Société

LE MONDE BIBLIQUE FACE A LEUR DIVIN CRÉATEUR !

Selon les gens de la Bible

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   Les gens de l’Évangile : des gens zélés ?

    A les entendre, aucun doute. Qu’on en juge : les protestants[1] évangéliques redoublent de zèle ces temps-ci. Enrôlés dans des organisations non gouvernementales américaines - notamment l'agence World Vision, et Samaritan's Purse, pilotée par Frank Graham, le rejeton du célèbre télévangéliste américain Billy Graham - ou envoyés par leurs Eglises, telle la Southern Baptist Convention, ces missionnaires, jusque-là très discrets dans le pays, donnent des cours aux enfants, distribuent des vivres et des médicaments aux populations ainsi qu'aux chefs de tribu. « Depuis le printemps 2003, au moins 15 nouvelles Eglises se sont implantées en Irak en toute discrétion », assure le chrétien assyro-chaldéen Joseph Yacoub, professeur de sciences politiques à Lyon, qui maintient d'étroits contacts avec ses coreligionnaires.

   A Bagdad, ces soldats de Dieu[2] ramassent les fidèles en voiture ou en bus afin de les acheminer vers les lieux de prière, cernés de barricades[3]. Dans l'espoir de convertir les brebis musulmanes[4] qui risquent gros en les fréquentant - dans l'islam, celui qui renie sa foi encourt la mort[5] - les évangéliques jouent même les Petits Chaperons rouges : on a vu ainsi certains prédicateurs glisser une Bible dans un panier-repas gracieusement tendu aux soldats chargés de la circulation. Une telle agitation fait redouter le pire aux chrétiens locaux - 4% de la population. Déjà durement frappés par une série d'attentats meurtriers, ces fidèles implantés de longue date en Irak craignent aujourd'hui que les islamistes ne les confondent avec les néoprotestants dans une même exécration de l'Amérique impérialiste et démoniaque

   Dans ce tableau foisonnant, les évangéliques[6] et les islamistes occupent le premier plan[7]. Par l'ampleur de leur action - qui transcende les Etats - et leur puissance de feu prosélyte, ils incarnent, plus que tous les autres mouvements religieux, le retour de Dieu dans la politique[8]. La foi qu'ils revendiquent, fondée sur l'adhésion individuelle, la ferveur et la relation directe avec Dieu, flatte la sensibilité contemporaine. Bien sûr, tous les évangéliques - 400 millions environ - ne sont pas des fondamentalistes arc-boutés sur une lecture littérale de la Bible. Tous les musulmans - près de1,2 milliard - ne sont pas non plus des islamistes qui rêvent de faire sauter la Maison-Blanche, le Coran à la main. Il faut aussi le souligner d'emblée : l'islamisme se différencie foncièrement du néoprotestantisme par son recours à la violence terroriste[9] et ses prétentions théocratiques. Les évangéliques, même les plus extrémistes, demeurent très attachés à la paix ainsi qu'à la démocratie participative. De même, il existe une différence doctrinale essentielle entre les fondamentalistes chrétiens, qui veulent transformer l'homme pour agir sur le monde, et les intégristes musulmans, qui cherchent à fonder un État islamique pour prouver la toute-puissance de Dieu[10]. D'ailleurs, ces deux mouvements s'affrontent, l'un jouant le Satan de l'autre. Pourtant, ils ont aussi des points communs: tous deux partagent la même volonté de peser sur la chose publique lorsqu'ils en ont les moyens numériques. Et la même ambition de concurrencer les États sur le terrain social. Dans un monde qu'ils jugent corrompu par le matérialisme athée, ces courants religieux ont lancé leur croisade morale contre le péché et pour le salut des âmes. Avec une efficacité redoutable… (Op. cit.)       

   Se jettent des fleurs et caricaturent un peu plus autrui ? 

   Il faut aussi le souligner d'emblée : l'islamisme se différencie foncièrement du néoprotestantisme par son recours à la violence terroriste[11] et ses prétentions théocratiques. Les évangéliques, même les plus extrémistes, demeurent très attachés à la paix[12] ainsi qu'à la démocratie participative. De même, il existe une différence doctrinale essentielle entre les fondamentalistes chrétiens, qui veulent transformer l'homme pour agir sur le monde, et les intégristes musulmans, qui cherchent à fonder un Etat islamique pour prouver la toute-puissance de Dieu. D'ailleurs, ces deux mouvements s'affrontent, l'un jouant le Satan de l'autre. Pourtant, ils ont aussi des points communs: tous deux partagent la même volonté de peser sur la chose publique lorsqu'ils en ont les moyens numériques. Et la même ambition de concurrencer les Etats sur le terrain social. Dans un monde qu'ils jugent corrompu par le matérialisme athée, ces courants religieux ont lancé leur croisade morale contre le péché et pour le salut des âmes. Avec une efficacité redoutable. (Op. cit.) 

