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Etudes

Le Prophète de l'Islam dans la Bible

Selon les Textes bibliques.

Dis : "O gens de la Bible, venez-en à un dire qui soit commun entre nous et vous : que nous n'adorions que Dieu, sans rien Lui associer, et que parmi nous nul n'en prenne d'autres pour seigneurs en dehors de Dieu." (Coran III 64)

La description de Mohammad  

selon les Écritures bibliques


Au nom de DIEU, Hachem, Allaha,
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

 

P


oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]

  Actuellement, nous trouvons cet évangile traduit en plusieurs langues. Les gens de l’Évangile, les Dignitaires religieux lui accordent aucune sorte de crédibilité. Ils feignent même de l’ignorer. Pourtant, l’ensemble du monde biblique est à l’affût de textes anciens. Trouve-t-on, à notre époque, quelque part en terre de Châm (Syrie, Palestine, Liban, Jordanie) un écrit biblique, alors l’ensemble du monde biblique est prêt à dépenser des sommes colossales pour se l’approprier ? Pour éviter qu’il tombe entre les mains des gens du Coran…

   Ceux qui ont supprimé la description et les attributs du Prophète annoncé dans les Écritures anciennes, portent une lourde responsabilité. N’est-ce pas un crime contre l’Humanité ? à sa mémoire ? Une atteinte à la liberté de penser ? Les premiers : les Fils d’Israël, les Judaïsés, les gens de la Thora, les seconds, les gens de l’Évangile, les Édomites (et par extension les italiens et les grecs).

   Au temps du Prophète, la communauté juive de Médine entendait la Révélation descendue sur ce Prophète ‘attendu’ évoquer la Révélation faite à Moïse[5], et savaient que ni le Prophète, ni sa famille, ni son peuple ne connaissaient ces choses ; ils avaient la preuve que Celui qui révélait ces choses à Mohammad était aussi Celui qui S’était adressé à Moïse. De plus, ils n’ignoraient pas que le Prophète était « illettré »[6], qu’il ne connaissait ni la lecture ni l’écriture, qu’il naquit et grandit parmi un peuple fait d’illettrés [dont la civilisation, jusqu’à la Révélation du Coran, n’avait jamais reposé sur aucun Livre révélé].

   Or, il est plus conforme à la Sagesse de Dieu de considérer qu’une telle description des croyants des gens du Livre (ou de la Bible), Fils d’Israël[7], est suivie de la description dans le Coran, en termes de blâmes et de condamnation, des « impies dissimulateurs » parmi ces Gens, en particulier, les Docteurs Juifs de Médine, les Docteurs de la Loi qui possédaient les sciences leur permettant de reconnaître les caractéristiques de la Prophétie dans la manifestation de Mohammad, fils d’Abd Allah (sur lui Prière et Paix !) ; mais qui s’obstinaient à nier et à dissimuler[8] leurs connaissances aux autres Juifs afin de les empêcher de savoir ce qu’il en est véritablement. Dans leur égarement, ils iront jusqu’à écrire à la communauté juive d’Irak et de Châm, leur demandant de rester ferme dans leur religion, et de s’abstenir surtout de suivre ce Prophète d’Arabie annoncé dans leurs Écritures. Pourquoi ? Parce qu’ils étaient jaloux au fond d’eux-mêmes, envieux, de voir que le destin allait favoriser, en cette fin des temps ; un descendant d’Ismaël, au lieu de favoriser un descendant d’Isaac (Ishâq)[9]. Mais le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes fait ce qu’Il Lui plaît !  

   Le moment est venu de préciser un point essentiel. Les Écritures anciennes (la Bible) reconnaissent que le Sceau de la Prophétie a été dès « le premier jour ». La « mise en place » est affaire de chronologie[10]. Ce qui compte, c’est ce ce qui préside à la Création. Et ce qui préside à la Création, c’est l’Alliance qui prime tout. Sans Alliance, pas de Création. De même, et dans un langage biblique et hébraïque, sans Berîth, pas de Beréchîth.

   Il fut révélé, dit-on, au Messie[11] :
   "O Ichoua[12] ! crois en Mohammad et commande
   à celui qui le rencontrera de ta communauté ; qu'il croit en lui.
   Si ce n'était Mohammad, Je n'aurai pas créé le Paradis et le Feu.
   J'ai créé le Trône sur l'eau et il s'agita. J'ai alors écrit sur lui :
   "Point de divinité excepté Dieu, Mohammad messager de Dieu", et à lui de se tranquilliser."

