Croyance

RELIGION. SENS.

Selon les Écritures.

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P

oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].


Le sens du mot religion.


   Des limites imprécises et mouvantes.

   A Daniel Dubuisson d’écrire : On remarquera pour commencer que des limites, aussi arbitraires et aussi floues soient-elles, sont indispensables à l'exercice de toute communication et de toute pensée. C'est pourquoi, tout en nous avouant incapables de définir de manière rigoureuse ce que sont, par exemple, la « philosophie », la « religion » ou la « littérature », nous utilisons quotidiennement ces termes qui, dans cet usage limité et général, se révèlent irremplaçables. Ce qui veut donc dire que, même si aux mots « philosophie », « religion » ou « littérature » ne correspondaient jamais ni définitions ni référents stables (qui en feraient, au moins à l'échelle de la culture européenne, des espèces d'universaux), il serait néanmoins exact que, hic et nunc[5], ces termes présentent de nombreux avantages, pratiques et institutionnels (que ferait l'école sans eux ?), tant il est vrai qu'entre des limites imprécises et l'absence totale de limites la nature conventionnelle et la vocation pragmatique du langage ont su adroitement rendre indispensables de tels termes généraux.

   En revanche, on déplorera aussitôt, ainsi qu'on l'observe souvent dans les sciences humaines où la terminologie dite « scientifique » est souvent extraite des nomenclatures utilisées par chacun de nous dans la langue de « tous les jours », que cette hégémonie du langage ordinaire ne permette pas aisément de distinguer ce dernier de certains de ses usages idéalistes ni d'imaginer qu'on lui confie une quelconque fonction critique : l'usage commun, en français standard, du mot religion n'interdit pas, bien au contraire, qu'on le comprenne avec une acception que n'eût pas désavouée Cratyle (c'est-à-dire la religion, l'idée absolue ou l'essence censée être présente dans toute religion) ; c'est pourquoi cette situation confuse rend difficile (sinon au prix d'interminables mises au point et précautions) un emploi hypothétique et expérimental, c'est-à-dire heuristique, du même mot.
  
Il est certain qu'en cette matière s'additionnent plusieurs effets, dont aucun ne facilite la tâche de l'enquête scientifique… (Op. cit.)

   Une objectivation arbitraire et narcissique.

   Et de même : L'invention d'une religion, c'est-à-dire d'un ensemble organisé de croyances, de pratiques et d'institutions conforme dans ses grandes lignes à ce que l'Occident chrétien[6] a conçu sous ce nom, ne représente pas un but extravagant ou inaccessible. A fortiori lorsque cet ensemble flatte très adroitement l'esprit chauvin d'une nation ou le réflexe identitaire d'une petite communauté qui se trouve être en concurrence ou en conflit, réels ou imaginaires, avec ce qui personnifie à ses yeux cet Occident[7] si méprisé et, simultanément, si envié.

   Qu'aujourd'hui tant d'esprits détraqués et de personnalités frappées de mégalomanie[8] se lancent de leur côté dans cette aventure prouve en outre que ce modèle occidental, qui appartient depuis si longtemps à notre sphère familière, est parvenu en quelque sorte à engendrer ses propres formes névrotiques stéréotypées. Rien en effet ne réunit une plus grande collection de poncifs éculés que ces sectes religieuses contemporaines qui avec un zèle stupéfiant rivalisent entre elles dans le domaine du mauvais goût et du kitsch. Il est vrai aussi que depuis longtemps l'imaginaire religieux occidental vit de ses rentes et n'a plus rien inventé de neuf. Quant à savoir pourquoi l'une de ces tentatives réussira quand l'autre échouera, c'est là une de ces questions rituelles que l'Occident se pose depuis à peu près deux mille ans. Saint Augustin avait déjà longuement médité ce sujet au début du IVe siècle en s'interrogeant sur le destin de l'Empire romain.

