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La Mort présumée du Messie ? |
Selon les Écritures. |
selon les Écritures
Au nom de DIEU,
Hachem, Allaha,
Le Tout-Miséricordieux,
le Très-Miséricordieux !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers
et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !
P |
oint
de divinité[1] excepté
Allah[2] le Très Haut.
Que les meilleures salutations[3]
soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].
Le nom du futur condamné.
Tout cela doit donc nous faire réfléchir. Oui, Dieu (exalté soit-Il !) a aimé ceux qui ont réellement aimé et suivi Son messie. Et c'est pour cela, qu'Il a livré aux judaïsés et aux païens romains[5] sa ressemblance, en offrande et en sacrifice d'agréable odeur pour eux. Reste alors une énigme à élucider : comment s'appelait le futur condamné et quel âge pouvait-il avoir ? Plusieurs noms ont été avancés et proposés par les historiens et les commentateurs.
Exemple : Selon Hamdâny (que Dieu lui fasse miséricorde !) le crucifié aurait pour nom Achoua (ou Achiyoua) le Juif. Notons en araméen et en syriaque le nom de Jésus : Ichoua. On a dit également Aichoua. Entre Achoua et Ichoua, il devient et il devenait alors facile pour tout falsificateur de corrompre le vrai nom du fils de Marie[6]. Vu que le vrai nom de Jésus en langue hébraïque est inconnu[7].
Exemple second : Selon quelques manuscrits anciens, Barabbas[8] est appelé Jésus Barabbas (Mt. 27 16)[9]. Ce qui permet de nous demander si l'erreur des copistes de l'époque n'est pas ici volontaire. Et qu'ils firent dirent ainsi au texte initial, ce qu'il n'est pas censé dire initialement.
Dans Premiers écrits
du Christianisme,
Louis Couchoud et Robert Stahl d'écrire :
"Il n'y a plus que six manuscrits grecs, deux versions
syriaques, une version arménienne et quelques scolies qui donnent la lecture
"Jésus Barabbas". Mais au temps d'Origène on comptait au contraire
les exemplaires qui supprimaient Jésus devant Barabbas. Origène[10]
approuve cette suppression car, dit-il, "le nom de Jésus ne convient
pas à un impie" (Comm.
in Matt.,
121.). […] Il faut reconnaître, avec Burkitt, Marc Neile, Klostermann que
le texte de Matthieu porte "Jésus Barabbas". Il est probable que
les manuscrits de Marc et de Luc furent émondés comme le plus grand nombre
de ceux de Matthieu.
Ainsi le mystérieux rapport qui lie Barabbas à Jésus est
corsé par le nom de Jésus qui leur est commun et par la qualité de "fils
du père" qui semble leur être commune.
Tel est l'incident de Barabbas dans les Évangiles. Quelle
explication en peut-on donner ?"[11]
(Jésus, anatomie d'un mythe.
Patrick Boistier. Ed. A l'Orient).
Troisième exemple : Le nom du condamné : Juda. Selon l'Évangile de Barnabé[12], le crucifié s'appellerait plutôt Judas. Qu'on en juge :
"Judas fit irruption le premier dans
la pièce d'où Jésus avait été enlevé... Alors l'admirable Dieu agit admirablement
: Judas devint si semblable à Jésus par son langage et dans son visage que
nous crûmes que c'était Jésus." (Chap. CCXVI : 481).
Ils l'emmenèrent au
mont Calvaire où on suspendait les malfaiteurs. Là, ils le crucifièrent nu
pour que la moquerie fut plus grande...
En vérité, je le dis, sa voix, son visage et sa personne
ressemblaient tellement à Jésus que ses disciples et ses fidèles, croyaient
tout à fait que c'était Jésus. Certains d'entre-eux s'éloignèrent de la doctrine
de Jésus, en croyant qu'il était faux-prophète et qu'il avait opéré ses miracles
grâce à la magie[13].
Jésus en effet avait dit qu'il mourrait
[réellement] qu'aux approches de la fin
du monde et qu'à ce moment là il serait [par la mort véritable]
enlevé du monde." (Chap.
CCVII. 490).
Selon les commentateurs, ce serait Judas lui-même qui fut rendu semblable au Messie et qui fut arrêté et crucifié bien qu'il se débattit en criant : "Ce n'est pas moi celui que vous cherchez ! Moi je suis celui qui vous menait à lui !"
