Croyances

PEUPLE PRÉVARICATEUR, PROPHÉTIE. 

Selon les Écritures.

Au nom de DIEU, Allaha
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


Lapidation et prévarication.
Le récit des Explorateurs.


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

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  • Le peuple a-t-il vraiment menacé de lapider Mochè (sur lui la Paix !) comme le prétend le texte biblique ? Et si oui, pourquoi ?

   Le peuple a-t-il vraiment menacé de lapider Mochè (sur lui la Paix !) comme le prétend le texte biblique ? Et pourquoi ?  

   La réponse :
   Il sera dit : “Frappe la pierre de ton bâton.”
   Selon le Jacob ben Isaac :
   ET LÀ LE PEUPLE EUT SOIF D'EAU (Ex. 17:3). Quand Israël arriva dans la ville de Rephidim, il implora Dieu, car il manquait d'eau. Le peuple s'adressa à Moïse : « Pourquoi nous as-tu fait sortir d'Égypte, si c'est pour mourir de soif ? » Moïse cria vers Dieu : « Peu s'en faut qu'Israël ne me lapide. » Dieu répondit à Moïse : « Avance-toi devant eux, tu verras s'ils te lapident. Je vais te pro­téger. Pourquoi soupçonner le peuple de te vouloir du
mal[5] ? »

   Nous dirons : Comme nous l’avons signalé ci-dessus, ce n’est pas avec un problème d’eau que le peuple est confronté, c’est avec une invitation d’aller combattre dans le sentier divin. Nuance ! Pour preuve :

قال لهم موسى: لا تخبروا بني إسرائيل بهذا فيجبنوا ويضعفوا عن قتالهم. وقيل: إن النقباء الاثني عشر لما خرجوا من أرض الجبارين قال بعضهم لبعض: لا تخبروا بني إسرائيل بما رأيتم فلما رجعوا وأخبروا موسى أمرهم أن لا تخبروا بني إسرائيل بذلك فخالفوا أمره ونقضوا العهد وأخبر كل رجل النقباء سبطه بما رأى إلا يوشع بن نون وكالب فإنهما كتما ووفيا بالعهد فلما علم بنو إسرائيل بذلك وفشا ذلك فيهم رفعوا أصواتهم بالبكاء وقالوا: ليتنا متنا في أرض مصر ولا يدخلنا الله أرضهم فتكون نساؤنا وأولادنا وأموالنا غنيمة لهم. وجعل الرجل من بني إسرائيل يقول لصاحبه: تعالوا نجعل لنا رأساً وننصرف إلى مصر فلما قال بنو إسرائيل ذلك هموا بالانصراف إلى مصر خر موسى وهارون ساجدين وخرق يوشع وكالب ثيابهما وهما اللذان أخبرنا الله عنهما. تفسير لباب التأويل في معاني التنزيل/ الخازن

   Selon Khâzan : Moïse dit aux explorateurs : Ne dites rien de cela aux Fils d’Israël car ils s’écarteront et deviendront faibles dans leur combat. Malheureusement dix d’entre eux ne respectèrent pas la parole donnée. Et aux Fils d’Israël de connaître ce qui en était réellement. Deux explorateurs respectèrent toutefois la parole donnée : Josué et Caleb[6].
   Donc lorsque les Fils d’Israël furent informés de ce qui les attendaient, ils élevèrent leur voix en pleurant. Et dirent : Que nous sommes morts[7] en terre d’Égypte[8], plutôt que Dieu nous fasse entrer en leur terre[9] ! Et que nos femmes, nos enfants et nos biens aient été leur butin[10] ! Et chacun d’entre les Fils d’Israël de dire à son compagnon[11] : Venez pour que nommions un chef et allions [ensemble] en Égypte !
   Quand les Fils d’Israël parlèrent de l’intérêt pour eux d’aller en Égypte, Mochè et Aharon tombèrent prosternés, et à Josué et Caleb de déchirer leurs vêtements. Et à Dieu de nous tenir informé de leur récit : Josué et Caleb.
   Après cela la colère de Moïse fut à son comble et à lui d’en appeler son Seigneur contre les prévaricateurs de son peuple.
   Selon les commentateurs, Mochè, entendant de tels propos, entra en colère contre son peuple et invoqua Dieu en ces termes : « Seigneur ! Je n’ai de pouvoir que sur moi-même et sur mon frère » c’est-à-dire en dehors de moi-même et de mon frère je ne peux forcer personne à faire ce que j’aime, à savoir : obéir à Dieu. Moïse dit alors :
   « Établis donc une séparation entre nous et les gens prévaricateurs ! » (Coran V 27). Ce qui signifie : tranche entre nous et eux par un décret (qadâ) par lequel Tu jugeras en ce qui nous concerne et en ce qui les concerne et par lequel Tu les éloigneras de nous[12].

