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Noël,
jour de naissance du Messie ?
oint de divinité[1]
excepté Allah[2]
le Très Haut. Que les meilleures salutations[3]
soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].
Préparation
et démarches en vue de l'accouchement. Naissance.
CHAPITRE III
Admirable naissance de
Jésus et apparition d'anges qui louaient Dieu.
En ce temps-là
Hérode
régnait en Judée par décret de César Auguste[8] ;
Pilate était gouverneur étant pontifes Anne et Caïphe. C'est alors que
par [48] décret d'Auguste, tout le monde se fit recenser. A cet effet,
chacun se rendait dans sa patrie
et se présentait à sa tribu
pour se faire recenser.
Joseph[11],
originaire de Nazareth,
ville de Galilée[13],
partit
donc pour Bethléem
avec Marie son épouse[16],
qui était enceinte, afin d'y être recensé selon le décret de César.
C'était en effet sa ville puisqu'il était de la race[17]
de David.
Parvenu à Bethléem, comme la ville était petite et que
la foule des pèlerins était grande, il ne trouva pas de place. Aussi
se logea-t-il hors de la ville, dans un endroit fait pour abriter des
bergers. Tandis que Joseph y demeurait, le temps arriva où Marie devait
enfanter.
La vierge fut environnée d'une immense splendeur
et elle enfanta son fils
sans douleur.
Elle le prit dans ses bras, l'enveloppa de langes et le posa dans l'étable,
car il n'y avait pas de place à l'auberge.
Une multitude d'anges vint à l'auberge avec allégresse bénissant Dieu
et annonçant la paix à ceux qui craignaient Dieu. Marie et Joseph louaient
le Seigneur pour la naissance de Jésus et ils le nourrissaient avec
une joie extrême.
Recherches.
Selon l'auteur de "la
Manifestation de la Vérité" : On lit dans le 2e chap.
de Luc (vers. 1, 2) : "En ce temps-là, on publia un édit de la
part de César-Auguste, pour faire un dénombrement de tous les habitants
de la terre. Ce dénombrement se fit seulement lorsque Cyrénius eut le
gouvernement de la Syrie". Les mots "tous les habitants
de la terre", veulent dire les habitants du tout empire romain,
ou bien ceux de toute la Palestine. Or aucun des historiens grecs, contemporains
de Luc, ou antérieurs à lui de quelques années, ne mentionne ce recensement.
Et si quelques écrivains des siècles postérieurs l'ont fait, ils ne
peuvent qu'avoir copié Luc lui-même. De plus Cyrénius a été gouverneur
de Syrie quinze ans après la naissance du Messie. Comment accorder le
recensement qui a lieu de son temps, et la nativité de Jésus, qui avait
eu lieu quinze ans avant ? Ce même Evangéliste avait dit au chap. I.
qu'Elisabeth conçut "au temps d'Hérode", et Marie six
mois après sa cousine. Marie
serait donc restée enceinte quinze ans ! Pour
faire disparaître cette contradiction, quelques commentateurs ont prétendu
que les versets du 11e chap. cités ici ont été interpolés.
Recherches nouvelles.
Selon les T.J. : Les Écritures grecques chrétiennes font mention de
deux enregistrements au temps où la Judée était sous la domination de
Rome. Ces recensements n’avaient pas spécialement pour objet d’obtenir
un chiffre précis de la population ; ils servaient plutôt à l’imposition et à la conscription
des hommes. Voici ce qu’on peut lire à propos du premier
: “ Or, en ces jours-là [vers 2 av. n. è.], un décret parut de la part
de César Auguste pour que toute la terre habitée se fasse enregistrer
(ce premier enregistrement eut lieu alors que Quirinius était gouverneur
de Syrie) ; et tous les gens allaient se faire enregistrer, chacun dans
sa propre ville. ” (Lc 2:1-3). Cet édit de l’empereur s’avéra providentiel,
car il obligea Joseph et Marie à se rendre de Nazareth à Bethléem,
alors que Marie était sur le point d’accoucher ; ainsi Jésus naquit
dans la ville de David en accomplissement des prophéties. — Lc 2:4-7
; Mi 5:2.
