Croyances

ROIS, PROPHÈTES, PROPHÉTIE. 

Selon les Ecritures.

Au nom de DIEU, Allaha
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


Les premiers rois en Terre sainte : Saül, David et Salomon.


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

    Suite page 4

    Comment est mort le premier roi des Hébreux yéhudim ? Les Annales ne peuvent répondre à cette question. On dit que "Saül avait supprimé du pays ceux qui invoquaient les esprits et les spirites. Mais vue l'état des lieux, il se décida de consulter une voyante."

   Saül consulte une pythonisse[5].

   "Il consulta lEternel, mais l'Eternel ne lui répondit pas, ni par des rêves, ni par l'urim[6] ni par les prophètes[7]. Saül dit alors à ses serviteurs : « Cherchez-moi une femme capable d'invoquer les esprits et jirai la consulter.» Ses serviteurs lui dirent : « A En-Dor[8] il y a une femme capable dinvoquer les esprits.» Alors Saül se déguisa en enfilant d'autres vêtements et partit avec deux hommes. Ils arrivèrent de nuit chez la femme. Saül lui dit : « Pratique donc la divination pour moi en invoquant un mort, en faisant monter pour moi celui que je t'indiquerai.» La femme lui répondit: «Tu sais ce que Saül a fait, la manière dont il a fait disparaître du pays ceux qui sont capables d'invoquer les esprits et les spirites. Pourquoi donc tends-tu un piège à ma vie ? Veux-tu me faire mourir ? » 10  Saül lui jura par l'Eternel : « L'Eternel est vivant ! Il ne tarrivera aucun mal pour cela. » 11  La femme demanda : « Qui veux-tu que je fasse monter pour toi ? » Il répondit: « Fais-moi monter Samuel. »
   Lorsque la femme vit Samuel[9], elle poussa un grand cri et dit à Saül : « Pourquoi m'as-tu trompée ? Tu es Saül ! »[10] 13  Le roi lui dit : « N'aie pas peur ! Dis-moi plutôt ce que tu vois .» La femme dit à Saül : « Je vois un dieu monter de la terre. » 14  Il lui dit : « Quelle est son apparence ? » Elle répondit : « C'est un vieillard qui monte et il est enveloppé d'un manteau. » Saül comprit alors que c'était Samuel et il s'inclina le visage contre terre et se prosterna.
   Samuel dit à Saül : « Pourquoi as-tu troublé mon repos en me faisant monter ? » Saül répondit : « Je suis dans une grande détresse : les Philistins[11] me font la guerre et Dieu s'est détourné de moi. Il ne ma répondu ni par les prophètes ni par des rêves. Je t'ai appelé pour que tu me fasses connaître ce que je dois faire. » 16  Samuel dit : « Pourquoi donc me consultes-tu, puisque l'Eternel sest détourné de toi et qu'il est devenu ton ennemi ? 17  L'Eternel te traite comme je te l'avais annoncé de sa part: il a arraché la royauté de tes mains et l'a donnée à un autre, à David. 18  Tu nas pas obéi à l'Eternel, tu nas pas fait sentir à Amalek l'ardeur de sa colère[12]. Voilà pourquoi l'Eternel te traite aujourd'hui de cette manière. 19  L'Eternel livrera même Israël avec toi entre les mains des Philistins. Demain, tes fils et toi, vous serez avec moi et l'Eternel livrera le camp d'Israël entre les mains des Philistins.»
   Aussitôt Saül tomba à terre de tout son long. Les paroles de Samuel le remplissaient d'épouvante. De plus, il manquait de force, car il n'avait pris aucune nourriture de toute la journée et de toute la nuit.
   La femme sapprocha de Saül et, le voyant très effrayé, elle lui dit: «Ta servante t'a écouté. J'ai risqué ma vie en obéissant aux paroles que tu m'as dites. 22  Ecoute maintenant, toi aussi, ta servante : laisse-moi t'offrir un morceau de pain à manger. Ainsi, tu auras la force de te remettre en route. » 23  Mais Saül refusa et déclara : « Je ne mangerai pas. » Ses serviteurs, et même la femme, insistèrent et il les écouta. Il se leva de terre et sassit sur le lit. 24  La femme avait chez elle un veau gras, qu'elle s'empressa de tuer. Elle prit de la farine, la pétrit et fit cuire des pains sans levain. 25  Elle déposa le tout devant Saül et ses serviteurs, et ils mangèrent. Puis ils se levèrent et partirent la nuit même. (Annales. 1 Samuel 28).

