Histoire sainte biblique

HISTOIRE DE MIKHA - LE SÂMIRY

Selon les Écritures.

Au nom de DIEU,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


Séjour de la Shekhinah et le support de la Présence divine. Visions de Prophètes.


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

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  • La vision de Mikha ou le Sâmiry.

   De cet homme qui a égaré tout un peuple, les gens de la Synagogue et de la Torah ont des textes parfois surprenants. Pour le Judaïsme et ses sectes, le coupable du ‘Veau d’or’ a un nom : Aaron le prophète, le frère de Moïse (sur eux la Paix !) ! Ceci est la version officielle des gens de la Synagogue et de la Torah. Il existe toutefois d’autres versions qui tranchent singulièrement avec la version officielle et qui se rapproche, d’une certaine façon, de la version coranique et que nous verrons plus loin.

  • Qu’a donc vu Mikha ou le Sâmiry ? La vision d'Ézéchiel. Son interprétation. La place du veau dans l'Au-delà.

    Le support du char où trône le Roi de l'univers, version biblique, dispose de quatre éléments de base[5]. Toujours selon la Bible, le prophète Ezéchiel "vit l'image d'êtres, ayant "la patte d'un veau" (Ezekiel 1:7) et dont le visage comportait plusieurs faces : celle d'un lion, d'un homme, d'un taureau et d'un aigle."  
   Et "Aaron décida de moduler la forme d’un veau, dans l’espoir que le Saint, béni soit-Il, viendrait en aide à Israël en faisant souffler un bon vent venant du nord, c’est-à-dire de l’endroit où se trouve le veau sur le trône divin." ! Et les commentateurs hébreux d’expliquer :   
   1) Dans son commentaire : La Voix de la Thora, E. Munk écrit :   
   "...Il figure le boeuf
[6], l'un des quatre visages qui entourent le char céleste dans la vison du prophète Ezéchiel (I, 10[7]). Or, dans la symbolisme des quatre éléments de base qui forment le support du char où trône le Roi de l'univers, le boeuf représente la force élémentaire de la nature. C'est précisément cette force que les enfants d'Israël voulurent actuellement ériger, non pas en idole, mais en emblème de leur nouvelle condition nationale... [8]"   
   2) Selon Jacob ben Isaac : IL EN FIT UN VEAU DE METAL FONDU (Ex. 32 :4). Le Behaye écrit, se référant au Ramban : Aaron façonna la forme d’un veau pour la bonne raison que cet animal se situe à gauche du trône divin face au nord[9]. Or, de cette direction, proviennent toutes sortes de maux, en particulier du désert où du séjourner le peuple d’Israël
[10]. C’est un espace vide sur lequel rien ne pouvait pousser[11]. Aaron décida de moduler la forme d’un veau, dans l’espoir que le Saint, béni soit-Il, viendrait en aide à Israël en faisant souffler un bon vent venant du nord, c’est-à-dire de l’endroit où se trouve le veau sur le trône divin.(Op. cit.).

  • Une exégèse toute particulière. Trouver un support pour la Chekhina.

   Dans cette exégèse, on y découvre : « Ils avaient remarqué sur le sable le long du rivage de la mer Rouge que les traces laissées par les pieds des anges étaient comme celles des sabots des veaux, et c'est pourquoi ils adoptèrent la forme du veau pour leur idole. ». C’est une toute nouvelle version et interprétation du monde biblique, toranique.  
   Dans cette variante, c’est le peuple qui remarque et qui découvre ces empreintes de sabots sur le rivage
[12]. Ce peuple à la recherche maintenant d’un "endroit saint pour que la Présence repose sur lui et nous conduise comme Moïse."  
   Mais là il semble avoir une certaine confusion, chez les exégètes hébreux, entre la "Présence"
[13], d’une part et la "Nuée" d’autre part. Et à eux de faire cette confusion et de la propager. En effet, à entendre, "le but de Jéroboam à l'égard d'Israël, au départ, fut de fabriquer des veaux afin que la Présence reposât sur eux, car il estimait que, de même que Moïse avait fabriqué des chérubins et que la Présence était venue reposer sur eux, ainsi je vais faire des veaux, puisque je descends de Joseph, à propos duquel il est dit : « II est son taureau premier-né, honneur à lui ! » (Dt. 33, 17)."  
   Cet homme semble suivre les traces de Mikha. La Chekhina, et conformément à la demande adressée à Moïse, résidera non dans leurs cœurs ou au milieu d’eux ou à droite de quelqu'un ; mais tout simplement dans le "Coffret" ou l’Arche[14]. Et ce Coffret, contrairement à l’idée reçue, ne sera pas fabriqué par Moïse ; mais sera un 'Coffret' venant directement du Paradis. Son rôle : recevoir entre autre la Chekhina[15].