Deux
enregistrements sous Quirinius.
Des détracteurs de la Bible ont prétendu que le seul recensement effectué
quand Publius Sulpicius Quirinius était gouverneur de Syrie eut lieu
vers l’an 6 de n. è., et provoqua d’ailleurs l’insurrection de Judas
le Galiléen et des Zélotes (Ac 5:37). Il s’agissait en réalité du deuxième
enregistrement effectué sous Quirinius, car des inscriptions découvertes
à Antioche et dans ses environs révèlent que quelques années auparavant
Quirinius avait été légat impérial en Syrie (The
Bearing of
Recent Discovery
on the Trustworthiness
of the New Testament,
par William Ramsay, 1979, p. 285, 291). À ce sujet, voici ce que dit
le Dictionnaire du
Nouveau Testament
contenu dans la Bible
de Crampon
(1939, p. 360) : “ Les savantes recherches de Zumpt (Commentat. epigraph.,
II, 86-104 ; De Syria
romana provincia,
97-98) et de Mommsen (Res
gestæ divi
Augusti) mettent hors de doute que Quirinius fut deux fois
gouverneur de Syrie. ” Nombre de biblistes placent le premier gouvernorat
de Quirinius entre les années 4 et 1 av. n. è., probablement de l’an
3 à l’an 2. Toutefois, leur méthode pour arriver à ces dates ne fait
pas l’unanimité, et la période réelle de ce gouvernorat reste indéterminée.
Par contre, d’après les détails que fournit Josèphe, son deuxième gouvernorat
comprenait l’an 6 de n. è. — Antiquités
judaïques, XVIII, 26 (II,
1).
Cela dit, l’historien et rédacteur de la Bible Luc était
fondé à écrire, à propos de l’enregistrement effectué à l’époque de
la naissance de Jésus : “ Ce premier
enregistrement eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de Syrie
”, le différenciant d’avec le deuxième,
qui fut effectué plus tard sous le même Quirinius et dont Gamaliel parla,
selon ce que relate Luc en Actes 5:37.
Chronologie. Jésus
apparut en qualité de Messie exactement l’année prédite, peut-être environ
six mois après le début du ministère de Jean le baptiseur qui commença
à prêcher dans “ la quinzième année du règne de Tibère César ”. (Lc
1:36 ; 3:1, 2, 21-23.) Comme Tibère fut nommé empereur par le sénat
romain le 15 septembre 14 de n. è., sa 15e année débuta dans la dernière
partie de l’an 28 et couvrit une bonne partie de l’an 29. Les faits
indiquent donc que le baptême et l’onction de Jésus eurent lieu en automne
29.
Puisque Jésus avait
“ environ trente ans ” au moment de son baptême en 29 de n. è. (Lc 3:23),
sa naissance se situait 30 ans plus tôt, soit vers l’automne de l’an
2 av. n. è. Il naquit durant le règne de César Auguste et le gouvernorat
de Quirinius en Syrie (Lc 2:1, 2). Auguste régna de 27 av. n. è. à 14
de n. è. Le sénateur romain P. Sulpicius Quirinius fut deux fois gouverneur
de Syrie. Selon toute apparence, la première fois il succéda à P. Quintilius
Varus dont la légation en Syrie prit fin en 4 av. n. è. Certains historiens
situent la première légation de Quirinius en 3 et en 2 av. n. è. Les
faits, on l’a vu, montrent qu’Hérode le Grand, qui était alors roi de
Judée, mourut probablement en 1 av. n. è. Ainsi, tous les renseignements
disponibles, notamment ceux des Écritures, indiquent que la naissance
humaine du Fils de Dieu eut lieu en automne de l’an 2 av. n. è.
Nominations. Nommé
par Quirinius, gouverneur de Syrie — Lc 2:2. Grand prêtre ANNE (Anan)
(fils de Seth) (Nommé par Quirinius ; déposé par Valérius Gratus, gouverneur
de Judée, vers 15 de n. è. C’est le beau-père de Caïphe. Une fois destitué,
Anne continue d’exercer une forte influence. — Lc 3:2 ; Jn 18:13, 24
; Ac 4:6.)
