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HISTOIRE
- EUROPE
Le
monde toranique. Un
adage de dire : qui sème les vents récolte la tempête ! Chez les gens
du monde toranique, on aime se plaindre ! On semble jamais, selon les
observateurs, satisfait de soi-même ! Qu'on ouvre la Torah, et que
trouve-t-on ? Le mécontentement, la révolte, l'insoumission du peuple
d'Israël tout au long de son histoire. Son refus d'obéissance au Saint
et Seigneur d'Israël et des mondes ! Son refus d'obéissance aux prophètes
Mochè[1]
et son frère Haroun (sur eux la Paix !), de même aux prophètes après
eux dont le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !) ! A peine Mochè
s'absent-il, et le peuple d'Israël se tourna vers Mikha(-Michée-Samiri)
pour façonner et adorer un dieu[2]
autre que le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes ! ? Le plan du
salut divin, il sera toujours rejeté. Mais dirons-nous, le Saint et
Seigneur d'Israël et des mondes aurait-Il rejeté les Fils d'Israël et
les Judaïsés ? Certes, oui. Dans la Bible n'est-il pas écrit : Tout
le jour j'ai tendu les mains vers un peuple désobéissant et rebelle
! (Bible. Rom. 10/21, etc.) Et on fait dire aussi à Elie, le prophète
quand il parle avec le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes :
Seigneur, ils ont tué tes prophètes, rasé tes autels, et moi je
suis resté seul et ils en veulent à ma vie ! (Bible. Rom 11/2-3). Et
Nous écrivîmes pour lui [Mochè], sur des tablettes, une exhortation
sur toute chose, et un exposé détaillé de toute chose ; — «
prends-les donc avec force, et commande à ton peuple de les prendre au
mieux. Bientôt Je vous ferai voir la demeure des pervers.
Oui, leur faux
pas a été une cause fatale de leur perte. Que l'objet de la Colère
divine soit en permanence sur eux ! L'Ecriture n'annonçait-elle pas que
le Libérateur viendrait de Sion[3], de Pharan ? De La Mecque
? L'ont-ils compris ? Tu diras : On a coupé des branches, pour que,
certains, fussent greffés. Fort bien. Ne t'enorgueillis pas ; crains
plutôt la ruse (makr) divine (Coran III 54). Car si le Saint et
Seigneur d'Israël et des mondes n'a pas épargné les branches
naturelles, prends garde qu'il ne t'épargne pas d'avantage. Et eux,
s'ils ne demeurent pas dans l'incrédulité, dans leur rébellion, ils
seront greffés. Que chacun d'entre eux se repentent, se convertissent
!
Oui, le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes est doux, plein de miséricorde
!
Le rappel !
Il est toujours intéressant de se remémorer l'histoire,
comme dit Israël Adam Shamir, et il est encore beaucoup plus important
encore de rafraîchir la mémoire de ceux qui auraient une (fâcheuse)
tendance à l'oublier... Au prophète Mochè (sur lui la Paix !) ne
fut-il pas révélé : Et très certainement Nous avons envoyé
Mochè (Moïse) avec Nos signes : — « Fais sortir ton peuple des ténèbres
à la lumière, et rappelle-leur avec force les journées de Dieu[4].
» Voilà bien là des signes pour tout grand endurant, reconnaissant.
(Coran XIV 5). Et à ceux qui dirent : « Nous avons été persécutés avant que tu viennes à nous, comme après
que tu es venu à nous. » — II [leur] dit : « II se peut que bientôt
votre Seigneur détruise votre ennemi et vous fasse succéder sur la
terre, pour qu'ensuite II regarde comment vous œuvrez. » (Coran VII
129)
Après la chute et le démembrement de l’Empire ottoman[5],
les gens de la Bible ont cru bon de s’approprier une partie de la terre
de Palestine. L’Europe biblique n’allait-elle pas traverser
(1939-45) l’une des plus grandes crises de son histoire avec des idéologies
comme le communisme, le nazisme… Maintenant, au Saint et Seigneur d’Israël
de regarder comment œuvre le monde toranique en terre de Palestine et
ailleurs. Avec une différence notoire, nous ne sommes plus sous l’Ancienne
Alliance : l’Alliance du Sinaï ou du Séir, mais sous la
Nouvelle Alliance : l’Alliance de Pharan.
Qui
a écrit l’Histoire ?
