Histoire sainte biblique

HISTOIRE DE MIKHA - LE SÂMIRY

Selon les Écritures.

Au nom de DIEU,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


L'Immolation d'une génisse jaune. La fin de non recevoir des Fils d'Israël. Dénouement.


  Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   Suite Page 8

  • La génisse à la nuque brisée. Verse et controverse. L'immolation. Le meurtrier dévoilé.

   Les Fils d’Israël gens ergoteurs ? D’après le récit de la ‘génisse’, sans aucun doute[5]. Qu’on en juge :

67. (Et rappelez-vous,) lorsque Moïse dit à son peuple[6] : "Certes Dieu vous ordonne d'immoler une génisse[7]". Ils dirent[8] : "Vas-tu nous prendre en raillerie[9] ?" Il [leur] dit[10] : "Je me réfugie[11] en Dieu d’avoir à être du nombre des ignorants".
68. - Ils dirent : "Prie[12] pour nous ton Seigneur qu'Il nous précise [clairement] ce qu'elle doit être". - Il [leur] dit : "En vérité, Il dit qu’elle doit être une génisse ni vieille ni jeune[13], d'un âge moyen, entre les deux. Faites donc ce qui vous est ordonné !".
69. - Ils dirent : "Prie ton Seigneur pour nous qu'Il nous précise [clairement] sa couleur !".
- Il dit : "En vérité, Il dit qu’elle doit être une génisse "jaune", dont la couleur est pure, qui réjouissent ceux qui la regardent".
70. - Ils dirent : "Prie ton Seigneur pour nous qu'Il nous précise [encore] ce qu'elle doit être car, pour nous, les vaches se ressemblent. Ainsi, si Dieu le veut, nous serons certainement bien guidés".
71. - Il dit : "En vérité, Il dit qu’elle doit être une génisse qui n'a pas été flétrie par le labour de la terre ni par l’arrosage du champ, sans défaut, et qui est exempte de moucheture". - Ils dirent : "A présent, tu nous as apporté la vérité !" Puis ils l'immolèrent ; mais faillirent ne pas le faire.
72. Et quand vous aviez tué un homme et vous vous querelliez à son sujet[14] !… Mais Dieu démasque[15] ce que vous dissimuliez[16].
73. Nous dîmes donc : "Frappez-le avec une partie[17] d’elle[18]". – C’est ainsi[19] que Dieu ressuscite les morts[20] et vous montre Ses signes. Peut-être comprendrez-vous[21] !
74. Ensuite, vos coeurs se sont endurcis après cela ; en vérité, ils sont devenus comme des pierres[22] ou même plus durs encore[23] ; en vérité, car il est des pierres d'où jaillissent les ruisseaux, en vérité, et il en est qui se fendent, puis l'eau en sort, en vérité, il en est qui s'affaissent par crainte de Dieu. Et Dieu n'est certainement jamais inattentif à ce que vous faites. (Coran II 68-74).







   Décryptage.

حدثنا به مـحمد بن عبد الأعلـى قال: ثنا الـمعتـمر بن سلـيـمان، قال: سمعت أيوب، عن مـحمد بن سيرين، عن عبـيدة، قال: كان فـي بنـي إسرائيـل رجل عقـيـم أو عاقر، قال: فقتله ولـيه، ثم احتـمله، فألقاه فـي سبط غير سبطه. قال: فوقع بـينهم فـيه الشرّ، حتـى أخذوا السلاح. قال: فقال أولو النُّهَى: أتقتتلون وفـيكم رسول الله صلى الله عليه وسلم؟ قال: فأتوا نبـيَّ الله، فقال: اذبحوا بقرة فقالوا: { أتَتّـخِذُنا هُزُوا قالَ أعُوذُ بـاللَّهِ أنْ أكُونَ مِنَ الـجَاهِلـينَ قالُوا ادْعُ لَنَا رَبّكَ يُبَـيِّنُ لَنا ما هي قالَ إنّهُ يَقُولُ إنَّهَا بَقَرَة } إلـى قوله:
{
فَذَبَحُوهَا وَما كادُوا يَفْعَلُونَ }
قال: فضُرب فأخبرهم بقاتله. قال: ولـم تؤخذ البقرة إلا بوزنها ذهبـا. قال: ولو أنهم أخذوا أدنى بقرة لأجزأت عنهم، فلـم يورث قاتل بعد ذلك.

   ‘Oubaidah explique ainsi ce passage : « Parmi les Fils d’Israël, il y avait un homme stérile[24] qu’un de ses proches tua et qu’il porta [nuitamment] dans une autre tribu que la sienne [afin de faire tomber la responsabilité du crime sur celles-ci]. Mais ceci provoqua des heurts au point que [chaque tribu] en vint aux armes. Les gens sensés dire alors aux adversaires : "Allez-vous vous entretuer, alors qu’il y a parmi nous l’Envoyé de Dieu (صلى الله عليه وسلم)". Ils se rendirent donc auprès du Prophète [pour qu’il désigne le vrai responsable]. Mais celui-ci leur ordonna de sacrifier une génisse. Ils dirent : "Vas-tu nous prendre en raillerie ?". Il [Moïse] répondit : "Je me réfugie en Dieu d’avoir à être parmi les ignorants". [Car Moïse connaissait déjà la raison profonde de ce sacrifice. Les Fils d’Israël, réticents, demandèrent des précisions] puis finalement "Ils la sacrifièrent alors mais avaient failli ne pas le faire".
   Il dit : « [Le mort] fut frappé [avec un membre de la génisse]. [Celui-ci revint à la vie et] désigna son meurtrier. Quant à la génisse, elle avait été acquise au prix de son poids en or ». Il dit : « S’ils avaient pris une simple vache cela eût suffit. Et après ceci, le meurtrier perdit l’héritage…

قال ابن عبـاس: فلو اعترضوا بقرة فذبحوها لأجزأت عنهم، ولكنهم شدّدوا وتعنتوا موسى، فشدد الله علـيهم

   Et le fils d’Abbas d’ajouter : « S’ils avaient pris une simple vache cela eût suffit mais ils insistèrent tant auprès de Moïse pour avoir des précisions que Dieu aggrava la difficulté. »

  • L’expiation d’un meurtre selon la Torah.

