786
|
La conception miraculeuse du Messie fils de Marie |
Selon les Textes bibliques. |
La conception du Messie
. Entre
mythe et réalité. Fils divin ou fils bâtard ou fils de Marie ?
selon les Écritures bibliques
Au
nom de DIEU, Hachem, Allaha !
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Louange à Allah, Seigneur
des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous
ceux qui suivent Sa guidée !
|
P |
oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].
L'objet de l'Annonciation.
Schalom Ben-Chorin d'écrire : Si nous
sommes tentés de nous demander comment il faut en réalité nous représenter l'événement
qui fait l'objet de l'Annonciation, la question admet plusieurs réponses. La
première consiste en une interprétation littérale de l'Écriture, à laquelle
pour ma part je ne puis souscrire[5].
Vient ensuite l'interprétation mythologique qui fait figurer
le récit correspondant parmi les mythes qui relatent les rapports
d'un dieu avec une vierge de chair et de sang[6].
Ce mythe n'a rien d'exceptionnel dans le cadre de la pensée grecque. Mais dans
la tradition hébraïque également, il en existe une réminiscence, à savoir le
passage de la Genèse appelé descensus angelorum
(Gn 6, 1-4) qui raconte comment les fils des dieux (bené
élohim) s'accouplèrent avec les filles des hommes[7].
Or, ce que les fils des dieux pouvaient faire devait être a
fortiori à la portée de Dieu le Père, d'autant que « rien n'est impossible
à Dieu[8] » (Lc 1, 37
; voir aussi Gn 18, 14). Les fils des dieux (ou fils de Dieu) que nous rencontrons
une nouvelle fois au chapitre 1 du Livre de Job sont apparemment des anges ;
il s'ensuit que nous n'avons pas à chercher bien loin pour reconnaître, dans
la personne de l'ange Gabriel précisément, la puissance divine qui engendrera
l'enfant. L'ange du Seigneur,
en effet, se confond souvent avec Dieu lui-même ; il s'appelle
tantôt Élohim, tantôt Yahvé[9].
On peut citer comme exemples à cet égard le récit du sacrifice
d'Isaac (Gn 22, 1-19) et celui de l'apparition de Yahvé devant Moïse au milieu
du buisson ardent[10]
(Ex 3,1-4).
Si donc nous faisons nôtre l'interprétation mythologique, nous
voyons clairement que des thèmes à la fois grecs et hébreux[11]
ont pu contribuer, en l'occurrence, la formation du mythe.
Une troisième réponse nous est suggérée par le récit de Matthieu
(1,18-25). Celui-ci raconte que Joseph veut répudier secrètement sa fiancée
Marie, car elle est enceinte avant qu'ils aient habité ensemble. Mais un ange
du Seigneur (probablement, là encore, Gabriel) lui apparaît en songe et vient
le délivrer de son soupçon l'égard de Marie en le persuadant que ce qui a été
engendré en elle vient de l'Esprit Saint. Cette présentation des faits peut
s'interpréter comme signifiant qu'un phénomène surnaturel a été invoqué pour
expliquer une grossesse prématurée. De là la version donne dans les Toldoth
Yeshou, il n'y a qu'un pas franchir[12].
Une quatrième possibilité serait celle d'une introversion du processus
; plus précisément, elle résiderait dans l'expérience intrieure de Marie faisant
le constat, sur sa propre personne, d'une conception virginale accidentelle
dont la possibilité est reconnue scientifiquement l'heure actuelle, encore que
la probabilité correspondante soit infime et l'interprétant au sens d'un miracle.
Le Talmud évoque lui aussi le cas d'une éventuelle conception sans coït. Ainsi,
nous pouvons lire dans le trait Hagiga
(15 a) que Rabbi Ben-Zoma admet qu'une vierge a pu être fécondée, tout simplement,
en prenant son bain dans une baignoire où un homme aurait préalablement éjaculé
une goutte de sperme[13].
Il n'est certes pas exclu que cette hypothèse quelque peu farfelue renferme
déjà, de manière sous-jacente, une part de polémique anti-chrétienne ; autrement
dit, qu'une explication naturelle soit recherchée ici a
posteriori pour un phénomène que
les Évangiles présentent comme surnaturel.