A
l’école, on nous a appris sur l’histoire de l’Europe, biblique,
certaines choses. Certaines sont vraies, d’autres méritent une étude
plus approfondie en dehors de tout parti pris, d’autres enfin sont
plus près de faits légendaires que de la réalité. L’exemple de la
période 1935-40. La chute du Mur, puis la fin d’une Europe coupée en
deux ; a permis de mettre à jours de nombreux éléments pour une
meilleure étude. Parmi ceux qui se sont permis d’approcher un problème
épineux comme celui de l’Allemagne, on notera Yakov M. Rabkin,
historien, avec : Au nom de la Torah, une histoire de
l'opposition juive au sionisme, et un juif israélien :
Israël Adam Shamir. Journaliste, écrivain et traducteur. Ecrire
et mettre en lumière une certaine vérité n’est pas chose facile au
sein du monde toranique. Lutter pour faire entendre sa voix parmi ce
monde demande un certain courage. Surtout qu’ils vont, tous deux, mettre en lumière
les agissements de l’idéologie sioniste dans cette période terrible
de l'histoire européenne. La manière dont sera traité le sort de certaines gens de
confession juive d’Europe. Ils vont montrer que l’homme, au sein du
monde toranique, n’a que peu de valeur face à la machine idéologique,
aux gens du Partissisme. On remarque d’ailleurs que dans le
Partissisme, le parti est au-dessus de toute chose, voire de toute
logique. Aussi, s’entend-on dire : le parti a dit, le parti a décidé,
le parti, le parti… etc. Il est vrai que tout homme qui abandonne le
sentier de son divin Créateur verra deux voies s’ouvrir devant lui :
le Nemrodisme (ou le régime dictatorial) ou le Pharaonisme (ou le régime
des partis). Depuis la nuit des temps, le monde se voit balancé entre
ces deux régimes antagonistes mais combien destructeur. La voie médiane, diront les Anciens,
c’est la voie du divin Créateur, Sa religion. La qualité de celle-ci
n’est-ce pas de libérer l’homme de toutes les injustices et de
toute autre adoration autre que Lui. Ne l’oublions pas, la politique
est une branche de la philosophie. Elle concerne, dans son ensemble, le
règlement des problèmes temporels de gouvernement. Elle a emprunté
ses maximes aux Livres divins révélés aux prophètes et aux
sentences des Prophètes anciens. Les Philosophes se sont alors emparé
de leurs propos, qu'ils ont incorporés aux leurs, pour mieux répandre
leurs erreurs sous ces brillantes couleurs…
Analyse. Dans son ouvrage, l’Autre visage d’Israël, à Israël Adam Shamir d’écrire : VOYONS COMMENT LES SIONISTES ONT "SAUVÉ LES
JUIFS" Année après année, les journées de juin ramènent à ma mémoire les souvenirs de la guerre. Pour le peuple juif, la guerre a représenté une terrible tragédie - un tiers des Juifs sont morts, des communautés entières, des plus ancestrales et des plus riches de traditions, ont été anéanties. Pourquoi cela s'est-il produit ? Pourquoi ce peuple, généralement plutôt énergique, n'a-t-il pu éviter cela ? Par-delà les responsables directs, évidents - les nazis - il y eut aussi d'autres coupables qui ont contribué à rendre cette tragédie possible ; les uns par ignorance, d'autres par indifférence à l'égard de la vie d'autrui, d'autres encore pour des raisons idéologiques.
On raconte en Russie une anecdote qui met en scène un
pauvre petit moineau bien près de mourir de froid, mais sauvé par la
chaleur du fumier des vaches, et finalement dévoré par le chat !
Moralité : " Tous ceux qui te dégoûtent ne sont pas forcément
tes ennemis, tous ceux qui te tirent de la m... ne sont pas nécessairement
tes amis... " Cette historiette me revient à l'esprit tandis que
je m'apprête à raconter les étranges relations bilatérales entre les
juifs et le mouvement sioniste.
Avant d'aller plus loin, formulons un reproche
fondamental à l'encontre du sionisme : ce mouvement a vu le jour,
initialement, pour protéger et sauver des juifs (menacés), en tout
premier lieu les juifs d'Europe orientale. Mais, par la suite, il s'est
fixé pour mission essentielle la création et la pérennisation d'un
Etat juif en Palestine. Afin d'atteindre ce but, le mouvement sioniste
était prêt - et il le reste, jusqu'à ce jour - à sacrifier les intérêts
des juifs. C'est ce qui s'est passé, y compris durant la Deuxième
Guerre mondiale.
Pour des habitants de l'Union soviétique, cette accusation
n'avait rien de surprenant. Le sionisme était, en effet, le
contemporain du bolchévisme et, comme lui, il s'était développé sous
le mot d'ordre : « On ne saurait couper la forêt sans que volent les
copeaux. » Mais voilà la différence : pour les bolcheviques,
l'objectif était universel : l'édification du socialisme en Russie, la
réalisation du bonheur pour tous. Tandis que pour les sionistes, il
s'agissait de fonder un état puissant au Moyen-Orient qui prenne la
succession de l'empire du Roi Salomon. Et pour mener à bien cette
"noble" tâche, tous les moyens étaient bons...
Sabbataï Beit-Tsvi, un vieux juif russe, avait travaillé toute
sa vie aux archives de l'Agence juive à Tel Aviv. Une fois à la
retraite, il avait "publié", en 1977, un samizdat (à
compte d'auteur), épais de quelques 500 pages au format in IV°, sous
le titre-fleuve et quelque peu nébuleux
: La Crise du sionisme
post-ougandais aux jours de la catastrophe des années 1938-1945.