   D’après le Deutéronome (21 1 3, 8) l’expiation pour un meurtre dont l’auteur est inconnu sera l’immolation d’une génisse « qu’on a pas encore fait travailler et qui n’a pas encore tiré au joug » [25]. Qu’on en juge :

א כִּי-יִמָּצֵא חָלָל, בָּאֲדָמָה אֲשֶׁר יְהוָה אֱלֹהֶיךָ נֹתֵן לְךָ לְרִשְׁתָּהּ, נֹפֵל, בַּשָּׂדֶה: לֹא נוֹדַע, מִי הִכָּהוּ.
ב וְיָצְאוּ זְקֵנֶיךָ, וְשֹׁפְטֶיךָ; וּמָדְדוּ, אֶל-הֶעָרִים, אֲשֶׁר, סְבִיבֹת הֶחָלָל. ג וְהָיָה הָעִיר, הַקְּרֹבָה אֶל-הֶחָלָל--וְלָקְחוּ זִקְנֵי הָעִיר הַהִוא עֶגְלַת בָּקָר, אֲשֶׁר לֹא-עֻבַּד בָּהּ, אֲשֶׁר לֹא-מָשְׁכָה, בְּעֹל. ד וְהוֹרִדוּ זִקְנֵי הָעִיר הַהִוא אֶת-הָעֶגְלָה, אֶל-נַחַל אֵיתָן, אֲשֶׁר לֹא-יֵעָבֵד בּוֹ, וְלֹא יִזָּרֵעַ; וְעָרְפוּ-שָׁם אֶת-הָעֶגְלָה, בַּנָּחַל. ה וְנִגְּשׁוּ הַכֹּהֲנִים, בְּנֵי לֵוִי--כִּי בָם בָּחַר יְהוָה אֱלֹהֶיךָ לְשָׁרְתוֹ, וּלְבָרֵךְ בְּשֵׁם יְהוָה; וְעַל-פִּיהֶם יִהְיֶה, כָּל-רִיב וְכָל-נָגַע. ו וְכֹל, זִקְנֵי הָעִיר הַהִוא, הַקְּרֹבִים, אֶל-הֶחָלָל--יִרְחֲצוּ, אֶת-יְדֵיהֶם, עַל-הָעֶגְלָה, הָעֲרוּפָה בַנָּחַל. ז וְעָנוּ, וְאָמְרוּ: יָדֵינוּ, לֹא שפכה (שָׁפְכוּ) אֶת-הַדָּם הַזֶּה, וְעֵינֵינוּ, לֹא רָאוּ. ח כַּפֵּר לְעַמְּךָ יִשְׂרָאֵל אֲשֶׁר-פָּדִיתָ, יְהוָה, וְאַל-תִּתֵּן דָּם נָקִי, בְּקֶרֶב עַמְּךָ יִשְׂרָאֵל; וְנִכַּפֵּר לָהֶם, הַדָּם. ט וְאַתָּה, תְּבַעֵר הַדָּם הַנָּקִי--מִקִּרְבֶּךָ: כִּי-תַעֲשֶׂה הַיָּשָׁר, בְּעֵינֵי יְהוָה.

«إِذَا وُجِدَ قَتِيلٌ فِي الأَرْضِ التِي يُعْطِيكَ الرَّبُّ إِلهُكَ لِتَمْتَلِكَهَا وَاقِعاً فِي الحَقْلِ لا يُعْلمُ مَنْ قَتَلهُ يَخْرُجُ شُيُوخُكَ وَقُضَاتُكَ وَيَقِيسُونَ إِلى المُدُنِ التِي حَوْل القَتِيلِ. فَالمَدِينَةُ القُرْبَى مِنَ القَتِيلِ يَأْخُذُ شُيُوخُ تِلكَ المَدِينَةِ عِجْلةً مِنَ البَقَرِ لمْ يُحْرَثْ عَليْهَا لمْ تَجُرَّ بِالنِّيرِ. وَيَنْحَدِرُ شُيُوخُ تِلكَ المَدِينَةِ بِالعِجْلةِ إِلى وَادٍ دَائِمِ السَّيَلانِ لمْ يُحْرَثْ فِيهِ وَلمْ يُزْرَعْ وَيَكْسِرُونَ عُنُقَ العِجْلةِ فِي الوَادِي. ثُمَّ يَتَقَدَّمُ الكَهَنَةُ بَنُو لاوِي - لأَنَّهُ إِيَّاهُمُ اخْتَارَ الرَّبُّ إِلهُكَ لِيَخْدِمُوهُ وَيُبَارِكُوا بِاسْمِ الرَّبِّ وَحَسَبَ قَوْلِهِمْ تَكُونُ كُلُّ خُصُومَةٍ وَكُلُّ ضَرْبَةٍ - وَيَغْسِلُ جَمِيعُ شُيُوخِ تِلكَ المَدِينَةِ القَرِيبِينَ مِنَ القَتِيلِ أَيْدِيَهُمْ عَلى العِجْلةِ المَكْسُورَةِ العُنُقُِ فِي الوَادِي وَيَقُولُونَ: أَيْدِينَا لمْ تَسْفِكْ هَذَا الدَّمَ وَأَعْيُنُنَا لمْ تُبْصِرْ. اِغْفِرْ لِشَعْبِكَ إِسْرَائِيل الذِي فَدَيْتَ يَا رَبُّ وَلا تَجْعَل دَمَ بَرِيءٍ فِي وَسَطِ شَعْبِكَ إِسْرَائِيل. فَيُغْفَرُ لهُمُ الدَّمُ. فَتَنْزِعُ الدَّمَ البَرِيءَ مِنْ وَسَطِكَ إِذَا عَمِلتَ الصَّالِحَ فِي عَيْنَيِ الرَّبِّ.

