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Le
Seigneur a révélé à Ichoua (sur lui la Paix !) : |
Si ce n'était
Mohammad, Je n'aurai pas créé le Paradis et le Feu. |
J'ai
créé le Trône sur l'eau et il s'agita. J'ai alors écrit sur lui : |
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Le Messie Ichoua fils de Marie (sur lui la Paix !) était-il un dieu, dieu d'une triade, de filiation divine ? Qu'était-il au regard de son peuple ? |
Pour l'Islam traditionnel, le fils de Marie est un être créé et engendré, semblable au reste des humains. Par conséquent il n'est pas Dieu, ni de filiation divine, ni la deuxième personne de la trinité. Il n'est pas l'Homme-Dieu ou un Dieu-Homme. Il est le fils de Marie, la vierge, la pure, l'"esclave" de Dieu. Son prophète et messager auprès des Fils d'Israël. Le Sceau des Prophétes d'Israël et le Sceau de la Sainteté universelle. Tout cela nous vous invitons à le découvrir à travers ce qui suit. Bonne lecture.
Le Seigneur de l'Univers a dit : « Je suis Celui qui n’a pas besoin d’association. » A David (sur
lui la Paix !) fut révélé de la part de son Seigneur :
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Préambule |
Les croyances de l'Islam traditionnel sur la personne du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). Qui est le Messie fils de Marie ? Le Coran comme la Tradition contiennent de nombreux versets, de nombreux textes qui parlent du Messie fils de Marie, de sa conception surnaturelle dans le sein de Marie, la vierge, la pure, de ses miracles merveilleux, de ses compagnons, de l'hostilité de son peuple à son égard, de son élévation, sain et sauf, corps et âme dans le Paradis divin. De son retour parmi nous à la fin des temps. |
Les Ecritures anciennes déclarent-elles qu'un Dieu ou un fils de Dieu doit descendre sur la terre ? |
Parmi les gens de la Bible, sans aucun doute.
Aussi à Celse (IIe s.) de leur déclarer : Parmi les chrétiens et les juifs,
il en est qui déclarent qu'un Dieu ou un fils de Dieu doit descendre sur
la terre pour justifier les hommes, les autres, qu'il est déjà venu :
idée si puérile en vérité qu'il n'est pas besoin d'un long discours pour
la réfuter. Prenons les choses de plus haut et raisonnons un peu. Je ne veux alléguer aucune nouveauté ; le m'attache à des idées depuis longtemps consacrées. Dieu est bon, beau, bienheureux ; il est le souverain bien et la beauté parfaite. S'il descend dans le monde, il subira nécessairement un changement : sa beauté se fera laideur, sa félicité misère, sa perfection infinité de défauts. Qui donc aspirerait à changer de la sorte ? Un changement et une altération de cette espèce sont incompatibles sans doute avec une nature mortelle ; mais l'essence immortelle demeure nécessairement identique à elle-même, immuable. Donc, un tel changement ne saurait convenir à Dieu. De deux choses l'une : ou c'est véritablement et effectivement que Dieu se change, comme ils disent, en un corps mortel ; or, comme nous venons de le dire, ceci lui est impossible ; ou bien, sans changer effectivement de nature, il fait en sorte qu'il paraisse transformé à ceux qui le voient, et alors il trompe et il ment. Mais la tromperie et le mensonge sont toujours dignes de blâme, à moins qu'on y recoure comme à un remède pour soulager des amis malades ou à l'esprit dérangé, ou comme à un expédient pour se débarasser de ses ennemis. Mais Dieu n'a pas pour amis des gens malades et d'esprit dérangé ; et, d'autre part, il ne redoute personne au point s'être contraint d'user de tromperie dans le danger. [ Juifs et chrétiens s'évertuent à justifier
la Rédemption, chacun de leur propre point de vue.] « Le monde, disent
les premiers, étant rempli de crimes, il faut que Dieu envoie quelqu'un
pour punir les méchants et laver toute souillure, comme il advint jadis
lors du déluge et la destruction de la tour de Babel. » [...] A cela les
chrétiens répondent par d'autres considérants : « C'est à cause des péchés
des juifs que le Fils de Dieu a été envoyé sur la terre, et ceux-ci, l'ayant
fait périr et abreuvé de fiel, ont déchaîné sur eux la colère divine.
» [Quoi de plus ridicule qu'un pareil débat ? ] Juifs et chrétiens me
font l'effet d'une troupe de chauve-souris, de fourmis sortant de leur
trou, de grenouilles établies près d'un marais, ou de vers tenant assemblée
dans le coin d'un bourbier et disputant ensemble qui d'entre-eux sont
les plus grands pécheurs. Ne croirait-on entendre ces bestioles dire entre
elles : « C'est à nous que Dieu révèle et prédit toutes choses. Du reste
du monde il n'a cure ; il laisse les cieux et la terre rouler à l'aventure
pour ne s'occuper que de nous. Nous sommes les uniques êtres avec lesquels
il communique par des messagers, les seuls avec lesquels il désire lier
commerce, car il nous a faits à son image. Tout nous esr subordonné, la
terre, l'eau, l'air et les astres ; tout a été fait pour nous et destiné
à notre office ; et c'est parce qu'il est arrivé à certains d'entre nous
de pécher que Dieu viendra en personne ou enverra son propre Fils pour
brûler les méchants et nous faire jouir avec lui de la vie éternelle.
» Un pareil langage serait assurément plus supportable de leur part de
vers et de grenouilles qu'il ne l'est dans la dispute des juifs et des
chrétiens... (Contre les chrériens. 41, 43, 44.. Edit. Phébus). |
Pour quelle raison l'Islam traditionnel réfute et rejette en bloc la divinité du Messie fils de Marie ? |
Pour plusieurs raisons.
Parmi elles : |
A quoi les exégèses se réfèrent-ils pour nous parler de la pleine et entière humanité du Messie ? |
Aux textes coraniques
en particulier. Mais les exégètes pensent, eux, que la naissance surnaturelle
du Messie ne justifie pas la divinité de ce dernier. En effet, dans le
Coran cett naissance est comparée à la création d'Adam, que Dieu forme
de poussière, et cet acte divin est plus merveilleux que la naissance
du Messie de sa mère. Pourtant, personne n'atribue la divinité à Adam
(sur lui la Paix !) (V. Coran III 59). |
Existe-t-il d'autres arguments ? |
Les exégètes, nous l'avons
vu, se réfèrent toujours aux Textes du Coran et la Tradition (arabe, sounnah).
Textes relatifs à l'existence historique du Messie, qui prouvent que celui-ci
était une créature, un être humain. Il est né, il a grandi, il est devenu
adulte... Il est entré dans le monde, dans l'histoire, par la naissance,
et il a passé de l'enfance à l'âge mûr. Il prenait de la nourriture et
il participait à la vie physique et matérielle comme le reste des humains. |
Selon la Révélation, le Messie aurait parlé à son peuple à l'état d'enfançon. La Bible ne le mentionne pas. Pourquoi ? |
A cause des paroles du Messie
à son peuple : « Je suis vraiment l'esclave de Dieu. Il m'a donné
le Livre (l’Evangile) et désigné prophète (cf. III 46, VI,
172). |
Quelles sont les raisons scripturaires ? |
Nous avons vu que la qualité
de "esclave", de créature, est confirmée par d'autres textes
coraniques, que l'on peut classer ainsi : |
Les déclarations du Messie dans le Coran. Quelles sont -elles ? |
Les déclarations du
Messie dans le Coran. |
Et les déclarations sur le Messie ? |
Toutes les déclarations proclament que tout
appartient à Dieu seul, tout a été créé par Lui, y compris le Messie lui-même
qui, par conséquent, ne possède aucun privilège, ne détient aucun pouvoir,
aucune force, aucune volonté et, de ce fait, Dieu peut l'anéantir complètement,
comme Il peut anéantir les autres créatures d'avant et après lui... |
Quelle est la Capacité du divin Créateur ? |
La Capacité du divin
Créateur. |
Qui est le Messie Ichoua (sur lui la Paix !) ? |
Pour l'Islam traditionnel, le Messie Ichoua
fils de Marie (sur lui la Paix !) est et était l'illustre ici-bas comme
dans l'au-delà, et l'un des rapprochés (Coran III 45). Il sera pendant
toute sa vie assisté par l'ange Gabriel (Coran V 109). Parlera aux gens
de son peuple au berceau, puis comme homme ayant atteint l'âge mûr (Coran
V 110 ; XIX 29). Prophète et Messager du Saint et Seigneur d'Israël aux
Fils d'Israël (Coran III 49 ; V 46 ; Bible. Mt. 5/5-6 ; 15/24, etc.).
