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Lorsque
le monde islamique interpelle le monde biblique sur les réformes qu'il propose
au cours de leur campagne sur la libération sexuelle et s'étonne que nombre d'entre elles soient d'inspiration ou de
nature libérale, licencieuse, l'homme biblique répond : " Nous
proposons ce qui marche". C'est en fonction de ce seul critère que
le monde biblique, du Partissisme, a inscrit dans son programme des réformes qui seraient
qualifiées de "dangereuses" par les observateurs et commentateurs
du monde islamique.
oint
de divinité excepté Allah
le Très Haut. Que les meilleures salutations
soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la
Prophétie.
Dans le système idéologique, le contrôle des
naissances est une chose primodiale, nécessaire, indispensable,
reconnue d’utilité publique.
Et à Emmanuel Todd d’écrire sur ce sujet :
²Le
contrôle des naissances est, avec l'alphabétisation et
l'industrialisation, l’un des éléments essentiels de la
modernité.
Sa diffusion commence en Europe dès la fin du XVIII° siècle…²
Le
contrôle des naissances.
Types
d’individus.
Dans le
monde du Monothéisme, il existe trois types d’individus
concernant le problème des causes à effets. 1°) L’homme
toranique qui lui, dans sa vie, ne se sert pas des causes. 2°)
l’homme évangélique qui lui, au contraire, s’en sert. 3°)
L’homme de l’Islam traditionnel qui lui se sert des causes, mais
tout en plaçant sa confiance en son divin Créateur et Dispenseur
des biens.
A cela,
il faut ajouter, dans ce monde européen, un quatrième type
d’individus : L’homme idéologique lequel a déposé le
divin Créateur de toute autorité sur Ses créatures. A
l’entendre et à l’écouter, c’est lui et lui seul qui peut
gouverner l’Univers, l’arranger, faire ce que bon lui semble !
En clair, n’est-ce pas un nemrodiste en herbe ? Un homme orgueilleux ? Prétentieux ?
Le jeu
des mots.
Dans le
monde européen, on aime jouer avec les mots. Exemple avec un mot à
la mode, la « modernité ».
Pour nous, on préfèrera employer une toute autre formule plus adéquate :
le changement de la condition de vie. Ex. : Naguère, en terre
d’Europe, l’individu faisait la plupart de son activité avec
ses mains. Le travail fait par les chercheurs, les scientifiques et
autres personnes ; lui ont permis de les libérer et
d’employer d’autres outils qui lui allègent (allègeront) son
fardeau et lui facilitent (faciliteront) le travail journalier…
L’homme incroyant, mécréant, athée, philosophe, idéologue,
etc., verra là le bienfait de sa science, de son labeur, de la découverte,
du progrès scientifique… L’homme croyant verra, lui, la
manifestation du bienfait divin à son égard. Deux visions diamétralement
opposées qui se côtoient sans jamais se rencontrer.
Le
contrôle des naissances. Dans la société idéologique,
l’homme a peur de ce qu’il fait et entreprend. Il en devient même
paranoïaque. Et il est même devenu un homme peureux et avare. D’où la limite des
choses qu’il veut s’imposer, s’accorder et imposer et accorder
à autrui. Il veut tout contrôler
dans les moindre détails, jusqu’à la naissance de ceux qui lui
succèderont ! Si héritier, il a. Et comble de l’ironie, il
appellera tout ce qu’il fait ou entrepend, la « modernité » ! ?
Enfin, ce que constate les observateurs de 1800 à nos jours chez
l’homme européen, biblique, alphabétisé ; c’est que loin
d’être un homme civilé, éduqué, religieux, il apparaît tout
son contraire !? Il devient jusqu’à l’ennemi de lui-même
et prend sa religion, celle de ses ancêtres, en aversion !
Idéologie + mariage + naissance.
L’Idéologie
a déposée l’Autorité du divin Créateur et Législateur sur Ses
créatures . Elle a engendrée dans un premier temps la désobéissance
au divin Créateur. L’âme libérée de toute contrainte a pu
alors donner libre cours à tous ses désirs, ses passions les plus
infâmes. L’Idéologie a engendrée alors la licence, laquelle en
matière de relations sexuelles ne connaît aucune limite, retenue.