   Tabari de préciser : Dieu jugea entre Moïse et ces gens en qualifiant ceux-ci de “fâsiqoûn”, terme (traduit par prévaricateurs[13]) qui signifie littéralement : “qui sortent” c’est-à-dire qui sortent de la foi à Dieu pour entrer dans l’impiété[14] (koufr).
   Le qualificatif[15] “fâsiqîn” que Dieu met ici dans la bouche de Son prophète est envisagé comme étant dit par Dieu Lui-même. Moïse ne parlant que suivant ce que Dieu lui inspire, de telle sorte que l’emploi de ce terme dans sa bouche est en soi l’expression d’un jugement divin. Le verset suivant montrera un autre aspect de ce jugement divin en énonçant la sanction infligée à ces gens après qu’ils eurent été décrétés “fâsiq”, et la fin du verset suivant Dieu confirmera en quelque sorte la parole de Moïse en lui disant : “ne t’afflige pas sur les gens prévaricateurs ! ”.

ونقل عن السدي قال: غضب موسى على قومه فدعا عليهم فقال: رب إني لا أملك إلا نفسي وأخي الآية. فقال الله عز وجل: فإنها محرمة عليهم أربعين سنة يتيهون في الأرض فلما ضرب عليهم التيه ندم موسى وأتاه قومه الذين كانوا يطيعونه فقالوا له: ما صنعت بنا يا موسى فمكثوا في التيه

   On a pris de Soddy : Moïse entra en colère contre son peuple, il fit une invocation contre lui. Il dira : « Seigneur ! Je n’ai de pouvoir que sur moi-même et sur mon frère » (le verset). Dieu Tout-puissant et Majestueux dira : « En vérité, elle [la Terre sainte] leur sera interdite pendant quarante ans [au cours desquels] ils erreront [dans le désert] (Coran V 25-6). Il les fit voyager à Attih, et Moïse fut pris de regrets. Ceux qui lui obéissaient de son peuple vinrent à lui et lui dire : « O Moïse ! Qu’as-tu fait de nous ? » Et ils demeurèrent à Attih…   

وقيل: لما ندم موسى على ما دعاه على قومه أوحى الله إليه فلا تأس على القوم الفاسقين. قال الزجاج: وجائز أن يكون خطاباً لمحمد صلى الله عليه وسلم أي: لا تحزن يا محمد على قوم لم يزل شأنهم المعاصي ومخالفة الرسل. تفسير لباب التأويل في معاني التنزيل/ الخازن

   On a dit : Quand Moïse fut affligé par l’invocation faite contre son peuple, Dieu lui révéla : Ne t’affliges donc pas sur les gens prévaricateurs ! ». Zajjaj a dit : Il est permis de dire que ce discours s’adresse aussi au Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) ; c’est-à-dire : O Mohammad ! Ne t’afflige donc pas au sujet d’un peuple dont leur affaire est de perdurer dans la désobéissance et le désaccord avec les Prophètes.

