Histoire sainte biblique

PROPHÈTES, PROPHÉTIE. 

Selon les Ecritures.

Au nom de DIEU,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


La rencontre avec Pharaon. Son refus.
La demande de quitter la terre d'Egypte. Le constat.

La fabrication de briques... La plaque de Saphir.  

Et sous ses pieds il y avait comme un ouvrage de l’éclat de saphir.


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   Nous sommes en Afrique, en Egypte tout particulièrement, un peuple qui est venu de Canaan est venu s'y réfugier, s'y installer. Un de leurs prophètes, naguère, deviendra même une personnalité importante au sein du gouvernement en place. Plus tard, le Décret divin voulut que toute sa famille vienne le rejoindre.  
   Dans un premier temps, Coptes et Hébreux vivaient en harmonie. Mais au fil des années la situation va changer. Les Hébreux vont passer d'un état d'hommes libres à un état d'hommes esclaves. Ceci suite à leur mécréance, l'abandon de leur foi.
   L'Histoire sainte des Hébreux nous apprend qu'un nouvel ordre régional va s'installer. Au sein des Hébreux deux prophètes vont apparaître. Prévenu par ses astrologues, le Chef des Coptes de l'époque, Pharaon, va essayer de changer la donne en sa faveur. Pour parer à toute éventualité, il sera décidé de mettre à mort tous les enfants hébreux, mâles, une années sur deux. Mais c'était compter sans la vigilance du divin Créateur. L'un des deux prophètes, Aharon, naîtra l'année où aucun enfant nouveau-né sera mis à mort ; l'autre naîtra différemment. Toutefois, le Décret divin voulut qu'il soit recueilli par la famille du Chef de l'Etat en place. Sa mère continuera même de l'allaiter.
   L'enfant grandira donc à la cour de Pharaon. Devenu grand et faisant toujours le bien, un incident va changer toutefois le cour de sa vie. Deux hommes se battent, l'un est Copte, l'autre Hébreu. Prenant la défense d'un des siens, et croyant bien faire ; il ne sait pas en fait qu'il va tomber dans un piège tendu par Pharaon, car celui-ci voulait sa perte. Dans un geste incontrôlé, il va tuer le Copte. Le lendemain, le même incident va se reproduire, si ce n'était la mise en garde qu'il reçu, il aurait fait comme la veille. Les gens auxquels il avait à faire, étaient devant lui, étaient en fait membres du service secret de Pharaon, des gens de son peuple travaillaient même pour lui.
   Moïse (sur lui la Paix !) prend peur, il ne sait que faire. Mais son Seigneur de veiller sur lui. Une personne ayant connaissance que Pharaon voulait l'arrêter pour le juger, lui conseille vivement de partir le plus loin possible. Quittant la terre d'Egypte, il va aller vers son destin : Madian. Là, il va pouvoir se marier et travailler comme berger et son beau-père. Un jour qu'il va décider de partir avec sa famille, de quitter la maison de son beau-père ; en la 'Vallée sainte', son Seigneur va se révéler à lui. Lui annoncer qu'Il a fait de lui et de son frère deux prophètes. Leur mission ramener Pharaon à la raison, l'inviter à la foi et la crainte de son Seigneur. La preuve qu'ils sont bien deux envoyés de leur Seigneur : Ses signes.
   L'époque où vit ces deux prophètes est une époque où la cour d'Egypte baigne dans la Magie. Cette Magie apparut à Babel (Irak) au temps des deux anges Harout et Marout (Coran II 102). Elle connaîtra son apogée en Egypte. Le sorcier magicien pour faire ses tours à besoin de deux choses : sa main et un bâton. Moïse (sur lui la Paix !) de venir lui aussi avec ces deux choses. Toutefois, lui est un prophète, un ambassadeur de son Seigneur. Le sorcier magicien, lui, est un affidé de Lucifer et de ses diables. Où qu'il aille, il va à sa perte. Son pouvoir est fictif, illusoire, négatif, malvaifant.
   Les deux frères se présentent donc devant Pharaon rapportant fidèlement les paroles de leur Seigneur, l'invitant à la foi. Pharaon écoute, rappelle à Moïse (sur lui la Paix !) ce qu'il a fait de mal. Moïse (sur lui la Paix !) rétorque qu'il l'a fait par ignorance, dans un acte incontrôlé. Puis, le vrai dialogue commence entre Pharaon et Moïse. Des questions sont posées, Moïse (sur lui la Paix !) y répond. Craignant que sa cour penche vers lui, Pharaon va hausser le ton et les mettre en garde de suivre pareil sorcier. Moïse (sur lui la Paix !) rappelle à Pharaon qu'il est venu alors avec des signes, des lettres de créance, de la part de son Seigneur. Pharaon demande à voir. Mais celui-ci loin d'y croire, s'enorgueillit. Il voit en lui que sorcellerie, qu'un maître chanteur. Devant le danger que représente ces deux prophètes, perte de son pouvoir ; Pharaon consulte sa cour, ses notables. Le ton monte, on parle alors de mettre à mort ces deux prophètes. Une personne qui cachait sa foi prend leur défense et les met en garde. C'est alors qu'il est décidé de convoquer un grand rassemblement pour un duel entre les sorciers de Pharaon, d'une part, et les deux prophètes d'autre part. 
   Le jour fatidique arrive, les deux partis sont face à face. Pharaon et sa cour, les gens sont là pour assister à ce duel historique. Les sorciers magiciens convaincus que leur Magie dominera, attendent à être récompensés s'ils gagnent. Pharaon s'y engage. Les sorciers magiciens sont invités à commencer les premiers. Ceux-ci croient que leur Magie est plus forte et que rien ne pourra l'arrêter. Ils éblouissent les spectateurs avec leur tour de sorcellerie. Vient alors le tour de Moïse (sur lui la Paix !), une crainte s'empare de lui devant un tel spectacle. Son Seigneur le rassure et lui demande de jeter son bâton lequel se transforme par miracle et avale tout ce qu'ont fait les sorciers magiciens ! Devant un tel spectacle, ces derniers comprennent que ce qui vient de se passer n'a rien de naturel et n'a aucun rapport, de près ou de loin, avec la Magie, leur magie. Tombant prosternés, ils témoignent de leur foi. Pharaon s'emballe, il demande que ces gens soient mis à mort sur le champ. Ils mourront crucifiés, martyrs. Avance la séance, notent les commentateurs, ils étaient mécréants. A leur sortie, ils étaient croyants et mourraient martyrs.
   Pharaon s'emporte, le voilà qu'il se croit être un 'seigneur, un 'dieu' ! Appelle les gens à le suivre ! Veut même une confrontation avec le Seigneur du Cosmos ! Ainsi, il demandera à son ministre Hâman, de l'époque, de lui construire une 'Tour' en brique pour aller à la rencontre du Seigneur de Moïse et d'Aaron (sur eux la Paix !) ! Peine perdue, cette dernière sera détruite et l'oeuvre de Pharaon et d'Hâman avec...

