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Etudes

 Le Prophète de l'Islam dans la Bible

Selon les Textes bibliques.

Les noms de Mohammad . Alliance ancienne
selon les Ecritures bibliques

Menahhemânâ – Mohammad (sur lui la Paix !)

Mouhammana-Menahhemânâ

Au nom de DIEU, Allaha !
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

   P


oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   Dans les Ecritures anciennes, en langue syriaque, était écrit, dit-on, cette parole du fils de Marie (sur lui la Paix !) :

   "Celui qui me hait, hait aussi le Seigneur. Si je n'avais pas fait pour eux (les Fils d'Israël) des oeuvres que nul autre n'a faites (comme guérir le lépreux et l'aveugle-né, ressusciter les morts, etc.), ils (les Fils d'Israël) seraient sans péché ; mais maintenant (et après la réalisation de ces miracles et l'annonce de la venue de Mohammad) ils me répugnent ! Mais c'est pour que s'accomplisse (pour eux) la parole qui est écrite dans la Loi : "parce qu'ils m'ont haï sans motif." (Ps. 35, 19).
   Si est venu le Mouhammana, c'est celui que Dieu enverra vers vous. D'auprès du Seigneur, l'esprit de vérité. Il sera, lui, un témoin de moi. De même vous-mêmes, parce que vous étiez (vous les Douze) avec moi jadis. Ceci est ma parole pour vous (les Douze et vos suivants), pour qu'ainsi (ô gens de la Bible) vous ne doutiez pas, s'il est venu (parmi vous)." (Comparer : Bible. Je. 15, 22-27 ; 16, 4).

   Mouhammana : nom du prophète Mohammad en langue syriaque. Ce passage, dit-on, existait dans les plus vieux manuscrits. Toutefois, les gens de la censure, sous-entendu les gens de la Bible ; lui feront subir le même sort qu'ils ont fait subir à d'autres documents ou textes de ce genre.
   On a dit à ce sujet : Selon son acception hébraïque, la racine nâham de menahhemânâ, signifie souffler, se plaindre ; d'où l'intensif actif consoler (et le substantif menahém ou consolateur, par exemple lorsque Job dit: "Vous êtes des consolateurs pénibles" [Jb 16,2]). En syriaque, la racine a pris un sens un peu différent, mais toujours sur la base de souffler, haleter : au causatif, vivifier quelqu'un ou le ressusciter. Guillaume remarque que ce mot syriaque : menahhamana veut dire : celui qui donne la vie, et surtout celui qui ressuscite un mort. Mais nous remarquons que le mot syriaque est dérivé de l'hébreu : menahâm = consolateur. Quant au grec, il est employé dans les écrits de Jean (Je. 14 16, 26 ; 15, 26 ; 6, 7 ; Epitre de Jean 1, 2,1). Il a aussi le sens de précurseur (voir G. Bormann : Der Paraklet in Juhan mesevaugeleum, Fesîschrift Bultamn, Stutgart/Köln, 1949, p. 12-35).
   Le dénommé Paul aurait dit à ce sujet : "Sachez-le donc : c'est aux goîm [entendre : aux non-juifs] qu'a été envoyé le salut [final] d'Elohîm [Dieu, en hébreu ancien, pluriel de respect]. Eux, ils l’accueilleront". Après ces paroles, les Juifs se retirèrent, discutant for entre eux. (Bible. Act. 28: 28-29).

Bible. Jean / 25 Je vous ai dit ces choses tandis que je demeurais auprès de vous ; [IMPORTANT : va suivre le seul verset -Jean14:26- qui rapproche explicitement les termes “Paraclet” et “St-Esprit”.]
26 le Paraclet, l’Esprit Saint , que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit. (Traduction des bibles “T.O.B”, “Segond”, “Bible de Jérusalem”, “T.B.S”, pour ce verset ). Le problème c’est que le Grec original ne dit pas cela du tout ! GREC original de Jean 14:26 :

