Histoire sainte biblique

LES TABLES DE LA TORAH

Selon les Ecritures.

Au nom de DIEU,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


La Repentance - Téchouvah (תְשׁוּבה)- et sa relation avec une prétendue mise en pièces des Tables de la Torah. Le geste désespéré de Moïse. Réfutations.


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

  • La notion de Repentance, version toranique. Son but.

   A entendre, cette notion est surtout apparue après l’adoration d’un dieu en dehors du Dieu Créateur, un bovin : un veau, en l’occurrence. Avant cela, cette notion n’était pas d’actualité. On pourrait accepter cette version, si celle-ci concerne uniquement, parmi la descendance d’Avraham (sur lui la Paix !), la descendance d’Isaac (sur lui la Paix !). Son fils Jacob (sur lui la Paix !) et ses enfants viendront prendre, pour un temps, demeurent en terre d’Afrique (Egypte). Puis de là, ils feront route vers la terre de Canaan.

  • La Repentance - Teshuvah, Téchouvah -.

Question : Comment la teshuvah est-elle possible ?
Réponse "Avouons-le, ce retour sur nous-mêmes, cette possibilité de retour, de repentir pour laquelle nous nous préparons, et sur laquelle nous comptons, est un mystère total. Cette capacité à revenir sur le passé, non certes pour l’effacer, mais pour le réparer et comme en annuler les effets, a quelque chose d’irrationnel qui ne laisse pas d’étonner.

Deux exemples suffiront à documenter notre étonnement.

Celui du talmud tout d’abord. Le traité makkot (31b), en effet, nous rapporte l’apologue suivant : « On demanda à la sagesse : quelle est la pénalité du pécheur ? Voici quelle fut la réponse : le malheur poursuit ceux qui pèchent. La même question fut posée à la prophétie ; elle répondit : l’âme qui pèche est celle qui mourra. Quand on l’adressa à la torah, elle répondit : qu’il apporte un sacrifice expiatoire, et il sera pardonné, car il est dit : il sera agréé de l’eternel pou lui servir d’expiation. Quand la question fut posée au Saint Unique (béni-soit-il), il répondit : qu’il se repente, et il obtiendra le pardon, car il est écrit : l’Eternel est bon et droit ; c’est pourquoi il montre aux pécheurs la voie ».
On l’aura compris, nous autres pécheurs avons peu intérêt à confier notre espérance en la sagesse, et encore moins à la prophétie ! Plus sérieusement, en rapportant que la teshuvah n’est vraiment possible que devant Dieu, le midrash affirme ici que si l’on s’en tient aux voies d’approche rationnelles, la repentance, qui finalement revient à n’exiger rien moins que de faire cesser les conséquences  ̶ forcément négatives ̶ d’un acte négatif, d’un péché, la repentance n’est pas un phénomène logique, ni même possible.
Nous touchons là – ce sera notre deuxième exemple-- au sujet de la rétribution et de la punition telle qu’elle est exprimée classiquement dans les Pirquey ʼavot, les Maximes des pères : « La rétribution de la mivah, c'est la mivah, celle de la faute, c'est la faute »". (yann.boissiere.over-blog.com)

   Nous dirons : La Repentance n’a rien d’un mystère, elle est l’œuvre du Créateur. Pour celui qui nie la Prédestination, croit dur comme fer au libre-arbitre, croit en l’homme et en sa toute puissance, sa capacité d’être l’auteur de ses actes ; la ‘Repentance’ est une notion difficile à expliquer et à comprendre. Et aux gens de la Synagogue et de la Torah la perte de cette science.

  • Les fables, contes et récits féériques du monde de la Synagogue et de la Torah.