   Le sujet.

   Le sujet de notre étude, c'est Pharaon, et surtout son ministre Hâman. L'homme de main de Pharaon chargé de construire une 'Tour'. Nous allons pouvoir comparer deux récits de l'Histoire sainte des Hébreux : celui de la Torah et celui du Coran. Deux récits qui ne se ressemblent pas forcément. Peu s'en faut ! Le texte toranique étant fait d'interpolations, de contradictions, de mensonges, de falsifications, d'erreurs monumentales, soumis au fil des siècle à la censure rabbinique.

   Ce qu'il faut bien comprendre et prendre en considération.

   Qui est ce Pharaon vivant au temps de Moïse (sur lui la Paix !) ? Les gens de la Synagogue et de la Torah avancent des noms lesquels ne sont bâtis que sur des ont dit de leurs rabbanim. Rien de très précis et de très sérieux. Les historiens et chercheurs, exégètes du monde biblique (toranique & évangélique) malgré tous leurs efforts ne sont pas parvenus à répondre à cette question brûlante. L'Histoire de l'Egypte, de ses rois et pharaons, fascine plus d'une personne en terres bibliques d'Europe et d'ailleurs. Une chose est sûre, le Pharaon de Moïse (sur lui la Paix !) reste une énigme, d'autant que le texte toranique nous parle non pas d'un Pharaon mais de deux ! Secundo : Pharaon a-t-il été embaumé ? A-t-il été mis en terre ? Autant de questions que le texte toranique ne répond pas. Quant aux commentaires des exégètes toraniques, ils laissent le lecteur sur sa faim. Troisièmement : Ajouter à cela, une chose perturbe le monde biblique (toranique & évangélique) : la Soumission. La présence de l'Islam dans cette partie du monde dérange sérieusement la tranquillité du monde biblique (toranique & évangélique). Tant qu'il se trouvait dans la sphère religieuse des nations que les religions bibliques (toraniques & évangéliques), on pouvait dormir tranquille ! Mais l'arrivée et la présence de l'Islam changent la donne. Pour ces derniers, sa présence dérange, fait de l'ombre, perturbe la tranquillité, empoisonne. Quatrièmement : Alors pour contrer ce nouvel arrivant quoi de plus naturel qu'une campagne de mensonges, de désinformation, de dénigrements et de calomnies contre la Religion divine : l'Islam ! A entendre et à en lire, le Coran diffuserait des faussetés, des mensonges, des erreurs monumentales ! Le lecteur biblique, l'opposant à la religion divine s'égarent et se trompent lourdement. Attaquer le sceau des Ecritures : le Coran, n'est-ce pas en fait s'attaquer directement à Son auteur : le divin Créateur ? Le traiter de menteur ? Nier Ses signes ? Ce qui doit être mis en cause dans cette Histoire sainte des Hébreux, n'est-ce pas l'intégrité de gens de la Bible, leur honnêteté en premier lieu ?