Sceau des prophètes d'Israël et Sceau de la Sainteté universelle. Il reçut
la science des lettres alphabétiques. Signe de la part de son Seigneur
pour les mondes, lui er sa mère (Coran XXI 91). Il lui sera révélé l'Evangile
à Séir (Coran XIX 30 ; Bible. Torah. Dt. 33/2). Parmi ses miracles, il
guérit l'aveugle-né et le lépreux (Bible Je. 9 ; Mt. 8/1-4). Pétris de
glaise une figure d'oiseau qui devint la chauve-souris. Leur appris ce
qu'ils mangeaient et ce qu'ils amassaient dans leurs maisons. Ressuscita
pour eux des personnages comme Sem fils de Noé (sur lui la Paix !). Confirma
la Torah (Bible. Mt. 5/17-9), et leur rendit licite partie de ce qui leur
était interdit. Appela son peuple à l'adoration et la crainte de Dieu.
A lui obéir. |
Quelles sont les raisons dogmatiques ? |
La science du Monothéisme fournit aux exégètes
des raisons et des preuves pour réfuter et rejeter la doctrine des gens
de l'Evangile de la divinité du Messie (sur lui la Paix !). Exemples : |
La doctrine de la divinité du Messie aurait pour cause sa naissance surnaturelle. Est-ce vrai ? |
Sans aucun doute pour
les gens de l'Evangile. Mais les exégètes
pensent, eux, que la naissance surnaturelle du Messie ne justifie pas
la divinité de ce dernier. En effet, dans le Coran cette naissance est
comparée à la création d'Adam, que Dieu forme de poussière, et cet acte
divin est plus merveilleux que la naissance du Messie de sa mère. Pourtant,
personne n'atribue la divinité à Adam (sur lui la Paix !) (V. Coran III
59). |
Que dit le Messie, fils de Marie sur lui ? |
Le fils de Marie ne dit jamais : « Je suis le
fils d’un tel », puisqu’il est et n’était le fils d’aucun père,
ni charnel (biologique) ni spirituel. Sa descendance n’était que du côté
maternelle. Il n’était ni un juif, soit un descendant de Juda,
ni un descendant de David, le prophète, ni un fils de l’homme soit un
descendant direct d’Adam, puisqu’il fut écrit pour lui : qu’il soit créé
dans le sein de sa mère sans l’intervention d’une semence mâle. Selon
Sarwat : « L’époux de Marie resta inconnu au cours du 1er siècle,
et Jésus était appelé d’après le nom de sa mère : le fils de Maria ».
Durant des siècles, dans l’Orient arabe, Jésus ne fut connu que par ce
vocable, comme l’atteste encore le Coran au début du VIIème siècle. »
(Jésus le non-Juif. Sarwat Anis Al-Assiouty. Edit. Letouny
& Ané. Paris 1987 ; t. II. p. 150). (Bible. Mc. 6:3). |
Le monde de l'Evangile croit, dur comme fer, que le Messie fils de Marie est le "fils unique" du divin Créateur. Est-ce vrai ? |
Nullement. Au divin Créateur de leur répondre : "...les Nazaréniens disent : "Le Messie est le fils de Dieu". Telle est dans leur bouches, leur parole. Ils imitent la parole de ceux qui avant eux mécrurent. Dieu les combatte ! Comme les voilà mis à l'envers ! (Coran IX 30). |
Pourquoi ce mot "fils" dans l'Ecriture ancienne : la Bible, l'Evangile ? |
Dans l'Evangile, le mot "fils", note l'Imam Razi, est cité en témoignage d'honneur, de même que le mot "ami" est cité à propos d'Abraham. On peut donc supposer que les nazaréniens, à cause de l'hostilité des juifs, et afin de s'opposer à leurs mauvais propos, ont opposé à l'exagération des juifs une autre exagération dans le sens contraire, en interprétant le mot "fils" d'une manière exagérée, lui donnant le sens d'une réelle filialité. Les gens simples ont accepté cette interprétation, et la fausse doctrine s'est propagée parmi les adeptes de Ichoua (sur lui la Paix !). (Commentaires). |
Le mot "fils" a-t-il été attribué, dans les Ecritures anciennes, à quelqu'un de particulier d'entre les prophètes ? |
On a dit au Sceau de la Prophétie, le Prophète
Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Pour preuve : cette parole d'Isaïe,
le prophète. Au Saint d'Israël de lui dire : "Remercie Mon bien-aimé
et Mon fils Ahmad" |
L'unicité de Dieu est-elle compatible avec une prétendue divinité du Messie fils de Marie ? |
Nullement. La doctrine de la divinité du Messie
fils de Marie est incompatible avec l'Unicité du divin Créateur, et elle
conduit son auteur à l'Associationnisme. L'un de nos éminents Savants n'écrit-il
pas : "Ceux qui disent : "Dieu a un fils", rejettent l'Unicité
divine, puisqu'ils donnent à Dieu un Associé et de ce fait, ils deviennent
des associateurs... "On peut même dire que la mécréance d'un idôlatre est moins grave que la mécréance des nazaréniens. Car un idolâtre ne déclare pas que l'idole qu'il adore est le créateur du monde et le Dieu de l'univers. L'idole est un objet qui permet à l'idolâtre de rendre un culte à Dieu. Par contre les nazaréniens professent l'incarnation et l'union du divin dans l'humain, et cela est une grave infidélité. Il n'y a donc pas de différence entre ceux qui professent l'incarnation et les associateurs." (Commentaires. Razi IX/30). |
Dieu se suffit-Il à Lui-même ? |
Tout à fait. Pour preuve : "Rien d'autre.
Il aurait un enfant ? Pureté à Lui ! A lui appartient tout ce qui est dans
les cieux et tout ce qui est sur la terre. Et quelle suffisante garantie
que Dieu ! (Coran IV 171). Ce texte affirme que Dieu se suffit à Lui-même et qu'il n'a pas besoin d'avoir un enfant. Par conséquent, le Messie fils de Marie ne peut-être le "fils" du divin Créateur : Dieu (exalté soit-Il !). Un de nos éminents Savants d'écrire : "Un enfant est nécessaire pour être chargé des affaires de son père. Or Dieu prend un soin continuel des choses. Il est parfaitement suffisant pour cela, et il n'a nul besoin d'un assistant ou d'un successeur" (Commentaires. IV 171). |
Peut-on croire que Dieu enfante ? |
Nullement. Le divin Créateur n'enfante pas,
mais Il crée. Tout ce qui existe
est une création de Dieu. Pour preuve : "Il n'est pas possible que
Dieu ait un enfant ! Pureté à Lui ! Quand Il décrète un commandement, Il
lui dit : "Sois !", et c'est. Rien d'autre. (Coran XIX 35). Ce texte affirme qu'il est impossible d'imaginer que Dieu ait un fils. Il précise que tout ce qui existe est créé par Dieu et, de ce fait, lui est inférieur. Zamakhchari écrit : "Ce texte montre les mensonges des nazaréniens en affirmant que cela ne peut-être imaginé, ni venir à l'esprit, ni supposé sur Dieu, puisqu'il est impossible que Dieu soit un être semblable à ceux qui enfantent. Le texte démontre cette impossibilité en affirmant que lorsque Dieu veut une chose de n'importe quel genre, Il la produit en disant "Sois !". Par conséquent, Dieu est au-dessus de toute ressemblance avec un être animal qui enfante" (Commentaires. XIX 35). Et à Baydawi d'écrire : "Dieu n'a nul besoin d'adopter un enfant, en faisant concevoir une femme" (Commentaires. XIX 35.) Tabari : "La vérité n'est point ce que disent ces mécréants. Le Messie est le fils de Marie, qui le mit au monde, de la même manière que les autres femmes enfantent leurs enfants. Or la naissance est le fait des humains, non point du Créateur des hommes." (Commentaires. Coran V 75). Razi : "Celui qui a une mère est un être créé. Par la naissance, il est venu du néant à l'existence. Or une créature ne peut être considérée comme un Dieu." (Commenraires. Coran V 75). |
Quel sens donnent encore les gens de l'Evangile à l'expression"fils" de Dieu ? |
Chaque secte, chaque Eglise, chaque Temple, a sa
propre définition pour ce sujet brûlant.
