Croyances

PROPHÈTES, PROPHÉTIE. 

Selon les Ecritures.

Au nom de DIEU, Allaha,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


Saül et le Coffret (ٱلتَّابُوتُ).


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   Suite page 1

    Le signe de la royauté du futur roi des Hébreux dévoilé. Ses implications. La guerre sainte.

{ وَقَالَ لَهُمْ نِبِيُّهُمْ إِنَّ آيَةَ مُلْكِهِ أَن يَأْتِيَكُمُ ٱلتَّابُوتُ فِيهِ سَكِينَةٌ مِّن رَّبِّكُمْ وَبَقِيَّةٌ مِّمَّا تَرَكَ آلُ مُوسَىٰ وَآلُ هَارُونَ تَحْمِلُهُ ٱلْمَلاۤئِكَةُ إِنَّ فِي ذَلِكَ لآيَةً لَّكُمْ إِن كُنْتُم مُّؤْمِنِينَ }  

Et leur prophète[5] leur dit : « En vérité, le signe de sa royauté est que le coffret va vous venir , il y a dedans la tranquillité de la part de votre Seigneur, et les reliques de ce que laissèrent la famille de Mochè et la famille d'Aharon[6]. Les anges la porteront. Voilà bien là un signe pour vous, vraiment, si vous êtes croyants ! » (Coran II 248).

       Description.

    Nous avons vu l'élection du premier roi des Fils d'Israël, son déroulement succinct. Mais un problème sérieux demeure avec le Coffret et son contenu : il était chez les Amalécites, il fallait le récupérer. Comment ? sinon par les armes, la guerre sainte. Et là au récit du Coffret de revenir d'actualité, sur le devant de la scène.
   Contenu. Qui y a-t-il dans ce Coffret[7] ? A première vue aucun rapport avec la version biblique, les dires et commentaires du monde biblique. L'Ecriture de nous révéler :
   "il y a dedans la tranquillité [Sakinah] de la part de votre Seigneur". Le sujet évoqué ici en tout premier est celui de la "Sakinah[8]" (سَكِينَةٌ). En effet, cette dernière a été purement supprimée, censurée de la Torah, la Bible[9]. Dans les milieux autres, elle est évoquée sous divers aspects[10] toutefois. Mais ce sujet semble avoir disparu des Ecritures bibliques, nulle part il est mentionné, comme ici, et faisant partie intégrante du Coffret. Ce qui prouve l'ignorance du monde biblique à son sujet.
   D'après certains commentateurs coraniques, la "Sakinah"[11] se présentait sous l'aspect d'un vent léger à la tête d'homme et d'après d'autres c'est un Souffle oraculaire venant de Dieu.
   Et d'autres disent que la "Sakinah" est une coupe d'or venant du Paradis et dans laquelle le cœur des prophètes a été lavé.
   D'autres disent que c'est la connaissance des Signes divins auxquels on se fie, et enfin d'autres disent que c'est la Miséricorde (divine). Ils existent de nombreuses paroles la concernant.

   Autres exemples la concernant :

وكان في التابوت ما ذكر الله تعالى وهو قوله: { فيه سكينة من ربكم } واختلفوا في تلك السكينة ما هي فقال علي بن أبي طالب: هي ريح خجوج هفافة لها رأسان ووجه كوجه الإنسان. وقال مجاهد: هي شيء يشبه الهرة له رأس كرأس الهرة وذنب كذنب الهرة وله جناحان، وقيل له عينان لهما شعاع وجناحان من زمرد وزبرجد، وكانوا إذا سمعوا صوته تيقنوا النصر، فكانوا إذ خرجوا وضعوا التابوت قدامهم، فإذا سار ساروا وإذا وقف وقفوا.
وهب هي روح من الله تعالى تتكلم إذا اختلفوا في شيء فتخبرهم ببيان ما يريدون. وقال عطاء بن أبي رباح هي ما يعرفون من الآيات التي يسكنون إليها

[Extraits]. Sur la question de la "Sakinah" les avis divergent. Alî de dire : C'est un vent intense (rih khajoûj) d'apparence bicéphale, de visage comme celui de l'humain. Moujâhid a dit : Une chose qui ressemble au chat, de même une tête semblable à la tête du chat. Une queue comme celle du chat et elle a deux ailes. Et on a dit : Elle a deux yeux possédant deux faisceaux, deux ailes d’émeraude et chrysolite. S'ils entendaient sa voix, ils étaient sûrs de la victoire[12]. Lorsqu'ils partaient (en guerre), à eux de la mettre au-devant d’eux ; ainsi, si elle s'avançait, ils s'avançaient, et si elle s'arrêtait, ils s'arrêtaient...