   Cette parole se passe de commentaire. Si ce n’était le Prophète Mohammad[13] (sur lui Prière et Paix !) le Feu et le Paradis n’auraient pas été créés. Et par extension l’Univers et tout ce qu’il contient. C’est par l’Alliance que tout fut créé[14]. L’Alliance divine est antérieure à toute Création effective. Elle en est le nécessaire fondement. Et cette thèse est si justifiée, qu’elle apparaît liée dans l’enseignement coranique à l’idée d’une Création antérieure[15]. D’autres mondes ont précédé le monde actuel. Ils ont été détruits. La cause de leur disparition, de leur destruction totale, réside dans l’absence d’Alliance[16] et d’Obtempération aux ordres divins…
   Pour s’apercevoir de l’existence de la lumière[17], il faut qu’il y ait propagation de cette lumière. Commentant la parole coranique (Coran II 268), Abd Allah fils de Mas’oûd de dire : « Il est une « touche » qui provient du Roi [Dieu] et il en est une qui provient de Satan. La « touche » du Roi est promesse de bien et reconnaissance du Vrai ; celui qui est effleuré, qu’il louange Dieu. La « touche » de Satan est menace de mal et négation du Vrai ; celui qui en est effleuré, qu’il cherche refuge en Dieu ».  (à suivre)

Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Dans son commentaire, Rachi de prétendre :
   "Il a brillé du Seïr, pour eux." Il s'est dressé d'abord aux enfants d'Esaü pour leur offrir la Tora, mais ils l'ont refusée.
   "Il a resplendi pour eux de sur le Mont Paran." Car Il est allé là et l'a offerte aux enfants d'Ismaël, ils l'ont refusée.
   Selon Elie Munk : ILS FURENT ENREGISTRES SELON LEURS FAMILLES. Rachi explique : « Ils présentèrent leurs documents généalogiques et des témoins pour confirmer leur ascendance, pour être enregistrés chacun dans sa tribu. » Le Midrach Yalkout ajoute : « Au moment où Israël reçut la Thora les peuples du monde en furent jaloux : « Et pourquoi, demandèrent-ils, (Israël) est-il appelé à s’approcher plus que nous ? » ; le Saint, Béni soit-Il, leur répondit : « Présentez-moi, comme il le fait, vos documents généalogiques ». Aussi la fin du Lévitique, qui indique : « telles sont les mitzwotth que l’Eternel donna à Moïse pour les enfants d’Israël au Mont Sinaï » est-elle suivie immédiatement, au début du présent livre, par l’ordre donné à Moïse, dans le désert du Sinaï de « faire le relevé de toute la communauté des enfants d’Israël » ; ce sont les documents fournis qui témoignèrent qu’Israël avait mérité la Thora. »
   Parmi les nations, l’arbre généalogique ne remonte pas au père, souvent inconnu, mais à la mère ; ainsi la Thora, quand elle nous parle des fils d’Ismaël et leurs princes, s’exprime-t-elle en ces termes (Gen. XXV,16) : les peuplades, parmi les nations, sont appelées d’après la mère. (V. Voix de la Thora. Edit. Fondation Samuel et Odette Lévy.).
   Abd Allah fils de Kathîr rapporte avoir entendu Moudjâhid expliquer ainsi ce verset : « Ils n’ont pas apprécié Dieu à Sa juste Valeur quand ils ont dit : « Dieu n ’a jamais rien fait descendre sur un homme ! » : c’était là les paroles dites par les associateurs qoreichites ;
   « Dis [leur] : Qui donc fit descendre le Livre que Mochè a apporté en guise de lumière et de guidance pour les hommes, qu’ils [les judaïsés] mettent en des parchemins qu’ils exhibent tout en dissimulant beaucoup ? » : il s’agit là des Juifs qui exhibent ces parchemins tout en dissimulant une grande partie [de ce qui s’y trouve énoncé].
[6] Au Seigneur des mondes de révéler : "O Fils d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés. Et remplissez Mon pacte; Je remplirai votre pacte (ou alliance). Et c'est Moi que vous devez redouter." (Coran II 40)
   Quel était ce pacte conclu entre le Saint d'Israël et les Fils d'Israël ? Sinon cette parole divine qui a été révélé au prophète Moché (Moïse)  (sur lui la Paix !) :
   "Je vais, certes, envoyer d'entre les Fils d'Ismaël un prophète illettré. Celui donc qui l'aura suivi et confirmé la lumière (le Coran) avec laquelle il est venu, Je lui pardonnerai son péché et le ferai entrer dans le Paradis, et lui accorderai de salaire : deux salaires".
[7] Je verrai quel sera leur avenir (Deut. 32:20). Dans le livre Keli Yakar, il est écrit : Le peuple juif porte trois noms : Israël, Jacob et Yechouroun. Le Saint, béni soit-Il, dit : « Si Je prends les trois dernières lettres de ces trois noms, cela forme le mot lavan (blanc) », ce qui signifie : grâce aux mérites de Jacob, les péchés d’Israël seront blanchis et pardonnés. Si le peuple juif persiste à pécher, alors les lettres du mot lavan s’inverseront pour composer le mot naval qui veut dire « avili » et « impie ». Le verset dit d’ailleurs ; Car ils sont une génération de perversions (Deut. 32:20). Israël est un peuple qui a transformé lavan en naval. (Op. cit. p. 932).
[8] et « ils ont encouru ainsi Colère [divine] sur Colère ». (Coran II 90).
   D’après le fils d’Abbas, « ils ont encouru ainsi la Colère divine pour avoir nié la vérité de ce Prophète après avoir déjà encouru la Colère divine pour avoir négligé la Thora »
   Cha’bî a dit : « Au jour de la Résurrection, les hommes seront répartis en quatre demeures spirituelles : il y aura celui qui aura « nié et couvert » la vérité de Jésus tout en croyant à Mohammad  et qui n’aura qu’une seule récompense. Il y aura celui qui aura nié et dissimulé la vérité de Jésus et celle de Muhammad et qui encourera Colère divine sur Colère. Il y aura enfin l’associateur arabe [de l’Ignorance], qui aura nié la vérité de Jésus mais qui sera mort avant la venue de Mohammad et qui n’encourra qu’une seule Colère ».