Cet ouvrage était resté inaperçu d'un grand nombre de lecteurs et son
introduction, ainsi que sa conclusion - horrifiantes - consacrées au rôle
joué par le mouvement sioniste dans la tragédie des juifs d'Europe
finirent par produire l'effet d'une bombe il y a tout juste six ans,
lorsqu'elles furent citées par l'historien israélien (tout ce qu'il y
a de plus officiel et unanimement reconnu) Dina Porat. Depuis lors, son
travail a été utilisé à maintes reprises par des historiens qui
n'ont pas toujours eu la délicatesse élémentaire de s'en référer à
notre retraité qui végète depuis belle lurette retiré loin des
regards du monde.
Sans me perdre dans les arcanes de ce passé lointain, je dirai
qu'en utilisant l'expression "sionisme post-ougandais",
Beit-Tsvi avait en vue le mouvement sioniste tel qu'il s'était formé
alors que le vingtième siècle en était encore à ses premiers
balbutiements, c'est-à-dire que le sionisme dont il est question est
bien le sionisme proprement dit, le sionisme du vingtième siècle. D'après
Beit Tsvi, le sionisme connaît alors une grave crise : il se divise sur
la question de savoir s'il fallait - ou non — accepter la proposition
de l'Angleterre : créer un état juif en Ouganda. Ceux « En décembre 1942, lorsque le caractère massif de l'extermination des juifs d'Europe devint patent (écrit Beit-Tsvi), l'homme qui allait devenir le deuxième président de la République d'Israël, Chazar, formula la question purement rhétorique suivante: "Pourquoi nous (mouvement sioniste), n'avons-nous pas su ? Pourquoi les nazis ont-ils pu nous prendre au dépourvu ?" Tandis qu'un autre participant à la même réunion des dirigeants du mouvement sioniste, Moshé Aram, déclarait de son côté : "Nous avons été des complices involontaires du massacre" (parlant de ceux qui savaient, mais n'avaient rien fait). » « L’organisation sioniste a réussi le tour de force de "ne rien savoir" de la catastrophe jusqu'à l'automne 1942 et si elle a réalisé ce tour de force, c'est pour la simple raison qu'elle ne voulait rien savoir », poursuit Beit-Tsvi.
Puis il détermine à quel moment les nazis ont décidé
de procéder à l'élimination systématique des juifs : à l'évidence,
ce fut durant l'été 1941, à telle enseigne que le premier document
d'archivé relatif à cette décision est daté du 30 juin 1941. L’éradication
projetée des juifs était un secret absolu et si les pays ennemis de
l'Allemagne en avaient eu connaissance, ils auraient pu stopper ou tout
au moins ralentir ou dénoncer la mise en pratique de l'ordre non-écrit
d'Hitler[6].
Mais le mouvement sioniste n'était pas intéressé par la publicité,
et il se comporta de façon totalement irresponsable : alors que la
Deuxième Guerre mondiale n'avait pas encore éclaté, en 1939, lors du
21ème congrès du mouvement sioniste réuni à Genève, un cacique du
sionisme (il s'agissait du futur premier président
de la République
d'Israël, Chaïm Weizman) avait déclaré la guerre à l'Allemagne
(rien que ça), non pas au nom des juifs de Palestine, ni même au nom
du sionisme, mais au nom de l'ensemble du peuple juif.. Le 21 août
1939, cette "déclaration de guerre" fut rendue publique, ce
qui permit aux nazis de dire, par la suite, que « les
juifs sont les fauteurs de guerre. » Du point de vue de Beit-Tsvi, ceci
traduisait avec éloquence la position égocentrique des sionistes, qui
faisaient prévaloir en permanence leur propre point de vue sur celui de
l'ensemble du peuple juif, se souciant (du sort) du peuple (juif), en réalité,
comme d'une guigne... La presse pro-sioniste obtempéra
aux consignes de ses dirigeants, et même lorsque parurent dans les
journaux, le 16 mars 1942 — en se fondant sur une lettre du
commissaire national soviétique Molotov - les premiers témoignages
d'exterminations massives de Juifs, après qu'eurent été perpétrés
Babi Yar et d'autres massacres, dès le lendemain, le 17 mars 1942, on
pouvait lire dans les journaux hébreux publiés en Palestine, un démenti
officiel, selon lequel les nouvelles faisant état de centaines de
milliers de juifs tués étaient "des mensonges et des exagérations".
Molotov faisait état de 52 000 juifs massacrés à Kiev : le journal
sioniste Davar reprit ses propos, en y ajoutant une réserve
d'importance : « Selon nos propres données, la majorité des personnes
mortes à Kiev n'étaient absolument pas juives ». Dans d'autres
journaux, on ne reprit pas non plus telles quelles les informations données
par Molotov et on en avança d'autres, "de première main",
notamment ceci : « A Kiev, ce sont en réalité "seulement"
un millier de juifs qui ont été tués ».
Beit-Tsvi cite des dizaines
de journaux sionistes, et dans tous, sans exception, revient le même
leitmotiv: il n'y a pas connaissance d'un quelconque génocide ; tout
cela, ce ne sont que des mensonges. « II faut se garder de propager des
rumeurs », écrivait, le lendemain, le journal Ha-Tsofé : « Le
peuple d'Israël a déjà tellement de péchés sur le dos : inutile d'y
ajouter le mensonge, par-dessus le marché ! » Mais le coupable, ce n'était
pas la presse, écrit Beit-Tsvi : la communauté juive de Palestine ne
voulait pas entendre des nouvelles désagréables venues d'Europe.