Quirinius.
Gouverneur romain de Syrie à l’époque de l’“ enregistrement
” que César Auguste ordonna et en raison duquel la naissance de Jésus
eut lieu à Bethléhem (Lc 2:1, 2). Son nom complet était Publius Sulpicius
Quirinius.
Dans Chronographus Anni CCCLIIII, une liste des consuls
romains, le nom de Quirinius figure en 12 av. n. è. avec celui de Messala
(Chronica Minora,
par T. Mommsen, Munich, 1981, vol. I, p. 56). Tacite, historien romain,
relate brièvement la vie de Quirinius en ces termes : “ [Il était] né
dans le municipe de Lanuvium ; mais sa bravoure à la guerre et son énergie
dans certaines fonctions lui méritèrent le consulat sous le divin Auguste
; puis il s’empara en Cilicie des forteresses des habitants d’Homonade,
ce qui lui valut les insignes du triomphe, et fut donné pour conseiller
à Gaïus César dans son gouvernement d’Arménie. ” (Annales,
III, XLVIII). Il mourut en 21 de n. è.
Tacite ne précisa pas quel rapport existait entre Quirinius
et la Syrie. L’historien juif Josèphe raconte que Quirinius fut envoyé
en Syrie en qualité de gouverneur en même temps que Coponius fut nommé
dirigeant romain de Judée. Il déclare : “ Quirinius, membre du Sénat,
qui, par toutes les magistratures, s’était élevé jusqu’au consulat et
qui jouissait d’une considération peu commune, arriva en Syrie où l’empereur
l’avait envoyé pour rendre la justice dans cette province et faire le
recensement des biens. On lui avait adjoint Coponius, personnage de
l’ordre équestre, qui devait gouverner les Juifs avec pleins pouvoirs.
” Josèphe rapporte ensuite que Quirinius vint en Judée, à laquelle son
autorité avait été étendue, et ordonna qu’on y prélève un impôt. Cela
souleva beaucoup de ressentiment et provoqua une tentative de révolte,
menée par “ Judas le Gaulanite ”. (Antiquités
judaïques, XVIII, 1, 2,
3, 4 [I, 1].) Il s’agit sans doute de la révolte mentionnée par Luc
en Actes 5:37. D’après le récit de Josèphe, elle survint “ la trente-septième
année après la défaite d’Antoine par César à Actium ”. (Antiquités
judaïques, XVIII, 26 [II,
1].) Quirinius aurait donc été gouverneur de Syrie en 6 de n. è.
Pendant longtemps, ce gouvernorat de la Syrie par Quirinius
fut le seul que confirmait l’Histoire. En 1764, cependant, on a trouvé
à Rome une inscription appelée Lapis
Tiburtinus ; elle contient
des renseignements qui, la plupart des savants le reconnaissent, ne
peuvent s’appliquer qu’à Quirinius, même si elle ne le nomme pas (Corpus
Inscriptionum Latinarum,
par H. Dessau, Berlin, 1887, vol. 14, p. 397, no 3613). Elle précise
qu’en allant en Syrie il devint gouverneur (ou légat) pour ‘la seconde
fois’. Se fondant sur des inscriptions découvertes à Antioche qui comportent
le nom de Quirinius, de nombreux historiens admettent qu’il fut aussi
gouverneur de Syrie avant notre ère.
En revanche, ils ne savent pas où insérer Quirinius dans
la liste des gouverneurs de Syrie. Josèphe affirme que Quintilius Varus
était gouverneur de Syrie au moment de la mort d’Hérode le Grand et
après (Antiquités judaïques, XVII, 89 [V, 2] ; XVII, 221 [IX, 3]). Tacite aussi
dit que Varus était gouverneur à l’époque de la mort d’Hérode (Histoires,
V, IX). Josèphe précise que le prédécesseur de Varus était Saturninus
(C. Sentius Saturninus).
Puisque les faits indiquent qu’il y eut un gouvernorat
antérieur de Quirinius, de nombreux savants le situent en 3-2 av. n.
