L'Accouchement de Marie
Au
nom de DIEU, Hachem, Allaha !
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Louange à Allah, Seigneur
des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous
ceux qui suivent Sa guidée !
oint de divinité[1]
excepté Allah[2]
le Très Haut. Que les meilleures salutations[3]
soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].
Présentation.
Annonce de la naissance.
Présentation au peuple.
Nous savons tous, et selon
la version coranique, c'est bien Marie seule qui viendra présenter,
après son accouchement, son enfant à son peuple, et surtout à Jérusalem.
Entre temps, elle ne rencontrera ni ne verra personne. Pour preuve :
"Puis[5],
elle vint avec lui le porter à son peuple.
Ils (lui) dirent : "O Marie, tu en es venue à une chose énorme
! Fille d'Aaron[7],
ton père n'était pas un homme de mal, ni ta mère une prostituée !"
Marie se gardera bien de leur répondre : "Elle
fit alors un signe vers lui.
Ils[8]
dirent : "Comment parlerons-nous à un enfant au berceau ?"
Et à ce moment précis un miracle va se produire. L'enfant
âgé de peu va se mettre à leur parler :
Il (son fils) dit : "Je suis vraiment l'esclave[9]
de Dieu. Il m'a donné le Livre, et désigné prophète[10].
Où que je sois, Il m'a fait béni ; et Il m'a enjoint, tant que je vivrai,
la Prière[11]
et l'impôt (légal).
Et la charité envers ma mère. Il n'a cependant pas
fait de moi un tyran, un malheureux. Et paix sur moi le jour où je naquis,
et le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité comme vivant
!"
Voilà Ichoua [Jésus], fils de Marie. Parole de vérité, dont ils
doutent encore !" (Coran XIX 27-34).
Vérité
mis sous scellée.
Cette vérité, le monde biblique
la cachera à l'ensemble de leur communauté. En aucune façon les Fils
d'Israël en feront mention aux gens de l'Évangile. Car il s'agit bien
d'eux dont il est fait mention ici. Le Messie est venu spécialement
pour eux seuls, non pour le monde entier. Selon les commentateurs coraniques,
lorsque Marie enfanta, Satan s'en alla dire aux Fils d'Israël que Marie
a mis au monde un enfant. Ils s'empressèrent de la rattraper et l'invitèrent
à la suivre. Elle vint donc chez les siens en portant l'enfant.
Quand ceux-ci la virent, ils
lui dirent : "O Marie, ton père n'était pas un homme mauvais, ni
ta mère une femme perdue ? " Elle était en effet des fils d'Aaron,
frère de Moïse (sur eux la Paix !). Cela signifie qu'elle était seulement
sa parente, comme quand on dit à quelqu'un : "O frère d'un tel
!" pour dire "son parent". Marie répondit comme Dieu
le lui avait ordonné (Coran XIX 26). Mais les voyant par la suite insister
à la faire parler, elle fit un signe désignant l'enfant Ichoua
(Jésus - 'Içâ) (sur
lui la Paix !). Ils se mirent en colère et se dirent : "Sa moquerie
envers nous, quand elle nous invite ainsi à parler à un nouveau-né,
nous est plus insupportable que son adultère", et s'adressant à
elle, ils lui dirent : "Comment parlerions-nous à un enfançon qui
est au berceau ?" Ichoua (sur lui la Paix !) parla alors et dit
: "Je suis l'esclave de Dieu. Il m'a donné le Livre et m'a fait
prophète. Il m'a béni où que je sois et m'a enjoint la Prière et l'impôt
(légal) tant que je vivrai." Ainsi le premier mot qu'il prononça
fut de reconnaître son caractère d'esclave, afin que l'argument soit
plus décisif contre qui prétendrait qu'il est Dieu.
En parlant au berceau, en présence
des gens de son peuple qui avaient calomnié sa mère, Marie, à son sujet,
Ichoua (sur lui la Paix !) a rendu justice à sa mère que Dieu a innocentée
à la fois par la parole de l'enfant et par la compassion du palmier
envers elle. Or la plupart des sentences sont établies sur la disposition
de deux témoins véridiques ; et il n'y a pas de plus véridiques que
ces deux témoins-ci.
Quatre enfants ont parlé au
berceau ; ce sont : le témoin de Djouraydj, attestant qu'il est innocent
de l'accusation d'adultère ; le témoin de Joseph proclamant son innocence
au sujet de Zouykha (femme de Pharaon) ; le fils de la peigneuse de
la fille de Pharaon, la mettant en garde contre l'impiété ; et Ichoua
fils de Marie témoignant de l'innocence de sa mère.
