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Demain s'il plaît à Dieu, tous nous monterons à Jérusalem, la Ville de Ïl, Dieu, Allah (béni soit-Il !). Et vous ?
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oint de divinité excepté Allah le Très Haut. Que les meilleures salutations soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie.
Le sujet : IV. Les différentes appellations données au Messie (sur lui la Paix !).
Dans la Bible, le mot Dieu apparaît plusieurs fois, mais comment devons-nous l'interpréter ? De même le mot "Seigneur" ? L'Imam Ghazalî, le Persan s'est proposé, lui, d'étudier ce problème et de nous répondre. Nous y avons joint de nombreuses notes.Aussi nous déclare-t-il dans son ouvrage « Belle Réfutation de la Divinité de Ichoua (Jésus) » (sur lui la Paix !) d'après le Texte même de l'Évangile » :
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oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].
1 – Dieu.
Cette secte, on le sait, attribue au Messie (sur lui la Paix !) le nom de Dieu[5]. Son but est-il de le magnifier en considérant que le terme « Dieu » se dit de tout ce qui est grand, ou bien veulent-ils signifier par là proprement sa divinité ?
Dans ce dernier cas, l'aveuglement de cette secte dépasserait celui de toutes les autres, et ce qui les fait choir dans de telles difficultés, c'est leur attachement à un littéralisme que la saine raison affirme absolument étranger aux intentions de l'auteur. D'ailleurs combien ne trouve-t-on pas dans toute Loi révélée de sens apparents qui s’opposent à la saine raison, mais que les docteurs de cette Loi ont expliqués allégoriquement ?
C'est dans des difficultés de ce genre que sont tombés un certain nombre de personnages illustres, dont l'un a dit : « Pureté à moi ![6] », l'autre - « Que je suis grand ! », et Hallaj[7] : « Je suis Dieu[8] ! », "Dans cette tunique, il n'y a que Dieu !" Cela a été mis de leur part sur le compte des états mystiques qui restreignent le contrôle du langage, au point que l'on a pu dire : « Ceux là sont ivres ! et les propos des gens ivres, on les tait et on ne les rapporte point ». Cela s'impose parce que la saine raison déclare impossible que le sens littéral soit voulu par l'auteur.
De plus, ils ont l'air de s'encourager à marcher dans un chemin des plus étroits, au point de devenir la risée des railleurs sans que nul tressaillement de solidarité ne dresse personne pour les défendre. Une porte de sortie, cependant et une échappatoire leur seraient données, s'ils le voulaient, pour sortir du mauvais pas où ils se sont mis. Pourquoi, en effet, choisir ce qui offusque la raison, quand il est possible d'entendre le texte dans un sens correct.
§ 2 – Seigneur.
Pour l'emploi du mot « union », nous l'avons déjà élucidé. Quant au mot « Seigneur[9] », c'est un terme commun à la fois à Dieu et au propriétaire d'une chose[10]. On dit le « seigneur » d'une maison, le « seigneur » d'un bien. Enfin le mot « Ilah[11] », Dieu, est employé chez eux pour tout ce qui est grand[12]. On a dit en effet dans l'Evangile : « Vous avez été appelés, dans votre Loi, des « dieux (Alihât) » cela en s'adressant aux Juifs ; et l'on trouve dans les Psaumes[13] : « Je vous ai appelés des dieux et vous êtes tous des fils du Très-Haut » ; et Dieu, dans la Thora, dit à Moïse[14] : «Je t'ai établi dieu pour Pharaon et ton frère Aaron sera ton envoyé ». De plus on applique le nom de Dieu (Ilah) à quiconque est adoré à tort ou à raison[15]. Vraiment celui qui est engagé dans un chemin impraticable, s'il trouve l'occasion d'en sortir, sa persévérance dans l'erreur est de l'aveuglement.
Paul a donné toute cette explication dans sa seconde lettre au chap. 9 de ses épîtres[16], d'une manière qui ne laisse subsister aucun doute, sauf pour celui qui aurait perdu ses deux guides[17], la Raison et la Science. Il dit donc[18] : « Il n'y a d'autre divinité que Dieu seul, quoiqu'il y ait différents êtres sur terre et au ciel qui s'appellent des dieux ; et alors qu'il y a beaucoup de dieux et beaucoup de seigneurs, nous n'avons nous qu'un seul Dieu, qui est Dieu le Père, de qui viennent toutes choses et nous sommes en Lui, et un seul Seigneur, qui est Ichoua le Messie, qui tient toutes choses en ses mains, et nous sommes nous aussi en sa puissance ».