Quatrième exemple : Selon Basilide (IIème s.), ce serait Simon de Cyrène[14] qui aurait été crucifié à la place du fils de Marie !
Cinquième exemple : Le nom du condamné serait un homme dénommé Serge. Selon les commentateurs, c'est Judas Icharioth qui allait indiquer aux Juifs qui était le Messie, et il avait convenu avec eux qu'il lui donnerait un baiser[15] afin qu'ils sachent qui il était. Or, à la place du Messie, Judas vit celui qui lui avait été rendu semblable et, sans se douter que ce n'était pas le Messie, il lui donna le baiser, alors qu'au même moment, le Messie avait déjà été élevé au Ciel. Les gens prirent alors Serge, l'emmenèrent et le crucifièrent. Judas se suicida en se pendant…Sixième exemple : Selon Paul, le Messie est élevé, corps et âme, dans le troisième ciel du Paradis. Nous serions en l'an 47. "...j'en viendrai aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un homme [...] qui, voici quatorze ans - était-ce en son corps ? je ne sais ; était-ce hors de son corps ? je ne sais ; Dieu le sait -... cet homme -là fut ravi jusqu'au troisième ciel. Et cet homme-là -était-ce en son corps ? je ne sais, Dieu le sait -, je sais qu'il fut ravi jusqu'au paradis et qu'il entendit des paroles ineffables, qu'il n'est pas permis à un homme de redire..." (Bible. II Cor. 12/1-5). Cet homme n'est pas Paul, il ne fait que rapporter une certaine vérité concernant le Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). Reste à savoir qui est le vrai auteur de ces lignes ? Peut-être avait-il peur qu'en cachant une certaine vérité, il lui arrive des choses malheureuses. D'où... Et Dieu est plus Savant ! (à suivre) Page 3
[1]
Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité
qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue
arabe, Allah. En hébreu, ïl.
Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue
arabe. En français, le terme Dieu
est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant
l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules
d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde,
etc., formules propres à l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent
la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et
la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad,
fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham (sur eux la Paix
!). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des
prophètes et messagers divins.
[5]
Fils d'Esaü = Italiens…
[6]
Le sobriquet du fils de Marie : « Le terme yesu
signifie :’son nom sera effacé et aussi
sa mémoire` » (Toledot-Jeshu,
éd. Schlichting, p. 76-77). Selon Sarwat : « L’immense confusion historique
concernant le nom de Jésus est due au fait que les auteurs d’ouvrages en grec
de la période hellénistique, ont trouvé des difficultés à transcrire en
grec la gutturale ‘aïn des noms propres araméens et hébreux. (...) Bref, avant
Justin, aucune confusion sur le nom de Jésus / ‘Isa.
A partir de Justin, les choses s’embrouillent ; la confusion
du nom de Jésus avec celui de Josué passe graduellement de l’Occident aux
Syriaques. (...) Tatien, le chef des Syriaques au IIè siècle, qui était convertit
du paganisme et devint disciple de Justin, rejetait les généalogies juives
de Jésus.
Dans la seconde moitié du Moyen-age, cette confusion était
ancrée dans les esprits et avait gagné tout l’Orient chrétien.
De nos jours encore, cette confusion persiste chez les
auteurs modernes, rares sont les critiques qui parlent d’une
substitution
vraisemblable de noms.
Il est remarquable que la chrétienté se soit fiée, au
cours de l’histoire, à Justin, cet homme sincère qui n’a jamais su l’hébreu,
pour découvrir le nom de Jésus, à travers les transcriptions grecques défectueuses
! » ((Jésus le non-Juif.
Sarwat Anis Al-Assiouty. Edit. Letouny & Ané. Paris 1987. p. 118-119).
Nous dirons : le vrai nom du Messie fils de Marie est
inconnu du monde biblique. Il sera changé par le monde toranique. Leur haine
envers le fils de Marie, ne les poussera-t-il pas à agir ainsi ? De même,
l'inimitié que nourrissent certaines gens de l'Évangile de France vis-à-mis
de l'Islam traditionnel, ne les poussent-ils pas à employer le vocable Mahomet
au lieu de Mohammad ? De parler de mahomètans au lieu de soumis [musulmans]
? On notera que les gens de l'Arabie, six siècles après le Messie, garderont
intact le nom du fils de Marie. Tel ne sera pas le cas des gens de Byzance
! Des gens de la Bible d'Europe. D'ailleurs, pour tout lecteur du monde de
l'Évangile, le vocable coranique : 'Is[s]a, en étonne plus d'un ! Car ce nom
reste inconnu pour eux, et bon nombre de gens comprennent bien que celui-ci
: 'Is[s]a n'est pas l'équivalent de Jésus, en français, bien qu'il s'agisse
de la même personne.
