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Au
nom de DIEU, Hachem, Allaha !
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Louange à Allah, Seigneur des
mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous
ceux qui suivent Sa guidée !
oint de divinité[1]
excepté Allah[2]
le Très Haut. Que les meilleures salutations[3]
soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].
Révélation
de l'Évangile.
L'Évangile de Barnabé est le
seul évangile connu qui nous parle réellement d'un Livre divin révélé
à un prophète, en l'occurrence le Messie, fils de Marie (sur lui la Paix
!).
L'ange
chargé de la révélation.
Pour
l'Islam traditionnel, il s'agit de l'ange Gabriel[5].
De même pour l'Evangile de Barnabé. Et selon les autres religions ?
Nous dirons :
1°)
Pour le Magisme.
C'est
l'inspiration qui semble de rigueur. Selon Zoroastre : "Un messager
de Dieu est nécessaire, pour promulguer des lois acceptables par tout
le monde. Les hommes sont interdépendants, et ont besoin de lois divines.
Ces promulgations des lois doivent être inspirées[6],
pour que tout le monde s'y soumettre." Il croit aux anges, et indique
que le message divin peut être révélé de trois façons : en songe, dans
l'état entre le sommeil et le réveil, et en état de veille.
2°)
Pour l'Hindouïsme.
L'Hindouisme
ne croit pas aux messagers divins. Les Brahmanistes croient seulement
à leurs livres révélés, les sruti,
parmi lesquels il y a les écrits anciens (Pourâna), et les écrits de
la Science (Véda). Ils ont la notion d'avatars
ou incarnations de Dieu chez les hommes.
3°)
Pour le Bouddhisme.
Semble
reposer sur l'inspiration. On ne croit pas à un Dieu créateur. Le monde
a toujours existé et il existera toujours. Religion tournée vers une
sorte de philosophie.
4°)
Pour le Judaïsme.
Voir
Bible Dt. 18 9-21. Leur inimitié envers Gabriel les poussera à préférer
l'ange Michel (Coran II 96, 98 et commentaires). Aussi, on parlera plus
dans la BIBLE d'"esprit" ou d'"esprit" s'adressant
aux prophètes. Schalom Ben-Chorin d'écrire : Qui est donc Gabriel ?
C'est un archange ou "prince des anges", comme on l'appelle
dans le Talmud et le midrash.
Nous le connaissons par le Livre de Daniel (8, 16) ; par ailleurs, dans
la littérature postbiblique, il est présenté, aux côtés de l'ange Mikhaël[7],
comme le protecteur d'Israël. Il occupe une position de tout premier
rang dans la hiérarchie divine et est considéré comme le bras vengeur
de Dieu (Hénoc 10, 3 ; 54, 6).
Dans l'Évangile de Luc, il est chargé d'annoncer à la fois la naissance de
Jésus et celle de Jean-Baptiste.
Dans
le Talmud, il apparaît comme un ange de feu[8].
Il a plusieurs surnoms (Pisskon, Itmon et Sigaron) dont l'origine reste
inexpliquée, bien que le Talmud (Sanh.
44b) nous fournisse quelques vagues indications à ce sujet. Dans la
littérature kabbalistique, il porte le nom de Gevourthiel, dérivé de
gevoura (force, puissance)
et signifiant donc "puissance de Dieu".
Cependant,
si nous traduisons littéralement le nom repris par Luc dans le Livre
de Daniel, nous pouvons en déduire clairement l'intention de l'évangéliste
: Gabriel (en fait : Gavri-) signifie : "Mon mari est Dieu."[9]
Ce nom résume donc tout ce que l'ange vient dire à Marie. Cela correspond
du reste à une vieille tradition hébraïque qui identifie le messager
(l'ange) à son message[10].
C'est pourquoi aussi, selon la conception du Talmud, un ange ne peut
transmettre qu'un seul message à la fois[11].
Donc,
le messager est le message ; et cela est encore plus vrai dans le cas
présent, car apparemment c'est l'Annonciation elle-même qui rend Marie
enceinte de l'Esprit Saint.
Bien
entendu, l'expression "enceinte de l'Esprit Saint" peut être
interprétée de manière moins concrète. On peut sur ce point se référer
au midrash ; par exemple,
dans le midrash du Livre
d'Esther, il est dit que celle-ci "revêt l'Esprit Saint (roua'h
hakodesh)", en quelque
sorte comme on revêt une robe. Des expressions similaires sont utilisées
également par l'apôtre Paul (Rm 13, 14 ; 1 Co 15, 53-54 ; Ep 6, 11)
qui, au demeurant, ignore tout d'une naissance surnaturelle de Jésus
et souligne simplement que celui-ci est né d'une femme (Ga 4, 4) à l'instar
de tous les hommes[12].