* La Présence divine. On a dit : "Le récit du Veau d'Or n'est pas resté non plus étranger aux préoccupations des Hasidey Ashkenaz. Sur le plan de leurs commentaires exégétiques, tout d'abord, c'est le cas du commentaire exotérique sur la Tôrah composé par R. Eléazar de Worms. A propos du ‘Aseh lanû 'Elôhîm (Ex. 32, 1) Eléazar commente : « She-teshareh Shekhînah, alâw, pour que la présence divine repose sur lui. » Et il indique un peu plus loin : « Qûm 'aseh lanû maqôm me-qûdash she-lîshareh Shekhinah 'alâw we-lôlikhenû ke-Moshe » : Lève-toi, fais-nous un endroit saint pour que la Présence repose sur lui et nous conduise comme Moïse. » A propos de la fin du verset : « Car ce Moïse... nous ne savons pas ce qui lui est arrivé », Eléazar précise encore une fois sa pensée :
   « II ne faut pas expliquer qu'il est mort, car Josué est sur la montagne
[16] et la montagne est en feu[17], mais nous ne savons pas quelle chose consacrée il possédait, 'êzeh dabar meqûdash hayah lô, pour que la Présence reposât sur cet objet qui était avec lui[18]. Toi, tu le sais, car tu es son frère... Mais nous avons reconnu les pas du veau[19] au moment où « tu as frayé le chemin de les chevaux dans la mer » (Hab. 3, 15).   
   Et le but de Jéroboam à l'égard d'Israël, au départ, fut de fabriquer des veaux afin que la Présence reposât sur eux
[20], car il estimait que, de même que Moïse avait fabriqué[21] des chérubins et que la Présence était venue reposer sur eux [22] , ainsi je vais faire des veaux, puisque je descends de Joseph, à propos duquel il est dit : « II est son taureau premier-né, honneur à lui ! » (Dt. 33, 17). » [23]
".

  • Quelle fin poursuivait le peuple en concevant son projet ?

   La réponse : (…) "pour Eléazar de Worms tout est parti d'une bonne intention du peuple qui ne cherchait pas à substituer un autre dieu au Dieu qui l'avait sorti d'Égypte, mais qui voulait se donner les moyens d'attirer sur lui la Présence divine par le moyen d'une représentation matérielle qu'il jugeait légitime".  
   Ceci est un leurre. En effet par de tels moyens, le peuple ne faisait que tomber dans l’Associationnisme de la Proximité, il voulait qu’imiter les peuples du Sabéisme, d’avant. Comment peut-on attirer la "Présence divine" sur soi par l’intermédiaire de choses fabriquées par la main de l’homme ? Et comment oser dire après cela qu’on part d’une bonne intention ? Le peuple d’Israël n’était pas prêt pour l’établissement d’un Monothéisme pur en leur sein. En agissant ainsi, il jetait un voile entre lui et son Créateur. Si un intermédiaire était à choisir c’est tout simplement leurs prophètes. Par leur intermédiaire, le peuple pouvait voir leur demande exaucer ou non. Mais dès leurs premiers pas hors d’Égypte, on constate que l’amour pour leurs prophètes est bien bas, voir inexistant. Moïse et Aaron ont eu à souffrir de leur peuple : murmures, désobéissances, contestations, etc., semblent les accompagner à chaque pas. D’où cette parole : "Le but du peuple était de se fabriquer un support qui serait le piédestal de la Shekhinah et qui pût les guider en lieu et place de Moïse." But absurde, inadéquate. Secundo : La place de la Shekhinah n’a nullement besoin d’un piedestral, car sa place était établi dès le départ : le ‘Coffret’. Et en aucun cas son rôle était de guider les hommes, le peuple. Aucun rapport. Troisièmement : « et qui pût les guider en lieu et place de Moïse ». En clair, c’est proposer là un moyen subtil pour se débarrasser de lui ! On n’acceptait plus son autorité, on avait du mal à l’accepter dès la sortie d’Égypte. Absent quelques jours, on ne pouvait plus attendre ! Empressé, on fit cette abomination que fût ce ‘Veau d’or’ ! Et cette attitude négative du peuple envers leurs prophètes se perpétuera après leur mort. D’où la Parole de leur Créateur à leur encontre :