Pour ma part, je penche pour la seconde explication. Je vois dans
le récit de la conception virginale un mythe[14]
dont Marie et Joseph. Jésus et ses frères, l'Église primitive et l'apôtre Paul,
ainsi que les collaborateurs de ce dernier et les communautés qu'il a créées,
ont tout ignoré. Cette manière de voir peut s'appuyer, du point de vue exégétique,
sur le Nouveau Testament lui-même. En effet si nous nous en tenons aux Épîtres
pauliniennes, ce kérygme mythologique était inconnu de l'Église primitive. En
revanche, il se peut bien que la naissance de Jésus ait été recouverte d'une
sorte de voile[15].
Cela ressort en particulier de la dispute de Jésus avec ses adversaires qui
contestent sa mission[16]
; lorsque Jésus leur reproche : « Vous faites les œuvres de votre père [du diable]
», ils lui répondent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution[17]
! Nous n'avons qu'un seul père. Dieu ! » (Jn 8,41).
L'opposition entre fils de Satan et fils de Dieu[18]
dont il est question ici, peut certes être interprétée au sens transcendant
de la théologie de Qûmran qui met face à face les Fils de la Lumière et les
Fils des Ténèbres[19].
Toutefois, la phrase : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! » résonne
comme l'écho de certains bruits diffamatoires[20].
Il faut noter encore que les rapports tendus entre Jésus et sa
mère[21], que fait ressortir
le texte des Évangiles, ont également été mis en relation avec le problème de
sa naissance[22].
Quoi qu'il en soit, nous avons ici affaire à un mythe dont la puissance
dynamique ne doit pas être sous-estimée. La figure de l'homme-Dieu, fils du
Très Haut[23], fait
sans doute partie des archétypes de l'âme humaine qui représentent une réalité
au même titre que les processus historiques ; il s'agit toutefois d'une réalité
différente.
A cela s'ajoute l'attente du Messie dans le judaïsme, attente qui
devenait plus pressante dans les temps de détresse[24].
On peut imaginer que, dans ces périodes-là, chaque mère juive nourrissait d'une
certaine manière l'espoir de porter en son sein le futur Messie. Avec chaque
enfant mâle nouveau-né, reçu dans l'Alliance d'Abraham,
cet espoir permanent se renouvelait.
Nous devons en effet nous représenter l'époque de la naissance
de Jésus comme un temps de « douleurs messianiques
», suivant l'expression traditionnelle. La terre d'Israël croupissait
sous l'occupation romaine. Par ailleurs, le sanctuaire du Temple de Jérusalem
n'était plus le lieu d'une pure vénération de Dieu, mais le théâtre de luttes
intestines entre différentes dynasties de prêtres avides de s'assurer le pouvoir.
Cela avait conduit certains milieux piétistes,
comme la secte de Qumran,
à s'absenter de plus en plus de Jérusalem et à chercher leur salut
dans le désert, cette terre virginale où Israël avait jadis fait l'expérience
de son Élection. (Op. cit.).
Selon Sarwat : « Les rabbins juifs
font de même circuler une fable à propos de Jésus, dans le Talmud de Babylone,
dans la Tosephta et dans un triste conte, Toledot-Jeshu, une vie de Jésus. Le
père de Jésus serait un soldat nommé Pantera ou Pandera, Jésus serait le fruit
de l’adultère... » (comparer : Coran IV 156-159).
« ...Toledot-Jeshu, cet amas lugubre de calomnies, circula
au cours des siècles jusqu’à l’époque moderne, dans un vain espoir de combattre
le christianisme[25].
Aujourd’hui, les rabbins et penseurs juifs changent de position[26]
; ils ne calomnient plus Jésus ; bien au contraire, ils cherchent à incorporer
le Fondateur du christianisme[27]
et, partant, le christianisme même, dans le judaïsme[28].
Ils le disent ouvertement : Jésus doit être revendiqué par les Juifs comme faisant
intrinsèquement partie de la pensée juive[29].
L’intention des rabbins, durant les cent dernières années, dit franchement l’historien
du rabbinisme, et de déshelliniser[30]
et de rehébraïser Jésus[31].
Cela ne signifie pas, s’empresse d’ajouter un autre rabbin, que les Juifs vont
se précipiter en masse pour répondre à l’appel chrétien[32].
