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L'Heure approche ! (Coran LIV 1)

L’Évangile de Barnabé.

Septième partie.
Nouveau regard sur l'Évangile originel révélé au Messie, fils de Marie.
La religion dénaturée.
La Nativité. Homme-dieu ou Homme-prophète ?
Ce que nous cache les gens de la Bible.
Ce qu’il en reste.

*-*-*-*

   L'étude de l'Évangile de Barnabé montre que la société biblique, notamment de la Torah, a déviée du chemin tracé par le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes. Découvrez comment l’exploitation et la valorisation d’une information structurée et pertinente peuvent concourir à la perdition de nombreux humains.

Noël, jour de naissance du Messie ?  


 

P

oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]

Préparation et démarches en vue de l'accouchement. Naissance.  

   CHAPITRE III[5] Admirable naissance de Jésus et apparition d'anges qui louaient Dieu.

    En ce temps-là[6] Hérode[7] régnait en Judée par décret de César Auguste[8] ; Pilate était gouverneur étant pontifes Anne et Caïphe. C'est alors que par [48] décret d'Auguste, tout le monde se fit recenser. A cet effet, chacun se rendait dans sa patrie[9] et se présentait à sa tribu[10] pour se faire recenser.
   Joseph[11], originaire de Nazareth[12], ville de Galilée[13], partit[14] donc pour Bethléem[15] avec Marie son épouse[16], qui était enceinte, afin d'y être recensé selon le décret de César. C'était en effet sa ville puisqu'il était de la race[17] de David[18].
   Parvenu à Bethléem, comme la ville était petite et que la foule des pèlerins était grande, il ne trouva pas de place. Aussi se logea-t-il hors de la ville, dans un endroit fait pour abriter des bergers. Tandis que Joseph y demeurait, le temps arriva où Marie devait enfanter.
   La vierge fut environnée d'une immense splendeur[19] et elle enfanta son fils[20] sans douleur[21].  Elle le prit dans ses bras, l'enveloppa de langes et le posa dans l'étable[22], car il n'y avait pas de place à l'auberge[23]. Une multitude d'anges vint à l'auberge avec allégresse bénissant Dieu et annonçant la paix à ceux qui craignaient Dieu. Marie et Joseph louaient le Seigneur pour la naissance de Jésus et ils le nourrissaient avec une joie extrême. 

Recherches. 

   Selon l'auteur de "la Manifestation de la Vérité" : On lit dans le 2e chap. de Luc (vers. 1, 2) : "En ce temps-là, on publia un édit de la part de César-Auguste, pour faire un dénombrement de tous les habitants de la terre. Ce dénombrement se fit seulement lorsque Cyrénius eut le gouvernement de la Syrie". Les mots "tous les habitants de la terre", veulent dire les habitants du tout empire romain, ou bien ceux de toute la Palestine. Or aucun des historiens grecs, contemporains de Luc, ou antérieurs à lui de quelques années, ne mentionne ce recensement. Et si quelques écrivains des siècles postérieurs l'ont fait, ils ne peuvent qu'avoir copié Luc lui-même. De plus Cyrénius a été gouverneur de Syrie quinze ans après la naissance du Messie. Comment accorder le recensement qui a lieu de son temps, et la nativité de Jésus, qui avait eu lieu quinze ans avant ? Ce même Evangéliste avait dit au chap. I. qu'Elisabeth conçut "au temps d'Hérode", et Marie six mois après sa cousine. Marie serait donc restée enceinte quinze ans ! Pour faire disparaître cette contradiction, quelques commentateurs ont prétendu que les versets du 11e chap. cités ici ont été interpolés.  