Alors, « toute une armée d'écrivains, de commentateurs, d'éditorialistes
abreuva les lecteurs d'articles lénifiants et d'explications "au
tilleul". » Seul le mouvement d'opposition "Brit Shalom",
regroupant des partisans de la paix avec les Arabes, apporta foi à la
missive de Molotov, mais personne ne l'écouta... A la même époque, poursuit Beit-Tsvi, les dirigeants sionistes connaissaient quelle était la véritable situation. Ils savaient, mais cela ne les intéressait pas ; et pas seulement en Palestine, mais, aussi bien, à Londres et à New York. Il ne fallait pas s'attendre à une quelconque sympathie de leur part : certains, comme Ben Gourion, ne se préoccupaient absolument pas du sort des juifs d'Europe; d'autres s'insurgeaient, suggérant que les juifs « allaient à l'abattoir comme des moutons » et « ne se battaient pas comme l'auraient fait les héros légendaires des temps bibliques... » Ce silence était motivé par des questions de gros sous. Beit-Tsvi raconte en détail comment les sionistes se sont opposés aux efforts visant à consacrer des moyens financiers importants de l'organisation sioniste (et donc du peuple juif) au sauvetage des juifs (menacés).
Le 18 janvier 1943, les nouvelles au sujet des tueries de juifs
avaient pris une telle ampleur, sans commune mesure, qu'il était devenu
impossible de les occulter et qu'il fallait en débattre. Au cours
d'une réunion tenue par les dirigeants sionistes, la position qui
l'emporta fut celle d'Yitzhak Grinbaum : ne pas donner un seul kopek
pour le sauvetage des juifs, et tout faire pour empêcher la collecte de
moyens consacrés à cette fin. « Cela est dangereux pour le sionisme,
nous ne pouvons pas donner de l'argent prélevé dans les caisses du
mouvement sioniste (Keren Ha-Yesod) fût-ce pour sauver des
juifs. Nous aurions assez d'argent pour ce faire, mais nous devons
garder ces moyens financiers pour notre (propre) lutte. Le sionisme
passe avant tout: voilà quelle est notre réponse à ceux qui
s'aviseraient de s'écarter de notre mission première afin de sauver
les juifs d'Europe. » Au cours de la même séance (mémorable),
Yitzhak Grinbaum était élu "ministre du sauvetage des juifs européens".
Ainsi, le mouvement sioniste se tint pratiquement à l'écart des
tracas que représentait (pour lui) le sauvetage des gens en train de
mourir. Beit-Tsvi cite des dizaines de déclarations et de procès- Mais le mouvement sioniste ne se contenta pas d'être totalement indifférent à la nécessité de sauver les juifs menacés d'extermination : il s'ingénia à faire échouer tous les plans de sauvetage mis sur pied dans le cadre de la conférence d'Evian. Beit-Tsvi consacre un chapitre entier de son livre à ce sabotage, et il démontre l'influence absolument illimitée des sionistes sur la grande presse ainsi que leur capacité à se rendre maîtres des opinions. La conférence d'Evian avait été convoquée en mars 1938 à l'initiative du président américain Roosevelt, afin d'aider les juifs à quitter l'Allemagne, qui venait d'annexer l'Autriche. Au début, le monde juif manifesta un grand enthousiasme pour cette initiative et il baptisa même cette conférence « Conférence de la conscience mondiale ». Le mouvement sioniste nourrissait l'espoir que la conférence accorderait la Palestine au peuplement juif, et qu'y serait prise une résolution enjoignant à la Grande-Bretagne - puissance mandataire en Palestine — d'y accueillir les réfugiés juifs. Mais tel ne fut pas le cas. La conférence d'Evian se consacra à l'élaboration de plans pour le sauvetage des juifs, et non pas à un quelconque plan de peuplement de la Palestine. Tous les représentants des différents pays participant à la conférence évoquèrent la possibilité d'accueillir des réfugiés sur leur territoire respectif, et ils se gardèrent bien d'exercer une quelconque pression (forcément vexatoire) sur l'Angleterre. « C'est alors que l'avis des sionistes sur cette conférence changea du tout au tout, écrit Beit-Tsvi, — la colère prit la place de l'enthousiasme et les espoirs se métamorphosèrent en déception. L'intervention du dirigeant du mouvement sioniste mondial, Chaïm Weitzman, fut remarquée : "Si la conférence ne se met pas d'accord sur la résolution du problème des juifs une bonne fois pour toutes au moyen de leur transfert en Eretz Israël, inutile de se fatiguer." Immédiatement, toute la presse sioniste lança une campagne hystérique, écrivant : "Nous sommes rejetés et personne ne nous réconforte : le monde a perdu toute conscience." » Mais les observateurs non-sionistes étaient optimistes
: la conférence avait suscité l'espoir de voir tous les émigrants
(juifs) potentiels admis dans les différents
pays participants. Cet espoir était fondé, et c'est précisément la
raison pour laquelle les sionistes s'ingénièrent de toutes leurs
forces à le torpiller (avec succès). Beit-Tsvi cite la lettre d'un
dirigeant sioniste, George Landauer, à un de ses homologues, Stiven
Weiz : « Ce que nous sionistes redoutons, par-dessus tout, c'est que la
conférence d'Evian n'incite les organisations juives à rassembler des
fonds afin de financer la réinstallation des réfugiés juifs dans les
pays participants, ce qui obérerait gravement notre propre collecte de
fonds destinés à nos propres objectifs. » Beit Tsvi résume les
propos du chef des sionistes Chaïm Weissman : Pour financer la venue des
réfugiés juifs dans d'autres pays, il faudra beaucoup d'argent, ce qui
signifie que les finances sionistes seront ruinées. Si la conférence
est couronnée de succès (c'est-à-dire, si elle permet aux juifs persécutés
de s'enfuir de l'Allemagne nazie), elle portera un préjudice irrémédiable
au sionisme. Ce qu'a Dieu ne plaise : que les pays participants à la
conférence d'Evian proclament leur générosité et qu'ils invitent les
juifs d'Allemagne à venir se réfugier sur leurs territoires
respectifs, et c'en serait fini du projet sioniste en Palestine : il y
aurait un éparpillement entre une multitude d'autres pays d'accueil,
les juifs ne nous donneraient pas d'argent, et les Anglais
n'accorderaient pas l'autorisation d'immigrer en Palestine !