Bien au contraire, c’est Jésus qui est présenté comme un Juif ; la judéité[33]
de Jésus serait l’un des faits les plus sûrs qui le concernent. Dans tous ses
actes et toutes ses idées, Jésus serait, non seulement, un Juif, mais le plus
juif de tous les Juifs (sic), l’âme même du sionisme[34]
se refléterait dans l’Evangile (sic). Ainsi, de l’ennemi grec, Jésus devient
subitement le Juif nationaliste[35],
un hasid, un zélote, un partisan intransigeant de la Thora juive[36]
(sic). ((Jésus le non-Juif. Sarwat
Anis Al-Assiouty. Edit. Letouny & Ané. Paris 1987. t, II, p, 107, 108).
Conclusion : Schalom Ben-Chorin semble être fidèles aux siens. Il ne croit pas un seul instant à la naissance miraculeuse du fils de Marie. Secundo : Le Saint et Seigneur d'Israël n'a et n'aura jamais de garçons et de filles à Lui. Le dire, n'est-ce pas Le faire mentir ? De même, Il ne saurait s'accoupler avec les filles des hommes ! Là encore, Il est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent ! Cette chose, et contrairement au dogme chrétien, est im-possible au Seigneur des mondes et de l'Univers. En prétendant qu'Il ait agit ainsi, le Seigneur des mondes cherchait-Il, chercherait-Il à démontrer qu'Il est d'un sexe particulier, mâle en l'occurence ? Soit, est devenu semblable à une de Ses créatures ? Pureté à Lui ! Combien Il est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent ! Troisièmement : Gabriel dans ce récit n'était qu'un messager divin : rien de plus, rien de moins. Le Créateur réel (et non père charnel ou biologique ou divin) de l'enfant s'appelle le Saint et Seigneur d'Israël. Pour preuve :
« Dieu créa les esprits des Fils d'Adam, lorsqu'Il prît d'eux une alliance (Coran VII 172). Puis, Il les fit retourner dans l'échine d'Adam et garda auprès de Lui, l'esprit d'Ichoua (ou de Jésus, sur lui la Paix !). Quand Il voulut le créer, Il envoya cet esprit [par l'intermédiaire de l'ange Gabriel. Coran XIX 16-22] à Marie. Il était Ichoua de Lui. C'est d'ailleurs pour cela qu'il fut dit : esprit de Lui[37], c'est-à-dire, provenant de Lui (Coran IV 171, XXI 91) ». Il ne se confond nullement avec son Seigneur. Le dire et le prétendre, n'est-ce pas mécroire aux signes divins ? Quatrièmement : La présence d'un dénommé Joseph est en fait un moyen efficace pour détourner l'attention, et nous détourner du sort en fait que les Fils d'Israël allaient réserver à Zacharie, le prophète, le tuteur de Marie. N'allaient-ils pas l'accuser d'avoir abusé de Marie ? Cinquièmement : On notera que :
1) Le sceau de la Prophétie naîtra,
dit-on, dans une maison nommée : maison de
Youssouf (Joseph).
2) Le sceau des prophètes d'Israël, Ichoua fils de Marie
aura, selon les gens de la Bible, pour père adoptif (charnel ou biologique),
un homme dénommé : Joseph le charpentier (ou Joseph
le magicien) ! ?
3) le Faux-Messie aura lui, dit-on, pour surnom : père
de Joseph (en arabe, abou
Youssouf).
Secundo :
a) on fait naître le Sceau des prophètes d'Israël à Bethléem,
en Judée. Une autre localité du
même nom existait également en Galilée. Il n'aura, rappelons-le une fois encore,
qu'une descendance maternelle. Par de père biologique ou spirituel.
b) Le futur Faux-Messie sera, lui par contre, de Judée-Ispahan.
Il sera d'origine des Fils d'Israël, de la communauté juive d'Ispahan. Ne pas
confondre.
c) Le messie (ou le Prophète attendu des Écritures anciennes)
Mohammad fils d'Abd Allah, d'origine des Fils d'Ismaël, naîtra, lui, à la Mecque,
à Beit-Laham, étymologiquement : "Maison de la viande", région réputée
où l'on trouve toutes sortes de viandes, de toutes espèces, et en grandes quantités.