   Remarques

   « l'islamisme se différencie foncièrement du néoprotestantisme par son recours à la violence terroriste et ses prétentions théocratiques. » Ce qui est faux[13]. Dans cette « croisade » en terre de Mésopotamie, sous quel nom sera-t-elle faite ? Entreprise ? N’est-ce pas en son nom ? Au Vietnam, quel a été le rôle de certains Dignitaires religieux auprès de l’armée ? De même : Quelle religion professe la plus grande majorité du monde anglophone ? N’est-ce le Christianisme ? Et le Protestantisme n’est-il pas une secte[14] du catholicisme, de même de l’anglicanisme ? Et tous ne se réclament-ils pas comme étant gens de la Bible ? Et ceux qui partiront en terre de Mésopotamie de quelle église seront-ils dans leur plus grande majorité ? Catholiques ou anglicans ou de sectes du Protestantisme, du Protestantisme ? Secundo : dans la philosophie des gens de la Bible et de leur Partissisme respectif, n’existe-t-il pas deux sortes de terrorisme : terrorisme d’État lequel est légal à leurs yeux et le terrorisme des autres ? Quant à représenter l’islamisme ou l’Islam comme ci-contre, n’est-ce pas aller bien vite et en fait le diaboliser ou chercher à le diaboliser aux yeux de son opinion publique ? L’ISLAM, religion divine se veut à l’image de son divin Créateur. Aussi, loin de Lui de commander le mal et la turpitude ! N’en déplaise à ses détracteurs, adversaires et opposants. Troisièmement : depuis le démembrement de l’Empire ottoman comment a-t-on appelé ceux et celles qui luttaient contre les conquêtes de gens venant des terres de l’Europe ? Des gens de la Bible ? Des croisés, naguère ? Gens de bien, des combattants, des résistants ou tout leur contraire ? Qu’on re-lise bien l’Histoire !   

   « De même, il existe une différence doctrinale essentielle entre les fondamentalistes chrétiens[15], qui veulent transformer l'homme pour agir sur le monde, et les intégristes musulmans, qui cherchent à fonder un Etat islamique pour prouver la toute-puissance de Dieu. » Ce qui est faux. La religion divine : l’Islam, veut transformer l’homme pour qu’il délaisse toute adoration exceptée celle de son divin Créateur. Il n’adore ainsi ni sa femme ni son chien ni sa voiture ni son patron ni son roi ni son prince ni son président ni son parti ni son syndicat ni sa maison ni tout autre chose. De même, la religion veut transformer l’homme pour le libérer de toute injustice, pour l’amener ainsi à la Justice divine. Pas d’exploitation de l’homme par l’homme comme c’est chose commune dans le monde biblique. Et n’est-ce pas beaucoup prétendre que de dire : les fondamentalistes veulent transformer l'homme pour agir sur le monde[16] ? N’est-ce pas en fait l’amener à l’amour de ce dernier ? Un amour plus fort que celui qu’on doit porter à son divin Créateur ? Aucun de nous ne peut changer le monde. Mais ce que peut faire tout individu, n’est-ce pas changer ses mauvaises actions en bonnes actions. Et la première bonne action, n’est-ce pas de croire en Lui et L’adorer en individu sincère ? Sans lui donner d’Associés et des Égaux ? Secundo : Le monde biblique aime donner des sobriquets blessants, qui blessent celui qui les entend. Le vocable « intégriste », à l’origine, n’appartient-il pas au monde évangélique[17] ? Alors pourquoi venir le « coller » aux gens de l’Islam traditionnel ? Quant aux « intégristes » et leur visée, ne sont-ils pas, au départ et pour la plupart, gens du Partissisme ? Gens se regroupant au sein d’associations ou de mouvements ou se réclamant de certains partis dit religieux ? Ou gens de sectes diverses se réclamant d’un mouvement réformisme[18] comme : le wahhabisme, le taymiyisme, les frères musulmans, le salafisme[19], pour ne citer qu’eux ? Aussi, ces gens pour la plupart des observateurs, ne sont rien d’autre que des égorgeurs, des étrangleurs de l’Islam traditionnel. Ils ne représentent qu’eux-mêmes et le futur État qu’ils se proposent de mettre en place et de construire, ne sera rien d’autre qu’un État fictif, n’ayant rien à voir, de près ou de loin, avec l’Islam traditionnel. Car comment construire une telle chose sur du sang ? 

   Erreur d’appréciation et de jugement

   Le monde biblique d’Angleterre et de France avait misé haut. L’Angleterre beaucoup plus que la France. Le démembrement de l’Empire ottoman[20] allait divisé le service secret anglais. Deux hommes allaient s’affronter Lawrence et Philby. Le premier avait, dit-on, tout misé sur une famille arabe : Husayn fils de ‘Ali[21], souverain du Hedjaz. L’autre, sur le fils de Saoud. Le second chassera le premier en 1924. Le monde wahhabite allait pouvoir naître de nouveau[22]. A l’époque déjà, des matières premières comme l’or noir de Mésopotamie intéressait vivement le monde biblique d’Europe occidentale. Il fallait faire vite. Pour cela, il fallait, avant tout, leurrer ceux et celles qui prétendaient s’être libérés du joug ottoman. Leur faire une montagne de promesses. Dans ce domaine, l’appréciation du monde arabe et son jugement allait être un vrai fiasco. La "Oummah[23]" allait disparaître au profit d’une multitude de petits États antagonistes, du nationaliste pur et dur. La devise biblique d’Angleterre : divise pour régner, allait faire son oeuvre et son chemin. Et le monde arabe trop heureux du service rendu de la part des gens du monde Biblique d’Europe, vivait dans une insouciance et une inconscience la plus complète. La colère divine s’abattra sur eux.   