La doctrine courante est que le terme de "fils" ne doit pas être
pris dans son sens littéral, matériel et charnel (biologique), puisqu'il
a aussi un sens figuré, une acceptation morale, spirituelle. Qui signifie
un rapport de communion, d'intimité, une relation spirituelle entre Dieu
est le Messie. Les partisans de la Trinité pense que l'Evangile appelle le Messie le "fils" de Dieu pour révéler la mission incomparable pour laquelle Dieu l'a choisi, pour exprimer le caractère unique de la relation du Messie avec Dieu, pour signifier que Dieu est en lui, que le Messie vit en communion avec Dieu, qu'il connaît Dieu parfaitement, comme un fils connaît son père, que c'est en lui que Dieu s'est révélé. Enfin qu'il aurait été élu pour une mission divine, unique, incomparable. Autant de choses qu'un homme censé ne peut souscrire. Les exégètes, fidèles à leur enseignement, rejettent en bloc la doctrine chrétienne de la divinité du Messie. Ils n'admettent pas le dogme de l'incarnation et de la ré-incarnation, et ils refusent à reconnaître en le Messie l'Homme-Dieu ou le Dieu-Homme, du fait, et entre autre, que celui-ci ne possédait ni la toute-puissance ni la pleine connaissance de toute chose... Selon le Coran, la doctrine de la divinité du Messie a été formulé par les gens Bible et de l'Evangile, mais elle n'est pas conforme à l'enseignement du Messie lui-même, ni à son comportement ni à sa pleine humanité. Ainsi, le Messie est un être créé, engendré, semblable aux Fils d'Adam, au reste des humains. Par conséquent il n'est pas Dieu ni un dieu, ni une personne de la Trinité, ni le "fils" de Dieu. Il est simplement et seulement le fils de Marie, l'esclave et le serviteur de Dieu. Ne pas confondre. |
Abraham a été dénommé dans l'Ecriture l'ami de Dieu, et le Messie ? |
Abraham (sur lui la Paix !) était l'ami
intime et sincère du Seigneur et Saint d'Israël. Mochè (sur lui la Paix
!) l'interlocuteur privilégié du Seigneur et Saint d'Israël. Et le fils
de Marie, me direz-vous ? Pour le monde coranique, le fils de Marie est et était auprès du Seigneur et du Saint d'Israël, un être revêtu de dignité (en arabe, wadji'an), dans ce monde et dans l'autre (Coran. III 45-46). En hébreu, hakkabôd. Et non un fils à Lui ou Son égal comme l'ont prétendu à tort certaines gens du monde biblique ! Ainsi, sur le plan humain, le fils de Marie était celui qui fait et faisait respecter son honneur, et sur le plan religieux, celui que Dieu (exalté soit-Il !) met à l'honneur. En effet, la face (en arabe, wadj) signifie honneur et noblesse, parce qu'elle est la partie supérieure du corps. Le fils de Marie était donc une personne noble, grande, d'un haut rang. Dans ce bas monde, la cause en sera notemment la Prophètie et qu'il puisse en outre guérir le lépreux, l'aveugle-né, etc... Dans l'au-delà, se sera du fait de son degré très élevé auprès de son Seigneur, qui correspond à la parole divine : "des rapprochés" (Coran III 45), c'est-à-dire ceci au Jour des Comptes. |
Le créé est-il une part de Dieu ? De Sa divinité ? |
Nullement. Le divin Créateur ne partage Sa
divinité qu'avec Lui-même. Le créé n'est donc pas une "part" de
Sa divinité. Pour preuve : Pas de Dieu que Lui ! Pureté à Lui de ce
qu'ils Lui associent (Coran IX 31). Ce texte, ainsi que bien d'autres, affirme avec force que tout ce qui est créé appartient à Dieu et lui est inférieur. Par conséquent, rien de ce qui existe n'a part à Sa divinité. Et égal à Lui. |
Qui est réellement le Messie fils de Marie ? Un dieu ? Un Homme-Dieu ? Un Dieu-Homme ? Un fils divin ? Dieu Lui-même ? |
Il est simplement le fils de Marie et le messager de Dieu auprès des Fils d'Israël. Il n'est pas Dieu ou le fils de Dieu, mais il est le fils de Marie, à laquelle il se rattache, et dont il tire son origine. Sa naissance est miraculeuse. Il n'est pas le fruit d'un adultère ou d'une fornication. Sa naissance est vraiment miraculeuse, puisqu'elle s'est produite sans l'intervention d'un père, cependant elle ne fait pas du Messie fils de Marie le "fils" (unique ou non) de Dieu puisque sa naissance est comparée à la création d'Adam que personne, au sein de l'Islam traditionnel, ne qualifie de "fils" de Dieu, bien qu'il fût venu à l'existence sans père ni mère. . |
Que faut-il penser de ceux et celles qui disent que Dieu c'est le Messie ? Est-ce vrai ? |
Nullement. Ce sont des êtres qui manifestent une
telle ignorance et une telle infidélité ! Pour preuve : « Ce sont à
coup sûr des mécréants ceux qui disent : "En vérité, Dieu c'est le
Messie, fils de Marie !" Alors que le Messie a dit : "O Fils d'Israël,
adorez Dieu, mon Seigneur et votre Seigneur." Quiconque, en vérité,
donne à Dieu des Associés (des Egaux à Lui), eh bien oui, Dieu lui interdit
[à jamais] le Paradis ; et son refuge est le Feu. Et pour les prévaricateurs,
pas de secoureurs.» (Coran V 72). Tabari d'écrire : « Comment les nazaréniens peuvent-ils associer à Dieu le Messie Ichoua (sur lui la Paix !), qui est une créature, un esclave comme les autres, un être humain dont on connaît l'origine et la généalogie, né d'une femme, qui a appelé les hommes à croire au Dieu unique, à L'adorer, à Lui obéir, qui a déclaré "Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur !", qui a interdit de donner à Dieu des Associés ? Comment les nazaréniens peuvent-ils dire que Ichoua est leur Dieu, manifestant ainsi une telle ignorance et une telle mécréance, puisque Dieu est nécessairement Celui qui n'engendre pas et qui n'est pas engendré ?" (Commentaires. Coran V 72). » Baydawi d'écire aussi : "Vu que les nazaréniens croient que le Mesise porte en lui la divinité et qu'ils affirment qu'il n'y a qu'un seul Dieu, il est nécessire de conclure que Dieu est le Mesie. C'est ainsi que le texte coranique attribue aux nazaréniens la conclusion logique de leur déclaration, afin de rendre évidente leur sottise et de discriditer leur croyances (Commentaires. Coran V 17). De même Razi écrit : "Même si les nazaréniens ne disent pas explicitement : "Dieu est le Messie", cependant une telle affirmation découle logiquement de leur doctrine." (Commentaires. Coran V 17). |
Parmi les miracles du Messie, la résurrection des morts. Quelle sera l'attitude des Fils d'Israël, de son peuple, des gens de l'Evangile face à ce miracle ? |
Les gens de son peuple, sauf un petit nombre,
ne croiront pas aux miracles du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !).
Quant aux gens de l'Evangile, suivant leurs traces, ils les imiteront.