Selon la Prophétie de Michée, on devrait donc lire :
"Et
toi, Beit-Laham[38],
terre de Juda", tu n'es nullement la moindre parmi les villes
principales de Juda[39].
C'est de toi, en effet, que sortira le chef
qui mènera paître Israël[40],
Mon peuple (la Communauté sainte)".
(Bible. Mc. 5:1).
En aucun cas, cette Prophétie ne peut s'adresser au fils de Marie,
de même aux Fils d’Israël. Les "falsificateurs" de l'histoire biblique
voudront, eux par contre, la leur attribuer.
"C'est
pourquoi Il les livrera, ..."
Les Éthiopiens qui occupèrent le Yémen, voulaient évangéliser l'Arabie
tout entière, et la Ka'bah de la Mecque fut leur grand objectif. Alors le gouverneur
éthiopien, Abraha, fit venir un éléphant gigantesque de taille, et dirigea une
grande expédition punitive contre la Mecque. (Coran CIII).
Contrairement aux prétentions des falsificateurs de l'histoire
biblique, la Prophétie de Jérémie (Bible. Mt. 2:18
; Jér. 31:15-17) ne parle nullement
d'un massacre pour les Fils d'Israël mais bel et bien de leur deuxième déportation.
(Coran XVII 4-8). C'est après celle-ci et la destruction du Temple que Le messie
(ou le Prophète attendu) se manifestera aux nations. C'est dans l'année même
de l'Éléphant, de l'expédition d'Abraha contre la Mecque que le Sceau de la
Prophétie vit le jour, le lundi, le douzième jour du mois (lunaire, appelé en
arabe :) le premier printemps (rabî`alawal).
Cinquièmement : Le Joseph biblique
(le prétendant de Marie) se voit attribuer, malgré lui, un bon nombre de fonctions.
Le fils de Jacob (sur eux la Paix !) préfigure, à travers le Messie fils de
Joseph, à la défaite du fils de Marie : sa mort par pendaison[41]
(repris plus tard par les T.J.). Ne l'oublions pas, le monde toranique penche
non pour un "Messie" mais bien deux distincts : le Mashia'h
ben Yosseph
et le Mashi'a ben
David. Ceci est compréhensible,
ils sont eux-mêmes pour les partages du pouvoir[42].
Si l'homme est roi, il ne peut être prophète et inversement. Cas de David, Salomon
et le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !). Sixièmement : Selon Schalom
Ben-Chorin : Dans la littérature rabbinique, cette idée du Messie fils de Joseph
n'est attestée qu'à partir du IIe siècle apr.J.C.; mais la tradition orale correspondante
est sans doute contemporaine de l'époque de la naissance du christianisme, voire
plus ancienne. Le Mashia'h ben
Yosseph est en quelque sorte le précurseur du Mashia'h
ben David,
Messie triomphant issu de la souche royale de David et assimilé au Pantocrator.
Ce dernier est le plus puissant roi dont l'Apocalypse nous dit (manifestement
en référence au Psaume 2, 9) qu'il mènera paître toutes les nations avec une
verge de fer[43]".
Alors que le Messie fils de Joseph est vaincu dans sa lutte contre le mal, le
Messie fils de David sera victorieux[44].
En d'autres termes, Jésus, d'abord défait, sera mis au monde une seconde fois
par sa mère magnifiée[45]
afin que, au cours de cette seconde existence, il triomphe de ses ennemis[46]."
Nous dirons : 1°) Le Mashia'h
ben Yosseph
n'est pas le précurseur du Mashia'h
ben David. Le Faux-Messie, d'origine juive qui viendra à la fin
des temps a pour surnom : père
de (abou) Youssef et non ben
Youssef. Il viendra avec des sortes
de prodiges semblables aux miracles du Messie fils de Marie (sur lui la Paix
!). Dans sa lutte contre le bien, il sera vaincu par le Messie fils de Marie
(sur lui la Paix !). Et au cours de son second avènement, le fils de Marie triomphera
de ses ennemis. Les gens de la Bible qui ne lui auront pas fait allégeance,
seront confondus et détruits. 2°) Même son de cloche pour le Mashia'h
ben David.
