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de la Page 1
Les gens de l’Évangile : des gens zélés ?
A les entendre, aucun doute. Qu’on en juge :
les protestants
évangéliques redoublent de zèle ces temps-ci. Enrôlés dans des organisations
non gouvernementales américaines - notamment l'agence World Vision,
et Samaritan's Purse, pilotée par Frank Graham, le rejeton du célèbre
télévangéliste américain Billy Graham - ou envoyés par leurs Eglises,
telle la Southern Baptist Convention, ces missionnaires, jusque-là très
discrets dans le pays, donnent des cours aux enfants, distribuent des
vivres et des médicaments aux populations ainsi qu'aux chefs de tribu.
« Depuis le printemps 2003, au moins 15 nouvelles Eglises se sont implantées
en Irak en toute discrétion », assure le chrétien assyro-chaldéen Joseph
Yacoub, professeur de sciences politiques à Lyon, qui maintient d'étroits
contacts avec ses coreligionnaires.
A Bagdad, ces soldats
de Dieu
ramassent les fidèles en voiture ou en bus afin de les acheminer
vers les lieux de prière, cernés de barricades.
Dans l'espoir de convertir les brebis musulmanes
qui risquent gros en les fréquentant - dans l'islam, celui qui renie
sa foi encourt la mort
- les évangéliques jouent même les Petits Chaperons rouges : on a vu
ainsi certains prédicateurs glisser une Bible dans un panier-repas gracieusement
tendu aux soldats chargés de la circulation. Une telle agitation fait
redouter le pire aux chrétiens locaux - 4% de la population. Déjà durement
frappés par une série d'attentats meurtriers, ces fidèles implantés
de longue date en Irak craignent aujourd'hui que les islamistes ne les
confondent avec les néoprotestants dans une même exécration de l'Amérique
impérialiste et démoniaque…
Dans ce tableau foisonnant,
les évangéliques
et les islamistes occupent le premier plan.
Par l'ampleur de leur action - qui transcende les Etats - et leur
puissance de feu prosélyte, ils incarnent, plus que tous les autres
mouvements religieux, le retour de Dieu dans la politique.
La foi qu'ils revendiquent, fondée sur l'adhésion individuelle, la
ferveur et la relation directe avec Dieu, flatte la sensibilité contemporaine.
Bien sûr, tous les évangéliques - 400 millions environ - ne sont pas
des fondamentalistes arc-boutés sur une lecture littérale de la
Bible. Tous les musulmans - près de1,2 milliard - ne sont pas non
plus des islamistes qui rêvent de faire sauter la Maison-Blanche, le
Coran à la main. Il faut aussi le souligner d'emblée : l'islamisme se
différencie foncièrement du néoprotestantisme par son recours à la violence
terroriste
et ses prétentions théocratiques. Les évangéliques, même les plus
extrémistes, demeurent très attachés à la paix ainsi qu'à la démocratie
participative. De même, il existe une différence doctrinale essentielle
entre les fondamentalistes chrétiens, qui veulent transformer l'homme
pour agir sur le monde, et les intégristes musulmans, qui cherchent
à fonder un État islamique pour prouver la toute-puissance de Dieu.
D'ailleurs, ces deux mouvements s'affrontent, l'un jouant le Satan
de l'autre. Pourtant, ils ont aussi des points communs: tous deux partagent
la même volonté de peser sur la chose publique lorsqu'ils en ont les
moyens numériques. Et la même ambition de concurrencer les États sur
le terrain social. Dans un monde qu'ils jugent corrompu par le matérialisme
athée, ces courants religieux ont lancé leur croisade morale contre
le péché et pour le salut des âmes. Avec une efficacité redoutable…
(Op. cit.)
Se jettent des fleurs et caricaturent un peu plus autrui ?
Il faut aussi le souligner d'emblée : l'islamisme
se différencie foncièrement du néoprotestantisme par son recours à la
violence terroriste
et ses prétentions théocratiques. Les évangéliques,
même les plus extrémistes, demeurent très attachés à la paix
ainsi qu'à la démocratie participative. De même, il existe une différence
doctrinale essentielle entre les fondamentalistes chrétiens, qui veulent
transformer l'homme pour agir sur le monde, et les intégristes musulmans,
qui cherchent à fonder un Etat islamique pour prouver la toute-puissance
de Dieu. D'ailleurs, ces deux mouvements s'affrontent, l'un jouant le
Satan de l'autre. Pourtant, ils ont aussi des points communs: tous deux
partagent la même volonté de peser sur la chose publique lorsqu'ils
en ont les moyens numériques. Et la même ambition de concurrencer les
Etats sur le terrain social. Dans un monde qu'ils jugent corrompu par
le matérialisme athée, ces courants religieux ont lancé leur croisade
morale contre le péché et pour le salut des âmes. Avec une efficacité
redoutable. (Op. cit.)
Remarques.
« l'islamisme se différencie foncièrement du néoprotestantisme
par son recours à la violence terroriste et ses prétentions théocratiques. »
Ce qui est faux.
Dans cette « croisade » en terre de Mésopotamie, sous quel
nom sera-t-elle faite ? Entreprise ? N’est-ce pas en son nom ?