D'ailleurs, d'autres dirigeants du sionisme s'« intéressèrent
» à l'idée de sauver les juifs (à la conférence de la
toute-puissance Agence juive, tenue le 26 juin 1938) : Grinbaum évoqua
l'« horrible danger d'Evian », et David Ben Gourion en personne déclara
qu'en cas de succès, la conférence porterait un coup terrible au
sionisme. La mission première des sionistes, ajouta-t-il, est de dénigrer
la bonne image produite par la conférence et de s'efforcer de la
saboter, de ne pas lui permettre d'adopter une résolution exécutive.
C'est ce qu'ils firent: une délégation de sous-fifres se rendit
à la conférence et, en substance, dissuada les délégués des autres
pays, en leur sussurant : « Mais pourquoi, grands dieux, avez-vous
absolument besoin d'immigrants juifs chez vous, qu'allez-vous en faire
au juste ? »
L'Histoire n'a conservé que le point de vue des sionistes. Mais
il est certain qu'ils étaient fort dépités de voir que la conférence
n'avait manifesté aucune velléité d'exercer des pressions sur la
Grande-Bretagne et que le transfert des Juifs en Palestine n'eût pas prévalu.
Les sionistes sabotèrent les tentatives déployées par tous les pays
occidentaux en vue de sauver les juifs (des persécutions) de
l'Allemagne nazie : il était préférable qu'ils disparaissent à
Dachau, plutôt qu'ils aillent dans un quelconque pays, autre, bien
entendu que le futur État d'Israël. Évidemment, à cette époque, en
1938, personne n'envisageait la possibilité d'une extermination de
masse, néanmoins, très lourde est la responsabilité assumée par les
sionistes d'avoir saboté la conférence d'Evian, contribuant ainsi, de
manière objective, à ce que des milliers de juifs soient exterminés.
En réalité, les nazis voulaient seulement "se débarrasser"
des Juifs, les déporter: mais où ? Les juifs d'Allemagne, à la
notable différence de bien des juifs soviétiques d'aujourd'hui, étaient
patriotes et très attachés à leur pays : ils ne voulaient pas
l'abandonner, même dans les pires épreuves. En dépit des lois de
Nuremberg, des pogroms, de la discrimination, le nombre annuel des Juifs
émigrant tomba, atteignant un étiage de 20 000 personnes. Au total, de
1933 à 1938, ce sont seulement 137 000 juifs qui quittèrent
l'Allemagne. Ce rythme, trop lent à leurs yeux, irrita les nazis, désireux
de se "débarrasser" des juifs au plus vite. La Conférence
d'Evian avait pour objectif de résoudre ce problème : les juifs chassés
d'Allemagne devaient avoir où aller. Il existait une possibilité de s'entendre : l'Allemagne avait accepté de ne pas chasser 200 000 juifs âgés, et (en contre-partie) les autres pays étaient prêts à recevoir environ un demi-million de personnes sur une période de trois ou quatre ans. Parmi ceux-ci: les États-Unis (100 000) ; le Brésil (40 000) ; la République dominicaine (100000), etc. Beit-Tsvi relate en détail comment les sionistes ont fait échouer tous les plans d'émigration des juifs, le plan Rabli comme les autres. Le futur ministre des Affaires étrangères israélien Israël Moshé Sharett (Tchertok), déclara lors du comité de direction du mouvement sioniste, le 12 novembre 1938, (deux jours après la Nuit de Cristal, pogrom de masse de Juifs en Allemagne) : « L'Agence juive ne doit pas être complice de l'émigration des juifs vers d'autres pays. » Yitzhak Grinbaum, "ministre du sauvetage des juifs" s'exprima en des termes encore plus brutaux: « II faut tout faire pour empêcher l'émigration organisée hors d'Allemagne et déclencher une guerre ouverte contre ce pays, sans se préoccuper du sort des juifs allemands. Bien sûr, les juifs d'Allemagne seront ceux qui paieront: mais que faire ? » Beit-Tsvi considère la déclaration de "guerre contre l'Allemagne" par les sionistes comme une erreur funeste. Pour lui, tout était encore négociable, il était encore possible d'aplanir les tensions et ne pas s'engager dans l'engrenage infernal des blocus, boycott, isolement de l'Allemagne. Il aurait été possible, ce faisant, d'éviter que bien des mesures anti-juives aient été prises. Ainsi, les sionistes ont saboté toutes les tentatives déployées en vue de sauver des juifs en les mettant à l'abri ailleurs qu'en Palestine. Les peuples du monde voulaient sauver les juifs, mais pas sur les ruines des villages