Croyances

JÉRICHO, PROPHÉTIE. 

Selon les Écritures.

Au nom de DIEU, Allaha
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


La ville des Palmiers : Jéricho.
Le récit des Explorateurs.
 יְרִיחוֹ : أريحا


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

  • Quand l’entrée en “Terre sainte” passait par Jéricho. La ville des Palmiers.

   Les Hébreux : les Fils d’Israël et les Judaïsés sont devant une place forte de Palestine dénommée Jéricho[5]. Une ville habitée par des géants à l’époque : les Amélicites. C’est là leur dernière étape avant d’entrer en Terre sainte. Toutefois pour y entrer, le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, a posé Sa condition : faire la guerre sainte pour Moi !
   Douze explorateurs vont donc se rendre en ce lieu pour y espionner... A leur retour, le faux pas de dix d’entre eux, va être fatal pour le peuple ; lequel en les entendant va refuser catégoriquement cette condition : de faire la ̏guerre sainte̋ pour le NOM.
   La Colère divine sera immédiate : 40 ans à errer dans le désert à Attih, et aucun des belligérants ne pourra entrer en Terre sainte. Le désert deviendra leur souffre-douleur et leur tombeau. Tant sera grande la Colère divine à leur encontre !
   L’Histoire sainte des Hébreux, les Fils d’Israël et les Judaïsés, est une histoire à méditer.  

   Au Seigneur des mondes de révéler à Son sceau :

 

   Ils dirent : « O Moïse, nous n’y entrerons jamais tant qu’ils y seront ! Vas-y donc, toi et ton Seigneur et combattez ! Nous, nous restons sur place ! » (Coran II 24)

  • Les ‘explorateurs’, excepté Josué et Caleb, divulguent la vérité et sèment le trouble dans les rangs de la population hébreue.

   A leur retour, notent les commentateurs, Mochè (sur lui la Paix !) leur demandera de taire ce qu’ils avaient vu en Canaan afin de ne pas démoraliser les hommes qui étaient amenés à combattre pour prendre possession de la “Terre sainte”. Sur les douze “explorateurs”, seuls Josué et Caleb obéirent à Mochè et turent ce qu’ils avaient vu. Les autres transgressèrent l’ordre de leur prophète, et c’est ainsi que le peuple, épouvanté parce qu’il lui était rapporté et oubliant que la Puissance de toute façon est à Dieu et à ceux que Dieu soutient, se rebellèrent contre Moïse en s’écriant :

 

   « O Moïse ! Il y a là un peuple de géants et nous n’y entrerons pas tant qu’ils n’en seront pas sortis. S’ils en sortent, alors nous y entrerons. » (Coran V 22).

    Ces deux hommes, Josué et Caleb, s’adressèrent donc au peuple, lorsque celui-ci se mit à murmurer contre Moïse, en leur disant : « entrez contre eux par la porte » c’est-à-dire : assaillez-les en pénétrant par la porte de leur ville[6] « car, vous y passez, vous serez vraiment vainqueurs » c’est-à-dire si vous pénétrez par cette porte, Dieu sera avec vous et vous soutiendra.

    Le fils d’Ishâq de rappeler ici que le peuple devait entrer dans cette ville en s’inclinant en signe d’humiliation et en prononçant un mot hittatoun[7] pour implorer le Pardon de Dieu[8] mais que les hommes modifièrent la formule de pardon qui leur avait été ordonnée de dire.

  • Obstination des Fils d’Israël dans leur refus.

   Dieu fait connaître ensuite les paroles que tint le peuple après qu’il eut entendu les propos de Caleb et Josué : « Nous n’y entrerons jamais tant qu’ils y seront » c’est-à-dire tant que nous vivrons nous n’entrerons pas dans cette ville aussi longtemps que ces géants[9] s’y trouveront. Le peuple dit ensuite :
   « Donc, va ! toi et ton Seigneur, et combattez [tous deux], nous, nous resterons sur place ! » ce qui signifie : ô Moïse : si tu veux les combattre, nous, nous n’irons pas avec toi, mais nous te laisserons y aller seul avec ton Seigneur et vous deux vous les combattrez.
   Nous dirons : Pourquoi les gens de la Synagogue et de la Tora
h[10] ne parlent pas de tout cela clairement dans les Écritures entre leurs mains ? Pourquoi cette censure ? Cette omission ? Cette désinformation ? Pour mieux cacher la faute du peuple d’Israël, et pour mieux imputer la faute de leurs soucis et malheurs à Mochè et Aharon, lesquels sont purs de toute accusation venant des gens de la Synagogue et de la Torah ? Pourquoi charger ces prophètes et décharger le peuple ?