è. Certes, ces dates concorderaient avec le récit biblique, mais le
fondement à partir duquel
les spécialistes les avancent est erroné. En effet, ils pensent que
Quirinius était gouverneur ces années-là parce qu’ils situent son gouvernement
après celui de Varus,
donc après la mort d’Hérode
le Grand, qu’ils font remonter à la date généralement admise, mais fausse,
de 4 av. n. è. (…) (Pour la même raison, c’est-à-dire parce qu’ils situent
la mort d’Hérode à la date non prouvée de 4 av. n. è., ils placent le
gouvernorat de Varus de 6 à 4 av. n. è. ; toutefois, la durée de son
exercice est hypothétique, car Josèphe n’en précise ni la date du début
ni celle de la fin.) Les faits les plus sûrs situent la naissance de
Jésus en 2 av. n. è. Le gouvernorat de Quirinius dut donc inclure cette
année-là, en entier ou en partie.
Des savants soulignent le fait que le terme employé par
Luc, ordinairement rendu par “ gouverneur ”, est hêgémôn.
Ce mot grec est utilisé à propos des légats, des procurateurs et des
proconsuls romains ; il signifie fondamentalement “guide” ou “haut fonctionnaire”.
D’où l’hypothèse de certains selon laquelle, à l’époque de ce que Luc
qualifie de “premier enregistrement”,
Quirinius occupait en Syrie la fonction de légat spécial de l’empereur
exerçant des pouvoirs extraordinaires. Un autre facteur peut aussi aider
à comprendre la question : Josèphe parle clairement d’une double domination
de la Syrie, puisqu’il mentionne dans son récit deux personnes, Saturninus
et Volumnius, simultanément “ légats de Syrie ”. (Antiquités
judaïques, XVI, 277, 280
[IX, 1] ; XVI, 344 [X, 8].) Donc, si Josèphe dit vrai en écrivant que
Saturninus et Varus se succédèrent à la présidence de la Syrie, il se
peut que Quirinius ait rempli ses fonctions simultanément soit avec
Saturninus (comme Volumnius l’avait fait), soit avec Varus avant la
mort d’Hérode (qui survint probablement en 1 av. n. è.). Une encyclopédie
avance cette opinion : “ Quirinius se trouvait exactement dans la même
position vis-à-vis de Varus, le gouverneur de Syrie, que par la suite
Vespasien vis-à-vis de Mucianus. Vespasien mena la guerre en Palestine
alors que Mucianus était gouverneur de Syrie ; et Vespasien était legatus
Augusti : il portait exactement
le même titre et avait le même rang formel que Mucianus. ” — The New Schaff-Herzog
Encyclopedia of
Religious Knowledge,
1957, vol. IX, p. 375, 376.
Une inscription découverte
à Venise (Lapis Venetus)
fait état d’un recensement organisé par Quirinius en Syrie. Cependant,
elle ne donne aucun moyen de déterminer s’il eut lieu durant son premier
ou son deuxième gouvernorat. — Corpus
Inscriptionum Latinarum, par T. Mommsen, O. Hirschfeld et A. Domaszewski,
1902, vol. 3, p. 1222, no 6687.
L’exactitude avérée de Luc
sur les questions d’histoire constitue une solide raison de croire en
son affirmation selon laquelle Quirinus était gouverneur de Syrie vers
l’époque de la naissance de Jésus. On peut se souvenir que Josèphe,
pour ainsi dire la seule autre source de renseignements, ne naquit pas
avant 37 de n. è., soit presque quatre décennies après la naissance
de Jésus. Luc, quant à lui, était déjà médecin et voyageait avec l’apôtre
Paul vers 49 de n. è., alors que Josèphe était un garçon de 12 ans.
Des deux, Luc, même pour des raisons ordinaires, est le plus susceptible
d’avoir donné des renseignements fiables en rapport avec le gouvernorat
de la Syrie juste avant la naissance de Jésus. Justin, un Palestinien
du IIe siècle de n. è., prouva à l’aide des archives romaines l’exactitude
de Luc concernant le gouvernorat de Quirinius au moment de la naissance
de Jésus (A Catholic
Commentary on Holy Scripture,
par B. Orchard, 1953, p. 943). Aucun fait n’indique que le récit de
Luc fût jamais contesté par les premiers historiens ni même par les
premiers critiques, tels que Celse.