    Cas des prophètes Avraham et Ismaël (sur eux la Paix !). Elle était avec eux, en leur temps, et à Makkah[13].

   Selon Alî (que Dieu l'agrée !) : « Lorsqu'Abraham reçut l'ordre de construire une Maison[14], il ne sentit pas la force de le faire. Dieu lui envoya alors la "Sakinah"[15] sous l'aspect d'un vent intense (rih khajoûj) d'apparence bicéphale. Il suivit l'une des têtes et arriva jusqu'à Makkah. Là, la "Sakinah" s'"enroula" sur l'emplacement de la Demeure suivant l'enroulement [en spirales des pièces de cuir] d'un bouclier "hajfa"[16]. (...).
   Elle servira le prophète-messager Mochè (sur lui la Paix !) lors de guerres saintes[17].

   Résumé.

   Nous dirons : Contrairement à certains écrits, points de vue de gens du sectarisme yéhudie : La "Sakinah" n'est pas né à Babel[18], n'est pas la Présence divine[19], l’aspect féminin de Dieu ni n'est la représentation du divin féminin[20]. Ni l'immanence divine, ni la manifestation divine dans le monde matériel. Dans ce domaine, l'enseignement biblique et leurs croyances sont sans fondement[21], faux.

   Rôle. Détails complémentaires.

   Le Coffret. Sa place et la raison d'un tel choix. Selon Yahya fils du père de Kathir, d'après Naouf Likalliyi l'Hymary : Quand Mochè choisi 70 hommes de son peuple, ceci pour le Rendez-vous de son Seigneur. Dieu le Très-Haut dit à Mochè : Que Je vais faire pour vous de la terre, un lieu des prosternations[22] et un lieu pur. Vous prierez là où sera l'heure de la Prière vous surprendra, excepté toutefois dans les lieux d'aisance ou une salle d'eau[23] ou un cimetière. Et Je mettrai la tranquillité[24] dans vos cœurs, et ferai que vous lirez la Thora par cœur. Un homme d'entre vous la lira. De même la femme, l'être libre, l'esclave, le petit et le grand. Mochè rapporta cela à son peuple. Ils dirent : Nous ne voulons pas prier sauf dans les Synagogues[25]. Et nous ne pouvons pas supporter de porter la tranquillité dans nos cœurs. Nous voulons qu'elle soit que comme elle était dans le Coffret[26]. Et nous ne pouvons pas apprendre par cœur la Thora, nous voulons la lire visuellement[27].
   Possibilités offertes. Sur Ordre divin, elle peut entrer et sortir. Elle peut se présenter sous différentes formes comme décrit. Actions. Elle peut régler des différents entre les gens car elle parle. Dans le domaine militaire, guerre sainte : elle peut terroriser ses ennemis, soit : les ennemis des Fils d'Israël[28] d'alors. Elle ouvre et ferme la marche. Vol. Volé, le Coffret et son contenu reviendra parmi les Fils d'Israël. Le fils d'Abbas a dit : "… Les Amalécites[29], qui faisaient partie du peuple de 'Ad s'emparèrent de ce Coffret. Les Anges portèrent le Coffret entre le Ciel et la Terre et les Amalécites pouvaient le voir. Puis les Anges la déposèrent près de Saül ; en voyant cela, les Amalécites acceptèrent de la rendre et la remirent en possession de Saül. (Coran II 248).

   Sakinah ou Nuée (‘anan) ? Ne pas confondre.

