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Etudes

La conception miraculeuse du Messie fils de Marie

Selon les Textes bibliques.

La conception du Messie .  Entre mythe et réalité. Fils divin ou fils bâtard ou fils de Marie ? 

selon les Écritures bibliques


Au nom de DIEU, Hachem, Allaha !
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

 

P

oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]

L'objet de l'Annonciation. 

   Schalom Ben-Chorin d'écrire : Si nous sommes tentés de nous demander comment il faut en réalité nous représenter l'événement qui fait l'objet de l'Annonciation, la question admet plusieurs réponses. La première consiste en une interprétation littérale de l'Écriture, à laquelle pour ma part je ne puis souscrire[5].
    Vient ensuite l'interprétation mythologique qui fait figurer le récit correspondant parmi les mythes qui relatent les rapports d'un dieu avec une vierge de chair et de sang[6]. Ce mythe n'a rien d'exceptionnel dans le cadre de la pensée grecque. Mais dans la tradition hébraïque également, il en existe une réminiscence, à savoir le passage de la Genèse appelé descensus angelorum (Gn 6, 1-4) qui raconte comment les fils des dieux (bené élohim) s'accouplèrent avec les filles des hommes[7]. Or, ce que les fils des dieux pouvaient faire devait être a fortiori à la portée de Dieu le Père, d'autant que « rien n'est impossible à Dieu[8] » (Lc 1, 37 ; voir aussi Gn 18, 14). Les fils des dieux (ou fils de Dieu) que nous rencontrons une nouvelle fois au chapitre 1 du Livre de Job sont apparemment des anges ; il s'ensuit que nous n'avons pas à chercher bien loin pour reconnaître, dans la personne de l'ange Gabriel précisément, la puissance divine qui engendrera l'enfant. L'ange du Seigneur, en effet, se confond souvent avec Dieu lui-même ; il s'appelle tantôt Élohim, tantôt Yahvé[9]. On peut citer comme exemples à cet égard le récit du sacrifice d'Isaac (Gn 22, 1-19) et celui de l'apparition de Yahvé devant Moïse au milieu du buisson ardent[10] (Ex 3,1-4).
   Si donc nous faisons nôtre l'interprétation mythologique, nous voyons clairement que des thèmes à la fois grecs et hébreux[11] ont pu contribuer, en l'occurrence, la formation du mythe.
   Une troisième réponse nous est suggérée par le récit de Matthieu (1,18-25). Celui-ci raconte que Joseph veut répudier secrètement sa fiancée Marie, car elle est enceinte avant qu'ils aient habité ensemble. Mais un ange du Seigneur (probablement, là encore, Gabriel) lui apparaît en songe et vient le délivrer de son soupçon l'égard de Marie en le persuadant que ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint. Cette présentation des faits peut s'interpréter comme signifiant qu'un phénomène surnaturel a été invoqué pour expliquer une grossesse prématurée. De là la version donne dans les Toldoth Yeshou, il n'y a qu'un pas franchir[12].
   Une quatrième possibilité serait celle d'une introversion du processus ; plus précisément, elle résiderait dans l'expérience intrieure de Marie faisant le constat, sur sa propre personne, d'une conception virginale accidentelle dont la possibilité est reconnue scientifiquement l'heure actuelle, encore que la probabilité correspondante soit infime et l'interprétant au sens d'un miracle. Le Talmud évoque lui aussi le cas d'une éventuelle conception sans coït. Ainsi, nous pouvons lire dans le trait Hagiga (15 a) que Rabbi Ben-Zoma admet qu'une vierge a pu être fécondée, tout simplement, en prenant son bain dans une baignoire où un homme aurait préalablement éjaculé une goutte de sperme[13]. Il n'est certes pas exclu que cette hypothèse quelque peu farfelue renferme déjà, de manière sous-jacente, une part de polémique anti-chrétienne ; autrement dit, qu'une explication naturelle soit recherchée ici a posteriori pour un phénomène que les Évangiles présentent comme surnaturel.
   Pour ma part, je penche pour la seconde explication. Je vois dans le récit de la conception virginale un mythe[14] dont Marie et Joseph. Jésus et ses frères, l'Église primitive et l'apôtre Paul, ainsi que les collaborateurs de ce dernier et les communautés qu'il a créées, ont tout ignoré. Cette manière de voir peut s'appuyer, du point de vue exégétique, sur le Nouveau Testament lui-même. En effet si nous nous en tenons aux Épîtres pauliniennes, ce kérygme mythologique était inconnu de l'Église primitive. En revanche, il se peut bien que la naissance de Jésus ait été recouverte d'une sorte de voile[15]. Cela ressort en particulier de la dispute de Jésus avec ses adversaires qui contestent sa mission[16] ; lorsque Jésus leur reproche : « Vous faites les œuvres de votre père [du diable] », ils lui répondent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution[17] ! Nous n'avons qu'un seul père. Dieu ! » (Jn 8,41).
   L'opposition entre fils de Satan et fils de Dieu[18] dont il est question ici, peut certes être interprétée au sens transcendant de la théologie de Qûmran qui met face à face les Fils de la Lumière et les Fils des Ténèbres[19]. Toutefois, la phrase : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! » résonne comme l'écho de certains bruits diffamatoires[20].
   Il faut noter encore que les rapports tendus entre Jésus et sa mère[21], que fait ressortir le texte des Évangiles, ont également été mis en relation avec le problème de sa naissance[22].
   Quoi qu'il en soit, nous avons ici affaire à un mythe dont la puissance dynamique ne doit pas être sous-estimée. La figure de l'homme-Dieu, fils du Très Haut[23], fait sans doute partie des archétypes de l'âme humaine qui représentent une réalité au même titre que les processus historiques ; il s'agit toutefois d'une réalité différente.
   A cela s'ajoute l'attente du Messie dans le judaïsme, attente qui devenait plus pressante dans les temps de détresse[24]. On peut imaginer que, dans ces périodes-là, chaque mère juive nourrissait d'une certaine manière l'espoir de porter en son sein le futur Messie. Avec chaque enfant mâle nouveau-né, reçu dans l'Alliance d'Abraham, cet espoir permanent se renouvelait.
   Nous devons en effet nous représenter l'époque de la naissance de Jésus comme un temps de « douleurs messianiques », suivant l'expression traditionnelle. La terre d'Israël croupissait sous l'occupation romaine. Par ailleurs, le sanctuaire du Temple de Jérusalem n'était plus le lieu d'une pure vénération de Dieu, mais le théâtre de luttes intestines entre différentes dynasties de prêtres avides de s'assurer le pouvoir. Cela avait conduit certains milieux piétistes, comme la secte de Qumran, à s'absenter de plus en plus de Jérusalem et à chercher leur salut dans le désert, cette terre virginale où Israël avait jadis fait l'expérience de son Élection. (Op. cit.).