   Un exemple présenté par leurs auteurs comme authentique et qui fait froid dans le dos, du fait qu’on hésite pas de faire mentir le Créateur, Ses anges, Ses prophètes. Qu’on en juge :   

Rabbi Yehuchoua Ben Levi disait :

Lorsque Moïse est monté au firmament, au sommet du mont Sinaï les anges de service se présentèrent devant l’Eternel et protestèrent en disant : Maître de l’univers, que fait cet être de chair et de sang parmi nous ? L’Eternel leur dit : il est venu pour recevoir la Thora. Comment, rétorquèrent-ils, un trésor précieux enfoui voici neuf cent septante-quatre générations avant que le monde ne vint à l’existence, tu voudrais le donner aux mortels ? Comme dit le psalmiste : ‘’Qu’est donc l’homme que Tu penses à lui ? Le fils d’Adam que Tu le protèges.’’ (Ps. VIII, v.2, 5). Conserve-le plutôt pour nous, Eternel notre Seigneur ! Que ton nom est glorieux par toute la terre ! D… dit alors à Moïse notre maître : donne leur une réponse et explique pourquoi la Thora doit être donnée aux hommes[5]. Moïse Lui dit : Maître de l’univers, je crains qu’ils me consument par le souffle de leur bouche[6]. L’Eternel lui dit : accroche-toi à mon trône pour trouver la force et la protection et rétorque-leur ce qui suit : ‘’Il dérobe la vue de son trône en déroulant sur lui sa nuée’’ (Job XXVI – 9). Ce qui signifie selon Rabbi Nahoum que l’Eternel a étendu sur Moïse le reflet de sa présence divine et l’a enveloppé de sa nuée. Alors Moïse notre maître dit[7] : Maître du monde, dans la Thora que Tu m’as donnée, il est écrit : Je suis l’Eternel ton D… qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison d’esclavage (Ex. XX – 2). Et se tournant vers les anges de service, dit : Etes-vous descendus en Egypte ? Avez-vous été asservis au pharaon ? Pourquoi la Thora vous serait-elle réservée ? N’est-il pas écrit : ‘’vous n’aurez pas d’autre dieu devant ma face’’ (Ex. XX – 3). Vivez-vous parmi les nations idolâtres pour qu’il vous soit recommandé de ne pas vous laisser choir et adopter leurs égarements et vous vouer à l’idolâtrie ? ‘’Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier’’ dit la Thora (Ex. XX – 8). Vous adonnez-vous à l’ouvrage pour que vous ayez besoin de célébrer le Chabbat ? Il est écrit également : ‘’tu ne prononceras pas le nom de D… en vain’’. Vous arrive-t-il de vous livrer à un échange commercial qui vous amènerait à prêter un faux serment ? ‘’Honore ton père et ta mère’’ Ou encore : ‘’ne pas tuer, ne pas commettre d’acte incestueux, ne pas voler’’ Cela vous concerne-t-il ? Eprouveriez-vous de la jalousie les uns envers les autres ? Le penchant du mal[8] a-t-il une quelconque prise sur vous ?

Les anges de service reconnurent alors que l’Eternel dans sa bonté infinie a bien fait de confier la Thora aux êtres humains, selon la parole du psalmiste : ‘’Eternel notre Seigneur, que Ton nom est glorieux par toute la terre !’’ (Ps ; VIII – 10), et ne firent plus référence au verset :’’car Tu as répandu ta majesté sur les cieux’’. Ainsi donc, les anges acquiescèrent et éprouvèrent de l’affection pour Moïse notre maître, et le comblèrent de présents. Comme dit le psalmiste :’’tu es remonté dans les hauteurs après avoir fait des prodiges ; tu as reçu des dons parmi les hommes. Même des rebelles (sont contraints) de demeurer près de l’Eternel, près de D…’’ (Ps. LXVIII – 19). Même l’ange de la mort lui fit don du secret de l’encens. Ainsi, lorsque la calamité avait commencé à exercer ses ravages, suite aux murmures des enfants d’Israël contre Moïse et Aaron, disant : ‘’C’est vous qui avez tué le peuple de l’Eternel’’ Moïse dit alors à Aaron : saisis l’encensoir, mets-y du feu de l’autel, pose le parfum au milieu de l’assemblée pour effacer leur faute. Aaron posa le parfum et il fit expiation sur le peuple. Il s’interposa entre les morts et les vivants et la mortalité s’arrêta’’(Nbres XVII – 12, 13). Si l’ange de la mort n’avait pas révélé à Moïse ce pouvoir élevé de l’encens pour arrêter le fléau de la mort, Moché Rabbenou n’aurait pas su cela[9]. (Traité Chabbat 88b-89a)
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !

   Ce genre de propos sur les Anges se retrouve chez Paul, le pharisien[10]. Qu’on en juge :

2.6 Or quelqu'un a rendu quelque part ce témoignage: Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui, Ou le fils de l'homme, pour que tu prennes soin de lui?
2.7 Tu l'as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Tu l'as couronné de gloire et d'honneur,
2.8 Tu as mis toutes choses sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu n'a rien laissé qui ne lui fût soumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises. (Héb.)

   Les gens de la Synagogue et de la Torah l’interprèteront et l’attribueront à Moïse (sur lui la Paix !). Les gens de l’Eglise ou du Temple et de l’Evangile au fils de Marie (sur lui la Paix !). En réalité, les Anges interpelleront leur Seigneur non pour Moïse, non pour le fils de Marie, mais plutôt pour Adam (Coran II 30). Et quant aux Anges, les prophètes non pas avoir peur d’eux et inversement. Pour ce qui est des Ecritures descendues à Ses créatures, les Anges n’ont aucune remarque à faire à leur Créateur. Et quant aux prophètes de quels présents peuvent-ils bien les combler ? Cela est du ressort divin non angélique. Enfin, l’ange de la Mort, ange redoutable pour les Judaïsés, ne peut faire don du secret de l’encens à Moïse (sur lui la Paix !). L’encens n’a aucun pouvoir en soi, et l’Ange de la Mort ne sera nullement intimidé par sa présence ou son odeur. Tout cela n’est que racontars, interprétations erronées, légendes du monde de la Synagogue. Et leur parole ici n’est pas parole toranique, loin s’en faut !   

  • Une bonne Téchouvah, repentance, c’est quoi ? Est-ce casser les Tables de la Torah pour y accéder ? Est-ce vrai que le divin Créateur était content de les voir casser ? Et par qui ?

   Toujours en entendant ou en lisant les paroles des gens de la Synagogue et de la Torah, on s’aperçoit qu’ils sont plus près de l’incroyance[11] que de la croyance[12]. Qu’ils ont une méconnaissance complète de leur Créateur, ne Le craignent pas, ne le respectent pas ! Ce qui entraînent de leur part de dire un peu tout et n’importe quoi sur leur divin Créateur ! L’éthique[13] et la logique[14], comme chez les gens de l’Evangile, gens du Sabéisme, gens du Dualisme ; ont disparus pour faire place à l’arrogance, l’illogisme, l’immodestie, la vantardise, leur démarche à tous vis-à-vis de la Religion divine n'étant motivée que par de la rancune et par la haute estime qu'ils ont d’eux-mêmes, leur infatuation, leur jalousie, leur orgueil démesurée. Ajouter à cela, il faut ajouter leur définition qu’ils ont tous sur la Prophétie et les Prophètes, les Anges.
  
De nos jours, à en lire et à entendre, notent les Savants, les chercheurs, les observateurs, le monde de la Synagogue ne se considère-t-il pas au-dessus des Prophètes, de leurs propres Prophètes ? En effet, leur définition sur des vocables comme « prophétie », prophète » est ambiguë, ambivalente. Et il apparaît que suite à une définition d’un mot hébreu, on finisse par élever le monde de la Synagogue bien au-dessus de celui de la Prophétie ! Position insoutenable et inadmissible, notent les Savants. Qu’on en juge :

   "Le talmud de Babylone[15] dans Baba Batra dit que le sage[16] est plus fort que le prophète, il apporte à ce sujet un verset des psaumes où le prophète dit “et nous apportons un cœur de sagesse”. Or le mot “apportons” peut être compris comme “prophète” (en hébreux “Navi” veut dire prophète, et cela veut dire “apportons” aussi, c’est le même mot avec la même orthographe). Le talmud en déduit que le prophète peut au maximum être comparé au cœur d’un sage, donc le sage est supérieur au prophète.