    Une demande de départ refusé. Le récit toranique tronqué.

   A Jacob ben Isaac d’écrire[5] : « (…) Pharaon s’adressa à Moïse[6] : 
   « Partez et servez votre Dieu, mais dites-moi ceux qui partiront.
   - Nous partirons tous, femmes et enfants, répliqua Moïse, car nous devons célébrer la fête[7] de Chavouot[8] qui commémorera[9] le don[10] de la Torah[11].
   - Pourquoi les femmes et les enfants ? Que les hommes seuls partent. Vous prétendez aller offrir un sacrifice, c’est la tâche des hommes et non celle des femmes ou des enfants. Je me doute que vous voulez fuir dans le désert, mais la désolation s’abattra sur vous[12].

   Que dire ? Sinon que cela ressemble étrangement à un marchandage, ce qui est impossible de la part d’un prophète. D’ailleurs, et comme on le voit, ce Pharaon toranique n’est pas aussi bête que çà, idiot, que voudrait pourtant nous le faire croire l’exégète biblique.

   Secundo : « Vous prétendez aller offrir un sacrifice, » Pour fuir, échapper à l’emprise et à l’asservissement de Pharaon, on prétend contourner le problème en inventant l’exécution d’un ‘sacrifice’ ! D’autant qu’avant la Révélation de la Torah, aucune fête de ce genre semble avoir été prescrite à Jacob et ses fils. Le dire et le prétendre, n’est-ce pas faire mentir le Créateur, les Prophètes, les Ecritures ? Troisièmement : Le texte toranique et le texte coranique concernant l’Histoire de Pharaon et son peuple ont une approche toute différente. Voir en parfaite contradiction, diamétralement opposé.
   En effet, nous savons tous que les prophètes Mochè et Aharon (sur eux la Paix !) seront envoyés tous deux vers deux peuples de la part de leur Seigneur : les fils d’Israël et les Coptes. Normal, leurs ancêtres n’ont-ils pas accueillis Jacob et ses fils ? Ces deux prophètes appelleront donc les deux peuples à la foi, à croire aux signes et miracles divins. L’un crut, l’autre mécrut. Ceci le texte toranique se garde bien (sous la plume du scribe faussaire) de le mentionner, de le mettre en évidence dans le texte toranique. Tout est fait au contraire pour que la malédiction divine s’abatte sur Pharaon et son peuple ?! Pas un brin de miséricorde apparaît dans le texte toranique, pourquoi ? Et en place, au scribe faussaire de mettre en exergue un prétendu sacrifice dans le désert !? Lequel ? D’aller là se permettre de faire mentir le Créateur et Ses deux prophètes : Mochè et Aharon (sur eux la Paix !) !? Comme on peut le voir et le constater l’absurdité des gens de la Synagogue et de la Torah n’a pas de limite ! Et enfin, une histoire racontée sous deux formes bien différentes, n’ayant parfois aucun rapport, sinon que plaire aux rabbanim.

   Quand Moïse (sur lui la Paix !) rencontre Pharaon que pouvait-il lui dire ? Se dire ?

    Selon Jacob ben Isaac : Va à la rencontre de Moïse au désert (Ex. 4:27). Le Saint, béni soit-Il, dit à Aaron : « Va à la rencontre de Moïse », et Aaron s’exécuta. Il embrassa Moïse qui conta tous les prodiges que Dieu lui avait montrés[13]. Ils rassemblèrent tous les anciens et grâce au bâton, Moïse accomplit des miracles. Le peuple d’Israël crut alors que le Saint, béni soit-Il, avait envoyé Moïse, afin de le délivrer de la captivité d’Egypte. Le peuple se prosterna devant Moïse, à l’écoute de ses bonnes paroles. Les ancêtres se séparèrent du groupe, car ils avaient peur de se rendre auprès de Pharaon. Seuls Aaron et Moïse y allèrent. Les ancêtres ne méritèrent donc pas de monter sur le mont Sinaï avec Moïse. Celui-ci s’y rendit ainsi tout seul[14]. Moïse et Aaron dirent à Pharaon : « Le Dieu d’Israël a ordonné de laisser partir Son peuple, car il doit célébrer une fête dans le désert. »

   Décryptage.