Par contre, et selon
l'Évangile
de Barnabé, les évènements se seraient passés tout autrement. Qu'on
en juge :
CHAPITRE IV Des
anges annoncent la naissance de Jésus aux bergers. Ceux-ci, après l'avoir
trouvé, l'annoncent (à leur tour).
En ce temps-là[12],
les bergers
étaient en train de veiller sur leur troupeau selon leur habitude. Et
voici qu'ils furent environnés d'une immense splendeur. C'est alors
que leur apparut un ange qui glorifiait Dieu. Les bergers furent remplis
de frayeur à cause de la lumière soudaine et de l'apparition de l'ange.
Aussi l'ange du Seigneur les réconforta-t-il en disant : " Voici
que je vous annonce une grande joie il est né dans la ville de David[14]
un enfant, prophète
du Seigneur. Il apporte grand salut à la maison
d'Israël. Ce petit enfant, vous le trouverez dans l'étable, ainsi que
sa mère
qui glorifie Dieu ". A ces mots, survinrent
une multitude d'anges qui glorifiaient Dieu et annonçaient la paix à
ceux qui sont de bonne volonté.
Les anges partis, les bergers
parlaient ainsi entre eux : "Allons jusqu'à Bethléem et voyons
la parole que Dieu nous a annoncée par son ange ! "Beaucoup de
bergers vinrent à Bethléem à la recherche du nouveau-né. Hors de la
ville, ils trouvèrent le nouveau-né, couché dans l'étable comme l'ange
l'avait dit. Ils le révérèrent donc et donnèrent à la mère ce qu'ils
avaient tout en lui racontant ce qu'ils avaient entendu et vu. Cependant
Marie conservait tout cela dans son cœur,
de même que Joseph, et ils remerciaient Dieu. Les bergers retournèrent
à leur troupeau en racontant à chacun ce qu'ils avaient vu[20].
Aussi toute la montagne de
Judée fut-elle remplie de crainte
et tout homme se demanda dans son cœur : " Que pensons-nous que
doive être cet enfant[22]
?"
La Nativité selon
la Soumission.
Il semble que
le récit soit tout autre. Qu'on en juge :
"Quand Marie
l'enfanta, les idoles qu'on adorait par toute la terre, en dehors de
Dieu, se trouvèrent renversées, têtes en bas. Les démons en prirent
peur et furent terrifiés, sans en savoir la raison. Ils se précipitèrent
auprès de Satan qui se trouvait sur un trône placé au fond d'un abîme
vert, à l'imitation du Trône quand il flottait sur les eaux ; il se
couvrait de voiles de lumières à l'imitation de ceux qui sont près du
Miséricordieux. Lorsqu'il vit leur attroupement, il eut peur, car il
ne les avait jamais vu réunis tous ensemble, depuis, qu'il les avait
dispersés : dès lors il ne les voyait que séparément. Il les interrogea
à ce sujet : "Un tel événement, lui répondirent-ils, à dû avoir
lieu sur terre, car les idoles se trouvent renversées, têtes en bas
; il n'y avait rien pour nous qui fût plus secourable pour faire périr
les hommes. Nous entrions dans leurs intérieurs, de là nous parlions
aux hommes et menions leur vie ; eux croyaient que c'était les idoles
qui parlaient. Maintenant qu'elles sont renversées, cet événement les
a rendues méprisables, vils et impuissantes aux yeux des hommes. Nous
craignons que depuis lors ils ne les odorent plus. Sache que nous ne
sommes venus vers toi qu'après avoir prospecté toute la terre, retourné
les mers et fouillé toute chose. Pour toute information, nous n'avons
réussi qu'à récolter une plus grande ignorance de l'événement."
Satan leur dit : "Il doit être exceptionnel. Je sais qu'il m'a
été refusé de le reconnaître. Mais ne bougez point d'ici !"
Alors Satan s'envola pendant
trois heures loin d'eux. En passant près de l'endroit où Jésus fut mis
au monde, il sut que l'événement eut lieu là. Il tenta de parvenir jusqu'à
Jésus par le haut, mais les têtes des Anges couvraient l'enfant, tandis
que leurs épaules étaient au niveau du ciel ; il tenta venant des dessous
de la terre, mais les pieds des Anges s'enfonçaient plus encore. Il
essaya enfin de se frayer un chemin à travers eux, mais ils l'écartèrent.