   Comment les peuples colonisés d'Afrique et d'Asie auraient-ils pu inventer les armes intellectuelles qui leur eussent permis de contrer l'Occident sur son propre terrain alors même que les représentants tout-puissants de cet Occident les dominaient et les asservissaient ? Cette acculturation donne rétrospectivement à l'Occident le sentiment d'avoir raison, de détenir la vérité ou au moins les clés pour la lire, et d'être de toute façon lui-même la norme par rapport à laquelle doivent être évaluées les autres cultures. L'Occident n'a pas seulement conçu l'idée de religion, il a contraint les autres cultures à parler de la leur en s'en inventant une. La religion n'est pas seulement le concept central de la civilisation occidentale, c'est l'Occident lui-même en train de penser le monde dominé par lui, par ses catégories de pensée[9].

   L'Histoire des religions a joué un rôle dans ce processus. Ne servit-elle pas, à sa place et selon ses moyens, de caution scientifique à une vaste entreprise coloniale qui s'est finalement étendue au monde entier ? N'a-t-elle pas contribué à durcir et à figer des configurations culturelles originales en les transformant à leurs dépens en religions ? Comme si ses propres catégories avaient eu un effet rétroactif sur les choses en les soumettant à la définition qui leur était attribuée a priori. N'a-t-elle pas en d'autres termes favorisé le narcissisme occidental en lui permettant de retrouver, partout, des échos ou des reflets de lui-même ? Car la démarche de l'Occident est toujours restée la même : retrouver ailleurs sa propre image, afin de ne pas avoir à renoncer à ce qu'il croit être des catégories universelles (qui sont justement celles sur lesquelles repose son propre édifice), mais sous une forme moins achevée, afin de ne pas devoir renoncer à ses prétentions hégémoniques.

   Alors que des historiens des religions ont proposé différentes définitions de la religion, que d'autres ont reconnu ne pas être capables de la définir, que d'autres encore ont à l'évidence choisi de polémiquer avec la religion dominante à propos de sa référence centrale, l'idée de Dieu, rarissimes furent ceux qui mirent en cause la notion elle-même. Les thèses athées ou matérialistes nièrent l'existence de Dieu, mais non celle des religions elles-mêmes. Ces thèses ne sont-elles pas d'ailleurs celles qui, d'une certaine façon, y tiennent le plus ? Ce qui prouve, d'une manière paradoxale, l'attachement des savants européens pour cette idée. Car ceux-là mêmes qui reconnaissent qu'ils sont incapables de la définir ou de dire avec quelque précision ce qu'elle recouvre n'en continuent pas moins à maintenir la fiction de son existence. Et l'on bâtit sur ce pseudo-objet des thèses concurrentes qui deviennent à leur tour l'enjeu de débats métaphysiques interminables.

   Pourquoi le mot religion continue-t-il malgré tout, malgré toutes les difficultés que soulève son emploi, à être utilisé aussi fréquemment, aussi bien par les historiens que par les anthropologues professionnels ? La religion est un archi-concept qu'a créé l'Occident, puis qu'a adopté la science occidentale, et qui s'est retrouvé finalement au centre de leur propre vision du monde, au cœur de leur identité. Comme cette notion est intrinsèquement liée à toutes les philosophies, complémentaires ou concurrentes, inventées en Occident, celui-ci ne peut, au risque de se désunir, s'en passer. Car ces conceptions globales se décomposeraient alors en fragments juxtaposés qui s'éparpilleraient. Le même désastre frapperait notre langue, pour autant que l'on admette que celle-ci n'est pas seulement un assemblage de mots, mais une mémoire organisée contenant des réseaux sémantiques qui sont autant d'éléments cosmographiques. Nous ne pouvons employer les mots « homme », « nature », « histoire », « providence » sans que ceux-ci, par associations d'idées, n'amènent à leur suite des schèmes cosmographiques profondément enfouis dans nos manières de penser.

   Délaisser l'idée de religion n'équivaudrait-il pas pour la pensée occidentale à abdiquer une partie de son hégémonie intellectuelle sur le monde ? Un monde privé de cette idée ne serait plus un monde pensable, donc maîtrisable, par les seules catégories occidentales. C'est pourquoi l'Occident préfère continuer à faire de la mauvaise science plutôt que renoncer à dire la réalité selon ses propres canons, c'est-à-dire d'une manière qui est finalement très performative : la science occidentale crée ou construit la réalité qu'elle étudie, puisqu'elle ne le fait qu'à l'aide des notions conventionnelles et traditionnelles qui l'ont elle-même façonnée en grande partie !