   Le récit biblique ainsi présenté n’a aucune relation avec la réalité et surtout la vérité. En effet, et à la lumière du Coran, il sera ordonné à Moïse de se rendre auprès de Pharaon[15], lui, et son frère ; en aucune façon auprès de leur peuple en tout premier.
   Le plan divin a voulu que le message toranique s’adressa au Dirigeant (politique) des Coptes, en place, lequel a rendu à l’esclavage des gens : les Fils d’Israël, les Hébreux, venus chercher refuge naguère chez eux. Le but n’est pas d’ameuter le peuple de Moïse contre le pouvoir en place comme voudrait nous le présenter ici l’exégète[16], mais bien d’inviter un homme à obéir aux ordres divins : Pharaon[17]. Donc prétendre, écrire et affirmer que les deux prophètes (sur eux la Paix !) se rendirent d’abord auprès de leur peuple avant d’aller directement chez Pharaon est dénué de bon sens, impoli, incorrect, sans fondement, rien d’autre qu’un récit imaginé par l’exégète biblique comme ici et servant de l'idéologie politique. Ses derniers étant envoûtés par cette dernière. .

   « Moïse et Aaron dirent à Pharaon : « Le Dieu d’Israël a ordonné de laisser partir Son peuple, car il doit célébrer une fête dans le désert. »
   Moïse et Aaron dirent à Pharaon : Le messager c’est Moïse, son frère n’est qu’un prophète, son second. Et politesse oblige[18], en pareil cas, qu’un seul parle à Pharaon[19]. Secundo : En place de :



Donc, venez tous deux chez lui ; puis dites-lui : « En vérité, nous sommes deux messagers de ton Seigneur. Envoie donc les Fils d’Israël en notre compagnie, et ne les châtie plus. Nous venons à toi avec un signe de la part de ton Seigneur. Et paix sur quiconque suit la guidée ! En vérité, il nous a été révélé que le châtiment est pour celui qui crie au mensonge et qui tourne le dos ! » (Coran XX 47-48).

   Décryptage.

   En place de :
   « En vérité, nous sommes deux messagers de ton Seigneur. Envoie donc les Fils d’Israël en notre compagnie… »
   Au texte toranique de proposer, lui, au lecteur un texte bien différent. Qu'on en juge :
   « Le Dieu d’Israël a ordonné de laisser partir Son peuple, car il doit célébrer une fête dans le désert. » Fête qui n'existe, rappelons-le, que dans l'imagination du copiste faussaire.

   Secundo : de ton Seigneur. L’exégète biblique : 1) « Le Dieu d’Israël… ». La différence est énorme, notoire. Ici le sens est personnel, à l’instar du monde de l’Evangile qui a fait du fils de Marie, un « fils » personnel du Créateur ! Là, c’est un peuple qu'on élève, ici un être humain ! Dans les deux cas, cela ne saurait être ! En effet, le Seigneur de Moïse et d’Aaron (sur eux la Paix !) est aussi le Seigneur de Pharaon et des Coptes de l'époque. Pour les gens de la Synagogue et de la Torah, nullement ! Et cela apparaît clairement ici car ceux-ci ne veulent pas, ne souhaitent pas la guidée de Pharaon qui le mènerait au Paradis, lui et son peuple. 2) « Son peuple… » en place de : « Envoie donc les Fils d’Israël en notre compagnie… ». Les mots ont leur importance en religion, aussi il faut se garder de les changer, de les escamoter, pour faire dire au texte initial ce qu’il ne dit pas à l’origine.

   Leur Seigneur parle très clairement aux prophètes Moïse et Aaron (sur eux la Paix !), et ce qu’Il leur commande à tous deux n’a rien à voir, de près ou de loin, avec le texte biblique. Preuve que la Torah originelle n’existe plus. Ce qui existe en réalité, n’est qu’un texte frelaté par les gens de la Synagogue et de la Torah. Le scribe faussaire et falsificateur étant passé par là.