1 "Si l'on trouve, dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne en possession, un cadavre gisant en plein champ, et que l'auteur du meurtre soit resté inconnu, 2 tes anciens et tes juges s'y transporteront, et mesureront la distance jusqu'aux villes situées autour du cadavre. 3 La ville la plus rapprochée du cadavre étant déterminée, les anciens de cette ville prendront une jeune vache qu'on n'aura pas encore employée au travail, qui n'aura porté aucun joug. 4 Ces anciens feront descendre la génisse dans un bas-fond sauvage, où on ne laboure ni ne sème, et là, dans ce bas-fond, ils briseront la nuque à la génisse. 5 Puis s'avanceront les pontifes, descendants de Lévi; car ce sont eux que l'Éternel, ton Dieu, a désignés pour le servir, pour prononcer les bénédictions en son nom, et c'est par eux qu'est jugé tout débat, tout dommage. 6 Et tous les anciens de la ville en question, comme voisins du cadavre, se laveront les mains sur la génisse dont on a brisé la nuque dans le bas-fond. 7 Et ils diront tour à tour: "Nos mains n'ont point répandu ce sang-là, et nos yeux ne l'ont point vu répandre. 8 Pardonne à ton peuple Israël, que tu as racheté, Seigneur! Et n'impute pas le sang innocent à ton peuple Israël!" Et ce sang leur sera pardonné. 9 Toi, cependant, tu dois faire disparaître du milieu de toi le sang innocent, si tu veux faire ce qui est juste aux yeux de l'Éternel.

   Variante. Version du commentateur coranique.

   Selon l'Imam Tabârany [extraits] :

وَالْقِصَّةُ فيه مَا رُويَ: أنَّ بَنِي إسْرَائِيْلَ قِيْلَ لَهُمْ فِي التَّوْرَاةِ: أَيَّمَا قَتِيْلٍ وُجِدَ بَيْنَ قَرْيَتَيْنِ فَلْيُقَسْ إلَى أيِّهمَا أقْرَبُ؛ ثُمَّ لِيُؤْخَذْ لأَهْلِ تِلْكَ الْقَرْيَةِ وَلْيَحْلِفْ خَمْسُونَ شَيْخاً مِنْ شُيُوخِهِمْ باللهِ مَا قَتَلُوهُ وَلاَ عَلِمُواْ لَهُ قَاتِلاً. فَقَتَلَ رَجُلاَنِ مِنْ بَنِي إِسْرَائِيْلَ ابْنَ عَمٍّ لَهُمَا اسْمُهُ عَامِيْلُ لِيَرِثَاهُ؛ وَكَانَتْ لَهُمَا ابْنَةُ عَمٍّ حَسَنَةٍ، فَخَافَا أنْ يَنْكِحَهَا؛ فَقَتَلاَهُ لِذَلِكَ وَحَمَلاَهُ إلَى جَانِب قَرْيَةٍ فَأُخِذَ أهْلُ تِلْكَ الْقَرْيَةِ بهِ فَجَاءُواْ إلَى مُوسَى عليه السلام، وَقَالُواْ: أُدْعُ اللهَ تَعَالَى أنْ يُطْلِعَنَا عَلَى قَاتِلِهِ، فَأَوْحَى اللهُ إلَيْهِ: امُرْهُمْ أنْ يَذْبَحُواْ بَقَرَةً، فَأَمَرَهُمْ بذَلِكَ لِيُضْرَبَ الْمَقْتُولُ ببَعْضِ تِلْكَ الْبَقَرَةِ فَيَحْيَى فَيُخْبرَهُمْ بمَنْ قَتَلَهُ. فَـ: { قَالُوۤاْ أَتَتَّخِذُنَا هُزُواً }؛ أي تستهزئُ بنا يا موسَى حين سألناكَ عن القتلِ وتأمرُنا بذبحِ بقرةٍ!! وإنَّما قالوا ذلك لتباعُدِ الأمرين في الظاهرِ؛ ولَم يَدْرُوا ما الحكمةُ فيه. تفسير التفسير الكبير / للإمام الطبراني

   Le récit. On a transmis que : Qu’on a dit aux Fils d’Israël dans la Torah[26] : Si on trouve un tué entre deux villages, qu’on mesure vers quel village est-il le plus près. Puis, qu’on prenne des gens de ce village, et que jurent, par Dieu, cinquante personnes anciennes d’entre leurs vieillards qu’ils ne l’ont pas tué et qu’ils ne connaissent pas l’assassin.