   Selon Sarwat : « Les rabbins juifs font de même circuler une fable à propos de Jésus, dans le Talmud de Babylone, dans la Tosephta et dans un triste conte, Toledot-Jeshu, une vie de Jésus. Le père de Jésus serait un soldat nommé Pantera ou Pandera, Jésus serait le fruit de l’adultère... » (comparer : Coran IV 156-159).
   « ...Toledot-Jeshu, cet amas lugubre de calomnies, circula au cours des siècles jusqu’à l’époque moderne, dans un vain espoir de combattre le christianisme[25].
   Aujourd’hui, les rabbins et penseurs juifs changent de position[26] ; ils ne calomnient plus Jésus ; bien au contraire, ils cherchent à incorporer le Fondateur du christianisme[27] et, partant, le christianisme même, dans le judaïsme[28]. Ils le disent ouvertement : Jésus doit être revendiqué par les Juifs comme faisant intrinsèquement partie de la pensée juive[29]. L’intention des rabbins, durant les cent dernières années, dit franchement l’historien du rabbinisme, et de déshelliniser[30] et de rehébraïser Jésus[31]. Cela ne signifie pas, s’empresse d’ajouter un autre rabbin, que les Juifs vont se précipiter en masse pour répondre à l’appel chrétien[32]. Bien au contraire, c’est Jésus qui est présenté comme un Juif ; la judéité[33] de Jésus serait l’un des faits les plus sûrs qui le concernent. Dans tous ses actes et toutes ses idées, Jésus serait, non seulement, un Juif, mais le plus juif de tous les Juifs (sic), l’âme même du sionisme[34] se refléterait dans l’Evangile (sic). Ainsi, de l’ennemi grec, Jésus devient subitement le Juif nationaliste[35], un hasid, un zélote, un partisan intransigeant de la Thora juive[36] (sic). ((Jésus le non-Juif. Sarwat Anis Al-Assiouty. Edit. Letouny & Ané. Paris 1987. t, II, p, 107, 108). 