   D’après d’autres commentateurs, la première Colère divine encourue par les Juifs est due à leur rejet de l’Evangile et de Jésus [voir au verset II 87] et d’après d’autres, elle est due au fait que certains d’entre eux s’adonnèrent au culte du Veau d’Or [voir II 54]. Tous sont unanimes pour considérer que la seconde Colère divine est due à leur attitude de « mécréance » (koufr), c’est-à-dire de négation et de dissimulation à l’égard de Mohammad (sur lui Prière et Paix !).
[9] Un imminent savant, Razi (que Dieu lui fasse miséricorde !) nous dit :
   "(Dieu exalté soit-Il !) a mit la perfection de la puissance spirituelle dans une des branches de la postérité d'Adam (sur lui la Paix !), en Seth-Chîth (sur lui la Paix !) et ses enfants jusqu'à Hénoch-Idris (sur lui la Paix !) ; puis jusqu'à Noé (sur lui la Paix !) ; puis jusqu'à Abraham (sur lui la Paix !) ; à partir d'Abraham (sur lui la Paix !) cette puissance parvint à deux rameaux : celui d'Ismaël (sur lui la Paix !) et celui d'Itzhaq-Isaac-Ishâq (sur lui la Paix !). Alors Dieu (exalté soit-Il !) fit d'Ismaël (sur lui la Paix !) le principe de l'apparition de l'esprit de sainteté en faveur de Mohammad (sur lui Prière et Paix !) ; et Il fit d'Itzhaq (sur lui la Paix !) le principe de deux rameaux : celui de Ya'qov-Jacob-Ya’qôb (sur lui la Paix !) et celui d'Esaü ; Il plaça la prophétie dans la postérité de Ya'qov (sur lui la Paix !) et la royauté dans celle d'Esaü. Cet état de choses dura jusqu'au temps de Mohammad (sur lui Prière et Paix !), à qui furent transmises, quand il apparut, la lumière de la prophétie et la lumière de la royauté..."
   Bien que détestant les Fils d’Ésaü, les Fils d’Israël ne pourront rien contre eux. De même contre les Fils d’Ismaël. Enfin, on a dit que Dieu (exalté soit-Il !) a révélé à Ya’cob (Jacob) (sur lui la Paix !) :
   "Certes, Je vais envoyer de ta descendance des rois et des prophètes,
   jusqu'à ce que J'envoie le prophète du Lieu sacré.
   Sa communauté construira le Temple de Jérusalem.
   Il est le sceau des prophètes et son nom sera Ahmad."
[10] Selon le fils d'Abbas (que Dieu l'agrée !) : "Lorsque Dieu voulut créer les créatures, abaisser la terre et élever les cieux ; Il prit alors une poignée de Sa lumière. Puis, Il lui dit : "Sois Ma bien-aimée Mohammad (sur lui Prière et Paix !) !" Cette lumière a alors tournée autour du Dais (divin)  5000 ans avant la création d'Adam, et elle disait : "Louange à Dieu !" Dieu le Très-Haut dit : "C'est pour cela que Je t'ai appelé Mohammad !"[de hamd, la louange]. Ensuite, il a créé la lumière d'Adam (sur lui la Paix !) de la lumière de Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Et a créé le corps de Mohammad (sur lui Prière et Paix !) de la terre d'Adam (sur lui la Paix !)..."
  Au Sceau de la Prophétie de déclarer un jour : "Je suis (mentionné) auprès de Dieu dans le Prototype du Livre en tant que Sceau des prophètes alors qu'Adam était encore couché dans sa "terre". Je vais vous dire ce que cela signifie : je suis l'invocation de mon père Abraham, la bonne nouvelle annoncée par Ichoua à son peuple, et la vision en songe de ma mère."
  On a dit : On rapporte que le Prophète a dit : "Je suis le premier des Prophètes à avoir été créé et le dernier à avoir été envoyé. " Et selon une autre tradition : " J'étais prophète alors qu'Adam était entre l'eau et l'argile."
[11] Cela se trouve confirmé par cette parole du fils d'Abbas (que Dieu l'agrée !), où le Seigneur a révélé à Ichoua (sur lui la Paix !) :…
   Selon Yaqubi, Héraclius envoya lui aussi une lettre au messager divin :
   « A Ahmad qu’annonce Ichoua, de la part de César, chef des Romaniens.
   Ton messager m’a remis ta lettre et j’atteste que tu es l’envoyé de Dieu. En effet, nous te trouvons mentionné chez nous, dans l’Evangile ; tu nous a été annoncé par Ichoua, fils de Marie. Or, j’ai invité les Romaniens à croire, mais ils ont refusé. Pourtant s’ils avaient écouté, c’eût été pour leur bien. J’aurais voulu me trouver à tes côtés pour te servir et te laver les pieds. » (Yaqubi, Tarih II p. 82 ; Pr. Hamidullah, corpus, n° 16).
[12] En araméen et en syriaque. Également : Aichoua. Francisé : Jésus. En arabe biblique Yasou’a. Coranique : ‘Iça (d’où Issa).