[7]
L'arabe, l'hébreu, etc., n'écrivent pas les voyelles.
Mais si celle-ci est écrite (sont écrites) d'une certaine façon, elle peut
changer le sens d'un mot voir le sens de toute une phrase. C'est d'ailleurs
le reproche fait aux gens de la Bible : "Il
en est parmi les Judaïsés qui détournent le mot de ses sens…"
(Coran IV 46).
[8]
Les partisans de l'équation Judas Bar Judas = Jésus, soutiennent de la même
manière l'équation Bar Judas = Barabbas ou Bar Abbas ("Fils du Père"
en langue araméenne) :
"Revenu d'Egypte avec les secrets qu'il comptait
exploiter, Barjuda déclara nettement qu'il était Bar Abba (Fils du Père),
Meschiah (Messie), Ieaou-shâna-os (Signe de l'an d'Ieou), Ieouschoua (Sauveur)
et Marân (Seigneur)". (Arthur Heulhard,
le Mensonge chrétien, édit. réduite, 1913).
"Ponce Pilate délivre Bar Abbas, - le leur délivre,
aux Juifs, - et leur remet aux Juifs aussi bien Bar Abbas que Jésus. Il leur
remet Jésus Bar Abbas, en deux temps, depuis que les scribes ont coupé le
Christ Bar Abbas en deux, et fait deux phrases de la proposition unique donnée
par la vérité historique". (Daniel Massé, L'Enigme
de Jésus-Christ).
[9]
«Ils avaient alors un prisonnier fameux appelé Barabbas ». (Mt. 27:16).
Dans quelques manuscrits anciens Barabbas est appelé Jésus
Barabbas. Bar signifiant en
hébreu, fils, et Aba, signifiant
par contre deux choses bien différentes. En effet, selon les grammairiens,
Aba transcrit par un aleph
comme initiale, donne Jésus fils
du père.
Transcrit par un heith comme initiale, donne par contre Jésus fils
caché. Qui choisir donc entre
ces deux Jésus ? Il semble en
tout cas que les textes bibliques ont été très adroitement montés ; la
réussite sans doute, c’est d’avoir confié au fils de Marie, le rôle principal,
le rôle de l’homme naïf, incrédule, alors que c’est Achoua
(ou Achiyoua le Juif), qui sera
le compère de cette extraordinaire supercherie. Leurs noms n’allaient-ils
pas permettre cette dédoublure facile, cette substitution vraisemblable des
noms par les « trafiquants » de la Parole de Dieu, l’Evangile ?
[10]
Considéré, par bon nombre de chercheurs et d'historiens, comme l'un des grands
falsificateurs des Textes sacrés. Homme vénéré par de nombreuses Eglises.
A ce sujet, à R. Ambelain d’écrire : « Les scribes anonymes qui, aux
quatrième et cinquième siècles, ont rédigé les Evangiles que nous connaissons,
n’avaient pas d’imagination. Autant pour éviter de trop s’éloigner de l’axe
principal de la tradition, que pour avoir un canevas sur le quel il suffisait
de transporter, ils ont conservé l’ossature historique générale. Les faits
sont là, indéniablement ; ce qui est faux, ce sont les détails, et surtout
les commentaires qu’ils y ont annexés par la suite. » (R. Ambelain. Jésus
ou le Mortel
secret des
Templiers. Edit. R. Laffont.
p. 208).
De même : « ...Or, Origène a été refait par Rufin
d’Aquilée, et cela au quatrième siècle, et ledit Rufin ne se cache pas de
nous dire qu’il a corrigé Origène quand ce dernier ne lui paraissait pas orthodoxe.
Il a le front de nous le dire en son introduction, et il affirme qu’il a fait
comme Jérôme (saint), dans sa traduction que celui-ci avait faites des Homélies
: « Lorsque, dans le texte grec (initial), il se trouvait quelque passage
scandaleux, il passa partout
la lime, il traduisit et expurgea, de façon que le lecteur latin n’y trouvât
plus rien qui s’écartât de la foi... » (Praef.
au De Princi. 2.)