   D’après le fils d’Ishâq[16], Dieu dit à Moïse[17] : « Jusqu’à quand ce peuple va-t-il désobéir ? Jusqu’à quand refusera-t-il de reconnaître pour vrai tous les signes que Je dispose au milieu d’eux ? Je vais les frapper de la mort et les anéantir…

   Le fils d’Ishâq dit encore en substance : Moïse intercéda alors en faveur de son peuple et Dieu adoucit ce châtiment en lui subsistant l’errance dans le désert : Il leur ordonna de retourner dans le désert où ils devaient errer pendant quarante jours pendants lesquels les répondants[18] (nouqabâ) avaient effectués leur reconnaissance en Canaan, et où ils devaient mourir les uns après les autres tous ceux qui avaient pris part à la révolte. Quant aux répondants, excepté Josué et Caleb, ainsi que tous ceux qui avaient été les instigateurs de la révolte ils moururent sur le champ. Ce fut que la génération suivante, conduite par Josué, fils de Noûn, et Caleb, fils de Yéphunné, qui put sortir du désert et entrer en Canaan ».
   Par contre, pour ne pas avoir accompli l’ordre divin d’all
er combattre[19], pour n’avoir pas fait confiance au Nom, en Son aide et secours ; leur Seigneur leur fit connaître la sanction dont Il frappa les prévaricateurs qui refusèrent d’entrer dans la “Terre sainte”. 

  • Sanction des prévaricateurs.

   Après l’invocation de Moïse adressée à son Seigneur, Dieu nous fait connaître la sanction dont Il frappa les prévaricateurs qui refusèrent d’entrer dans la “Terre sainte” : « Elle leur sera donc interdite “pendant quarante ans” ils erreront dans le pays ».

   Dieu dit à Moïse : « Ne t’afflige pas sur les gens prévaricateurs ! » (Coran V 26).

   Soddi a dit à propos de ce passage : « Lorsque Dieu eut infligé l’errance au peuple, Moïse (sur lui Prière et Paix !) fut pris de regrets et, à ce moment-là, Dieu lui révéla : « Ne t’afflige pas sur les gens prévaricateurs ! » c’est-à-dire : ne t’attriste pas sur les gens que J’ai qualifié de prévaricateurs (fâsiqoûn) ».
   Pour ceux : “qui sortent” c’est-à-dire qui sortent de la foi à Dieu pour entrer dans l’impiété…

   Conclusion.

   Désobéir au divin Créateur et Législateur a un prix. Répandre troubles, zizanies, perte de confiance, doute, incertitude est pire que la guerre.
   Ces gens venaient de leur terre d’asile : l’Égypte. Là-bas dans un premier temps, ils durent, à cause de leur mécréance subir de dures épreuves, l’esclavage. Dans un deuxième temps, à cause de leur foi cette fois, les épreuves continuèrent sans avoir toutefois le même sens.
   Libérés de Pharaon et de son peuple, des épreuves supplémentaires les attendent. La première et la plus grandiose sera à la Montagne de la Révélation. Là, le peuple, et sous la conduite de Mikha, fera son premier faux pas en adorant une divinité autre que le NOM : un dieu animal un Veau ! La sanction ne se fera pas attendre !
   Deuxième épreuve : le peuple refuse la Torah et son contenu ! Là encore, la sanction ne se fera pas attendre !
   Troisième épreuve : Le peuple arrive devant sa récompense. Toutefois, ils devront prouver tous qu’ils sont de vrais croyants, de vrais combattants pour la cause du NOM. Là, la vérité va se manifester au grand jour ; hélas le peuple n’a aucune de ces qualités requises. Il recule, se rebiffe, prend la fuite devant ses responsabilités...! La sanction ne se fera pas attendre !
  