[13] Dans les Ecritures bibliques ? on parle aussi (et plutôt) du « mérite d’Abraham ». Les gens de l’Evangile n’aiment pas cette parole du fils d’Abbas. Pour eux, il est préférable de parler du « mérite » du fils de Marie, lequel a été élevé au rang de « fils » de la Divinité. Dans le cas contraire, son rôle serait relégué au second plan !
  Chez nous, les « Autonomistes » (ou Indépendantistes, c’est-à-dire ceux qui refusent absolument de suivre une Ecole Juridique (ou du Monothéisme (Tohîd)) quelconque : salafites, wahhabites, taymiyites, etc. ), n’apprécient que peu cette parole. De même, certains traditionnistes (mouhaddices).
[14] « Une chose empêcha cette fusion, et maintint les Hébreux parmi les peuples : ce fut l’élaboration du Talmud (...) Sans la Loi, sans Israël pour la pratiquer, le monde ne serait pas, Dieu le ferait rentrer dans le néant ; et le monde ne connaîtra le bonheur que lorsqu’il sera soumis à l’empire universel de cette loi, c’est-à-dire à l’empire des Juifs. Par conséquent, le peuple juif est le peuple choisi par Dieu comme dépositaire de ses volontés et des désirs ; il est le seul avec qui la Divinité ait fait un pacte, il est l’élu du Seigneur. Au moment où le serpent tenta Eve, dit le Talmud, il la corrompt de son venin. Israël, en recevant la révélation du Sinaï, se libère du mal : les autres nations n’en peuvent guérir. Ainsi, si elles ont chacune leur ange gardien et leurs constellations protectrices, Israël est placé sous l’oeil même de Jéhovah, il est le fils préféré de l’Éternel, celui qui a seul droit à son amour, à sa bienveillance, à sa protection spéciale, et les autres hommes sont placés au-dessous des Juifs : ils n’ont droit que par pitié à la munificence divine, puisque, seules, les âmes des Juifs descendent du premier homme... Les biens confiés aux nations appartiennent en réalité à Israël, ... » (Bernard Lazare « L’Antisémitisme, son histoire et ses causes » 1894. (éd. de la Vieille Taupe, Paris, 1985), p. 14.)
   Arbanel dit : « Le peuple élu est digne de la vie éternelle, les autres peuples sont semblables aux ânes » (V. Dans son Comm. du Hos. IV, Fol. 230, col. 4.).
   [A la lumière du Coran, on s’aperçoit que tout ceci n’est que mensonge et vanité. Le peuple d’Israël n’est pas le seul peuple avec qui le Seigneur des mondes a fait un pacte. Que doit-on dire des gens de l’Évangile ? Il n’est plus, après la venue du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !), le peuple élu du Seigneur. Et par là, il n’est plus le peuple choisi par Dieu comme dépositaire de ses volontés et des désirs, l’élu du Seigneur, le fils préféré de l’Eternel, celui qui a seul droit à son amour, à sa bienveillance, à sa protection spéciale. Tout cela est devenu l’héritage de la Communauté du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Naguère, le peuple d’Israël avait une place de choix auprès du Saint et Seigneur d’Israël. Mais tout cela est bien révolu. La nouvelle loi parle d’une communauté de gens et non d’un peuple distinct. Où tous y sont égaux. Pour preuve :
     Selon le Sceau de la Prophétie : « Je suis envoyé pour le Rouge et le Noir ». « L’Arabe n’a de mérite vis-à-vis du Persan, ni le Persan vis-à-vis de l’Arabe, ni le Noir vis-à-vis du Rouge, ni le Rouge vis-à-vis du Noir que par la crainte [de Dieu] ». « O hommes, votre Seigneur est un, votre père est un, vous êtes tous d’Adam et Adam est de poussière. Le plus digne devant Dieu est celui d’entre vous qui (Le) craint le plus. »
   Contrairement donc à l’enseignement des rabbis, tous sans exception, sommes des Fils d’Adam.
  Selon Elie Benamozegh : « La religion chrétienne est une fausse religion qui se prétend divine. Il n’y a pour elle et le monde qu’une voie de salut, revenir à Israël  » ;
   Memmi : « Votre religion est aux yeux des juifs un blasphème et une subversion. Votre Dieu est pour nous le Diable, c’est-à-dire le condensé du mal sur la terre ».
   Au sujet de la personnalité du fondateur de la religion chrétienne, le Dr D. Hofmann ajoute encore les considérations suivantes : « Chaque homme objectif doit reconnaître qu’il n’a pas agi pour l’accomplissement de la loi de la Thora, mais qu’il a fondé une toute nouvelle religion. La constitution du christianisme était donc, d’après les paroles de la Thora, une épreuve pour Israël. Israël s’est bien tiré de cette épreuve. Mais l’expansion victorieuse qui a suivi et le règne mondial de la religion mondiale de la religion chrétienne ont toujours été une pierre d’achoppement pour la fidélité d’Israël et pour son attachement à Dieu et à la Thora. Israël a persisté et ne chancellera jamais dans sa foi. » (V. La Voix de la Thora. Le Deutéronome. p. 129).