 

traduction du grec: “le paraclet, l’esprit, le saint, que le Père enverra etc....” Cela, vous conviendrez, diffère totalement de....”l’Esprit Saint”! Sans rentrer dans les détails grammaticaux des différents genres d’articles définis dans le Grec Koiné de la Bible: une chose est certaine, nul ne pouvait omettre, dans une traduction, cet article défini “tó”, sans une volonté manifeste d’en changer le sens. Le grec d’origine démontre bien 3 noms précédés de 3 articles définis pour qualifier la même personne. Il y avait là une simple traduction directe du grec à faire, et on l’a transformé nom propre, qui en change totalement le sens. Qu’est-ce que cela prouve? Cela prouve que cette traduction a été faite non pas objectivement, mais subjectivement. Pourquoi? Pour faire conformer les paroles de Jésus (p) à l’interprétation des éditeurs ou de l’Eglise, au dogme de la Trinité, qui transparaît en filigrane. Nul autre endroit dans la Bible ou plus spécifiquement dans l’évangile selon Jean, écrit en GREC à l’origine, le St-Esprit n’a été appelé de la sorte: donc cette traduction erronée n’est pas le fruit d’une procédure d’uniformisation et de cohésion dans la traduction de la Bible. C’est une tentative délibérée d’induire en erreur. Au nom de quel éthique? Cela est très grave et le lecteur appréciera: Jésus (p) parlait distinctement d’une personne qu’il a lui-même qualifiée “le paraclet”, “l’esprit”, “le saint”; et on a transformé cela en “Saint-Esprit”! Accessoirement, réfutant par avance, l’argumentation sur la venue d’un quelconque autre messager.
   Suite du chapitre 14 et suivant de l’évangile selon Jean : Verset 28 : Vous l’avez entendu, je vous ai dit: “Je m’en vais et je viens à vous.” Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père , car le Père est plus grand que moi. 29 Je vous ai parlé dès maintenant, avant l’événement, afin que, lorsqu’il arrivera, vous croyiez. 15:26 « Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d’auprès du Père, I’ Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra lui-même témoignage de moi ; 27 et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi depuis le début. (Source : Islam et Christianisme : Logique de rapprochement M. A. Alibhaye Ramadhan 1416 (1996).) 

Sens.

   1 - Ahmad : nom céleste mentionné dans le Coran (LXI 6). Peut être compris de plusieurs façons : « Le Plus-Loué ou Louangé », « le Plus digne de Louange ». Témoignage : Addas, nazarénien de la ville de Ninive ; patrie du prophète Jonas (Younous) dira notamment au Sceau de la Prophètie et le concernant : « Es-tu cet Ahmad dont il est question dans l’Evangile ? Il est dit que Dieu t’enverra aux habitants de la Mecque, qui te feront sortir de la ville ; que Dieu te ramènera pour les soumettre par la force, et que ta religion règneras dans le monde... »
   Selon une parole, Dieu a dit à Son sceau :
   "O Ahmad, si J'ai créé Adam de Ma main, Je l'ai pourtant créé d'argile tandis que Je t'ai créé de la lumière de Ma face !
   (...) Si J'ai créé Ichoua[5] avec Ma parole[6], Je t'ai ouvert un de Mes noms[7] et J'ai mis ton nom avec Mon nom. Un esclave ne dira pas : "Point de divinité que Dieu - Mohammad messager de Dieu !"

    Au prophète Mochè (sur lui la Paix !) fut révélé :
   "... Si Mon nom est invoqué en eux, le nom de ce prophète sera rappelé avec Moi.
   Son nom ne cessera d'être mentionné jusqu'à la fin du monde."

   Au Sceau de la Prophétie de déclarer un jour :
   "Je suis (mentionné) auprès de Dieu dans le Prototype du Livre en tant que Sceau des prophètes alors qu'Adam était encore couché dans sa "terre". Je vais vous dire ce que cela signifie : je suis l'invocation de mon père Abraham, la bonne nouvelle annoncée par Ichoua à son peuple, et la vision en songe de ma mère."

   Selon une autre variante : Lorsque la mère du prophète (sur lui Prière et Paix !) le porta et le mit au monde, elle vit jaillir d'elle une lumière lui montrant les palais de Châm. Interrogé sur sa personne, le prophète (sur lui la Paix !) dira :
   "Je suis l'accomplissement du vœu formulé par mon père Abraham et l'heureuse annonce faite par Ichoua (Coran LXI 6). Et ma mère a vu quand elle me porta jaillir d'elle une lumière par laquelle lui était illuminé les palais de Châm.[8] "

   Quand Aminah engendra le prophète (sur lui la Paix !), un ange vint lui dire : "Tu viens d'engendrer le meilleur de cette communauté. Quand tu le mettras au monde, tu diras : "Je prie Dieu l'Unique de le protéger contre tout envieux. Le signe qui confirme ce que je dis est que sa naissance sera accompagnée d'une lumière qui éclairera les Palais de Bosra[9] à Châm. Appelle-le alors Mohammad, le loué, car dans la Thora, il est appelé Ahmad (le Très-Loué). Il sera loué par ceux qui se trouvent dans les cieux et sur terre."