Il aura fait tout ce chemin, enduré tant de problèmes, de souffrances, pour quel résultat, clame l’écho ? Alors, à la ‘démocratie[20]’ d’être source de perte !
   Enfin ce récit prouve que de l'Égypte jusqu'à Jéricho, les Hébreux ne firent aucune guerre contre les peuples de la région. Et ceci contrairement aux affirmations et prétentions des gens de la Synagogue de la Torah.
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allahah, est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent !

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] EX.R. 26.2, Mekh.Vayassa 6.52a, Mekh.(S) 80-81.
[6] Le texte biblique ne mentionne pas ceci. A une autre version des faits.
[7] Comparer : Bible. Nom. 14:2.
  
Selon Jacob ben Isaac : Nous ne pouvons monter contre le peuple car il est plus fort que nous. (Nom. 13:31). Les habitants sont plus forts que Dieu (Mimenou peut signifier « que nous » ou « que Lui » (Dieu).). Le peuple d’Israël se lamenta : « Que ne sommes-nous morts » (Nom. 14 :2). Mieux aurait valu mourir en Égypte ou dans le désert plutôt que de voir nos enfants et nos femmes tomber sous les coups d’épée de ces adversaires ! Pourquoi Moïse nous a-t-il fait sortir d’Égypte si c’est pour périr trucidés par nos ennemis ? Élisons un nouveau chef qui nous gouvernera et retournons en Égypte. Dès qu’Aaron et Moïse entendirent ces paroles, ils tombèrent sur la face. Josué et Caleb déchirèrent leurs habits en disant : « Cette terre est bonne. Puisse le Saint, béni soit-Il, nous la donner. Mais nous ne devons pas nous rebeller contre Dieu (Taan. 14b) » Cette nuit-là, tout le peuple d’Israël pleura (Taan. 29a, Nom.R. 16.20, Tan.Chalakh. 12). Dieu dit alors : « Vous pleurez sans raison, eh bien, dorénavant, vous pleurerez tous les ans à cette même date. » C’était le neuvième jour du mois d’Av. Or, le peuple d’Israël du pleurer chaque année ce jour-là, car c’était le jour anniversaire de la destruction du Temple.
[8] La terre d’Égypte leur manquait.
[9] Jéricho. Là où vivaient les géants.
[10] Gens prêts à sacrifier tout cela pour leurs âmes, leur ego !
[11] La décision et prise… Nous revenons en Égypte plutôt que combattre ces gens-là. Pour le NOM et Sa religion par d’effort et de sacrifice !
[12] Ceci pour répondre à cette parole biblique : « Puisque vous n’avez pas eu confiance en Moi pour Me sanctifier au yeux des enfants d’Israël, aussi ne conduirez-vous pas ce peuple dans le pays que Je leur ai donné ». Nombres 20-12. Ici, c’est l’inverse qui se passera, car c’est uniquement le peuple qui perdit confiance. Ne pas confondre !
[13] Décret terrible qui va s’abattre sur ces gens désobéissants. Et là, c’est bien le NOM qui les interpelle ainsi. Et à Moïse et son frère d’être innocentés des accusations rabbiniques à leur encontre. 
[14] Mécréance.
[15] Note de P. Godé (Tabari – commentaire).
[16] Lequel insiste qu’il détient ce qui suit d’après certaines personnes de science du premier Livre… La Bible.

