Histoire

DESTRUCTION DES TEMPLES DE JÉRUSALEM

Selon les Écritures.

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Au nom de Dieu,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

Première Partie.


  Le Coran est le seul Livre, après la Bible, à mentionner le vocable : Fils d'Israël. Cette appellation dans le Coran désigne le prophète Ya’cob fils d’Its'hâq (Isaac-Ishâq) fils d’Avraham (Ibrahîm) (sur eux la Paix !). Selon les commentateurs coraniques, le fils d’Itshâq avait deux noms : Ya’cob et Israël. Ayant eu plusieurs épouses, son Seigneur lui accorda d’avoir 12 enfants, lesquels formeront les Douze Tribus d’Israël (Voir Bible et Coran). Leur terre de prédilection sera la Terre biblique dite Promise, c’est-à-dire la Terre de [ou au] Châm, avec Jérusalem pour capitale. C’est là que sera édifié le deuxième Temple de Dieu, la Mosquée très éloignée ou extrême. Toutefois, leur véritable histoire commencera en Égypte...  

Histoire. Bref exposé. 

Nous savons tous qu’une partie de la descendance d’Abraham (sur lui la Paix !) viendra s’installer au Nord de la péninsule arabe, au Châm. Au temps du prophète Ya’cob (Jacob) (sur lui la Paix !), les évènements firent que sa famille durent tous s’installer en Égypte.

En Égypte, les Fils d’Israël vécurent heureux avec les Coptes. Ils purent, en toute tranquillité, pratiquer leur religion. Toutefois, l’arrivée au pouvoir d’un homme comme Walid fils de Mous’ab, le futur Pharaon d’Égypte ; va complètement changer et bouleverser le cours de leur vie. D’état d’hommes libres, ils finiront esclaves.

La cause : La foi ayant disparu de leurs cœurs après la disparition de Youssouf (Joseph) (sur lui la Paix !), leur Seigneur en fera les esclaves des Coptes... Selon les historiens, c’est ce Pharaon qui leur infligera alors le pire châtiment.

Lorsque leur Seigneur voudra les délivrer du peuple de Pharaon, Il leur enverra alors Mochè[1] et son frère Haroun (sur eux la Paix !). La suite, nous la retrouvons largement révélée dans le Livre de Dieu, le Saint Coran. 

Leur description dans le Coran. 

I. Préféré aux mondes.

Pour prix de leur endurance, le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, naguère, les a préférés aux nations de leur époque. (Coran II 47, 122 ; V 20 ; VII 137 ; XLIV 32 ; XLV 16). 2. Reçoivent l’Alliance de leur Seigneur : Coran II 40, 60, 77, 87 ; III 187 ; IV 153 ; V 12, 70 ; VII 155 et s., 169, 171. 3. Loi des commandements : Coran II 83 et s.

II Rébellions des Fils d’Israël.

1. Adoration du Veau. Fabriqué après l’absence de Mochè (Coran VII 148). Samirî (hébeu, Mikha ou Michée), leur façonneur (Coran XX 88). Adoration, action de prévarication (Coran II 51, 54, 92). De mécréance (Coran II 93). Après que les Signes soient apparus (Coran IV 154). Colère divine sur eux (Coran VII 152). Pardon de cette faute (Coran II 54 ; IV 153). Ils demandent à voir leur Seigneur. Punition. (Coran II 55 ; IV 153). Demandent à adorer une autre Divinité. (Coran VII 138). 2. Cause du sabbat. (Coran XVI 124). Transgresseurs du sabbat. Maudits. (Coran II 65, IV 47, 154 ; VII 163).

III Foi. Incrédulités aux Signes et miracles divins, aux Alliances.

1. Cœurs incirconcis, verrouillés, cuirassés[2]. (Coran II 88 ; IV 155). 2. Incrédules en les Prophètes. (Coran II 87 ; V 70). 3. En le fils de Marie, le Messie (Coran III 52 ; LXI 6). 4. Maudits par la bouche de David et du Messie (Coran V 78). 5. Assassinent et persécutent leurs Prophètes. (Coran II 61 ; III 21, 112 ; V 70). 6. Incrédules aux signes et miracles. (Coran II 21, 211, III 20, 112 ; XVII 19). 7. Aux autres Écritures. (Coran II 91, 213). 8. Falsificateurs de leurs propres Écritures. (Coran II 75 ; IV 46 ; V 13, 41).