L'exégèse d'expliquer entre autre, et concernant la résurrection des morts
par le Messie : On aurait dit alors, lorsqu'il ressuscitait les morts : "C'est lui et ce n'est pas lui". La perplexité aurait résulté du (simple) fait de le voir [de son apparence], font comme elle se manifeste chez le rationaliste (arabe, al-‘âqil) qui s'appuie sur la réflexion spéculative lorsqu'il voit quelqu'un d'entre les humains ressusciter les morts et exercer un privilège divin ! D'autant plus que ces ressuscités parlaient : ce n'était pas seulement leur corps animal qui reprenait vie ! Le spéculatif demeure perplexe à la vue d'une forme humaine qui accomplit un acte divin ; au point que certains parlèrent d’"incarnation" [localisation] et en vinrent à dire que, s'il ressuscitait les morts, il était Dieu ! C'est pour cela qu'on leur a imputé la mécréance (le kufr), c est-à-dire le voile (arabe, sitr) : du fait qu'ils avaient "voilé" Dieu qui ressuscitait [réellement] les morts sous la forme humaine de Ichoua (sur lui la Paix !). Le Très-Haut a dit : En vérité sont dans le kufr ceux qui ont dit : Dieu est Lui le Messie fils de Marie. Ils ont cumulé la déviation et le kufr si l'on considère leur propos dans son intégralité ; non dans le (simple) fait de dire, ni "Lui est Dieu", ni "fils de Marie (arabe, Maryam)". Ils se sont écartés de Dieu en Le renfermant, en tant qu’ll ressuscitait les morts, dans la forme corporelle du « nâsût » (de l’être humain) lorsqu’ils ont ajouté "fils de Marie" ; mais il était fils de Marie sans le moindre doute ! En effet, celui qui entendait leur propos pouvait imaginer qu'ils attribuaient la Divinité (ouloûhiyya : la Fonction divine) à la forme, qu'ils l'identifiaient à cette dernière, alors qu'il n'en était rien puisqu'ils avaient fait de l'Ipséité divine [al-houwiyya. Allusion au pronom houwa, « Lui », qui figure entre « Dieu » et « le Messie fils de Marie »] le sujet (présent) dans la forme humaine. Ils ont donc distingué entre la forme et le jugement ; ils n'ont pas identifié la forme à l'objet de leur jugement. De même Gabriel s'est manifesté dans la forme d'un homme avant d'avoir insufflé ; puis il a insufflé, faisant apparaître ainsi la différence entre la forme et l'insufflation. D'une part, l'insufflation procédait de la forme [du moins en apparence] ; de l'autre, celle-ci était (déjà présente) avant qu'il y ait eu insufflation ; l'insufflation ne faisait pas partie de sa définition essentielle. Le désaccord apparut entre les tenants de différentes sectes à propos de Ichoua (sur lui la Paix !) : qui était-il donc ? Celui qui le considérait dans sa forme humaine corporelle disait de lui : "C'est le fils de Marie" ; celui qui le considérait dans sa forme humaine subtile le rattachait à Gabriel ; celui qui le considérait en tant qu'il était apparu avec le pouvoir de ressusciter les morts le rattachait à Dieu par la qualité spirituelle et disait : "C'est l'esprit de Dieu", c'est-à-dire : il communique la vie à celui sur lequel il souffle. Tantôt, on se figure qu'il est Dieu [littér.: tantôt c’est Dieu qui est l’objet d’une conjecture] ; tantôt qu'il est un ange ; tantôt qu'il est un homme charnel : il apparaît à chacun selon l'aspect qui prévaut chez lui. Il est le verbe de Dieu ; il est l'esprit de Dieu ; il est l’esclave de Dieu : ceci [c’est-à-dire cette triple qualification coranique (Coran IV 171 et XIX 30) ou cette divergence de vue] n'appartient qu'à lui dans la forme sensible où toute personne est rattachée à son "père (selon l'ordre) formel", non à Celui qui a insufflé Son esprit dans la forme d'un être humain [celui qui insuffle est Gabriel et qu’il insuffle « Son esprit provenant de Son ordre ». Gabriel est un simple instrument de l’Insufflation divine]. Lorsque Dieu eut "disposé harmonieusement" le corps de l'homme, ainsi qu'il l'a dit : Lorsque Je l'eus disposé harmonieusement. Il insuffla en lui. Lui le Très-Haut, de Son esprit [c’est-à-dire : directement, sans l’intermédiaire de Gabriel (Coran XV 29 et XXXVIII 72) ; II a rattaché l'esprit, tant dans son existence que dans son essence, à Lui-même. Il n'en est pas allé de même pour Ichoua (sur lui la Paix !), car (dans son cas) la disposition harmonieuse de son corps et sa forme de créature humaine étaient incluses dans l'insufflation de l'esprit, contrairement à ce qui se passe pour les autres hommes, ainsi que nous l'avons dit. |
Les miracles du Messie justifient-ils sa divinité ? |
Nullement. Contrairement à l'idée reçue, les
miracles accomplis par le Messie ne justifient pas sa prétendue sa divinité,
parce que ces miracles ont été accomplis, en réalité, avec la permission
de Dieu et par son pouvoir, et non point par une puissante que le Messie
possédait en propre. Avec la Révélation, on décrouve que tous les miracles du Messie sont et ont été accomplis "avec la permission de Dieu". Pour preuve : « Et le voilà messager aux Enfants d'Israël — : « En vérité, si je viens à vous c'est avec un signe de la part de votre Seigneur. Oui, pour vous je pétris de glaise une figure d'oiseau, puis je souffle dedans : et, par la permission de Dieu, c'est un oiseau. Et je guéris l'aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission de Dieu. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants ! » (Coran III 49). « O Ichoua, fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiai de l'esprit de Sainteté ! au berceau tu parlais aux gens, puis comme homme ayant atteint l'âge mûr. Et quand Je t'enseignai le Livre et la sagesse et la Thora et l'Evangile ! Et quand tu pétrissais de glaise comme une figure d'oiseau ! puis tu soufflais dedans ; puis par Ma permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais, par Ma permission, l'aveugle-né et le lépreux ! Et quand, par Ma permission, tu faisais sortir les morts ! Et quand J'empêchais de toi les Fils d'Israël, au moment où tu leur apportais les preuves ! » puis ceux d'entre eux qui ne croyaient pas dirent : « Ceci vraiment n'est que magie manifeste ! » (Coran V 110) Dans leurs commentaires, les exégètes font remarquer que la phrase "avec Ma permission" est répétée afin de réfuter l'opinion de ceux qui imaginent ou prétendent que le Messie portait en lui la divinité. Baydawi écrit aussi : « Avec la permission de Dieu, c'est-à-dire par le pouvoir de Dieu. Cette phrase sert à faire remarquer que rendre la vie aux morts est le fait de Dieu, non celui de Ichoua (sur lui la Paix !) » Tabari faire remarquer que des maladies comme la cécité et la lèpre sont des maladies incurables, que les médecins n'ont pas de remède approprié pour les guérir. Et Tabari de préciser enfin que nul ne peut prétendre guérir un aveugle de naissance ou un lépreux, sauf celui auquel Dieu confère un pouvoir pareil à celui qui a été accordé au Messie. |
Le Messie est-il le "verbe divin incarné" ? |
Nullement. Les exégètes précisent bien que le Messie fils de Marie se rattache à sa mère Marie, et non à Dieu. Sa conception a été l'effet du "verbe (ou la parole)" de Dieu, mais le Messie n'est pas le "verbe" divin incarné. Et s'il est rattaché à Dieu, c'est le fait qu'il est venu à l'existence par un ordre de Dieu et qu'il est (et a été ensuite) le "messager" de Dieu auprès des Fils d'Israël (Coran III 49 ; Bible. V. Mt. 5/5-6 ; 15, 24). |
Que veut-on préciser par cette appellation : Messager de Dieu ? |
Tabari d'écrire notamment : "Par cette appellation, le Coran précise l'origine de Ichoua (sur lui la Paix !). Il conteste ce que disent les nazaréniens au sujet de la filiation divine du Messie, et il rejette les accusations mensongères portées par les juifs contre Marie." (Commentaires. Coran III 45). De même à Zamakhchari d'écrire : "Le Coran affirme que le Messie est l'enfant [légitime] de Marie, à laquelle il est rattaché, de la même manière que les enfants se rattachent à leurs mères. Et s'il est rattaché à Dieu, c'est par le fait qu'il est Son "messager" et qu'il est venu à l'existence par Son ordre, Dieu l'ayant créé un être vivant sans le concours d'un père. Par conséquent, le Coran conteste que le Messie puisse être rattaché à Dieu, comme les enfants sont rattachés à leurs pères." (Coran IV 171). |
Quel est le sens de la déclaration des Anges à Marie (Coran III 45) ? |
Selon le Coran, les Anges (qu'elle ne vit pas) dirent à Marie : "O Marie, voilà que Dieu t'annonce un verbe de Sa part..." (Coran III 45). Et à l'Imam Razi d'en préciser le sens : "La préposition "de" ne signifie pas une partie de Dieu... mais elle indique le point de départ, du fait que la conception de Ichoua s'est produite sans le concours d'un père, par l'effet de la parole de Dieu. L'action de cette parole a été manifeste et totale dans la formation et la création de Ichoua (sur lui la Paix !). La parole de Dieu a été le point de départ de la venue de Ichoua (sur lui la Paix !) à l'existence et de son apparition. Voilà ce qu'il faut entendre par "un verbe [émanant] de Dieu", et non point ce que s'imaginent les nazaréniens en parlant de l'incarnation de Dieu." (Commentaires. Coran III 45). De même commentant : "Voilà Ichoua, fils de Marie..." (Coran XIX 34), de dire : "Il y a là une indication précise qui confirme que Ichoua est l'enfant de Marie, son fils réel, et non le fils de Dieu". |
Qu'est-ce que la Trinité ? Est-ce une Triade ? Un Tri-théisme ? Une croyance agréée par le divin Créateur ? Qu'est-ce ? |
Une croyance et une doctrine appartenant exclusivement aux gens de l'Evangile. Ensemble, selon eux, des trois personnes divines Père, fils et saint-esprit) constituant un seul Dieu. Ou encore "Dieu le Père donne la vie. "Dieu le fils" rend à l'homme la vie qu'il avait perdue. "Dieu Esprit-Saint" entretient en l'homme la vie sainte et divine, afin que l'homme soit parfaitement sauvé. Ainsi, le terme de la "Trinité" ne désigne pas, toujours selon eux, trois Dieux, mais trois révélations que Dieu a données de Lui-même ! Autant de croyances que tout homme censé ne peut souscrire... |
La doctrine Trinitaire c'est quoi ? |
La voilà de nouveau résumée par l'Imam Razi
(que Dieu lui fasse miséricorde !) : "Une seule substance en trois
personnes : Père, fils et saint-esprit ; et ces trois sont un seul Dieu".