   Conclusion.

   Si nous comparons les récits des Annales, on ne peut accorder aucune crédibilité à ces récits imagés, corrompus, tronqués, disparates... Cela s'explique, note l'observateur, à cause de la haine et l'inimitié que porte les Hébreux yéhudim à leurs rois depuis l'Antiquité. Leur haine vis-à-vis d'eux est sans égal ! Personne n'est épargné comme les rois prophètes David et Salomon (sur eux la Paix !) en particulier. Leur erreur de jugement et d'appréciation de les perdre dans ce monde et dans l'Autre, note le Savant ! Ils ont pris comme voie la Magie[13] et ont tout misé sur elle. Ils ont cru à tort en elle et ont laissé de côté la Prophétie, ont mécru aux miracles et signes divins. Ajouté à cela, ils ont invité les autres peuples, les autres nations, les autres religions à les suivre dans cette voie sans issue, maléfique[14].

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Sens : 1. Terme d'antiquité. Devineresse. La pythonisse d'Endor consultée par Saül. Par extension, toute femme qui se mêle de prédire l'avenir. Croyance prise, en Europe, au Paganisme d'antan. 2. 1. Terme de mythologie. Serpent monstrueux qui désolait les environs de Delphes, et qu'Apollon tua à coups de flèches. 2 Terme grec duquel les Septante et la Vulgate se servent souvent pour exprimer les devins, les magiciens, les nécromanciens ; le mot hébreu qui y correspond est ob, une outre. (littre.org)
   Les Hébreux yéhudim ne croyaient pas aux miracles de leur prophète-messager le Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) dont celui de la résurrection réelle des morts. Pour eux, leur prophète était une sorte de nécromancien. Rien de plus et rien de moins ! (V. Coran III 48-52, LXI 6).
   La consultation d'un tel procédé est interdite par la Loi divine et la Tradition. Peut-on imaginé Saül avoir recours à cette pythonisse ? Selon le monde du yéhudisme sans aucun doute puisque qu'un récit a été établi dans ce sens pour damner à tout jamais ce roi maudit. Le récit de l'historien ibn Athîr est tout autre, comme vu.
   Le prophète Samuel étant décédé se peut-il qu'il réapparaisse via ce procédé ? Nullement. C'est contraire à la Prophétie, à l'esprit religieux, à la religion divine. C'est faire acte de Mécréance, selon le Savant ! En fin de vie Mitterrand de consulter une voyante (Elisabeth Tessier) car il était comme tout homme du maxi-léniniste croyant à un autre dieu que son divin Créateur d'où : "Je crois aux forces de l'esprit, je ne vous quitterai pas" disait-il au bon peuple de France laïc. Entendre : "...aux forces de l'esprit satanique ! Et Dieu est plus Savant !
[6] On est étonné de voir figurer ici l’Urim, car Abiathar, fils du souverain sacrificateur, qui l’avait emporté avec l’éphod, était auprès de David. Il est probable que Saül, ne pouvant se passer d’un souverain sacrificateur et d’un moyen de consulter l’Éternel, avait institué un souverain sacrificateur choisi dans la branche aînée, celle d’Eléazar, qui dès longtemps avait été mise de côté, nous ignorons pour quelle raison, et avait fait place à la branche cadette, celle d’Ithamar (voir à 1 Samuel 2.32). Ce sacrificateur avait dû se pourvoir d’un moyen de divination semblable à celui du sacrificateur légitime. (levangile.com)
[7] Selon l'auteur des Annales, voilà un roi coupé du monde, son Créateur lui refusant tout dialogue, c'est un damné.