Et cet état de fait est, d’une
certaine partie (voire en grande partie), la faute du monde
biblique, du monde de ses Dirigeants religieux. Le monde religieux a
légiféré
pour la mono.gamie. Résultat. Dans les sociétés européennes,
bibliques, on est monogame à la maison, polygame au-dehors !
Les uns désapprouvent, d’autres, vous diront, que cela fait
partie de l’évolution de la société ! Le monde religieux a
fait obstruction, a interdit (notamment partie du monde évangélique)
le divorce. Résultat. A travers l’Idéologie, ce qu’on a pu
avoir légalement, a l’a pris de/par force aux religieux.
Conclusion. Au fil des temps, l’Idéologie a fait naître
une société de plus en plus bâtarde. A un tel point que
l’individu ne sait même plus avec qui co.puler tant
le choix semble lui avoir été ouvert devant lui. Hier, on vous
parlait de coït normal, légal. Aujourd’hui, anal, animal
et autres. Même le contrat de mariage est remis en doute. La
plupart des animaux vous diront que « modernité », dans
le monde biblique européen, semble aller de pair avec bêtise
humaine ! Affaire à suivre…
La contraception.
Une arme idéale pour l’Idéologie, elle est liée
avec le contrôle des naissances. Tout cela s’impose facilement là
où un niveau de foi baisse. Car on veut bien s’amuser, mais en
refusant d’en payer le prix ! Et à Emmanuel Todd d’écrire sur
ce sujet : ²L'histoire
du contrôle des naissances est, comme celle de la déchristianisation,
saccadée. Durant le dernier tiers du XVII° siècle, la
France décroche : le taux de natalité commence à baisser dans les
villes. A la Révolution
correspond une accélération, la contraception
se répandant dans les
campagnes…²
De plus : ²…:
les révolutions démographiques française et nord-européenne
coïncident avec deux crises religieuses majeures : le premier
effondrement catholique des années 1730-1800, la chute du
protestantisme entre 1880 et 1930.²
Et entre guillemets, n’oublions pas que perte de foi
= guerres.
L’Idéologie qui prédendait donner une nouvelle foi à
l’Europe, un nouveau sens à la vie ; semble n’avoir pas
fait mieux que ses prédécesseurs, ceux qu’elle se permettait de
critiquer ! Pire ! elle aussi apportera son lot de désolation
et de morts pour l’Europe… Preuve que changer de la Religion à
l’Idéologie, pour l’Europe, n’a pas été un signe fort, bon,
équitable, juste, salvateur.
Alphabétisation
+ déchristianisation = contraception
L’Idéologie est arrivée à mettre à genoux les
gens du monde biblique d’Europe. L’Idéologie est ainsi passée
du règne divin au règne féminin. Selon l’enseignement véhiculée,
notre procréation appartient uniquement au monde féminin.
Le divin Créateur n’a rien à y voir, de près ou de loin.
C’est elle, (la personne féminine) et uniquement elle, qui
dispose de notre avenir, de l’avenir du monde ! Que de prétentions !
Ce qui aura pour résultat aussi (au sein même du monde idéologique),
de rendre la personne féminine : orgueilleuse, prétentieuse !
Autre problème en terre d’Europe : L'alphabétisation. Cette
dernière servira entre autre, nous dit-on, au contrôle des
naissances ! Emmanuel Todd d’écrire : ²L'alphabétisation
n'est qu'une première condition du développement du contrôle des
naissances ; l'effondrement des croyances religieuses semble un
facteur presque aussi important. Ces deux éléments explicatifs une
fois mis en place, l'histoire démographique de l'Europe, avec ses
trois phases principales, devient compréhensible.²
Puis, d’ajouter : Phase
I : 1770-1830. La France est
alors la seule nation d'Europe - au moins pour ce qui concerne le
Bassin parisien - à être simultanément
alphabétisée et déchristianisée. La hausse du niveau culturel permet
la diffusion des
connaissances. La disparition de l'Église catholique, dont la
doctrine interdit toute intervention dans la mécanique naturelle de
la procréation, donne aux individus la liberté nécessaire.