Il en est de même que dans le terme de soleil qui comprend l'astre, la lumière
et la chaleur. Par le mot "Père", les nazaréniens désignent l'Etre,
par le mot "fils" le verbe, et par le mot "esprit" la
vie. Ils prouvent la réalité de l'Etre, du verbe et de la vie. Ils disent
que le verbe est la parole de Dieu qui s'est mêlée au corps de Ichoua (sur
lui la Paix !), comme l'eau se mêle au vin ou au lait. Ils pensent que le
Père est Dieu, le fils est Dieu et l'esprit est Dieu, et ces trois sont
un seul Dieu". Et il conclut : Ce sont là de vains propos, dont la fausseté est évidente ; car "trois" ne peuvent être "un", et "un" ne peut être "trois". Assurément, il n'y a pas de plus faux et de plus vains que les propos des nazaréniens. |
Cette doctrine était-elle conforme à l'enseignement biblique ? Des prophètes ? |
Nullement. Dieu n'a nullement enseigné la
turpitude et le blâmable à Ses créatures. Pour preuve : "O gens du
Livre (de la Bible), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites de
Dieu que la vérité. Le Messie Ichoua, fils de Marie, n'est jamais qu'un
messager de Dieu, Sa parole qu'Il projeta vers Marie, un esprit [émanant]
de Lui. Croyez donc en Dieu [Seul et Unique] et en Ses messagers [dont le
Messie]. Et ne dites pas "Trois". cessez ! ce sera meilleur pour
vous [dans votre vie immédiate et au Jour des Comptes]. Dieu est un seul
Dieu. Rien d'autre. Il aurait un enfant ? Pureté à Lui ? A Lui appartient
tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Et quelle
suffisante garantie que Dieu. Jamais le Messie ne dédaignera d'être esclave de Dieu, et non plus les anges rapprochés. (Coran IV 171-2). De même : Ce sont à coup sûr des mécréants [impies-dissimulateurs] ceux qui disent : « En vérité, Dieu est troisième des trois [par l'esprit]. Alors qu'il n'y a de Dieu que Dieu seul ! » Avertissement divin : Et s'ils ne cessent leur dire, très certainement un châtiment douloureux atteindra ceux d'entre eux qui mécréoient. Espoir : Ne vont-ils donc pas se repentir à Dieu, ni Lui implorer pardon ? Car Dieu est pardonneur, miséricordieux. Identité du Messie et de sa mère. Le Messie, fils de Marie, n'était qu'un messager. Des messagers certes avant lui ont passé. Et sa mère était une véridique. Et tout deux mangeaient au repas ! Voilà comme Nous leur exposons les signes, et puis vois comme ils s'en détournent ! (Coran V 73-5). |
Ainsi Dieu affirme clairement qu'Il est Un dans Son essence, Un dans Ses attributs, Un dans Ses actions et Un dans Son royaume... |
Sans aucun doute. Ce passage cité ci-dessus,
signifie que Dieu, dans Son absolu transcendance, en tant que "deus
absconditus" ne peut pas "être" au même degré que l'une de
ces trois hypostases sous lesquelles Il est conçu dans le dogme de la Trinité,
l'Absolu, Unique en Son essence, ne pouvant entrer en relation avec quoi
que ce soit d'autre que Lui-même. Dieu, de par Sa fonction de divinité (arabe, ouloûha) et de par Sa fonction d'être l'unique adoré (arabe, 'ibâda), ne peut être engendré, ne peut engender ni avoir de compagne. Aussi Dieu affirme-t-Il ensuite la transcendance, la magnificence et l'élévation de Sa propre "Nature" (nafs), trop sublime et glorieux pour que puissent Lui être attribuées ces choses qu'affirment les impies-dissimulateurs, et Il dit au sujet de Lui-même : Aurait-Il un enfant ? Pureté à Lui ! Dieu fait savoir ensuite à Ses esclaves que « ce qui est dans les Cieux et sur la Terre » Lui appartient c'est-à-dire que Ichoua, Marie, et tous les êtres font partie de Son royaume (arabe, moulk) et de Sa création (arabe, khalq), qu'Il est de ce fait leur Créateur (arabe, khâliq), leur Pourvoyeur (arabe, râziq) et leur Régisseur (arabe, moudabbir), et que tous sont en état de besoin de Lui. Et à tous les êtres des Cieux et de la Terre, Dieu suffit comme Sustentateur (arabe, qayyim), Régisseur (arabe, moudabbir) et Pourvoyeur (arabe, râziq) pour qu'ils n'aient besoin de s'adresser à un autre que Lui. Et dans tout cela le Messie ne dédaignera pas, n'aura aucune honte à être esclave de Dieu. (V. Commentaires. Tabari.) |
Pour quelles raisons les Fils d'Israël, les gens de la Bible firent du Messie fils de Marie une divinité égale au divin Créateur ? De plus, certaines personnes de l'Evangile prétendre bien adorer Dieu, mais en Jésus-Christ ! Est-ce là le vrai chemin de l'adoration ? Et depuis quand cette croyance existe-t-elle dans le monde biblique ? |
C'est nullement le chemin véritable de l'adoration.
Des xégètes bibliques ne ditont-ils pas : Dieu est en Christ. Il parle.
Il agit. Il se fait connaître. Pour preuve : (Bible. Mc. 1/11 ; Je. 14/9-10.
Il est en communion avec Dieu. En le Messie Il se révèle Je. 1 18 ; etc.)
Selon les exégètes : Concernant le Messie, fils de Marie (sur lui la Paix
!), on a dit qu'il était apparu dans ce monde sous les noms : le Temps (ou
selon un langage biblique : l'alpha et l'oméga. Bible. Ap./Rév. de Je 1:
8) et le Subsistant. On a dit également qu'il jeûnait l'année entière sans rompre une seule fois son jeûne. D'où son nom : le temps (Comparer : Bible. Mt. 4: 2, 8-11). Quant à ses nuits, il veillait et ne dormait point. D'où son autre nom : le subsistant [que ni somnolence ni sommeil ne prenne] (Comparer : Coran II 255). C'est alors que les gens de son peuple dire de lui, qu'il était une divinité, l'égal du Tout-Puissant : "En vérité, Dieu est Lui-même le Messie, le fils de Marie !" (Coran V 72). Cette parole ne fut jamais dite avant cela. Tout au plus, on avait dit d'un tel est ou était le fils du divin Créateur (V. Coran IX 30) De même, le Messie invitera son peuple, de son temps, à adorer le Saint et Seigneur d'Israël. Pour preuve : " O Fils d'Israël, adorez Dieu, mon Seigneur et votre Seigneur." (Coran V. 72.Comparer : Bible. Jn 20.17.). Mais eux de rétorquer : "Ainsi nous faisons". Ils adorèrent alors Dieu en lui ?! C'est alors qu'il leur dit : " Quiconque , donne à Dieu des Associés (des Egaux à Lui) , alors Dieu lui interdit, certes, le Paradis ; et son refuge est le Feu. (Coran V. 72. Comparer Paul : Bible. Le mystère du Messie. Col. 1: 19 ; 2: 9; Eph. 1: 23 ; 3: 19 ; 4: 13; Rm. 12: 5 ; I Cor.12: 12-27.) Cette croyance et cette pratique seront reprises et reconduites, plus tard, par Paul et ses disciples, puis les Eglises et les Temples du monde évangélique. Ceci jusqu'à nos jours. |
Le Messie est appelé "Seigneur", "Notre Seigneur J.C." par les gens de l'Evangile. Est-ce logique ? |
Nullement. Mais tel est l'enseignement et le commandement
de Paul à ses adeptes. Pour lui tous devront s'agenouiller, dans les
cieux et la terre, pour reconnaître.... Et tous devront proclamer qu'il
est "Seigneur" (Bible. Phil. 2/9-11 ; voir Rm 10/9 ; 1 Co 12/3).
Et dans le Messie est un seul Seigneur (Bible. Rom. 10/12, et suivant).