  
  
« Chaque fois, donc, qu’un messager vous apportait ce que vous-même ne désiriez pas, comme vous enfliez-vous [de superbe] ! Car les uns vous traitiez de menteurs et les autres vous tuiez[24]. (Coran II 87).   

* Le piedestral de la Shekhinah. "On aperçoit que l'interprétation d'Eléazar de Worms vise à donner une explication cohérente de l'événement. A la question : quelle fin poursuivait le peuple en concevant son projet ?  
   Eléazar répond que, contrairement à ce qu'avancent certains midrashim, le peuple ne craignait pas que Moïse fût mort, puisque Josué était en sa compagnie et que la montagne était en feu, indice probable de ce que la théophanie[25] n'était pas achevée[26]. Le but du peuple était de se fabriquer un support qui serait le piédestal de la Shekhinah[27] et qui pût les guider en lieu et place de Moïse[28]. Les Israélites étaient convaincus que si la présence divine reposait sur Moïse
[29] , c'était grâce à un certain objet qui servait de piédestal à la Shekhinah[30]. Une telle explication vise évidemment à excuser Israël plutôt qu'à l'accuser. L'Écriture ne faisait-elle pas résider par ailleurs la Présence au-dessus des chérubins[31] !"

  • Quand le peuple cherche un bouc émissaire pour un projet diabolique. Le support qui sera le piédestal de la Shekhinah.

   Le sort est jeté, les Fils d’Israël quitte l’Afrique, l'Egypte, pour affronter leur destin. Et là, dit le commentateur hébreu : « Ils avaient remarqué sur le sable le long du rivage de la mer Rouge que les traces laissées par les pieds des anges étaient comme celles des sabots des veaux, et c'est pourquoi  ils adoptèrent la forme du veau pour leur idole. »  
   A partir de là, il faudra un bouc émissaire pour exécuter leur plan diabolique : Aaron ! On notera au passage que le commentateur ne mentionne pas Mikha. Selon lui : « les Israélites avaient une certaine idée de ce que pourrait être ce support, car ils avaient reconnu l'empreinte du veau inscrite sur le sable au moment du passage de la mer Rouge ». Auparavant, on nous avait spécialisé : « Le but du peuple était de se fabriquer un support qui serait le piédestal de la Shekhinah ».  
   Selon cette version des faits, le peuple a donc vu des traces de pieds laissées, pour lui, par des [prétendus] anges…, "et c'est pourquoi ils adoptèrent la forme du veau pour leur idole" ! C’est donc ces traces qui vont être en quelque sorte la cause de l’égarement du peuple d’Israël.  
   Pour confirmer tout cela, le commentateur hébreu de s’appuyer : 1) sur Ézéchiel et ses [prétendus] écrits ; 2) de Jéroboam à Joseph… !  
   Et enfin pour "Eléazar de Worms tout est parti d'une bonne intention du peuple qui ne cherchait pas à substituer un autre dieu au Dieu qui l'avait sorti d'Égypte, mais qui voulait se donner les moyens d'attirer sur lui la Présence divine par le moyen d'une représentation matérielle qu'il jugeait légitime" ! Qui croira de telles balivernes ! But du commentateur, comme dit plus haut : "Une telle explication vise évidemment à excuser Israël plutôt qu'à l'accuser." ! Le peuple en réalité cherchait à se détacher de son Créateur. S’il voulait s’attirer la grâce et la miséricorde de son Créateur par une telle conception, une telle croyance ; il faisait fausse route. Et pour preuve : la Colère divine qui s’en suivit ! Peu s’en fallut que le peuple tout entier disparaisse à tout jamais.