Au Vietnam, quel a été le rôle de certains Dignitaires religieux auprès
de l’armée ? De même : Quelle religion professe la plus grande
majorité du monde anglophone ? N’est-ce le Christianisme ?
Et le Protestantisme n’est-il pas une secte
du catholicisme, de même de l’anglicanisme ? Et tous ne se réclament-ils
pas comme étant gens de la Bible ? Et ceux qui partiront en terre
de Mésopotamie de quelle église seront-ils dans leur plus grande majorité ?
Catholiques ou anglicans ou de sectes du Protestantisme, du Protestantisme ?
Secundo : dans la philosophie des gens de la Bible et de leur Partissisme
respectif, n’existe-t-il pas deux sortes de terrorisme : terrorisme
d’État lequel est légal à leurs yeux et le terrorisme des autres ?
Quant à représenter l’islamisme ou l’Islam comme ci-contre, n’est-ce
pas aller bien vite et en fait le diaboliser ou chercher à le diaboliser
aux yeux de son opinion publique ? L’ISLAM, religion divine se
veut à l’image de son divin Créateur. Aussi, loin de Lui de commander
le mal et la turpitude ! N’en déplaise à ses détracteurs, adversaires
et opposants. Troisièmement : depuis le démembrement de l’Empire
ottoman comment a-t-on appelé ceux et celles qui luttaient contre les
conquêtes de gens venant des terres de l’Europe ? Des gens de la
Bible ? Des croisés, naguère ? Gens de bien, des combattants,
des résistants ou tout leur contraire ? Qu’on re-lise bien l’Histoire !
« De même, il existe une différence doctrinale essentielle entre
les fondamentalistes chrétiens,
qui veulent transformer l'homme pour agir sur le monde, et les intégristes
musulmans, qui cherchent à fonder un Etat islamique pour prouver la
toute-puissance de Dieu. » Ce qui est faux. La religion divine :
l’Islam, veut transformer l’homme pour qu’il délaisse toute adoration
exceptée celle de son divin Créateur. Il n’adore ainsi ni sa femme ni
son chien ni sa voiture ni son patron ni son roi ni son prince ni son
président ni son parti ni son syndicat ni sa maison ni tout autre chose.
De même, la religion veut transformer l’homme pour le libérer de toute
injustice, pour l’amener ainsi à la Justice divine. Pas d’exploitation
de l’homme par l’homme comme c’est chose commune dans le monde biblique.
Et n’est-ce pas beaucoup prétendre que de dire : les fondamentalistes
veulent transformer l'homme pour agir sur le monde ?
N’est-ce pas en fait l’amener à l’amour de ce dernier ? Un amour
plus fort que celui qu’on doit porter à son divin Créateur ? Aucun
de nous ne peut changer le monde. Mais ce que peut faire tout individu,
n’est-ce pas changer ses mauvaises actions en bonnes actions. Et la
première bonne action, n’est-ce pas de croire en Lui et L’adorer en
individu sincère ? Sans lui donner d’Associés et des Égaux ?
Secundo : Le monde biblique aime donner des sobriquets blessants,
qui blessent celui qui les entend. Le vocable « intégriste »,
à l’origine, n’appartient-il pas au monde évangélique ?
Alors pourquoi venir le « coller » aux gens de l’Islam traditionnel ?
Quant aux « intégristes » et leur visée, ne sont-ils pas,
au départ et pour la plupart, gens du Partissisme ? Gens se regroupant
au sein d’associations ou de mouvements ou se réclamant de certains
partis dit religieux ? Ou gens de sectes diverses se réclamant
d’un mouvement réformisme
comme : le wahhabisme, le taymiyisme, les frères musulmans, le
salafisme,
pour ne citer qu’eux ? Aussi, ces gens pour la plupart des observateurs,
ne sont rien d’autre que des égorgeurs, des étrangleurs de l’Islam traditionnel.
Ils ne représentent qu’eux-mêmes et le futur État qu’ils se proposent
de mettre en place et de construire, ne sera rien d’autre qu’un État
fictif, n’ayant rien à voir, de près ou de loin, avec l’Islam traditionnel.
Car comment construire une telle chose sur du sang ?
Erreur d’appréciation et de jugement.
Le monde biblique d’Angleterre et de France avait misé haut. L’Angleterre
beaucoup plus que la France. Le démembrement de l’Empire ottoman
allait divisé le service secret anglais. Deux hommes allaient s’affronter
Lawrence et Philby. Le premier avait, dit-on, tout misé sur une famille
arabe : Husayn fils de ‘Ali,
souverain du Hedjaz. L’autre, sur le fils de Saoud. Le second chassera
le premier en 1924. Le monde wahhabite allait pouvoir naître de nouveau.
A l’époque déjà, des matières premières comme l’or noir de Mésopotamie
intéressait vivement le monde biblique d’Europe occidentale. Il fallait
faire vite. Pour cela, il fallait, avant tout, leurrer ceux et celles
qui prétendaient s’être libérés du joug ottoman. Leur faire une montagne
de promesses. Dans ce domaine, l’appréciation du monde arabe et son
jugement allait être un vrai fiasco. La "Oummah"
allait disparaître au profit d’une multitude de petits États antagonistes,
du nationaliste pur et dur. La devise biblique d’Angleterre : divise
pour régner, allait faire son oeuvre et son chemin. Et le monde arabe
trop heureux du service rendu de la part des gens du monde Biblique
d’Europe, vivait dans une insouciance et une inconscience la plus complète.