Après le passage du Livre et de la Prophétie des Fils d'Israël aux Fils d'Ismaël,
aucun descendant davidique ne pourra s'asseoir sur le trône de son ancêtre et
y prétendre[47]. Ce
sera le rôle plutôt du Sceau de la Prophétie, car "son
royaume s'étendra jusqu'à Châm" dira l'Écriture, Jérusalem compris.
Cette prophétie se réalisera pleinement à travers le second vicaire, 'Omar fils
de Khattab (que Dieu l'agrée !). C'est lui qui s'assoira sur le trône de David
et "mènera paître toutes les nations avec une verge de fer".
3°) Lors de son premier avènement, le fils de Marie, et contrairement à l'idée
reçue, ne sera pas défait. Son Seigneur le protègera au contraire de ses adversaires,
et il sera élevé, sain et sauf, corps et âme dans le Paradis divin. Celui qui
sera défait, c'est uniquement le peuple d'Israël. Battu, humilié, il sera contraint
à l'exil, de quitter la terre de ses ancêtres… 4°) L'erreur des gens de l'Évangile
est manifeste. De père nourricier,
biologique ou charnel
ou spirituel, le fils de Marie
n'en connaîtra jamais. D'époux ou de fiancé, la vierge Marie n'en connaîtra
jamais. La maternité de Marie n'est pas à nier. La naissance miraculeuse de
son fils non plus. 5°) En inventant de toute pièce un prétendu "père
nourricier", voire biologique,
charnel au fils de Marie, que voulaient réellement les falsificateurs de l'Évangile
? N'est-ce pas faire du Messie à la fois le Vrai et le Faux Messie ? Il est
le vrai Messie lorsqu'il accomplit les miracles et signes divins. Il est le
faux Messie, lorsqu'on veut faire
de lui un fils de Dieu, un dieu
co-éternel, co-créateur et consubstantiel avec son divin Créateur. C'est pourtant
l'image que nous donne de lui bon nombre de gens de l'Évangile. 6°) Israël,
nous dit-on, n'a certes jamais renoncé à un prétendu
héritage. Naguère, il était dans l'attente du Sceau des prophètes d'Israël.
Toutefois, il refusera de le reconnaître comme tel lorsqu'il apparaîtra. Sauf
un petit nombre. Aussi, prétendra-t-il jusqu'à notre époque, et à tort, attendre
la venue d'un Mechiah ! En fait, ce sera pour lui, le Faux-Messie. Il sera pour
lui, quant il viendra, une force active du mal et d'égarement qu'il suivra…
Quant aux gens de l'Évangile, ils suivront aussi leurs frères de la Torah. Car
pour eux, tout doit être, et tout leur dogme sera centré sur 1°) la croix et
sa vénération et 2°) le fils du dieu
incarné, le Messie, fils de Marie
(sur lui la Paix !).
Ainsi, les gens de l'Évangile adoreront bien leur Seigneur Dieu
mais en lui ! 7°) Enfin, pour les gens de la Torah comme pour les gens de l'Évangile
pas de reconnaissance officiel du Prophète attendu ou Le messie en la personne
du Sceau de la Prophétie, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). 8°)
Et comme le dit si bien R. Ambelain : « Les scribes anonymes qui, aux quatrième
et cinquième siècles, ont rédigé les Évangiles que nous connaissons, n’avaient
pas d’imagination. Autant pour éviter de trop s’éloigner de l’axe principal
de la tradition, que pour avoir un canevas sur lequel il suffisait de transporter,
ils ont conservé l’ossature historique générale. Les faits sont là, indéniablement
; ce qui est faux, ce sont les détails, et surtout les commentaires qu’ils y
ont annexés par la suite. » (R. Ambelain. Jésus
ou le Mortel secret
des Templiers.
Edit. R. Laffont. p. 208). (à suivre...)
Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !
[1]
Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité
qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe,
Allah. En hébreu, ïl.
Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue
arabe. En français, le terme Dieu
est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant
l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies
comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules
propres à l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière »
divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière »
angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad,
fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham (sur eux la Paix
!). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des
prophètes et messagers divins.
[5]
Dans un certain sens, il n'a pas tort.
[6]
On retrouve ceci dans la plupart des religions du monde.