Cette démonstration est vraiment admirable ! Il y met en lumière comment les termes « Dieu » et « Seigneur » s'appliquent également au Dieu Puissant et Majestueux et à d'autres qui n'ont aucun droit à être adorés. Puis, il attribue au Dieu adoré la qualité de Créateur, qui a droit à l'adoration, et il fait dériver de Lui l'existentiation de toute chose en disant : « De qui est toute chose et nous, nous sommes en Lui ». Il déclare ensuite que c'est là le vrai Dieu et il chante sa louange en proclamant son unicité par ces paroles :
« Pour nous, nous ne reconnaissons qu'une seule divinité, et c'est Dieu ». Il dénie à tout autre le droit à la divinité, en disant : « Il n'y a de divinité que Lui seul » ! Il a désigné après cela le Messie, en lui donnant le nom de « seigneur », dont nous avons expliqué l’ambiguïté, l'employant (lui) aussi au sens de « propriétaire », comme l'indique le fait qu'il ne lui prête aucun des attributs du Dieu dont il vient de parler, mais seulement une main « possédante » (la puissance de posséder) dont c'est le propre d'être attribuée au possesseur.
Toutes ces indications sont admirables. L'homme intelligent n'a pas de peine à les saisir et à les admettre. Je voudrais bien savoir de quelle manière cette Loi [religieuse] a été établie sur des absurdités aussi grossières ! L'ignorance les a entraînés, ainsi que l'insolence à l'égard de Dieu, de Ses prophètes, ces guides du peuple, de Ses saints, Ses rapprochés, jusqu’à forger dans leur esprit des fables qu'ils se sont racontées, les uns aux autres. Ainsi, ils sont d'accord pour dire que les enfants d'Adam ont été punis[19] du fait de la désobéissance de leur premier père[20] ; et que tous les Prophètes et les Saints ont été précipités en enfer[21]. Ensuite que leur Dieu leur a promis de les racheter ; qu'il les a payés d'une rançon généreuse ; mais que la parfaite générosité chez celui qui rachète, consiste à se livrer soi-même. Or, comme Son essence est simple, et ne saurait ainsi souffrir dommage ni peine, Dieu s'est uni à la nature humaine de Ichoua (sur lui la Paix !). Cette nature humaine à laquelle Il s'est uni a été ensuite crucifiée[22], et sa crucifixion est la cause du salut des prophètes et des saints et de leur délivrance de l'Enfer ! Oui, par Dieu, on ne peut trouver de gens aussi sots !
§ 3 - Les noms de « fils » et de « Père ».
Quant à vouloir attribuer, comme ils le font, à Dieu le Puissant et Majestueux la paternité et la filiation à Lui-même, dans l'espoir d'y trouver quelque avantage, ou d'établir une propriété qui entraînerait le privilège en question, en fait il ne leur sert de rien. La preuve en est que dans la Thora, au contenu de laquelle ils ajoutent foi, il est dit concernant Jacob[23] (sur lui la Paix !) : « Israël, mon fils aîné » ; et aussi[24] : « Dis à Pharaon que si tu n'envoies pas Mon fils aîné adorer dans le désert, je tuerai ton fils aîné », voulant désigner par là le peuple d'Israël. Or, leur nombre était alors 600.000, sans compter les femmes et les enfants. Voilà comment s'exprime la Thora.
Dans les Psaumes de David - David d'après eux ne s'exprime dans ses Psaumes[25] que par Révélation[26] : « Vous êtes tous les fils dit Très-Haut[27] » ! Et Ichoua (sur lui la Paix !) s'est appliqué ce même langage, à lui et aux siens, en disant[28] : « Je monte vers mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu ». Croire encore que l'auteur de ces paroles puisse être Dieu, c'est vraiment s'égarer loin de l'évidente vérité. En outre il a appliqué ce langage à ses seuls auditeurs, lorsqu'il dit dans l'Evangile de Luc[29] : « Ne coupez l'espérance de personne, votre récompense sera grande et vous serez les fils du Très Haut, car il est miséricordieux envers les non-miséricordieux et les méchants ; soyez vous-même miséricordieux comme votre Père ».
