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L'Heure approche ! (Coran LIV 1)

 Le Messie fils de Marie un des signes de l'Heure.

L'Accouchement de Marie  


Au nom de DIEU, Hachem, Allaha !
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

P

oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

  Présentation

   Annonce de la naissance. Présentation au peuple

   Nous savons tous, et selon la version coranique, c'est bien Marie seule qui viendra présenter, après son accouchement, son enfant à son peuple, et surtout à Jérusalem. Entre temps, elle ne rencontrera ni ne verra personne. Pour preuve :  

   "Puis[5], elle vint avec lui le porter à son peuple[6]. Ils (lui) dirent : "O Marie, tu en es venue à une chose énorme ! Fille d'Aaron[7], ton père n'était pas un homme de mal, ni ta mère une prostituée !" 
   Marie se gardera bien de leur répondre :  "Elle fit alors un signe vers lui.
   Ils[8] dirent : "Comment parlerons-nous à un enfant au berceau ?"
   Et à ce moment précis un miracle va se produire. L'enfant âgé de peu va se mettre à leur parler :
   Il (son fils) dit : "Je suis vraiment l'esclave[9] de Dieu. Il m'a donné le Livre, et désigné prophète[10]. Où que je sois, Il m'a fait béni ; et Il m'a enjoint, tant que je vivrai, la Prière[11] et l'impôt (légal).
   Et la charité envers ma mère. Il n'a cependant pas fait de moi un tyran, un malheureux. Et paix sur moi le jour où je naquis, et le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité comme vivant !"
   Voilà Ichoua [Jésus], fils de Marie. Parole de vérité, dont ils doutent encore !" (Coran XIX 27-34).  

Vérité mis sous scellée. 

   Cette vérité, le monde biblique la cachera à l'ensemble de leur communauté. En aucune façon les Fils d'Israël en feront mention aux gens de l'Évangile. Car il s'agit bien d'eux dont il est fait mention ici. Le Messie est venu spécialement pour eux seuls, non pour le monde entier. Selon les commentateurs coraniques, lorsque Marie enfanta, Satan s'en alla dire aux Fils d'Israël que Marie a mis au monde un enfant. Ils s'empressèrent de la rattraper et l'invitèrent à la suivre. Elle vint donc chez les siens en portant l'enfant.

   Quand ceux-ci la virent, ils lui dirent : "O Marie, ton père n'était pas un homme mauvais, ni ta mère une femme perdue ? " Elle était en effet des fils d'Aaron, frère de Moïse (sur eux la Paix !). Cela signifie qu'elle était seulement sa parente, comme quand on dit à quelqu'un : "O frère d'un tel !" pour dire "son parent". Marie répondit comme Dieu le lui avait ordonné (Coran XIX 26). Mais les voyant par la suite insister à la faire parler, elle fit un signe désignant l'enfant Ichoua (Jésus - 'Içâ) (sur lui la Paix !). Ils se mirent en colère et se dirent : "Sa moquerie envers nous, quand elle nous invite ainsi à parler à un nouveau-né, nous est plus insupportable que son adultère", et s'adressant à elle, ils lui dirent : "Comment parlerions-nous à un enfançon qui est au berceau ?" Ichoua (sur lui la Paix !) parla alors et dit : "Je suis l'esclave de Dieu. Il m'a donné le Livre et m'a fait prophète. Il m'a béni où que je sois et m'a enjoint la Prière et l'impôt (légal) tant que je vivrai." Ainsi le premier mot qu'il prononça fut de reconnaître son caractère d'esclave, afin que l'argument soit plus décisif contre qui prétendrait qu'il est Dieu.

   En parlant au berceau, en présence des gens de son peuple qui avaient calomnié sa mère, Marie, à son sujet, Ichoua (sur lui la Paix !) a rendu justice à sa mère que Dieu a innocentée à la fois par la parole de l'enfant et par la compassion du palmier envers elle. Or la plupart des sentences sont établies sur la disposition de deux témoins véridiques ; et il n'y a pas de plus véridiques que ces deux témoins-ci.

   Quatre enfants ont parlé au berceau ; ce sont : le témoin de Djouraydj, attestant qu'il est innocent de l'accusation d'adultère ; le témoin de Joseph proclamant son innocence au sujet de Zouykha (femme de Pharaon) ; le fils de la peigneuse de la fille de Pharaon, la mettant en garde contre l'impiété ; et Ichoua fils de Marie témoignant de l'innocence de sa mère.  