   Le revers de la médaille

   Il ne faut jamais se réjouir trop vite du malheur d’autrui. Naguère, la fidélité du Wahabbisme et de ses différentes ramifications envers le monde biblique anglophone était assuré. Mais les temps changent. De nos jours, des voix ne s’élèvent-elles pas, parmi le monde biblique, pour irradier cette secte dite maléfique ? Et le comble de l’histoire, n’est-ce pas que ce même monde, sans peur et sans vergogne, n’hésite de nos jours à se retourner vers l’Islam traditionnel pour lui demander de leur donner un coup de main[24] ? Ce monde qui a jeté lui-même l’huile sur le feu, demande maintenant aux autres de l’éteindre[25] !? Parallèlement à cela, le monde biblique fait peser la peur sur le monde entier par des slogans comme : Danger ! les ressources premières se tarissent[26] ! Un peu comme-ci ces sources leurs appartenaient, étaient sous leurs ordres ! Tous ont oublié que ces sources ont un maître : le Seigneur de la Terre, leur Seigneur ! Et que c’est Lui seul qui peut les alimenter où les arrêter. En attendant, la course ou le pillage des richesses du monde islamique a commencé et perdure[27]. Pour cela, pour arriver à ses fins le monde biblique n’hésite pas, au nom du droit et de la liberté, de mettre le monde à feu et à sang. Et toute personne qui ose ou osera se mettre en travers de leur chemin, sera irrémédiablement accusé de tous les maux de la terre. Mis en prison, jugé arbitrairement, exécuté, banni de la société. (à suivre)


[1] Une des sectes du Christianisme. Concernant « Les promesses de l'évangélisme. », on nous dit :
  
« Tu peux naître de nouveau » : issu des mouvements piétistes des XVIIe et XVIIIe siècles en Angleterre et en Allemagne, le néoprotestantisme évangélique insiste sur la notion de «réveil» et de renaissance à Dieu, par la conversion des âmes. Les fidèles s'immergent dans la lecture littérale de la Bible et considèrent le partage de leur foi comme un devoir. Le courant pentecôtiste charismatique est le plus actif. Fondé sur le récit de la Pentecôte consigné dans les Actes des Apôtres, il met l'accent sur la force de l'Esprit saint, l'émotionnel, les guérisons. En France, les évangéliques sont près de 400 000. Ils revendiquent leur liberté de culte, sans interférer dans le politique. « Plus des trois quarts d'entre eux viennent soit du catholicisme, jugé trop hiérarchique et traditionnel, soit d'autres courants protestants, qu'ils estiment trop sécularisés, soit des milieux agnostiques ou athées », souligne Sébastien Fath, chercheur au Groupe de sociologie des religions et de la laïcité. Les évangélismes tsigane et afro-antillais sont en plein essor. (Op. cit.).
[2] Le monde biblique vénère les siens. Tel n’est pas le cas vis-à-vis du monde islamique, de ceux qui prêchent la bonne parole.
[3] Ce qui laisse de marbre les gens concernés de Mésopotamie.
[4] Remarque importante. Et de quelles brebis s’agit-il ? N’oublions pas de signaler que dans ce pays existe une multitude de sectes en tout genre.
[5] Entendre : apostasie.
[6] En terre de Mésopotamie, ne jouissent-ils pas d’un appui important : les troupes des croix.zés venus du monde anglophone et d’autres pays évangéliques ? 
[7] Cette présentation des choses est propre aux médias européens, bibliques.
[8] Pour le monde biblique : sans doute. Pour le Partissisme religieux se réclamant de l’Islam, de même. Pour l’Islam traditionnel, le commun du peuple, nullement. Changer sa vie de la désobéissance à l’obéissance, revenir à son divin Créateur, ne signifie nullement qu’on va subitement faire de la « politique ». Tomber dedans. C’est plutôt tout son contraire qui risque d’arriver. Vue que le « politique », l’homme politique, le parti, ne comprendront pas ce changement d’attitude. Verra ce nouveau venu comme un ennemi potentiel. D’où l’importance, pour celui qui veut vivre sa foi, de fuir, de s’éloigner de tout ce qui peut ressembler au « politique », à la « politique », au Partissisme.  
[9] Certains gens d’Amérique, du monde anglophone, du monde biblique, ne rêvent-ils pas de faire « sauter » avec la bombe atomique, les lieux saints de l’Islam, en Arabie ? Qu’on en juge : Le député républicain du Colorado, Tom Tancredo, exprimait vendredi 15 juillet toute sa haine envers les Musulmans à l'antenne d'une radio de Floride. Quand son interlocuteur lui demanda : -"comment pourrait-on répondre à un risque d'attaque nucléaire sur une ville américaine par des terroristes ?"
 - "On pourrait bombarder leurs lieux saints" répondit le croisé en cravate.
- "Vous voulez parler du bombardement de La Mecque ?" interrogea un peu surpris le journaliste.
- "oui" (Source AP et Tercuman, un quotidien turc) (Repris par Quibla.net).
[10] Disons plutôt leur propre puissance. Leur propre publicité. 
[11] Certains gens d’Amérique, du monde anglophone, du monde biblique, ne rêvent-ils pas de faire « sauter » avec la bombe atomique, les lieux saints de l’Islam, en Arabie ?
[12] Laquelle ?
[13] Concernant la théocratie nous venons de le voir.
[14] Ou sous-secte. Le monde de la Chrétienté préfère parler de schisme.
[15] Pourquoi ne pas dire : protestants. Car il s’agit bien d’eux ici.
[16] Lequel ? Pour le Protestantisme et ses ramifications : n’est-ce pas le monde politique, la politique. Pour preuve :
  