Dès la fin du XVIII° siècle, les Français
considèrent, avec Diderot, qu'aucun Créateur ne
surveille dans le détail leur vie quotidienne et surtout pas leur
façon de faire l'amour.
Ils cessent de croire en la réalité du péché originel,
notion que l'Eglise associe très fortement à la sexualité et qui justifie
sa répression.
La déchristianisation désacralise l'amour physique, permet l'expérimentation
individuelle en ce domaine et le développement du contrôle des
naissances.
Dans cette première phase, ni le Nord ni le Sud de l'Europe ne
peuvent suivre la France. Au Nord, l'alphabétisation est plus avancée,
mais le christianisme est intact. Or le protestantisme sacralise
autant que le catholicisme la sexualité. Au Sud, de vastes zones déchristianisées
existent dès 1800, en Espagne, au Portugal ou en Italie, mais le
taux d'alphabétisation est trop bas ; l'ignorance et la passivité règnent.
Phase II :
1880-1930
L'Europe du Nord
rejoint la France. Elle reste alphabétisée mais abandonne la foi
chrétienne. La transition démographique commence. La chute du taux
de natalité dans les pays protestants n'est pas sans effet sur le
comportement démographique des pays catholiques du Nord. En
Belgique, en Suisse centrale, dans le Sud des Pays-Bas, en Allemagne
rhénane et méridionale, en
Autriche, le taux de natalité fléchit,
malgré
la persistance d'un niveau élevé de pratique religieuse. Le
même phénomène peut être observé en France, où les régions
catholiques épargnées par la déchristianisation font apparaître,
entre 1800 et
1900, des fécondités
nettement inférieures à celles du reste du monde catholique.
L'influence du comportement français majoritaire est sensible.
Cependant, en France
comme en Allemagne, vers 1900, les zones catholiques ont quand même
des niveaux de fécondité supérieurs à ceux du reste du pays.
Phase III: 1920-1940
En
Espagne, au Portugal, en Italie, c'est la diffusion tardive de
l'alphabétisation qui déclenche le gros du processus de transition
démographique. Dans le Sud de ces trois pays, la déchristianisation
était un phénomène ancien, dont le potentiel contracepteur était
désactivé par la faiblesse du niveau culturel. La carte 27,
qui situe dans l'espace et le temps le processus d'alphabétisation
européen, permet de constater que le seuil des 50 % d'hommes alphabétisés
n'est franchi par l'Italie et l'Espagne du Sud, par le Portugal
central, qu'entre 1900 et 1940. Les femmes, indispensables à toute
diffusion de la contraception, n'ont vraisemblablement atteint ce
stade qu'à partir de 1920 : la coïncidence est donc parfaite. On
peut noter dans ces pays, entre 1940 et 1965, une surfécondité
persistante des régions restées pratiquantes.
Le but de ce très court chapitre n'est pas d'étudier dans
tous ses détails le processus de diffusion du contrôle des
naissances. Il existe en effet sur le sujet une très vaste synthèse
(menée sous la direction d'Ansley Coale) dont l'approche est résolument
spatiale et cartographique.
Le découpage de l'Europe utilisé est très proche de celui que je
propose. Certaines des réflexions générales sur la transition démographique
européenne - celle de Ron Lesthaeghe en particulier - mettent bien
en évidence les interactions entre alphabétisation, déchristianisation
(sécularisation selon la terminologie anglo-saxonne) et structures
agraires.
On trouvera dans les divers travaux correspondant à la synthèse de
Princeton toutes les cartes nécessaires à une description des phénomènes
démographiques européens entre 1780 et 1960.