[7] Récit légendaire
propre au monde biblique. L'accouplement des anges est chose impossible. Ce
sont des êtres qui ne connaissent pas la désobéissance. Voir à ce sujet, le
récit plutôt de deux anges : Haroût et Maroût, que rapporte le Coran (II 102
et commentaires), et que semble nous rappeler ici Ben-Chorin. Mais combien
le Saint et Seigneur d'Israël est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui
associent !
[8] Si des choses comme
: être malade, connaître la mort, copuler, s'incarner, avoir un enfant, etc.
Tout cela appartient au domaine du créé non de l'Incréé (exalté soit-Il !).
[9] Nous dirons : Dieu
c'est Dieu, et l'ange c'est l'ange. A chacun sa place et ses fonctions. L'ange
dépend de Dieu, Dieu dépend de personne. L'ange est le messager du Créateur
et non l'inverse. Et loin de nous cette idée hindouiste où le dieu à plusieurs
visages ou manifestations…
[10]
l'anthropomorphisme semble être de rigueur chez les gens de la Thora. N'oublions
pas que bon nombre de talmudistes, cabalistes, penseurs et intellectuels
toraniques sont sur cette même longueur d'onde. Sont pour des philosophies
comme le Panthéisme, le Corporalisme : Dieu a un corps (spirituel)…
[11]
hébreux=juifs. Donc juifs d'abord, et grecs=sabéisme (ou paganisme), ensuite.
Et n'est-ce pas Paul qui projettera le monde évangélique dans les bras du
Paganisme ? Et Dieu est plus Savant !
[12] En clair, on
ne croit pas à une naissance miraculeuse. Pour plus amples détails, voir Jésus
raconté par les Juifs. Ed. Berg international.
[13] Nullement.
[14] Reste fidèle
à l'enseignement de ses pères.
[15] Par les gens
de la Thora, eux-mêmes.
[16] Sous-entendu
: les Juifs, que ce dernier se garde bien de nommer.
[17] Adorateurs d'idoles.
Pourtant, le Veau d'or
n'était-il pas une idole, cette
idole cachée dans leur cœur, et que le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes
leur fera apparaître et qu'ils viendront ensuite adorer en l'absence du prophète
Mochè (sur lui la Paix !) ?
[18] le Messie est
prophète divin non fils divin. Ne pas confondre.
[19] Secte juive ayant
un attachement à un certain dualisme. Le Magisme et ses ramifications optent
aussi pour ce genre d'idées.
[20] N'oublions pas
cette parole divine : Ceux des Fils d'Israël qui ont mécru ont été maudits
par la langue de David et de 'Ichoua (Jésus) fils de Marie…
(Coran V 78 et sv. et commentaires).
[21] Selon la Bible.
Selon le Coran, il n'en fut tout autrement (Coran XIX 32). D'ailleurs celle-ci
l'accompagnera toujours dans ses déplacements jusqu'à ce que la mort l'emmène.
Pour les partisans du Tri Théisme (ou Triade ou Trinité), on comprend mal
ces querelles entre dieux : le Messie et sa mère. Si cela était, n'est-ce
pas la preuve qu'ils étaient tous deux des humains non des hommes-dieux ?
[22] le problème de
sa naissance est apparu lorsque partie du monde toranique a refusé de voir
et de croire en ce miracle divin, en cette naissance miraculeuse.
[23] Le fils de Marie
est et était un humain, un esclave, un prophète auprès des Fils d'Israël.
Ce sont les sectaires qui le décriront différemment. Ne pas confondre.