Mais ces mouvements religieux ne se sont pas cantonnés à labourer un terrain social délaissé par les gouvernements. Ils ont aussi visé plus haut. Jusqu'à noyauter les arcanes du pouvoir politique. Tous les dimanches soir, Laurent Gbagbo, président de la Côte d'Ivoire, et son épouse, Simone, convient à une séance de prière collective une poignée de privilégiés. On y croise par exemple Simon Nanjoui, animateur des Hommes d'affaires pour le plein Evangile, une succursale d'un mouvement fondé à Los Angeles par un magnat du négoce pétrolier. A la fin des années 1990, le couple Gbagbo s'est tourné vers un culte évangélique, la Mission Schekina, auquel l'a initié un certain Moïse Koré, ancien international de basket et trafiquant d'armes mû par cette révélation : «Gbagbo est le choix de Dieu pour la Côte d'Ivoire.» Les cieux semblent nourrir une sympathie particulière pour les politiques africains. Mathieu Kérékou, ancien dictateur marxiste-léniniste converti au message chrétien, est revenu au pouvoir en 1996 au Bénin sous l'étiquette de démocrate et de born again, celui qui renaît à la foi chrétienne, dans le lexique évangélique. Depuis, il s'est entouré de ministres d'obédience pentecôtiste: «Après avoir longtemps considéré qu'elles devaient rester en retrait du politique, univers jugé malsain et corrompu, les Eglises pentecôtistes implantées en Afrique estiment aujourd'hui qu'elles doivent, par une plus grande présence évangélique, le purifier et le délivrer des forces maléfiques», explique Cédric Mayrargue, chercheur au Centre d'étude d'Afrique noire.
   Lula aussi peut remercier ces chrétiens décidément omniprésents. Sans l'appoint des voix pentecôtistes, le candidat brésilien n'aurait peut-être pas remporté la présidentielle de 2002. Mais l'homme politique qui doit le plus aux néoprotestants, c'est George Bush, bien sûr. « Par votre réélection, Dieu a gracieusement offert à l'Amérique un sursis face au programme païen. Ne soyez pas équivoque. Donnez la plus grande priorité à votre action. Vous ne devez rien aux gauchistes. » La phrase sonne comme un avertissement. Elle est de Bob Jones III, président de l'université du même nom en Caroline du Sud. Après avoir largement contribué à la victoire du candidat texan, les évangéliques - qui représentent environ 40% de l'électorat de Bush - attendent désormais leur dû: des mesures politiques en accord avec leurs convictions, c'est-à-dire conformes aux valeurs de la Bible. Il faut dire que l'hôte de la Maison-Blanche est un born again, comme la plupart des évangéliques et comme d'autres membres de son entourage, tel Karl Rove, son stratège de campagne
. (Op. cit).