IV Punition des rébellions.

1. Maudits par leur Seigneur (Coran I 7 ; IV 155 ; V 13, 65, 78, etc.). 2. Métamorphosés en singes et en porcs pour avoir transgresser le sabbat (Coran II 65 ; V 60 ; VII 166). 3. De même pour avoir mécru au miracle de la Mense (Coran V 115). Encoururent la colère divine. Avilité et misère s’abattirent sur eux. (Coran II 61 ; III 112, etc.).

V Les deux Temples de Jérusalem. Destructions, déportations et exils. Restauration (Coran XVII 2-8). 

Le Premier Temple, Temple ancien de Jérusalem. Bref aperçu. 

   Selon Sarwat Anis Al-Assiouty : ...A l’origine, au début du IIe millénaire av. J.-C., bien avant l’infiltration des Hébreux en Palestine, le Temple de Jérusalem est dédié au dieu arabe Salem. S l m figure dans les tablettes de Ras Shama Ugarit comme le Dieu des Arabes, et déjà en cette époque, les « Arabes » sont connus par ce terme ethnique. C’est de ce dieu Salem que Jérusalem tire son nom : Ur - S l m=brasier de paix. Ce nom est ancien, il est attesté par les sources égyptiennes dès les XIXe - XVIII siècle av. J.-C.

...Quand les Hébreux s’infiltrent à Jérusalem et vivent en cette ville au milieu de la population cananéenne, l’Arche de Yahvé assume sa place dans le Temple, et les Hébreux rendent le culte simultanément à Yahvé et aux dieux cananéens présents dans le Temple. Cette situation persiste jusqu’à l’Exil.

   Après le retour de l’Exil, sous la domination perse, des holocaustes sont offerts à Jérusalem à Yahvé, dieu des Juifs, à Aliyy, dieu des Cananéens, et des prières sont récitées à l’intention des rois perses. Le Temple, construit avec des fonds avancés par le roi de Perse, est un lieu de culte commun à toutes les nations. Sous la domination grecque, le Temple de Jérusalem sert aussi plusieurs divinités, entre autres le dieu grec Zeus Olympien, identifié au dieu cananéen Ba’l Shamem (le Seigneur des cieux). Les souverains grecs envoient des offrandes au Temple, notamment Alexandre le Grand, Plolémée III Evergète, Antiochus III le Grand et Antiochus VII Sidètès. Des holocaustes sont offerts dans le Temple pour les séleucides déifiés.

Bref, le Temple de Jérusalem a été, au cours de deux mille ans, un temple pluricultuel. (Jésus le Non-Juif. Edit. Letouzey & Ané. Paris 1987. p. 98-99).

   A l’époque du fils de Marie : « ...Le Temple de Jérusalem, vers le temps de Jésus, est toujours un temple pluricultuel. Il est orné grâce au non-Juifs, et les dons de toutes les nations y affluent. Les empereurs romains dotent constamment le Temple. Auguste et son épouse envoient des vases de vin et d’autres précieux cadeaux. Marcus Agrippa vient à Jérusalem l’an 15 av. J.C., et offre en sacrifice cent bœufs. Les prêtres reçoivent les sacrifices des païens et installent autour du Temple des offrandes religieuses. La Thora elle-même, dans les textes post-exiliens, prévoit l’acceptation d’offrandes présentées par les étrangers ; de même, la Mishna réglemente les offrandes faites par les gentils. L’étranger, de passage, entre dans le Temple et offre des sacrifices à son dieu, le Romain le fait pour César déifié. Pendant la fête surtout, des Grecs, c’est-à-dire des non-Juifs, montent à Jérusalem pour adorer.

Païens et Juifs ne sont admis qu’à la porte du Temple ; le seuil est interdit à tout le monde, sauf aux prêtres. Un autel est dressé devant le Temple ; c’est sur cet autel qu’on offre des sacrifices...

...C’est dire que le Temple de Jérusalem est et resta, depuis Melchisédech jusqu’à Jésus, le temple du dieu cananéen El ‘Elyôn, le Dieu Très-haut, tout en étant un temple pluricultuel. 