حدثنا ابن حميد، قال: ثنا سلـمة، عن ابن إسحاق، قال: ثنـي بعض أهل العلـم بـالكتاب الأوّل، قال: لـما فعلت بنو إسرائيـل ما فعلت، من معصيتهم نبـيهم، وهمّهم بكالب ويوشع، إذ أمراهم بدخول مدينة الـجبـارين، وقالا لهم ما قالا، ظهرت عظمة الله بـالغمام علـى نار فـيه الرمز علـى كلّ بنـي إسرائيـل، فقال جلّ ثناؤه لـموسى: إلـى متـى يعصينـي هذا الشعب وإلـى متـى لا يصدّقون بـالآيات كلها التـي وضعت بـينهم؟ أضربهم بـالـموت فأهلكهم، وأجعل لك شعبـاً أشدّ منهم. فقال موسى يسمع أهل الـمِصر الذين أخرجت هذا الشعب بقوّتك من بـينهم، ويقول ساكنو هذه البلاد الذين قد سمعوا أنك أنت الله فـي هذا الشعب، فلو أنك قتلت هذا الشعب كلهم كرجل واحد، لقالت الأمـم الذين سمعوا بـاسمك: إنـما قتل هذا الشعب من أجل لا يستطيع أن يدخـلهم الأرض التـي خـلق لهم، فقتلهم فـي البرية، ولكن لترتفع أياديك، ويعظم جزاؤك يا ربّ كما كنت تكلـمت وقلت لهم، فإنه طويـل صبرك، كثـيرة نعمك، وأنت تغفر الذنوب فلا توبق، وإنك تـحفظ الآبـاء علـى الأبناء وأبناء الأبناء إلـى ثلاثة أجيال وأربعة، فـاغفر أي ربّ آثام هذا الشعب، بكثرة نعمك، وكما غفرت لهم منذ أخرجتهم من أرض مصر إلـى الآن فقال الله جلّ ثناؤه لـموسى صلى الله عليه وسلم: قد غفرت لهم بكلـمتك، ولكن قد أنى لي أنا الله، وقد ملأَتِ الأرضَ مـحمدتـي كلَّها، ألاَّ يرى القوم الذين قد رأوا مـحمدتـي وآياتـي التـي فعلت فـي أرض مصر وفـي القـفـار، سَأَلونـي عشر مرات ولـم يطيعونـي، لا يرون الأرض التـي خَـلَقْتُ لآبـائهم، ولا يراها من أغضبنـي فأما عبدي كالب الذي كان روحه معي واتبع هواي، فإنـي مدخـله الأرض التـي دخـلها، ويراها خَـلَفُه.

   Selon Jacob ben Isaac : Lui qui punit la faute des pères sur les fils ( Nom. 14 :18). Dieu acquitte tous ceux qui se repentent, mais n’absout jamais ceux qui continuent à nier leurs fautes. Moïse implora Dieu : « Pardonne le péché de Ton peuple depuis la sortie d’Égypte jusqu’à maintenant. » Dieu répondit : « Que le péché soit pardonné comme tu le désires. » Toutefois Dieu fit la promesse suivante : « Sur Ma vie éternelle et sur Ma gloire qui emplit la terre entière. Je jure que tous ces hommes mourront dans le désert, car ils ont vu Mes miracles, ils M’ont éprouvé dix fois, mais sans jamais Me croire. Ils ne verront donc pas la Terre promise. » Dieu ne pardonna pas totalement ce péché car toute faute d’Israël contre Dieu demeure pour l’éternité. Les hommes périrent donc dans le désert comme Dieu l’avait prédit, mais leurs femmes et leurs enfants atteignirent la terre d’Israël. En raison de ce péché, le peuple juif doit se lamenter chaque année et pour l’éternité, le neuvième jour d’Av (Tanh. Chelakh. 13).
  
Le texte arabe : pardonne… à ce peuple, au lieu ‘Pardonne le péché de Ton peuple’. ‘mais leurs femmes et leurs enfants atteignirent la terre d’Israël.’ La Terre sainte. Nuance. Et ceux qui moururent comprend également les femmes. Le châtiment divin s’abattit sur l’ensemble du peuple et non sur les personnes masculines seulement.
[17] On retrouve, d’une certaine façon, cette parole dans le commentaire de Jacob ben Isaac : Malgré les signes que J’ai opérés dans son sein (Nom. 14 :11). Dieu dit à Moïse : « Combien de temps encore le peuple d’Israël Me mettra-t-il en colère en refusant de croire aux miracles accomplis devant lui ? ».
   Le texte coranique confirme que les gens de la Torah mécroient aux signes divins (Coran IV 155, etc.).
[18] Les explorateurs. Ils seront envoyés pour aller reconnaître le terrain par Mochè (sur lui la Paix !). Au retour, ils devront faire leur rapport devant lui.
[19] Voir : Milhamot Hachem "Les guerres de Dieu".
[20] Ce vocable est d’actualité chez les gens de la Bible. N’est-ce pas l’un de leur mot phare, leur cheval de bataille ? La fameuse formule d'Abraham Lincoln : la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. », est remise entre leurs mains.
  