   Conclusion. Rien de comparable avec la Torah actuelle entre les mains des gens de la Synagogue et de la Torah. Pourquoi ? En effet, le texte relatant l'assassinat de ce fils d'Israël manque au texte biblique, comme la cause qui fera instituer cette loi entre les Tribus. N'oublions pas le rôle futur que doit jouer la 'vache rousse' au sein du peuple et d'après les gens de la Synagogue et de la Torah[27]. Secundo : Le récit de cet homme trouvé mort assassiné appartient uniquement à lui seul (Coran II 68-74). Pour trouver le coupable on devra immoler une génisse précise. Cela fait, en aucun cas il faudra recommencer le même geste comme rapporté dans le texte ci-joint : "(...) les anciens de cette ville prendront une jeune vache qu'on n'aura pas encore employée au travail, qui n'aura porté aucun joug..." ; mais au contraire "que jurent, par Dieu, cinquante personnes anciennes d’entre leurs vieillards qu’ils ne l’ont pas tué et qu’ils ne connaissent pas l’assassin.". Cette interprétation des rabbanim vient des faussaires, de ceux qui ont falsifié la Torah originelle, pour des raisons qui leurs sont propres, mais qui démontrent au passage combien l'amour du 'veau d'or' à eu un impact, une emprise certaine sur eux, sur leurs propres croyances. Bien que les gens de la Torah disent différer de la secte les 'samaritains', ils restent proches en croyances et pratiques, même son de cloche avec une autre secte du judaïsme : le Pharisianisme.  
   Enfin, il est bien évident qu’aucun individu du monde de la Synagogue et de la Torah ne peut accepter ce récit coranique révélé par leur Créateur (Coran II 68-74). Pour preuve :

   Haï Bar-Zeev : Le Coran relate que Moïse avait demandé de prendre une vache rousse, pure, n’ayant jamais porté le joug, de l’égorger et de frapper avec un de ses membres un homme assassiné, car Dieu ressuscite les morts. Les Juifs se seraient opposés à ce rite, jusqu’à provoquer la colère de Moïse[28].
   Le Coran agrège deux histoires de façon fantaisiste. Les cendres d’une vache rousse sacrifiée servaient à purifier toute personne ayant été en contact avec un cadavre[29] et voulant pénétrer dans le Temple ou consommer de la nourriture consacrée[30] et cela sans aucune référence à un crime. Ce rite fut en vigueur durant plus de mille cinq cent ans.
   Sans rapport avec la vache rousse, le Pentateuque parle d’un autre rite, dit de la génisse à la nuque brisée. Trouvant le corps d’une personne assassinée, et ignorant l’identité du meurtrier, les juges mettent à mort une génisse en lui brisant la nuque et déclarent : « Seigneur, n’impute pas le sang innocent à Ton peuple, Israël ! » [31]. La Torah précise[32] que cette loi ne s’applique que sur le territoire d’Israël[33] ; Moïse, n’en ayant jamais foulé le sol n’a pu la pratiquer. Les juifs quant à eux, ne manquèrent pas de la respecter ; ce rite[34] fut abandonné dans la période précédant la destruction du deuxième Temple[35].
   Les juifs de Médine, pouvaient-ils accepter comme maître et guide celui qui leur racontait leur propre Torah de telle manière[36] ? Ils le tournèrent probablement en dérision. Mohammad laissa alors libre cours à sa colère[37]. Selon la tradition, il fit exiler la première tribu juive de Médine quelques mois plus tard[38].
   On pourrait penser que Mohammad n’a jamais attribué rien de semblable à Moïse, mais qu’après sa mort, des scribes[39] rédigèrent ce passage du Coran d’après leurs connaissances approximatives du Pentateuque[40]. (Une lecture juive du Coran. Edit. Berg International Editeurs.).

   Nous dirons : Changer une loi, un rite par un autre, est chose coutumière chez les gens de la Synagogue et de la Torah, et ceci jusqu’à nos jours. Il faut bien vivre avec son temps, clame le séculaire ! Secundo : « Ce rite fut en vigueur durant plus de mille cinq cent ans. », ceci selon la parole d’un homme du monde toranique, laquelle n’est pas parole de la Torah originelle. Des cendres d’une ‘vache rousse’ sacrifiée servant à purifier… pourquoi ne pas se purifier avec de l’eau tout simplement ? Pourquoi passer par un pareil rite ? Voilà un rite bien étrange qui semble être pris tout droit du Paganisme et introduit par les rabbanim dans leur Culte. Selon Maïmonide, le sens du culte sacrifiel trouve son origine dans les cultes idolâtres. Dieu, en sortant le peuple d’Israël d’Égypte, n’a pas voulu lui imposer un culte dépouillé de tout rituel, mais a demandé d’orienter ce culte sacrifiel vers Dieu seul. Comprendra qui voudra ! Troisièmement : Le rite dit de "la génisse à la nuque brisée" remplace cette loi que nous avons mentionnée et censurée par le monde de la Synagogue et de la Torah à savoir : « Si on trouve un tué entre deux villages, qu’on mesure vers quel village est-il le plus près. Puis, qu’on prenne des gens de ce village, et que jurent, par Dieu, cinquante personnes anciennes d’entre leurs vieillards qu’ils ne l’ont pas tué et qu’ils ne connaissent pas l’assassin. » Et cette loi vint juste d’entrer en pratique après l’incident de la ‘génisse’ révélé dans le sceau des Écritures : le Coran. Ce sont les rabbanim qui ont voulu en faire un récit contraire avec toute réalité et surtout changer cette loi qui correspondait un peu trop aux lois coraniques. Enfin ce sont les scribes qui ont tronqué ce récit de la ‘génisse’, et aux rabbanim d’approuver. Quatrièmement : « La Torah précise que cette loi ne s’applique que sur le territoire d’Israël ». Disons plutôt en « Terre de Canaan » ou en « Terre sainte ». Le ‘territoire d’Israël’ est une phrase inventée, préconisée par les rabbanim, puis reprise plus tard par leurs successeurs. Et ce territoire et cette ville sainte : Jérusalem appartiennent, en tout premier, à leur Créateur. Secundo : ‘Ce rite fut abandonné…’, les Hébreux de Terre sainte de nos jours ont tout loisir de remettre ce rite en fonction[41], et concernant "la génisse à la nuque brisée" ; pourquoi n’est-il pas remis en pratique, mise en application dans leurs lois quotidiennes, de leur société dite ‘démocratique’ ? Pourquoi ce retard ? Cinquièmement : Ce récit de la ‘génisse’ et son rite, après la venue du Prophète Ahmad (صلى الله عليه وسلم), sera purement tronqué ; on s’emploiera à lui donner une toute autre signification, à le falsifier ! Ne mettait-il pas en valeur : 1) le peu de foi des Fils d’Israël en Moïse et à obtempérer à ses ordres, 2) aux miracles, 3) à la Résurrection des morts venant témoigner comme dans ce récit, 4) qu’ils sont avant tout, eux, un peuple d’ergoteurs peu prompt à répondre à l’appel de leur Seigneur, à L’adorer, et surtout à Lui obéir sans murmurer ni broncher ? Donc, gênant puisqu’il dévoilait en partie des attitudes peu enviables du monde toranique, d’où la nécessité de le censurer. (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !

[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Et cet un enseignement, pour le Croyant soumis, à ne pas les imiter.
[6] Deux récits distincts vont suivre pour former une seule et même histoire, selon le commentateur. Nous montrant ainsi leur perfidie et le reproche sévère qui s’en suit. Aussi pourquoi dans le récit on nous parle tout d’abord de la victime et ensuite de l’immolation de la génisse ? Selon Khâzan pour nous montrer en autre : (…) Premièrement : Le sévère reproche qui leur est adressé suite à leur peu d’empressement à obtempérer aux ordres divins et de les suivre… Deuxièmement : Le reproche sévère d’avoir tué quelqu’un alors que cela leur est interdit. Si donc le récit de la victime avait été exposé en premier cela aurait fait un seul et même récit, et on n’aurait pas pu découvrir le pourquoi d’un reproche aussi sévère à leur encontre, leur perfidie. Pour cela, la mention de l’immolation passe en premier, puis vient la peine encourue, le châtiment, par le rappel de la victime.

فإن قلت كان حق القصة أن يقدم ذكر القتيل أولاً، ثم ذكر ذبح البقرة بعد ذلك. فما وجه ترتيب هذه القصة على هذا الترتيب؟ قلت: وجهه أن الله لما ذكر من قصص بني إسرائيل وما وجد من خياناتهم تقريعاً لهم على ذلك وما وجد فيهم من الآيات العظيمة، وهاتان قصتان كل واحدة منهما مستقلة بنوع من التقريع وإن كانتا متصلتين متحدتين في نفس الأمر، فالأولى لتقريعهم على ترك المسارعة إلى امتثال الأمر وما يتبعه والثانية لتقريعهم على قتل النفس المحرمة فلو قدم قصة القتيل على قصة الذبح لكانت قصة واحدة ولذهب الغرض من تثنية التقريع، فلهذا قدم ذكر الذبح أولاً ثم عقبه بذكر القتل. تفسير لباب التأويل في معاني التنزيل/ الخازن  

   Si on a dit : Quel bénéfice a-t-on de frapper la victime avec une partie de l’animal, Dieu le Très-Haut étant Capable, depuis le début, de le ramener à la vie sans qu’il soit frappé par une chose quelconque ? Nous dirons : Le bénéfice à tirer de cela est que ce soit là la preuve la plus solide et surtout l’éloignement de toute astuce, ruse, artifice ; afin que ne vienne pas à l’esprit d’aucun que Moïse a donné la vie en frappant la victime par l’intermédiaire de la Magie, et l’astuce, la ruse, l’artifice ici étant ce moyen [frauduleux] pour faire revivre la victime ! Et lorsqu’il a frappé la victime avec une partie de la génisse la suspicion disparue, apprenant à tous que cela venait de Dieu le Très-Haut et que Son ordre était ainsi.
   Si on dit : Pourquoi pas leur ordonner d’immoler avec autre bête qu’une génisse ? Nous dirons : La parole de dire avec autre que la génisse, même si cela leur aurait été commandé ; tout cela ce serait passé comme la parole de la génisse et de son immolation…
   Le bénéfice à en tirer est de se rapprocher, pour le texte coranique, de ce qui était une habitude pratiquée chez eux. Chez eux, un tel sacrifice avait beaucoup de valeur à leurs yeux. De plus, il nécessite beaucoup d’efforts et difficultés pour arriver à trouver une génisse de ce genre, beaucoup d’argent aussi car la personne en demandera un prix très très élevé.

فإن قلت ما فائدة ضرب القتيل ببعض البقرة والله تعالى قادر على أن يحييه ابتداء من غير ضرب بشيء؟ قلت: الفائدة فيه أن تكون الحجة أوكد وعن الحيلة أبعد لاحتمال أن يتوهم متوهم أن موسى عليه السلام، إنما أحياه بضرب من السحر والحيلة فإذا أحيي القتيل، عندما ضرب ببعض البقرة انتفت الشبهة، وعلم أن ذلك من عند الله تعالى وبأمره كان ذلك. فإن قلت: هلا أمروا بذبح غير البقرة؟ قلت: الكلام في غير البقرة لو أمروا به كالكلام في البقرة ثم في ذبح البقرة فوائد منها التقرب بالقرآن على ما كانت العادة جارية عندهم، ومنها أن هذا القربان كان عندهم من أعظم القرابين ومنها تحمل المشقة العظيمة في تحصيلها بتلك الصفة ومنها حصول ذلك المال العظيم الذي أخذه صاحبها من ثمنها.

[7] On a dit : (البقرة) Vache, génisse… Bête employée pour le labour, en arabe. Naguère, les animaux domestiques étaient employés à de nombreuses tâches dans l’agriculture. Ils le sont toujours dans certaines parties du monde.