* Séjour de la Shekhinah et le support de la Présence. "Cette préoccupation du peuple et la conception qu'il se faisait des conditions permettant le séjour de la Shekhinah explique du même coup pourquoi les Hébreux s'adressèrent à Aaron pour réaliser leur projet. Qui mieux qu'Aaron, le frère et l'intime de Moïse, aurait été capable de mener à bien le dessin envisagé ? Qui, sinon lui, connaissait l'objet en possession de Moïse servant de support à la Présence ? Pourtant, Eléazar ajoute que les Israélites avaient une certaine idée de ce que pourrait être ce support, car ils avaient reconnu l'empreinte du veau inscrite sur le sable au moment du passage de la mer Rouge[32]. L'auteur du Rôqeah utilise là une source midrashique[33] d'après laquelle : « Ils avaient remarqué sur le sable le long du rivage de la mer Rouge que les traces laissées par les pieds des anges étaient comme celles des sabots des veaux[34], et c'est pourquoi ils adoptèrent la forme du veau pour leur idole. »  
   Ce motif doit être mis en rapport avec Ezechiel 1, 7 : « La plante de leur pied comme le sabot d'un veau, regel ‘egel », que le Sodey Razayya d'Eléazar interprète en affirmant que le regelegel des anges doit s'entendre comme une regelagûl, un sabot rond[35] à l'intérieur et ramifié à l'extérieur, conformément à Ez. 1, 12 : « Chacun avançait droit devant soi. » II explique que le sabot est circulaire parce que les ténèbres[36] sont les premières des créatures et que leur image est comme celle du taureau[37].  
   Eléazar ajoute dans son commentaire que c'est une motivation semblable (trouver un support pour la Shekhinah) qui amena Jéroboam à ériger deux Veaux d'Or sur le modèle fourni par les chérubins de Moïse. Le choix des veaux s'explique par le rapport de Jéroboam à Joseph, que le Deutéronome désigne comme taureau nouveau-né (ce qui correspond exactement au sens littéral du terme ‘egel dans le récit de l'Exode
)[38].  
   Même si, en fin de compte, la situation s'est dégradée, puisque le peuple s'est prosterné devant le Veau, on voit que pour Eléazar de Worms tout est parti d'une bonne intention du peuple qui ne cherchait pas à substituer un autre dieu au Dieu qui l'avait sorti d'Égypte, mais qui voulait se donner les moyens d'attirer sur lui la Présence divine par le moyen d'une représentation matérielle qu'il jugeait légitime[39]."

   Conclusion.

   Il y a une différente notoire entre porter le Dais divin et se retrouver sur le Trône divin. L'ange sous la forme d'un veau porte le Dais divin avec trois autres anges comme lui, mais le commentateur hébreu, lui, le mettra sur le Trône divin ! Pareil propos est une abomination, car cela suppose que leur Créateur est un dieu sous forme animale ! Que le Trône divin risque de perdre l'équilibre ! En vérité, combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent ! (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !

[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.  
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.  
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.    
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.  
[5] Croyance propre aux gens de la Bible (toranique & évangélique). La vision d’Ezéchiel, racontée d’une façon frelatée par les gens de la Bible, ne peut-être une source de référence pour nous. Le char où Trône du Roi de l’Univers est mobile ! De plus, on Lui fait chercher où sera Sa future Demeure !  
[6] On a dit : Pouvons-nous apprendre de cette comparaison la nature exacte de la vision collective qu'ont eue les Juifs lors de la traversée de la mer ?  
La prophétie d'Ezekiel est une des parties les plus obscures de la Bible, les images et les références dépassant souvent la compréhension du lecteur.  
 Près du fleuve Kebar, Ezekiel a eu des "visions de D-ieu." Il vit l'image d'êtres, ayant "la patte d'un veau" (Ezekiel 1: 7) et dont le visage comportait plusieurs faces: celle d'un lion, d'un homme, d'un taureau et d'un aigle. Il est intéressant de noter que l'image dans la vision d'Ezekiel comportait la face d'un taureau et les pattes d'un veau.  
Pour rendre les choses encore plus compliquées, un chapitre plus loin, Ezekiel réitère et décrit de nouveau sa vision. Il énumère les quatre visages plus en détail, mais cette fois-ci, on note un changement:  
Chacun avait quatre faces. La face du premier était une face de chérubin, la face du second, une face d'homme, du troisième, une face de lion, du quatrième, une face d'aigle. (Ezekiel 10: 14)  
Ici, le taureau est remplacé par le chérubin. Si la faute du veau d'or a eu lieu après avoir reçu l'ordre de construire le Tabernacle, on peut comprendre pourquoi les Juifs ont choisi spécifiquement un veau d'or. En effet, le Tabernacle qui devait être "la résidence" de D-ieu devait contenir en son endroit le plus saint les chérubins. Dans la vision d'Ezechiel, les chérubins correspondent au taureau. Les Juifs, lors de la traversée de la mer des Joncs ont eu cette même vision. Au lieu de fabriquer des chérubins en or comme D-ieu le leur avait demandé, ils ont décidé de les remplacer par un veau d'or, persuadés qu'il s'agissait de D-ieu, puisqu'ils l'avaient vu lors de la traversée de la mer. Ils pensaient que cela faisait partie de la construction du Tabernacle. Ce veau leur rappelait ce moment glorieux où ils ont "expérimenté" D-ieu.  
Mais lorsqu'ils ont désigné du doigt D-ieu, ils se trompaient en pensant que cette vision représentait D-ieu. Ils pensaient avoir compris D-ieu, l'avoir défini. Telle est la nature de l'expérience. Encore une fois, l'expérience a précédé la connaissance de la Torah et a finalement conduit à la faute et à la débauche. (lamed.fr)  
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !   
   « Les Juifs, lors de la traversée de la mer des Joncs ont eu cette même vision. » C’est uniquement Mikha qui verra tout ceci. Le peuple ne vit rien.  
   « ils ont décidé de les remplacer par un veau d'or, persuadés qu'il s'agissait de D-ieu, puisqu'ils l'avaient vu lors de la traversée de la mer. Ils pensaient que cela faisait partie de la construction du Tabernacle. Ce veau leur rappelait ce moment glorieux où ils ont "expérimenté" D-ieu. »  
 Encore une fois, celui qui verra sera uniquement Mikha. Et en voyant les porteurs du Dais divin, il vit un ange sous la forme d’un veau… De là son imagination lui jouera des tours. Il s’égarera et égarera le peuple tout entier. Et la suite n’a rien de glorieux en soi mais plutôt de tragique.  
[7] 10 Et leur face ressemblait à une face d'homme ; et tous quatre avaient une face de lion à droite, et tous quatre une face de taureau à gauche, et tous quatre une face d'aigle.  
Verset 5  
Au milieu. A mesure que le globe de feu approche, ses proportions semblent grandir aux yeux du prophète ; et tous les détails suivants se dessinent avec une netteté croissante.  
Quatre êtres vivants. Ces êtres portent, 10.20, le nom de chérubins, qui ne leur est pas encore donné ici. Ézéchiel n'arriva que graduellement à la conscience de l'identité de ces êtres avec les chérubins mentionnés précédemment dans l'Écriture.  
L'origine de ce mot chérubin est encore un objet de discussion. Les uns le mettent en relation avec le mot hébreu rachav (aller à cheval ou en char), les autres avec la racine arienne gribh (saisir, d'où griffon, etc.) ; d'autres différemment. La première étymologie est rendue vraisemblable par Psaumes 18.11.  