   Autres propos :
   Sforno souligne que, bien que les Juifs doivent dominer complètement les peuples, ils ne leur feront aucun mal ni ne les chasseront de leur pays. Mais Israël ne voudra vivre qu’en Terre Sainte, héritage de ses ancêtres et qui n’est hospitalière qu’aux habitants juifs, ainsi qu’il est écrit : vos ennemis, qui l’occuperont, s’en désoleront (Lévitique 26, 32). Toujours selon Sforno : La clarté et l’acuité de l’enseignement de la Tora d’Israël subjugueront les nations au point qu’elles se sentiront obligées d’admettre que la vérité est avec les Juifs.
   [Combien le Saint et Seigneur d'Israël est au-dessus de ce qu'ils décrivent ! Jamais le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes permettra la réalisation de tels rêves… La Thora appartient au passé, le Coran à l’avenir.]
  Et concernant le commentaire d’une parole du Psautier : Jette des royaumes sous nos pieds. On nous dit : ...Les nobles conspirent pour tyranniser et opprimer Israël, ils sont donc condamnés à se trouver sous nos pieds. Les gens du peuple, qui n’ont pas eu l’initiative de la persécution, mais se sont contentés de suivre leurs cruels dirigeants, seront à présent menés, dirigés et guidés par Israël.
   [Interprétation toute personnelle]
   Selon Epiphanius : Israël, selon ses rabbins et ses guides, a un destin religieux et une mission à accomplir auprès des goïm, les non juifs, qui est de les éclairer avec les principes talmudiques dont dérivent les droits de l’homme, dans l’attente de l’époque messianique à venir qui verra la divination du peuple juif :
   « Le Juif pourrait être défini par ses responsabilités devant Dieu, devant l’histoire, devant son peuple, devant l’humanité...
   ...L’éthique juive est l’une de celles qui donnent à l’homme la place la plus élevée dans la création. C’est par lui [le Juif] que le monde, et tout ce qu’il contient, existe. C’est afin qu’il se réalise, concrétisant ainsi l’époque messianique, que l’univers a été créé...
... D’autre part l’histoire juive est un rappel constant à cette responsabilité des Juifs. Depuis Abraham qui intercédait pour Sodome et Gomorrhe jusqu’aux sacrifices présentés au Temple par les 70 nations du monde, les exemples ne manquent pas dans nos textes bibliques d’intervention des Juifs en faveur des frères non juifs. Depuis lors, à tort ou à raison, le monde non-juif a souvent (trop souvent) considéré le peuple juif comme responsable de tous les évènements (surtout les mauvais). La tradition juive nous impose d’être un exemple pour toutes les nations, de nous comporter comme un peuple de prêtres, elle souligne clairement quel doit être notre rôle dans l’humanité...
   C’est ce sens de la responsabilité qui a donné naissance au B’nai B’rith [v] et qui explique sa longue histoire ». (Extrait d’un opuscule édité par le B’nai B’rith européen, cit. in Emmanuel Ratier, « Mystères et secrets du B’nai B’rith », ed. Facta, 37, rue d’Amsterdam, Paris, 1993, pp. 68-9.
   Nous dirons : Tout cela est faux. Que pure prétention. Et combien le Saint et Seigneur d'Israël est au-dessus de ce qu'ils décrivrnt ! En effet, le Coran a aboli les lois contenues dans la Thora. De même, la mission dont se réclament les rabbis a été transmise depuis plusieurs siècles aux Fils d’Ismaël, et par extension au monde arabe. Tout cela n’est pas à re-faire. Quant au monde ismaélo-arabe, ce bienfait divin à leur égard, les oblige donc : 1°) à accomplir cette mission auprès des nations, peuples, tribus, etc. 2°) à s’imposer à eux-mêmes, vu que le Prophète attendu est issu de leurs rangs, et plus que d’autres ; une ligne de conduite irréprochable, d’être des exemples pour toutes les nations, les peuples, les tribus, etc. L’erreur n’est pas permise. 3°) à partir de là, le Coran et la Tradition soulignent tous deux clairement quel doit être leur rôle dans l’humanité, soit : appeler uniquement les gens au Sentier du Seigneur de l’Univers… 4°) Il est faut de prétendre et d’affirmer, haut et fort, que : C’est par lui [le Juif] que le monde, et tout ce qu’il contient, existe.  Rien d’autre : c’est par la bonne parole : Point de divinité sauf Allah – Mohammad est le messager de Dieu, que le monde, et tout ce qu’il contient, existe, vit. Par la présence du divin Créateur et non celle de Sa créature.