   Entre gens du même monde, d’une même église, quoi de plus juste que s’entre aider. Secundo : défenseur d’un  ordre et d’un système politique que nous leur connaissons, il devient naturel de croire que tout changement de société passe nécessairement par la politique, le politique. Le Protestantisme ne re-connaissant pas le pouvoir des papes, ce pouvoir sera de facto transmis aux hommes politiques, au Chef suprême de l’État. Même si la Constitution en place se veut quel que peut différente. Là, c’est un homme religieux qui commande, ici le chef d’un État, un laïc. Notion très chère au Protestantisme. On revient en quelque sorte à l’époque où l’Église romaine, vaticane, était prospère et dominait en Europe. Naguère, on parlait de l’Église romaine, latine, vaticane, et de son rayonnement sur le monde. De notre temps, du Temple protestant. 
[17] Catholique. Fondamentaliste pour les Protestants. Tout ce genre de sobriquet vient des médias. Ils aiment colporter ce genre de haine, de mépris envers autrui. 
[18] Les auteurs de cet article fleuve de l'Express, de nous dire sur :
Les puritains de l'islam
   L'islam fondamentaliste se divise en deux grands courants perméables entre eux, les Frères musulmans et le salafisme. Le premier, fondé en 1928 par l'Egyptien Hassan al-Banna, avait pour but d'instaurer un Etat islamique en convertissant les élites. Sayyed Qotb, son théoricien le plus célèbre, prêchait « la souveraineté politique exclusive de Dieu seul ». Aujourd'hui, les Frères musulmans jouent la carte de la participation et de l'adaptation aux cadres étatiques en place. L'Union des organisations islamiques de France s'inscrit dans cette mouvance. Le second courant - le salafisme - se réfère aux « pieux ancêtres » (salaf), les successeurs du prophète Mohammed, qui vivaient au VIIe siècle après Jésus-Christ. Il s'adosse à la doctrine puritaine et ultrarigoriste wahhabite de l'Arabie saoudite, qui prône un islam essentialiste. Les salafistes, qu'ils se disent ou non « réformateurs », sont intégralistes : ils veulent pouvoir vivre leur foi pleinement et partout. A leurs yeux, la laïcité est donc un obstacle
.
   Cette description est propre au monde biblique et à ses médias et ses soi-disant spécialistes de l’Islam ! On note, au passage, qu’on aime distribuer les sobriquets rituels. Selon les spécialistes, autres que ceux du monde biblique, H. Banna voyant l’état où se trouvait les égyptiens de son époque, avait décidé d’agir pour ramener le peuple égyptien à un peu plus de croyance. Le début se fera dans les règles de l’art. Très vite sa popularité grandira. Malheureusement son idée de départ sera reprise par le politique. On allait commettre là la même erreur que Pharaon, et la plus grande erreur du monde contemporain. Soit de penser que la solution de l’Égypte de l’époque était politique. Passerait nécessairement par la politique. Va suivre alors une guerre larvée entre gens d’une même philosophie politique. Comme le fauteuil du Raïs est un, qui pouvait s’asseoir dessus ? Nasser avait cru bon que ce soit lui. Et comme l’arabe contemporain n’a pas l’habitude de partager le pouvoir qu’avec lui-même, une terrible calamité n’allait-elle pas s’abattre sur l’Égypte ? Notamment lorsque les gens se réclamant de H. Banna décideront d’employer la manière forte contre le pouvoir en place. Pour asseoir son pouvoir, le Raïs fera appel au meilleur spécialiste de la torture et du renseignement : l’URSS. La torture étant interdite selon la loi coranique, Nasser et ses laquais passeront outre. Même les femmes goûteront la prison et surtout la torture. Toutefois, les pouvoirs se succédant, jamais les gens de H. Banna n’arriveront à leur fin : le pouvoir, briguer le pouvoir. Cause principale : ce sang répandu chaque jour un peu plus. Cette terreur que fera vivre le pouvoir en place sur l’ensemble de la population. La mort du Raïs fera venir un autre Raïs qui développera, lui, l’ère pharaonique. Il semblait fasciner par l’histoire ancienne de l’Égypte. Aussi, dans sa folie, ne pensait-il pas enterrer Pharaon avec les honneurs dus à un chef d’État ? Il ira même, disent ses opposants et adversaires, faire la « paix » avec l’ennemi de toujours. Pour le monde biblique, ce sera un homme de paix. Pour le monde toranique, un « juste d’entre les justes ». Pour ses adversaires et opposants : l’ennemi du divin Créateur. A chacun son appréciation !
   Au départ, association, le mouvement de H. Banna prendra très vite un tournant politique. La plupart de ceux qui se réclameront de lui, seront les intellectuels, le mouvement estudiantin, certains Savants du monde égyptien. Il se limitera surtout au monde arabe. Seconde erreur note les spécialistes : l’argent. Tout mouvement politique notamment du Partissisme à besoin pour vivre et survivre de cette manne. En se tournant vers les riches d’entre les Arabes, son mouvement sera « noyauté » par les gens du Réformisme : le Salafisme. Gens connus pour leur intransigeance, leur dureté de cœur. Ne l’oublions pas, après le démantèlement de l’empire ottoman auquel le monde arabe a largement participé au côté du monde biblique de France et d’Angleterre, l’amour entre gens du monde arabe n’allait-elle pas diminuer de jour en jour ? Les régimes nouveaux, institués et mis en place par les conquérants, allaient nous le prouver. Deux groupes feront, à l’époque des deux blocs, leur apparition, et ceci au sein même du monde arabe : le premier se réclamera de l’Occident (entendre : des gens de la Bible de l’Ouest européen auquel il faut rajouter l’Amérique du Nord et l’Australie), le second de l’URSS ou la Chine communiste. Et c’est alors que tous les coups seront permis entre « frères » de l’Arabisme ! A la grande joie de leurs conquérants.
   Avec l’arrivée de l’argent, le mouvement commencera peu à peu à se diviser, à s’effriter. Entre ceux partisans de la manière forte envers les régimes arabes en place : régimes jugés athées et corrompus, et leurs opposants. C’est alors que d’autres factions allaient voir le jour. Et bon nombre d’entre ces gens, fuyant la répression dans leurs pays d’origine, viendront se « réfugier » en terre d’Europe dont l’Allemagne, l’Espagne, l’Angleterre. Là où l’on trouve une forte diaspora de gens d’Égypte, du Châm : Syrie, Jordanie… Une autre partie en terre d’Arabie, la péninsule arabe. Pour finir, les gens du monde biblique, du monde anglophone, iront demander leur aide pour chasser l’URRS de l’Afghanistan. Ils deviendront alors ennemis d’hier, amis d’un jour. D’un jour simplement car les visées de l’Oncle Sam et de ses Alliés a toujours été en opposition avec les visées de ces mondes opposés. Erreur supplémentaire de ces partis nouveaux, gens du Partissisme, eux aussi.      
[19]
L'Arabie saoudite, elle, a beaucoup œuvré à la diffusion de la tendance salafiste au travers de l'International Islamic Relief Organization, la Ligue islamique mondiale ou l'International Islamic Council for Dawa and Relief, en multipliant la création d'instituts islamiques et en finançant des bourses…
   (…) Les efforts des fondamentalistes musulmans - qui cherchent avant tout à réislamiser leurs coreligionnaires pas assez croyants à leur goût - portent d'abord sur des pays où l'islam est déjà implanté - l'Egypte, le Maroc, la Syrie, le Nigeria, la Thaïlande … - et sur les nations européennes, qui abritent une forte population d'origine musulmane en proie à une profonde crise d'identité. Ce qui n'est déjà pas si mal. Indice de leur succès : les femmes voilées. En Egypte, 8 femmes sur 10 portent le tchador. Il y a trente ans, la proportion était inversée. La noria de «salons islamiques», lancés au début des années 1990 sous l'impulsion de Suzie Mazhar, une notable pieuse, illustre le regain de ferveur des bourgeoises égyptiennes, qui organisent désormais des réunions chez elles, pour réfléchir sur le «sens de la vie» d'après le Coran. Amr Khaled les guide sur le chemin. Ce «télécoraniste», copie conforme des télévangélistes américains, est devenu une star dans le monde arabe grâce à ses émissions diffusées par satellite. Autre indice: l'influence des salafistes. En France, ces adeptes d'un islam rigoriste, qui suivent à la lettre les avis des ulémas saoudiens consultés sur Internet, gagnent du terrain. Les Renseignements généraux ont repéré 5 000 sympathisants de cette mouvance - des jeunes des «quartiers», surtout - parmi lesquels 500 activistes confirmés
. (Op. cit.)