   Absent donc du texte coranique : « car il doit célébrer une fête dans le désert. » Phrase propre aux gens de la Synagogue et de la Torah, texte ajouté pour la bonne cause, et l’attribuer faussement au Créateur et à Ses deux prophètes est abject. Cette fête étant d’institution rabbinique non divine. Cette une atteinte à Sa dignité et Autorité !

   « Nous venons à toi avec un signe de la part de ton Seigneur. » Absent dans le texte biblique. Pourquoi ? Preuve que les gens de la Synagogue et de la Torah donnent peu d’importance aux signes, miracles de leurs prophètes, voir n’y croient pas du tout ou peu ! Pourtant leur place est nécessaire, indispensable, pour voir et connaître la Toute-puissance divine, Sa science, Sa volonté… devant tout négateur.

   Ici, les deux prophètes viennent comme des ambassadeurs auprès de Pharaon. Les lettres de créance sont les miracles ou signes de leur divin Créateur. Toutefois, au lieu de mettre l’emphase sur ce point extrêmement important, et se référant à leurs textes ; les gens de la Synagogue et de la Torah préfèrent, eux, mettre en avant cette prétendue célébration d’une fête dans le désert !? Ainsi sont-ils prêts, et au passage, à faire mentir leurs deux prophètes !?  

   Que va-t-il se passer lors de cette rencontre ?

   Deux choses importantes : 1) Pharaon va chercher à savoir quel est le Seigneur dont lui parle ces deux messagers ; 2) quel signe apportent-ils pour appuyer leur demande, la véracité de leur mission prophétique ? Et dans ces deux cas, Pharaon va trébucher, faire un faux-pas qui lui sera fatal pour son avenir et l'avenir de son royaume. Car toute personne qui se met en travers de la voie prophétique mène son âme dans la perdition, dans ce monde et dans l'Autre.

   Jacob ben Isaac d’expliquer : « Moïse et Aaron dirent à Pharaon : « Le Dieu d’Israël a ordonné de laisser partir Son peuple, car il doit célébrer une fête dans le désert. Pharaon répondit : « J’ignore votre Dieu. » Le Midrash dit[20] : Pharaon possédait un livre sacré dans lequel se trouvaient tous les noms des idoles. Pharaon déclara que le Dieu d’Israël ne figurait pas dans ce livre. Le Behaye écrit : Pharaon était très intelligent ; il connaissait tous les rois qui régnaient dans chaque pays. Le souverain s’exclama : « Je ne connais pas votre Dieu qui règne sur aucun pays de la terre. » En fait, le Saint, béni soit-Il, domine tous les rois de l’univers. (…)

   De même, Moïse dit à Pharaon :

   « Vos idoles sont des cadavres, des choses mortes. Notre Dieu, par contre, vit pour l’éternité. C’est le roi de tous les rois de la terre[21].
   - Votre Dieu, que peut-il faire ? Demande Pharaon ?
   - Il a créé le ciel et la terre. Il fait tomber la pluie et tout pousser sur terre. C’est lui qui désigne les rois dans le monde entier.
   - Je suis le maître du monde. Je me suis créé moi-même et j’ai créé le fleuve Nil. Qui donc est votre Dieu ? »
   Le Saint, béni soit-Il, dit à Moïse : « Puisque Pharaon se vante au sujet du Nil, eh bien, transforme les eaux du fleuve en sang. »
   « Je ne suis nullement tenu de prêter attention aux paroles de votre Dieu, ajouta Pharaon. Il est apparu à Abimelech lorsqu’il a enlevé Sarah. Votre Dieu l’a visité durant la nuit : à moi, rien de tel ne m’est arrivé. Je ne le connais pas. Je n’écouterai pas ses paroles.
   - Laisse-nous partir, dirent Aaron et Moïse, sinon le Saint, béni soit-Il, te frappera par la peste et l’épée.
   - Ne trouble pas le peuple dans son travail, répondit Pharaon. Il tiendra compte de vos paroles et ne voudra plus travailler. » (Op. cit.)
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent !

   Question : Ce récit est-il authentique ou imaginé par l’exégète biblique ?

   La réponse se trouve dans le sceau des Ecritures : le Coran. Toutefois, les paroles échangées diffèrent (Coran XX 49-56). Mais une question se pose : pourquoi ce genre de propos ne se trouvent-ils pas dans le texte initial de la Torah ? Pourquoi retrouver ce genre de propos dans les commentaires seulement et d'une façon arrangée, frelatée ? D’autant qu’ils sont loin d’être rapportés fidèlement. Peu s’en faut ! Preuve une fois encore que la Torah actuelle est un livre frelaté !