Quant à la nature de ces êtres, elle peut être comprise de deux manières. Ou bien ils forment une classe de créatures à part, occupant avec les séraphins (Esaïe chapitre 6) le sommet de l'échelle des êtres, les séraphins, comme représentants de l'adoration céleste ; les chérubins, comme agents, dans la nature, de l'action toute puissante de Dieu. En effet, les premiers se tiennent devant le trône ; ceux-ci volent portant le trône. Ou bien les chérubins sont la personnification poétique des forces divines qui pénètrent et vivifient la création tout entière et de cette création elle-même. La première interprétation paraît s'accorder mieux avec le rôle des chérubins dans le Lieu très saint (Exode 25.18-22) ; la seconde, avec Psaumes 18.11. Mais dans les deux cas ces êtres sont toujours en relation immédiate avec l'apparition personnelle de Dieu et fonctionnent comme porteurs de sa gloire, lorsqu'il se manifeste au milieu de son peuple. Il ne faut pas les confondre avec les anges, dont ils sont expressément distingués Apocalypse 5.11. Dans ce livre, les quatre animaux (êtres vivants) entourent immédiatement le trône divin, tandis que les anges en sont séparés par les vingt-quatre anciens, les représentants idéaux de l'Église.  
Une ressemblance humaine. L'aspect qu'ils présentaient au premier coup d'œil était la forme humaine, non seulement à cause de la face d'homme qui, tournée en avant (voir plus loin), éveillait la première l'attention, mais à cause de la forme générale du corps, spécialement des mains (verset 8) et de l'attitude droite. (levangile.com).  
   On notera cette remarque importante de l'exégète biblique : "
L'origine de ce mot chérubin est encore un objet de discussion. Les uns le mettent en relation avec le mot hébreu rachav (aller à cheval ou en char),". En clair, ils sont des Anges prêts au combat pour aider les Croyants lors des guerres saintes dans le sentier du Créateur. Pour l'exégète biblique, on parlera toujours et encore du "char divin (prit aux interprétations de visions de certains de leurs Prophètes dont Ézéchiel), notamment les gens de la Kabbale. Pour l'Islam traditionnel, on parlera plutôt du Trône divin (kursy). Deux choses bien différentes vu que "le char divin" est mobile, selon eux. Autant de choses que le Croyant soumis ne peut souscrire. Les déplacements font parties des choses créées. Et loin du Croyant soumis d'une divinité se baladant, se mouvant dans Sa création sur un char ou tout autre moyen de locomotion !  
[8] A l’instar du ‘coq’ pour les gens de l’Évangile de l’Hexagone. Le ‘cochon’ enfin pour les gens de l’Évangile de l’Hexagone et autres pays d’Europe et d’ailleurs. Le ‘mouton’ pour les gens de l’Islam.  
[9] Ez. 1:10.  
[10] Ce serait Attih.  
[11] Même description en arabe.  
[12] Empreintes de sabots appartenant à la monture de l’ange Gabriel, et non de l’Ange lui-même.  
[13] Chekhina, hébreu : la Présence ; sakinah, arabe : la "Grande-Paix". Deux interprétations différentes.  
[14] Arche de l’Alliance, version biblique. On a dit : ARCHE : (du latin:  arca -- coffre). Dans les livres les plus anciens J, E, 1 et 2 Sam., elle est appelée «arche de Dieu», ou «arche de l'Éternel», ou simplement «arche»; dans le Deutéronome ou les passages influencés par lui, «arche de l'alliance»; dans le Code sacerdotal (P), «arche du témoignage». Le mot témoignage désigne ici le décalogue, et le mot alliance dans le Deutéronome peut avoir le même sens (=loi)  
   L'origine de l'arche ne nous est actuellement racontée que dans le Deutéronome (De 10:1-5) et P (Ex 25:10-22 37:19). Ces passages donnent la conception de l'arche qui est restée dans la tradition: caisse en bois d'acacia pour contenir les deux tables de la loi. P ajoute que le bois était recouvert d'or pur en dedans et en dehors, et que le couvercle, d'or pur, était surmonté de deux chérubins aux ailes étendues. Ce couvercle est appelé «propitiatoire» et il est comme le point de concentration de la présence de l'Éternel qui siège au-dessus des chérubins. (456-bible.123-bible.com)     
[15]   
[16] Contrairement à l’idée reçue, Josué n’est jamais monté avec Moïse sur le mont Sinaï. Moïse d’aller seul à la rencontre de son Créateur.   
[17] Là encore cette description est fausse. Les gens de la Synagogue et de la Torah voyant le feu partout. La Nuée enveloppera Moïse…  
[18] La ‘Présence’ divine n’a pas de ‘lieu’ où se reposer. Car le divin Créateur n’a rien à voir avec le volume, la densité, le poids, la direction… Autant de choses créées pour les créatures. Ne pas confondre !   
[19] Selon Jacob ben Isaac : ET IL N’Y AURA AUCUN HOMME DANS LA TENTE DU RENDEZ-VOUS (Lév. 16 :17). Nos sages disent : Dans la Guemara (Yom. 19b) il est expliqué que les anges qui se trouvaient dans le Saint sur le propitiatoire sortaient afin que le grand prêtre ait plus de place mais surtout pour l’honorer. Un grand prêtre ne respecta pas ce que les sages avaient ordonné concernant l’encens préparé à l’intérieur du sanctuaire. Il voulut le préparer à l’extérieur pour ensuite l’amener tout prêt dans le Saint, ce qui est tout à fait contraire à l’usage. En effet, si on préparait l’encens à l’intérieur du Saint, il dégageait de très bonnes senteurs. Mais si on le préparait à l’extérieur, tout parfum disparaissait avant même d’entrer dans le sanctuaire. Le grand prêtre refusa de suivre cette règle (Allusion à une pratique des Sadducéens) ; un ange fut envoyé du ciel pour le tuer dans la cour avant qu’il ne pénètre dans le Saint. Les prêtres arrivèrent et aperçurent des traces de pas semblables à celles des veaux, car les anges ont des pieds exactement comme ceux des bovidés. (Op. cit.).  
  