   Le retour vers le divin Créateur, d’une partie de la Communauté, n’est nullement l’œuvre de (ou des) parti(s) religieux. N’en déplaise aux orientalistes et leurs dévots ! Cette prise de conscience n’est pas la leur. Ils essaient, comme tout parti, de se l’approprier. Pourtant… Pour les observateurs, leur islam c’est une sorte d’islam présenté en complet veston avec une barbe taillée sur mesure ou pas de barbe du tout. Islam intellectuel, instable, d’apparence trompeuse. En Europe, ce genre de choses est courant. Niveau d’instruction religieuse : très bas ou inconnu. On fait bonne figure, au cours de conférences, de cercles et de rencontres, pour faire apparaître ce qu’on est pas. Enfin l’influence du Réformisme actuel dont celui de la secte salafite a pour but, note les observateurs, de faire un maximum de prosélytes. Le mouvement apparut grâce au monde biblique anglophone, n’a nullement l’intention de limiter son action à l’Arabie. Aussi, si de nombreux jeunes, notamment d’Algérie et de Tunisie, se tournent vers elle, la faute n’était-elle pas à la diaspora d’Afrique du Nord ? Aux parents ? Aux pays d’origines ? En Tunisie, par exemple, la plus grande université religieuse n’a-t-elle pas été transformée en musée ? En Algérie qu’à fait le Partissisme en place après l’indépendance ? Y a-t-on développé et enseigné la science religieuse ou toute autre chose comme la doctrine athée du social-communisme, du socialisme-nationaliste arabe ? A boire du sidi-brahim ? A quel bourrage de crâne a-t-on soumis tout un peuple ? Quant à la diaspora vivant en terre d’Europe a-t-elle fait mieux que les gens du pays ? Nullement. Pendant que ces derniers récitaient à pleine voix les chansons du national-socialisme arabe, leurs frères et sœurs en terre d’Europe se ruaient vers la société de consommation. Pas question d’étudier et de s’instruire en religion. D’envoyer ses enfants s’instruire auprès de pieux Savants. Tout a été fait pour réaliser les désirs de son âme. Pour se venger de ce que le bled ne nous permet pas d’avoir. Ils ne construisirent qu'un universel en miroir de l'Amérique et de l’Europe biblique, rêvant plus du McDo que d'un retour à la grande cuisine des califes d'autrefois, note le politologue. Le lien qui les unit à leur religion de leurs ancêtres est virtuel. Avec un réveil brutal, les jeunes ont besoin d’étudier de connaître leur religion. La seule référence qui s’ouvre à leurs yeux leur vient d’Arabie. Ceci expliquant cela. Et la confrontation avec un autre monde que le leur est devenu inévitable. Alors pourquoi rejeter maintenant la pierre sur le monde de l’Islam traditionnel ? Le monde biblique fuirait-il ses propres responsabilités ? Ses erreurs d'appréciation et de jugement ? Et chercherait-il à faire porter le souci de leurs malheurs sur l’ensemble de la Communauté ? Un peu trop facile. Et d'en ce bourbier, le monde islamique n'est pas dupe !   
[20] Voilà où gît le problème : les religieux de l’islam ont toujours évité tout aggiornamento. C’est pourquoi, après avoir été un fondamentaliste musulman lorsqu’il était étudiant, Mustafa Kemal « Attatürk » a déclaré lors d’un discours de politique générale devant le parlement turc : « L’islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putride qui empuantit nos vies ».
   Il s’agit évidemment du propos politique d’un dirigeant qui a réussi sa révolution, une révolution qui a conduit à la chute du Califat…
   Quand cet homme mourra, la terre refusera de recevoir son corps. Il sera enterré à même le sol, et sur lui repose son mausolée. 
   Dans la même optique : Selon Averroès (ibn Rushd) : « la religion judaïque est une loi d'enfants, la chrétienne une loi d'impossibilité, la mahométane une loi de pourceaux » Son interprétation de la métaphysique d'Aristote à la lumière du Coran a exercé une profonde influence sur la pensée du Moyen Age.
   Conclusion. Que peut-on attendre du monde politique, intellectuel et philosophique ? Sinon pas grand chose ! Car dans ce genre de cercle, la notion du divin Créateur et Législateur est soit absente ou imagée.  
[21] V. 1856-1931. Roi du Hidjaz en 1916.
[22] Cette secte (qui n'a rien à voir avec l'École juridique hanbalite, de près ou de loin) porte le nom de son fondateur : Mohammad fils d’Abdel Wahhab (1703-1792). Le Wahhabisme, et contrairement à l’idée véhiculée, n’a jamais eu pour but de restaurer la religion islamique dans sa pureté originelle. Il avait et a toujours en sainte horreur les Écoles de Jurisprudence et les Saints de l'Islam traditionnel. Elle répondait (cette secte) simplement à un vœu du monde évangélique anglican de mettre, un jour, la main sur cette partie du monde. Deux familles de l’Arabie allaient scellés, à l'occasion, des liens familiaux très fort : ibn Saoud et Mohammad fils d’Abel Wahhab. Un personne du monde du secret anglais allait, dit-on encore, jusqu’à rencontrer ce dernier en Irak pour mettre au point la stratégie de l’Angle-taire. La secte allait se manifester, dans un premier temps, mais sera écrasée par les forces de l’Empire ottoman en 1811-1819. Elle reprendra vit en 1902. Car le monde biblique d’Angleterre n’avait-il pas des visées à long terme sur cette partie du monde ? Et pour réaliser ses projets quoi de plus logique que de s’appuyer sur les sectes du monde islamique.  
[23] Ou oumma. C’est-à-dire l’unité du monde islamique. Le monde arabe, à travers cette secte, en sera, selon les observateurs, la cause principale. Des liens très amicaux n’allaient-ils pas s’installer en conquérant et conquis ? Le monde arabe notamment d'Arabie reste fascinée par l'Oncle Sam. On ne l'aime pas, on l'adore ! 
[24] On remarque qu’on demande beaucoup au monde islamique. A chaque fois qu’un incident se passe en terre d’Europe, il faut condamner ici, respecter une minute de silence là, adouber ou faire bonne figure là-bas, etc. Mais qu’en des gens vivent dans la peur de leur lendemain en Terre d’Islam : Mésopotamie, Afghanistan, Palestine, Caucase, etc., il faut se taire et arrêter de se plaindre ? ! Sous peine de passer pour un marginal de la société ou de mèche avec l’ennemi : l’Islam ! Le soumis n'a pas le droit à la protestation. Il doit souffrir en silence !
[25] Il retourne sa colère sur l’ensemble du monde islamique.
[26]
L’ancien numéro 2 du KGB parle Leonide Chebarchine : « La prochaine cible des États-Unis sera l’Iran »
   Depuis trois ans et demi, la Russie reprend à son compte la rhétorique états-unienne de la « guerre au terrorisme international » et s’abstient de tout commentaire sur les attentats du 11 septembre 2001. Rompant avec cette posture, l’ancien n°2 du KGB, Leonide Chebarchine, affirme que le « terrorisme international » n’a aucune réalité et qu’Oussama Ben Laden est encore aujourd’hui un agent de la CIA. Dans un entretien exclusif à RIA Novosti, diffusé hors de Russie par le Réseau Voltaire, il analyse les mobiles pétroliers du bellicisme de Washington et montre que la stratégie du Pentagone conduit inexorablement à faire la guerre en Afghanistan hier, en Irak aujourd’hui et en Iran demain.