   Il ne faut pas confondre "Sakinah"[30] et "l'ombre d'un nuage[31]" du monde toranique, nuée. Pour les commentateurs coraniques, la nuée a pour but principal de donner de l’ombre contre la chaleur du jour et cela se passe uniquement au désert d'Attih[32], lieu de leur errance pendant 40 ans. Et là rien n'existait pour les protéger des rayons du soleil brûlant. Assistance divine bienfaitrice pour eux. Quant au mot sakinah, il est à rattacher, en théologie biblique et autre, à une autre signification "gloire"[33]» (kavôd). Enfin et surtout comme dit : "On a montré que l’image de la colonne de nuée et de feu est utilisée dans l’Ancien Testament pour représenter l’avènement et la présence du divin parmi les enfants d’Israël."[34] Croyance non retenue pour l'Islam traditionnel.   (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Samuel.
[6] On a dit : ({ آلُ مُوسَىٰ وَآلُ هَٰرُونَ } يعني: أقاربهما، قال الزمخشري: يعني الأنبياء من بني إسرائيل، ويحتمل أن يريد موسى وهارون، وأقحم الأهل.)
[7] Version coranique.
[8] Sectes yéhudies. On a dit : Le mot hébreu « shékinah » vient de la racine שכן (ShKN), qui a donné les mots signifiant résider, habiter, demeurer, installer, établir, locataire, résident, voisinage, voisin(e), domicile, demeure, réceptacle, résidence. La Qabale enseigne que la Shékinah est la Présence divine, l’aspect féminin de Dieu, directement reliée à Malkouth (le monde manifesté). C’est en quelque sorte l'immanence divine, la manifestation divine dans le monde matériel. En règle générale, nul ne peut s’adresser directement à Dieu ; il faut passer par la Shékinah, qui a tous les pouvoirs du Maître de l'Univers. (hierosolis.overblog.com).
   Autre : « Mot hébreu (signifiant littéralement, « demeure ») qui désigne dans la Bible la présence de Dieu parmi son peuple ou l’immanence divine dans le monde. Les images associées à la Shekina sont la lumière, la Gloire divine, la manifestation de Dieu. Son équivalent araméen est employé dans le targum pour atténuer les expressions anthropomorphiques incompatibles avec la transcendance de Dieu. » (Gabrielle Sed-Rajna dans Universalis. Gabriel a dirigé la section hébraïque de l’Institut de recherche et d’histoire des textes (CNRS) et enseigné à l’École pratique des hautes études (Paris) et à l’Institut Martin Buber (Bruxelles).
   Autre : Jewish Encyclopedia. (en)
[9] Chekhinah. Le terme apparaît dans les textes de l'époque tannaïque, où il désigne la présence de Dieu dans le monde. Le mot n'apparaît jamais dans la Bible. (Dct. encyclopédique du judaïsme. Cerf / Robert Laffont.1996).
   D. Masson. Le mot sekina est ignoré de la Bible ; mais dans le Nouveau Testament, il semble parfois que le mot « gloire » revêt une signification approchante. (Cf. Rom. 9 4; Hebr. 9 5). Cette « gloire du Seigneur » apparaît au moment de la naissance du Christ (Luc 2 9), de sa transfiguration (Mt. 17 5 ; II Pr, I 17). Enfin Jean (I 14) exprime l'idée de présence glorieuse (sekina) quand il dit : « Le Verbe a demeuré parmi nous et nous avons vu sa gloire ». On peut supposer que l'évangéliste a choisi intentionnellement le verbe grec : skénô (habiter), dont la forme se rapproche de l'hébreu. (Cf. Demeure de Dieu: Apoc. 21 3).
   Dans la Tradition juive : Targum, Mishna, Talmud, le mot sekina désigne l'immanence de Dieu, sa présence glorieuse en un lieu, ou Dieu lui-même (de la même façon que les expressions  : Nom, Parole, Esprit, Sagesse). De plus, les Rabbins associent les anges à la présence constante de la sekina auprès d'Israël et à l'aide qu'elle lui apporte en cas d'épreuve ou de danger. (Cf. J. Abelson, The Immanence of God in Rabbinical Literature, 1912, p.128 qui cite Exodus Rabbah, 32 9).