palestiniens, pas au prix du génocide des Palestiniens. Cela n'arrangeait pas les sionistes. Ils ont donc saboté le plan d'installation des fugitifs sur l'île de Mindanao, aux Philippines, solution à laquelle avait travaillé d'arrache-pied le président Roosevelt, ainsi que d'autres projets, en Guyane Britannique, en Australie, etc... Lorsque Chamberlain proposa de donner refuge et possibilité de s'installer aux réfugiés juifs au Tanganyka (aujourd'hui, la Tanzanie, en Afrique orientale), le dirigeant des sionistes d'Amérique, Steven Weiss, poussa des hauts-cris: « Puissent mes frères juifs d'Allemagne mourir, plutôt qu'aller vivre dans les anciennes colonies allemandes ». Certes, Weiss n'imaginait pas que la mort attendait déjà, bel et bien, les juifs d'Allemagne : pour lui, tout cela n'était que des "on-dit"...
Mais, même par la suite, écrit Beit-Tsvi, les sionistes s'en
prirent durement au peuple juif. Ainsi, en avril 1942, alors que les
nouvelles de l'extermination des juifs s'étaient déjà largement répandues
à travers le monde, le "ministre des affaires étrangères"
du mouvement sioniste déclara: « II ne faut pas perdre notre temps à
sauver des juifs, s'ils ne sont pas destinés à immigrer en Palestine.
» A la même époque, Chaïm Weissman est "heureux" de
constater qu'on n'ait pu trouver de refuge pour les juifs. Le chef du
mouvement sioniste américain, Steven Weiss, donna l'ordre qu'on arrêtât
d'envoyer des colis alimentaires aux juifs en train de mourir de faim
dans le ghetto de Varsovie...
Beit-Tsvi analyse dans le détail la proposition du président de
la République Dominicaine, Trujillo, consistant
à accueillir 100000
réfugiés juifs (afin d'accroître la population blanche, introduire
des capitaux et améliorer les relations de la République avec les États-Unis). Et même là, à l'autre bout du monde, les sionistes se
chargèrent de la faire échouer. Quelques dizaines de familles
seulement, vinrent s'installer à Saint-Domingue. La voie fut barrée
aux autres par les efforts déployés par l'organisation sioniste dans
tous les domaines : les financiers ne donnèrent pas d'argent, les
moralistes avertirent qu'à Saint-Domingue, les Noirs étaient opprimés,
les puristes écrivirent que là-bas, les mariages mixtes étaient
pratiquement inévitables... Si bien qu'au début 1943, Chaïm Weissman
put dire avec une satisfaction évidente que « ce plan était définitivement
enterré... »
Un des récits les plus cauchemardesques, dans le livre de
Beit-Tsvi, a trait aux navires Patria et Struma. Durant
des années, voire des décennies, la propagande sioniste a raconté que
les réfugiés juifs à bord de ces deux bateaux avaient préféré
mourir, après qu'on leur eut interdit de débarquer dans ce qui allait
devenir Israël et qu'ils avaient décidé de se faire sauter. La
propagande sioniste la plus haineuse accusa les Anglais de tout et
n'importe quoi, jusqu'y compris d'avoir soi-disant miné le Patria
et torpillé le Struma. Les paroles de Ben Gourion, en mai 1942,
avaient été prises au pied de la lettre : « Israël ou la mort ».
Ceci signifiait en fait que les sionistes ne laissaient aux Juifs
d'Europe d'autre choix que de mourir ou d'immigrer en Palestine.
A bord du Patria, il n'y avait pas moins de deux mille
fugitifs, pour l'essentiel des juifs de Tchécoslovaquie et d'Allemagne.
Le navire mouillait au port de Haïfa, en novembre 1940, avant de mettre
le cap vers l'île de Mavriki. L'Angleterre, puissance exerçant la
souveraineté en Palestine, ne pouvait laisser entrer un tel nombre
d'immigrants illégaux contre la volonté du peuple palestinien, mais
elle ne voulait pas, pour autant, que les juifs mourussent, c'est
pourquoi elle décida de déporter les réfugiés sur une île de l'Océan
indien, en attendant la fin de la guerre. Mais le commandement de la
Hagana, organisation illégale de combattants juifs, qui deviendra par
la suite l'armée israélienne, décida d'empêcher par tous les moyens
cette "déportation" (terme plus approprié: transfert), et à
cette fin, elle recourut aux mines pour couler le Patria. La décision
avait été approuvée par le "ministre des affaires étrangères"
de la communauté juive Tchertok-Sharett, en réponse à la proposition
de Shaul Avigur, qui dirigera plus tard les services secrets israéliens.