Il revint ensuite vers ses amis : "Je vous reviens, leur dit-il,
après avoir fouillé tout l'univers, du levant au couchant, terre et
mers et le haut firmament. J'ai parcouru tout cela en trois heures."
Il leur conta la naissance du Messie et Ajouta : "On m'avait caché
son avènement. Avant lui, les entrailles des femmes n'avaient jamais
contenu d'enfant, sans que je l'aie appris. Jamais femme n'avait mis
au monde un enfant sans que je fusse présent. Mais j'ai espoir qu'à
propos de celui-ci je pourrai causer l'égarement d'un nombre d'hommes
plus grand encore que ceux qui seront éclairés par lui. Il n'y a pas
eu jusqu'ici de prophète qui fût aussi dur que lui pour moi comme pour
vous !" (V. Tabarî, Annales,
I/II ; Ibn Athir, Kamîl,
I, Ghazâlî, Ihyâh, III,
etc.)
Autre variante : Satan dit
aux démons : L'événement est qu'un enfant est né à une femme sans le
concours d'un père. Cet enfant sera prophète de Dieu et illustre.
Si aujourd'hui toutes les idoles de la terre sont tombées, sachez que
plus tard cet enfant nous procurera de la joie. Ils dirent : Comment
cela ? Satan dit : Beaucoup d'hommes seront mécréants à cause de
lui et iront en Enfer.
Et parmi eux de nombreuses
personnes de la Torah. Comme on peut le constater, un tel récit semble
totalement inconnu du monde biblique. En créant de toute pièce un récit
pris au Paganisme de l'époque (dont le Mithraïsme), n'a-t-on pas voulu
s'innocenter ? L'enfant a parlé à sa naissance justement pour ne pas
qu'on dise pas de lui plus tard, cette parole lourde en responsabilité
et en conséquence, qu'il était un divin enfant ! En effet, et contrairement
à l'idée reçue, aucune prérogative divine se trouvait en lui. Et à Betléem
est bien né un homme prophète non un homme-dieu. Et en cette ville,
Dieu n'y a pas connu l'engendrement ou la naissance. Encore une fois,
le Messie était un homme-prophète et non jamais un homme-dieu. Ne pas
confondre ! (à suivre...)
Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans
ce qu'Il aime et agrée !
[1]
Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable
divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue
arabe, Allah. En hébreu, ïl.
Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de
langue arabe. En français, le terme Dieu
est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme
signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules
d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde,
etc., formules propres à l’Islam traditionnel. Les exégètes
interprètent la « prière » divine comme étant un octroi
de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande
de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad,
fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham (sur eux
la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie,
le Sceau des prophètes et messagers divins.
Récit inconnu du monde biblique. Ceux-ci ne comprennent pas pourquoi
l'enfant aurait parlé. Les gens du Tri Théisme (ou Trinité) ne peuvent
reconnaître comme authentique pareil récit.
[6] Pour la
naissance du Messie, voir Coran XIX 16-40.
De tout temps les gens de la Bible se sont étonnés de trouver dans
ce chapitre du Coran mentionner la famille d'Haroun (Aaron), frère
de Mochè (Moïse). Rien d'étonnant. Ne l'oublions pas la sainte famille
fait, elle-même, partie intégrante des Fils d'Israël. Et n'étaient-ils
pas dans l'attente du Grand-prêtre ? Paul, lui, semble l'avoir trouvé
à travers le Messie, fils de Marie (voir lettres aux Hébreux) ?
Les Fils d'Israël, les Judaïsés.
Vocable qui passe mal chez les gens de la Bible. On préfère le vocable
"serviteur".
Affirmation de sa prophétie. En aucun cas, il est le fils du Créateur,
un dieu, un homme-dieu.
L'obligation était de rigueur pour lui. De notre temps, combien de
gens de l'Evangile peuvent prétendre prier régulièrement ?
Le jour de la naissance. Rappelons au passage que selon certains commentateurs,
le Messie serait né et élevé au Paradis le dizième jour du mois de
Mouhharam : le jour de 'Achoura. Quant aux gens de la Bible, ils avouent
volontiers que si l'année de la naissance du Messie ne peut être établie
avec certitude, le jour de sa naissance ne peut l'être d'avantage…
Hippolyte (170-235), savant prêtre romain, crut pouvoir affirmer que
le Messie était né le 2 avril ou encore le 2 janvier, selon qu'on
traduit genesis par "naissance" ou par "conception".