   Mais qu’est-ce qu’il y a derrière cette guerre imaginée contre le Bad Boy ? Le pétrole ?
   Leonide Chebarchine : Oui. La guerre pour les ressources énergétiques a déjà commencé. Les gisements sur la planète se tarissent, la croissance des réserves prospectées est inférieure de dix fois environ à celle de l’extraction et depuis 1990 elle ne compense plus ce qui est consommé. L’épuisement est rapide. Selon certains chercheurs, une crise énergétique éclatera en 2033, mais le pic historique de l’extraction de pétrole est déjà dépassé ; maintenant la régression ne peut que se poursuivre. La même chose se produira un peu plus tard avec le gaz. Les sociétés pétrolières états-uniennes, habituées à la réflexion stratégique, sont déjà passées à l’offensive. Dès le lendemain de l’invasion de l’Irak, un « faucon », en l’occurrence le sous-secrétaire à la Défense, Paul Wolfowitz, avait dit que l’entreprise avait pour origine première les intérêts pétroliers. D’aucuns pérorent sur la démocratie, sur le danger planant sur la civilisation et sur le facteur islamique. Wolfowitz, lui, ne mâche pas ses mots.
Le facteur pétrolier occupe une place sans cesse plus grande dans la politique états-unienne mondiale. L’Irak est un exemple parmi tant d’autres. Si les États-uniens réussissent à faire revenir l’Iran à l’état de sous-partenaire dépendant, cela voudra dire qu’ils auront mis la main sur les plus grands gisements de pétrole au monde. Et qu’ils feront la loi en matière de politique pétrolière et de prix pétroliers.
   Thierry Meyssan décrire : Après avoir truqué l’élection présidentielle de 2000 et laissé perpétrer les attentats du 11 septembre 2001 comme d’autres laissèrent brûler le Reichstag, George W. Bush a dégainé l’USA Patriot Act, qui suspend les libertés individuelles jusqu’en 2005 pour lutter contre le terrorisme. Il a appliqué aux musulmans la chasse aux sorcières du maccarthysme, fichant tous les pratiquants, et obligeants ceux qui sont étrangers à pointer dans les commissariats. Il a lancé la croisade en Afghanistan. Il a ouvert la chasse aux moudjahidines que son père avait engagé, lorsqu’il était vice-président, pour lutter contre les Soviétiques en Afghanistan, et que la CIA et Oussama Ben Laden avaient continué à encadrer pour lutter contre les Russes en Tchétchénie. Non pas que les moudjahidines se soient retournés contre la main qui les nourrissait, mais parce qu’on ne peut pas s’appuyer sur une armée régulière en continuant à entretenir des sections d’assaut. C’était sa « nuit des longs couteaux ».
   Les Bush ont commencé la prédation des champs pétroliers. Ils ont confisqué les ressources de l’Irak et ont donné le pays en gérance à une entreprise de droit privé, l’Autorité provisoire, dirigée par leur ami Bremer, avant d’installer un gouvernement autochtone fantoche. Ils ont enlevé le président Jean-Bertrand Aristide dès les premières nappes de pétrole découvertes au large d’Haïti. Ils ont multiplié les tentatives de coup d’État contre le président Hugo Chavez Frias coupable d’avoir repris en main la Compagnie des pétroles du Venezuela. Ils hésitent à envahir le Soudan après y avoir attisé la guerre pour s’accaparer les puits exploités par la Compagnie nationale chinoise. Ils manifestent leur appétit face aux États du Golfe et de la Caspienne.