...Étant commun à plusieurs cultes, le Temple de Jérusalem est mis sous la protection, et la supervision du pouvoir central romain, qui contrôle les finances du Temple et nomme le grand prêtre. Même les vêtements de cérémonie du grand prêtre sont sous la garde du commandement romain de la forteresse Antonia, adjacente au Temple, et livrés quatre fois par an à l’occasion des fêtes.

   Une cohorte romaine est cantonnée en permanence dans cette forteresse qui domine le Temple, comme le Temple domine la ville. Les soldats prennent position en armes et, de leur emplacement, surveillant, les jours de fête, le peuple pour prévenir tout soulèvement.

En somme, le pouvoir romain contrôle les cultes qui sont servis dans le Temple. » (Op. cit. t, II, p. 101-102, 104).

   Dieu merci, par la grâce divine, tel ne sera pas le cas de la Ka‘bah. Après l’arrivée du Sceau de la Prophétie, à lui de la purifier de toutes sortes d'impuretés : mécréance, associationnisme, idolâtrie, etc. Cet endroit du monde, bien qu’étant le carrefour des nations, ne permet pas d’y pratiquer un culte pluricultuel. Il sera à tout jamais monocultuel. L’ordre divin est formel. De même, sur l’ensemble de la terre d’Arabie, il ne peut y avoir de culte pluricultuel. Tel n’est pas le cas d’autres terres, comme : la terre de Châm, d’Afrique, d’Irak, etc. 

Transgressions, malédictions et châtiments. Destructions finales des deux Temples de Jérusalem. 

   Beaucoup de gens ont parlé sur ce sujet. Aussi écoutons maintenant quelques paroles du monde toranique :

1. Cause de la destruction : violation de la loi. En commentant la parole biblique 15 5, Elie Munk d’écrire : La connaissance de l’histoire juive montre les péripéties que la loi de la « septième année » a traversées. (...) Les débuts ont été négatifs. Car dès leur arrivée en Terre Sainte, les enfants d’Israël violèrent cette loi, et le verdit de la Thora s’ensuivit : ils partirent en exil pour la Babylonie, et la terre eut l’occasion de chômer pendant les soixante-dix ans de l’exil. En rentrant après cela de l’exil de Babylonie en Terre Sainte, ils observèrent strictement les lois de la Chemittah, (...).

...Pendant la durée du deuxième Temple ils tinrent bien la Chemittat, même à l’époque hasmonéennes. Les empereurs des nations, Alexandre le Grand et Jules César, exemptèrent les Juifs du paiement de l’impôt sur les champs pendant l’année sabbatique (Flavius Josèphe, Antiquités, XI,5,1 ; XIV,10,6). Ensuite les Juifs observaient encore la Chemittah lorsque le deuxième Temple tomba. (...).

...Mais bientôt les Juifs délaissèrent la Terre Sainte et partirent en exil. La question ne se posa plus jusqu’au moment où la colonisation d’Israël reprit. Ce fut alors en 1888 que la controverse s’éleva entre les partisans des autorités religieuses, qui décidèrent qu’on pouvait donner les champs en métayage à un non-Juif, et ceux qui suivaient les Rabbins dont l’ordre était de respecter la Chemittah coûte que coûte... (Op. cit. v, 5 p. 148).

2. Non-respect du gage. DU TABERNACLE. Rachi remarque : « Deux fois le mot gage. Allusion au Temple de Jérusalem qui a été pris en gage quand il a été détruit à deux reprisent à cause des péchés d’Israël ». (...) Les Sages, cités par Rachi, voulurent exprimer qu’au lieu de faire expier les juifs pour leurs péchés, la justice céleste saisirait le Temple à titre de gage, comme Rachi l’explique dans son commentaire au Ps. LXXIX,1. Le rôle historique du Sanctuaire est ainsi précisé dès son érection. Il est appelé à constituer en quelque sorte le bouclier de protection pour le peuple d’Israël et il porte ainsi témoignage « qu’il existe une expiation pour Israël », (...). Mais un gage peut être racheté ; il n’est jamais entièrement perdu. Et les enfants d’Israël conservent l’espoir que l’heure sonnera où ils pourront racheter et retrouver leur Temple dont ils ont été privés à cause de leurs péchés[3]. (Op. cit. v, 2, p. 441).