La colère divine s’abattra sur eux.
Le revers de la médaille.
Il ne faut jamais se réjouir trop vite du malheur
d’autrui. Naguère, la fidélité du Wahabbisme et de ses différentes ramifications
envers le monde biblique anglophone était assuré. Mais les temps changent.
De nos jours, des voix ne s’élèvent-elles pas, parmi le monde biblique,
pour irradier cette secte dite maléfique ? Et le comble
de l’histoire, n’est-ce pas que ce même monde, sans peur et sans vergogne,
n’hésite de nos jours à se retourner vers l’Islam traditionnel pour
lui demander de leur donner un coup de main ?
Ce monde qui a jeté lui-même l’huile sur le feu, demande maintenant
aux autres de l’éteindre !?
Parallèlement à cela, le monde biblique fait peser la peur sur le monde
entier par des slogans comme : Danger ! les ressources premières
se tarissent !
Un peu comme-ci ces sources leurs appartenaient, étaient sous leurs
ordres ! Tous ont oublié que ces sources ont un maître : le
Seigneur de la Terre, leur Seigneur ! Et que c’est Lui seul qui
peut les alimenter où les arrêter. En attendant, la course ou le pillage
des richesses du monde islamique a commencé et perdure.
Pour cela, pour arriver à ses fins le monde biblique n’hésite pas, au
nom du droit et de la liberté, de mettre le monde à feu et à sang. Et
toute personne qui ose ou osera se mettre en travers de leur chemin,
sera irrémédiablement accusé de tous les maux de la terre. Mis en prison,
jugé arbitrairement, exécuté, banni de la société.
(à suivre)
Une des sectes du Christianisme. Concernant « Les
promesses de l'évangélisme. », on nous dit :
« Tu peux naître
de nouveau » : issu des mouvements piétistes des XVIIe et XVIIIe siècles
en Angleterre et en Allemagne, le néoprotestantisme évangélique insiste
sur la notion de «réveil» et de renaissance à Dieu, par la conversion
des âmes. Les fidèles s'immergent dans la lecture littérale de la
Bible et considèrent le partage de leur foi comme un devoir. Le courant
pentecôtiste charismatique est le plus actif. Fondé sur le récit de
la Pentecôte consigné dans les Actes des Apôtres, il met l'accent
sur la force de l'Esprit saint, l'émotionnel, les guérisons. En France,
les évangéliques sont près de 400 000. Ils revendiquent leur
liberté de culte, sans interférer dans le politique. « Plus des trois
quarts d'entre eux viennent soit du catholicisme, jugé trop hiérarchique
et traditionnel, soit d'autres courants protestants, qu'ils estiment
trop sécularisés, soit des milieux agnostiques ou athées », souligne
Sébastien Fath, chercheur au Groupe de sociologie des religions et
de la laïcité. Les évangélismes tsigane et afro-antillais sont en
plein essor. (Op. cit.).
Le monde biblique vénère les siens. Tel n’est pas le cas vis-à-vis
du monde islamique, de ceux qui prêchent la bonne parole.
Ce qui laisse de marbre les gens concernés de Mésopotamie.
Remarque importante. Et de quelles brebis s’agit-il ? N’oublions
pas de signaler que dans ce pays existe une multitude de sectes en
tout genre.
Entendre : apostasie.
En terre de Mésopotamie, ne jouissent-ils pas d’un appui important :
les troupes des croix.zés venus du monde anglophone et d’autres pays
évangéliques ?
Cette présentation des choses est propre aux médias européens, bibliques.
Pour le monde biblique : sans doute. Pour le Partissisme religieux
se réclamant de l’Islam, de même. Pour l’Islam traditionnel, le commun
du peuple, nullement. Changer sa vie de la désobéissance à l’obéissance,
revenir à son divin Créateur, ne signifie nullement qu’on va subitement
faire de la « politique ». Tomber dedans. C’est plutôt tout
son contraire qui risque d’arriver. Vue que le « politique »,
l’homme politique, le parti, ne comprendront pas ce changement d’attitude.
Verra ce nouveau venu comme un ennemi potentiel. D’où l’importance,
pour celui qui veut vivre sa foi, de fuir, de s’éloigner de tout ce
qui peut ressembler au « politique », à la « politique »,
au Partissisme.
Certains gens d’Amérique, du monde anglophone, du monde biblique,
ne rêvent-ils pas de faire « sauter » avec la bombe atomique,
les lieux saints de l’Islam, en Arabie ? Qu’on en juge :
Le député républicain du Colorado, Tom Tancredo,
exprimait vendredi 15 juillet toute sa haine envers les Musulmans
à l'antenne d'une radio de Floride. Quand son interlocuteur lui demanda
: -"comment pourrait-on répondre à un risque d'attaque nucléaire
sur une ville américaine par des terroristes ?"
- "On pourrait bombarder leurs lieux saints"
répondit le croisé en cravate.