Dans le De Pascha Compustus,
publié en 243 – et dont le texte se trouve annexé aux appendices des
éditions de saint Cyprien (200-258) – l'auteur anonyme considère que
le Messie, dit "soleil de justice", n'a pu naître que trois
jours après l'équinoxe de printemps de l'époque, soit le 28 mars.
Les recherches durèrent encore un siècle,
au cours duquel on vit se succéder le 25 décembre, le 6 janvier, le
28 mars, le 19 avril et le 20 mai, comme date de nativité de Jésus.
Finalement, nous disent les chroniqueurs
bibliques, ce fut au IVe siècle que l'Eglise, ayant constaté l'immense
popularité du mithraïsme, jugea opportun de s'approprier cette popularité
en confondant la date de naissance présumée de Jésus avec celle de
la "lumière nouvelle" du "Soleil Invaincu", le
Sol Invictus du culte
de Mithra venu d'Orient.
[13] Selon
certaines recherches des gens de l'Evangile : La
preuve la plus évidente que Jésus n’est pas né le 25 décembre
réside peut-être dans le fait, biblique, que les bergers étaient dans
les champs en train de garder leurs troupeaux cette nuit-là (Lc 2:8,
12). La saison des pluies commençait dès le mois de Boul (octobre-novembre),
en automne (Dt 11:14), et le soir on mettait les troupeaux à l’abri.
En Kislev, le mois suivant (le neuvième mois du calendrier juif, novembre-décembre),
il faisait froid et il pleuvait (Jr 36:22 ; Ezr 10:9, 13), et Tébeth
(décembre-janvier) enregistrait les températures les plus basses de
l’année, les hauteurs se recouvrant parfois de neige. La présence
nocturne des bergers dans les champs s’accorde donc avec les faits
désignant le mois d’Éthanim, au début de l’automne, comme l’époque
de la naissance de Jésus.
Par ailleurs, il aurait été tout à fait improbable que
l’empereur romain choisisse un tel mois d’hiver pluvieux pour demander
à ses sujets juifs (souvent rebelles) de se rendre “chacun dans sa
propre ville” dans le but de se faire enregistrer ; cela aussi infirme
la thèse du mois de décembre. — Lc 2:1-3 ; voir aussi Mt 24:20…
Rien n’indique qu’il soit né en hiver. La date du
25 décembre, couramment acceptée comme celle de la naissance de Jésus,
est donc dépourvue de fondement biblique. Comme de nombreux ouvrages
de référence le montrent, cette date correspond à celle d’une fête
païenne. Le bibliste jésuite Urbanus Holzmeister écrivit à propos
de l’origine de la fête du 25 décembre :
“ Il est communément admis aujourd’hui qu’on a fait coïncider
la célébration du 25 décembre avec la fête que les païens célébraient
ce jour-là. Denys Petau [jésuite français, 1583-1652] a déjà fait
remarquer avec justesse que le 25 décembre on fêtait ‘la naissance
du soleil invaincu’.
“ Les témoignages relatifs à cette fête sont : a) Le
Calendrier de Furius
Dionysius Filocalus, qui date de l’année 354 [de n. è.], dans lequel
il est écrit : ‘ 25 décembre, la n(aissance) du (soleil) invaincu.
’ b) Le calendrier de l’astrologue Antiochus (établi vers l’an 200
[de n. è.]) : ‘ Mois de décembre [...] 25 [...]. La naissance du soleil
; les jours augmentent. ’ c) César Julien [Julien l’Apostat, empereur,
361-363 de n. è.] recommandait les jeux célébrés à la fin de l’année
en l’honneur du soleil, qui était appelé ‘ le soleil invaincu ’. ”
— Chronologia vitae
Christi (Chronologie de la vie du Christ), Pontificium Institutum
Biblicum, Rome, 1933, p. 46.
On a dit : 1. Jésus est né un 26 septembre de l'an évangélique
non un 25 décembre, tel que le forgèrent les chrétiens d'après les
croyances populaires originaires de Nemrod (d'après le travail et
les recherches faites à partir de l'Évangile de Luc, du docteur Farrar
de la "Watch Tower Bible and Truck Society", ainsi que par
le calcul du calendrier juif et islamique). 2. Selon les historiens,
chercheurs et commentateurs du Coran, le
fils de Marie serait né le jour d'Achoura, le dixième du premier mois
lunaire appelé en arabe, mouharram.