[10] Origine. On a dit : Shekinah est tout simplement la représentation du divin féminin dans le judaïsme. Elle représente littéralement  La déesse (étymologiquement « dea »).
   L’origine de Shekinah est impossible à dater avec certitude et reste encore très floue, mais il semblerait qu’elle soit apparue pour la première fois dans les écoles de Babylone. C’est une pensée/légende qui contient très peu d’écrit mais s’est transmise oralement de femme en femme depuis des générations. (wemystic.fr).
   Autre : Une présence sacrée et féminine existe dans le judaïsme. Elle est là depuis le début et on ressent sa présence entre les lignes. Certains non-conformistes la nomment la « Déesse Hébraïque » et les plus orthodoxes renient sa nature féminine et la voient plutôt comme un concept divin. Et c’est exactement ce qu’elle est : la Shekinah est plus qu’une déesse, elle EST la Déesse. Le terme Shekinah provient de l’hébreu biblique et signifie installé ou habité. Elle est perçue comme la résidence de Dieu (Yahvé) dans la tradition juive exotérique Dans la tradition juive mystique et ésotérique, sa signification prend beaucoup plus d’ampleur et son influence est grandement étudiée.
   La Shekinah est la représentation du Divin Féminin ou le visage féminin de Dieu tel que conçu dans la tradition mystique juive. Le concept de la Shekinah provient d’abord des écoles de Babylone pour ensuite avoir été transmis oralement pendant des milliers d’années et inscrit dans les écrits des Kabbalistes juifs du Moyen-âge. (...)
   Dans la Kabbale, la religion cesse d’être une croyance collective. Elle est plutôt une voie de communion directe entre l’individu et le Sacré. Elle offre en quelque sorte la possibilité d’une relation avec les deux aspects de Dieu qui ont été perdus (ou cachés) depuis des millénaires. La mythologie de la Kabbale est si riche qu’elle nourrit un monde en carence du Féminin Sacré. La Shekinah nous révèle un Dieu en tant que Mère Divine qui a été grandement occulté dans le judéo-christianisme. (mysteresdeladeesse.com)
   Autre : Jewish Encyclopedia. (en)
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[11] Fils de Djaouzy : Sept paroles la concernant [Extraits] : 1) Un vent en rafales ayant un visage, celui d'un humain. 2) Un animal d'une grosseur d'un chat ayant deux yeux, un faisceau. Et quand se rencontraient les deux groupes [armés], à lui de sortir sa main et de les regarder, et l'armée [ennemie] d'être vaincue par la terreur. La "Sakinah" à une tête comme celle du chat et à deux ailes. 3) la "Sakinah" est une coupe d'or [venant du Paradis] et dans laquelle le cœur des prophètes a été lavé. 4) La "Sakinah" est un esprit de Dieu qui parle, et, [dans le cas des Fils d'Israël], où les gens étaient en désaccord sur une question quelconque, cet esprit est venu pour clarifier la situation. 5) La "Sakinah" c'est la connaissance des Signes [divins] auxquels on se fie. La "Sakinah" est pris de (السكون) tranquillité, calme. Son sens : Elle habite pour ceux à qui elle vient. 6) La "Sakinah" ici est la dignité. 7) La Miséricorde (الرحمة).
  (وفي السكينة سبعة أقوال. أحدها: أنها ريح هفافة لها وجه كوجه الإنسان، رواه أبو الأحوص عن علي رضي الله عنه. والثاني: أنها دابة بمقدار الهرّ، لها عينان لها شعاع، وكانوا إذا التقى الجمعان، أخرجت يدها، ونظرت إليهم، فيهزم الجيش من الرعب. رواه الضحاك عن ابن عباس. وقال مجاهد: السكينة لها رأس كرأس الهرّة، وجناحان. والثالث: أنها طست من ذهب [من الجنة] تغسل فيه قلوب الأنبياء. رواه أبو مالك عن ابن عباس. والرابع: أنها روح من الله تتكلم، كانوا إذا اختلفوا في شيء كلمتهم وأخبرتهم ببيان ما يريدون، رواه عبد الصمد بن معقل عن وهب بن منبه. والخامس: أن السكينة ما يعرفون من الآيات فيسكنون إليها، رواه ابن جريج عن عطاء بن أبي رباح، وذهب إلى نحوه الزجاج، فقال: السكينة: من السكون، فمعناه: فيه ما تسكنون إليه إذا أتاكم. والسادس: أن السكنية معناها هاهنا: الوقار، رواه معمر عن قتادة. والسابع أن السكينة: الرحمة. قاله الربيع بن أنس. * تفسير زاد المسير في علم التفسير/ ابن الجوزي).
