures, en mentionnant les Fils d'Israël, on nous parle, par contre, des asbât : des Tribus d'Israël. Pour preuve :

« Et Nous les découpâmes en douze, par
tribus, par communautés… » (Coran VII 160). De même : « Et Dieu très certainement pris l'engagement des Fils d'Israël. Et Nous suscitâmes d'entre eux douze chefs. Et Dieu dit : « Je suis avec vous, certes, pourvu que vous établissiez la Prière et acquittiez l'impôt et croyiez en Mes messagers et les aidiez et prêtiez à Dieu un prêt d'honneur. Alors, très certainement Je vous effacerai vos méfaits, et très certainement vous ferai entrez aux Jardins sous quoi coulent les ruisseaux. Et quiconque après cela mécroit, vraiment il s'égare de la droiture du sentier ! » (Coran V 12).

Le Seigneur des mondes les a divisés en douze sections, qui furent les douze Tribus d'Israël. Chaque tribu avait sa source pour boire, son passage pour traverser dans la mer, son responsable de tribu. Et chaque Tribu a et avait un nom particulier. Voir une fonction particulière au sein même de ce système très complexe. Ainsi, dans la Bible, nous parlera-t-on pas de la Tribu de Juda, par rapport à Juda fils de Jacob, à qui fut donnée telle fonction, etc. Pour le monde arabe, on parlera plutôt de
qabâïl. Et pour les autres Fils d'Adam de nations, (Coran XLIX 13). Enfin, et quand un peuple est loin d'une chose qui s'appelle la foi, il tombe nécessairement dans des idéologies comme : l'individualisme, le sectarisme, le nationalisme, etc. Car pour lui, seul l'ici-bas compte. Et pour cet idéal certains n'hésiteront pas, le cas échéant, à imposer leurs points de vues, leurs croyances et leur idéal par la force, si besoin est… Relisez l'Histoire !   

Spécialité talmudique. La référence à la transmission du sang : ceux dont la mère est juive.

Cette loi est propre aux gens de la Thora. Sous prétexte que la vie est donnée par la future mère, les gens de la Synagogue : les rabbis, les sages, etc., ont cru bon de donner à la femme juive ce rôle de premier rang. Jules Ferry d'écrire à ce sujet dans son article :

Mais d'autres, pas forcément antisémites, parfois même au contraire, font valoir qu'une des définitions traditionnelles du judaïsme se fait en référence à la transmission du sang : seuls ceux dont la mère est juive, et c'est pourquoi d'ailleurs on parle parfois de « demi-juifs » lorsqu'un des deux parents est « goy ». De là aussi la prohibition des mariages mixtes, qui implique en quelque façon une définition biologique des peuples. A quoi l'on peut objecter bien sûr que les juifs d'aujourd'hui n'ont plus aucune goutte de sang ni le même héritage génétique en commun : il y a des juifs noirs, chinois, indiens, caucasiens, blonds aux yeux bleus, bruns aux yeux noirs, etc., si certains caractères ethniques ou phénotypiques se retrouvent parfois plus fréquemment dans certaines communautés comme dans toutes les autres communautés du monde, ni plus ni moins, aucun n'est commun à tous les individus qui les composent… pour ne rien dire de ceux qui descendent de familles converties au judaïsme (elle furent nombreuses entre le Ier et le Ive siècle) ou qui opèrent encore aujourd'hui une conversion, difficile certes, mais toujours possible et dont on voit mal comment on pourrait leur attribuer une quelconque filiation biologique... 
Rappelant ensuite les textes hébraïques, Luc Ferry fera mention des mariages de David et de Salomon. De leurs descendances. De Ruth, cette princesse dite moabite et de l'égyptienne, fille de pharaon qu'aurait épousé Salomon.

Nous dirons : Que penser alors de Marie et de son enfant ? Elle est la seule femme au monde à avoir été gratifié d'une chose exceptionnelle en tant que femme. En effet, si nous lisons le Coran nous y voyons écrit ceci : Le Messie fils de Marie. (Coran III 45). Elle est la seule, dans l'Histoire du monde, a qui fut dit ceci. D'habitude, la droit  divin veut que l'enfant porte le nom de son père et non celui de sa mère. Marie, la pure, la chaste, la vierge, laquelle a enfanté son en

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