  • Commentaires succincts de Savants au sujet du verset : Coran V 24.

ثم قالوا لموسىٰ: { إِنَّا لَنْ نَّدْخُلَهَآ أَبَداً مَّا دَامُواْ فِيهَا } وهذا عِناد وحَيْد عن القتال، وإياس من النصر. ثم جهلوا صفة الربّ تبارك وتعالىٰ فقالوا: { فَٱذْهَبْ أَنتَ وَرَبُّكَ } وصفوه بالذهاب والانتقال، والله متعالى عن ذلك. وهذا يدل على أنهم كانوا مُشَبِّهة؛ وهو معنى قول الحسن؛ لأنه قال: هو كفر منهم بالله، وهو الأظهر في معنى هذا الكلام. وقيل: أي إن نصرة ربك لك أحق من نصرتنا، وقتاله معك ـ إن كنت رسوله ـ أولى من قتالنا؛ فعلى هذا يكون ذلك منهم كفر؛ لأنهم شَكُّوا في رسالته. وقيل المعنى: ٱذهب أنت فقاتل ولْيُعِنك ربّك. وقيل: أرادوا بالرب هارون؛ وكان أكبر من موسى وكان موسى يطيعه. وبالجملة فقد فسقوا بقولهم؛ لقوله تعالىٰ: { فَلاَ تَأْسَ عَلَى ٱلْقَوْمِ ٱلْفَاسِقِينَ } أي لا تحزن عليهم. تفسير الجامع لاحكام القرآن/ القرطبي

   Selon Qortobi : Ils dirent à Moïse : « En vérité, Moïse, nous n’entreront jamais, aussi longtemps qu’ils seront là… » (Coran V 24). Ceci est une obstination et une déviation [de leur part] pour ne pas combattre, un désespoir du secours divin[11]. Ensuite, ils ignorent totalement les attributs du Seigneur Béni et Très-Haut.
   Ils dirent : « Vas-y donc, toi et ton Seigneur… » Ils L’ont décrit avec l’aller et le déplacement, et ceci est impossible pour Dieu le Très-Haut. Ceci démontre qu’ils étaient des anthropomorphistes. Selon le sens de la parole de Hassan. Ceci parce qu’il a dit : C’est une mécréance de leur part vis-à-vis de Dieu. Et ceci est le plus apparent dans le sens de la parole.
   On a dit : Le secours de ton Seigneur pour toi est un droit par rapport à notre secours, de même combattre ! Si tu es Son messager, combattre te reviens en premier par rapport à nous ! Selon ce propos, c’est faire acte de mécréance ! Ceci parce qu’ils ont un doute sur sa mission prophétique [Moïse].
   On a dit aussi : Vas-y donc, toi et combat ! Et ton Seigneur t’aidera ! On a dit : Par ‘le Seigneur’, ils entendaient Aaron, car il était plus âgé que Moïse, et à ce dernier de lui obéir. D’une façon générale, et à cause de leur parole, ils sont gens prévaricateurs.

{ فاذهب أنت وربك فقاتلا إنا هاهنا قاعدون } إنما قالوا هذه المقالة لأن مذهب اليهود التجسيم فكانوا يجوزون الذهاب والمجيء على الله تعالى عن ذلك علواً كبيراً. قال بعض العلماء: إن كانوا قالوا هذا على وجه الذهاب من مكان إلى مكان فهو كفر وإن كانوا قالوه على وجه الخلاف لأمر الله وأمر نبيه فهو فسق، وقال بعضهم: إنما قالوه على وجه المجاز. والمعنى: اذهب أنت وربك معين لك لكن قوله: فقاتلا يفسد هذا التأويل. وقال بعضهم: إنما أرادوا بقولهم وربك أخاه هارون لأنه كان أكبر من موسى والأصح أنهم إنما قالوا ذلك جهلاً منهم بالله تعالى وصفاته ومنه قوله تعالى:
وما قدروا الله حق قدره }
[الزمر: 67] (خ). تفسير لباب التأويل في معاني التنزيل/ الخازن