   Par contre, et selon l'Évangile de Barnabé, les évènements se seraient passés tout autrement. Qu'on en juge :   

   CHAPITRE IV Des anges annoncent la naissance de Jésus aux bergers. Ceux-ci, après l'avoir trouvé, l'annoncent (à leur tour)

   En ce temps-là[12], les bergers[13] étaient en train de veiller sur leur troupeau selon leur habitude. Et voici qu'ils furent environnés d'une immense splendeur. C'est alors que leur apparut un ange qui glorifiait Dieu. Les bergers furent remplis de frayeur à cause de la lumière soudaine et de l'apparition de l'ange. Aussi l'ange du Seigneur les réconforta-t-il en disant : " Voici que je vous annonce une grande joie il est né dans la ville de David[14] un enfant, prophète[15] du Seigneur. Il apporte grand salut à la maison[16] d'Israël. Ce petit enfant, vous le trouverez dans l'étable, ainsi que sa mère[17] qui glorifie Dieu ". A ces mots, survinrent[18] une multitude d'anges qui glorifiaient Dieu et annonçaient la paix à ceux qui sont de bonne volonté.
   Les anges partis, les bergers parlaient ainsi entre eux : "Allons jusqu'à Bethléem et voyons la parole que Dieu nous a annoncée par son ange ! "Beaucoup de bergers vinrent à Bethléem à la recherche du nouveau-né. Hors de la ville, ils trouvèrent le nouveau-né, couché dans l'étable comme l'ange l'avait dit. Ils le révérèrent donc et donnèrent à la mère ce qu'ils avaient tout en lui racontant ce qu'ils avaient entendu et vu. Cependant Marie conservait tout cela dans son cœur[19], de même que Joseph, et ils remerciaient Dieu. Les bergers retournèrent à leur troupeau en racontant à chacun ce qu'ils avaient vu[20].
   Aussi toute la montagne de Judée fut-elle remplie de crainte[21] et tout homme se demanda dans son cœur : " Que pensons-nous que doive être cet enfant[22] ?"


La Nativité selon la Soumission. 

   Il semble que le récit soit tout autre. Qu'on en juge :  

   "Quand Marie l'enfanta, les idoles qu'on adorait par toute la terre, en dehors de Dieu, se trouvèrent renversées, têtes en bas. Les démons en prirent peur et furent terrifiés, sans en savoir la raison. Ils se précipitèrent auprès de Satan qui se trouvait sur un trône placé au fond d'un abîme vert, à l'imitation du Trône quand il flottait sur les eaux ; il se couvrait de voiles de lumières à l'imitation de ceux qui sont près du Miséricordieux. Lorsqu'il vit leur attroupement, il eut peur, car il ne les avait jamais vu réunis tous ensemble, depuis, qu'il les avait dispersés : dès lors il ne les voyait que séparément. Il les interrogea à ce sujet : "Un tel événement, lui répondirent-ils, à dû avoir lieu sur terre, car les idoles se trouvent renversées, têtes en bas ; il n'y avait rien pour nous qui fût plus secourable pour faire périr les hommes. Nous entrions dans leurs intérieurs, de là nous parlions aux hommes et menions leur vie ; eux croyaient que c'était les idoles qui parlaient. Maintenant qu'elles sont renversées, cet événement les a rendues méprisables, vils et impuissantes aux yeux des hommes. Nous craignons que depuis lors ils ne les odorent plus. Sache que nous ne sommes venus vers toi qu'après avoir prospecté toute la terre, retourné les mers et fouillé toute chose. Pour toute information, nous n'avons réussi qu'à récolter une plus grande ignorance de l'événement." Satan leur dit : "Il doit être exceptionnel. Je sais qu'il m'a été refusé de le reconnaître. Mais ne bougez point d'ici !"