البقرة هي الأُنثى من البقر يقال: هي مأخوذة من البَقْر وهي الشق، سميت به لأنها تشقَّ الأرض للحراثة.
والقصة فيه أنه كان في بني إسرائيل رجل غني وله ابن عم فقير لا وارث له سواه، فلما طال عليه موته قتله ليرثه، وحمله إلى قرية أُخرى وألقاه بفنائهم، ثم أصبح يطلب ثأره وجاء بناسٍ إلى موسى يدعي عليهم القتل، فسألهم موسى فجحدوا، واشتبه أمر القتيل على موسى، قال الكلبي: وذلك قبل نزول القَسَامة في التوراة، فسألوا موسى أن يدعو الله ليبيَّن لهم بدعائه، فأمرهم الله بذبح بقرة تفسير معالم التنزيل/ البغوي

[8] Preuve qu’ils sont gens désobéissants. S’ils obtempéraient aux ordres divins, ils n’auraient jamais parlé ainsi à leur prophète.
[9] Ou moquerie, etc. Nous nous te demandons au sujet du meurtrier, et toi tu nous commandes d’immoler une génisse ! Ils dirent ceci car ils étaient, en apparence, devant deux ordres et ils ne percevaient pas la sagesse à tirer de cela (Baghwy).

نحن نسألك عن أمر القتيل وتأمرنا بذبح البقرة!! وإنما قالوا ذلك لبعد ما بين الأمرين في الظاهر، ولم يدروا ما الحكمة فيه، تفسير معالم التنزيل/ البغوي

[10] En langage courant : il leur répondit… Ce genre de tournure est peu fréquent en arabe, fréquent en français.
[11] Plus précis que la formule : Que Dieu me garde… car elle implique la personne elle-même.
[12] Prie ou invoque et non demande comme traduit chez certains traducteurs en langue française. Les fils d’Israël devaient nécessairement passer par leurs prophètes pour toute demande.
[13] Traduit par : vierge. Mais ici il s’agit de parler de l’âge d’un animal seulement. D'où le sens.
[14] Pour connaître le coupable…
[15] Dévoile. Est Celui qui fait apparaître… manifeste au grand jour…
[16] S’adresse notamment au meurtrier.
[17] Baghwy : Les avis divergent concernant la ‘partie’ qui servit à frapper la victime décédée. (…)

{ فَقُلْنَا ٱضْرِبُوهُ } يعني القتيل { بِبَعْضِهَا } أي ببعض البقرة، واختلفوا في ذلك البعض، فقال ابن عباس رضي الله عنه وأكثر المفسرين: ضربوه بالعظم الذي يلي الغضروف وهو المقتل، وقال مجاهد وسعيد بن جبير: بعَجْبِ الذنب لأنه أول ما يخلق وآخر ما يبلى، ويُركَّب عليه الخَلْق، وقال الضحاك: بلسانها، وقال الحسين بن الفضل: هذا أدَلُّ بها لأنه آلة الكلام، وقال الكلبي وعكرمة: بفخذها الأيمن، وقيل: بعضو منها لا بعينه، ففعلوا ذلك فقام القتيل حياً بإذن الله تعالىٰ وأوداجه، أي عروق العنق، تشخب دماً وقال: قتلني فلان، ثم سقط ومات مكانه فحرم قاتله الميراث، وفي الخبر: «ما ورث قاتل بعد صاحب البقرة» وفيه إضمار تقديره: فضرب فحيي { كَذَٰلِكَ يُحْىِ ٱللَّهُ ٱلْمَوْتَىٰ } كما أحيا عاميل، { وَيُرِيكُمْ آيَـٰتِهِ لَعَلَّكُمْ تَعْقِلُونَ } قيل تمنعون أنفسكم من المعاصي. تفسير معالم التنزيل/ البغوي

   On dira : Avoir quoi il sera frappé est non précisé, d’où : avec un os, avec son oreille, avec la cuisse droite, avec la langue de l’animal, avec sa queue… Mais le texte coranique ne précise rien sur ce sujet. Le texte voudrait laisser le choix... Une chose est sûre un miracle va se dérouler sous leurs yeux : un homme mort va ressusciter, dénoncer son meurtrier, puis mourra de nouveau… sous leurs yeux. Croiront-ils à ce miracle dont le meurtrier ? Là est toute la question.
   Au temps du Messie lorsque celui-ci ressuscita des morts, par la permission de son Seigneur et moyennant la foi ; ils mécrurent pour bon nombre d’entre eux. Dirent qu’ils avaient à faire là à un sorcier fils d’une sorcière (Coran LXI 6) !
[18] La génisse.
[19] Soit : Comme Dieu a ressuscité ‘Âmîl (la victime) par l’intermédiaire de la génisse. { كذلك } أي كما أحيا الله عاميل صاحب البقرة
[20] Le jour de la Résurrection.
[21] Vous raisonnerez ! Vous éloignerez vous-mêmes de la désobéissance…
[22] Khâzan : Si on dit : Pourquoi cette ressemblance des cœurs avec la pierre ? Et pourquoi ne pas les faire ressembler au fer qui est beaucoup plus dur que la pierre ?
   Nous dirons : Tout simplement parce que le fer peut s’amollir au contact du feu, et c’est ce qui se passa avec David (صلى الله عليه وسلم). Quant à la pierre, elle ne peut s’amollir en aucun cas. Ensuite, Dieu a choisi la pierre au cœur dur et Il dit : « en vérité, car il est des pierres d'où jaillissent les ruisseaux, ». On a dit que cela concernait l’ensemble des pierres. On a dit aussi que cela concernait la « pierre » frappée par Moïse (صلى الله عليه وسلم) pour donner à boire aux Tribus. Elles se fendent et d’elles jaillissent et sort de l’eau en grande quantité : « en vérité, et il en est qui se fendent, puis l'eau en sort » C’est-à-dire : des sources donnant naissance à des rivières… « en vérité, il en est qui s'affaissent par crainte de Dieu. » Elles tombent du sommet de la montagne à son pied. Et la « crainte » est une expression pour se sauver et venir ainsi à obtempérer à l’ordre de Dieu… Et vos cœurs ô assemblée des Juifs ! ils ne s’amollissent ni ne craignent pas !
   Et si l’on en vient à dire : La pierre est un solide qui ne réfléchit et ne comprend pas, comment peut-elle craindre ? Nous dirons : Dieu le Très-Haut est Capable et Puissant pour qu’elle comprenne. Aussi les solides réfléchissent et craignent par Son inspiration. Et l’École des gens de la Tradition : Dieu le Très-Haut, certes, a mis dans les solides et les animaux une science et une sagesse inaccessibles que par/pour Lui. Pour eux : prière et  chant de pureté. Pour preuve Sa parole : Et il n’est chose aucune qui ne chante pureté en Le louant. (Coran XVII 44). De même : « et aussi les oiseaux, par volées : chacun, certes, a appris sa prière et son chant. » (Coran XXIV 41).