- "Vous voulez parler du bombardement de La Mecque ?"
interrogea un peu surpris le journaliste.
- "oui" (Source AP et Tercuman, un quotidien
turc) (Repris par Quibla.net).
Disons plutôt leur propre puissance. Leur propre publicité.
Certains gens d’Amérique, du monde anglophone, du monde biblique,
ne rêvent-ils pas de faire « sauter » avec la bombe atomique,
les lieux saints de l’Islam, en Arabie ?
Laquelle ?
Concernant la théocratie nous venons de le voir.
Ou sous-secte. Le monde de la Chrétienté préfère parler de schisme.
Pourquoi ne pas dire : protestants. Car il s’agit bien
d’eux ici.
Lequel ? Pour le Protestantisme et ses ramifications : n’est-ce
pas le monde politique, la politique. Pour preuve :
Mais
ces mouvements religieux ne se sont pas cantonnés à labourer un terrain
social délaissé par les gouvernements. Ils ont aussi visé plus haut.
Jusqu'à noyauter les arcanes du pouvoir politique. Tous les dimanches
soir, Laurent Gbagbo, président de la Côte d'Ivoire, et son épouse,
Simone, convient à une séance de prière collective une poignée de
privilégiés. On y croise par exemple Simon Nanjoui, animateur des
Hommes d'affaires pour le plein Evangile, une succursale d'un mouvement
fondé à Los Angeles par un magnat du négoce pétrolier. A la fin des
années 1990, le couple Gbagbo s'est tourné vers un culte évangélique,
la Mission Schekina, auquel l'a initié un certain Moïse Koré, ancien
international de basket et trafiquant d'armes mû par cette révélation
: «Gbagbo est le choix de Dieu pour la Côte d'Ivoire.» Les cieux semblent
nourrir une sympathie particulière pour les politiques africains.
Mathieu Kérékou, ancien dictateur marxiste-léniniste converti au message
chrétien, est revenu au pouvoir en 1996 au Bénin sous l'étiquette
de démocrate et de born again, celui
qui renaît à la foi chrétienne, dans le lexique évangélique. Depuis,
il s'est entouré de ministres d'obédience pentecôtiste: «Après avoir
longtemps considéré qu'elles devaient rester en retrait du politique,
univers jugé malsain et corrompu, les Eglises pentecôtistes implantées
en Afrique estiment aujourd'hui qu'elles doivent, par une plus grande
présence évangélique, le purifier et le délivrer des forces maléfiques»,
explique Cédric Mayrargue, chercheur au Centre d'étude d'Afrique noire.
Lula aussi peut remercier ces chrétiens décidément omniprésents.
Sans l'appoint des voix pentecôtistes, le candidat brésilien n'aurait
peut-être pas remporté la présidentielle de 2002. Mais l'homme politique
qui doit le plus aux néoprotestants, c'est George Bush, bien sûr.
« Par votre réélection, Dieu a gracieusement offert à l'Amérique un
sursis face au programme païen. Ne soyez pas équivoque. Donnez la
plus grande priorité à votre action. Vous ne devez rien aux gauchistes.
» La phrase sonne comme un avertissement. Elle est de Bob Jones III,
président de l'université du même nom en Caroline du Sud. Après avoir
largement contribué à la victoire du candidat texan, les évangéliques
- qui représentent environ 40% de l'électorat de Bush - attendent
désormais leur dû: des mesures politiques en accord avec leurs convictions,
c'est-à-dire conformes aux valeurs de la Bible. Il faut dire que l'hôte
de la Maison-Blanche est un born again,
comme la plupart des évangéliques et comme d'autres membres de son
entourage, tel Karl Rove, son stratège de campagne. (Op. cit).
Entre gens du même monde, d’une même église, quoi de
plus juste que s’entre aider. Secundo : défenseur d’un
ordre et d’un système politique que nous leur connaissons, il devient
naturel de croire que tout changement de société passe nécessairement
par la politique, le politique. Le Protestantisme ne re-connaissant
pas le pouvoir des papes, ce pouvoir sera de facto transmis aux hommes
politiques, au Chef suprême de l’État. Même si la Constitution en
place se veut quel que peut différente. Là, c’est un homme religieux
qui commande, ici le chef d’un État, un laïc. Notion très chère au
Protestantisme. On revient en quelque sorte à l’époque où l’Église
romaine, vaticane, était prospère et dominait en Europe. Naguère,
on parlait de l’Église romaine, latine, vaticane, et de son rayonnement
sur le monde. De notre temps, du Temple protestant.
Catholique. Fondamentaliste pour les Protestants. Tout ce genre de
sobriquet vient des médias. Ils aiment colporter ce genre de haine,
de mépris envers autrui.
Les auteurs de cet article fleuve de l'Express,
de nous dire sur : Les
puritains de l'islam
L'islam fondamentaliste se divise en deux grands
courants perméables entre eux, les Frères musulmans et le salafisme.