Transition démographique et transition idéologique
Les facteurs qui déclenchent le développement du contrôle
des naissances - déchristianisation et alphabétisation
- ne se contentent pas d'agir dans le domaine démographique. La
perte du sens religieux, l’apprentissage de la lecture affectent
l’ensemble de la structure sociale, et en particulier la vie idéologique
des pays et régions. Les conditions d’émergence des idéologies
modernes sont en effet les mêmes que celles de la diffusion de la
contraception. C’est pourquoi transition démographique et
transition idéologique coïncident si bien dans le temps et dans
l’espace. [Explicit].
Conclusion.
Quoi
de plus normal. On enfante ce à quoi on aspire. Ne dit-on pas que
l’enfant est le secret du père ? L’être mécréant, athée,
idéologue, philosophique, ect., aspire à un certain mode de vie
qu’il aimerait bien voir appliquer pour lui-même et pour autrui.
Sans recours d’un système en place, cela ne restera alors pour
lui, qu’un beau rêve, lettre morte ! Peut-être,
deviendra-t-il réalité avec le Diable banni (que Dieu le maudisse !) ?
Pourquoi désespérer ? Car ce dernier que veut-il pour
l’humain, n’est-ce pas qu’il vive dans le péché, le mal, la
turpitude et le blâmable ? Et avez-vous entendu, un jour de
votre vie, l’Idéologue vous parler de tout cela ? Nullement.
Car tout cela n’étant que chimères pour lui. Aussi a-t-il
destitué l’Autorité divine sur Ses créatures pour
la donner gratuitement à Satan, le lapidé (que Dieu le maudisse !).
Il a coupé ainsi le cordon ombilical qui liait, unissait, la créature
au divin Créateur, c’est-à-dire : la Religion divine. Et
l’Antéchrit, le Faux-Messie peut alors arriver plus vite et vivre
en roi. Son époque ne sera-t-elle pas à une époque où la licence
sera reine ? Le monde biblique ne fait ne cherche-t-il pas à
provoquer sa venue ?
Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et
agrée !
Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable
divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
En langue arabe, Allah.
En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de
l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt
comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de
l’Univers.
Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée,
lui fasse miséricorde, etc., formules propres à
l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la
« prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde
et la « prière » angélique comme une demande de
pardon pour les créatures.
Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël,
fils d’Abraham (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le
Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers
divins. Voir dans ce domaine le rôle
des dualistes (loges, sectes occultes, etc.) Voir : « L’Invention
de l’Europe ». Edit. du Seuil.
Il faudrait dire surtout dans la façon de penser (ou de nous
faire penser) des idéologues. Non de tout homme religieux, censé.
Car Celui qui crée, donne la vie, nourrit, c’est le divin Créateur.
Pour l’Idéologue, Dame « Raison » et Dame
« Nature ». Pour l’Idéologue, aller de l’avant
ne peut se faire qu’en évitant toute naissance. Système
pharaonique, de basse classe. D’un orgueil démesuré. On va
de l’avant en tuant autrui ou en cherchant coûte que coûte
qu’il vienne à la vie ! Compréhensible que le monde européen,
biblique, fasse, sans cesse appel à l’étranger pour le vide
qu’il a lui-même créé autour de lui !
Dans « Nous n’avons jamais été modernes »,
nous lisons ce qui suit : « La modernité a autant
de sens qu’il y a de penseurs ou de journalistes. Pourtant,
toutes les définitions désignent d’une façon ou d’une
autre le passage du temps. Par l’adjectif moderne, on désigne
un régime nouveau, une accélération, une rupture, une révolution
du temps. Lorsque les mots « moderne », « modernisation »,
« modernité » apparaissent, nous définissons par
contraste un passé archaïque et stable. De plus, le mot se
trouve toujours lancé au cours d’une polémique, dans une
querelle où il y a des gagnants et des perdants, des Anciens et
des Modernes. « Moderne » est donc asymétrique par
deux fois : il désigne une brisure dans le passage régulier
du temps ; il désigne un combat dans lequel il y a des
vainqueurs et des vaincus. Si tant de contemporains hésitent
aujourd’hui à employer cet adjectif, si nous le qualifions
par des prépositions, c’est que nous nous sentons moins assurés
de maintenir cette double asymétrie : nous ne pouvons plus
désigner la flèche irréversible du temps ni attribuer un prix
aux vainqueurs. Dans les innombrables querelles des Anciens et
des Modernes, les premiers gagnent maintenant autant de fois que
les seconds, et rien ne permet plus de dire si les révolutions
achèvent les anciens régimes ou les parachèvent. De là, le
sceptissisme appelé drôlement « post » - moderne
bien qu’il ne sache pas s’il est capable de succéder pour
toujours aux modernes. » (Op. cit.)