« car les anges ont des pieds exactement comme ceux des bovidés. ». Le narrateur se trompe lourdement, en effet il ne peut s’agir d’anges ici mais de génies ou génies malfaisants, démons. Ne pas confondre ! De plus qui connaît l’ange pour le décrire ? Les associateurs arabes les considéraient comme les ‘filles’ de Dieu ! La littérature du monde évangélique, leurs lieux de culte, leurs peintures, sculptures les font apparaître, à l’instar des associateurs arabes, sous une forme fémininen d'enfants ailés ! Dans la Bible et autres ouvrages, ils seraient fait de feu ! Alors que cela est le propre de Satan, des génies et des démons. Nuance !  
  
Enfin, ce que vit Sâmiry pour façonner son ‘veau’, c’est la trace que laissa l’Ange Gabriel. Aussi à lui de dire à Moïse : « Je voyais ce qu’ils n’ont pas vu : j’ai pris une poignée (de la poussière) portant la trace de l’envoyé (Gabriel) ; puis je l’ai lancée. Voilà ce que mon âme m’a suggéré. » (Coran XX 96).  
[20] On voit mal comment la ‘Présence’ divine peut reposer sur des choses créées !   
[21] Disons clairement que ce sont les gens de la Synagogue qui lui feront fabriquer.   
[22] Pure spéculation ! La Chekhina reposera dans le ‘Coffret’ qui lui sera destinée, et non la Présence divine elle-même. Nuance ! Même son de cloche avec les gens de l'Évangile qui, eux, feront "habiter" (avec Paul le pharisien) la Présence divine, Dieu Lui-même en la personne du fils de Marie. Le Pharisianisme a eu raison des gens de la Bible.    
[23] Perûsh ha-Rokeah al ha-Torah (éd. J. Gluckman), t. II, Beney-Braq., 1981, p. 170-172.  
[24] Cas de Zacharie et son fils, ainsi que bon nombre de prophètes. Les gens de la Synagogue et de la Torah rejettent ce genre d’accusation. Pour eux, le peuple est blanc comme neige ! Toutefois, leurs Écritures entre leurs mains attestent le contraire mais à eux de les réfuter.  
[25] Ce terme théologique désigne l'apparition visible de la divinité. Pour l’Islam traditionnel, il faut attendre la Mort, puis la Résurrection pour voir le Créateur. Moïse fit cette demande : VII 153. Il (lui) dit : « Tu ne pourras jamais Me voir ; mais regarde le Mont : s’il tient en sa place, alors tu Me verras. » Ceux qui l’accompagneront sur le mont Sinaï aussi : Coran II 55 ; IV 153. Mais contrairement à l’idée reçue, le peuple ne verra pas le Créateur sur le mont Sinaï. Bible. Exode (33 18) c’est Moïse seul qui dit à Dieu : « Fais-moi voir ta gloire ».  
[26] Cf. T. B. Sabbal, 83a et Tanhûma sur Ki-Tissa, § 19.  
[27] La Chekhina était une arme de guerre qui servait à épouvanter les ennemis. On a dit à ce sujet : Le récit 1Sa 4-6 montre qu'on emportait l'arche à la guerre, dans les occasions graves, pour être assuré de la victoire : l'Éternel était la bannière d'Israël. (cf. Ex 17:15). (456-bible.123-bible.com)  
[28] Le ‘support’ était tout simplement le ‘Coffret’ – biblique l’Arche de l’Alliance. Et pour le porter, aux Anges d’être au-dessous (ou à côté) de lui non au-dessus de celui-ci. Voir à ce sujet le récit de Saül et le signe de sa royauté. (Coran II 248).  
   On a dit : Renvoyée par les Philistins qui s'en étaient emparés (1Sa 6), elle fut laissée à Kirjath-Jéarim (1Sa 7:1), pendant la «judicature» de Samuel et la royauté de Saül, mais David la transporta à Jérusalem et la plaça dans une tente nouvelle qu'il avait élevée à son intention (2Sa 6). D'après 2Sa 11:11, elle continua à être l'enseigne d'Israël dans les guerres de ce souverain; mais, d'après 2Sa 15:21-29, elle ne devait point figurer dans les guerres civiles. De la tente de David, elle passa dans le temple de Salomon, où elle fut placée entre les deux grands chérubins aux ailes déployées, qui occupaient tout le lieu très saint: 1Ro 8:1-9; sur les chérubins, voir 1Ro 6:23-27. On peut conclure de certains passages des Psaumes (Ps 132:8 47:6), qu'elle a plus tard figuré dans des processions solennelles, organisées en l'honneur de l'Éternel, les jours de grandes fêtes; mais après l'inauguration du temple, l'histoire ne la mentionne nulle part. Jérémie annonce (Jer 3:14,17, passage suspecté par les critiques) qu'on n'en parlera plus, après la ruine de Jérusalem, et qu'on n'en fera pas de nouvelle. Peut-être, du reste, avait-elle disparu déjà avant Jérémie, dans l'une des nombreuses occasions où le temple a été dépouillé de ses trésors; mais faute de renseignements, on ne peut rien dire de certain sur le moment où elle n'a plus existé.  
  