En
revanche, c'est précisément dans l'Évangile judéo-chrétien de Matthieu
que le thème de la naissance miraculeuse de Jésus tient un rôle essentiel.
Matthieu fait suivre les affirmations de l'ange portant sur la conception
, l'appellation et la naissance de Jésus par la remarque exégétique
: "Tout cela arriva pour que s'accomplisse ce que le Seigneur avait
dit par le prophète : "Voici que la vierge concevra et enfantera
un fils auquel on donnera le nom d'Emmanuel, ce qui se traduit :
Dieu
avec nous[13]"
" Mt 1, 22-23).
Ici
la naissance virginale apparaît clairement comme un mythe d'accomplissement[14].
La parole précitée figure dans le Livre d'Isaïe (7, 14) : "Voici,
la jeune femme est devenue enceinte et va mettre au monde un fils qu'elle
appellera Emmanuel[15]."
("Marie, un regard juif sur
la mère de Jésus" Edit. Desclée de Bouwer)
Concernant
sa parole : "Cela correspond du reste à une vieille tradition hébraïque
qui identifie le messager (l'ange) à son message[16]",
ceci semble d'ailleurs se retrouver à travers le dogme catholique. Qu'on
en juge :
Selon
le dogme catholique, « le
Verbe, coéternel au Père préside à la Création dans le temps. C’est
lui qui envoie les Prophètes et qui les inspire. Par suite de son
Incarnation, il est devenu le Rédempteur de l’humanité. Il sera le Juge
du Jugement dernier et la contemplation de sa face fera partie du bonheur
sans fin. » !
S'il
s'agit ici du Messie : "Le Verbe,
coéternel qui envoie les Prophètes…", il n'a donc aucune
utilité pour lui ensuite de recevoir une révélation. Car pour le monde
Tri-théiste, le Messie est Dieu-Homme ou
Dieu fait Homme. Ce que l'Islam traditionnel rejette. En effet, le Messie
étant une créature humaine, signifiant pour nous qu'il n'est ni consubtanciel
ni coéternel ni cocréateur avec son Créateur, Dieu (exalté
soit-Il !). Et aucune créature ne peut prétendre être de descendance
divine ou posséder en elle une parcelle de la divinité ou devenir dans
l'au-delà comme Dieu ou comme un Ses anges. Le dire et le prétendre,
n'est-ce pas Le faire menteur ?
5°)
Pour les Gens de l'Évangile.
Ils
croient donc aux mystères dit
de l'Incarnation et de la Ré-incarnation. Gabriel apparaît au début
des Ecrits évangéliques seulement. Après cela, c'est l'esprit qui entre
en action (Mt. 4 1, etc.) On attend la venue même de l'esprit
saint…
Enfin terminons par cette parole prophétique
: "La révélation se fait de différentes façons : parfois Gabriel
prend la forme d'un homme, qui me parle comme parle un homme ; parfois
comme un être particulier, doté d'ailes, et je retiens tout ce qu'il
me dit. D'autres fois, j'entends comme une cloche sonner dans mes oreilles
et c'est là la plus dure des épreuves et quand cet état d'extase s'en
va, je me souviens parfaitement de tout, comme si c'était gravé dans
ma mémoire".
Révélation
de l'Evangile.
L'Évangile de Barnabé est donc le seul Texte
évangélique qui nous parle réellement d'un Livre divin révélé
au fils de Marie (sur lui la Paix !). Qu'on en juge :
CHAPITRE
X (a) A trente ans, sur le mont
des Oliviers, Jésus reçoit de l'ange Gabriel l'évangile d'une façon
merveilleuse.
A
trente ans[17],
comme il me l'a dit[18],
Jésus[19] était
allé ramasser des olives avec sa mère[20]
sur le mont des Oliviers[21].
A l'heure de midi[22],
tandis qu'il priait[23],
[56] parvenu aux mots : " Seigneur, avec miséricorde...".
il fut environné d'une immense splendeur et d'une multitude d'anges
qui disaient : " Dieu soit béni ! "
L'ange
Gabriel[24]
lui présenta un livre[25]
comme un brillant miroir. Ce (livre) descendit dans le cœur[26]
de Jésus : il apprit ce que Dieu a fait, ce que Dieu a dit, ce que Dieu
veut. Si bien que toute chose fut pour lui nue et ouverte, ainsi qu'il
me l'a dit : " Crois-le Barnabé, je connus chaque prophète et chaque
prophétie, si bien que tout ce que je dis sort de ce Livre[27]".
Après
cette vision, se sachant prophète envoyé à la Maison[28]
d’Israël, Jésus révéla tout à Marie, sa mère. En lui disant qu'il devait
souffrir grande persécution pour l'honneur de Dieu et qu'il ne pouvait
plus être continûment avec elle pour la servir[29].