Son disciple Jean fils de Zébédée a usé du même langage quand il eut compris le sens métaphorique que nous allons indiquer. Il a dit en effet dans son Epître[30] : « Celui qui reconnaît que Ichoua est le Messie celui-là est né de Dieu ». Le sens dans lequel il a employé cette métaphore, tout en certifiant qu'il ne l'entendait pas dans son sens littéral, est qu'un père est par nature porté à une grande tendresse, clémence, miséricorde et pitié envers son fils, qu'il est attentif à attirer sur lui toutes sortes de biens et à en détourner toutes sortes de maux, qu'il s'efforce de le guider dans les chemins du bonheur, qu'il le pousse de s'y engager, qu'il s'empresse de le prémunir contre ce qui aboutit au châtiment, à l'infamie, à quelque dommage persistant ou à quelque aveuglement d'esprit qui lui voilerait la cause de dommage plus grand dans l'avenir. Voici la nature du père, telle que nous la voyons.
Quant au fils, sa nature est d'être respectueux envers son père, déférent à son égard, plein de retenue en sa présence, docile à ses ordres, les accueillant avec des marques de révérence et de respect, n'y contrevenant point, se tenant à ce qu'il lui prescrit et lui défend. Or, pour Dieu Puissant et Majestueux, si l'on considère Sa bonté envers tout être, Sa miséricorde et Sa compassion à son égard, les biens qu'Il lui promet et les maux qu'Il écarte de lui, la révélation qu'Il lui fait enfin de ce qui convient à Sa majesté, les moyens qu'Il lui donne de s'en acquitter, alors, en regard de cela, ce que fait un père de la terre, apparaît bien insignifiant et méprisable. D'un autre côté, la respectueuse attitude des prophètes envers Dieu, leur retenue avec Lui, leur docilité à ce qu'Il commande, leur soumission à ce qu'Il défend, leur révérence à Son égard est chose plus admirable que la conduite des enfants envers leur père. Dieu est ainsi pour eux le plus miséricordieux des pères et ils sont pour lui les plus pieux des fils. C'est là le sens profond de la métaphore lorsqu'on emploie ces termes. Donc, lorsque Ichoua (sur lui la Paix !) use de la métaphore en appliquant le mot «Père» à Dieu, le sens en est que Dieu est miséricordieux et bienveillant à son égard ; et quand il s'applique à lui-même le mot « fils », le sens en est qu'il est plein de profond respect et de révérence pour Dieu[31]. C'est ainsi également qu'il faut entendre ses paroles, quand il exhorte à ne pas ôter l'espérance. Il veut dire : « Si vous lui obéissez en tous ces préceptes, il vous traitera comme le père traite son enfant ». C'est aussi le sens des paroles de son disciple : « Celui-là est né de Dieu... » Voilà donc le mystère de ces expressions que les Prophètes avaient pénétrées. Aussi leur fut-il permis de le faire passer dans leur langage, se fiant à l'intelligence de celui que son discernement saurait préserver des imaginations trompeuses. Et voici maintenant qu'ils[32] en viennent eux-mêmes à employer ce terme couramment. En effet, s’ils voient un moîne ou un évêque[33], ils lui disent : « notre père », alors qu'il n'est pas réellement leur père. Mais ils ont dans l'esprit, en recourant à cet emploi, ce que nous avons indiqué, c'est-à-dire qu'ils assimilent, pour ses sentiments de compassion, le prêtre à un père, et qu'ils s'assimilent eux-mêmes, par le respect qu'ils lui portent, à des fils.
David (sur lui la Paix !), lui aussi, a exprimé dans ses Psaumes ce que nous avons signalé. Il dit[34] : « Comme un père est compatissant envers ses enfants, de même le Seigneur se montre compatissant envers ceux qui le craignent ».
Il suit de ce que nous avons dit que le terme de « fils » attribué à lui[35] ne contient aucune particularité qui le mette à part des autres.
L'Evangile lui-même confirme clairement cette interprétation par ces paroles[36] : « Il leur a donné le pouvoir de devenir fils de Dieu », c'est-à-dire il leur a donné de pouvoir bénéficier des dispositions indiquées ci-dessus et qui dérivent de la Paternité, suivant l'explication fournie. (Explicit).
VII – Conclusion.
Nous avons terminé notre tâche et nous avons rempli notre promesse, de montrer que les passages (scripturaires) n'indiquaient pas la divinité (de Ichoua) et n'étaient pas à prendre dans un sens que réprouve la saine raison, et de concilier ce qu'ils croient être inconciliables, cherchant en tout cela la Face de Dieu. Que Dieu nous mette parmi ceux qui se conduisent à la lumière de Ses conseils et qui sont préservés de toute faute dans leurs paroles et leurs actions, grâce à son assistance favorable, à sa sollicitude ainsi qu'à la miséricorde qu'Il a témoignée à la meilleure de ses créatures, à Mohammad, à sa famille et à ses familiers. (Explicit).