   Recherches nouvelles. Selon les T.J. : Les Écritures grecques chrétiennes font mention de deux enregistrements au temps où la Judée était sous la domination de Rome. Ces recensements n’avaient pas spécialement pour objet d’obtenir un chiffre précis de la population ; ils servaient plutôt à l’imposition et à la conscription des hommes. Voici ce qu’on peut lire à propos du premier : “ Or, en ces jours-là [vers 2 av. n. è.], un décret parut de la part de César Auguste pour que toute la terre habitée se fasse enregistrer (ce premier enregistrement eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de Syrie) ; et tous les gens allaient se faire enregistrer, chacun dans sa propre ville. ” (Lc 2:1-3). Cet édit de l’empereur s’avéra providentiel, car il obligea Joseph et Marie à se rendre de Nazareth à Bethléem, alors que Marie était sur le point d’accoucher ; ainsi Jésus naquit dans la ville de David en accomplissement des prophéties. — Lc 2:4-7 ; Mi 5:2.

   Deux enregistrements sous Quirinius. Des détracteurs de la Bible ont prétendu que le seul recensement effectué quand Publius Sulpicius Quirinius était gouverneur de Syrie eut lieu vers l’an 6 de n. è., et provoqua d’ailleurs l’insurrection de Judas le Galiléen et des Zélotes (Ac 5:37). Il s’agissait en réalité du deuxième enregistrement effectué sous Quirinius, car des inscriptions découvertes à Antioche et dans ses environs révèlent que quelques années auparavant Quirinius avait été légat impérial en Syrie (The Bearing of Recent Discovery on the Trustworthiness of the New Testament, par William Ramsay, 1979, p. 285, 291). À ce sujet, voici ce que dit le Dictionnaire du Nouveau Testament contenu dans la Bible de Crampon (1939, p. 360) : “ Les savantes recherches de Zumpt (Commentat. epigraph., II, 86-104 ; De Syria romana provincia, 97-98) et de Mommsen (Res gestæ divi Augusti) mettent hors de doute que Quirinius fut deux fois gouverneur de Syrie. ” Nombre de biblistes placent le premier gouvernorat de Quirinius entre les années 4 et 1 av. n. è., probablement de l’an 3 à l’an 2. Toutefois, leur méthode pour arriver à ces dates ne fait pas l’unanimité, et la période réelle de ce gouvernorat reste indéterminée. Par contre, d’après les détails que fournit Josèphe, son deuxième gouvernorat comprenait l’an 6 de n. è. — Antiquités judaïques, XVIII, 26 (II, 1).
   Cela dit, l’historien et rédacteur de la Bible Luc était fondé à écrire, à propos de l’enregistrement effectué à l’époque de la naissance de Jésus : “ Ce premier enregistrement eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de Syrie ”, le différenciant d’avec le deuxième, qui fut effectué plus tard sous le même Quirinius et dont Gamaliel parla, selon ce que relate Luc en Actes 5:37.

   Chronologie. Jésus apparut en qualité de Messie exactement l’année prédite, peut-être environ six mois après le début du ministère de Jean le baptiseur qui commença à prêcher dans “ la quinzième année du règne de Tibère César ”. (Lc 1:36 ; 3:1, 2, 21-23.) Comme Tibère fut nommé empereur par le sénat romain le 15 septembre 14 de n. è., sa 15e année débuta dans la dernière partie de l’an 28 et couvrit une bonne partie de l’an 29. Les faits indiquent donc que le baptême et l’onction de Jésus eurent lieu en automne 29.
   Puisque Jésus avait “ environ trente ans ” au moment de son baptême en 29 de n. è. (Lc 3:23), sa naissance se situait 30 ans plus tôt, soit vers l’automne de l’an 2 av. n. è. Il naquit durant le règne de César Auguste et le gouvernorat de Quirinius en Syrie (Lc 2:1, 2). Auguste régna de 27 av. n. è. à 14 de n. è. Le sénateur romain P. Sulpicius Quirinius fut deux fois gouverneur de Syrie. Selon toute apparence, la première fois il succéda à P. Quintilius Varus dont la légation en Syrie prit fin en 4 av. n. è. Certains historiens situent la première légation de Quirinius en 3 et en 2 av. n. è. Les faits, on l’a vu, montrent qu’Hérode le Grand, qui était alors roi de Judée, mourut probablement en 1 av. n. è. Ainsi, tous les renseignements disponibles, notamment ceux des Écritures, indiquent que la naissance humaine du Fils de Dieu eut lieu en automne de l’an 2 av. n. è.