Le premier, fondé en 1928 par l'Egyptien Hassan al-Banna, avait pour
but d'instaurer un Etat islamique en convertissant les élites. Sayyed
Qotb, son théoricien le plus célèbre, prêchait « la souveraineté politique
exclusive de Dieu seul ». Aujourd'hui, les Frères musulmans jouent
la carte de la participation et de l'adaptation aux cadres étatiques
en place. L'Union des organisations islamiques de France s'inscrit
dans cette mouvance. Le second courant - le salafisme - se réfère
aux « pieux ancêtres » (salaf), les successeurs du prophète Mohammed,
qui vivaient au VIIe siècle après Jésus-Christ. Il s'adosse à la doctrine
puritaine et ultrarigoriste wahhabite de l'Arabie saoudite, qui prône
un islam essentialiste. Les salafistes, qu'ils se disent ou non «
réformateurs », sont intégralistes : ils veulent pouvoir vivre leur
foi pleinement et partout. A leurs yeux, la laïcité est donc un obstacle.
Cette description est propre au monde biblique et à ses
médias et ses soi-disant spécialistes de l’Islam ! On note, au
passage, qu’on aime distribuer les sobriquets rituels. Selon
les spécialistes, autres que ceux du monde biblique, H. Banna voyant
l’état où se trouvait les égyptiens de son époque, avait décidé d’agir
pour ramener le peuple égyptien à un peu plus de croyance. Le début
se fera dans les règles de l’art. Très vite sa popularité grandira.
Malheureusement son idée de départ sera reprise par le politique.
On allait commettre là la même erreur que Pharaon, et la plus grande
erreur du monde contemporain. Soit de penser que la solution de l’Égypte
de l’époque était politique. Passerait nécessairement par la
politique. Va suivre alors une guerre larvée entre gens d’une
même philosophie politique. Comme le fauteuil du Raïs est un, qui
pouvait s’asseoir dessus ? Nasser avait cru bon que ce soit lui.
Et comme l’arabe contemporain n’a pas l’habitude de partager le pouvoir
qu’avec lui-même, une terrible calamité n’allait-elle pas s’abattre
sur l’Égypte ? Notamment lorsque les gens se réclamant de H.
Banna décideront d’employer la manière forte contre le pouvoir en
place. Pour asseoir son pouvoir, le Raïs fera appel au meilleur spécialiste
de la torture et du renseignement : l’URSS. La torture étant
interdite selon la loi coranique, Nasser et ses laquais passeront
outre. Même les femmes goûteront la prison et surtout la torture.
Toutefois, les pouvoirs se succédant, jamais les gens de H. Banna
n’arriveront à leur fin : le pouvoir, briguer le pouvoir. Cause
principale : ce sang répandu chaque jour un peu plus. Cette terreur
que fera vivre le pouvoir en place sur l’ensemble de la population.
La mort du Raïs fera venir un autre Raïs qui développera, lui, l’ère
pharaonique. Il semblait fasciner par l’histoire ancienne de l’Égypte.
Aussi, dans sa folie, ne pensait-il pas enterrer Pharaon avec les
honneurs dus à un chef d’État ? Il ira même, disent ses opposants
et adversaires, faire la « paix » avec l’ennemi de toujours.
Pour le monde biblique, ce sera un homme de paix. Pour le monde toranique,
un « juste d’entre les justes ». Pour ses adversaires et
opposants : l’ennemi du divin Créateur. A chacun son appréciation
!
Au départ, association, le mouvement de H. Banna prendra
très vite un tournant politique. La plupart de ceux qui se réclameront
de lui, seront les intellectuels, le mouvement estudiantin, certains
Savants du monde égyptien. Il se limitera surtout au monde arabe.
Seconde erreur note les spécialistes : l’argent. Tout mouvement
politique notamment du Partissisme à besoin pour vivre et survivre
de cette manne. En se tournant vers les riches d’entre les Arabes,
son mouvement sera « noyauté » par les gens du Réformisme :
le Salafisme. Gens connus pour leur intransigeance, leur dureté de
cœur. Ne l’oublions pas, après le démantèlement de l’empire ottoman
auquel le monde arabe a largement participé au côté du monde biblique
de France et d’Angleterre, l’amour entre gens du monde arabe n’allait-elle
pas diminuer de jour en jour ? Les régimes nouveaux, institués
et mis en place par les conquérants, allaient nous le prouver. Deux
groupes feront, à l’époque des deux blocs, leur apparition, et ceci
au sein même du monde arabe : le premier se réclamera de l’Occident
(entendre : des gens de la Bible de l’Ouest européen auquel il
faut rajouter l’Amérique du Nord et l’Australie), le second de l’URSS
ou la Chine communiste. Et c’est alors que tous les coups seront permis
entre « frères » de l’Arabisme ! A la grande joie de
leurs conquérants.
Avec l’arrivée de l’argent, le mouvement commencera peu
à peu à se diviser, à s’effriter. Entre ceux partisans de la manière
forte envers les régimes arabes en place : régimes jugés athées
et corrompus, et leurs opposants. C’est alors que d’autres factions
allaient voir le jour. Et bon nombre d’entre ces gens, fuyant la répression
dans leurs pays d’origine, viendront se « réfugier » en
terre d’Europe dont l’Allemagne, l’Espagne, l’Angleterre. Là où l’on
trouve une forte diaspora de gens d’Égypte, du Châm : Syrie,
Jordanie… Une autre partie en terre d’Arabie, la péninsule arabe.