[24] Ceci, c'est selon
ce qu'a voulu nous faire apparaître les gens du monde biblique. Ne l'oublions
pas, si certains étaient contre la présence étrangère en Terre sainte, d'autres
n'y voyaient plus des avantages pour eux que des inconvénients. De plus à
cette époque de l'Ancienne Alliance, les Filles d'Israël n'épousent-elles
pas les fils des étrangers ? les souverains du monde d'Esaü ? C'est-à-dire
déjà partie du monde toranique avait des relations sexuelles illégales avec
des peuples et des gens que la loi toranique interdisait. Pour les Fils d'Israël
et les Judaïsés, nullement . Qu'on re-lise l'Histoire ! Enfin, même avec cette
présence étrangère, de sectes toraniques, il ne faut jamais oublier qu'un
prophète vivait parmi eux en la présence de Zacharie (sur lui la Paix !),
et que les Fils d'Israël et les Judaïsés décapiteront plus tard, après la
naissance du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). Cette page de l'Histoire
d'Israël manque dans la bouche des gens de la Thora tout simplement qu'à écouter
talmudistes, sages,
rav et rabbis ;
les Fils d'Israël et les Judaïsés n'ont jamais osé lever le petit doigt comtre
leurs prophètes ! Dire le contraire, n'est-ce pas selon eux, faire acte de
propagande… Pourtant, partie des Textes bibliques, le Coran et la Tradition,
n'attestent-ils pas juste le contraire ? Les paroles en l'air s'envolent,
mais les écrits restent, eux, à jamais. Et au Jour des Comptes, ils témoigneront
contre leur négationnisme et les condamneront.
[25]
Le mal souhaité pâr certains se retournera contre eux et leur propre communauté.
[26] Voir à ce sujet
: Jésus rendu aux siens. Salomon
Malka. Ed. Albin Michel.
[27] Sauf erreur,
le Fondateur du Christianisme s'appelle Paul non le Messie.
[28] Le message du
Messie : le message évangélique, n'était que la suite du message toranique.
Les gens de la Thora ont voulu le nier et le séparer alors qu'il est inséparable.
Le Messie fut envoyé au Fils d'Israël et aux Judaïsés, non aux Fils d'Esaü
bien qu'il soit, eux aussi, descendants d'Abraham. La priorité était pour
ceux qui ont souffert en terre d'Egypte et pour eux les bienfaits du Saint
et Seigneur d'Israël et des mondes.
[29] Nullement. La
pensée des prophètes est rattachée uniquement à la Révélation, au contentement
de leur Seigneur, non à l'imagination et la philosophie…
[30] Ce sont les gens
du monde gréco-romain qui se l'accapareront.
[31] on peut dire
qu'il était hébreu si sa langue était l'hébreu.
[32]
Aucun juif sincère peut reconnaître le dogme de la Trinité.
[33] Le Messie juif,
nullement. Sa religion était, comme tous les Prophètes avant lui, la Soumission.
Le Messie juif par le sang, nullement. Il n'est pas fils d'Adam, donc descendant
direct d'Abraham et des Patriarches. Il est seulement descendant d'Adam du
côté de sa mère. Fils d'Israël (et non juif) du côté de sa mère seulement.
Le Messie juif = repenti, nullement. Il appellera toute sa vie à l'adoration
de son Seigneur non à l'adoration de Dieu en lui ! Et il est donc au-dessus
de ce que décrivent et veulent lui associer les gens de la Bible dans leur
totalité.
[34] Les prophètes
sont au-dessus des idéologies professées par les humains.
[35]
Nationalisme et religion ne seraient communier ensemble. Le Christianisme,
inventé par Paul, a développé l'esprit nationaliste en Europe. Il est vrai
qu'il faudra attendre l'arrivée du Sceau de la Prophétie pour connaître vraiment
l'idée mondialiste, universelle, internationale. Il est vrai qu'il a du pour
cela affronter bon nombre de difficultés de la part de son peuple. Car passer
de l'idée locale, nationale à l'idée internationale, de Communauté est facile
à dire, pas facile à faire et à mettre surtout en pratique. Jusqu'à la fin
de l'empire ottoman, la Communauté connaîtra ce règne de gloire. Sa disparition
fera retourner le monde arabe à un esprit de bédouinité,
à un retour en arrière, à un xénophobisme latent.
[36] Autant d'attributs
qu'il ne sied pas d'attribuer à un prophète.
[37]
Loin de nous toute idée partitive : partie
de Dieu.
[38]
et non Bethlehem, Maison du pain. Selon les grammairiens, LHM signifierait
dans la Bible comme ailleurs, « le pain » et « le massacre » Également
« festin », « nourriture », mais aussi « lutte », « massacre
» (...) toutes les variations évangéliques sur le fameux (et historiquement
caduc) « massacre des innocents » sont tirés des équivoques de LHM,
équivoques sans aucun écho dans le grec. (Voir à ce sujet : "L'invention
de Jésus", Bernard Dubourg. p. 72/3 ; 141. Ed. Fayard.)