   L’ère messianique : Sforno estime que les nations auront tout à gagner de la domination juive. Elles se trouveront sous notre conduite intelligente et suivront le chemin tracé par nos pieds, selon les paroles du prophète : Vous serez appelés prêtres de HACHEM, on vous nommera ministres de notre Dieu (Isaïe, 61, 6).   [A l’ère messianique, même si les peuples cherchent à se repentir et à se convertir au judaïsme, ils demeureront sous l’autorité d’Israël. La Halakha stipule en effet qu’à l’époque du Messie, on n’acceptera plus les convertis. (Yebamot 24b), on présumera qu’ils ne sont pas sincères et qu’ils ne sont attirés que par la puissance d’Israël. Les convertis ne peuvent se joindre à notre peuple sur un pied d’égalité que s’ils le font à un moment où nous sommes méprisés et foulés aux pieds. Ceux qui sont prêts à partager notre malheur pourront plus tard partager les fruits de notre gloire.] (V. la bible commentée. Tehilim. Edit. Colbo.).
   L’époque messianique, tant attendu arrivera. Mais qui pourra la supporter le jour où elle arrivera ? En ce jour terrible, deux voies se proposeront aux humains. La première sera celle de la Vérité représentée par le Messie, fils de Marie. La deuxième sera celle de l’Obscurantisme et de l’Egarement, représentée, elle, par le Faux-Messie. Ce jour, sera un jour de troubles, de désespoir et de perdition pour bon nombre de gens.
[15] Selon la parole coranique : Quand ton Seigneur tira une descendance des reins d’Adam, Il les fit témoigner contre eux-mêmes : « Ne suis-je pas votre Seigneur ? » (Coran VII 172). Sa’îd fils de Djoubayr rapporte que le fils d’Abbas a dit : « Lorsque Dieu créa Adam (sur lui Prière et Paix !) Il prit son engagement, puis passa la Main (masaha) sur son dos et en tira ses descendants de la taille de minuscules fourmis. Il inscrivit leur terme, ce dont ils allaient être pourvus [en ce monde] et ce qui allait les frapper, et Il les fit témoigner sur eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? (Coran VII 172) » et ils répondirent :  "Que si ! " »
   Un sceau de la foi, scellé par Dieu même, que tout individu porte en son cœur dès sa naissance. Venant de cet engagement du « monde des esprits », et alors qu’il n’était, à l’époque, qu’un corps subtil. Dieu “extrait des reins d’Adam” sa postérité future, non encore née, pour lui faire répondre par l’affirmative “oui” à Sa question “ne suis-Je pas votre Seigneur ?” Affirmation avant toute chose de Son unicité, de Sa Seigneurerie totale sur Sa créature et sur Son univers, visible ou invisible. Au jour des Comptes, l’Athée, le Mécréant, l’Associateur, le Matérialiste, le Philosophe, etc., n’auront donc aucune sorte d’excuse. Car ce pacte leur sera rappelé et dévoilé au grand jour. Mais une fois dans son corps matériel, il a oublié... Un engagement verbal a été pris, puis une fois sur terre un autre engagement sera pris, une nouvelle fois ; et cette fois, à travers les Livres divins successifs. Plusieurs Livres divins sucessifs, et non avec la Thora seulement... N’est-il pas écrit quel que part dans les Écritures : – Un seul Dieu tu adoreras, et aimeras parfaitement. Et que fut-il commandé aux gens de la Bible, sinon :
   " Il  ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Dieu, "
   Et encore : "en purifiant pour Lui la religion, en sincères, "
   de même : "et d'établir la Prière et d'acquitter l'impôt (légal). Et voilà la religion de droiture !
   Certes, ceux des gens du Livre qui mécroient, ainsi que les associateurs : au feu de la Géhenne ! pour y demeurer éternellement. De toutes les créatures ce sont eux les pires !
   Quant à ceux qui croient, et font œuvres bonnes, ce sont les meilleurs de toute la création ! Leur récompense, auprès de Dieu, ce sont les jardins d'Eden, sous quoi coulent les ruisseaux, pour y demeurer toujours éternellement. Dieu les agrée et ils L'agréent. Voilà pour quiconque craint son Seigneur ! (Coran  XCVIII 5-8).
   A cette question : Avez-vous eu une vie antérieure ? On déclare dans le monde de l’Evangile :