   2 - Mahmoud est un nom paradisiaque. Il désigne « le Louangé » en tant qu’il est  « l’Objet de la louange ». Selon Aggée : J'ébranlerai toutes les nations, le Désiré des nations viendra (selon la Vulgate). Le "Désiré" en hébreu Hamdoun soit en arabe Mahmoud.

   3 - Mohammad est lui aussi un nom paradisiaque. Il désigne « le Louangé » en tant qu’il est le « Support des louanges », ou « Celui dont les louanges ne cessent d’être répétées ».
   Djaroud fils de `Ala’, un exégète nazarénien[10] se rendit avec sa tribu auprès du messager divin et lui dit : « Par Dieu ! tu es venu avec la vérité, tu as dit vrai, par celui qui t’a envoyé comme prophète de vérité. Je t’ai trouvé décrit dans l’Évangile, et le fils de Marie a annoncé ta venue. A toi est dû l’hommage, et une récompense attend ceux qui te feront honneur. On n’a plus besoin de l’image quand la chose même existe, et après la certitude, le doute n’est plus permis. Nous reconnaissons qu’il n’y a point d’autre divinité que Dieu et que Mohammad est le messager de Dieu ».

   Le fils de Sa’d cite une lettre du Messager de Dieu à un Dignitaire religieux de la cour de Héraclius :
   « Par le nom de Dieu le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
   A Dughâtur, êvêque : Paix à qui croit !
   Comme suite à cela, [sache] que Ichoua, fils de Marie, est l’esprit de Dieu et Son verbe, qu’Il lança vers Marie, la pure. Or, moi, je crois en Dieu et en ce qui nous a été révélé à nous et à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Ya’cob, aux Tribus, et en ce qui parvint à Mochè, à Ichoua et aux prophètes, de la part de leur Seigneur, sans que nous fassions aucune distinction en faveur de quiconque d’entre-eux ; et nous Lui sommes Soumis. La paix soit donc sur qui suit la vraie voie ! »

   Le concernant, on a dit qu’il fut consulté sur l’ordre d’Héraclius, et concernant le Sceau de la Prophètie. Il dit : « Ton compagnon, par Dieu, est un messager envoyé. Nous le connaissons par ses attributs et son nom ». Ensuite, il entra [chez lui], jeta ses vêtements et s’habilla de vêtement blancs. Puis, il sortit au-devant des Romaniens[11]. Il leur récita la formule de Témoignage de Vérité[12]. Ils se jetèrent alors sur lui et le tuèrent.
   Selon le fils d'Abbas (que Dieu l'agrée !) : "Lorsque Dieu voulut créer les créatures, abaisser la terre et élever les cieux ; Il prit alors une poignée de Sa lumière. Puis, Il lui dit : "Sois Ma bien-aimée Mohammad (sur lui Prière et Paix !) !" Cette lumière a alors tournée autour du Dais (divin)  5000 ans avant la création d'Adam, et elle disait : "Louange à Dieu !" Dieu le Très-Haut dit : "C'est pour cela que Je t'ai appelé Mohammad !". Ensuite, il a créé la lumière d'Adam (sur lui la Paix !) de la lumière de Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Et a créé le corps de Mohammad (sur lui Prière et Paix !) de la terre d'Adam (sur lui la Paix !)..."
   On a dit également qu'Abdoul Moutallab, son grand-père, a dit : "J'étais  et je tournais cette nuit autour  de la Ka'ba, et à elle de se pencher et de se prosterner vers le lieu[13] (d'Abraham). Aux idoles de tomber. Elle dit : "Dieu est le plus Grand ! Mohammad (sur lui Prière et Paix !) est né, le plus pur. Maintenant mon Seigneur m'a purifié de la souillure des (gens) associateurs." Et j'ai entendu quelqu'un dire : "Eh bien, Aminah (sa mère) a accouchée de Mohammad, et a été déversé sur lui des nuages de miséricorde". Je suis venu à la maison d'Aminah et j'ai vu un nuage qui couvrait sa chambre. Je me suis mis à essuyer mes yeux et j'ai dit : "Suis-je endormi ou éveillé !" J'ai alors appelé Aminah : "Ouvre-moi la porte !" Alors, elle l'ouvrit. Une très forte odeur de musc émanait. Je lui dit : "Quelle nouvelle y a-t-il ? Que se passe-t-il ? Elle dit : "Mohammad est né !". J'ai dit : "Laisse-moi le regarder". Elle dit : "Il est dans la maison"… Et lui fut dit lorsqu'il voulu entrer chez lui : "Doucement, jusqu'à ce que se termine pour lui la visite des anges."
   Dans Isaïe, le prophète (sur lui la Paix !), au Saint et Seigneur d'Israël de lui révéler notamment :
   "O Mohammad, par la louange, J'ai fait ton affaire ! O saint du Seigneur, ton nom est depuis l'Eternité !".
   de même :
   "Certes, Je t'ai nommé Mohammad ! O Mohammad, o saint du Seigneur, ton nom était depuis l'éternité !"