{ أو } قيل: أو بمعنى بل وقيل بمعنى الواو أي و { أشد قسوة } فإن قلت: لم شبه قلوبهم بالحجارة ولم يشبهها بالحديد وهو أشد من الحجارة وأصلب. قلت: لأن الحديد قابل للين بالنار وقد لان لداود عليه الصلاة والسلام والحجارة ليست قابلة للين فلا تلين قط. ثم فضل الحجارة على القلب القاسي فقال { وإن من الحجارة لما يتفجر منه الأنهار } قيل: أراد به جميع الحجارة وقيل أراد به الحجر الذي كان يضرب عليه موسى ليسقي الأسباط والتفجير التفتح بالسعة والكثرة { وإن منها لما يشقق فيخرج منه الماء } يعني العيون الصغار التي دون الأنهار { وإن منها لما يهبط من خشية الله } أي ينزل من أعلى الجبل إلى أسفله، وخشيتها عبارة عن انقيادها لأمر الله وأنها لا تمتنع عما يريد منها، وقلوبكم يا معشر اليهود لا تلين ولا تخشع. فإن قلت: الحجر جماد لا يعقل ولا يفهم فكيف يخشى؟ قلت: إن الله تعالى قادر على إفهام الحجر والجمادات فتعقل وتخشى بإلهامه لها، ومذهب أهل السنة إن الله تعالى أودع في الجمادات والحيوانات، علماً وحكمة لا يقف عليهما غيره فلها صلاة وتسبيح وخشية يدل عليه قوله:
{
وإن من شيء إلا يسبح الله بحمده }
[الإسراء: 44] وقال تعالى:

{
والطير صافات كل قد علم صلاته وتسبيحه }
[النور: 41] فيجب على المرء الإيمان به وبكل علمه إلى الله تعالى

[23] Comparer : Bible. Cf. Ezéch. 11 19 ; 36 26.
   On a dit (36 26) : Il ne suffit pas à la sainteté divine de détruire le mal ; elle veut encore rétablir le bien. C'est ce qu'elle ne peut opérer que par un changement intérieur et radical, la création d'un cœur nouveau.
   Le cœur naturel de l'homme est comparé à un cœur de pierre, c'est-à-dire insensible aux attraits divins (voir 11.19), le cœur nouveau à un cœur de chair, que les bienfaits et les châtiments de Dieu touchent profondément (voir même passage). C'est ici l'œuvre de l'envoi du Saint-Esprit qui ne s'est pas accomplie pour la masse du peuple juif, par sa propre faute. (levangile.com)
   "Supprimez donc l’impureté de votre coeur, et cessez de raidir votre cou." (DEUTERONOME. X, 16).
[24] Autre variante : âgé. N’ayant pas d’enfants héritiers.
[25] Façon pour se mettre ainsi à l’abri de la « vengeance du sang », selon les rabbanim.
Rachi (Nom. 19) : Ils rompront On rompt la nuque avec une hachette. Le Saint béni soit-Il a dit : « Vienne une génisse âgée d’un an qui n’a pas produit de fruits, et qu’on lui rompe la nuque dans un endroit qui ne produit pas de fruits, pour expier le meurtre de cet homme, à qui l’on n’a pas laissé le temps de produire des fruits ! » (Sota 46a).
Et leur sera pardonné le sang Le texte leur promet que puisqu’ils ont fait cela, leur péché leur sera pardonné (Sota 46a).
   Peut-on croire un seul instant que le divin Législateur ordonne d'abattre un animal de cette façon ? Pour l'homme de la Synagogue, sans aucun doute. Pour l'homme éclairé, censé, non jamais. Preuve que tout ceci est d'institution humaine, non divine, rabbinique, de sectes comme la Pharisianisme ; introduit volontairement dans le texte biblique pour justifier une croyance prise du Paganisme égypto-gréco-romain. Et Dieu est plus Savant !
[26] Quelque peu différent avec la Torah actuelle. Comparez avec le texte ci-contre.
[27] Depuis la disparition de la vache rousse, sommes-nous tous impurs ? La reponse est oui!
Mais il faut dire aussi que c'est sans im
portance car cette cendre etait en grande parti utilisee pour purifier les Cohanim (pretres) pour leurs services au Temple (col.fr/forum) ?
Les sacrifices égyptiens de la vache rousse remplacent des sacrifices plus anciens d'humains roux qu'ils faisaient pour le culte d'Osiris.
En Mésopotamie (Harran) il y avait un rite semblable où des hommes roux aux joues rouges étaient offerts en sacrifice par des prêtes aussi habillés en rouge, à Mars, le dieu rouge.
Ailleurs dans les cultures méditerranéennes et du Proche Orient toutes sortes d'animaux roux étaient sacrifiées. Les romains sacrifiaient même des poupées rousses pour neutraliser la mauvaise influence de certaines étoiles.