   Avec l'idée de religion, l'Occident ne cesse de parler à lui-même de lui-même, quand bien même il parle des autres. Car lorsqu'il le fait c'est implicitement par rapport à ce modèle achevé qu'il estime être. C'est cela une objectivation narcissique[10]. (Op. cit.).

   L’handicap.

   Nous savons tous que la langue sacrée de ceux qui suivent la Torah, est l’hébreu. La langue sacrée de ceux qui suivent le Coran, l’arabe. La langue sacrée de ceux qui suivent l’Évangile, (à l’origine) l’araméen. Cette langue a été abandonnée, abolie. En Europe, les gens de l’Évangile prendront le latin pour l’Europe de l’Ouest, le grec, pour l’Europe centrale et de l’Est. A partir de là, les gens de l’Évangile ne savent pas qu’ils perdront beaucoup à abolir leur propre langue sacrée : l’araméen. La langue sacrée fait partie intégrante de la religion et de sa compréhension.   

   La signification du mot « Religion[11] ». Version islamique.

   Elle tient en quelques mots, une phrase simple. La définition donnée par les Savants du Monothéisme, est la suivante : C’est ce que Dieu a tracé, pour Ses esclaves, de prescriptions divines (ahkâm).

   Les avantages de la Religion divine : la Soumission :

   Elle protège l’humain dans cinq domaines bien précis :
1)  Pour lui-même. Ainsi a été institué pour lui la loi du talion.
2)  Les biens, la propriété. Soit tout ce qui est permis de posséder d’une façon légale. Pour le protéger a été institué la loi sur le vol et sur le banditisme. La propriété est garantie d’une part par les prescriptions permettant l’acquisition de biens : l’obligation de rechercher sa subsistance, la permission des transactions commerciales, des échanges divers et de la concurrence ; d’autre part, par les prescriptions visant à la préserver, comme l’interdiction du vol et les sanctions prévues à l’encontre du voleur et de la voleuse, l’interdiction de la fraude, de la tromperie, de s’approprier injustement le bien d’autrui ou de le dilapider, le dédommagement dû par celui qui porte atteinte au bien d’autrui, l’interdiction judiciaire des personnes irresponsables ou irréfléchies, la protection contre les dommages et l’interdiction de l’usure.
3)  La descendance. La vie, la procréation, est protégée grâce à l’obligation du mariage assurant la reproduction et la continuité de l’espèce humaine dans les meilleures conditions. Et prévu des sanctions comme le talion, le prix du sang et l’expiation à l’encontre de tous ceux qui portent atteinte à la vie. Enfin il est interdit de mettre la vie en péril, et il est obligatoire de la protéger de ce qui peut la nuire. Protection contre une descendance bâtarde. Pour cela a été institué la loi sur l’adultère, la fornication.
4)  L’intellect. Protection et préservation du cerveau, de la raison. Pour cela a été institué la loi concernant les boissons alcoolisées[12] et l’usage des stupéfiants, et punit les contrevenants. Toutes ces choses ont une action nocive sur le cerveau et la santé.
5)  L’honneur. Atteinte à son honneur[13]. Est prévu des sanctions contre ceux qui se livrent à la fornication, l’adultère ou la calomnie. Atteinte à l’honneur d’une personne chaste, vertueuse. Notamment par des propos calomnieux, diffamatoires, injures. Pour cela a été institué le blâme ou le châtiment. Ainsi on infligera un châtiment pour celui qui aura tenu des propos calomnieux, diffamatoires, envers une personne chaste, vertueuse. Et un blâme pour tout autre personne.  

   Conclusion.