Et naguère, on attendait avec ferveur le retour du Messie exalté, c'est-à-dire
participant à la seigneurerie divine (Bible. Mt. 25/31 ; Ac 7/55) ! Autant
de choses que tout esprit sensé ne peut accepter. Aussi, au Seigneur et
Saint d'Israël et des mondes de révéler aux gens de la Bible : "Ils ont pris leurs docteurs [les Juifs] et leurs moines [les nazaréniens], tout comme le Messie fils de Marie, pour des Seigneurs en dehors de Dieu, alors qu'on leur a commandé que d'adorer un Dieu unique. Pas de Dieu que Lui ! Pureté à Lui de ce qu'ils lui associent ! (Coran IX 31). Les gens de la Bible "adorent", c'est-à-dire prêtent (ou ont prêté) allégeance à leur Dignitaires religieux [et politiques] quand ceux-ci déclarent l'illicite licite et inversement. Changent ou contournent les lois divines. Voilà leur adoration. |
Que dit le Seigneur des mondes pour ceux et celles qui croient légitime l'adoration du Messie et de sa mère, Marie ? |
Au Saint et Seigneur d'Israël et des
mondes de leur révéler : II ne conviendrait pas à un homme à qui Dieu donne le Livre et la sagesse et la dignité de prophète, de dire ensuite aux gens : « Soyez-moi des adorateurs en marge de Dieu »; mais : « Soyez de vrais dévots du Seigneur, puisque vous enseignez le Livre et puisque vous l'étudiez. » Et il ne va pas vous commander de prendre pour Seigneurs anges et prophètes ! Vous fera-t-il commandement de mécréance maintenant que vous voilà Soumis ? (Coran III 79-80) Et quand Dieu dira : « O Ichoua fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens : « Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors de Dieu ? » il dira : « Pureté à Toi ! Qu'aurais-je à dire ce à quoi je n'ai aucun droit ? Si je l'avais dit, alors Tu l'aurais su, certes : Tu sais ce qu'il y a en moi, et je ne sais pas ce qu'il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur des invisibles. Je ne leur ai dit que ce que Tu m'avais commandé, à savoir : 'Adorez Dieu, mon Seigneur tout comme votre Seigneur.' Et je suis resté témoin sur eux aussi longtemps que j'ai demeuré parmi eux. Puis quand Tu m'as achevé, c'est Toi qui es resté leur surveillant. Et Tu es témoin sur toute chose (Cf. Bible. Mathieu IV, 10, Luc IV, 8, etc. En effet Jésus ne dit nulle part dans les Evangiles : « je suis Dieu », bien au contraire : il est fier d'être esclave de Dieu, cf. IV, 172 et note et Matthieu Xll, 18.) Si Tu les châties, alors, vraiment, ils sont Tes esclaves. Et si Tu leur pardonnes, alors, vraiment, c'est Toi le puissant, le sage. » Dieu dira : « Voilà le jour où leur véracité va profiter aux véridiques : à eux les Jardins sous quoi coulent les ruisseaux d'y demeurer éternellement pour toujours. Dieu les agréera, et eux L'agréeront. Voilà l'énorme succès ! » A Dieu la royauté des cieux et de la terre et de ce qui est en eux. Et II est capable de tout. (Coran V 116-120). C'est là, écrivent les exégètes, une réfutation adressée à ceux et à celles qui croient légitime l'adoration de Ichoua (sur lui la Paix !)... Il n'est pas possible qu'un homme, dont Dieu a fait un prophète, un représentant à Lui, qu'il a établit pour appeler les hommes à réserver l'adoration à Dieu seul et à ne lui donner aucun associé, il n'est pas possible qu'un tel homme ordonnât aux autres de devenir ses adorateurs, ses esclaves et serviteurs. Et à Tabari de s'exclamer : "Comment Ichoua (sur lui la Paix !) l'aurait-il dit, puisqu'il est une créature et un esclave, et que sa mère est une esclave ? Comment un esclave et une esclave auraient-ils des prétentions à la Seigneurerie ? Assurément, Ichoua (sur lui la Paix !) est innocent de ce disent de lui et de sa mère les nazaréniens mécréants." (Commentaires. Coran V 116). |
Au jour des Comptes, le Messie, fils de Marie aura donc à répondre des actes et faits de sa communauté ? |
Sans aucun doute. Un héraut criera : « Où est Ichoua fils de Marie ? » On le fera venir. Alors Dieu l'interrogera : « Est-ce toi qui as dit aux gens : « Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors de Dieu ? » Ichoua (sur lui la Paix !) se mettra alors, tant qu'il pourra, à proclamer les louanges de Dieu et à en faire de grands éloges. Puis il se retournera contre lui-même pour se blâmer et se vilipender, et il dira : « Pureté à Toi ! Qu'aurais-je à dire ce à quoi je n'ai aucun droit ? Si je l'avais dit, alors Tu l'aurais su, certes : Tu sais ce qu'il y a en moi, et je ne sais pas ce qu'il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur des invisibles.» Dieu rira (d'eux), puis Il dira : « Voilà le jour où leur véracité va profiter aux véridiques ! Tu dis vrai, ô Ichoua. Reviens à ta chaire et récite à haute voix l'Evangile que Gabriel t'a transmis ! » Il dira : « Amen, Seigneur ! » et il montera pour y lire. Toutes les têtes se retourneront vers lui tant l'écho de sa voix et la psalmodie de sa récitation sont agréables à entendre ; car il est le plus habile des hommes dns la diction de l'Evangile qui semblera, alors, dans sa bouche, si frais et si neuf que les moînes croiront n'en avoir connu aucun verset. Les nazaréniens se partageront alors en deux groupes : les impies (ou les mécréants) d'entre-eux avec les impies et les croyants avec les croyants.» (Ghazâli, Dourra.) |
Cette doctrine des gens de l'Evangile date de quand ? |
4e siècle de l'ère évangélique. Les Dignitaires
religieux remarquent et reconnaissent que cette doctrine n'a pas été formulée
par les disciples du Messie, mais au quatrième siècle, après une longue
période de réflexion et de disputent théologiques. Dans ce cas que deviennent
ceux et celles qui n'ont jamais connu cela. Seront-ils damnés ou élus ? D'autre part, le dogme trinitaire et christologique n'a pas obtenu l'adhésion unanime des nazaréniens, ce qui a provoqué des schismes (ou sectes), et, de la part des Autorités régnantes, des mesures de coercition et des persécutions contre les récalcitrants qualifiés d'hérétiques. Ces divisions ont eu pour résultat d'affaiblir l'Eglise d'Orient, qui n'a pu résister, toujours selon eux, à l'expansion de la religion islamique, dont les dogmes sont simples et compréhensibles. Héraclius 1er. Empereur byzantin (610-640), fondateur de la dynastie des Héraclides (610-711). Considéré dans l’histoire comme l’un des plus grands empereurs byzantins. Il voulut apaiser la querelle religieuse par un compromis qui aboutit, dans le monde de l’Evangile, au monothélisme. En son temps, il imposa le grec comme langue officielle et inaugura l’hellénisation de l’empire d’Orient. Les dernières années de son règne furent notamment marquées par l’invitation du Sceau de la Prophétie à embrasser l’Islam, et l’arrivée enfin des forces islamiques en terres de Châm, en Egypte et dans les provinces frontalières de l’Est. Son fils Héraclius II régna moins d’un an (641-642). Les persécutions, les divisions entre Eglises, les guerres fratricides entre gens de l'Evangile, tout ceci ne se trouve-t-il pas mentionné dans le Coran ? Pour preuve : Par la suite, des partis divergèrent entre eux. A ceux qui mécroient, donc malheur, à cause de la comparution de l'énorme Jour ! (Coran XIX 37). D'une part, on trouve, pendant et après l'élévation du Messie, le monde toranique qui le traita de menteur, comme un séducteur qui abuse Israël et de magicien (Coran LXI 6). D'autre part, les gens de l'Evangile qui l'adorèrent... Mais pour peu de temps. L'arrivée de Paul allait changer tout le court de l'histoire... |
Qui est Paul ? |
Les appréciations divergent
au sein du monde biblique. Homme
très mystérieux, selon les exégètes, qui dénaturera la religion du Messie.
A l'origine typiquement divine, il a dénaturé le message évangélique, en
y intégrant des éléments propres aux sectes juives de l'époque. Il reprendra
à son compte tout ce que les Fils d'Israël et les Judaïsés ont pu dire,
dire ou ouïdire en bien ou en mal sur le Messie. Il inventera le Christianisme.
Bref, un individu capable de servir les intérêts de sa religion, des siens,
à son époque. Qui était ce dernier ? Un fils d'Israël ? Un Fils d'Esaü ?
Un judaïsé ? Pour certains, il était un prince ou un roi iduméen, en son
temps, qui combattra, avec son armée, les adeptes du Messie. Comprenant
qu'il ne pouvait venir à bout de ces gens, il préféra plutôt les avoir par
la ruse. Son plan nouveau : se rendre à eux, leur demander pardon,
et demander à entrer de plein pied dans leur communauté. Il excellera alors
dans son pouvoir de séduction. Il se prétendra être l'apôtre des non-juifs.