   Nominations. Nommé par Quirinius, gouverneur de Syrie — Lc 2:2. Grand prêtre ANNE (Anan) (fils de Seth) (Nommé par Quirinius ; déposé par Valérius Gratus, gouverneur de Judée, vers 15 de n. è. C’est le beau-père de Caïphe. Une fois destitué, Anne continue d’exercer une forte influence. — Lc 3:2 ; Jn 18:13, 24 ; Ac 4:6.)

   Quirinius. Gouverneur romain de Syrie à l’époque de l’“ enregistrement ” que César Auguste ordonna et en raison duquel la naissance de Jésus eut lieu à Bethléhem (Lc 2:1, 2). Son nom complet était Publius Sulpicius Quirinius.
   Dans Chronographus Anni CCCLIIII, une liste des consuls romains, le nom de Quirinius figure en 12 av. n. è. avec celui de Messala (Chronica Minora, par T. Mommsen, Munich, 1981, vol. I, p. 56). Tacite, historien romain, relate brièvement la vie de Quirinius en ces termes : “ [Il était] né dans le municipe de Lanuvium ; mais sa bravoure à la guerre et son énergie dans certaines fonctions lui méritèrent le consulat sous le divin Auguste ; puis il s’empara en Cilicie des forteresses des habitants d’Homonade, ce qui lui valut les insignes du triomphe, et fut donné pour conseiller à Gaïus César dans son gouvernement d’Arménie. ” (Annales, III, XLVIII). Il mourut en 21 de n. è.
   Tacite ne précisa pas quel rapport existait entre Quirinius et la Syrie. L’historien juif Josèphe raconte que Quirinius fut envoyé en Syrie en qualité de gouverneur en même temps que Coponius fut nommé dirigeant romain de Judée. Il déclare : “ Quirinius, membre du Sénat, qui, par toutes les magistratures, s’était élevé jusqu’au consulat et qui jouissait d’une considération peu commune, arriva en Syrie où l’empereur l’avait envoyé pour rendre la justice dans cette province et faire le recensement des biens. On lui avait adjoint Coponius, personnage de l’ordre équestre, qui devait gouverner les Juifs avec pleins pouvoirs. ” Josèphe rapporte ensuite que Quirinius vint en Judée, à laquelle son autorité avait été étendue, et ordonna qu’on y prélève un impôt. Cela souleva beaucoup de ressentiment et provoqua une tentative de révolte, menée par “ Judas le Gaulanite ”. (Antiquités judaïques, XVIII, 1, 2, 3, 4 [I, 1].) Il s’agit sans doute de la révolte mentionnée par Luc en Actes 5:37. D’après le récit de Josèphe, elle survint “ la trente-septième année après la défaite d’Antoine par César à Actium ”. (Antiquités judaïques, XVIII, 26 [II, 1].) Quirinius aurait donc été gouverneur de Syrie en 6 de n. è.
   Pendant longtemps, ce gouvernorat de la Syrie par Quirinius fut le seul que confirmait l’Histoire. En 1764, cependant, on a trouvé à Rome une inscription appelée Lapis Tiburtinus ; elle contient des renseignements qui, la plupart des savants le reconnaissent, ne peuvent s’appliquer qu’à Quirinius, même si elle ne le nomme pas (Corpus Inscriptionum Latinarum, par H. Dessau, Berlin, 1887, vol. 14, p. 397, no 3613). Elle précise qu’en allant en Syrie il devint gouverneur (ou légat) pour ‘la seconde fois’. Se fondant sur des inscriptions découvertes à Antioche qui comportent le nom de Quirinius, de nombreux historiens admettent qu’il fut aussi gouverneur de Syrie avant notre ère.