   Selon Kkâzan : « … Vas-y donc, toi et ton Seigneur et combattez ! Nous, nous resteront sur place ! » (Coran V 24). Ils ont dit cette parole, car la doctrine des Juifs n’est autre que l’anthropomorphisme. Et chez eux, il est donc permis l’aller et le retour pour Dieu le Très-Haut. Tout ceci dénote d’un orgueil démesuré !
   Certains Savants ont dit : S’ils ont dit cela dans le sens d’aller d’un endroit à un autre, c’est de la mécréance. S’ils l’ont dit pour contredire l’ordre de Dieu et l’ordre de leur prophète, c’est une prévarication
   Certains Savants ont dit : Ils dirent tout cela dans un sens figuré. Le sens étant alors :Vas-y donc, toi et ton Seigneur, Il t’aidera ! Mais cette forme d’interprétation est rendue caduque à cause de Sa parole : Combattez - tous deux - !
   Certains Savants ont dit : Ils ont voulus par leur parole dire : Ton Seigneur, soit son frère A
aron[12]. Tout simplement parce qu’il était plus âgé que Moïse.
   Et le plus vrai, c’est qu’ils dirent ceci par ignorance de Dieu le Très-Haut et de Ses attributs. D’où cette parole du Très-Haut : Et ils n’ont pas mesuré Dieu à Sa vraie mesure. (Coran XXXIX 67).

{ فَٱذْهَبْ } أي إذا كان الأمر كذلك فاذهب { أَنتَ وَرَبُّكَ فَقَاتِلا } أي فقاتلاهم وأخرجاهم حتى ندخل الأرض؛ وقالوا ذلك استهانة واستهزاءاً به سبحانه وبرسوله عليه الصلاة والسلام وعدم مبالاة، وقصدوا ذهابهما حقيقة كما ينبىء عنه غاية جهلهم وقسوة قلوبهم، والمقابلة بقوله تعالى: { إِنَّا هَـٰهُنَا قَـٰعِدُونَ } ، وقيل: أرادوا إرادتهما وقصدهما كما تقول: كلمته فذهب يجيبني كأنهم قالوا: فأريدا قتالهم واقصداهم، وقال البلخي: المراد: فاذهب أنت وربك يعينك، فالواو للحال، و { أَنتَ } مبتدأ حذف خبره وهو خلاف الظاهر، ولا يساعده { فَقَاتِلا } ولم يذكروا أخاه هارون عليهما السلام ولا الرجلين اللذين قالا كأنهم لم يجزموا بذهابهم أو لم يعبأوا بقتالهم، وأرادوا بالقعود عدم التقدم لا عدم التأخر أيضاً. تفسير روح المعاني/ الالوسي

   Selon Aloussi : « Vas-y donc ! » Si ceci est un ordre alors : Vas-y donc ! « toi et ton Seigneur et combattez ! » Combattez tous les deux et sortez-les pour que nous puissions alors entrer dans leur terre. Ils dirent ceci par mépris et pour se moquer de leur Seigneur, Pureté à Lui. Aussi pour Son messager (sur lui Prière et Paix !), et par absence à leur égard.
   Ils considérèrent leur aller à tous deux réellement. Dédain de leur part, et qui dénote l’extrême de leur ignorance et de la dureté de leurs cœurs. (…)
   « Combattez – tous deux ». Ils ne mentionnent pas son frère Aaron (sur eux la Paix !), ni les deux hommes (Josué et Caleb) qui avaient parlé [d’aller combattre). Pour eux, nulle mention d’aller et de faire la guerre ! (…)

وفي قوله { ٱذْهَبْ أَنتَ وَرَبُّكَ } وجوه: الأول: لعلّ القوم كانوا مجسمة، وكانوا يجوزون الذهاب والمجيء على الله تعالى. الثاني: يحتمل أن لا يكون المراد حقيقة الذهاب بل هو كما يقال: كلمته فذهب يجيبني، يعني يريد أن يجيبني، فكأنهم قالوا: كن أنت وربك مريدين لقتالهم، والثالث: التقدير: اذهب أنت وربك معين لك بزعمك فأضمر خبر الابتداء.

فإن قيل: إذا أضمرنا الخبر فكيف يجعل قوله { فَقَاتِلا } خبراً أيضاً؟

قلنا: لا يمتنع خبر بعد خبر، والرابع: المراد بقوله { وَرَبُّكَ } أخوه هارون، وسموه رباً لأنه كان أكبر من موسى. قال المفسرون: قولهم { ٱذْهَبْ أَنتَ وَرَبُّكَ } إن قالوه على وجه الذهاب من مكان إلى مكان فهو كفر، وإن قالوه على وجه التمرد عن الطاعة فهو فسق، ولقد فسقوا بهذا الكلام بدليل قوله تعالى في هذه القصة
فَلاَ تَأْسَ عَلَى ٱلْقَوْمِ ٱلْفَـٰسِقِينَ }
[المائدة: 26] والمقصود من هذه القصة شرح خلاف هؤلاء اليهود وشدة بغضهم وغلوهم في المنازعة مع أنبياء الله تعالى منذ كانوا. تفسير مفاتيح الغيب ، التفسير الكبير/ الرازي