   Conclusion. La "Sakinah" est une chose créée. Elle n'est pas divine, elle n'est pas Dieu, à l'inverse des croyances infondées du monde biblique. A ce sujet, nous avons vu que : Dans la Tradition juive : Targum, Mishna, Talmud, le mot sekina désigne l'immanence de Dieu, sa présence glorieuse en un lieu, ou Dieu lui-même (de la même façon que les expressions  : Nom, Parole, Esprit, Sagesse). De plus, les Rabbins associent les anges à la présence constante de la sekina auprès d'Israël et à l'aide qu'elle lui apporte en cas d'épreuve ou de danger. (Cf. J. Abelson, The Immanence of God in Rabbinical Literature, 1912, p.128 qui cite Exodus Rabbah, 32 9).
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
   Autant de choses qu'on ne saurait partager ni croire. Le yéhudisme est rongé par l'Anthropomorphisme et la Corporéité, ceci expliquant en partie cela, note le Savant ! Lequel prétend, à tort, que leur divin Créateur est avec eux ?
[12] Arme de guerre qui dirige celle-ci lors des victoires. Son cri sème la terreur parmi les ennemis.
[13] Fait inconnu de la Torah, de la Bible. Normal, le monde biblique voit Hagar et Ismaël se diriger vers Paran (Sinaï) non en terre d'Arabie, à Makkah. Un rabbin n'acceptera jamais qu'Abraham a été à Makkah.
[14] La Ka'bah, le Cube.
[15] La Grande paix.
[16] Le "hajfa" est un bouclier (tours) fait uniquement de pièces de cuir disposées en cercles et en spirales.
[17] On a dit : (وقيل: والتابوت صندوق التوراة كان موسى عليه السلام إذا قدمه في القتال سكنت نفوس بني إسرائيل ولا يفرون.)
[18] On a dit : L’origine de Shekinah est impossible à dater avec certitude et reste encore très floue, mais il semblerait qu’elle soit apparue pour la première fois dans les écoles de Babylone. C’est une pensée/légende qui contient très peu d’écrit mais s’est transmise oralement de femme en femme depuis des générations. (wemystic.fr)
   Autre : La Shekinah est la représentation du Divin Féminin ou le visage féminin de Dieu tel que conçu dans la tradition mystique juive. Le concept de la Shekinah provient d’abord des écoles de Babylone pour ensuite avoir été transmis oralement pendant des milliers d’années et inscrit dans les écrits des Kabbalistes juifs du Moyen-âge.
Dans la Kabbale, la religion cesse d’être une croyance collective. Elle est plutôt une voie de communion directe entre l’individu et le Sacré. Elle offre en quelque sorte la possibilité d’une relation avec les deux aspects de Dieu qui ont été perdus (ou cachés) depuis des millénaires. La mythologie de la Kabbale est si riche qu’elle nourrit un monde en carence du Féminin Sacré. La Shekinah nous révèle un Dieu en tant que Mère Divine qui a été grandement occulté dans le judéo-christianisme.
La Shekinah est la sagesse incarnée. Elle est l’expression ultime du Féminin. Elle est comparable à la Shakti dans le Tantrisme. Elle est pour nous, Dea. Elle est suprême, indéfinissable et inséparable de Yahvé avec lequel elle est en union. Elle est effectivement sa résidence car elle est la manifestation du divin sur terre, la mère nourricière de toutes les créatures vivantes. Elle est la création, la Reine des Cieux, la compassion manifestée et la Gardienne des Voies.
Elle est l’utérus cosmique. (mysteresdeladeesse.com)
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[19] Dans le monde toranique, la Ckekhina sert à leur Créateur. Par elle, Il peut habité le lieu qu'on lui réserve, réservera. Exemple : Le Créateur "habite" dans le Temple, en un lieu réservé pour Lui.
   Pour le monde de l'Evangile, de Paul, le divin Créateur "habite" réellement en Christ. Le Messie étant, pour eux, "Dieu fait homme" ! Un dieu incarné, membre de la trinité divine.