Meir Mardor installa la mine dans la cale du bateau, et déclencha
l'explosion à environ neuf
heures du matin. Le vaisseau coula en une dizaine de minutes, entraînant
dans la mort deux cent cinquante fugitifs.
Sans un enchaînement de circonstances, il y aurait eu encore
plus de victimes. La Hagana voulait utiliser une mine beaucoup plus
puissante, mais elle ne put l'acheminer à bord du Patria, à
cause de la surveillance intensive du port par l'armée anglaise. Ils ne
purent pas non plus faire exploser la mine en pleine nuit, sinon il n'y
aurait eu vraisemblablement aucun survivant. « Par respect pour la
solidarité nationale, les (sionistes) opposés à cette mesure extrême
gardèrent le silence », écrit Beit-Tsvi, même lorsque les sionistes
essayèrent d'en faire retomber la responsabilité sur... les Anglais,
qui avaient sauvé avec une abnégation incroyable les malheureux
passagers du Patria...
On ne connaît pas avec précision le sort du
Struma, car
il y eut un seul rescapé. Mais Beit-Tsvi pense que dans ce cas là,
aussi, le sabotage est hautement probable. (De nos jours, on raconte généralement
que ce navire aurait été torpillé par erreur par un sous-marin soviétique...).
La direction sioniste prit très calmement la nouvelle de la disparition
tragique des réfugiés du Patria
: « Ils ne sont pas morts en
vain », déclara Eliahu Golomb. Toutefois, il convient de préciser
qu'il ne s'agissait pas de leur belle mort, mais qu'on les avait
"fortement aidés" à mourir. « Le jour de la déportation
des réfugiés à bord de l'Atlantique, ajouta Eliahu Golomb,
traduisant scrupuleusement le credo sioniste, fut plus noir encore que
celui où moururent les réfugiés du
Patria. Mieux vaut, tout
compte fait, que les juifs meurent, si on ne peut les importer en Israël.
»
Beit-Tsvi retrace ensuite les efforts déployés par les juifs
orthodoxes américains, en octobre 1943, auprès du président Roosevelt
et des milieux du pouvoir à Washington, afin de solliciter de
C'est poussé par des événements plus contemporains que
Beit-Tsvi s'est attelé à l'écriture de son ouvrage, en 1975. À cette
époque, Israël et
l’establishment
sioniste menaient une
guerre acharnée pour la fermeture des portes de l'Amérique devant les
juifs soviétiques candidats à l'émigration ; guerre qui ne fut
finalement couronnée de succès qu'en octobre 1989. Comme aux jours de
la Deuxième Guerre mondiale, les sionistes déniaient aux juifs le
droit de choisir: ils devaient obligatoirement venir vivre en Israël. A
cette fin, ils ne reculaient devant absolument rien : ni devant
l'attisement des braises de l'antisémitisme dans des pays où vivaient
des communautés juives, ni devant le harcèlement des Etats qui se
seraient montrés enclins à accueillir des émigrants juifs sur leur
territoire...
Ce court article aura deux conclusions. La première sera consacrée
au problème plus général de la relation historique entre les
sionistes et les nazis. Le sionisme, en particulier son aile droitière
(celle qui gouverne actuellement en Israël) a toujours su trouver un
terrain d'entente avec le fascisme[7].
Au cours des dernières décennies, cela s'est manifesté à travers
l'assistance militaire et technologique apportée par Israël aux régimes
militaro-fascistes d'Amérique Latine, du Chilien Pinochet jusqu'aux
coupe-jarrets du Salvador, ou, un peu avant, son union d'action avec
Jacques Soustelle et l'OAS, qui fut à l'origine du divorce entre les
sionistes et la France du général de Gaulle. Notons que jusqu'à la
Deuxième Guerre mondiale, les membres des organisations sionistes de
droite étaient des admirateurs de Mussolini, auquel ils avaient offert
leur assistance dans sa guerre contre l'Angleterre.
Avec les nazis d'Hitler, les sionistes ne trouvèrent pas de
terrain d'entente, et l'histoire n'a pas encore établi l'existence éventuelle
de contacts entre les sionistes et les hitlériens, à la notable
exception des exploits célèbres de Kastner et Brand, deux émissaires
sionistes en Hongrie, qui passaient du bon temps en compagnie d'Eichman
et Vislitsen. Et bien qu'ils aient fait objectivement le jeu des nazis,
en convenant avec eux de passer sous silence l'extermination des juifs
de Hongrie, en échange de promesses mensongères d'Eichman et de
nombreuses autorisations de sorties pour leurs proches, ils ne se
sentaient pas, bien entendu, subjectivement nazis. Dans les années
soixante, le Dr Kastner intenta un procès contre un journaliste israélien
qui
Toutefois, ce dont Beit-Tsvi accuse les sionistes, c'est d'indifférence
envers les victimes, et (certainement) pas de liens directs avec les
nazis, liens dont certains propagandistes de l'antisionisme soutiennent
qu'ils auraient bel et bien existé.