   Dans le Psautier :
   "Ton nom est avant [la création du] soleil." (Comparer : Mic. 5:1).
   Celui attendu par les nations à donc une origine antique, qui remonte aux temps très lointains.

   Autres témoignages de gens de la Bible[14].
   Un jour, un moine de 'Amouriya dit à Salmân le Persan, avant de mourir :
   "Par Dieu, il ne reste plus personne, à ce que je sache, qui pratique un culte comme celui des moines que tu as connu. Je ne peux pas te recommander un autre. Mais un prophète sera envoyé avec la religion d'Abraham (sur lui la Paix !). Il apparaîtra sur la terre des Arabes. Son lieu d'émigration sera une terre de palmiers, entre deux "harra"[15]. Par le Seigneur de la Ka'ba, c'est bien là Médine !
   Des signes apparents sont avec lui : il mange des dons qu'on lui offre, mais pas l'aumône (légale). Entre ses épaules, il y a le sceau de la Prophétie. Si tu peux le rejoindre dans la terre en question, fais-le !"

   Salmân le Persan se rendra donc à Médine auprès du Sceau de la Prophétie. Il le contourna. Le prophète (sur lui Prière et Paix !) le voyant agir ainsi sut ce qu'il voulait et laissa retomber légèrement son habit afin que le sceau de la Prophétie [placé entre ses épaules] fut visible. Lorsque Salmân vit le sceau, il revint devant le prophète et conversa avec lui. Puis il partit avec un dinar acheter de la viande de brebis et du pain et revint auprès de lui. Le prophète lui dit : "Qu'est-ce cela ?". Il dit : "C'est une aumône [destinée aux pauvres]". Il dit : "Je n'en ai pas besoin", et il fit distribuer pour que les [gens] soumis la consomment. Salmân repartit alors avec un autre dinar pour acheter du pain et de la viande qu'il apporta également au prophète. Celui-ci lui demanda encore ce que c'était et Salmân lui dit : "C'est un cadeau".
   Le prophète lui dit alors de s'asseoir, il s'assit et ils mangèrent chacun [de ce que Salmân avait apporté]." 
   Le fils d'Hètan, un juif, émigra de Châm à Médine. Sur son lit de mort, il dit aux Juifs : "Peuple juif, savez-vous ce qui m'a fait quitter Châm[16], pays du vin et du pain, pour venir dans ce pays pauvre et famélique ?
   Il dit : Je suis venu de Médine parce que je pressens l'envoi imminent d'un prophète. Cette ville est le lieu où il émigrera. J'espère le rencontrer et croire en lui. Son avènement est très proche. Que personne ne vous devance à croire en lui, peuple d'Israël !"

  4 - La louange[17]. "Mouchaffaha". En hébreu la "louange" se dit : Chaffahâ. Louange à Dieu soit Chaffâ-lâ-hâ. Soit en langue hébraïque : Mohammad[18].
   Dans Esaïe, le prophète (sur lui la Paix!), et selon une variante, n'était-il pas écrit :

   "Mon esclave et Mon messager en qui Mon âme se complaît.
   Je ferai descendre sur lui Ma révélation. Alors, il fera apparaître Ma justice aux nations,
   et il les commandera par les commandements (divins). Il ne rira point et on n'entendra pas sa voix dans les marchés.
   Il ouvrira les yeux bornes et les oreilles sourdes, et fera revivre les cœurs incirconcis.
   Et de ce qui lui a été donné, il ne sera donné à personne d'autre (que lui).
   Il louera Dieu d'une nouvelle louange. Il viendra avec lui des contrées de la terre.
   La terre et ses habitants se réjouiront. Ils unifieront Dieu sur chaque colline.
   Il ne faiblira pas et ne sera pas vaincu. Il ne penchera pas vers la passion.
   Mouchaffaha. Il n'abaissera pas les gens de bien, lesquels sont comme des roseaux faibles ;
   mais renforcera plutôt les (gens) véridiques. Il sera l'appui des gens modestes.
   Il est la lumière de Dieu qui ne s'éteindra pas. La marque de son pouvoir[19] est sur son épaule."