[20] Croyance et thèse développée dans les milieux de la secte des kabbalistes et autres.
[21] Lire...
[22] Soit une Mosquée. Terme inconnu en théologie biblique, on préfère la table pour l'holocauste.
[23] la douche ou le bain public.
[24] La "Sakinah".
[25] Terme très différent, soit : lieu où les gens se rassemblent.
[26] Biblique, arche. Le Behaye écrit : Le Saint, béni soit-Il, dit : "J'ai laissé la Chekhina demeurer parmi vous, mais si vous péchez, elle se retirera. Dans l'avenir, elle restera parmi vous pour toujours. A présent, vous la voyez à travers le feu ; après la venue du Messie, vous la verrez très clairement, comme dit le verset : "Car face à face, ils voient YHVH revenir à Sion. ((Is. 52:8). L'Arche de l'Alliance, dit-on encore, était en effet placée sur ce rocher, cet "Even Chetia", cette pierre de fondement. Cette Arche, construite selon les instructions divines, était en bois recouvert d'or et le couvercle en or pur était surmonté de deux chérubins en or. A l'intérieur, se trouvaient les deux tables gravées des dix commandements, ainsi que le rouleau original de la Torah, écrite par Moïse. (Coran II 246. Comparer : Bible. Ex. 25 50 et s.; I Sam. 14 18 ; II Sam. 6 2 et s.).
[27] Parole confirmée dans le commentaire sur la Thora (Ex. 34:27). Qu'on en juge : Nos sages déduisent de ce verset (95. Ter. 14a) : Le Saint, béni soit-Il, dit à Israël : "La Torah transcrite au Mont Sinaï ne doit pas être apprise par cœur ; il faut la consulter par écrit. Les lois apprises oralement par Moïse sur le mont Sinaï ne doivent pas être transcrites. Il faut les connaître et les transmettre de vive voix." Le Behaye ajoute concernant le même verset : Le Saint, béni soit-Il, n'a pas ordonné de mettre par écrit les lois qui comment, expliquent le sens de la Torah et grâce auxquelles on peut parfaitement comprendre le Pentateuque. Dieu a voulu que les nations ne puissent pas bien saisir la Torah qui, d'ailleurs, ne leur a pas été révélée au mont Sinaï. Seul le peuple d'Israël a reçu la Torah ; voilà pourquoi le peuple juif doit apprendre oralement ces règles qui permet de mieux appréhender le contenu de la Torah. De la sorte, Israël sera meilleur que les nations (Tan.Ki tissa 34, Git. 60b et Tos.Git. 60b, Ex. R. 47, 1-4). Durant la captivité en Perse, les Juifs endurèrent de multiples souffrances et le peuple se retrouva dispersé. Il lui fut alors beaucoup plus difficile d'apprendre oralement la Guemara. Rabbi (Juda ha Nassi, rédacteur de la Michna) a donc écrit les michnayot afin que le peuple d'Israël n'oublie pas la Torah alors qu'il subissait de grands tourments en exil. (Op. cit. p.520-1).
   Conclusion : Les sages expliquent une partie et se gardent bien d'en mentionner l'autre. Après l'exil de Perse, c'est Ozair (Coran IX 30) qui permettra de retrouver et de rétablir le texte original de la Thora. Il l'avait apprit par cœur...
   Point important. Deux façons de décrire la présence des exilés à Babel : l'une se veut d'une bonne augure, l'autre, comme décrite ci-joint, se veut l'inverse. Et c'est là qu'intervient un homme : Rabbi (Juda ha Nassi, rédacteur de la Michna) a donc écrit les michnayot afin que le peuple d'Israël n'oublie pas la Torah alors qu'il subissait de grands tourments en exil. Date à retenir pour le yéhudisme.
[28] On a dit : "Lorsque les Prophètes participaient aux combats ils faisaient avancer le Coffret devant eux".
[29] Le monde toranique préfère employer le mot "philistins", nom d'origine égyptienne (Peleset), dit-on. (hébreu : פְּלִשְׁתִּים, pelištīm). Rappelons, au passage, que dans certaines langues, la lettre p est remplacée par la lette f. On a dit : Peuple probablement originaire de Crête, venu s'établir sur le littoral cananéen au cours de la période des grandes migrations des Peuples de la mer. Désigne par extension les personnes faisant partie de ce peuple. (linternaute.fr)