[27] On a dit :
Jusqu’à présent, on n’a pas trouvé de débat sincère sur les buts de guerre des États-Unis dans les principaux médias, et encore moins au Congrès. Pourquoi les États-Unis se sont-ils lancés dans la guerre en Iraq ? Les raisons officielles – la prétendue détention par l’Iraq d’armes de destruction massive et ses liens avec AlQâeida – se sont avérées depuis des mensonges. Alors, quelles sont les vraies raisons ?
   Il semblerait que des hommes comme le Vice-président Dick Cheney, le ministre de la défense Donald Rumsfeld et Bush lui-même – partisans de l’emploi de la force armée pour reformater le monde dans l’intérêt des États-Unis – étaient persuadé que l’Iraq présentait une importance déterminante. Ses réserves en pétrole équivalaient celles de l’Arabie Séoudite, sa reconstruction devait rapporter des milliards de dollars aux sociétés américaines tandis que sa situation stratégique en faisait une position idéale de projection des forces américaines vers le Golfe qui regorge de pétrole et vers la vaste région qui s’étend au-delà. Il était très tentant d’envahir l’Iraq et d’en faire un État associé.
   La guerre d’Iraq est en fait le résultat de la convergence des ambitions américaines et israéliennes. Les buts d’Israël ont été atteints : l’Iraq a été affaibli pour au moins une génération. Mais les buts de guerre de l’Amérique restent hors de portée. Si les États-Unis quittent l’Iraq, leurs efforts auront été inutiles. S’ils y restent, le coût humain et budgétaire s’accroîtra inévitablement sans garantie à terme de bénéfices politiques, économiques ou stratégiques.
   Voici le déplaisant dilemme auquel sont confrontés pour les mois à venir Bush, le Congrès des États-Unis et toute la classe américaine de la défense et de la politique internationale. (SEALE A No-Win Situation In Iraq - SEALE : « Pas de perspective de victoire en Iraq ». By Patrick Seale - Par Patrick Seale. Jul 02, 2005 / 2 juillet 2005) 

Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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03/08/06 .

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