En tout cas, il n'y avait pas d'arche dans le second temple. (456-bible.123-bible.com)  
[29] Erreur manifeste. A elle de reposer dans le ‘Coffret’ à cet effet.  
[30] Erreur fatale.   
[31] Ezéchiel 10.1-22. Vision du prophète Ezéchiel : les chérubins font partie du char mobile qui transporte la gloire du Seigneur.  
[32] Allusion à la trace laissé par l’Ange Gabriel. Mais leurs ancêtres, dit-on, n’aimaient pas particulièrement cet ange, aussi son nom est peu mentionné dans les textes bibliques et autres ouvrages entre leurs mains. Il sera purement et simplement omis, censuré, effacé. A la place, on parlera de l'Esprit, l'Esprit-saint.   
[33] Le Midrach de mentionner le récit de Mikha du Coran tout en y apportant toutefois certaines modifications notables. On retrouve donc dans les écrits rabbiniques une allusion claire du récit de Mikha et de ses pouvoirs. Preuve que nous sommes redevables de rien envers ces écrits et ouvrages. Ce serait plutôt l’inverse. A la lumière du Coran, la Vérité apparaît et les mensonges des rabbanim sont mis en évidence, bien qu’ils feignent de l’ignorer. Et tout cela n’est l’œuvre que de leur Créateur.   
[34] Voir note avant.   
[35] Il s’agira ici, et dans le récit de leur sortie d’Égypte, du ‘sabot’ de la monture de Gabriel. Nuance !  
[36] Les premiers habitants de la terre furent les génies. Ensuite vint l’être humain par Adam.  
[37] Texte tiré du Pa’aneah sur Ex. 32, 4 : voir aussi Lequah Tôb (ed. Buber) sur Ex. 32, 4, p. 202 ; cf. L. Ginsberg, The Legends of the Jews, VI, n, 271, p. 52-53.  
[38] Perûsh ha-Rôqeah, p.172. Cf. également le dialogue entre Aaron et Moïse, p. 175, où la même justification est apportée.  
[39] Ils n’avaient donc pas la foi en l’invisible (Coran II 3). Attribut revenant, par contre, à la communauté mohammadienne.



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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18/11/11.

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