   Alors Satan s'envola pendant trois heures loin d'eux. En passant près de l'endroit où Jésus fut mis au monde, il sut que l'événement eut lieu là. Il tenta de parvenir jusqu'à Jésus par le haut, mais les têtes des Anges couvraient l'enfant, tandis que leurs épaules étaient au niveau du ciel ; il tenta venant des dessous de la terre, mais les pieds des Anges s'enfonçaient plus encore. Il essaya enfin de se frayer un chemin à travers eux, mais ils l'écartèrent. Il revint ensuite vers ses amis : "Je vous reviens, leur dit-il, après avoir fouillé tout l'univers, du levant au couchant, terre et mers et le haut firmament. J'ai parcouru tout cela en trois heures." Il leur conta la naissance du Messie et Ajouta : "On m'avait caché son avènement. Avant lui, les entrailles des femmes n'avaient jamais contenu d'enfant, sans que je l'aie appris. Jamais femme n'avait mis au monde un enfant sans que je fusse présent. Mais j'ai espoir qu'à propos de celui-ci je pourrai causer l'égarement d'un nombre d'hommes plus grand encore que ceux qui seront éclairés par lui. Il n'y a pas eu jusqu'ici de prophète qui fût aussi dur que lui pour moi comme pour vous !" (V. Tabarî, Annales, I/II ; Ibn Athir, Kamîl, I, Ghazâlî, Ihyâh, III, etc.)

   Autre variante : Satan dit aux démons : L'événement est qu'un enfant est né à une femme sans le concours d'un père. Cet enfant sera prophète de Dieu et illustre. Si aujourd'hui toutes les idoles de la terre sont tombées, sachez que plus tard cet enfant nous procurera de la joie. Ils dirent : Comment cela ? Satan dit : Beaucoup d'hommes seront mécréants à cause de lui et iront en Enfer.

   Et parmi eux de nombreuses personnes de la Torah. Comme on peut le constater, un tel récit semble totalement inconnu du monde biblique. En créant de toute pièce un récit pris au Paganisme de l'époque (dont le Mithraïsme), n'a-t-on pas voulu s'innocenter ? L'enfant a parlé à sa naissance justement pour ne pas qu'on dise pas de lui plus tard, cette parole lourde en responsabilité et en conséquence, qu'il était un divin enfant ! En effet, et contrairement à l'idée reçue, aucune prérogative divine se trouvait en lui. Et à Betléem est bien né un homme prophète non un homme-dieu. Et en cette ville, Dieu n'y a pas connu l'engendrement ou la naissance. Encore une fois, le Messie était un homme-prophète et non jamais un homme-dieu. Ne pas confondre !  (à suivre...)

 Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Récit inconnu du monde biblique. Ceux-ci ne comprennent pas pourquoi l'enfant aurait parlé. Les gens du Tri Théisme (ou Trinité) ne peuvent reconnaître comme authentique pareil récit.
[6] Pour la naissance du Messie, voir Coran XIX 16-40. 
[7] De tout temps les gens de la Bible se sont étonnés de trouver dans ce chapitre du Coran mentionner la famille d'Haroun (Aaron), frère de Mochè (Moïse). Rien d'étonnant. Ne l'oublions pas la sainte famille fait, elle-même, partie intégrante des Fils d'Israël. Et n'étaient-ils pas dans l'attente du Grand-prêtre ? Paul, lui, semble l'avoir trouvé à travers le Messie, fils de Marie (voir lettres aux Hébreux) ? 
[8] Les Fils d'Israël, les Judaïsés.
[9] Vocable qui passe mal chez les gens de la Bible. On préfère le vocable "serviteur".
[10] Affirmation de sa prophétie. En aucun cas, il est le fils du Créateur, un dieu, un homme-dieu.
[11] L'obligation était de rigueur pour lui. De notre temps, combien de gens de l'Evangile peuvent prétendre prier régulièrement ?
[12] Le jour de la naissance. Rappelons au passage que selon certains commentateurs, le Messie serait né et élevé au Paradis le dizième jour du mois de Mouhharam : le jour de 'Achoura. Quant aux gens de la Bible, ils avouent volontiers que si l'année de la naissance du Messie ne peut être établie avec certitude, le jour de sa naissance ne peut l'être d'avantage… Hippolyte (170-235), savant prêtre romain, crut pouvoir affirmer que le Messie était né le 2 avril ou encore le 2 janvier, selon qu'on traduit genesis par "naissance" ou par "conception". Dans le De Pascha Compustus, publié en 243 – et dont le texte se trouve annexé aux appendices des éditions de saint Cyprien (200-258) – l'auteur anonyme considère que le Messie, dit "soleil de justice", n'a pu naître que trois jours après l'équinoxe de printemps de l'époque, soit le 28 mars.
   Les recherches durèrent encore un siècle, au cours duquel on vit se succéder le 25 décembre, le 6 janvier, le 28 mars, le 19 avril et le 20 mai, comme date de nativité de Jésus.
   Finalement, nous disent les chroniqueurs bibliques, ce fut au IVe siècle que l'Eglise, ayant constaté l'immense popularité du mithraïsme, jugea opportun de s'approprier cette popularité en confondant la date de naissance présumée de Jésus avec celle de la "lumière nouvelle" du "Soleil Invaincu", le Sol Invictus du culte de Mithra venu d'Orient.
[13] Selon certaines recherches des gens de l'Evangile : La preuve la plus évidente que Jésus n’est pas né le 25 décembre réside peut-être dans le fait, biblique, que les bergers étaient dans les champs en train de garder leurs troupeaux cette nuit-là (Lc 2:8, 12). La saison des pluies commençait dès le mois de Boul (octobre-novembre), en automne (Dt 11:14), et le soir on mettait les troupeaux à l’abri. En Kislev, le mois suivant (le neuvième mois du calendrier juif, novembre-décembre), il faisait froid et il pleuvait (Jr 36:22 ; Ezr 10:9, 13), et Tébeth (décembre-janvier) enregistrait les températures les plus basses de l’année, les hauteurs se recouvrant parfois de neige. La présence nocturne des bergers dans les champs s’accorde donc avec les faits désignant le mois d’Éthanim, au début de l’automne, comme l’époque de la naissance de Jésus.
   Par ailleurs, il aurait été tout à fait improbable que l’empereur romain choisisse un tel mois d’hiver pluvieux pour demander à ses sujets juifs (souvent rebelles) de se rendre “chacun dans sa propre ville” dans le but de se faire enregistrer ; cela aussi infirme la thèse du mois de décembre. — Lc 2:1-3 ; voir aussi Mt 24:20…
   Rien n’indique qu’il soit né en hiver. La date du 25 décembre, couramment acceptée comme celle de la naissance de Jésus, est donc dépourvue de fondement biblique. Comme de nombreux ouvrages de référence le montrent, cette date correspond à celle d’une fête païenne. Le bibliste jésuite Urbanus Holzmeister écrivit à propos de l’origine de la fête du 25 décembre :
   “ Il est communément admis aujourd’hui qu’on a fait coïncider la célébration du 25 décembre avec la fête que les païens célébraient ce jour-là. Denys Petau [jésuite français, 1583-1652] a déjà fait remarquer avec justesse que le 25 décembre on fêtait ‘la naissance du soleil invaincu’.
   “ Les témoignages relatifs à cette fête sont : a) Le Calendrier de Furius Dionysius Filocalus, qui date de l’année 354 [de n. è.], dans lequel il est écrit : ‘ 25 décembre, la n(aissance) du (soleil) invaincu. ’ b) Le calendrier de l’astrologue Antiochus (établi vers l’an 200 [de n. è.]) : ‘ Mois de décembre [...] 25 [...]. La naissance du soleil ; les jours augmentent. ’ c) César Julien [Julien l’Apostat, empereur, 361-363 de n. è.] recommandait les jeux célébrés à la fin de l’année en l’honneur du soleil, qui était appelé ‘ le soleil invaincu ’. ” — Chronologia vitae Christi (Chronologie de la vie du Christ), Pontificium Institutum Biblicum, Rome, 1933, p. 46.