Et une question se pose : quels étaient donc ces passages
« scandaleux » que
l’on ne pouvait plus mettre sous les yeux des fidèles au cinquième siècle,
à peine de détruire la légende ?... »
Il en fut de même pour les Évangiles primitifs, et sous
la plume de faussaires tels Jérôme ou Rufin, le lecteur de notre époque est
assuré de rencontrer les falsifications les plus éhontées... » (Op.
cit. p. 272).
Et aussi : « Il est d’usage de chanter le laus
des moines-copistes, ces bons et excellents pères qui, dans les monastères
du Moyen Age, « recueillirent » et recopièrent les manuscrits grecs
et latins.
Ce que l’on omet de nous préciser, c’est ce que devinrent
les originaux.
...Quant à l’authenticité absolue des Evangiles canoniques,
nous nous bornerons à citer les paroles de l’abbé Bergier, en son « Dictionnaire
de Théologie » :
« Les hommes vraiment savants en matière d’exégète,
et surtout sincères, reconnaissent que le texte du Nouveau Testament n’a pas
été fixé avant la fin du sixième
siècle. » (Op. cit.
p. 34-35).
En l’an 311 ou 312, l’empereur (d’Italie) Maximien Daza,
fait afficher dans tout l’empire, les motifs légaux de la (présumée)
condamnation du fils de Marie. Des documents comme les Actes de Pilate furent
répandus partout, en tout l’Empire, et plus particulièrement dans les écoles.
N’est-ce pas, Eusèbe de Césarée de déclarer notamment
:
« Ayant alors fabriqué des Actes de Pilate, et de
notre Sauveur, tout remplis de blasphèmes contre le Christ, ils (les fonctionnaires
de l’Empire) les envoient avec l’approbation du souverain, dans tout le pays
soumis à son pouvoir, et au moyen d’affiches, ils recommandent qu’en tout
lieu, dans les campagnes et les villes, on les expose bien en vue de tous,
et que les maîtres d’école aient soin de les donner aux enfants, en guise
d’enseignement, en leur faisant apprendre par cœur... » (Eusèbe de Césarée
: Histoire ecclésiastique, IX, V, I).
[11]
Une substitution
vraisemblable de noms.
[12]
Le monde biblique n'aime pas cet évangile. Il dérange. Il l'attribue, à tort,
aux gens de l'Islam traditionnel. Cela paraît peu vraisemblable. Cet évangile
a avant tout un fond biblique et des tournures bibliques. Pour le monde de
l'Islam traditionnel, il n'a nul besoin de cet évangile pour attester la fonction
prophétique du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Le Coran suffit
largement, de même les sources traditionnelles.
[13]
comparer : Coran LXI 6.
[14]
Dans l'ouvrage "L'invention de Jésus",
Bernard Dubourg d'écrire au sujet d'un mot hébreu MaR : MR (prononcé mar)
signifie en hébreu "le seigneur", "le maître". […] Mais
MR signifie aussi "l'échange", "la substitution" : B-MR
D veut alors dire "à la place de", en guise de". […] Et puis
MR veut dire "l'aigre", "l'amer" : on se souvient du fiel
ou du vinaigre tendu à Jésus sur la croix. Et MR'H signifie "l'apparence",
"le (faux-)semblant" : les docètes, idéologues des premiers temps
du Christianisme, pensaient que Jésus n'était que faussement mort sur le bois
; on l'avait, selon eux, subrepticement remplacé au dernier moment (par Simon
de Cyrène, par exemple). (Op.
cit.).
Conclusion : En guide du Messie, on suspend on crucifie
Jésus-Barabbas ( ou un autre), l'apparence, le faux-semblant du Messie fils
de Marie. Et ainsi, comme l'a révélé le divin Créateur : Il en est parmi les
Judaïsés qui détournent le mot
de ses sens, …" Coran IV 46). Si le Messie comme semble nous le dire
Paul est Seigneur, qu'est-ce que cela signifie ?
[15]
Pour le mystère autour du baiser de Judas, voir l'étude "Judas
traître ou initié", de Emile Gillabert. Ed.
Dervys-livres.
Point
de divinité, de dieu que Dieu !
"Vulnerant omnes, ultima
necat."
Nous
ne le dirons jamais assez.
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14/08/06
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