   5 – Illustre, en arabe, wadjihan (Coran III 45), en hébreu, hakkabôd. Le fils de Marie n'était, lui, rien plus de que cela.

   6 – Sauveur, mot syriaque qui signifie sage, réfléchi, qui distingue le bien et le mal. Tout cela s’adresse au Sceau de la Prophétie, le Paraclet de l’Evangile. Ce qui signifierait que les grammairiens de l’époque délaissèrent les différents sens de ce mot pour rendre un sens plus adapté aux religions helléniques. En effet, « dans les religions helléniques le nom Sôter (Sauveur) désignait un dieu secourable et guérisseur, plus souvent un dieu qui accordait  une vie nouvelle aux adeptes de son culte. Le titre était très usité dans les formules liturgiques du culte impérial de Rome (Italie) et d’Auguste comme dans les protocoles officiels et la titulaire. Bien que s. Paul n’emploie le mot que rarement en dehors des épîtres à Timothée et à Tite (quatre fois), l’idée est paulienne : pour lui : Jésus est Sôter, et il l’est au même titre que Dieu (Ph. 3 20 ; Eph. 5 23). Le même qualitatif se retrouve cinq fois dans les épîtres de s. Pierre ». (A. Tricot).

   7 – Assistant[20]. Selon les Témoins de Jéhovah : Le mot grec pour « assistant » et paraklétos. D’après certains, le terme employé par Jésus était périklitos, mais à cause d’une erreur de prononciation on écrivit paraklétos dans la Bible. Pour ceux qui défendent ce raisonnement, périklitos, signifie « le loué ». Ainsi, on pourrait penser que Jésus annonçait la venue d’une autre personne. Mais est-ce bien ce qu’il a voulu dire ?
   En fait, Jésus expliqua dans un autre passage ce qu’est le paraklétos. Juste avant sa mort, il déclara : « L’assistant [paraklétos], l’esprit-saint, que le Père enverra en mon nom, celui-là vous enseignera toutes choses et vous rappellera toutes les choses que je vous ai dites. » (Jean 14:26). Peu avant, Jésus avait dit : « Si vous m’aimez, vous observerez mes commandements ; et moi je solliciterai le Père, et il vous donnera un autre assistant [paraklétos], pour être avec vous à jamais, l’esprit de vérité. » Jean 14:15-17.
   Ainsi, le paraklétos n’est ni une personne ni un autre livre. C’est la force active de Dieu, l’esprit saint. Jésus y fit à nouveau allusion quand il s’adressa à ses disciples après sa résurrection miraculeuse. Il leur dit : « Car Jean a baptisé avec de l’eau, mais vous, vous serez baptisés dans de l’esprit saint d’ici peu de jours. » (Actes 1:5). Ces paroles de Jésus se sont-elles accomplies ?
   Pour le savoir, lisez le récit de ce qui est arrivé aux disciples de Jésus environ dix jours plus tard : « Or, tandis que le jour de la fête de la Pentecôte était en cours, ils étaient tous ensemble dans le même lieu, et, tout à coup, il vint du ciel un bruit semblable à celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis. Et ils virent apparaître des langues, comme de feu ; elles se distribuaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux, et tous se trouvèrent remplis d’esprit saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’esprit leur donnait de s’exprimer. » Actes 2:1-4.
   Cet événement se produisit en l’an 33 de notre ère. A cette époque-là aucun des livres qui composaient les Ecritures grecques (Incil) n’avait été écrit. En conséquence, comme Jésus l’avait promis, cet esprit saint allait désormais entrer en action pour assurer l’exactitude et la véracité des choses écrites. De toute évidence, ce paraclétos n’est pas une personne. C’est la force active venant de Dieu lui-même. Puisque Jésus n’était plus présent physiquement aux côtés de ses disciples, cette force active les aida à se souvenir de tout ce qu’il avait dit, et elle les affermit pour qu’ils puissent appliquer les paroles de Christ dans leur vie. (Le temps de la vraie soumission à Dieu).
   Nous répondrons : Premièrement : Ainsi, le paraklétos n’est ni une personne ni un autre livre. C’est la force active de Dieu, l’esprit saint. (…)  Pour le savoir, lisez le récit de ce qui est arrivé aux disciples de Jésus environ dix jours plus tard (…) Cet événement se produisit en l’an 33 de notre ère. A cette époque-là aucun des livres qui composaient les Ecritures grecques (Incil) n’avait été écrit. En conséquence, comme Jésus l’avait promis, cet esprit saint allait désormais entrer en action pour assurer l’exactitude et la véracité des choses écrites. De toute évidence, ce paraclétos n’est pas une personne.