Il inaugurera une nouvelle vision de la religion qu'il soumettra à trois
disciples qu'il aura pris soin de former : Jacob, Nestor et Melkite. Ceci
étant fait, il demandera à rejoindre, seul, Jérusalem pour aller se sacrifier
dans le Lieu des sacrifices. Ces disciples le rejoindront et c'est là que
commencera les grands problèmes des gens de l'Evangile. D'où la parole du
Saint et Seigneur d'Israël et des mondes : Un groupe des Fils d'Israël,
donc, crut, tandis qu'un groupe mécrut. Puis nous aidâmes ceux qui crurent,
contre leur ennemi ; ils devinrent donc triomphants. (Coran LXI 14). Pour cela on a dit que les auxiliaires (les Douze) réussiront, après l'élévation du Messie (sur lui la Paix !), à triompher sur leurs ennemis; par l'emploi de preuves convainquantes et d'arguments péremptoires. On a rapporté notemment de ceux-ci qu'ils dirent : "Ne saviez-vous pas que Ichoua (sur lui la Paix !) dormait alors que Dieu ne dort jamais ? Et qu'il mangeait alors que Dieu le Très-haut ne mange pas ?" C'est avec de tels arguments qu'ils triomphèrent de leurs ennemis. Un évangile parodique ! Au début du Xe siècle, nous dit-on, dans certaines communautés juives d'Europe centrale commence à circuler discrètement un écrit ayant pour titre Toledot Yéchou, que l'on pourrait traduire par « Les histoires de Jésus », ou « L'histoire de Jésus », ou « La légende de Jésus »... Le texte manifeste une profonde inquiétude devant le fait que les adeptes de celui qu'ils considéraient comme un faux messie continue de se réclamer de la religion de Moïse et que certains d'entre eux en pratiquent les rites. Il fallait parer également à ce nouveau danger. On décida donc de confier à un homme sage et juste, nommé Elie, une mission extraordinaire. Les Anciens décidèrent de prendre sur eux la responsabilité spirituelle de tous les péchés qu'Elie allait commette pour faire en sorte que les partisans de Jésus, qui attendaient son retour sur terre, renoncent aux pratiquent juives : respect du sabbat, circoncision, règles alimentaires et fêtes bibliques. Il ne fallait pas que ceux-là puissent proclamer qu'ils restaient juifs, qu'ils étaient fidèles à la Torah. En réalité, ils empêchaient l'entrée du Temple. Il fallait absolument les éloigner de la Loi. Il fallait les obliger à quitter « notre Torah »... Et chose extraordinaire : Elie, reconnu par les chrétiens, fut appelé saint Paul ! ...Les Toledot Yéchoua ne sont pas un contre-Evangile blasphématoire. Jésus y est simplement présenté comme un séducteur qui abuse Israël. Le paradoxe est que ce texte d'essence populaire (on ne le répétera jamais assez), tout en contredisant allègrement l'intervention de Jésus, au point de dénaturer tous les épisodes de sa vie, n'en demeure pas moins une confirmation de l'historicité du récit évangélique. Tout se passe comme si les auteurs du pamphlet étaient partis de la réalité des faits exposés par l'Evangile pour en démontrer non la fausseté, mais une autre face, un envers aussi cohérent que la face connue et acceptée. (Voir La question chrétienne. Gérard Israël. Edit. Payot). Conclusion : Les paroles s'envolent, mais les écrits restent. L'implication des Fils d'Israël et des Judaïsés dans l'égarement de leurs frères les Nazaréniens est manifeste. Et au Jour des Comptes, ils en porteront une lourde responsabilité. Non comptant d'avoit haï le Messie et sa mère, ils mèneront donc un dur combat pour empêcher qu'on suive la religion du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). |
Qu'est-ce qui a fait chuter les gens de l'Evangile après Paul ? |
Un mot, un seul. Nous l'avons rapporté dans notre étude. Ce mot est grec : krasis (mélange). Avec Irénée, apparaît la thèse d'un mélange (krasis) de deux natures, la chair et l'esprit. L'origine stoïcienne du terme indiquerait que l'union est absolue, sans que chaque nature perde ses propriétés. Les Trinitaires se feront un plaisir de l'employer. Ainsi dans le Messie se trouvera, selon eux, deux natures distinctes qui cohabiteront ensemble : l'une humaine, l'autre divine ! Pour les monophysites, le Messie aurau, par contre, qu'une seule nature : la nature divine. Son principal représentant est Euthychès. |
Les gens de la Bible de Grèce portent donc une lourde responsabilité dans l'histoire. |
Oui, et ceci auprès de leur communauté et l'ensemble
des gens de l'Evangile. Dans l'Islam également. Pour preuve : . On s’accorde à montrer l’influence néfaste de quelques « Grecs » qui ont propagé et inventé ces erreurs. Ces « Grecs » sont les Byzantins qui furent chassés de l’Empire Byzantin après la chute de Constantinople en 1453, et qui, par haine et vengeance ont répandu sur l’Islam, la religion des Turcs qui les ont chassés, les pires mensonges. Jacob Ehrhart cite à ce propos cette phrase de Crosio, dans les Dissertations historiques sur divers sujets (p. 21) : « On est aujourd’hui beaucoup mieux informé, qu’on ne l’a été dans les siècles passés, des dogmes et du cours de la vie du Prophète Mahomet. Les Fables ... que les Grecs ont autrefois débités sur l’origine de la Religion musulmane sont à présent confondues par des témoignages assez antiques » (p. 47). Parmi ces Grecs, il mentionne Theophane (p. 48). Reland en parle avec mépris. Après avoir montré que la première cause des erreurs au sujet de l’Islam et de son fondateur est le fait que les auteurs occidentaux ne savaient pas la langue arabe, il dit : « à cette ignorance, de la part de nos auteurs occidentaux, ajoutez le zèle babillard et menteur de certains petits-Grecs, qui vivent parmi eux, et qui, au lieu de les connaître et de les étudier aussi bien que leur langue sacrée, s’amusent depuis longtemps à nous les représenter avec toute la mauvaise foi que peuvent inspirer la haine et le ressentiment contre des ennemis victorieux, lorsque le zèle de religion se met de la partie aussi, à proprement parler nous n’avons guère que de faux exposés de la religion mahométane ; et c’est ce qui m’a fait prendre la résolution, non seulement d’en donner un véritable, dans l’abrégé qu’on vient de voir (c’est-à-dire : la `Aqîdah), mais même de la justifier sur bien des choses qu’on lui attribue mal à propos » (tr. fr. p. 68-69). |
L'Islam traditionnel rejette catégoriquement la mort réelle du Messie. Si on suit le raisonnement des gens de l'Evangile, pas de mort donc pas de réincarnation, donc pas de Résurrection ? |
Nullement. Selon nos exégètes, le fait que le Messie Ichoua (sur
lui la Paix !) 1°) vint au monde d'une façon miraculeuse, et 2°)
qu'il reçu de son Seigneur la possibilité de ressuciter les morts;
c'était là la preuve irréfutable pour les Fils d'Israël d'une Résurrection,
d'une autre Vie, pour eux tous, après la mort. Mais le monde biblique va,
après l'élévation du Messie, se diviser en deux groupes distinsts : 1°) les négationnistes. Les Fils d'Israël et les Judaïsés qui refusèrent de croire et de reconnaître la mission prophétique du Messie, sa naissance miraculeuse + ses miracles dont celui de ressusciter les morts, en particulier. 2°) les gens de l'Associationnisme de la Distinction. Les Fils d'Israël et les Judaïsés qui prétenderont, eux, que le Messie avait des prérogatives divines. Parmi eux, le dénommé Paul et ses suivants : Mt 1: 20, 2: 11, 4: 8-11; Lc. 1: 32, 35; Apoc/Rév. Je. 1: 8. Secundo : Pour justifier une prétendue mort du fils de Marie (sur la croix ou par pendaison. Coran IV 157), il fallait étayer toute une sorte de stratégie. En effet, le dénommé Paul, Père du Trithéisme, de l'Incarnation, etc., ses trois disciples : Jacob, Nestor et Malchus, les anonymes rédacteurs des évangiles ; tenaient tous à étayer leur dire d'un parallèle probateur saisissant avec les présumées prophéties sur une prétendue mort du fils de Marie. Or, celui qui connut réellement la Mort, c'est son cousin, c'est-à-dire, le fils de Zacharie (sur eux la Paix !). C'est lui, ainsi que son père, que les Judaïsés décapitèrent. Lui, ce signe de la Vie. Les martyrs, soit, ceux qui sont tués dans le sentier de Dieu, ne sont-Ils pas vivants ? (Coran II 154). N'a-t-il pas reçu de son Seigneur, comme nom : « il vit » (arabe, Yahya, hébreu, Hou Yèhyè) ? (Coran III 39). Paul, se gardera donc bien de nous parler, dans ses soi-disant écrits, du fils de Zacharie (sur eux la Paix !). Tout sera fait, au contraire, pour orienter les gens de l'Evangile sur et vers une autre personne, à savoir, le fils de Marie (sur lui la Paix !). Or, de même que l'"esprit" et la "vie" sont indissociables, de même ces deux prophètes, Ichoua et You Yèhyè (Jean), sont inséparables. Cela le monde biblique ne semble l’avoir jamais réellement compris. De plus, Paul, en agissant ainsi, ne voulait-il pas couvrir ses frères en religion ? N'est-ce pas les Fils d'Israël et les Judaïsés qui tueront Zacharie et son fils (sur eux la Paix !). A entendre les gens de la Synagogue de nos jours, nullement ! Pourtant, l'Evangile, le Coran et la Tradition attesteront le contraire. |