   “Oui”, dit l’Église de Jésus Christ des saints des derniers jours, dont les membres sont communément appelés les Mormons. Un apôtre de cette Église, aujourd’hui décédé, James Talmage, a parlé des “nombreux témoignages scripturaires attestant que les esprits de l’humanité existaient avant leur épreuve terrestre. Ces intelligences vivaient et exerçaient leur libre arbitre avant de revêtir une enveloppe corporelle”.
   Aussi : “Nous ne nous en souvenons pas, explique Rex Lee, mais dans une vie antérieure nous existions en tant qu’esprits.” Selon la croyance mormone dite de la progression éternelle, grâce à une obéissance stricte l’homme peut devenir un dieu, un créateur comme Dieu. “Dieu lui-même a jadis été tel que nous sommes maintenant et est un homme exalté et siège sur son trône dans les cieux là-haut !” a expliqué Joseph Smith. “Il faut que vous appreniez comment être vous-mêmes des dieux, (...) exactement comme tous les dieux l’ont fait avant vous.” Le prophète mormon Lorenzo Snow a dit : “Ce que l’homme est, Dieu le fut ; ce que Dieu est, l’homme le sera.”
   Egalement : “Cette doctrine [d’une existence antérieure spirituelle], explique Joseph Fielding Smith, petit-neveu de Joseph Smith, n’est que peu perceptible dans la Bible (...) parce que de nombreuses choses claires et précieuses ont été retranchées de la Bible.” Et d’ajouter : “Cette croyance repose sur une révélation faite à l’Église le 6 mai 1833.” Par conséquent, tout en reconnaissant l’autorité de la Bible, l’Église mormone reconnaît que la Révélation n'a jamais cessé de descendre à travers les paroles de ses prophètes.
   Et encore : “Tous les hommes et les femmes sont (...) littéralement des fils et des filles de la Déité !”, a écrit Joseph Smith, neveu de Joseph Junior et président de l’Église de 1901 à 1918. “L’homme, engendré en tant qu’esprit et né de parents célestes, a été élevé jusqu’à son plein développement dans les demeures éternelles du Père avant de venir sur la terre, dans un corps de chair.”
      Selon la théologie mormone, toute l’humanité a existé en tant qu’êtres spirituels dans le ciel avant de venir sur la terre. La venue de ces êtres sur la terre a pour but de les éprouver, puis s’ils passent l’épreuve avec succès, ils seront élevés et pourront finalement devenir des dieux ayant chacun son propre monde. Les Mormons croient donc à l’existence non pas d’un, mais d’une pluralité de dieux, chacun dominant un monde. Brigham Young, deuxième président de l’Église, a dit un jour : “Combien y a-t-il de Dieux ?, je ne le sais pas. Mais de tout temps, il y a eu des Dieux et des mondes. Les hommes ont toujours connu les mêmes épreuves que les nôtres.”
   Quant aux gens de la Thora, à Jacob ben Isaac d’écrire : Nos sages disent : Toutes les âmes, y compris celles créées au commencement du monde, se joignirent pour prêter serment, afin que chacune prenne bien conscience de l’obligation de respecter la Torah et ne renie jamais cette promesse... (Le Commentaire sur la Torah. Tseenah ureenaht. Edit. Verdier. p. 903.).
   Le serment portait sur l’Unicité divine non sur un Livre divin (Coran VII 172). Et surtout pas la Thora.
[16] Les gens de la Thora sont devenus infidèles à l’Alliance et au Pacte du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes.
[17] Dans l’E.B., on nous parle de prophétologie. La prophétologie, soit la création primordiale de la lumière du Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) avant toute chose. La préexistence se retrouve également chez les gens de la Bible. Selon la doctrine, par exemple, des gens de la Thora : Existait avant la création du monde : la Thora, la Repentance, le Paradis, l'Enfer, le Trône de Dieu, le Nom du Messie et le Temple de Jérusalem. Le Judéo-christianisme admet la préexistence du "Vrai Prophète" qui, par mode, dit-on, de "métasômatose", passe de prophète en prophète jusqu'à la fin de l'histoire (Epiphane, Pan. Haer. XXX, 3). Le Christianisme traditionnel quant à lui professe la doctrine de la préexistence du logos de Dieu. Soit, tout ayant été fait dans l'Univers par l'intermédiaire du Messie et pour lui (V. Bible. Je. 1 et sv. ; lettres de Paul.).


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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12/10/06 .

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