le modèle idéologique a donné naissance à une société dite
industrialisée et une société dite arriérée (le mot n’est
pas trop fort). Une société riche et une société pauvre.
Mais dans le monde biblique aime-t-on partager le bienfait des
connaissances scientifiques et industrielles avec son prochain ?
Nullement. C’est du goutte à goutte. On veut bien partager
avec autrui, mais selon une certaine limite. On vous donnera
volontiers un avion, mais sans les pièces détachées.
D’où cet état de dépendance permanente… inventée
pour faire d’autrui un serf. L’homme industrialisé
est donc un homme sans cœur, sans foi ni loi. Et ceci,
contrairement à l’opinion qu’il se fait de lui-même.
surtout à travers le Partissisme (et par extension le
syndicalisme). On vous interdit de « penser »,
le parti a déjà « pensé » pour vous, ou « pense »
(ou est entrain de « penser ») pour vous (genre de
l’idéologie socialisante, partissisme des gauches) !
On monopolise, on emprisonne ainsi votre pensée, votre liberté
de penser. On s’accapare partie de votre bien intellectuel. Voir à ce sujet : Nous
n’avons jamais été modernes, Bruno Latour. Edit. La Découverte.
Emmanuel Todd d’écrire : « La disparition de la
métaphysique religieuse ne détermine pas à elle seule l’émergence
des idéologies modernes. Pour s’identifier aux nouveaux systèmes
de pensée, les peuples doivent avoir atteint un niveau éducatif
minimal, savoir lire et écrire. Plus précisément, pour
qu’une métaphysique sociale de remplacement puisse se répandre
dans une société donnée, on doit y observer une proportion
d’hommes alphabétisés au moins égale à 50%. Le passage de
ce seuil des 50% d’hommes alphabétisés est, avec la déchristianisation,
une condition nécessaire de l’idéologisation. Ensemble, déchristianisation
et alphabétisation constituent les conditions nécessaires et
suffisantes du passage à l’idéologie. Déchristianisation et
alphabétisation peuvent coïncider dans le temps, mais un
certain décalage, dans un sens ou dans l’autre, est la
combinaison la plus commune. » Et pour l’auteur de ces lignes : Trois figures
historiques peuvent être observées. a) La déchristianisation et
l’alphabétisation sont simultanés. (…) Le recrutement
religieux plonge à partir de 1730-1740 : la barre des 50%
d’hommes alphabétisés est franchie vers 1700. Première
manifestation idéologique moderne, la Révolution française
peut éclater. b) l’alphabétisation précède la
christianisation. C’est le cas de tous les pays protestants, où
l’apprentissage de la lecture est très avancé au XVI° siècle,
mais où l’effondrement religieux n’intervient qu’entre
1880 et 1930. (…) Les régions où le catholicisme survit à la crise
des années 1730-1800, comme l’Allemagne du Sud, la Flandre,
l’Irlande, l’Espagne du Nord, par exemple, se conforment à
ce modèle, mais ne sortent de la phase de latence, alphabétisé
mais préidéologique, que vers 1965. L’émergence d’idéologies
modernes dans la majeure partie de l’Europe contraint
cependant ces régions à produire de l’idéologie réactionnelle
en abondance durant les années 1880-1965. c) la déchristianisation
précède l’alphabétisation. Dans certaines régions
catholiques, la déchristianisation, totale ou partielle, est au
contraire très précoce puisqu’elle intervient au XVIII° siècle,
mais l’alphabétisation est tardive. (…) L’activation
idéologique de l’Europe occidentale est donc un phénomène
global, mais qui s’étale dans le temps. Sa chronologie
combine, comme celle du contrôle des naissances, les décalages
Nord/Sud du processus d’alphabétisation et le rythme saccadé
de la déchristianisation. L’idéologisation commence dans la
France du Nord dès le XVIII° siècle. La Révolution met
l’Europe à feu et à sang, mais ne parvient pas à éveiller
à l’idéologie les peuples protestants suralphabétisés de
l’Europe du Nord. Suit une pause, qui couvre le gros du XIX°
siècle. Entre 1880 et 1900, les pays protestants, où la
religion s’effondre, entrent dans l’âge idéologique…
(Op. cit.) L’idéologie vient du
Dualisme. En tronquant, falsifiant,
au préalable, l’Écriture sainte : la Bible. En gras et souligné pour
nous. Idem.