Au Ier siècle de n. è. La Syrie des temps apostoliques
correspondait à la province romaine annexée à l’empire par Pompée en
64 av. n. è. Cette province recouvrait la plus grande partie du territoire
antique de la Syrie. Le gouverneur de Syrie contrôlait également toute
la Palestine. À l’époque de la naissance de Jésus, la Syrie avait pour
gouverneur Quirinius, le légat de l’empereur Auguste ; il résidait à
Antioche, capitale de la province, située sur l’Oronte, et troisième
ville de l’Empire romain par la grandeur (Lc 2:1, 2). Jésus limita son
ministère à la seule Palestine, mais les rumeurs au sujet de ses miracles
merveilleux se répandirent “ dans toute la Syrie ”. — Mt 4:24.
Nous dirons : Dans la Bible,
ne dit-on pas que le roi David fit recenser son peuple (2 Sam. 24 ;
I Chr. 21) ? Et, toujours selon elle, cela fut une mauvaise chose aux
regards de Dieu, et Dieu punit la faute de David. Trois choses lui seront
alors soumis, parmi elles, la famine. Dans l'histoire de Marie,
on raconte[24]
: Une disette éclata parmi les Fils d'Israël, pendant que Marie continuait
à se nourrir des fruits paradisiaques. Zacharie, par la suite, devint
incapable de lui assurer sa subsistance ; il sortit et se présenta aux
Fils d'Israël en disant : "O Fils d'Israël, par Dieu, vous savez
que je suis devenu vieux et incapable désormais de prendre en charge
la fille d''Imrân. Qui donc d'entre vous accepterait de la prendre sous
sa tutelle ? Par Dieu, répondirent-ils, nous nous trouvons dans la gêne
et les difficultés que tu vois !" Et ils se la renvoyèrent l'un
à l'autre, sans qu'on trouvât quelqu'un pour s'en charger. Ils finirent
par tirer au sort au moyen des calames ; la fléchette qui sortit désigna
l'un d'entre eux, un charpentier, homme juste qui avait le nom de Joseph
fils de Jacob fils de Mâthân. Il était son cousin ; il la prit donc
en charge ; or, voyant sur sa figure la peine que cette charge lui causait,
Marie lui dit : "Aie confiance en Dieu, ô Joseph ; car Dieu nous
accordera le nécessaire !" Et de fait, Joseph commençait à recevoir
un surplus de provision à cause d'elle. Chaque jour, il revenait la
trouver, lui apportant pour sa subsistance une part de ce qu'il gagnait
; mais chaque fois qu'il déposait cela chez elle, pendant qu'elle se
trouvait au sanctuaire, Dieu multipliait cette provision. Lorsque Zacharie[25]
entrait chez elle, à son tour, il voyait un supplément de provision
plus grand que ce que Joseph avait apporté, et il l'interrogeait : "O
Marie, d'où te vient cela ?" Elle répondait : "Cela vient
de Dieu, car Dieu donne à qui Il veut sans compter".
Si cette disette éclata, elle nous montre qu'à cette époque
son enfant n'était pas encore né.
Conclusion : On peut se demander
pourquoi on a fait mention d'un recensement ici. Si tel avait été le
cas, les Fils d'Israël et les Judaïsés seraient restés sans réagir ?
Cela n'aurait-il pas rappeler, pour eux, la menace qu'il faisait peser
? Les gens de la Bible ont-ils construit ces textes à partir d'une fable,
d'une légende ou de sources authentiques ? Toujours est-il, qu'ils ne
sont pas, malgré toutes leurs recherches, d'excellents historiens. Et
surtout, sont incapables de nous dire avec exactitude la naissance de
celui qu'ils ont pris plus tard comme dieu en dehors de Dieu (Pureté
à Lui !) ? (à suivre...)
Que le Seigneur des mondes nous guide tous
dans ce qu'Il aime et agrée !
Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable
divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl.
Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de
langue arabe. En français, le terme Dieu
est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme
signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse
miséricorde, etc., formules propres à l’Islam traditionnel.
Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant
un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme
une demande de pardon pour les créatures.
Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils
d’Abraham (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il
est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers
divins.
Les récits des chapitres III, IV et V sont composés par le narrateur
(comme ceux de la Bible. Lc 2) plus ou moins librement.
Après Caius Julius, Auguste régna sur la Syrie pendant cinquante six
ans. C'est au terme de la quarante deuxième année de son règne que
naquit Jésus fils de Marie (Tabarî, Annales, I/III ; Ibn Athîr, Kamîl,
I ; comp. Tabarî, ibid.,
I/III ; et Ibn Athîr, ibid.,
I, pour les autres points de repère chronologiques).
Mentionner les noms de rois, de fonctionnaires importants de l'époque,
dans l'Évangile primitif paraît peu probable. C'est plus l'action
de narrateurs qui agissent plus ou moins librement, ou pour confirmer
ainsi leurs dires. Et Dieu est plus Savant !
il paraît peu probable que ces noms apparaissent dans l'Évangile originel.
Dans les Livres divins, les noms des personnages comme les rois et
leurs entourages ne sont jamais mentionnés. On parle toujours d'un
roi au temps de…
Cela, à notre époque, ne ressemble-t-il pas à une sorte de nationalisme
? Le terme toutefois semble être logique et courant dans cette partie
du monde.
Pour les Fils d'Israël, on parle des Douze Tribus d'Israël. A ce sujet,
on a dit : Les mots hébreux souvent rendus par “tribu” (mattèh et shévèt)
signifient tous deux “ bâton ”. (Ex 7:12 ; Pr 13:24.) Apparemment,
ces mots en sont venus à signifier “tribu” dans le sens de groupe
de personnes dirigées par un ou des chefs porteurs d’un sceptre ou
d’un bâton (voir Nb 17:2-6). Dans la plupart des cas, lorsque le contexte
indique que l’un de ces deux mots signifie “ tribu ”, il est employé
à propos d’une des tribus d’Israël, comme “ la tribu [mattéh]
de Gad ” ou “ la tribu [shévèt]
des Lévites ”. (Jos 13:24, 33.). 2. En arabe, sabt,
avec un tâ. Plur. Asbât.
Même chose, pour les Fils d'Ismaël, des Arabes : qabîlah,
Plur. qabâïl. Pour les
autres peuples, on parle plutôt de nations.
Dans "Jésus, anatomie d'un mythe", Patrick Boistier d'écrire
: Le nom de "Joseph", donné au père putatif de Jésus, est
une affirmation du seul Matthieu ; Loius Crawford (Cahier du C.E.R.
n0 149/1987) remarque que :
"Luc écrit seulement que Jésus était "à ce
qu'on croyait", fils de Joseph, Marc est sagement muet et l'évangile
dit de Jean n'affirme rien à ce sujet ; si cet évangile cite le nom
de Joseph en tant que "père" de Jésus (1/45 ; 7/42 ; 7/52),
ce n'est pas l'apôtre Jean ni même ses rédacteurs qui le disent. Ils
s'agit de la simple relation de ce qu'avaient dit d'autres ; dans
le premier verset, c'est Philippe qui le dit à Nathanaël (et non Jean
!) ; dans le deuxième verset cité, ce sont les Juifs qui le disent
autour d'eux… Nous pensons que les rédacteurs de cet évangile mirent
prudemment cette déclaration dans la bouche d'autres…" (Op.
cit. Ed. A l'Orient).
Comme dans Luc. Toujours selon Luc, Marie recevra la visite de l'ange
Gabriel à Nazareth et non à Jérusalem (1 26). Il semble, selon les
narrateurs bibliques que Marie, une fois mariée, viendra s'installer
à Nazareth. Laquelle ville se trouve à 100 km de Jérusalem ! Paraît
fantaisiste ! D'autant qu'à cette époque cette ville semble ne pas
exister !
Région peu aimée de la part des gens de la Thora. Lieu d'où naîtra,
dit-on, l'hérésie chrétienne. De plus, le Messie "davidique"
ne pouvait naître en Galilée, région à demi-païenne. C'est ce qu'exprime
nettement Jean (7/52) : "Il ne surgit pas prophète en Galilèe".