[39]
Ici Makkah, la Mecque.
[40]
Étymologiquement : esclave (ou captif) de Dieu, soit ici Mes esclaves.
[41]
Selon l'interprétation du rêve faite par Joseph (biblique), le Messie devait
être pendu et non crucifié. Les Témoins de Jéhovah rejoindront cette idée
toranique.
[42]
du spirituel et du temporel. Repris en Gaule, par ceux qui défendront (1789)
le républicanisme contre la royauté, et à travers elle, l'Eglise vaticane,
romaine, catholique. On a voulu, en Europe, retirer à cette Église le pouvoir
temporel et l'aligner ainsi à une conception plus toranique.
[43] Et il s'agira
là une fois encore d'un fils d'Ismaël, en la personne du prophète Mohammad
(sur lui Prière et Paix !).
[44] Tout ceci selon
les croyances du monde toranique.
[45] Nullement. La
mort réelle, il ne l'a connaîtra que lors de sa seconde "venue".
[46] lors de son premier
séjour sur terre nullement. Pire ! Il sera, selon les Textes bibliques, livrés
aux Fils d'Israël et aux Judaïsés pour être mis à mort. Par contre,
lors se son second séjour, aux côtés du Mahdi, Le Commandeur des Croyants,
il triomphera du Faux-messie et de ses ennemis. Soit, à l'approche de la fin
des temps. Temps en deux mouvements.
[47]
Selon Rachi : « A partir de David, ce sont les Exilarques qui commanderont
le peuple avec leur spectre. Car ils seront nommés par le roi. » Selon
E. Munk (Bible. Gén. 49:10) : « ...Ce qui, en revanche, peut paraître
dubatif, c’est la portée du Patriarche a lui-même voulu donner à sa phrase.
S’agissait-il d’un pronostic de l’évolution future ou d’un ordre impératif
qui instituait la tribu de Juda en « tribu royale » à l’exclusion
des autres tribus ? Cette opinion est celle de Maïmoune (...) et de Nahmanide,
pour qui la souveraineté des rois issus d’une autre tribu que celle de Juda
représente un acte illicite d’usurpation. Aussi cette souveraineté ne fut-elle
généralement que d’une portée passagère. Tel fut le cas de la dynastie des
Hasmonéens, descendants des Lévites, dont le règne s’effondra dans le déshonneur
au bout de quelques générations. (Elle s’était rendue coupable, en outre,
du
cumul des fonctionc sacerdotales et royales, ce qui
est contraire à la loi exprimée à Nbr. XVIII, 7).
Mais R. Nissim de Gerondi objecte que si les paroles
du Patriarche équivalent à un commandement, il faudrait admettre que tous
les rois du royaume d’Israël furent usurpateurs, et que, d’autre part, son
ordre ne fut jamais pleinement exécuté sauf à l’époque de David et de Salomon
qui régnèrent sur les douze Tribus. Ainsi conclut-il que ces paroles ont le
caractère soit d’une prophétie soit d’une bénédiction qui se rapporte à une
époque de souveraineté nationale (ce qui met en cause les rois hasmonéens)
et qui n’envisage que la période historique « à partir de David »
(cf. Rachi), c’est-à-dire à partir du règne de Juda (ce qui met le règne de
Saül hors d’atteinte). Désormais, le spectre n’échappera plus jamais entièrement
à Juda (...). Les Tossaphites estiment que notre phrase a la signification
d’une bénédiction (Yoma, 26 a) dont l’effet n’a cependant été que partiellement
atteint en raison de l’indignité de certains représentants de la lignée davidienne
(II Sam. 7)... »
Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant
omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.
*Droits
de reproduction et de diffusion réservés ; © Le Carrefour de l’Islam
Usage strictement personnel. L'utilisateur ne peut traduire,
exporter, publier tout document du site sans autorisation préalable.
L’utilisateur du site reconnaît avoir pris
connaissance du droit d’usage, en accepter et en respecter
les dispositions.
Politique de confidentialité
du site.
![]()
Copyright
© 2001 Le Carrefour de l'Islam. Tous droits réservés.
Cette page a été mise à jour le
07/11/06
.