   Selon Razi : La parole divine : « Vas-y donc, toi et ton Seigneur » a plusieurs sens :
   1) Il se peut que le peuple soit anthropomorphiste. De ce fait, l’aller et le déplacement pour Dieu le Très-Haut leur est permis. 2) Il se peut aussi que ce ne soit pas le sens voulu véritablement : le fait d’aller. (…) C’est comme s’ils disaient : Sois toi et ton Seigneur prêts pour faire la guerre ! 3) Sous-entendu : « Vas-y donc, toi et ton Seigneur auxiliaire pour toi et selon ta prétention ! (…) 4) Les commentateurs ont dit : Leur parole : « Vas-y donc, toi et ton Seigneur ». S’ils l’ont dit cela dans le sens d’aller d’un endroit à un autre, c’est de la mécréance. Et s’ils ont dit cela dans un sens d’aller à l’encontre de l’obéissance, c’est une prévarication. Certes, ils sont devenus gens prévaricateurs par leur parole. Pour preuve, la parole du Très-Haut rapportée dans ce récit : « Ne t’afflige pas sur les gens prévaricateurs ! » (Coran V 26).
   Le but de ce récit : L’explication de la mésentente des Juifs, la dureté de leur haïssement et leur implication dans la controverse avec les prophètes de Dieu le Très-Haut ; et ceci depuis qu’ils furent.
  

  • Conclusion.

   Deux paroles ressortent du sens à apporter à ce verset : celle de Khâzan : Et le plus vrai, c’est qu’ils dirent ceci par ignorance de Dieu le Très-Haut et de Ses attributs. D’où cette parole du Très-Haut : Et ils n’ont pas mesuré Dieu à Sa vraie mesure. (Coran XXXIX 67). Et celle de Razi : Le but de ce récit : L’explication de la mésentente des Juifs, la dureté de leur haïssement et leur implication dans la controverse avec les prophètes de Dieu le Très-Haut ; et ceci depuis qu’ils furent.   (à suivre  Page 2)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !
 

[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Jéricho (En Hébreu : יְרִיחוֹ Yériho, en Grec : Iεριχώ, en arabe : أريحا Arīhā) est une ville de Cisjordanie, située sur la rive Ouest du Jourdain. Son nom est dérivé du mot Hébreu qui signifie "lune" et indique que la ville fut l'un des premiers centres de culte des divinités lunaires. Jéricho a été mentionnée pour la première fois dans le Livre des Nombres. Elle est considérée comme une des plus anciennes villes habitées dans le monde et les archéologues ont mis au jour les restes de plus de 20 établissements successifs, qui remontent à 9000 ans. La cité à aujourd'hui une population d'environ 25 000 habitants. Jéricho a été décrite comme la "ville des palmiers" où d'abondantes sources d'eau tiède et d'eau froide jaillissent et donnent lieu à la culture de citrons, d'oranges, de bananes, de plantes oléagineuses, de melons, de figues et de raisins. La culture de la canne à sucre a été amenée par les croisés. Jéricho est la ville la plus basse du monde avec une altitude proche de -240 m. Dans le Nouveau Testament, Jésus-Christ guérit deux aveugles à Jéricho (Matthieu 20). (antikforever.com)
[6] Jéricho. Une place forte entourée de murailles.
[7] Tabari : « et dites : c’est là, un pardon ! » “qoûloû hittatoun” ; le mot “hittatoun” dérive de hatta qui signifie enlever de, décharger d’un poids. D’après Qatâdah, ce passage signifie : « dites : “Pardon” ».
  
Le mot “hittatoun” a alors le sens d’une phrase : “Mon Dieu, absous nos fautes” [la même chose se produit en français où la phrase “Pardonne-nous” est remplacée par le seul mot “Pardon”.].
  
D’après Akrama, ce passage signifie : « dites les mots qui amèneront le pardon de nos fautes, à savoir il n’y a de divinité si ne n’est Dieu ».
  
[P. Godé de commenter : Ce serait donc, la demande de pardon d’avoir adoré le “veau”.]
  
Et Tabari d’ajouter : Le commentaire le plus pertinent de ce passage est celui qui lui donne la signification suivante : Entrez dans cette Cité… et franchissez la porte en vous inclinant et dites : c’est là un pardon pour nos fautes, c’est-à-dire que le fait d’entrer dans cette Cité est un allègement (hitta) des fautes.
  
Du point de vue de la syntaxe, le mot “hittatoûn” est alors l’attribut (khabar) d’une proposition sujet sous-entendue qui serait : le fait d’entrer en s’inclinant.
  