   En revanche, ils ne savent pas où insérer Quirinius dans la liste des gouverneurs de Syrie. Josèphe affirme que Quintilius Varus était gouverneur de Syrie au moment de la mort d’Hérode le Grand et après (Antiquités judaïques, XVII, 89 [V, 2] ; XVII, 221 [IX, 3]). Tacite aussi dit que Varus était gouverneur à l’époque de la mort d’Hérode (Histoires, V, IX). Josèphe précise que le prédécesseur de Varus était Saturninus (C. Sentius Saturninus).
   Puisque les faits indiquent qu’il y eut un gouvernorat antérieur de Quirinius, de nombreux savants le situent en 3-2 av. n. è. Certes, ces dates concorderaient avec le récit biblique, mais le fondement à partir duquel les spécialistes les avancent est erroné. En effet, ils pensent que Quirinius était gouverneur ces années-là parce qu’ils situent son gouvernement après celui de Varus, donc après la mort d’Hérode le Grand, qu’ils font remonter à la date généralement admise, mais fausse, de 4 av. n. è. (…) (Pour la même raison, c’est-à-dire parce qu’ils situent la mort d’Hérode à la date non prouvée de 4 av. n. è., ils placent le gouvernorat de Varus de 6 à 4 av. n. è. ; toutefois, la durée de son exercice est hypothétique, car Josèphe n’en précise ni la date du début ni celle de la fin.) Les faits les plus sûrs situent la naissance de Jésus en 2 av. n. è. Le gouvernorat de Quirinius dut donc inclure cette année-là, en entier ou en partie.
   Des savants soulignent le fait que le terme employé par Luc, ordinairement rendu par “ gouverneur ”, est hêgémôn. Ce mot grec est utilisé à propos des légats, des procurateurs et des proconsuls romains ; il signifie fondamentalement “guide” ou “haut fonctionnaire”. D’où l’hypothèse de certains selon laquelle, à l’époque de ce que Luc qualifie de “premier enregistrement”, Quirinius occupait en Syrie la fonction de légat spécial de l’empereur exerçant des pouvoirs extraordinaires. Un autre facteur peut aussi aider à comprendre la question : Josèphe parle clairement d’une double domination de la Syrie, puisqu’il mentionne dans son récit deux personnes, Saturninus et Volumnius, simultanément “ légats de Syrie ”. (Antiquités judaïques, XVI, 277, 280 [IX, 1] ; XVI, 344 [X, 8].) Donc, si Josèphe dit vrai en écrivant que Saturninus et Varus se succédèrent à la présidence de la Syrie, il se peut que Quirinius ait rempli ses fonctions simultanément soit avec Saturninus (comme Volumnius l’avait fait), soit avec Varus avant la mort d’Hérode (qui survint probablement en 1 av. n. è.). Une encyclopédie avance cette opinion : “ Quirinius se trouvait exactement dans la même position vis-à-vis de Varus, le gouverneur de Syrie, que par la suite Vespasien vis-à-vis de Mucianus. Vespasien mena la guerre en Palestine alors que Mucianus était gouverneur de Syrie ; et Vespasien était legatus Augusti : il portait exactement le même titre et avait le même rang formel que Mucianus. ” — The New Schaff-Herzog Encyclopedia of Religious Knowledge, 1957, vol. IX, p. 375, 376.