   Moïse pâlit
Le Midrache relate que Moïse fut l’unique être humain auquel fut accordée la compréhension de cette loi. « A toi, dit D.ieu à Moïse, Je vais révéler le sens de la “vache” ; pour tout autre individu cela restera un 'Hok. » Et pourtant, Moïse lui aussi ressentit une grande difficulté à accepter cette loi, comme nous le lisons dans le récit midrachique.
Dans tout ce que D.ieu enseignait à Moïse, Il lui indiquait à la fois la façon dont se produisait la contamination et le mode de purification. Quand D.ieu en arriva aux lois concernant celui qui avait été en présence d’un cadavre, Moïse lui dit : « Maître de l’univers ! Si l’un de nous est ainsi contaminé, comment peut-il se purifier ? » D.ieu ne lui répondit pas. A ce moment-là, Moïse pâlit.
Quand D.ieu arriva à la section de la “vache rousse”, Il dit à Moïse : « Voici le mode de purification. » Moïse s'exclama : « Maître de l’univers ! Ceci est une purification ? » D.ieu répondit : « Moïse, c’est un 'Hok, une loi que J’ai décrétée et aucune créature ne peut comprendre pleinement Mes décrets. »
Le mystère de la mort
Le départ d’une âme d’un corps nous est incompréhensible. Il ne s’agit pas de rationalité. Nous comprenons la fragilité de la vie, la nature éphémère de tout ce qui est physique. Mais dans le cœur de notre cœur, nous refusons de l’accepter. Quelles que soient les explications de notre esprit, nous rejetons le concept de la mort. Il est encore plus difficile d’accepter qu’il puisse exister un processus qui s’y applique, et plus difficile encore, de guérir le terrible vide que laisse celui qui est parti…
C’est la raison pour laquelle Moïse pâlit en entendant les lois rituelles de la mort. Ce n’était pas le fait qu'il ne comprenait pas comment la tache spirituelle de la mort peut être purifiée. En fait, Moïse fut le seul être humain auquel fut révélé le sens de la ‘vache’. Son esprit était satisfait mais cela n’apportait rien au tumulte de son cœur. Il ne pouvait comprendre comment la souffrance de la mort peut être adoucie.
Et D.ieu répondit : « Moïse, c’est un 'Hok, une loi que J’ai décrétée. » Certaines choses dépassent tellement Mes créatures qu’elles ne peuvent être surmontées que par la soumission à un commandement absolu émanant d’une autorité absolue. C’est la raison pour laquelle J’ai donné des lois pour vous guider concernant ce qu’il y a à faire lorsque vos vies sont touchées par la mort. Ce sont des lois irrationnelles, mais seules de telles lois peuvent permettre que vous vous repreniez plus facilement. Ce n’est que par la force d’un décret divin complètement incompréhensible que vous pouvez vous remettre de la mort. (aschkel.info)
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent !
[28] Coran 2, 67/73.
[29] Nombres 19.
[30] Nombres 19, 1-22, Talmud Parah.
[31] Deutéronome 21, 1-9.
[32] Disons plutôt on fait préciser à…
[33] Ainsi ceux vivants en terre étrangère se sentent non concernés par cette loi toranique !
[34] L’auteur de souligner : Pour la tradition juive, seuls mes miracles de Moïse, vécus et consignés à l’époque des faits puis transmis par tout le peuple, sont incontestables. Pour préserver le souvenir de ces prodiges, dans la mémoire des générations à venir, des rites furent instaurés. (Op. cit.).
   Question : Peut-on prendre le peuple à témoin sur des questions aussi épineuses que les miracles dont celui avec la vache "jaune" ? Nous dirons : Certainement pas. Ce peuple ayant fait tellement de faux pas dans son Histoire sainte, que sa crédibilité reste en suspens. Ne saurait être reconnue, disent les Savants. Et enfin, on note que de nombreux rites dans le judaïsme sont d’institution rabbinique non toranique. Soit, ne viennent pas du Créateur ni des Prophètes. Or toute ce qui est d’essence ou d’institution humaine est loin de toute justice !
[35] Pour la raison voir Talmud Sotah 47 A.
[36] Oui, s’ils croyaient en lui.
[37] Mettre en colère un prophète est un acte grave pour le divin Créateur et Législateur. Et ceci les gens de la Synagogue et de la Torah ne le perçoivent pas. Leurs descendants n’ont-ils pas traités de menteurs leurs Prophètes et mis à mort d’autres ? Pas de quoi se vanter !
[38] Et quelques siècles plus tard qui condamnera les habitants de ‘Terre sainte’ à l’exil ? Par la force des armes ? En toute injustice ? Au nom de quoi ? 
[39] L’intégrité et la droiture des Compagnons du Prophète ne sont pas à mettre en doute ! Et loin d’eux d’arranger quelque chose qui leur convienne à l’instar de ce que firent les Fils d’Israël et les Judaïsés envers leurs Écritures et leurs Prophètes. N’en déplaise aux ergoteurs, aux adversaires et opposants à la Religion divine !
[40] Il apparaît que le Pentateuque entre leurs mains n’avait rien de semblable à celui entre les mains des gens de la Synagogue et de la Torah de notre temps. Entre temps, ce monde lui fera subir de nombreuses modifications, altérations, censures, que refuse d’accepter et de reconnaître leurs descendants de notre temps. Le Pentateuque de nos jours n’étant qu’un Livre frelaté pour tout Savant, homme censé. Auquel aucun homme du Coran veut faire référence et surtout pas ceux qui le transcrivirent.
[41] Si ce dernier est un commandement divin comme ils le prétendent ! Leur retard pourtant les contredit.



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Cette page a été mise à jour le
18/11/11.

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