   Conclusion : Schalom Ben-Chorin semble être fidèles aux siens. Il ne croit pas un seul instant à la naissance miraculeuse du fils de Marie. Secundo : Le Saint et Seigneur d'Israël n'a et n'aura jamais de garçons et de filles à Lui. Le dire, n'est-ce pas Le faire mentir ? De même, Il ne saurait s'accoupler avec les filles des hommes ! Là encore, Il est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent ! Cette chose, et contrairement au dogme chrétien, est im-possible au Seigneur des mondes et de l'Univers. En prétendant qu'Il ait agit ainsi, le Seigneur des mondes cherchait-Il, chercherait-Il à démontrer qu'Il est d'un sexe particulier, mâle en l'occurence ? Soit, est devenu semblable à une de Ses créatures ? Pureté à Lui ! Combien Il est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent ! Troisièmement : Gabriel dans ce récit n'était qu'un messager divin : rien de plus, rien de moins. Le Créateur réel (et non père charnel ou biologique ou divin) de l'enfant s'appelle le Saint et Seigneur d'Israël. Pour preuve : 

   « Dieu créa les esprits des Fils d'Adam, lorsqu'Il prît d'eux une alliance (Coran VII 172). Puis, Il les fit retourner dans l'échine d'Adam et garda auprès de Lui, l'esprit d'Ichoua (ou de Jésus, sur lui la Paix !). Quand Il voulut le créer, Il envoya cet esprit [par l'intermédiaire de l'ange Gabriel. Coran XIX 16-22] à Marie. Il était Ichoua de Lui. C'est d'ailleurs pour cela qu'il fut dit : esprit de Lui[37], c'est-à-dire, provenant de Lui (Coran IV 171, XXI 91) ». Il ne se confond nullement avec son Seigneur. Le dire et le prétendre, n'est-ce pas mécroire aux signes divins ? Quatrièmement : La présence d'un dénommé Joseph est en fait un moyen efficace pour détourner l'attention, et nous détourner du sort en fait que les Fils d'Israël allaient réserver à Zacharie, le prophète, le tuteur de Marie. N'allaient-ils pas l'accuser d'avoir abusé de Marie ? Cinquièmement : On notera que : 

   1) Le sceau de la Prophétie naîtra, dit-on, dans une maison nommée : maison de Youssouf (Joseph).
   2)  Le sceau des prophètes d'Israël, Ichoua fils de Marie aura, selon les gens de la Bible, pour père adoptif (charnel ou biologique), un homme dénommé : Joseph le charpentier (ou Joseph le magicien) ! ?
   3)  le Faux-Messie aura lui, dit-on, pour surnom : père de Joseph (en arabe, abou Youssouf).
   Secundo :
   a) on fait naître le Sceau des prophètes d'Israël à Bethléem, en Judée. Une autre localité du même nom existait également en Galilée. Il n'aura, rappelons-le une fois encore, qu'une descendance maternelle. Par de père biologique ou spirituel.
   b) Le futur Faux-Messie sera, lui par contre, de Judée-Ispahan. Il sera d'origine des Fils d'Israël, de la communauté juive d'Ispahan. Ne pas confondre.
   c) Le messie (ou le Prophète attendu des Écritures anciennes) Mohammad fils d'Abd Allah, d'origine des Fils d'Ismaël, naîtra, lui, à la Mecque, à Beit-Laham, étymologiquement : "Maison de la viande", région réputée où l'on trouve toutes sortes de viandes, de toutes espèces, et en grandes quantités. Selon la Prophétie de Michée, on devrait donc lire : 