3. Absence de charité. R. Yohanan disait : La ruine de notre Sanctuaire a été provoquée par l’attitude des habitants de Jérusalem qui agissaient selon le droit strict, sans tenir compte de la charité[4]. (B.M. 30b).

Quant à la date exacte de la libération, Salomon ben Gabirol s’exprime en ces termes : « La libération du premier exil (Egypte) fut dévoilée à Abraham, la fin du second exil (Babylone) fut interprétée à Jérémie, la fin du troisième (Médo-Perse), Daniel en fut couronné, et à la fin de l’exil présent (romain) est cachée à tout le monde. La vision se dissipe et le tableau s’évanouit ».

4. Mal agir. Selon Jacob ben Isaac (Deut. 29:27) : Quand le peuple d’Israël agira mal, Dieu l’extirpera de sa terre et le jettera sur une terre étrangère. Dans la Torah, le lamed de vayach’likhem (les a jetés) est grossi pour montrer que le pouvoir et la domination sont ôtés au peuple juif[5].

De même (Ex. 27:20) : Cela nous apprend que le premier Temple restera érigé pendant quatre cent dix ans et le deuxième, quatre cent vingt ans. Cela correspond à la valeur numérique du mot katit, soit huit cent trente ans. Les deux Temples furent attaqués et détruits par des ennemis ; mais le prochain Temple subsistera pour l’éternité, comme l’indique le mot lamaor. Le Messie éclairera le peuple d’Israël d’une lumière vive[6]...

5. Querelles, contestations, etc. Selon les biblistes : IL APPELA CE PUITS ESEK (CONTESTATION). Nahmanide explique que le récit des puits creusés par Isaac, d’importance secondaire par lui-même, fait allusion à l’avenir historique d’Israël. La « source d’eau vive » désigne allégoriquement le Temple sacré, à l’instar du terme employé par le prophète Jérémie (XVII,13). Le premier Temple fut l’objet de nombreuses querelles et de contestations qui conduirent finalement à sa ruine. Le second Temple sombra, lui aussi, au milieu de violentes oppositions et de l’hostilité des nations. Contestation et hostilité, ces noms évoquent ainsi les destinées des deux premiers Temples, qui représentent, au sens figuré, les « sources d’eau vive » de la maison d’Israël. Mais Isaac creusa un troisième puits, sur lequel on ne se querellera plus. Il le nomma largesse, en disant : A présent, l’Eternel nous a accordé largesse et nous prospérons dans le pays. Le Temple de l’avenir messianique sera à l’image de ce troisième puits. Il sera édifié sous le signe de nos « frontières élargies » (Deut. XIX, 8) et il se distinguera par la splendeur de ses vastes espaces (Ez. XLI, 7). Il ne connaîtra ni contestation ni hostilité[7].

6. Autres causes. Dans le Talmud de Jérusalem, nous lisons : Nous trouvons que le 1er temple n’a été détruit qu’en punition des crimes d’idolâtrie[8], d’inceste et de meurtre ; c’est qu’il y dû avoir les mêmes causes de ruine pour le 2e temple. Non, dit R. Yohanan b. Torta, nous trouvons que Siloh (le 1er temple) a été renversé, parce qu’Israël négligeait les visites des jours de fête au temple et profanait les saintetés. Comme cause de destruction du 1er temple, nous trouvons les crimes d’idolâtrie, d’inceste et de meurtre ; mais pendant le 2e temple, nous reconnaissons qu’il y avait des gens se livrant assidûment à l’étude de la loi, (...) ; seulement, ils avaient un tel amour de l’argent, qu’ils se portaient une haine mal fondée[9]. Or, une telle haine est aussi pernicieuse que les trois crimes précités... R. Eliézer dit : comme les premiers ont découvert leurs fautes (les ont avoués), la fin de l’exil leur a aussi été révélée ; mais les seconds, qui n’ont pas reconnu leurs fautes, ne connaissent pas encore la fin de leur captivité. (Traité Yoma. p. 163).