   Question : Cet événement dit "le jour de la fête de la Pentecôte", s'est-il passé après l'élévation du fils de Marie ou avant ? Et pourquoi l'avoir fait passer spécialement en ce jour de la Pentecôte ? Les gens de l'Evangile de l'époque, étaient-il dans l'attente de la révélation d'un autre Livre saint ? Et peut-on déclarer toute parole contenue dans le livre des "Actes de Pierre et Paul", parole véridique ? Nullement. Car ce livre est avant tout un livre d'histoire et non un livre saint. Et le (ou les) narrateur(s) de cet ouvrage peuve(nt) ajouter ou enlever ce que bon leur semble. Secundo : Si nous nous permettons de comparer maintenant ce récit avec cette autre parole du messager de Dieu qui suit ; il est à craindre que cet incident dit de la "Pentecôte", ce soit passé en réalité au temps même du fils de Marie et non après lui. Qu'on en juge : 
   "L'Envoyé de Dieu vint trouver un matin ses compagnons et leur dit : "J'ai été envoyé comme une miséricorde pour tous les hommes. Communiquez cela aux hommes, et Dieu aura miséricorde envers vous. Ne vous disputez point à mon sujet comme le firent les Candides (les Douze) au sujet de Ichoua fils de Marie !" Ils lui dirent : "Et comment donc, ô messager de Dieu, s'étaient-ils disputés ?" Il leur dit : "Il les avait invités à faire comme ce à quoi je vous invite. Mais ceux qu'il désigna pour un endroit proche, y consentirent de bon cœur ; ceux qui furent envoyés loin, s'y refusèrent avec répugnance. Ichoua se plaignit à Dieu de ces derniers qui se réveillèrent, le lendemain de cette nuit-là, parlant la langue des peuples pour lesquels ils avaient été désignés. Ichoua (Jésus) leur dit alors : "C'est une décision prise à votre égard. Partez !…(Tabarî, Annales, I/I).

   Dans la Bible, ne lit-on pas également : "Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? 1. Parthes, 2. Mèdes et 3. Elamites (de Elam), 4. Habitants de Mésopotamie, 5. de la Judée, et 6. de la Cappadoce, du 7. Pont et de 8. l'Asie, 9. De la Phrygie et de 10 la Pamphylie, 11 de l'Egypte et de 12 la Libye cyrénaïque, 13 ceux de Rome en résidence ici, tous, tant Juifs que prosélytes. 14. Crétois et 15 Arabes, nous les entendons annoncer dans nos langues les merveilles de Dieu." (Bible. Act. 2 9-12) ?
   Alors pourquoi citer seulement une partie des paroles des "Actes de Pierre et de Paul" et laisser l'autre ? La Pentecôte est devenue une Fête chez les Judaïsés commémorant la remise des Tables de la Loi à Moïse, au Sinaï. Le Jour de la Révélation de ces Tables a eu lieu, selon les historiens, le 10 du onzième mois lunaire[21], appelé en arabe : dzoul-hidjdjah. Pharaon avait périt, lui et son armée, dans le dixième jour du premier mois lunaire, appelé en arabe mouharram. Et ce jour, soit, le dixième est appelé aussi, en arabe : Achoura. A l'origine, les gens de la Thora respectaient ce jour par un jeûne[22].
   Pour les gens de la Bible, le premier mois lunaire correspond au mois des Epis ou au mois Abîb. Et ce sera, toujours selon eux, le quatorzième jour du mois des Epis (et non en son dixième jour), qu'on célèbrera la Fête de la délivrance de Pharaon [ou la Pâques ou le jour d'Achoura]. Elle commémore, à l'origine et surtout, la délivrance de Pharaon et de son armée. On l'a commémorait par un jour de jeûne[23].
   Notons que naguère, on fêtait chez les gens de l'Evangile la nouvelle année à Pâques, et non en janvier. En France, cette pratique persistera jusqu'au quinzième siècle environ[24]. Notons enfin que les gens de l'Evangile, parmi les gens de la Bible, sont le seul peuple au monde qui ait choisi comme calendrier, un calendrier solaire et non lunaire. Sans doute, les Dignitaires des Eglises ont voulu par-là se démarquer des gens de la Thora et s'attacher aux croyances du Sabéisme (et par extension du Paganisme). Et Dieu est plus Savant ! 