Guerres de 70 + Guerres de 1940. N’oublions pas que l’Européen
d’origine, blanc, où il se trouve ; est un guerrier par
nature. Il aime donc imposer à autrui son mode de vie et de
société. A l’instar de l’Italie antique, ancienne. Il le
fera à travers son système politique (système judiciaire :
lois, etc.) ou, le cas échéant, par la force des armes.
Notamment à travers la formule : du droit de disposer de
son corps. Concerne, en particulier, la personne féminine.
« Amour » mot propre aux Latins. En anglais, mot
rare. Faire l’amour, accomplir l’acte sexuel. Deux façons
de le faire : légal et illégal. Dans le premier cas,
l’acte sexuel est fait légalement et avec amour, et
l’enfant qui naîtra de cette union, (vue qu’il est au départ,
voulu, désiré) ; s’épanouira au sein de sa famille.
Deuxième cas, né d’une façon illégale, l’enfant qui naîtra
sera un futur rejeté, raté, taré de la
société. En clair, la faute de deux êtres pour un temps,
marquera à jamais l’enfant qui devra naître, un être non
coupable. Il payera au prix fort les ébats de ces deux compères.
Solution alors du monde idéologique :
l’avortement. Le mot délit ici sera à peine invoqué.
Donc aucune peine sera encourue envers les responsables de ce délit.
La licence sera donc reine dans tout régime idéologique.
Celui que tous les hommes, dans la croyance évangélique,
auraient contracté en la personne d’Adam. Dogme rejeté par
l’Islam traditionnel.
Paul de dire : le chef de la femme, c’est l’homme
(Bible. I Cor. 11/3). Ce n’est pas l’homme en effet qui a
été tiré de la femme, mais la femme de l’homme ; et ce
n’est pas l’homme, bien sûr, qui a été créé pour la
femme, mais la femme pour l’homme. (11/8-9), etc. De notre
temps, il semble que bon nombre de gens de la Bible ont pris en
aversion ces paroles. Drôle de conception :
d’un côté on vous libère, de l’autre on vous contrôle ! voir l’ouvrage de
l’auteur.
foi = fécondité. Désir de procréation, de donner la vie à
autrui. Mécréance = désir simplement de s’amuser entre des
corps. Nul désir de procréer, de donner vie à autrui. Peur et
constatation claire d’une faute. De critiques…
Voir l'ouvrage
de synthèse
par AJ.
Coale et
S.G. Watkins,
The Décline ofFertility in Europe. Le découpage
administratif est très proche du découpage en 483 unités que
j'utilise, mais s'étale beaucoup plus loin, puisqu'il englobe
l'Europe orientale et la Russie. On trouvera dans ce livre la
liste des monographies nationales
qui sous-tendent la synthèse
globale (France, Italie, Portugal, Belgique, Russie, îles
Britanniques).
Voir en particulier R. Lesthaeghe et C. Wilson, « Modes of
production, secularization and thé pace ofthe fertility décline
in Western Europe, 1870- 1930 », in A.J. Coale et S.C. Watkins,
op. cit., p. 261-292. Preuve que plus on est
instruit plus on devient bête !
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