   Une inscription découverte à Venise (Lapis Venetus) fait état d’un recensement organisé par Quirinius en Syrie. Cependant, elle ne donne aucun moyen de déterminer s’il eut lieu durant son premier ou son deuxième gouvernorat. — Corpus Inscriptionum Latinarum, par T. Mommsen, O. Hirschfeld et A. Domaszewski, 1902, vol. 3, p. 1222, no 6687.

   L’exactitude avérée de Luc sur les questions d’histoire constitue une solide raison de croire en son affirmation selon laquelle Quirinus était gouverneur de Syrie vers l’époque de la naissance de Jésus. On peut se souvenir que Josèphe, pour ainsi dire la seule autre source de renseignements, ne naquit pas avant 37 de n. è., soit presque quatre décennies après la naissance de Jésus. Luc, quant à lui, était déjà médecin et voyageait avec l’apôtre Paul vers 49 de n. è., alors que Josèphe était un garçon de 12 ans. Des deux, Luc, même pour des raisons ordinaires, est le plus susceptible d’avoir donné des renseignements fiables en rapport avec le gouvernorat de la Syrie juste avant la naissance de Jésus. Justin, un Palestinien du IIe siècle de n. è., prouva à l’aide des archives romaines l’exactitude de Luc concernant le gouvernorat de Quirinius au moment de la naissance de Jésus (A Catholic Commentary on Holy Scripture, par B. Orchard, 1953, p. 943). Aucun fait n’indique que le récit de Luc fût jamais contesté par les premiers historiens ni même par les premiers critiques, tels que Celse.
   Au Ier siècle de n. è. La Syrie des temps apostoliques correspondait à la province romaine annexée à l’empire par Pompée en 64 av. n. è. Cette province recouvrait la plus grande partie du territoire antique de la Syrie. Le gouverneur de Syrie contrôlait également toute la Palestine. À l’époque de la naissance de Jésus, la Syrie avait pour gouverneur Quirinius, le légat de l’empereur Auguste ; il résidait à Antioche, capitale de la province, située sur l’Oronte, et troisième ville de l’Empire romain par la grandeur (Lc 2:1, 2). Jésus limita son ministère à la seule Palestine, mais les rumeurs au sujet de ses miracles merveilleux se répandirent “ dans toute la Syrie ”. — Mt 4:24.

   Nous dirons : Dans la Bible, ne dit-on pas que le roi David fit recenser son peuple (2 Sam. 24 ; I Chr. 21) ? Et, toujours selon elle, cela fut une mauvaise chose aux regards de Dieu, et Dieu punit la faute de David. Trois choses lui seront alors soumis, parmi elles, la famine. Dans l'histoire de Marie, on raconte[24] : Une disette éclata parmi les Fils d'Israël, pendant que Marie continuait à se nourrir des fruits paradisiaques. Zacharie, par la suite, devint incapable de lui assurer sa subsistance ; il sortit et se présenta aux Fils d'Israël en disant : "O Fils d'Israël, par Dieu, vous savez que je suis devenu vieux et incapable désormais de prendre en charge la fille d''Imrân. Qui donc d'entre vous accepterait de la prendre sous sa tutelle ? Par Dieu, répondirent-ils, nous nous trouvons dans la gêne et les difficultés que tu vois !" Et ils se la renvoyèrent l'un à l'autre, sans qu'on trouvât quelqu'un pour s'en charger. Ils finirent par tirer au sort au moyen des calames ; la fléchette qui sortit désigna l'un d'entre eux, un charpentier, homme juste qui avait le nom de Joseph fils de Jacob fils de Mâthân. Il était son cousin ; il la prit donc en charge ; or, voyant sur sa figure la peine que cette charge lui causait, Marie lui dit : "Aie confiance en Dieu, ô Joseph ; car Dieu nous accordera le nécessaire !" Et de fait, Joseph commençait à recevoir un surplus de provision à cause d'elle. Chaque jour, il revenait la trouver, lui apportant pour sa subsistance une part de ce qu'il gagnait ; mais chaque fois qu'il déposait cela chez elle, pendant qu'elle se trouvait au sanctuaire, Dieu multipliait cette provision. Lorsque Zacharie[25] entrait chez elle, à son tour, il voyait un supplément de provision plus grand que ce que Joseph avait apporté, et il l'interrogeait : "O Marie, d'où te vient cela ?" Elle répondait : "Cela vient de Dieu, car Dieu donne à qui Il veut sans compter".
   Si cette disette éclata, elle nous montre qu'à cette époque son enfant n'était pas encore né.