On a dit :   En Europe, depuis des décennies, nous assistons à l’usage inconscient du terme très controversé “peuple” dans les médias, sur les lèvres des politiciens, comme thème de campagne publicitaire, etc. Le “peuple” veut, le “peuple” a décidé, le ““peuple” accepte, le “peuple” parle, le “peuple” s’oppose, etc. Ce peuple que les médias, les politiciens de tout bord, etc., ne cessent de solliciter, est quotidiennement sur toutes les lèvres. Mais une partie de celui-ci serait-il contre les citoyens ? Le peuple lointain, lors de la Révolution, s’est éveillé un jour, s’est organisé en “ partis” et a décidé de punir violemment ses propres compatriotes. A ses yeux, les compatriotes « croyants » à une religion révélée ne font pas et ne sont pas une partie de leur peuple. A ses yeux, les « croyants » ne font pas partie intégrante du peuple. Selon une culture populaire, représentée indifféremment par les politiciens de toute formation comprise, le peuple a raison et il reconnaît d’instinct qui est l’ami de l’État et qui lui est hostile. C’est pourquoi la célèbre chaleur populaire de l’époque s’est mise à incendier des maisons et des Lieux de Culte, le Livre saint, la Bible, etc.
  
 Une fois de plus, on assiste à l’émergence d’un peuple qui est prêt pour la dictature. Ce mouvement populaire dispose de milices prêtes à entrer en action. Les émeutiers se sont engouffrés dans ce vide et ils ne risquent pas de le dégager. Ce vide est un appel à la dictature. Ainsi, à la suite d’un événement connu, on va laisser que le massacre des « croyants » se perdurent jusqu’à ce que des appels se fassent entendre en faveur “d’un état d’urgence” géré par un “homme fort”. Puis parallèlement à cela, la guillotine entre en action, exécutions sommaires, déportations, humiliations, vexations, etc., en accord avec le Tribunal révolutionnaire évidemment. Tout cela n’est-il pas grave et ne revient-il pas à enfoncer un coin dans la “démocratie”, la Justice, le Droit, la Légalité et l’Équité ?
  
Quant aux gouvernements de notre époque, on ne peut que lui rappeler de faire son travail : traiter ses citoyens sur un pied d’égalité. Le plus vite possible.  (Lire la suite…)
  
Une chose est sûre : Le divin Créateur et Législateur n’a donné aucune autorité au vocable ‘peuple’, aucun sens. A travers l’Histoire des Nations, et à chaque fois qu’un peuple et ses dirigeants non pas obéis  à leur Seigneur et Ses envoyés ; ceux-ci de connaître le décret divin à leur encontre, dans ce monde et dans l’autre ! Voir les récits comme celui de Noé et son peuple, Loth et son peuple, Moïse et son peuple, etc.
  
Aussi, le peuple est-il invité à entrer de plein pied dans la Religion divine, et non la Religion divine à suivre leurs désirs, leurs passions… Sous prétexte, note l’observateur, que cette dernière doit (devrait) vivre avec son temps, et s’adapter surtout aux aspirations de la société, à son évolution… Ne pas confondre ! Et surtout pas de Salut pour les âmes en dehors d’elle !



Jéricho


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Cette page a été mise à jour le
21/06/11.

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