   On a dit : 1. Jésus est né un 26 septembre de l'an évangélique non un 25 décembre, tel que le forgèrent les chrétiens d'après les croyances populaires originaires de Nemrod (d'après le travail et les recherches faites à partir de l'Évangile de Luc, du docteur Farrar de la "Watch Tower Bible and Truck Society", ainsi que par le calcul du calendrier juif et islamique). 2. Selon les historiens, chercheurs et commentateurs du Coran, le fils de Marie serait né le jour d'Achoura, le dixième du premier mois lunaire appelé en arabe, mouharram. Et Dieu est plus Savant ! 3. Cela doit nous pousser à ne pas célèbrer Noël avec le monde évangélique. On respecte, mais on se garde de s'associer à une fête qui n'a aucune signification pour nous. 4. Les gens de l'Evangile ont pu, avec exactitude, nous donner la date de naissance de leurs enfants, souverains, etc., mais par contre ont été incapable de nous donner la naissance de leur divinité ? ! Preuve que les Ecrits ont bel et bien été soumis à la censure, trafiqués…
[14] Jésus devait naître à Bethléem tout simplement, dit Patrick Boistier, parce que David, Selon I Samuel, 16/1-5, était né dans ce lieu. Matthieu n'ose pas le dire, jugeant peut-être la ficelle un peu trop grosse. Il se rabat alors sur Michée (5/2), ce prophète ayant écrit bien après le règne de David :
   "Et de toi, Bethléem, petite cité de Judas, sortira le dominateur d'Israël" (Matthieu, 2/6). (Op. cit.) 
[15] Selon Luc, ce serait plutôt : un Sauveur qui est le Messie Seigneur. Dans ce cas, il peut s'agit ici, soit : 1°) - du fils de Zacharie lequel était un chef, un seigneur (en arabe, saiyidan) (Coran III 39), 2°) ou bien du fils d'Abd Allah, le prophète Mohammad. Car, il est le sauveur de l'humanité et le seigneur (le meilleur) de la création. Et non du fils de Marie. Et Dieu est plus Savant !
[16] le peuple d'Israël.
[17] aucune mention de Joseph.
[18] Il semble que ce soit une multitude de démons. Voir ce qui suit. N'oublions pas quand le Diable banni "revint ensuite vers ses amis", il leur dira : "Je vous reviens, leur dit-il, après avoir fouillé tout l'univers, du levant au couchant, terre et mers et le haut firmament. J'ai parcouru tout cela en trois heures." Il leur conta la naissance du Messie et Ajouta : "On m'avait caché son avènement. Avant lui, les entrailles des femmes n'avaient jamais contenu d'enfant, sans que je l'aie appris. Jamais femme n'avait mis au monde un enfant sans que je fusse présent. Mais j'ai espoir qu'à propos de celui-ci je pourrai causer l'égarement d'un nombre d'hommes plus grand encore que ceux qui seront éclairés par lui. Il n'y a pas eu jusqu'ici de prophète qui fût aussi dur que lui pour moi comme pour vous !"
   Autre variante : Satan dit aux démons : L'événement est qu'un enfant est né à une femme sans le concours d'un père. Cet enfant sera prophète de Dieu et illustre. Si aujourd'hui toutes les idoles de la terre sont tombées, sachez que plus tard cet enfant nous procurera de la joie. Ils dirent : Comment cela ? Satan dit : Beaucoup d'hommes seront mécréants à cause de lui et iront en Enfer.
   Comme on peut le constater, les paroles du Démon sont peu encourageantes pour l'avenir du monde biblique. Beaucoup d'entre eux à cause de lui seront mécréants !
[19] Selon Luc, Marie semble plutôt se demander qu'est-ce qui lui arrive : elle retenant tous ces événements en en cherchant le sens.
[20] Ce récit semble avoir été fabriqué de toute pièce, pour cacher en vérité, le véritable accueil que les Fils d'Israël et les Judaïsés réservèrent à Marie et à son fils. Allaient-ils confirmer à leur peuple que celui-ci s'était adressé à eux, alors qu'il venait à peine de naître (Coran XIX27-34) ? Nullement.
[21] Cette parole dans Luc, s'adresse plutôt au fils de Zacharie : "Alors la crainte s'empara de tous ceux qui habitaient alentour : et dans le haut pays de Judée tout entier on parlait de tous ces événements. Tous ceux qui les apprirent les retinrent dans leur cœur : ils se disaient : "Que sera donc cet enfant ?" Et vraiment la main du Seigneur était avec lui. (1 66).
   Elle lui semblerait plus adéquate. Ce qui pose un autre problème, celui qui dicte ici à Barnabé, est-ce le fils de Marie ou le fils de Zacharie ?
[22] S'il s'agit du fils de Marie que du bien. S'il s'agit du Démon que du mal, car il sera la cause de l'égarement d'un nombre d'hommes plus grand encore que ceux qui seront éclairés par lui…


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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07/11/06 .

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