   Que le Seigneur de mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Francisé : Jésus. Il fut créé par son Créateur et engendré par Marie.
[6] "Sois !", et il fut.
[7] Le monde toranique verra, lui, tout cela plutôt avec Jacob, le prophète (sur lui la Paix !).
[8] Souhaily écrit : « Cette lumière annonçait la conquête de ce pays sur lequel s’établirait le Vicariat tout au long du règne des Fils d’Oummiya. Le pays fut éclairé par la lumière spirituelle qui émanait du prophète de Dieu (sur lui Prière et Paix !). Au temps du fils de Marie, ce fut le contraire.
[9] Bosora ou Bozra.
[10] par extension un chrétien.
[11] Ou les Byzantins. Royaume de Byzance.
[12] Soit : J'atteste qu'il n'y a de divinité que Dieu – Mohammad est le Messager de Dieu !
[13] ou Station d'Abraham (Coran II 125).
[14] Au jour de la Résurrection, les hommes seront répartis en quatre demeures [spirituelles] : il y aura l'homme qui aura cru en Ichoua et en Mohammad et qui aura une double récompense. Il y aura celui qui aura "nié et couvert" la vérité de Ichoua tout en croyant à Mohammad et qui n'aura qu'une seule récompense. Il y aura celui qui aura nié et dissimulé la vérité de Ichoua et celle de Mohammad et qui encourra Colère divine sur Colère. Il y aura enfin l'associateur arabe [de l'époque de l'Ignorance], qui aura nié la vérité de Ichoua mais qui sera mort avant la venue de Mohammad et qui n'encourra  qu'une seule Colère".
[15] terre recouverte de pierres noircies. Aux deux côtés de Médine : la "harra" de l'Est et de l'Ouest.
[16] Jérusalem et ses environs.
[17] la louange. "Mouchaffaha". En hébreu la "louange" se dit : Chaffahâ. Louange à Dieu soit Chaffâ-lâ-hâ. Soit en langue hébraïque : Mohammad. Arabe : la louange (alhamd), racine hmd. Hammad (qui ne cesse de louer Dieu), Hamid (qui loue).
[18] Il désigne « le Louangé » en tant qu’il est le « Support des louanges », ou « Celui dont les louanges ne cessent d’être répétées ».
[19] De la prophétie.
[20] Segond lui a traduit: "...et moi je solliciterai le Père, et Il vous donnera un autre assistant ,..." Chouraqui, un israélien a traduit, lui : "Il vous donnera un autre réconfort ,..." On a dit : Paraclet soit "Celui qui appelle au secours".
[21] C'est-à-dire le jour de la fête du Sacrifice pour les gens du Coran.
[22] Imitant en cela leur prophète Mochè (Moïse - sur lui la Paix !). Lequel voulait par là, remercier son Seigneur de l'avoir sauvé de Pharaon.
[23] Les Soumis orthodoxes la commémorent, eux, par deux jours de jeûnes liés entre eux. Ceci, sur les recommandations même du Sceau de la Prophétie (sur lui Prière et Paix !). Bien que recommandé, ce jeûne ne saurait avoir la valeur du jeûne du onzième mois de l'année lunaire, appelé en arabe ramadân. Qui, lui, est de caractère obligatoire.
[24] Notons également, que les gens de l'Évangile parmi les gens de la Bible, sont le seul peuple au monde qui ait choisi comme calendrier, un calendrier solaire et non lunaire. Sans doute, les Dignitaires des Églises ont voulu par-là se démarquer des gens de la Thora. Et Dieu est plus Savant !


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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11/11/08.

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