   De même : On a enseigné : 40 ans avant la destruction du Temple, la lampe occidentale était déjà éteinte, la langue rouge suspendue le Kippour ne blanchissait plus, et le sort portant l’indication du sacrifice destiné à Dieu se présentait à la main gauche ; le soir, on fermait les portes du Temple, et le matin on les trouvait ouvertes (en signe de ruines). O sanctuaire, s’écria R. Yohanan b. Zacacï, pourquoi nous effraies-tu ? Nous savons bien que tu finiras par être renversé, puisqu’il est dit (Zacharie, XI, 1) : Liban, ouvres tes portes, et le feu consumera tes cèdres... (Op. cit. p. 234).

   Et aussi : Lorsque Nabuchodonozor alla (monta) en Palestine, il fixa sa résidence à Daphné d’Antioche. Le grand Synhédrin se rendit auprès de lui et lui dit : il faut croire que le moment de la destruction du Temple approche. Non, répondit-il, livrez-moi seulement celui que j’ai institué sur vous pour être roi (Iehoyakhim), et je me retire. Les membres dudit tribunal allèrent donc dire à leur roi que Nabuchodonozor le demandait. En les entendant, il prit les clefs du Temple, monta sur le toit du sanctuaire et s’écria : Maître de l’univers, jadis nous avions ta confiance, et les clefs de tes trésors reposaient auprès de nous ; désormais, nous ne sommes plus dignes de foi, et nous te livrons ces clefs. En disant ces mots, il les jeta, dit l’un, et elles ne retombèrent plus ; un autre dit qu’une sorte de main les lui prit. Lorsque les principaux personnages de Juda virent que désormais le culte divin n’aurait plus lieu, ils montèrent au sommet de leur maison et en tombèrent morts. C’est ainsi qu’il est dit (Isaïe, XXII, 1 et 2) : Prophétie contre la vallée de la vision. Qu’as-tu maintenant, que tu es toute montée sur les toits. Pleine de troubles, ville bruyante, etc. (Op. cit. Traité Scheqalim. p. 306).

Et encore : R. Eléazar et R. Juda expriment à ce sujet des avis divers : d’après l’un, ils ne furent exilés que lorsqu’ils furent incirconcis (qu’ils renoncèrent à la circoncision) ; d’après l’autre, ils furent exilés à partir du jour où ils furent bâtards. Selon le premier avis, ils étaient eux-mêmes transgresseurs des préceptes bibliques tels que la circoncision ; selon le deuxième avis, ils étaient bâtards par la faute de leurs pères (et non de leur faute)... (Traité Sanhédrin. chap. 10, p. 64).

De même : R. Simon au nom de R. Yéhoschoua ben-Lévi dit : Sous la domination grecque, les Juifs assiégés dans le temple donnaient chaque jour deux vases d’or qu’ils passaient par-dessus la muraille, et en retour ils recevaient deux agneaux (pour le sacrifice quotidien) ; une fois (au lieu d’agneaux), les Grecs envoyèrent des chevreaux, mais le Saint [béni soit-il] ouvrit leurs yeux, et ils trouvèrent deux agneaux dans l’étable (du temple). R. Lévi ajoute que sous le règne actuel ils (les Juifs) passaient deux vases d’or pour prix de deux agneaux ; une fois on leur envoya deux porcs (par dérision) ; mais, à peine arrivés à moitié de la hauteur, les porcs se cramponnèrent à la muraille au point qu’elle fut ébranlée à plus de quarante parasanges du pays d’Issraël ; c’est à partir de ce moment que, par suite des péchés, le sacrifice quotidien fut interrompu et le temple détruit. (Talmud. Traité des Berakhoth. chap. 4).

Le Talmud (Chabat 119b) dit que Jérusalem a été détruite uniquement parce que ses habitants n’honoraient pas les Sages de la Tora (Yossef Tehilot).  