[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] En arabe, ilah. Le divin, chez les monophysistes, ayant absorbé totalement la nature humaine.
[6] Aboû Yazid Bistâmi de dire : Pureté à moi ; que ma celsitude est grande. Et Dieu est plus Savant !
[7] Aboû Abd Allah Houssain fils de Mansour Hallâj, naquit à Tûr, dans la province du Fârs (sud-ouest de l'Iran) à proximité du bourg de Beïza, en 244/847. L'une des plus éminentes personnalités représentatives du mysticisme., pour les uns. L'un des plus grands égarés de l'Islam, pour les autres. A l'instar de la secte des Salafites. Les Monothéistes, de l'époque, lui reprochaient sa façon de parler ainsi et sa doctrine de l'union mystique, qui disent-ils, en confondant le divin et l'humain, aboutit à une sorte de panthéisme. Par cette parole, juristes et politiciens de son époque intriguèrent pour obtenir contre lui une sentence juridique (fatwa) ; ils l'obtenir du grand juriste de Baghdad, le fils de Dawoûd Ispahâni, prononçant que la doctrine de Hallâj était fausse, mettait en péril le dogme de l'Islam et rendait légitime sa condamnation à mort.
Deux fois arrêté par la police abbasside, Hallâj fut emprisonné en 301/915 et traduit devant le vizir fils de 'Isâ. Celui-ci, homme pieux et libéral, s'opposa à son exécution. Ce ne fut qu'un répit. Hallâj fut gardé en prison pendant huit ans et sept mois. Les choses se précipitèrent avec l'arrivée au pouvoir d'un nouveau vizir, Hâmid, adversaire acharné de Hallâj et de ses disciples. Les ennemis de ceux-ci revinrent à la charge et réclamèrent une nouvelle sentence de condamnation du juge Aboû 'Omar fils de Youssouf qui accéda à leur demande. Cette fois la sentence fut exécutée, et Hallâj fut mis à mort le 24/11/309/27 mars 922. Il existe des ouvrages le concernant.
[8] Aboû Yazid Bistâmi.
[9] Soit, en arabe, rabb. Dans notre langue : Seigneur. 1. Féodal. Possesseur d’un fief, d’une terre. 2. Titre honorifique donné autrefois à des personnes de haut rang. 3. (Avec une majuscule.) Le Seigneur : Dieu. (Pour les gens de l'Evangile :) Notre Seigneur: Jésus-Christ. Le jour du Seigneur : le dimanche. 4. Celui qui détient la puissance, l’autorité (surtout dans l’expression, souvent ironique, seigneur et maître). Familier, plaisant Mon seigneur et maître : mon mari. (V. © Hachette Livre, 1997). 5. Selon Schalom Ben-Chorin : Quant à Jésus, on dispose d’une preuve très simple de son appartenance au courant pharisien : il est appelé “Rabbi” par ses disciples. Or, “Rabbi” est un titre utilisé exclusivement par les Pharisiens et non par les Sadducéens, ni par les Esséniens pour désigner un Docteur de la Loi.
Et en note : Les disciples de Jean-Baptiste appelaient également leur maître “Rabbi” (Jn 3,26) ; nous pouvons donc admettre que lui aussi faisait partie de l’opposition pharisienne.
Nous dirons : Ni le fils de Marie ni le fils de Zacharie (sur eux la Paix !) ne faisaient partie d’un monde sectaire juif. Tel n’est sans doute pas le cas de ceux qui rédigeront les évangiles après eux. Et Dieu est plus Savant !