     "Et toi, Beit-Laham[38], terre de Juda", tu n'es nullement la moindre parmi les villes principales de Juda[39]. C'est de toi, en effet, que sortira le chef qui mènera paître Israël[40], Mon peuple (la Communauté sainte)". (Bible. Mc. 5:1).
   En aucun cas, cette Prophétie ne peut s'adresser au fils de Marie, de même aux Fils d’Israël. Les "falsificateurs" de l'histoire biblique voudront, eux par contre, la leur attribuer. 

   "C'est pourquoi Il les livrera, ..."
   Les Éthiopiens qui occupèrent le Yémen, voulaient évangéliser l'Arabie tout entière, et la Ka'bah de la Mecque fut leur grand objectif. Alors le gouverneur éthiopien, Abraha, fit venir un éléphant gigantesque de taille, et dirigea une grande expédition punitive contre la Mecque. (Coran CIII).
   Contrairement aux prétentions des falsificateurs de l'histoire biblique, la Prophétie de Jérémie (Bible. Mt. 2:18 ; Jér. 31:15-17) ne parle nullement d'un massacre pour les Fils d'Israël mais bel et bien de leur deuxième déportation. (Coran XVII 4-8). C'est après celle-ci et la destruction du Temple que Le messie (ou le Prophète attendu) se manifestera aux nations. C'est dans l'année même de l'Éléphant, de l'expédition d'Abraha contre la Mecque que le Sceau de la Prophétie vit le jour, le lundi, le douzième jour du mois (lunaire, appelé en arabe :) le premier printemps (rabî`alawal).
   Cinquièmement : Le Joseph biblique (le prétendant de Marie) se voit attribuer, malgré lui, un bon nombre de fonctions. Le fils de Jacob (sur eux la Paix !) préfigure, à travers le Messie fils de Joseph, à la défaite du fils de Marie : sa mort par pendaison[41] (repris plus tard par les T.J.). Ne l'oublions pas, le monde toranique penche non pour un "Messie" mais bien deux distincts : le Mashia'h ben Yosseph et le Mashi'a ben David. Ceci est compréhensible, ils sont eux-mêmes pour les partages du pouvoir[42]. Si l'homme est roi, il ne peut être prophète et inversement. Cas de David, Salomon et le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !). Sixièmement : Selon Schalom Ben-Chorin : Dans la littérature rabbinique, cette idée du Messie fils de Joseph n'est attestée qu'à partir du IIe siècle apr.J.C.; mais la tradition orale correspondante est sans doute contemporaine de l'époque de la naissance du christianisme, voire plus ancienne. Le Mashia'h ben Yosseph est en quelque sorte le précurseur du Mashia'h ben David, Messie triomphant issu de la souche royale de David et assimilé au Pantocrator. Ce dernier est le plus puissant roi dont l'Apocalypse nous dit (manifestement en référence au Psaume 2, 9) qu'il mènera paître toutes les nations avec une verge de fer[43]". Alors que le Messie fils de Joseph est vaincu dans sa lutte contre le mal, le Messie fils de David sera victorieux[44]. En d'autres termes, Jésus, d'abord défait, sera mis au monde une seconde fois par sa mère magnifiée[45] afin que, au cours de cette seconde existence, il triomphe de ses ennemis[46]."