Retour. On a dit : « Trois fois, ils (les juifs) sont revenus; et à chaque fois, c’était à leur détriment. Une 1ère fois au temps de Sennachérib, roi d’Assyrie...Une autre fois, au temps de Johanan, fils de Qareah (Jérémie, XLII, 16)...Enfin, (une 3è fois) au temps de Trajan :...A son entrée en ville, il trouva les Israélites occupés à expliquer un verset biblique disant : Dieu élèvera contre toi un peuple de loin, des confins de la terre (Deutér. XXVIII, 49). A quoi étiez-vous occupés, leur demanda-t-il ? A ce verset (qu’ils récitèrent). C’est moi, dit Trajan, qui comptais venir au bout de dix jours et n’en est mis que cinq (ce qui est une preuve d’intervention divine). Aussitôt, il les fit entourer de ses légions et tuer. Puis, il livra les femmes à ses soldats, en les menaçant de la mort si elles ne voulaient pas prêter l’oreille. Ce que tu as fait à ceux qui sont déjà abattus, dirent-elles, fais-le à nous qui sommes encore debout. Et il mêla leur sang à celui de leurs maris ; et leur sang traversant la mer coula jusqu’à Chypre; en ce moment, la corne (la gloire) d’Israël se trouva coupée, et elle ne sera plus remise à sa place jusqu’au retour du Messie fils de David. » (Talmud. Traité Soucca. p. 43).  (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Moïse, Mouça.
[2] « Archives Israélites » : (Paris 1864) : « Israël est une nationalité. L’enfant issu de parents israélites est Juif. La naissance fait que tous les devoirs Juifs lui incombent. Ce n’est pas par la circoncision que nous recevons la qualité de Juif. Nous ne sommes pas Juifs parce que nous sommes circoncis mais nous faisons circoncire nos enfants parce que nous sommes Juifs. Nous acquérons le caractère juif par notre naissance et nous ne pouvons perdre ce caractère ni nous en défaire. Le Juif qui renie la religion israélite même s’il se fait baptiser, ne cesse d’être juif. Tous les devoirs juifs lui incombent. »
[3] L’expiation qui existe pour Israël, c’est leur conversion pure et simple à l’Islam. Et alors, ils retrouveront leur Temple d’antan… Dans le cas contraire, nullement. Le Saint et Seigneur d’Israël ne permettra qu’il reste en leurs mains. Même par la force des armes…
[4] Djabîr rapporte ces paroles de l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue !) : « Craigniez l’injustice, car l’injustice se transformera en ténèbres au jour du Jugement. Craigniez aussi l’avarice car c’est elle qui a causé la perte de ceux qui vous ont précédés. Elles les a poussés à répandre le sang et à légaliser ce qui leur avait été interdit. » (Transmis par Mouslim).Selon nos pieux Savants : Tel est le cas des Fils d’Israël. A cause de leur avarice, ils ont perdu la Terre sainte. Secundo : elle est signe de jalousie (V. Coran II 90, etc.). Et à cause de cela, ils jalousent notre communauté qui chaque jour ne fait que s’agrandir. Ces deux choses sont la cause principale de leur perte dans ce monde et dans l’Autre.
[5] Depuis le temps du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !).
[6] L’apparition de l’Islam a permis de faire restaurer, en partie, le Temple de Salomon (sur lui la Paix !).
[7] Ceci à travers l’Islam. Restauré, ré-édifié, il permettra à des gens de toutes langues, de toutes races, d’y venir y prier. Naguère, seuls les Fils d’Israël avaient accès à cette enceinte sacrée. Les nations insoumises peuvent-elles contester cela ?
[8] Selon Hassan : « Par Dieu, le peuple d’Israël a adoré les idoles après avoir adoré le Miséricordieux à cause de son amour du monde ».  Ichoua a dit : « Ne prenez pas le monde pour une divinité, il vous prendra alors pour esclaves ».
  
Le Seigneur a révélé à Moché : «  Moché, ne t’adonne pas à l’amour du monde. Ne viens pas Me voir avec une faute aussi grande ».    Ichoua a dit : « L’amour du monde et de l’au-delà ne peuvent coexister en un croyant comme l’eau et le feu ne peuvent coexister dans le même ustensile. »
[9] Le prophète a dit : « Le monde est beau et verdoyant. Le Seigneur vous y a mis comme Ses représentants. Faites attention à ce que vous faites. Lorsque le monde fut offert au peuple d’Israël, il s’est perdu dans l’amour des bijoux, des femmes, du parfum et des beaux vêtements ».   Des beaux vêtements : à notre époque la mode… N’oublions pas que c’est l’or qui perdit ceux qui sortirent d’Égypte.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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14/05/06 .

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