Dans les Textes évangéliques, Marie suit cet homme partout où il va.
Dans le récit coranique, Marie ne bouge pas du lieu où elle demeure.
Elle le quittera uniquement pour y rencontrer l'ange et mettre son
fils au monde.
Soit, une distance de 150 km. Joseph
est censé prendre Marie, qui était “ dans un état de grossesse avancée
”, pour un pénible voyage qui devait les conduire de chez eux à Nazareth
dans le Nord, à Bethléem, dans le Sud ! N'oublions pas à cette époque
les moyens de locomotion utilisés.
Pour l'Islam traditionnel, Marie n'a jamais eu d'époux et de fiancé.
Ce sont des légendes des gens du Talmud.
Race : sous-entendu : Tribu de David.
L'accent du narrateur semble être mis sur David, sa famille, sa ville
Bethléem. D'où cette répétition.
Comparons ce récit avec celui du Sceau de la Prophétie : "Quand
Aminah engendra le prophète (sur lui Prière et Paix !), un ange vint
lui dire : "Tu viens d'engendrer le meilleur de cette communauté.
Quand tu le mettras au monde tu diras : "Je prie Dieu l'Unique
de le protéger contre tout envieux. Le signe qui confirme ce que je
te dis est que sa naissance sera accompagnée d'une lumière qui éclairera
les palais de Bosra à Châm. Appelle-le alors Mohammad, le loué, car
dans la Torah il est appelé Ahmad. Il sera loué par ceux qui se trouvent
aux cieux et sur terre". De même :
- A sa naissance, le palais de Chosrès fut ébranlé. Quatorze
tours en tombèrent.
- La chambre où le prophète (sur lui Prière et Paix !)
vit le jour fut inondée de lumière. On vit les étoiles s'approcher
du nouveau-né, presque au point de le toucher. Ce phénomène était
constaté par la mère et l'accoucheuse qui le rapportèrent. C'est un
fait réel et non une invention ou une fable.
- Enfin, au cours de sa grossesse, Aminah ne sentit
rien des manifestations que normalement toutes les femmes enceintes
devraient sentir, telles qu'épuisement et faiblesse.
Les copistes du VIème et VIIème siècles ont-ils été influencés
par ce récit ? Ne l'oublions pas, les gens de la Bible auront accès
à leurs Écritures que depuis peu : quatre siècles seulement. Avant
cela, la Bible restait le Livre uniquement des élites, des initiés,
des Dignitaires des Églises. Enfin, n'oublions pas non plus que les
Croisades firent et feront découvrir au monde de l'Évangile, à une
époque de son histoire ; de nombreuses vérités sur le Messie et sa
mère. L'Église romaine et latine essaiera de les dissimuler, en y
employant tous les moyens à sa disposition. Parmi les problèmes qui
surgiront dans l'Église romaine et latine, celui des Templiers. Lesquels
refusèrent, après leur retour de la Terre promise, la déité du Messie,
voire sa crucifixion, etc. Le monde biblique d'Europe était en pleine
ébullition. Des procès s'ensuivront. Des décrets seront pris. Des
hommes mourront au bûcher…
Selon Luc : son fils premier-né, et tout
garçon premier-né… (Lc. 2 23). Ce genre de propos, nous
l'avons souligné, a suscité de nombreuses polémiques dans le monde
biblique. Et continue toujours de les alimenter. Pour nous, Marie
n'a eu qu'un enfant : le Messie.
Ce qui est faux (Coran IX 23).
Façon expéditive et curieuse de traiter un enfant ! Voir peu décente
pour une femme qui vient d'accoucher. Pas de marque de tendresse,
nulle mention d'un lavage de l'enfant, d'un futur allaitement de l'enfant,
etc. (Comparer : Coran : XIX 26-27).
Texte latin de Lc. 2.
7. (Vulg.).
selon une variante.
Dans le Coran, Zacharie apparaît comme le tuteur par excellence de
Marie (Coran III 37). On retrouve d'ailleurs des traces de tout cela
dans les Ecrits bibliques apocryphes.
Point
de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes,
ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
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