A ces paroles, Marie répondit : " Avant ta naissance, fils, tout
me fut annoncé[30].
Aussi, que le saint nom de Dieu soit béni !" (b) Ce jour-là, Jésus
quitta donc sa [57] mère[31]
pour s'adonner à sa prophétie. [Explicit]. (à suivre...)
Que le Seigneur des mondes nous guide tous
dans ce qu'Il aime et agrée !
[1]
Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable
divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl.
Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de
langue arabe. En français, le terme Dieu
est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme
signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse
miséricorde, etc., formules propres à l’Islam traditionnel.
Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant
un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme
une demande de pardon pour les créatures.
Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils
d’Abraham (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il
est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers
divins.
Francisé : Gabriel. En arabe, djibraïl.
Soit, esclave de Dieu. Généralement, le nom des anges est en hébreu.
Ïl en hébreu = Dieu = Allah, en arabe.
Inspirées non révélées.
Francisé : Michel. En arabe, mikaïl. Même sens que Gabriel.
A l'inverse de la Bible, l'ange a été créé de la lumière. De feu,
ce sont les génies, les démons…
Comme le Seigneur des mondes est au-dessus de ce qu'ils décrivent
et Lui associent ! Interprétation erronée. On comprend mieux pourquoi
les Fils d'Israël et les Judaïsés, au temps du Messie, le diviniseront.
C'est façon de voir les choses sera reprise, par les gens de l'Évangile,
concernant Dieu est le Messie. Etant Dieu, il est lui-même le message
de Dieu.
De ce fait, l'ange Gabriel n'a aucun rôle à jouer avant l'Évangile.
Tout au plus, "est considéré
comme le bras vengeur de Dieu (Hénoc 10, 3 ; 54, 6)".
Soit, il n'est pas Dieu-Homme.
Littér.: est avec nous Dieu. Qui n'est pas un des noms du Messie,
mais signifie simplement que sa communauté le prendra comme divinité
en dehors de Dieu. Et pour cela, ceux qui le feront seront, au Jour
des Comptes, culbutés dans le Feu éternel ! Peut-on adorer un dieu
qui boit, dort, et va aux lieux d'aisance ?
Le monde judaïque rejette ce dogme. D'où cette expression : mythe…
annonce d'une calamité comme la déportation. Laquelle arrivera, pour
les gens de la Tora, après l'an 70.
Ceci sera d'ailleurs repris par une partie du monde évangélique.
C'est à l'âge de trente ans qu'il devint prophète. Pour les autres
: 40 ans. Description d'un prophète : Sexe : masculin, homme libre,
non atteint de maladies graves : paralysie, handicapé mental, etc.
dit ou dicté ?
Francisé : Jésus. Araméen et syriaque : Ichoua ou Aichoua. Arabe,
'Issa. Arabe biblique : Yassou.
on remarque que son prétendu père nourricier
n'apparaît pas ici.
Nous le verrons plus loin, il ne pouvait être sur le mont des Oliviers,
mais plutôt sur le Séïr (Bible. Deut. 33 2).
N'oublions pas que les Fils d'Israël doivent faire nécessairement,
chaque jour, cinquante prières.
Priait ou faisait des invocations ?
Ange de la Révélation.
Selon le dogme catholique, « le Verbe, coéternel au Père préside à la
Création dans le temps. C’est lui qui envoie les Prophètes et qui
les inspire. Par suite de son Incarnation, il est devenu le Rédempteur
de l’humanité. Il sera le Juge du Jugement dernier et la contemplation
de sa face fera partie du bonheur sans fin. » ! Donc par
de notion réelle de révélation.
Soit en une seule fois. A l'inverse de la révélation coranique
qui, elle, se fera en plusieurs étapes. Ce que ne comprend pas de
nombreuses personnes dont le monde biblique, en particulier..
L'Évangile, la Tora y sera compris. Il était un de ceux qui la connaissait
par cœur. Ce qui lui permettra d'affronter avec les gens de son peuples
dont les rabbins…
Le peuple d'Israël.
[29] Le fils
de Marie ne se séparera jamais de sa mère, et ceci jusqu'à sa mort.
Elle l'accompagnera d'ailleurs dans toutes ses randonnées. Son Seigneur
la rappellera à Lui, dit-on, avant son élévation Elle sera enterrée
à Jérusalem. Les gens de l'Évangile ne connaîtront jamais sa tombe.
Et Dieu est plus Savant !
Notamment que les gens le prendront pour divinité en dehors de Dieu
(Coran XIX 23).
Qu’il semble retrouver mystérieusement à un repas de noces, chap.
XV !
Point
de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant
omnes, ultima necat. »
Nous
ne le dirons jamais assez.
Explicit
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