   Les historiens bibliques sont de très mauvais historiens, des falsificateurs de l'"Histoire sainte des Fils d'Israël" en puissance. Ils ne peuvent accepter la présence de Cho'aib le prophète et du monde arabe avant eux en terre de Châm, la Terre sainte. Que leurs ancêtres ont du les combattre, faire la guerre sainte contre eux. Exemple de Josué (Youcha' - يوشع) après Mochè pour conquérir la Terre sainte.
[30] On a dit : Exode 16:10 ajoute une autre dimension au phénomène : « Et tandis qu’Aaron parlait à toute l’assemblée des enfants d’Israël, ils se tournèrent du côté du désert, et voici, la gloire de l’Éternel parut dans la nuée. » Ce verset marque le commencement de l’association entre la « gloire » (kavôd) et la nuée (‘anan).
   La colonne de nuée et de feu (‘ammud ‘esh) accompagne continuellement les enfants d’Israël pendant leur long séjour, allant devant eux pour leur montrer le chemin et se tenant derrière eux pour les protéger jusqu’à leur arrivée aux frontières de Canaan. À ce moment-là vient s’ajouter une composante critique finale à l’édifice. Le texte rapporte :
   « … la nuée couvrit la tente d’assignation, et la gloire de l’Éternel remplit le tabernacle… Aussi longtemps que durèrent leurs marches, les enfants d’Israël partaient, quand la nuée s’élevait de dessus le tabernacle. Et quand la nuée ne s’élevait pas, ils ne partaient pas, jusqu’à ce qu’elle s’élevât. La nuée de l’Éternel était de jour sur le tabernacle; et de nuit, il y avait un feu, aux yeux de toute la maison d’Israël, pendant toutes leurs marches » (Exode 40:34, 36-38).
   Après la construction du tabernacle (mishkan), la nuée (de nouveau ‘anan) repose sur cette demeure symbolique de Dieu. La colonne de nuée s’élevait pour signaler qu’il fallait lever le camp et pendant la marche, elle précédait le peuple, s’arrêtant quand celui-ci devait dresser la tente.
   Comme Propp le remarque dans sa traduction de l’Exode pour l’Anchor Bible, ce passage « couronne les nombreuses mentions de nuées et de feu dans l’Exode… la colonne de nuée/de feu qui protégeait Israël et lui faisait traverser le désert, cette même splendeur qui s’était manifestée au Sinaï repose maintenant au-dessus et à l’intérieur du tabernacle, garantie permanente de guidance et de protection » (p. 674). Donc dès la fin de l’Exode, l’image initiale a évolué en un système de symboles auquel sont associés plusieurs éléments précis : colonne, feu, nuée, gloire et tabernacle. L’image composite qui en résulte ou une de ses variantes apparaît donc fréquemment dans le reste du texte biblique pour évoquer de manière puissante l’idée de présence, de direction et de protection divines. (idumea.org)
   Pour notre part, nous nous tiendrions à ce que nous avons dit, à savoir : Les paroles de l'Ecriture, le Coran et la Tradition, les commentateurs. Rien de plus et rien de moins !
[31] Coran II 57 ; VII 160. La Torah mentionne « une colonne de nuée » ((‘ammud ‘anan)) (Ex. 13 21). Lire... ; Lire... La colonne de nuée et de feu apparaît dans l’Exode pendant que les Israélites vont de Succoth à Étham
   « L’Éternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchassent jour et nuit. La colonne de nuée ne se retirait point de devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit » (Exode 13:21-22).
    On a dit : La nuée était la garantie de la présence constante de Dieu au milieu des siens. C'est un miracle en mouvement qui se déplace, pour conduire le peuple et lui révéler la volonté divine (Nombres 14.14 ; Exode 40.36-37).
   Le peuple suivait la nuée, sur l'ordre de l'Eternel : son obéissance lui permettait d'être dans le plan divin (Nombres 9.17-21), et de connaître sa gloire (Exde 16.10).