   Nous dirons : 1°) Le Mashia'h ben Yosseph n'est pas le précurseur du Mashia'h ben David. Le Faux-Messie, d'origine juive qui viendra à la fin des temps a pour surnom : père de (abou) Youssef et non ben Youssef. Il viendra avec des sortes de prodiges semblables aux miracles du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). Dans sa lutte contre le bien, il sera vaincu par le Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). Et au cours de son second avènement, le fils de Marie triomphera de ses ennemis. Les gens de la Bible qui ne lui auront pas fait allégeance, seront confondus et détruits. 2°) Même son de cloche pour le Mashia'h ben David. Après le passage du Livre et de la Prophétie des Fils d'Israël aux Fils d'Ismaël, aucun descendant davidique ne pourra s'asseoir sur le trône de son ancêtre et y prétendre[47]. Ce sera le rôle plutôt du Sceau de la Prophétie, car "son royaume s'étendra jusqu'à Châm" dira l'Écriture, Jérusalem compris. Cette prophétie se réalisera pleinement à travers le second vicaire, 'Omar fils de Khattab (que Dieu l'agrée !). C'est lui qui s'assoira sur le trône de David et "mènera paître toutes les nations avec une verge de fer". 3°) Lors de son premier avènement, le fils de Marie, et contrairement à l'idée reçue, ne sera pas défait. Son Seigneur le protègera au contraire de ses adversaires, et il sera élevé, sain et sauf, corps et âme dans le Paradis divin. Celui qui sera défait, c'est uniquement le peuple d'Israël. Battu, humilié, il sera contraint à l'exil, de quitter la terre de ses ancêtres… 4°) L'erreur des gens de l'Évangile est manifeste. De père nourricier, biologique ou charnel ou spirituel, le fils de Marie n'en connaîtra jamais. D'époux ou de fiancé, la vierge Marie n'en connaîtra jamais. La maternité de Marie n'est pas à nier. La naissance miraculeuse de son fils non plus. 5°) En inventant de toute pièce un prétendu "père nourricier", voire biologique, charnel au fils de Marie, que voulaient réellement les falsificateurs de l'Évangile ? N'est-ce pas faire du Messie à la fois le Vrai et le Faux Messie ? Il est le vrai Messie lorsqu'il accomplit les miracles et signes divins. Il est le faux Messie, lorsqu'on veut faire de lui un fils de Dieu, un dieu co-éternel, co-créateur et consubstantiel avec son divin Créateur. C'est pourtant l'image que nous donne de lui bon nombre de gens de l'Évangile. 6°)  Israël, nous dit-on, n'a certes jamais renoncé à un prétendu héritage. Naguère, il était dans l'attente du Sceau des prophètes d'Israël. Toutefois, il refusera de le reconnaître comme tel lorsqu'il apparaîtra. Sauf un petit nombre. Aussi, prétendra-t-il jusqu'à notre époque, et à tort, attendre la venue d'un Mechiah ! En fait, ce sera pour lui, le Faux-Messie. Il sera pour lui, quant il viendra, une force active du mal et d'égarement qu'il suivra… Quant aux gens de l'Évangile, ils suivront aussi leurs frères de la Torah. Car pour eux, tout doit être, et tout leur dogme sera centré sur 1°) la croix et sa vénération et 2°) le fils du dieu incarné, le Messie, fils de Marie (sur lui la Paix !).
   Ainsi, les gens de l'Évangile adoreront bien leur Seigneur Dieu mais en lui ! 7°) Enfin, pour les gens de la Torah comme pour les gens de l'Évangile pas de reconnaissance officiel du Prophète attendu ou Le messie en la personne du Sceau de la Prophétie, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). 8°) Et comme le dit si bien R. Ambelain : « Les scribes anonymes qui, aux quatrième et cinquième siècles, ont rédigé les Évangiles que nous connaissons, n’avaient pas d’imagination. Autant pour éviter de trop s’éloigner de l’axe principal de la tradition, que pour avoir un canevas sur lequel il suffisait de transporter, ils ont conservé l’ossature historique générale. Les faits sont là, indéniablement ; ce qui est faux, ce sont les détails, et surtout les commentaires qu’ils y ont annexés par la suite. » (R. Ambelain. Jésus ou le Mortel secret des Templiers. Edit. R. Laffont. p. 208). (à suivre...)

Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Dans un certain sens, il n'a pas tort.
[6] On retrouve ceci dans la plupart des religions du monde.
[7] Récit légendaire propre au monde biblique. L'accouplement des anges est chose impossible. Ce sont des êtres qui ne connaissent pas la désobéissance. Voir à ce sujet, le récit plutôt de deux anges : Haroût et Maroût, que rapporte le Coran (II 102 et commentaires), et que semble nous rappeler ici Ben-Chorin. Mais combien le Saint et Seigneur d'Israël est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent !
[8] Si des choses comme : être malade, connaître la mort, copuler, s'incarner, avoir un enfant, etc. Tout cela appartient au domaine du créé non de l'Incréé (exalté soit-Il !).
[9] Nous dirons : Dieu c'est Dieu, et l'ange c'est l'ange. A chacun sa place et ses fonctions. L'ange dépend de Dieu, Dieu dépend de personne. L'ange est le messager du Créateur et non l'inverse. Et loin de nous cette idée hindouiste où le dieu à plusieurs visages ou manifestations…
[10] l'anthropomorphisme semble être de rigueur chez les gens de la Thora. N'oublions pas que bon nombre de talmudistes, cabalistes, penseurs et intellectuels toraniques sont sur cette même longueur d'onde. Sont pour des philosophies comme le Panthéisme, le Corporalisme : Dieu a un corps (spirituel)…
[11] hébreux=juifs. Donc juifs d'abord, et grecs=sabéisme (ou paganisme), ensuite. Et n'est-ce pas Paul qui projettera le monde évangélique dans les bras du Paganisme ? Et Dieu est plus Savant !
[12] En clair, on ne croit pas à une naissance miraculeuse. Pour plus amples détails, voir Jésus raconté par les Juifs. Ed. Berg international.
[13] Nullement.
[14] Reste fidèle à l'enseignement de ses pères.
[15] Par les gens de la Thora, eux-mêmes.
[16] Sous-entendu : les Juifs, que ce dernier se garde bien de nommer.
[17] Adorateurs d'idoles. Pourtant, le Veau d'or n'était-il pas une idole, cette idole cachée dans leur cœur, et que le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes leur fera apparaître et qu'ils viendront ensuite adorer en l'absence du prophète Mochè (sur lui la Paix !) ?
[18] le Messie est prophète divin non fils divin. Ne pas confondre.
[19] Secte juive ayant un attachement à un certain dualisme. Le Magisme et ses ramifications optent aussi pour ce genre d'idées.
[20] N'oublions pas cette parole divine : Ceux des Fils d'Israël qui ont mécru ont été maudits par la langue de David et de 'Ichoua (Jésus) fils de Marie… (Coran V 78 et sv. et commentaires).
[21] Selon la Bible. Selon le Coran, il n'en fut tout autrement (Coran XIX 32). D'ailleurs celle-ci l'accompagnera toujours dans ses déplacements jusqu'à ce que la mort l'emmène. Pour les partisans du Tri Théisme (ou Triade ou Trinité), on comprend mal ces querelles entre dieux : le Messie et sa mère. Si cela était, n'est-ce pas la preuve qu'ils étaient tous deux des humains non des hommes-dieux ?
[22] le problème de sa naissance est apparu lorsque partie du monde toranique a refusé de voir et de croire en ce miracle divin, en cette naissance miraculeuse.
[23] Le fils de Marie est et était un humain, un esclave, un prophète auprès des Fils d'Israël. Ce sont les sectaires qui le décriront différemment. Ne pas confondre.