[8] En-Dor : village qui existe encore sous ce nom au revers nord du petit Hermon, massif séparé par une vallée de la chaîne de Guilboa, plus au sud. Saül, pour s’y rendre depuis son camp, afin d’éviter l’armée des Philistins, doit faire un détour vers l’est. (levangile.com).
[9] Vit Samuel. Les uns ont vu là un prestige diabolique, comme si Satan avait pris lui-même la forme de Samuel ou avait fait apparaître sa forme fantastique. Mais le discours de Samuel qui suit est trop sérieux, trop saint pour être mis dans une pareille bouche, et l’Écriture ne nous raconte aucune apparition visible de l’esprit des ténèbres ou produite par lui.
   D’autres ont vu là une pure imposture de la pythonisse. Mais il est évident qu’elle est elle-même surprise et saisie d’effroi à la vue de cette apparition, à laquelle elle ne s’attendait point. On a prétendu, il est vrai, que le cri d’effroi qu’elle pousse à cette vue, provenait uniquement de la conclusion tirée par elle, en voyant l’apparition, qu’elle avait affaire à Saül. Mais cette conclusion elle-même supposerait encore la réalité de l’apparition et l’effroi qu’elle en ressent. Si l’on prétend que c’est uniquement la demande de voir un personnage tel que Samuel qui lui fait soupçonner le roi en la personne de son visiteur, on se heurte au récit lui-même qui place le cri de la femme non après la demande de Saül (verset 11), mais après ces mots du verset 11 : Et voyant Samuel, elle s’écria. Il est donc certain que l’apparition de Samuel a été, d’après le texte, un fait qui dépassait absolument l’attente de la pythonisse, ce qui nous empêche de n’y voir qu’une tromperie de sa part. Le récit ne dit pas si l’apparition aux yeux de la femme a précédé ou suivi l’emploi des moyens occultes par lesquels elle avait coutume de se mettre en état de clairvoyance. Le texte, en ne les mentionnant point, rend la première supposition plus probable. La magicienne allait commencer ses opérations quand l’apparition l’a surprise. Aussi n’est-ce point à elle, mais à Saül, que Samuel adresse ce reproche (verset 15) : Pourquoi as-tu troublé mon repos ? S’il en est ainsi, nous devons reconnaître que, dans ce cas tout spécial, c’est Dieu qui a permis l’apparition demandée dans le but d’amener Saül à la pleine conscience de ses fautes et de la justice du châtiment dont il allait être frappé. On a objecté que Dieu qui avait refusé de répondre à Saül à la suite des différents moyens employés par lui (verset 6), ne pouvait avoir aucune raison d’en user autrement avec lui en ce moment. Mais l’interrogation de Saül, verset 6, portait sur le moyen d’échapper à une défaite ; Dieu s’est tu, parce que ce moyen n’existait pas. Dans ce moment Samuel se borne a déclarer à Saül l’irrévocabilité de l’arrêt divin. (levangile.com).
[10] Tu es Saül. Elle comprend que ce n’est que pour le roi d’Israël qu’un personnage tel que Samuel a pu quitter le lieu de son repos. (levangile.com).
[11] Peuple non identifié, inconnu au bataillon !
[12] N'engage que le rapporteur.
[13] Et de là le saut dans le (la) politique, cette branche de la philosophie.
[14] En Europe évangélique, les rois et les corsaires font rêver les enfants. Et en France, on vit dans leur nostalgie. Par contre, les présidents et leurs régimes font rêver personnes, note l'observateur. Si on doit parler d'eux c'est plutôt de leurs scandales, la turpitude et le blâmable, leurs maux, leur corruption, etc. Et au jour des Comptes, rassemblés autour de Salomon, ils n'échapperont pas comme les rois au Jugement divin.



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Cette page a été mise à jour le
09/12/20 .