Le salut de l'homme peut-il être par le symbole des gens de l'Evangile, à savoir la croix ? |
Nullement. Et si cela était vrai, le Coran
n'aurait jamais été révélé, et il aurait été confirmé, par lui, la mort
réelle du Messie. Or tel n'a pas été le cas puisqu'il a été soustrait
aux Fils d'Israël, aux Judaïsés et qu'un "autre" a été mis à mort
à sa place. Au contraire, à la rvélation du Coran, le Saint et Seigneur
d'Israël et des mondes a mis en lumière certains faits et gestes des Fils
d'Israël et des Judaïsés à/de cette époque, jusque là censuré, cachés au
grand public.Au salut de l'homme par la "croix" ou par la "pendaison"
pour d'autres ; a été opposé et proposé le salut de l'homme par la "Connaissance". Ainsi, la vivification par la connaissance, elle est la Vie divine, essentielle, supérieure, lumineuse, dont Dieu (exalté soit-Il !) a décrit dans le Coran VI 122. Quiconque vivifie une âme morte par la vie de la connaissance dans n'importe quel domaine rattaché à la connaissance de Dieu, la vivifie vraiment, cette connaissance particulière étant pour cette âme comme une lumière avec laquelle elle marche parmi les gens... On a dit que Dieu le Très-Haut a dit : "O Mohammad ! Certes, Je vais faire descendre sur toi, une Nouvelle-Thora [le Coran]. Par elle, tu ouvriras des yeux aveuglés, des oreilles sourdes, des coeurs incirconcis. D'elle sortira la science, la compréhension de la sagesse et la pluie printanière des coeurs." |
Qu'est-ce que le Seigneur de l'Univers a commandé aux gens de la Bible ? |
Ceci : Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Dieu, en purifiant pour Lui la religion, en sincères, et d'établir la Prière et d'acquitter l'impôt (légal). Et voilà la religion de droiture ! (Coran XCVII 5). |
Quel engagement existait-il entre Dieu, Seigneur des hommes et les gens de l'Evangile ? |
Celui-ci : Et de ceux qui disent :
« Nous sommes Nazaréniens », Nous avons pris l'engagement. Mais ils ont
oublié une partie de ce par quoi on les a rappelés. Nous avons donc suscité
entre eux l'inimitié et la haine jusqu'au jour de la résurrection. Et Dieu
bientôt les informera de ce qu'ils faisaient. Dieu veut dire ceci : Nous avons aussi pris l’engagement des Nazaréniens à Nous obéir, à reconnaître que Nos envoyés sont véridiques et à les suivre. Or ils ont suivi en ce domaine la même voie que ceux des Juifs qui se sont égarés : ils ont modifié leur religion, rompu leurs pactes et abandonné une part de ce à quoi ils étaient tenus. « Nous avons donc suscité entre eux l'inimitié et la haine jusqu'au jour de la Résurrection. » en les laissant tomber sous l’emprise de leurs passions, ce qui les amena à diverger les uns des autres. Ibrahîm Nakhî a dit à propos de ce passage : « Dieu les a laissés s’emporter les uns contre les autres à cause des querelles qu’ils entretinrent dans leurs contreverses qu’ils eurent au sujet de la religion ». Et rapportant ces paroles de Mou’awiya fils de Qourrâ : « Les querelles dans la religion rendent les œuvres caduques ». Enfin Tabari de préciser : « Si quelqu’un nous demande quelle était cette hostilité qui avait surgi entre les Nazaréniens et dont il est ici spécialement question, nous répondrons qu’il s’agissait des dissenssions entre les Nestoriens, les Jacobites et les Melkites. » Soit les trois disciples de Paul, l’auteur et maître de ces dissenssions et querelles sans fin. |
Est-ce vrai que notre religion abaisse le Messie fils de Marie ? |
Nullement : Certaines gens de l’Evangile nous
disent : On ne peut approuver que Muhammad soit présenté comme le "Meilleur"
des prophètes, le "Guide" de l'humanité, le "Messager"
de Dieu par excellence, celui dont l'enseignement et la vie constituent
la règle et le modèle à suivre... Vous avez formulé, en outre, une dogmatique précise pour combattre la foi chrétienne, affirmant l'origine divine du Coran et de l'aspotolat de Muhammad, rejetant la Bible sous prétexte qu'elle a été falsifiée et que le Coran l'a abrogée, abaissant Jésus-Christ au rang des autres prophètes, exaltant Muhammad, lui accordant la "primauté", la "prééminence", le qualifiant de "Messager" divin par excellence. Vous estimez entre autre que Jésus est plus grand que Moïse, et que Muhammad est plus grand que Jésus. La critère de la grandeur dans l'apostolat dépendant de la succession dans le temps que vous faites : - Jésus est postérieur à Moïse par conséquent il est plus grand que lui - Muhammad est postérieur à Jésus Il est le plus grand des prophètes. L'Islam accorde donc à Muhammad la place d'honneur... Ceci est inadmissible et nous ne pouvons l'accepter ! Ce genre de propos sont exactement les mêmes qu'émettaient les gens de la Bible au temps même de la Révélation. Qu'on en juge : Selon le fils d'Abbas, en effet : "Les gens des diverses religions étaient en controverse : les gens de la Thora affirmaient aux autres : Notre Livre est le meilleur des Livres [révélés] ; il a été révélé avant le vôtre et notre prophète [Mochè] est le meilleur des prophètes ! Les gens de l'Evangile disaient la même chose. Enfin les gens de l'Islam disaient : Il n'y pas d'autre religion que l'Islam, notre Livre [le Coran] abroge tous les Livres [antérieurs] et notre Prophète est le Sceau des prophètes. Vous avez reçu et nous avons reçu l'ordre de croire en votre Livre et nous, nous mettons de surcroît le nôtre en pratique. Dieu jugea entre eux en révélant ces versets : "Il n'en est pas selon vos suppositions ni selon les suppositions des Gens du Livre : quiconque fait un mal sera sanctionné en conséquence..." Puis Dieu fit connaître les meilleurs parmi les gens des différentes religions en disant : "Qui donc est de meilleure religion que celui qui soumet sa face à Dieu en agissant parfaitement et suit la Dictation (en arabe, millah) d'Abraham de façon orthodoxe ? or Dieu pris Abraham pour Ami intime (en arabe, khalil)". Dahhaq
a dit lui aussi : "Les gens des diverses religions rivalisaient de
fierté. |
Les gens de la Bible, de l'Evangile peuvent-ils être traités d'infidèles ? |
Les gens de la Bible dont les gens de l'Evangile croient à un Livre révélé de la part de leur Seigneur. Toutefois, leur Seigneur a révélé qu'ils furent infidèles à leurs Alliances, mécréants aux signes divins, etc. C'est uniquement dans ce sens. Il faut éviter les dérives dans le langage, surtout quand on sait pas ce que l'on dit. |
En résumé, qu'est-ce qui nous différe des gens de l'Evangile ? |
Premièrement : deux choses essentielles. 1°) selon
eux Dieu est substance (aussi le Messie est consubtanciel au Père
!) alors que pour nous Il est essence (le Messie substance). 2°)
un attribut divin (en l'occurance la parole), et toujours selon eux, peut
être un dieu et s'incarner... Ce que l'Islam traditionnel rejette catégoriquement.
Deuxièmement : La description du Sceau de la Prophétie, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !), ses attributs, la description de ses compagnons, de notre communauté ; tout cela se trouvait dans l'Evangile originel (V. Coran LXI 6). Ce que les gens de l'Evangile évidemment nient et rejettent. |
Et des gens du monde toranique ? |
Les gens de la Torah ont haï le Messie fils de Marie et sa mère. Cela les a poussé à dire sur eux des extravagances, voire des choses abominables. L'Islam traditionnel croit en l'Evangile (originel), au Messie, à Marie, aux Douze... Il se garde donc bien de s'aligner sur la position du monde toranique. Il ne combat pas et ne s'oppose pas au message de l'Evangile, au contraire, il le défend tel qu'il était au temps primitif. Cela bon nombre de gens de l'Evangile l'ignore ou ne le comprend pas. |
Point
de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant
omnes, ultima necat. »
Nous
ne le dirons jamais assez.
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