[10] Ceci, selon les langues sémitiques dont l'arabe. Dans la Bible, nous trouvons que le prophète Joseph (Youssouf) (sur lui la Paix !) est qualifié de "seigneur" ('adhoné, pluriel d'excellence) de l'Egypte (Bible. Gen. 42 30). Selon les gens de l'Evangile : Le terme “ Rabbi ” était employé dans le sens concret d’ “enseignant”. (Jn 1:38.) Mais peu avant la naissance de Jésus, il en vint à être utilisé parmi les Juifs comme appellation et comme titre respectueux et honorifique qui signifiait “mon grand, mon excellent”. Ce titre était exigé par des hommes instruits, des scribes, des enseignants de la Loi. Ils aimaient qu’on les appelle “ Rabbi ” au sens du titre honorifique. Jésus Christ condamna cette sollicitation de titres et interdit à ses disciples de se faire appeler “ Rabbi ”, car c’était lui leur enseignant. — Mt 23:6-8. Dans la Bible, le terme “Rabbi” n’apparaît que dans les Écritures grecques chrétiennes. Il est employé 12 fois en rapport avec Jésus, dans le sens concret d’ “Enseignant” : deux fois par Pierre (Mc 9:5 ; 11:21), une fois par deux disciples de Jean (Jn 1:38), une fois par Nathanaël (Jn 1:49), une fois par Nicodème (Jn 3:2), trois fois par des disciples de Jésus dont les noms ne sont pas précisés (Jn 4:31 ; 9:2 ; 11:8), une fois par les foules (Jn 6:25) et deux fois par Judas (dont une est répétée) (Mt 26:25, 49 ; Mc 14:45). Jésus fut appelé “ Rabbouni ” (Mon Enseignant) par Marie la Magdalène, ainsi que par un aveugle qu’il guérit. L’adjectif possessif français “ mon ” est en hébreu un suffixe, mais, en raison de l’usage, il semble avoir perdu sa signification, comme dans “Monsieur”, qui signifiait à l’origine “mon seigneur”. (Jn 20:16 ; Mc 10:51.) Une fois, Jean le baptiseur est appelé Rabbi. — Jn 3:26.
Rabbouni. Mot sémitique qui signifie “ Mon Enseignant ”. (Mc 10:51.) Peut-être le mot “Rabbouni ” était-il une formule plus respectueuse que “Rabbi”, titre qui veut dire “Enseignant”, ou exprimait-il davantage de chaleur personnelle (Jn 1:38). Toutefois, quand Jean écrivit, le suffixe (i) de ce mot, à la première personne, avait peut-être perdu sa signification particulière dans le titre, puisque Jean le traduit simplement par “ Enseignant ”. — Jn 20:16.
[11] Soit, divinité ou dieu.
[12] et par exentension, parmi de nombreux autres peuples.
[13] Bible. Ps. 82 6 ; 58 2 ; Je. 10 34.
[14] Bible. Ex.: 7 1. Dans Ex.: 4 16 : (…) et tu seras son dieu, c'est-à-dire "il sera (Aaron) ton porte-parole", comme un prophète est le porte parole de Dieu (comparer Jr. 1 9). (V. Bible. TOB). Voir aussi une autre variante dans la Bible des Samaritains.
[15] Soit, on a donné à ce terme un sens large. Dans notre langue : dieu. 1. Dans les religions polythéistes, être surhumain adoré et supposé présider à certaines catégories de phénomènes. Les dieux de l’Olympe. Mars, dieu de la Guerre. Fig., fam. Promettre, jurer ses grands dieux: affirmer avec de grands serments. Faire son dieu de qqn, lui vouer une vénération profonde. Être beau comme un dieu, très beau. Skier comme un dieu, à la perfection. 2. (Avec une majuscule et toujours au sing.) Dans les diverses religions monothéistes, l’Être suprême, créateur et conservateur de l’univers. La crainte de Dieu. Loc. Dogme catholique : Le bon Dieu: l’hostie consacrée, le viatique. Porter le bon Dieu à un malade. Loc. fam. On lui donnerait le bon Dieu (la communion) sans confession: se dit d’une personne d’apparence trompeusement innocente. Loc. cour. Dieu m’en garde! À Dieu ne plaise!: puisse cela ne pas m’arriver, se produire. (Appuyant une demande, une prière instante.) Faites-le, pour l’amour de Dieu, au nom de Dieu. (Appuyant ce qu’on affirme ou ce qu’on nie.) Dieu sait si nous avons souhaité ce moment! Dieu sait que j’y suis opposé! (Exprimant l’incertitude, le doute.) Il arrivera Dieu sait quand. Dieu seul sait maintenant où il est. (Exclamatif) Dieu! Mon Dieu! Grand Dieu! (Jurons) Nom de Dieu ! Mais bon Dieu! faites donc attention! (V. © Hachette Livre, 1997).
On notera que chez les gens de l'Evangile, "Nom de Dieu bon d…", apparaît comme une sorte d’expression blasphématoire ou grossière, terme, imprécation utilisés jusqu’à nos jours, pour jurer.
[16] On a dit : Au cours du IIe ou IIIe siècle de n. è., les scribes ont supprimé le Tétragramme aussi bien dans la Septante que dans les Écritures grecques chrétiennes, lui substituant Kurios “ Seigneur ”, ou Théos “ Dieu ”. Nous avons vu que le vocable "Ichoua", signifie : seigneur.