   La Religion divine[14] se compose des croyances, des pratiques cultuelles, des prescriptions et des lois édictées par Dieu Lui-même afin de régir la relation de l’être humain avec le divin Créateur et les relations des êtres humains entre eux[15]. Pour assurer l’existence de l’Islam, le Seigneur des mondes a prescrit la foi et les cinq piliers de l’Islam : le témoignage qu’il n’y a pas d’autre divinité que Dieu et que Mohammad est Son Messager, la Prière, l’acquisition de l’Impôt légal, le jeûne au mois lunaire de ramadan et le Pèlerinage à La Mecque pour celui qui le peut. C’est également dans ce but qu’Il a prescrit les autres éléments de la croyance islamique et les rites, l’objectif du Législateur étant d’assurer la religion et de l’affermir dans le cœur des fidèles en leurs faisant observer les prescriptions essentielles à la vertu. Toujours pour assurer l’existence de l’Islam, le divin Législateur a prescrit pour chaque soumis d’appeler à la foi et à protéger ceux qui accomplissent ce devoir contre les agressions et les obstacles.

   Pour préserver la religion et la protéger de toute atteinte, le divin Législateur a prescrit la lutte armée[16] contre ceux qui s’opposent à la diffusion de l’Islam ou qui s’efforcent de faire dévier les fidèles vers l’incroyance, et Il a prescrit des sanctions à l’encontre des apostats, des hérétiques (innovateurs) ou de ceux qui introduisent dans la religion ce qui n’en fait pas partie ou qui falsifient[17] les lois.

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !

«Il est admis non seulement par les théologiens en général, mais par tous ceux qui se sont occupés de la religion au point de vue rationaliste, que l'homme est par sa constitution un être religieux. » (H. Spencer. Principes de sociologie, vol 4)

Liens :
http://islamfrance.free.fr/doc/mot/terminologie.html
http://mper.chez.tiscali.fr/cours/Pens/Religion.html
http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761565187/religion.html


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] ici et maintenant. Sans délai et dans ce lieu même.
[6] européen.
[7] Entendre : biblique, européen.
[8] Et en note : Chacun d’entre eux sait ou croit savoir ce qu’est une religion, les esprits malades ayant toujours excellé dans l’ignorance du doute méthodique, mais surtout il prétend révéler la religion qui détiendrait le message ultime ou la vérité. [Explicit] 2. Mégalomanie : Surestimation de sa valeur physique ou intellectuelle, de sa puissance.
[9] Et en note : Or il n’est pas possible, par la pensée, de sortir de sa pensée afin, de l’extérieur en quelque sorte, de la penser en train de penser. Non que notre pensée soit la pensée d’une sorte de pensée abstraite qui la penserait, mais parce que cette pensée est faite de pensées qui lui assignent tels objets pensables et telles manières de penser. Toute pensée est à ce titre, mais elle n’existe de toute façon qu’à ce titre, un phénomène historique.
[10] Narcissisme : Amour exclusif de sa propre personne.
[11] En arabe, dîn : dal, ya, noun.
[12] Lesquelles portent atteintes à la santé de l’individu, à son cerveau.
[13] Comme dit l’adage : l’honneur c’est sacré !
[14] pour la différencier ainsi avec les autres religions existantes à la surface du globe.
[15] Soit : Droit de Dieu : cinq piliers de l’Islam, + droit des créatures, d’origine divine. Il régit leur vie au quotidien. Le divin Législateur est l'Auteur et l'Inventeur des lois. Ses Prophètes (sur eux la Paix !) ne sont chargés que de leur stricte application. Dans le monde toranique, on parlera du droit rabbinique, ce qui est impensable dans l'Islam traditionnel.  
[16] Selon Israël Adam Shamir, dans son ouvrage « L’autre visage d’Israël » : Les ennemis de l’islam n’oseraient jamais s’en prendre à nos croyances juives bien que tous les traits de l’islam qu’ils affirment abhorrer y soient contenus. Cela ne concerne pas les seuls sujets sexuels. Le djihad n’est rien d’autre que la traduction du concept juif de « Milhemet Mitzwa », la Guerre Ordonnée (ou Prédestinée). Toutefois, dans le djihad, il est interdit de tuer les civils, tandis que dans la milhemet mitzwa, on vous l’ordonne. Ouvrez votre Pentateuque et vous trouverez facilement les principes en la matière. Le Messager – que la Paix soit sur Lui – a considérablement assoupli son Message… (Op. cit.)
[17] abrogent les lois islamiques.

Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Cette page a été mise à jour le
25/06/08 .

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