[24] Ceci, c'est selon ce qu'a voulu nous faire apparaître les gens du monde biblique. Ne l'oublions pas, si certains étaient contre la présence étrangère en Terre sainte, d'autres n'y voyaient plus des avantages pour eux que des inconvénients. De plus à cette époque de l'Ancienne Alliance, les Filles d'Israël n'épousent-elles pas les fils des étrangers ? les souverains du monde d'Esaü ? C'est-à-dire déjà partie du monde toranique avait des relations sexuelles illégales avec des peuples et des gens que la loi toranique interdisait. Pour les Fils d'Israël et les Judaïsés, nullement . Qu'on re-lise l'Histoire ! Enfin, même avec cette présence étrangère, de sectes toraniques, il ne faut jamais oublier qu'un prophète vivait parmi eux en la présence de Zacharie (sur lui la Paix !), et que les Fils d'Israël et les Judaïsés décapiteront plus tard, après la naissance du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). Cette page de l'Histoire d'Israël manque dans la bouche des gens de la Thora tout simplement qu'à écouter talmudistes, sages, rav et rabbis ; les Fils d'Israël et les Judaïsés n'ont jamais osé lever le petit doigt comtre leurs prophètes ! Dire le contraire, n'est-ce pas selon eux, faire acte de propagande… Pourtant, partie des Textes bibliques, le Coran et la Tradition, n'attestent-ils pas juste le contraire ? Les paroles en l'air s'envolent, mais les écrits restent, eux, à jamais. Et au Jour des Comptes, ils témoigneront contre leur négationnisme et les condamneront. 
[25] Le mal souhaité pâr certains se retournera contre eux et leur propre communauté.
[26] Voir à ce sujet : Jésus rendu aux siens. Salomon Malka. Ed. Albin Michel.
[27] Sauf erreur, le Fondateur du Christianisme s'appelle Paul non le Messie.
[28] Le message du Messie : le message évangélique, n'était que la suite du message toranique. Les gens de la Thora ont voulu le nier et le séparer alors qu'il est inséparable. Le Messie fut envoyé au Fils d'Israël et aux Judaïsés, non aux Fils d'Esaü bien qu'il soit, eux aussi, descendants d'Abraham. La priorité était pour ceux qui ont souffert en terre d'Egypte et pour eux les bienfaits du Saint et Seigneur d'Israël et des mondes.
[29] Nullement. La pensée des prophètes est rattachée uniquement à la Révélation, au contentement de leur Seigneur, non à l'imagination et la philosophie…
[30] Ce sont les gens du monde gréco-romain qui se l'accapareront.
[31] on peut dire qu'il était hébreu si sa langue était l'hébreu.
[32] Aucun juif sincère peut reconnaître le dogme de la Trinité.
[33] Le Messie juif, nullement. Sa religion était, comme tous les Prophètes avant lui, la Soumission. Le Messie juif par le sang, nullement. Il n'est pas fils d'Adam, donc descendant direct d'Abraham et des Patriarches. Il est seulement descendant d'Adam du côté de sa mère. Fils d'Israël (et non juif) du côté de sa mère seulement. Le Messie juif = repenti, nullement. Il appellera toute sa vie à l'adoration de son Seigneur non à l'adoration de Dieu en lui ! Et il est donc au-dessus de ce que décrivent et veulent lui associer les gens de la Bible dans leur totalité.
[34] Les prophètes sont au-dessus des idéologies professées par les humains.
[35] Nationalisme et religion ne seraient communier ensemble. Le Christianisme, inventé par Paul, a développé l'esprit nationaliste en Europe. Il est vrai qu'il faudra attendre l'arrivée du Sceau de la Prophétie pour connaître vraiment l'idée mondialiste, universelle, internationale. Il est vrai qu'il a du pour cela affronter bon nombre de difficultés de la part de son peuple. Car passer de l'idée locale, nationale à l'idée internationale, de Communauté est facile à dire, pas facile à faire et à mettre surtout en pratique. Jusqu'à la fin de l'empire ottoman, la Communauté connaîtra ce règne de gloire. Sa disparition fera retourner le monde arabe à un esprit de bédouinité, à un retour en arrière, à un xénophobisme latent. 
[36] Autant d'attributs qu'il ne sied pas d'attribuer à un prophète.
[37] Loin de nous toute idée partitive : partie de Dieu.