Pour finir, les gens du monde biblique, du monde anglophone, iront
demander leur aide pour chasser l’URRS de l’Afghanistan. Ils deviendront
alors ennemis d’hier, amis d’un jour. D’un jour simplement car les
visées de l’Oncle Sam et de ses Alliés a toujours été en opposition
avec les visées de ces mondes opposés. Erreur supplémentaire de ces
partis nouveaux, gens du Partissisme, eux aussi.
L'Arabie saoudite, elle, a beaucoup
œuvré à la diffusion de la tendance salafiste au travers de l'International
Islamic Relief Organization, la Ligue islamique mondiale ou l'International
Islamic Council for Dawa and Relief, en multipliant la création d'instituts
islamiques et en finançant des bourses…
(…) Les efforts des fondamentalistes musulmans - qui
cherchent avant tout à réislamiser leurs coreligionnaires pas assez
croyants à leur goût - portent d'abord sur des pays où l'islam est
déjà implanté - l'Egypte, le Maroc, la Syrie, le Nigeria, la Thaïlande
… - et sur les nations européennes, qui abritent une forte population
d'origine musulmane en proie à une profonde crise d'identité. Ce qui
n'est déjà pas si mal. Indice de leur succès : les femmes voilées.
En Egypte, 8 femmes sur 10 portent le tchador. Il y a trente ans,
la proportion était inversée. La noria de «salons islamiques», lancés
au début des années 1990 sous l'impulsion de Suzie Mazhar, une notable
pieuse, illustre le regain de ferveur des bourgeoises égyptiennes,
qui organisent désormais des réunions chez elles, pour réfléchir sur
le «sens de la vie» d'après le Coran. Amr Khaled les guide sur le
chemin. Ce «télécoraniste», copie conforme des télévangélistes américains,
est devenu une star dans le monde arabe grâce à ses émissions diffusées
par satellite. Autre indice: l'influence des salafistes. En France,
ces adeptes d'un islam rigoriste, qui suivent à la lettre les avis
des ulémas saoudiens consultés sur Internet, gagnent du terrain. Les
Renseignements généraux ont repéré 5 000 sympathisants de cette
mouvance - des jeunes des «quartiers», surtout - parmi lesquels 500
activistes confirmés. (Op. cit.)
Le retour vers le divin Créateur, d’une partie de la
Communauté, n’est nullement l’œuvre de (ou des) parti(s) religieux.
N’en déplaise aux orientalistes et leurs dévots ! Cette prise
de conscience n’est pas la leur. Ils essaient, comme tout parti, de
se l’approprier. Pourtant… Pour les observateurs, leur islam c’est
une sorte d’islam présenté en complet veston avec une barbe taillée
sur mesure ou pas de barbe du tout. Islam intellectuel, instable,
d’apparence trompeuse. En Europe, ce genre de choses est courant.
Niveau d’instruction religieuse : très bas ou inconnu. On fait
bonne figure, au cours de conférences, de cercles et de rencontres,
pour faire apparaître ce qu’on est pas. Enfin l’influence du Réformisme
actuel dont celui de la secte salafite a pour but, note les observateurs,
de faire un maximum de prosélytes. Le mouvement apparut grâce au monde
biblique anglophone, n’a nullement l’intention de limiter son action
à l’Arabie. Aussi, si de nombreux jeunes, notamment d’Algérie et de
Tunisie, se tournent vers elle, la faute n’était-elle pas à la diaspora
d’Afrique du Nord ? Aux parents ? Aux pays d’origines ?
En Tunisie, par exemple, la plus grande université religieuse n’a-t-elle
pas été transformée en musée ? En Algérie qu’à fait le Partissisme
en place après l’indépendance ? Y a-t-on développé et enseigné
la science religieuse ou toute autre chose comme la doctrine athée
du social-communisme, du socialisme-nationaliste arabe ? A boire
du sidi-brahim ? A quel bourrage de crâne a-t-on soumis tout
un peuple ? Quant à la diaspora vivant en terre d’Europe a-t-elle
fait mieux que les gens du pays ? Nullement. Pendant que ces
derniers récitaient à pleine voix les chansons du national-socialisme
arabe, leurs frères et sœurs en terre d’Europe se ruaient vers la
société de consommation. Pas question d’étudier et de s’instruire
en religion. D’envoyer ses enfants s’instruire auprès de pieux Savants.
Tout a été fait pour réaliser les désirs de son âme. Pour se venger
de ce que le bled ne nous permet pas d’avoir. Ils ne construisirent
qu'un universel en miroir de l'Amérique et de l’Europe biblique, rêvant
plus du McDo que d'un retour à la grande cuisine des califes d'autrefois,
note le politologue. Le lien qui les unit à leur religion de leurs
ancêtres est virtuel. Avec un réveil brutal, les jeunes ont besoin
d’étudier de connaître leur religion. La seule référence qui s’ouvre
à leurs yeux leur vient d’Arabie. Ceci expliquant cela. Et la confrontation
avec un autre monde que le leur est devenu inévitable. Alors pourquoi
rejeter maintenant la pierre sur le monde de l’Islam traditionnel
? Le monde biblique fuirait-il ses propres responsabilités ?