[17] Repaires.
[18] Bible. 1 Cor. 8 4-6.
[19] Concernant la notion de rédemption, à R. Ambelain d’écrire : Victor Hugo a fort bien posé le problème : “La Rédemption, c’est Dieu-Juste, faisant souffrir Dieu-Innocent, pour apaiser Dieu-Bon…”
Un peu comme si un professeur indulgent, las de punir d’insolents et turbulents élèves, et désolé de ce fait, administrait devant eux une correction magistrale au seule élève respectueux et docile, afin de pouvoir ensuite lever toutes les punitions des mauvais sujets, hilares devant ce spectacle.
Mais, dira le lecteur croyant, c’est Dieu lui-même qui, en son amour infini, se substitue à l’homme, se sacrifie, et souffre à sa place. Soit, admettrons-nous. Ce sera donc à lui-même que le professeur débonnaire administrera la correction, sous les yeux et la grande joie des mauvais sujets, s’étouffant à force de rire.
Poser le problème, c’est en souligner les invraisemblances.
La notion de déchéance des âmes, et celle de leur remontée vers la Source Première, était ignorée du Judaïsme classique, surtout des Sadducéens. C’est là une notion propre à la Gnose alexandrine, et qui semble avoir filtré, par la suite, chez les Esséniens.
Cette remontée vers le Plérôme, à travers les sphéres et malgré les Archontes, dépendait d’une rituélie à forme théurgique, et d’une ascèse. Elle était l’œuvre de l’âme elle-même, assistée du corps certes, mais en fait d’elle seule. En aucun cas, un sacrifice humain sanglant ne pouvait libérer la communauté humaine en sa totalité. C’eût été indigne du Dieu Suprême que d’exiger un acte aussi barbare, et c’eût été injuste au plus haut point que de libérer ceux qui n’avaient rien fait pour cela, et au surplus, s’en souciaient fort peu.
Aussi bien, les prophètes d’Israël avaient fort bien exprimé cette notion. Qu’on en juge.
Voici d’abord un extrait du Deutéronome, résultant des consignes données par Dieu lui-même à Moïse, au sommet du Sinaï, selon la tradition de l’Ancien Testament. Il nous paraît extravagant de lui dénier une importance capitale. Entre Dieu parlant, nous dit-on, à Moïse, et les extrapolations de Paul en ses épîtres, et n’engageant que lui-même, il y a une marge considérable. Voici ce passage :
“Les pères ne seront pas mis à mort pour les fils, ni les fils pour les pères. Chacun ne mourra que pour son propre péché…” (Deutéronome : XXIV, 16).
Et à l’auteur de citer encore divers passages bibliques : Jér. 31 30 ; 32 19 ; Ez. 18). Et d’ajouter :
Quant au Nouveau Testament, nous observerons que, la Patrologie elle-même l’avoue, le péché originel, qui n’est pas le Symbole dit des Apôtres, si suspect lui-même d’inauthenticité, n’a été enseigné par les Pères que de vive voix, et non en leurs écrits. On aura beau le chercher dans les Evangiles, on ne l’y trouvera pas. Jésus n’est venu que pour sauver les hommes de leurs propres péchés, et c’est de ceux-là seuls qu’ils ont à se racheter. Le seul passage que saint Augustin trouve à citer dans tous les Evangiles en faveur de son opinion personnelle sur le sujet (cf. “Contre Julianum”), c’est un verset de Luc, bien équivoque et très ambigü :
“Le fils de l’homme est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus…” (Luc : XIX, 10).
On ne nous précise pas le motif de cette perdition, ni sa nature individuelle ou collective.
Or, ce que l’on ignore trop souvent, c’est que Jésus lui-même n’a jamais prétendu le contraire. Jamais il ne s’est présenté comme l’objet d’un holocauste expiatoire stricto sens. Jamais il n’a déclaré que sa mort douloureuse aurait pour effet de libérer les âmes de l’emprise du démon. Que le lecteur se donne la peine de relire attentivement toutes les paroles prêtées à Jésus par les anonymes rédacteurs du quatrième siècle, et il pourra constater ce fait de façon absolue.
…Mais jamais Jésus n’associera cette fin à la notion de sacrifice libérateur de la race humaine. D’autant qu’il est résolument raciste, et ne s’intéresse uniquement qu’aux seuls enfants d’Israël. Au long des Ecritures, ses propres paroles sont formelles, nous les avons citées et n’y reviendrons pas.