   Conclusion : On peut se demander pourquoi on a fait mention d'un recensement ici. Si tel avait été le cas, les Fils d'Israël et les Judaïsés seraient restés sans réagir ? Cela n'aurait-il pas rappeler, pour eux, la menace qu'il faisait peser ? Les gens de la Bible ont-ils construit ces textes à partir d'une fable, d'une légende ou de sources authentiques ? Toujours est-il, qu'ils ne sont pas, malgré toutes leurs recherches, d'excellents historiens. Et surtout, sont incapables de nous dire avec exactitude la naissance de celui qu'ils ont pris plus tard comme dieu en dehors de Dieu (Pureté à Lui !) ? (à suivre...)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Les récits des chapitres  III, IV et V sont composés par le narrateur (comme ceux de la Bible. Lc 2) plus ou moins librement.
[6] Après Caius Julius, Auguste régna sur la Syrie pendant cinquante six ans. C'est au terme de la quarante deuxième année de son règne que naquit Jésus fils de Marie (Tabarî, Annales, I/III ; Ibn Athîr, Kamîl, I ; comp. Tabarî, ibid., I/III ; et Ibn Athîr, ibid., I, pour les autres points de repère chronologiques).
[7] Mentionner les noms de rois, de fonctionnaires importants de l'époque, dans l'Évangile primitif paraît peu probable. C'est plus l'action de narrateurs qui agissent plus ou moins librement, ou pour confirmer ainsi leurs dires. Et Dieu est plus Savant !
[8] il paraît peu probable que ces noms apparaissent dans l'Évangile originel. Dans les Livres divins, les noms des personnages comme les rois et leurs entourages ne sont jamais mentionnés. On parle toujours d'un roi au temps de… 
[9] Cela, à notre époque, ne ressemble-t-il pas à une sorte de nationalisme ? Le terme toutefois semble être logique et courant dans cette partie du monde. 
[10] Pour les Fils d'Israël, on parle des Douze Tribus d'Israël. A ce sujet, on a dit : Les mots hébreux souvent rendus par “tribu” (mattèh et shévèt) signifient tous deux “ bâton ”. (Ex 7:12 ; Pr 13:24.) Apparemment, ces mots en sont venus à signifier “tribu” dans le sens de groupe de personnes dirigées par un ou des chefs porteurs d’un sceptre ou d’un bâton (voir Nb 17:2-6). Dans la plupart des cas, lorsque le contexte indique que l’un de ces deux mots signifie “ tribu ”, il est employé à propos d’une des tribus d’Israël, comme “ la tribu [mattéh] de Gad ” ou “ la tribu [shévèt] des Lévites ”. (Jos 13:24, 33.). 2. En arabe, sabt, avec un tâ. Plur. Asbât. Même chose, pour les Fils d'Ismaël, des Arabes : qabîlah, Plur. qabâïl. Pour les autres peuples, on parle plutôt de nations.
[11] Dans "Jésus, anatomie d'un mythe", Patrick Boistier d'écrire : Le nom de "Joseph", donné au père putatif de Jésus, est une affirmation du seul Matthieu ; Loius Crawford (Cahier du C.E.R. n0 149/1987) remarque que :
   "Luc écrit seulement que Jésus était "à ce qu'on croyait", fils de Joseph, Marc est sagement muet et l'évangile dit de Jean n'affirme rien à ce sujet ; si cet évangile cite le nom de Joseph en tant que "père" de Jésus (1/45 ; 7/42 ; 7/52), ce n'est pas l'apôtre Jean ni même ses rédacteurs qui le disent. Ils s'agit de la simple relation de ce qu'avaient dit d'autres ; dans le premier verset, c'est Philippe qui le dit à Nathanaël (et non Jean !) ; dans le deuxième verset cité, ce sont les Juifs qui le disent autour d'eux… Nous pensons que les rédacteurs de cet évangile mirent prudemment cette déclaration dans la bouche d'autres…" (Op. cit. Ed. A l'Orient).
[12] Comme dans Luc. Toujours selon Luc, Marie recevra la visite de l'ange Gabriel à Nazareth et non à Jérusalem (1 26). Il semble, selon les narrateurs bibliques que Marie, une fois mariée, viendra s'installer à Nazareth. Laquelle ville se trouve à 100 km de Jérusalem ! Paraît fantaisiste ! D'autant qu'à cette époque cette ville semble ne pas exister !
[13] Région peu aimée de la part des gens de la Thora. Lieu d'où naîtra, dit-on, l'hérésie chrétienne. De plus, le Messie "davidique" ne pouvait naître en Galilée, région à demi-païenne. C'est ce qu'exprime nettement Jean (7/52) : "Il ne surgit pas prophète en Galilèe".