Le seconde conclusion a trait à l'histoire des juifs d'Irak, qui
démontre que même durant les années d'après-guerre, les sionistes
n'ont reculé devant rien afin d'atteindre leurs buts et n'ont pas épargné
"leur propre peuple". Cette histoire est décrite en détail
par un journaliste israélien célèbre, du nom de Tom Segev, dans son
ouvrage intitulé
1949, auquel il faut ajouter le livre
Le
Fusil et le rameau d'olivier, écrit par le correspondant au
Moyen-Orient du journal britannique
Guardian, David Cherst (éditions
Faber & Faber, 1977).
L'émigration en masse des juifs d'Irak avait été obtenue par
le recours à une escalade d'explosions de plus en plus puissantes dans
les synagogues de Bagdad. Avec le temps, il s'avéra que les attentats
étaient réalisés par des agents des services de renseignement israéliens.
Un autre facteur puissant avait été une campagne incessante de
communiqués publiés dans la presse américaine pro-sioniste au sujet
"des pogroms menaçants" en Irak (cela évoque puissamment les
discours sur les pogroms imminents, en Russie, en 1990 !). Sasson
Kadduri, grand rabbin d'Irak, a écrit dans ses mémoires :
Vers la mi-1949, une guerre de communiqués se déchaîna en
Amérique, et ce n'était pas une plaisanterie. Les dollars américains
devaient sauver les juifs irakiens, sans égard à la question de savoir
s'ils avaient besoin d'être sauvés... Tous les jours, il y avait des
pogroms, certes, mais... uniquement dans les pages du New York Times et dans les dépêches provenant de Tel Aviv ! Pourquoi
ne
nous a-t-on jamais rien demandé ? Nous leur aurions dit, nous ! En
Irak, des agents sionistes commencèrent à se manifester, suscitant des
tensions dans le pays et promettant monts et merveilles aux juifs
irakiens. Des efforts en vue d'obtenir l'autorisation d'une émigration
massive commencèrent à être déployés, on commença aussi à accuser
le gouvernement irakien de "persécuter les juifs".
C'est
pourquoi il est toujours intéressant de se remémorer l'histoire, en
ces journées de juin, et il est encore beaucoup plus important encore
de rafraîchir la mémoire de ceux qui auraient une (fâcheuse) tendance
à l'oublier...
Conclusion. Mentir ne sert à rien. Celui qui est menteur ici-bas est appelé menteur dans les cieux. L’histoire du monde toranique est une histoire tronquée. La Bible (dont l’Ancien Testament) n’est pas la Bible originelle donnée au prophète Mochè (sur lui la Paix !). Au jour des Comptes, les menteurs n’auront pas de place auprès du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes. De même celui qui enseigne, propage, le mal et la turpitude. De même celui qui enduit les gens dans l’erreur. Le monde toranique n’a-t-il pas enduit en erreur les suivants du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) en affirmant et prétendant l’avoir mis à mort (Coran IV 157) ? Écrire l’histoire de son peuple est une lourde responsabilité. Que dire de celui qui tronque l’histoire de son peuple ? De lui-même ? Sa honte ne sera-t-elle pas dévoilée au Jour des Comptes ? A la lumière de ce qui vient d’être dit, c’est une autre présentation de l’histoire qui vient de nous être fait. Une présentation qui n’a rien à voir avec les manuels d’histoire des écoles. Sauver une vie, n’est-ce pas important ? Et que dit ou disait la Bible à ce sujet (Coran V 32 ; Cf. Abboth de Rabbi Nathan, version A, XXXI (édition Schechter, 1887, 46 a) ; Mishna, Sanhedrin, IV, 5 ; Talmud de Babylone, Kiddushin, § 1) ? Condamner des hommes à la mort, faire mourir des innocents, n’est-ce pas un crime odieux ? Faire sa publicité sur le malheur des autres n’est-ce pas abomination ? Les gens du Partissisme sont friands de ce genre de chose. Pourtant, l’erreur, le mensonge, ne sauraient perdurer. Le mensonge n’est-il pas une de ces choses avec lequel viendra le Faux-Messie à la fin des temps ? N’est-il pas écrit quelque part dans la Bible, et concernant les suivants de l’Impie, du Faux-Messie : Aussi Dieu leur envoie une puissance d'égarement, pour qu'ils croient au mensonge, 12 afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice, soient condamnés. (Bible. 2Thes. 2/11-12) ? A notre époque, et vue les évènements vécus, on peut croire que certaines gens du monde biblique souhaitent vivement l’arrivée prochaine de leur maître, du Faux-Messie !
Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce
qu'Il aime et agrée !
[1] Moïse et
Aaron. Point
de divinité, de dieu que Dieu ! *Droits de reproduction et de diffusion réservés ; © Le Carrefour
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17/05/07
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