Et ce sera au moins quinze années après son exécution, qu’un homme qui ne l’a jamais connu de son vivant, un nommé Saül, plus tard Paul, imaginera d’associer symboliquement cette mort à celles des victimes animales sacrifiées chaque jour sur l’autel du Temple de Jérusalem.
…Ainsi donc, la notion d’un Jésus apaisant par ses souffrances, librement acceptées, le courroux de son Père céleste (c’est-à-dire de lui-même, puisqu’il lui est consubstanciel et coéternel), est apparue avec le temps, et s’est imposée grâce à ce dernier, comme un fait accompli, malgré son caractère totalement irrationnel, et théologiquement indéfendable.
Dépourvue de toute logique, elle est d’ailleurs en contradiction avec les Ecritures néo-testamentaires, lesquelles nous affirment qu’il a libéré en une seule fois la totalité des âmes, passées, présentes, ou à venir. Mais, par ailleurs, chacune de ces âmes doit réaliser, elle-même, son propre salut individuel, à peine d’être damnée. Un peu comme si un régiment mutiné bénéficiait d’une amnistie générale, et qu’en même temps, chacun des soldats le constituant avait à comparaître devant une cour martiale pour y être jugé de nouveau individuellement. (Op. cit.).
Nous dirons : Selon les commentateurs du Coran, il a été admis qu’un fils meurt pour son père. C’est la venue d’Abraham, le prophète qui verra l’abolition de cette loi. A partir de là, on comprend mal l’attitude des gens de l’Evangile concernant Adam, le prophète et père de l’humanité. Un prophète ne saurait mourir, en effet, pour un prophète. Pas plus pour un peuple qui a, certes, écouté, mais ensuite désobéi. (Coran IV 46).
Pour nous, et à l’inverse du monde biblique, l’être humain, la race humaine ne sont nullement maudits par le divin Créateur.
[20] Dogme du péché originel. Dogme non reconnu par l'Islam traditionnel. On a dit à ce sujet : péché originel, faute commise par Adam et Ève dans le Paradis terrestre (Eden). La Genèse raconte qu’ils mangèrent le fruit de l’arbre de la science du bien et du mal, transgressant ainsi l’interdiction de Dieu, qui les chassa. Ce péché commis par l’homme, dès son origine, entacha toute l’humanité, selon le judaïsme et le christianisme. (Op. cit.).
[21] Selon l'auteur de "la Manifestation de la Vérité" : Mosheim dit (Hist. vol. 1) : "Les Ebionites, secte du ler siècle, croyaient que Jésus était un simple mortel, né de Marie et du menuisier Joseph, que la loi Mosaïque était obligatoire, non seulement pour les Juifs, mais pour tous les hommes, et que cette loi était essentielle au salut ; ils avaient le plus grand mépris pour Paul, qui les combattait sur ce point". Lardner dit (vol. 11, p. 376) : "Nous savons par les anciens écrivains que les Ebionites rejetaient l'autorité de Paul et de ses épîtres". Bell dit en parlant de cette secte : "Les Ebionites n'admettaient de l'Ancien Testament que le Pentateuque et avaient le plus grand dédain pour David, Salomon, Jérémie, Ezéchiel, etc. De tous les livres du Nouveau Testament, ils n'admettaient que l'Evangile de Matthieu, à l'exception des deux premiers chapitres". Le même Bell dit au sujet des Marcionites : "Cette secte croyait qu'il y avait deux principes suprêmes, l'un bon et l'autre mauvais, que le Pentateuque et tous les autres livres de l'Ancien Testament étaient inspirés par le mauvais principe et qu'ils sont tous contraires au Nouveau Testament ; elle croyait aussi que Jésus était descendu après sa mort à l'enfer et en avait retiré Caïn et les habitants de Sodome, mais qu'il avait laissé dans les peines éternelles les âmes d'Abel, de Noé, d'Abraham et de tous les patriarches, parce qu'ils étaient du parti du mauvais principe ; ils croyaient, en outre, que le Créateur du monde n'était pas celui qui avait envoyé Jésus et, pour ce motif, ils ne croyaient pas à l'inspiration du Vieux Testament, et du Nouveau ils n'admettaient que l'Evangile de Luc, à l'exception des deux premiers chapitres ; ils admettaient aussi dix seulement des épîtres de Paul, sous réserve des passages qui contredisaient leurs opinions". Lardner (vol. 111) rapporte ces paroles de Saint Augustin sur les Manichéens : "Cette secte croit que c'est le diable qui a parlé à Moïse et lui a dicté le Pentateuque ; c'est aussi le diable, selon eux, qui a parlé aux prophètes hébreux ; ils admettent les livres du Nouveau Testament, mais avec des modifications conformes à leurs principes, ils ont aussi des ouvrages apocryphes auxquels ils attribuent une autorité supérieure à celle des livres canoniques".