   Le chapitre toranique continue sur cette boutade de Pharaon : Aller travailler… Allez à vos corvées ! En fait, l'intervention de Moïse et d'Aaron a pour effet l'aggravation de la condition de leur peuple. Pire ! L’aggravation des corvées va réduire à néant leur foi. Ici, comme note l’exégète biblique, sa prompte révolte contre Moïse montre comme il est encore loin de ce que Dieu veut faire de lui.

Et au scribe fraudeur de terminer le chapitre en disant :

    22 Alors Moïse retourna vers l'Éternel et dit : Seigneur ! Pourquoi as-tu fait du mal à ce peuple ? Pourquoi donc m'as-tu envoyé ?

   Pour l’homme biblique, parler ainsi n’a rien d’anormal. Alors que le prophète ici n’a aucune retenue, n’use d’aucune politesse envers son Seigneur et Créateur ! Et ce que fait dire ensuite le scribe fraudeur est encore plus grave.

   Fabrication de briques. La plaque de Saphir. Entrevoir une brique au pied du Créateur, est-ce possible ?

   Après cette première entrevue avec Pharaon, le chapitre 5 de l’Exode nous entretient de cette fabrication de briques. Ainsi, Jacob ben Isaac d’écrire à ce sujet : En ce jour-là, Pharaon donna des ordres aux exacteurs du peuple et à ses scribes (Ex. 5:6). Pharaon dit à Moïse et Aaron : « Vous troublez Israël dans son travail. J’ordonne donc qu’on cesse de vous fournir de la paille pour préparer les briques. Vous ferez vous-même provision de paille. Chaque jour, Israël devra exécuter un nombre de briques identique à celui fabriqué auparavant. » Ceci rendit le travail plus difficile encore. Pharaon pensait que, de la sorte, personne ne parlerait plus d’aller dans le désert, afin de célébrer une fête en l’honneur de Dieu. (…). (Op. cit.).

   De même : Sous ses pieds[22], il y avait comme un ouvrage en plaque de saphir (Ex. 24 :10). Moïse monta sur le Sinaï accompagné par Aaron, Nadab et Abihou[23], plus soixante-dix anciens. Ils aperçurent le trône divin et une brique posée devant le Saint, béni soit-Il. Dieu l’avait gardée auprès de Lui afin de se souvenir des souffrances du peuple juif qui fut contraint de trimer en Egypte, de transporter des briques et d’exécuter un labeur harassant. Le Saint, béni soit-Il, se disait : « Je les délivrerai de ces pénibles travaux. » Le Hizkuni écrit : une femme appelée Rachel aidait son mari à pétrir l’argile avec les pieds. En travaillant de la sorte si durement, elle fit une fausse couche ; son enfant tomba dans la glaise et elle n’arriva pas à le retrouver. Elle implora le Saint, béni soit-Il, qui envoya aussitôt l’ange Michaël. Il confectionna une brique avec cette terre dans laquelle l’enfant avait été perdu. Il la posa au pied du trône divin et elle fut dénommée « Plaque de saphir[24] », ce qui signifie une brique fabriquée avec la membrane où se trouvait l’enfant dans le ventre de sa mère[25]. Les anciens étaient ceux qui surveillaient[26]. Ils supervisaient la confection des briques par le peuple d’Israël et ils rendaient le travail moins pénible, sans que Pharaon s’en aperçoive. C’est pourquoi ces anciens méritèrent d’entrevoir la brique au pied du le Saint, béni soit-Il. (Op. cit.).
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent !

   Que conclure ?