Ses erreurs d'appréciation et de jugement ? Et chercherait-il à faire
porter le souci de leurs malheurs sur l’ensemble de la Communauté ?
Un peu trop facile. Et d'en ce bourbier, le monde islamique n'est
pas dupe !
Voilà où gît le problème : les religieux de l’islam ont toujours
évité tout aggiornamento. C’est pourquoi, après avoir été un fondamentaliste
musulman lorsqu’il était étudiant, Mustafa Kemal « Attatürk »
a déclaré lors d’un discours de politique générale devant le parlement
turc : « L’islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral,
est un cadavre putride qui empuantit nos vies ».
Il s’agit évidemment du propos politique d’un dirigeant
qui a réussi sa révolution, une révolution qui a conduit à la chute
du Califat…
Quand cet homme mourra, la terre refusera de recevoir
son corps. Il sera enterré à même le sol, et sur lui repose son mausolée.
Dans la même optique : Selon Averroès (ibn Rushd) : «
la religion judaïque est une loi d'enfants, la chrétienne une loi
d'impossibilité, la mahométane une loi de pourceaux » Son interprétation
de la métaphysique d'Aristote à la lumière du Coran a exercé une profonde
influence sur la pensée du Moyen Age.
Conclusion. Que peut-on attendre du monde politique,
intellectuel et philosophique ? Sinon pas grand chose ! Car dans ce
genre de cercle, la notion du divin Créateur et Législateur est soit
absente ou imagée.
V. 1856-1931. Roi du Hidjaz en 1916.
Cette secte (qui n'a rien à voir avec l'École juridique hanbalite,
de près ou de loin) porte le nom de son fondateur : Mohammad
fils d’Abdel Wahhab (1703-1792). Le Wahhabisme, et contrairement à
l’idée véhiculée, n’a jamais eu pour but de restaurer la religion
islamique dans sa pureté originelle. Il avait et a toujours en sainte
horreur les Écoles de Jurisprudence et les Saints de l'Islam traditionnel.
Elle répondait (cette secte) simplement à un vœu du monde évangélique
anglican de mettre, un jour, la main sur cette partie du monde. Deux
familles de l’Arabie allaient scellés, à l'occasion, des liens familiaux
très fort : ibn Saoud et Mohammad fils d’Abel Wahhab. Un personne
du monde du secret anglais allait, dit-on encore, jusqu’à rencontrer
ce dernier en Irak pour mettre au point la stratégie de l’Angle-taire.
La secte allait se manifester, dans un premier temps, mais sera écrasée
par les forces de l’Empire ottoman en 1811-1819. Elle reprendra vit
en 1902. Car le monde biblique d’Angleterre n’avait-il pas des visées
à long terme sur cette partie du monde ? Et pour réaliser ses
projets quoi de plus logique que de s’appuyer sur les sectes du monde
islamique.
Ou oumma. C’est-à-dire l’unité du monde islamique. Le monde
arabe, à travers cette secte, en sera, selon les observateurs, la
cause principale. Des liens très amicaux n’allaient-ils pas s’installer
en conquérant et conquis ? Le monde arabe notamment d'Arabie
reste fascinée par l'Oncle Sam. On ne l'aime pas, on l'adore !
On remarque qu’on demande beaucoup au monde islamique. A chaque fois
qu’un incident se passe en terre d’Europe, il faut condamner ici,
respecter une minute de silence là, adouber ou faire bonne figure
là-bas, etc. Mais qu’en des gens vivent dans la peur de leur lendemain
en Terre d’Islam : Mésopotamie, Afghanistan, Palestine, Caucase,
etc., il faut se taire et arrêter de se plaindre ? ! Sous
peine de passer pour un marginal de la société ou de mèche avec l’ennemi :
l’Islam ! Le soumis n'a pas le droit à la protestation. Il doit
souffrir en silence !
Il retourne sa colère sur l’ensemble du monde islamique.
L’ancien
numéro 2 du KGB parle Leonide Chebarchine :
« La prochaine cible des États-Unis sera l’Iran »
Depuis trois ans et demi, la Russie reprend à son compte
la rhétorique états-unienne de la « guerre au terrorisme international »
et s’abstient de tout commentaire sur les attentats du 11 septembre
2001. Rompant avec cette posture, l’ancien n°2 du KGB, Leonide Chebarchine,
affirme que le « terrorisme international » n’a aucune réalité
et qu’Oussama Ben Laden est encore aujourd’hui un agent de la CIA.
Dans un entretien exclusif à RIA Novosti, diffusé hors de Russie par
le Réseau Voltaire, il analyse les mobiles pétroliers du bellicisme
de Washington et montre que la stratégie du Pentagone conduit inexorablement
à faire la guerre en Afghanistan hier, en Irak aujourd’hui et en Iran
demain.
Mais qu’est-ce
qu’il y a derrière cette guerre imaginée contre le Bad Boy ?
Le pétrole ?
Leonide Chebarchine :
Oui. La
guerre pour les ressources énergétiques a déjà commencé. Les gisements
sur la planète se tarissent, la croissance des réserves prospectées
est inférieure de dix fois environ à celle de l’extraction et depuis
1990 elle ne compense plus ce qui est consommé. L’épuisement
est rapide. Selon certains chercheurs, une crise énergétique éclatera
en 2033, mais le pic historique de l’extraction de pétrole est déjà
dépassé ; maintenant la régression ne peut que se poursuivre.