[22] Pour le monde Soumis traditionnel, c’est le sosie du fils de Marie que les Judaïsés feront mourir (Coran IV 157). Quant au Messie, le fils de Marie (sur lui la Paix !), il sera élevé, corps et âme, sain et sauf, dans le Paradis divin. Il y restera ainsi jusqu’à la sortie du Faux-Messie sur terre. C’est alors qui redescendra sur terre pour le tuer à la porte de Lodd, à Jérusalem.
Quant le fils de Marie mourra réellement, il sera alors enterré à Médine, à côté du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Et Dieu est plus Savant !
[23] Soit, Ya'cob. Lequel a et avait deux noms : Ya'cob et Israël.
[24] Bible. Ex.: 4 22-23.
[25] Le Psautier, un Livre révélé à David (sur lui la Paix !) ? Pour les gens de la Synagogue nullement. Il serait l'œuvre au moins de dix personnes autre que David ! Rappelons que pour eux, David et Salamon étaient des rois en Israël, non des prophètes. Toujours selon eux, un roi ne peut en effet occuper une telle fonction. Pour les gens de l'Evangile, le Psautier est un Livre que l'on lit souvent lors des prières. Un Livre de référence et vénéré. N'oublions pas que pour eux, le Messie est fils de David.
[26] Ou sous l'inspiration divine.
[27] Bible. Ps. 82 6.
[28] Bible. Je. 20 17.
[29] Bible. 6 35-36.
[30] Bible. 1 Je. 5 1.
[31] Remarque importante.
[32] Certaines Eglises.
[33] En arabe, qis. Dans notre langue et chez les gens de l'Evangile : Monseigneur. 1. Titre honorifique, qui n’est plus donné aujourd’hui qu’aux archevêques et aux évêques, ainsi qu’aux princes d’une famille souveraine. (Abrév.: Mgr). Pluriel. Messeigneurs; nosseigneurs (abrév.: NN. SS.). 2. Prince-monseigneur. (Op. cit.). Pour le Pape : Sa sainteté. Dans d'autres églises : Sa béatitude, etc. Certains pères ont fait le vœu de célibat, par contre, pour leur Seigneur, ils lui ont manqué de respect.
A David, le prophète, il lui sera révélé de la part de son Seigneur :
« Ensuite apprends au peuple d’Israël, qu’il n’y aura aucune parenté entre Moi-Même et Mes créatures. »
Le Seigneur a dit : « Je suis Celui qui n’a pas besoin d’association. »
Selon Abou Horairah, le messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) a dit :
« Dieu [qu’Il soit glorifié et magnifié] a dit : « De tous les Associés ? Je suis par excellence Celui qui se passe de toute association. De là quiconque a associé tout autre que Moi dans son acte, celui-ci ne Me concerne pas, et sera rétribué à ce qu’il (M’)a associé. »
De même :
« Dieu (qu’il soit exalté !) a dit : « Le fils d’Adam me faire injure et c’est inacceptable de sa part ! Il M’accuse de mentir et c’est inacceptable de sa part ! Son injure, c’est de dire que J’ai eu un enfant et son accusation de mensonge, c’est de dire : « Il ne Me rappellera pas à la vie comme Il m’y a appelé une première fois. »
Et aussi :
« Dieu (qu’Il soit glorifié et magnifié !) a dit : « Le fils d’Adam Me traite de menteur sans aucun droit, et Il me faire injure sans aucun droit ! Il Me fait mentir en disant : « Il ne me rappellera pas à la vie comme Il m’y a appelé auparavant ». « Or sa première création ne M’a pas été plus difficile que ne le sera sa résurrection » (Coran XVII 4). Quant à son injure à Mon égard, c’est sa parole : « Dieu a pris un enfant » ? Alors que Je suis l’Un, l’Incorporel, Je n’engendre pas, Je n’ai pas été engendré, et Je n’ai pas d’égal. » (Coran CXII 1-4).
[34] Bible. Ps. 103 13.
[35] Le Messie.
[36] Bible. Je. 1 12.
Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
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Cette page a été mise à jour le 10/08/06 .10/08/06