[P. Godé : Le propre du style coranique est de mentionner le moindre pour dire le plus. Si cette proposition “sous-entendue” était mentionnée, toutes les autres significations possibles seraient exclues].
  
Nous dirons : C’est tout un pan de l’Histoire sainte des Hébreux qui manque dans les Livres des gens de la Synagogue et de la Torah. Pourquoi l’avoir soustraite, censurée ? Parce qu’elle met en évidence le péché du peuple d’Israël, et ceci est contraire avec la croyance des rabbanim, les dérange ?
  
Ceci fait rappeler, d’une certaine façon, les paroles du fils de Zacharie aux Fils d’Israël et aux Judaïsés :
3.1 En ce temps-là parut Jean Baptiste, prêchant dans le désert de Judée.
3.2 Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. (Matthieu 3)
3.7 Il disait donc à ceux qui venaient en foule pour être baptisés par lui : Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ?
3.8 Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! (Luc 3).
  
Il invitera son peuple à une chose que celui-ci refusera d’avance. Et pour avoir assassiné ce prophète du NOM, le peuple d’Israël signera sa propre mort. Le Temple sera détruit, ceux qui refuseront l’Évangile vivront l’exil, seront chassés de la terre de leurs ancêtres. La terre de Canaan passera sous le contrôle des gens d’Italie, gens du Sabéisme.
[8] Voir à ce sujet : Coran II 58, et le commentaire.
[9] D’après les données bibliques, ces géants étaient des “Anaqim” qui, « comme les “Emin”, les “Rephaïm”, les “Zamzummin” et les “Zuzim” représentaient les restes du peuplement préhistorique de la Palestine et de la Transjordanie. On les rattachait aux fabuleux “Néphilim” et on leur attribuait les monuments mégalithiques […] Les “Anaqim” constituaient une aristocratie dans la montagne d’Hébron et la région maritime » (note commentateur Deut. 2.10 in Bible de Jérusalem).
   On a dit : Verset 10 - 10 à 12
Cette notice ethnographique interrompt évidemment le discours de Moïse, qui reprend au verset 13. C'est une remarque explicative, d'abord ajoutée en marge, et qui, pour qu'elle ne se perdit pas, a été introduite dans le texte. L'intention du copiste qui l'a formulée a été de faire ressortir l'analogie entre le don d'un territoire que Dieu avait fait aux autres peuples parents des Israélites et membres de la famille d'Abraham, avec celui qu'il a fait aux Israélites eux-mêmes en leur donnant Canaan. Il est à remarquer en effet que tous les membres de la famille d'Abraham ne furent point les habitants primitifs de ces contrées et qu'ils ne les possédèrent que plus tard par une dispensation divine.
Les Emim : les terribles. Il a donc fallu le secours de Dieu pour que les Moabites pussent faire cette conquête (verset 21).
Les Anakim : voir 1.28 : (Anakim. Ce nom signifie proprement hommes au long cou, d'où géants ; Nombres 13.29-34.). (levangile.com).
   Remarque : Le commentateur a bien fait de noter au passage : ̏C'est une remarque explicative, d'abord ajoutée en marge, et qui, pour qu'elle ne se perdit pas, a été introduite dans le texte.̋ Preuve d’une rajouture volontaire au texte original et voulu (pour la bonne cause) par le scribe falsificateur. Et faire dire ainsi que tout cela a pour auteur Moïse (sur lui la Paix !), lui-même !? En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui attribuent !
[10] Et par extension : les gens de l’Évangile. Lesquels, en les suivant aveuglément, commettent les mêmes erreurs et absurdités.
[11] Ils ne croient pas au secours divin.
[12] Bible : un dieu. Exode 7.1 : 1 Alors l'Éternel dit à Moïse "Regarde ! je fais de toi un dieu à l'égard de Pharaon et Aaron ton frère sera ton prophète. 
   Rachi : Je t’ai fait un inspirateur pour Pharaon Un juge qui châtie. Pour le châtier par des plaies et des souffrances.
   Sera ton prophète Traduction du Targoum Onqelos : metourgemanakh (« ton interprète »). Le terme de prophétie (nevoua) comporte toujours une connotation de discours public et de déclamation, devant le peuple, de paroles de remontrance. La racine du mot nevoua est la même que dans : « l’expression (niv) des lèvres » (Yecha’ya 57, 19) ; « la bouche du sage exprime (yanouv) la sagesse » (Michlei 10, 31) ; « il cessa de s’exprimer (méhithnaboth) » (I Chemouel 10, 13). En allemand : « Prediger ».



Jéricho


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Cette page a été mise à jour le
21/06/11.

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