[14] Dans les Textes évangéliques, Marie suit cet homme partout où il va. Dans le récit coranique, Marie ne bouge pas du lieu où elle demeure. Elle le quittera uniquement pour y rencontrer l'ange et mettre son fils au monde.
[15] Soit, une distance de 150 km. Joseph est censé prendre Marie, qui était “ dans un état de grossesse avancée ”, pour un pénible voyage qui devait les conduire de chez eux à Nazareth dans le Nord, à Bethléem, dans le Sud ! N'oublions pas à cette époque les moyens de locomotion utilisés.
[16] Pour l'Islam traditionnel, Marie n'a jamais eu d'époux et de fiancé. Ce sont des légendes des gens du Talmud.
[17] Race : sous-entendu : Tribu de David.
[18] L'accent du narrateur semble être mis sur David, sa famille, sa ville Bethléem. D'où cette répétition.
[19] Comparons ce récit avec celui du Sceau de la Prophétie : "Quand Aminah engendra le prophète (sur lui Prière et Paix !), un ange vint lui dire : "Tu viens d'engendrer le meilleur de cette communauté. Quand tu le mettras au monde tu diras : "Je prie Dieu l'Unique de le protéger contre tout envieux. Le signe qui confirme ce que je te dis est que sa naissance sera accompagnée d'une lumière qui éclairera les palais de Bosra à Châm. Appelle-le alors Mohammad, le loué, car dans la Torah il est appelé Ahmad. Il sera loué par ceux qui se trouvent aux cieux et sur terre". De même :
   - A sa naissance, le palais de Chosrès fut ébranlé. Quatorze tours en tombèrent.
   - La chambre où le prophète (sur lui Prière et Paix !) vit le jour fut inondée de lumière. On vit les étoiles s'approcher du nouveau-né, presque au point de le toucher. Ce phénomène était constaté par la mère et l'accoucheuse qui le rapportèrent. C'est un fait réel et non une invention ou une fable.
   - Enfin, au cours de sa grossesse, Aminah ne sentit rien des manifestations que normalement toutes les femmes enceintes devraient sentir, telles qu'épuisement et faiblesse.
   Les copistes du VIème et VIIème siècles ont-ils été influencés par ce récit ? Ne l'oublions pas, les gens de la Bible auront accès à leurs Écritures que depuis peu : quatre siècles seulement. Avant cela, la Bible restait le Livre uniquement des élites, des initiés, des Dignitaires des Églises. Enfin, n'oublions pas non plus que les Croisades firent et feront découvrir au monde de l'Évangile, à une époque de son histoire ; de nombreuses vérités sur le Messie et sa mère. L'Église romaine et latine essaiera de les dissimuler, en y employant tous les moyens à sa disposition. Parmi les problèmes qui surgiront dans l'Église romaine et latine, celui des Templiers. Lesquels refusèrent, après leur retour de la Terre promise, la déité du Messie, voire sa crucifixion, etc. Le monde biblique d'Europe était en pleine ébullition. Des procès s'ensuivront. Des décrets seront pris. Des hommes mourront au bûcher…  
[20] Selon Luc : son fils premier-né, et tout garçon premier-né… (Lc. 2 23). Ce genre de propos, nous l'avons souligné, a suscité de nombreuses polémiques dans le monde biblique. Et continue toujours de les alimenter. Pour nous, Marie n'a eu qu'un enfant : le Messie.
[21] Ce qui est faux (Coran IX 23).
[22] Façon expéditive et curieuse de traiter un enfant ! Voir peu décente pour une femme qui vient d'accoucher. Pas de marque de tendresse, nulle mention d'un lavage de l'enfant, d'un futur allaitement de l'enfant, etc. (Comparer : Coran : XIX 26-27).
[23] Texte latin de Lc. 2. 7. (Vulg.).
[24] selon une variante.
[25] Dans le Coran, Zacharie apparaît comme le tuteur par excellence de Marie (Coran III 37). On retrouve d'ailleurs des traces de tout cela dans les Ecrits bibliques apocryphes.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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07/11/06 .

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