La même chose se produira un peu plus tard avec le gaz. Les sociétés
pétrolières états-uniennes, habituées à la réflexion stratégique,
sont déjà
passées à l’offensive. Dès le lendemain de l’invasion de l’Irak,
un « faucon », en l’occurrence le sous-secrétaire à la Défense,
Paul Wolfowitz, avait dit que l’entreprise
avait pour origine première les intérêts pétroliers. D’aucuns
pérorent sur la démocratie, sur le danger planant sur la civilisation
et sur le facteur islamique. Wolfowitz, lui, ne mâche pas ses mots.
Le facteur
pétrolier occupe une place sans cesse plus grande dans la politique
états-unienne mondiale. L’Irak est un exemple parmi tant d’autres.
Si les États-uniens réussissent à faire revenir l’Iran à l’état de
sous-partenaire dépendant, cela voudra dire qu’ils auront mis la main
sur les plus grands gisements de pétrole au monde. Et qu’ils feront
la loi en matière de politique pétrolière et de prix pétroliers.
Thierry
Meyssan décrire : Après avoir truqué l’élection présidentielle
de 2000 et laissé perpétrer les attentats du 11 septembre 2001 comme
d’autres laissèrent brûler le Reichstag, George W. Bush a dégainé
l’USA Patriot Act, qui suspend les libertés individuelles jusqu’en
2005 pour lutter contre le terrorisme. Il a appliqué aux musulmans
la chasse aux sorcières du maccarthysme, fichant tous les pratiquants,
et obligeants ceux qui sont étrangers à pointer dans les commissariats.
Il a lancé la croisade en Afghanistan. Il a ouvert la chasse aux moudjahidines
que son père avait engagé, lorsqu’il était vice-président, pour lutter
contre les Soviétiques en Afghanistan, et que la CIA et Oussama Ben
Laden avaient continué à encadrer pour lutter contre les Russes en
Tchétchénie. Non pas que les moudjahidines se soient retournés contre
la main qui les nourrissait, mais parce qu’on ne peut pas s’appuyer
sur une armée régulière en continuant à entretenir des sections d’assaut.
C’était sa « nuit des longs couteaux ».
Les Bush ont commencé la prédation des champs pétroliers.
Ils ont confisqué les ressources de l’Irak et ont donné le pays en
gérance à une entreprise de droit privé, l’Autorité provisoire, dirigée
par leur ami Bremer, avant d’installer un gouvernement autochtone
fantoche. Ils ont enlevé le président Jean-Bertrand Aristide dès les
premières nappes de pétrole découvertes au large d’Haïti. Ils ont
multiplié les tentatives de coup d’État contre le président Hugo Chavez
Frias coupable d’avoir repris en main la Compagnie des pétroles du
Venezuela. Ils hésitent à envahir le Soudan après y avoir attisé la
guerre pour s’accaparer les puits exploités par la Compagnie nationale
chinoise. Ils manifestent leur appétit face aux États du Golfe et
de la Caspienne.
On a dit : Jusqu’à présent, on
n’a pas trouvé de débat sincère sur les buts de guerre des États-Unis
dans les principaux médias, et encore moins au Congrès. Pourquoi les
États-Unis se sont-ils lancés dans la guerre en Iraq ? Les raisons
officielles – la prétendue détention par l’Iraq d’armes de destruction
massive et ses liens avec AlQâeida – se sont avérées depuis des mensonges.
Alors, quelles sont les vraies raisons ?
Il semblerait que des hommes comme le Vice-président
Dick Cheney, le ministre de la défense Donald Rumsfeld et Bush lui-même
– partisans de l’emploi de la force armée pour reformater le monde
dans l’intérêt des États-Unis – étaient persuadé que l’Iraq présentait
une importance déterminante. Ses réserves en pétrole équivalaient
celles de l’Arabie Séoudite, sa reconstruction devait rapporter des
milliards de dollars aux sociétés américaines tandis que sa situation
stratégique en faisait une position idéale de projection des forces
américaines vers le Golfe qui regorge de pétrole et vers la vaste
région qui s’étend au-delà. Il était très tentant d’envahir l’Iraq
et d’en faire un État associé.
La guerre d’Iraq est en fait le résultat de la convergence
des ambitions américaines et israéliennes. Les buts d’Israël ont été
atteints : l’Iraq a été affaibli pour au moins une génération.
Mais les buts de guerre de l’Amérique restent hors de portée. Si les
États-Unis quittent l’Iraq, leurs efforts auront été inutiles. S’ils
y restent, le coût humain et budgétaire s’accroîtra inévitablement
sans garantie à terme de bénéfices politiques, économiques ou stratégiques.
Voici le déplaisant dilemme auquel sont confrontés pour
les mois à venir Bush, le Congrès des États-Unis et toute la classe
américaine de la défense et de la politique internationale. (SEALE
A
No-Win Situation In Iraq - SEALE : « Pas de perspective
de victoire en Iraq ». By Patrick Seale -
Par Patrick Seale. Jul 02, 2005 /
2 juillet 2005)
Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant
omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
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