   Ce prodige devenait un véritable mur de protection (Exode 14.20 ; Psaume 105.39). La nuit, derrière le camp, elle "fermait la porte" en véritable mur de ténèbres pour l'ennemi. (topmessages.topchretien.com)
[32] On a dit : (...) Ils se plaignirent à Moïse, Dieu fit alors descendre sur eux un nuage blanc, fin, pour les protéger du soleil. Et à Lui de les assister d'une lumière qui les illumine la nuit en l'absence de toute lune.
(قوله عز وجل: { وظللنا عليكم الغمام } يعني في التيه يقيكم حر الشمس، وذلك أنه لم يكن لهم في التيه شيء يسترهم ولا يستظلون به فشكوا إلى موسى فأرسل الله غماماً أبيض رقيقاً يسترهم من الشمس وجعل لهم عموداً من نور يضيء لهم الليل إذا لم يكن قمر * تفسير لباب التأويل في معاني التنزيل/ الخازن)
   Comme signalé, "La colonne de nuée et de feu apparaît dans l’Exode pendant que les Israélites vont de Succoth à Étham." Le décor n'est pas le même ni le récit.
[33] On a dit : Shekinah Glory est une manifestation visible de Dieu sur terre, dont la présence est représentée à travers un événement naturel. Le mot shekinah est un nom hébreu qui signifie «habitation» ou «celui qui habite». Shekinah Glory signifie «Il a fait habiter», se référant à la présence divine de Dieu.
Le mot Shekinah n'est pas dans la Bible, mais la description l'est.
Dans les manuscrits hébreux et araméens classiques de l'Ancien et du Nouveau Testament, le mot shekinah n'est en fait pas trouvé. Il a été introduit pour la première fois par les rabbins juifs à travers les targums et la littérature dans la période entre l'achèvement de l'Ancien Testament et le début du Nouveau Testament.
Les rabbins ont utilisé le terme Shekinah pour décrire ce qui suit au peuple juif:
- La présence de Dieu parmi son peuple ( Exode 19: 16-18 ; Exode 40: 34-38 ; I Rois 6:13 )
- La gloire de Dieu demeurant dans le Temple ( Chroniques 7: 1 )
- Comment Dieu habite sur la montagne ( Psaume 68.16-18 ; Joël 3:17 )
Comment la gloire de Shekinah est-elle représentée dans la Bible?
- Comme un nuage ( Exode 24: 16-18 ; Exode 33: 9; Rois 8: 10-13 )
- En tant que colonne de fumée et de feu ( Exode 13: 21-22 )
- Comme le feu et le buisson ardent ( Zacharie 2: 5 ; Exode 3: 2 )
Où la gloire de Shekinah est-elle mentionnée pour la première fois dans la Bible?
Le premier récit biblique de Shekinah Glory est enregistré dans l'Exode après que les Israélites aient laissé les chaînes de l'esclavage en Égypte. Dieu leur est apparu comme une colonne de nuages ​​et de feu alors qu'ils campaient à Etham.
«Le jour, l'Éternel les précédait dans une colonne de nuée pour les guider sur leur chemin et la nuit dans une colonne de feu pour leur donner la lumière, afin qu'ils puissent voyager de jour comme de nuit. Ni la colonne de nuage le jour ni la colonne de feu la nuit n'ont quitté leur place devant le peuple. ( Exode 13: 20-22 ). (christianity.com)
   Telles sont les croyances du monde biblique. On notera, au passage, cette information sur le vocable "sakinah" : Il a été introduit pour la première fois par les rabbins juifs à travers les targums et la littérature dans la période entre l'achèvement de l'Ancien Testament et le début du Nouveau Testament. Point important dans le rôle des rabbanim dans l'"Histoire sainte des Fils d'Israël", du yéhudisme. La "sakinah" dans le Coffret (l'Arche) reste inconnu du monde biblique (toranique & évangélique). Il faudra attendre la Révélation du Coran pour en connaître l'existence réelle (Coran II 248). Preuve d'une falsification à grande échelle dans le monde biblique. Que cherche le monde toranique ? Sinon s'approprier une divinité, un dieu, auquel aucun d'entre eux veut croire réellement, adorer, obéir, suivre à la lettre ! Comment oseront-ils après cela être de vrais croyants ?
[34] V. idumea.org



Lever lune.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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09/12/20 .