[38] et non Bethlehem, Maison du pain. Selon les grammairiens, LHM signifierait dans la Bible comme ailleurs, « le pain » et « le massacre » Également « festin », « nourriture », mais aussi « lutte », « massacre » (...) toutes les variations évangéliques sur le fameux (et historiquement caduc) « massacre des innocents » sont tirés des équivoques de LHM, équivoques sans aucun écho dans le grec. (Voir à ce sujet :  "L'invention de Jésus", Bernard Dubourg. p. 72/3 ; 141. Ed. Fayard.)
[39] Ici Makkah, la Mecque.
[40] Étymologiquement : esclave (ou captif) de Dieu, soit ici Mes esclaves.
[41] Selon l'interprétation du rêve faite par Joseph (biblique), le Messie devait être pendu et non crucifié. Les Témoins de Jéhovah rejoindront cette idée toranique.
[42] du spirituel et du temporel. Repris en Gaule, par ceux qui défendront (1789) le républicanisme contre la royauté, et à travers elle, l'Eglise vaticane, romaine, catholique. On a voulu, en Europe, retirer à cette Église le pouvoir temporel et l'aligner ainsi à une conception plus toranique.
[43] Et il s'agira là une fois encore d'un fils d'Ismaël, en la personne du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !).
[44] Tout ceci selon les croyances du monde toranique.
[45] Nullement. La mort réelle, il ne l'a connaîtra que lors de sa seconde "venue".
[46] lors de son premier séjour sur terre nullement. Pire ! Il sera, selon les Textes bibliques, livrés aux Fils d'Israël et aux Judaïsés pour être mis à mort.  Par contre, lors se son second séjour, aux côtés du Mahdi, Le Commandeur des Croyants, il triomphera du Faux-messie et de ses ennemis. Soit, à l'approche de la fin des temps. Temps en deux mouvements.
[47] Selon Rachi : « A partir de David, ce sont les Exilarques qui commanderont le peuple avec leur spectre. Car ils seront nommés par le roi. » Selon E. Munk (Bible. Gén. 49:10) : « ...Ce qui, en revanche, peut paraître dubatif, c’est la portée du Patriarche a lui-même voulu donner à sa phrase. S’agissait-il d’un pronostic de l’évolution future ou d’un ordre impératif qui instituait la tribu de Juda en « tribu royale » à l’exclusion des autres tribus ? Cette opinion est celle de Maïmoune (...) et de Nahmanide, pour qui la souveraineté des rois issus d’une autre tribu que celle de Juda représente un acte illicite d’usurpation. Aussi cette souveraineté ne fut-elle généralement que d’une portée passagère. Tel fut le cas de la dynastie des Hasmonéens, descendants des Lévites, dont le règne s’effondra dans le déshonneur au bout de quelques générations. (Elle s’était rendue coupable, en outre, du cumul des fonctionc sacerdotales et royales, ce qui est contraire à la loi exprimée à Nbr. XVIII, 7).
   Mais R. Nissim de Gerondi objecte que si les paroles du Patriarche équivalent à un commandement, il faudrait admettre que tous les rois du royaume d’Israël furent usurpateurs, et que, d’autre part, son ordre ne fut jamais pleinement exécuté sauf à l’époque de David et de Salomon qui régnèrent sur les douze Tribus. Ainsi conclut-il que ces paroles ont le caractère soit d’une prophétie soit d’une bénédiction qui se rapporte à une époque de souveraineté nationale (ce qui met en cause les rois hasmonéens) et qui n’envisage que la période historique « à partir de David » (cf. Rachi), c’est-à-dire à partir du règne de Juda (ce qui met le règne de Saül hors d’atteinte). Désormais, le spectre n’échappera plus jamais entièrement à Juda (...). Les Tossaphites estiment que notre phrase a la signification d’une bénédiction (Yoma, 26 a) dont l’effet n’a cependant été que partiellement atteint en raison de l’indignité de certains représentants de la lignée davidienne (II Sam. 7)... »  


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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07/11/06 .

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