   Une religion comme la Religion divine, ne peut s’écrire sur des contes, légendes et mythes des hommes. Ce genre de récit fait partie des légendes, mythes, contes rabbiniques. D’ailleurs, au Jour des Comptes, ceux qui approuvent et soutiennent pareil récit, pourront chercher cette "brique posée devant[27] le Saint, béni soit-Il"… (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Dans son ouvrage : Le commentaire sur la Torah. Edit. Verdier.
[6] Histoire imagée et inventée propre aux gens de la Synagogue. Lesquels, de tout temps, ont été pour renverser les pouvoirs en place, note l'observateur. Dès que ceux-ci n'étaient pas en harmonie avec leurs croyances et leurs principes. Et à eux d'inviter les autres peuples et nations à faire de même.
[7] Torah : 1 Après cela, Moïse et Aaron étant venus vers Pharaon lui dirent : Ainsi a dit l'Éternel, Dieu d'Israël : Laisse aller mon peuple pour qu'il célèbre une fête en mon honneur dans le désert.
3 Et ils dirent : Le Dieu des Hébreux s'est manifesté à nous. Nous voudrions aller à trois journées de marche dans le désert pour sacrifier à l'Éternel notre Dieu, de peur qu'il ne nous frappe par la peste ou par l'épée. (Ex. 5 1, 3).
18 Et ils écouteront ta voix et tu iras, toi et les Anciens d'Israël, vers le roi d'Egypte et vous lui direz : L'Eternel, Dieu des Hébreux, est venu à nous, et maintenant nous voudrions aller à trois journées de marche dans le désert pour offrir un sacrifice à l'Éternel notre Dieu.  (Ex. 3 18).
   A trois journées de marche. Il y a 220 kilomètres, c'est-à-dire au moins six jours de marche, de Suez au Sinaï. Ici, Dieu ne demande à Pharaon que de laisser aller le peuple jusqu'à l'entrée du désert pour y célébrer son culte hors d'un pays idolâtre et de manière à ne pas offenser les Egyptiens (8.23). Pharaon pouvait sans risque accorder cette demande. Mais Dieu sait que Pharaon refusera et que ce refus sera le moyen dont il se servira pour délivrer entièrement Israël. (levangile.com).
   Pour célébrer une fête, il faut un Livre divin. Comment peut-on le faire alors que la Torah n’a pas encore été révélée ? Un non sens !

[8] Chavouot. Chavouot (hébreu : שבועות, Shavouot « semaines » ; grec : πεντηκόστη Pentekoste « cinquantième jour ») est l’une des trois fêtes de pèlerinage du judaïsme, prescrites par la Bible, au cours de laquelle on célèbre le début de la saison de la moisson du blé et, dans la tradition rabbinique, le don de la Torah sur le mont Sinaï.
   Elle a lieu au terme du décompte de l’omer, le 6e jour du mois juif de sivan (qui correspond, selon les années, aux mois de mai ou juin dans le calendrier grégorien). Elle dure deux jours en diaspora mais un seul en terre d’Israël (et dans le judaïsme réformé).
[9] On fait parler le Prophète par anticipation ! Inadmissible ! De plus, on le fait mentir, menteur devant Pharaon !? L’ordre de sortir de Misr (Egypte) n’a rien à voir avec un quelconque autre ordre. Et surtout un rapport avec la Torah.
[10] Ce n’est pas en ce mois que fut donné la Torah. Elle sera donnée au mois de la fête du Sacrifice (dzil-hidjdjah).
[11] La Pentecôte qui est aussi le fête du don de la Torah (zeman mattan toratenou).
[12] Ex.R. 13.4-5.
[13] Ex.r. 5.9-10, Tan.Ex. 26-28.
[14] PRE 48, Ex.R. 5.13-14. Nous dirons : Premier mensonge de l'ex
égète : "Seuls Aaron et Moïse y allèrent. Les ancêtres ne méritèrent donc pas de monter sur le mont Sinaï avec Moïse."
[15] Coran LXXIX 17, etc.
[16] Les gens de la Synagogue et de la Torah ont plus l’habitude, dans leurs films, discours et écrits, de présenter Moïse comme une sorte de libérateur, une personnalité politique, beaucoup plus qu’un prophète messager auprès de Pharaon. L’image réelle est ici faussée dès le départ du message toranique.
[17] Politesse oblige ! Naguère vous avez accueilli nos descendants, je vous demande donc aujourd’hui de nous laisser partir en paix. Mais Pharaon ne l’entendra pas de cette oreille…
[18] Pour preuve : « Va, toi et ton frère, avec Mes signes : et ne soyez pas, tous deux, lents à Mon rappel. Allez tous deux vers Pharaon : il s’est rebellé, vraiment !
   Puis, parlez-lui, tous deux, douce parole. Peut-être se rappelle-il ou craindra-t-il ? » (Coran XX 42-44).
   Rien de tout cela dans le texte biblique.
[19] L’exégète semble suivre ici une habitude de ses coreligionnaires, qui veut que quand une personne parle tout le monde parle en même temps ! Dans le cas présent, c’est le prophète messager qui parle à Pharaon, soit Moïse. Et à Aaron de confirmer.
[20] Ex.R. 4.14, Tan. Vaera. 5. Nous dirons : Pour savoir ce que le Créateur dit à Moïse, et connaître les vraies paroles que s'adressèrent Moïse et Pharaon mutuellement ce jour-là : Coran XX 49-57. Secundo :
Alors que la Sainte Bible dit qu’Aman était le ministre du Roi Xerxès, le roi des Perses en 486 avant Jésus-Christ (Livre d’Esther), le nom d’Aman était le nom d’un dieu Perse. Les gens de la Synagogue et de la Torah, gens de l'Evangile, misent sur cette phrase : le nom d’Aman était le nom d’un dieu Perse. Le retrouve-t-on en Egypte, alors peut-être croirons-nous à ce que vous dites ! C'est-à-dire pour le monde biblique, il faudrait penser comme Pharaon ? Où va-t-on ?
[21] Ex.R. 4.14.
[22] Du divin Créateur. Genre de phrase fréquente chez les gens de la Synagogue et de la Torah.
[23] Ces deux personnages ne font pas partie des 70.
[24] Rachi : Comme un ouvrage du brillant (livnath) du saphir Il était devant Ses yeux pendant le temps qu’a duré la servitude afin de lui rappeler les souffrances d’Israël qui était asservi à la fabrication de briques (levénim).
  