Et Dieu est plus Savant ! 3. Cela doit nous pousser à ne pas
célèbrer Noël avec le monde évangélique. On respecte, mais on se garde
de s'associer à une fête qui n'a aucune signification pour nous. 4.
Les gens de l'Evangile ont pu, avec exactitude, nous donner la date
de naissance de leurs enfants, souverains, etc., mais par contre ont
été incapable de nous donner la naissance de leur divinité ? ! Preuve
que les Ecrits ont bel et bien été soumis à la censure, trafiqués…
Jésus devait naître à Bethléem tout simplement, dit Patrick Boistier,
parce que David, Selon I Samuel, 16/1-5, était né dans ce lieu. Matthieu
n'ose pas le dire, jugeant peut-être la ficelle un peu trop grosse.
Il se rabat alors sur Michée (5/2), ce prophète ayant écrit bien après
le règne de David :
"Et de toi, Bethléem, petite cité de
Judas, sortira le dominateur d'Israël" (Matthieu, 2/6). (Op.
cit.)
[15] Selon
Luc, ce serait plutôt : un Sauveur
qui est le Messie Seigneur. Dans ce cas, il peut s'agit
ici, soit : 1°) - du fils de Zacharie lequel
était un chef, un seigneur (en arabe, saiyidan)
(Coran III 39), 2°) ou bien du fils d'Abd Allah, le prophète Mohammad.
Car, il est le sauveur de l'humanité et le seigneur (le meilleur)
de la création. Et non du fils de Marie. Et Dieu est plus Savant !
[16] le peuple
d'Israël.
[17] aucune
mention de Joseph.
[18] Il semble
que ce soit une multitude de démons. Voir ce qui suit. N'oublions
pas quand le Diable banni "revint ensuite vers ses amis",
il leur dira : "Je vous reviens, leur dit-il, après avoir fouillé
tout l'univers, du levant au couchant, terre et mers et le haut firmament.
J'ai parcouru tout cela en trois heures." Il leur conta la naissance
du Messie et Ajouta : "On m'avait caché son avènement. Avant
lui, les entrailles des femmes n'avaient jamais contenu d'enfant,
sans que je l'aie appris. Jamais femme n'avait mis au monde un enfant
sans que je fusse présent. Mais j'ai espoir qu'à propos de celui-ci
je pourrai causer l'égarement d'un nombre d'hommes plus grand encore
que ceux qui seront éclairés par lui. Il n'y a pas eu jusqu'ici de
prophète qui fût aussi dur que lui pour moi comme pour vous !"
Autre variante : Satan dit aux démons : L'événement est
qu'un enfant est né à une femme sans le concours d'un père. Cet enfant
sera prophète de Dieu et illustre. Si aujourd'hui toutes les idoles
de la terre sont tombées, sachez que plus tard cet enfant nous procurera
de la joie. Ils dirent : Comment cela ? Satan dit : Beaucoup d'hommes
seront mécréants à cause de lui et iront en Enfer.
Comme on peut le constater, les paroles du Démon sont
peu encourageantes pour l'avenir du monde biblique. Beaucoup d'entre
eux à cause de lui seront mécréants !
[19] Selon
Luc, Marie semble plutôt se demander qu'est-ce qui lui arrive : elle
retenant tous ces événements en en cherchant le sens.
[20] Ce récit
semble avoir été fabriqué de toute pièce, pour cacher en vérité, le
véritable accueil que les Fils d'Israël et les Judaïsés réservèrent
à Marie et à son fils. Allaient-ils confirmer à leur peuple que celui-ci
s'était adressé à eux, alors qu'il venait à peine de naître (Coran
XIX27-34) ? Nullement.
[21] Cette
parole dans Luc, s'adresse plutôt au fils de Zacharie : "Alors
la crainte s'empara de tous ceux qui habitaient alentour : et dans
le haut pays de Judée tout entier on parlait de tous ces événements.
Tous ceux qui les apprirent les retinrent dans leur cœur : ils se
disaient : "Que sera donc cet enfant ?" Et vraiment la main
du Seigneur était avec lui. (1 66).
Elle lui semblerait plus adéquate. Ce qui pose un autre
problème, celui qui dicte ici à Barnabé, est-ce le fils de Marie ou
le fils de Zacharie ?
S'il s'agit du fils de Marie que du bien. S'il s'agit du Démon que
du mal, car il sera la cause de l'égarement d'un nombre d'hommes plus
grand encore que ceux qui seront éclairés par lui…
Point
de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes,
ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.
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