On a dit : A. Le roi et sa demeure.
  
1) La création à partir de « rien ».
  
a) Et sous ses pieds il y avait comme un ouvrage de l’éclat de saphir.
  
A partir de sa recherche étymologique, Maïmonide a montré l’immutabilité de Dieu, en le comprenant comme « le principe et la cause efficiente de tout ce qui est hors de lui »303. Mais, peut-on déduire de l’idée de cause efficiente l’action d’un Dieu créateur ? Nous savons que l’auteur du Guide ne tranchera pas par une démonstration la question du commencement ou de l’éternité du monde. Et pourtant, il est nécessaire d’aborder la question du commencement pour approfondir les « secrets de la Torah » dont fait partie le Ma‘aseh Berêshith. En ce sens, la question de la providence doit, dans un premier temps, être abordée à partir de la Physique, donnant l’assise « scientifique »304 permettant une interprétation rationnelle du « Récit de Commencement » à partir duquel peuvent être abordées les autres questions, en particulier celle de l’action divine.
  
Pour cela, Maïmonide va aborder le sujet à partir d’une analyse étymologique, celle de reghel. Suivant la méthode d’interprétation développée tout au long de la première partie du Guide, il dégage le sens non-corporel de « cause », nécessaire à l’étude de « commencement ». Le sujet est donc abordé par le biais d’une question de traduction à partir de ces mots de l’Exode : « Et sous ses pieds il y avait comme un ouvrage de l’éclat du saphir (Exode, XXIV, 10)305, Onkelos, comme tu le sais, les interprète de manière à considérer le pronom dans raghelav (ses pieds) comme se rapportant au mot kissê, trône (qui serait sous-entendu) ; car il traduit : « et sous le trône de sa gloire. »306
  
Suivant la traduction d’Onkelos, Maïmonide rattache « ses (pieds) » à כסא (kissê, en hébreu), le trône c’est-à-dire le ciel307. Cette interprétation, par-delà le problème particulier de la traduction, est crucial, au sens littéral du terme. Si le pronom se rapporte à Dieu, alors cela revient à attribuer le trône à Dieu lui-même et « il s’ensuivrait que Dieu s’établirait sur un corps, et il en résulterait la corporification »308. Non seulement la corporification serait idolâtrie mais ce serait accorder aux philosophes la possibilité d’une théologie astrale et même d’un contact entre Dieu et la sphère céleste et ainsi prouver, au cœur des Textes, l’opinion de l’éternité du monde. Seule l’attribution du pronom à kissê, sous-entendu, permet d’échapper à l’abîme. Par conséquent il est nécessaire de sous-entendre « le trône » et donc de dépasser le sens littéral du texte, non seulement dans son interprétation mais au cœur de sa traduction même, pour « faire une haie autour de la Torah » et empêcher la ruine de ses principes. Mais tout de suite, Maïmonide affirme qu’avec cet exemple « nous nous sommes écartés du sujet de ce chapitre [la « simple » traduction] »309. Cette digression n’est-elle qu’une propédeutique à l’explication de sujets plus profonds (du Ma‘aseh béréchit, en particulier) ou ne sommes-nous pas déjà, dans ce chapitre, au cœur de l’explication du « Récit du Commencement », caché sous des digressions apparentes ? (...) (DU PROPHETE AU SAVANT : LA QUESTION DE LA TRANSMISSION DU SAVOIR DANS LE GUIDE DES PERPLEXES DE MAÏMONIDE. GERALDINE ROUX)
[25] PRE 48.
[26] Peu probable, inventé, fable rabbanim.
[27] "Devant" ou au "pied"
de… contradiction flagrante !



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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25/07/12 .

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