   Ensuite le talmud[17] apporte une preuve supplémentaire pour prouver que le sage[18] est supérieur au prophète. Le talmud dit qu’il arrive qu’un rabbin dise quelque chose en s’appuyant sur un raisonnement logique, et que l’on découvre plus tard que cette enseignement était une loi donné de D à Moise au Sinaï. Du fait que par la logique on puisse arriver à la même conclusion que Moise, ceci prouve que le sage est supérieur au prophète[19].

   On pourrait critiquer cette dernière preuve du talmud, car il est évident que la majorité des lois donné à Moise au Sinaï ne peuvent pas s’expliquer par la logique. Il en résulte que le sage ne peut comprendre la prophétie que de manière accidentelle. Le fait même de mesurer la sagesse aux rares cas où elle peut atteindre les conclusions de la prophétie, semble être un aveu de la part du talmud que le prophète est supérieur au sage, et que le niveau maximum auquel le sage peut arriver, c’est un niveau partiel de prophétie. Le talmud semble donc se contredire ici. Je pense pouvoir résoudre cette contradiction plus tard." (chiouraviges)

   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !  (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !

[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Uniquement aux Fils d’Israël. Et selon les commentateurs, ce sont eux qui le demandèrent à Moïse (sur lui la Paix !) pour leur servir de guide… La Torah n’aura pas un caractère universelle. Et on le voit jusqu’à nos jours, où bon nombre de rabbanim refusent absolument les conversions d’autres peuples dans le judaïsme. Cette attitude à, au fil des siècles, fait naître des scissions au sein même du judaïsme et fait naître des sous-sectes ou sectes nouvelles.
[6] Qui a vu les Anges pour les décrire réellement ? Les Arabes associateurs les décrivaient d’une façon qu’il ne convient pas à l’être humain censé. Et ici, dans cette description, comment voudrait-on faire apparaître Moïse ? Sinon comme un insensé ! Le vrai pouvoir de l’Ange personne ne le connaît sinon leur Créateur. Et dans cette science, l’être humain reste un homme limité. Il nous est simplement permis de connaître certains anges comme : Gabriel, l’Ange de la Révélation et du châtiment. Michel, l’Ange de la Miséricorde. L’Ange de la Mort, lequel ne recule devant rien. L’Ange du Feu infernal, l’Ange du Paradis, l’Ange de la Trompe, lequel signalera à tous la fin du monde, la Résurrection et le jugement final.
[7] Les questions réelles que Moïse (sur lui la Paix !) concernent en vérité le sceau de la Prophétie et sa communauté. Moïse aurait souhaité faire partie de cette communauté, mais son Seigneur ne lui permis pas. Il le permettra seulement au sceau des Prophètes d’Israël, le fils de la vierge pure Marie, le Messie (sur eux la Paix !).
  
Les rabbanim tenteront bien une sorte de diversion, voulant ainsi attribuer à leur communauté ce qui revient de droit à la communauté d’Ahmad (sur lui Prière et Paix !), et cela par pure jalousie. N’est-il pas le Prophète des pécheurs ?
[8] L’exégète de parler aux humains d’être comme les Anges : gens croyants, obéissants, droits, etc. Ou gens comme les Génies malfaisants, les démons. Et le combat du cœur sera entre ces deux voies : l’esprit qui élève, l’âme qui abaisse ! La façon dont aborde ce problème les gens de la Bible (toranique & évangélique) est quelque peu différente. Surtout les gens se réclamant de la Kabbale, mysticisme évangélique.
[9] Une habitude courante chez les gens de la Synagogue : faire mentir leurs Prophètes et leur attribuer le mensonge !
[10] Le Père du christianisme, de la chrétienté.
[11] Exemples : “Je revendique l’athéisme métaphysique”
Vous avez récemment déclaré : " Je suis un rabbin athée, Dieu merci ! " (1) Un athéisme paradoxal ?
Je revendique " l’athéisme métaphysique " dont parle le philosophe Lévinas, dans “Totalité et infini” (2) : une forme de relation à Dieu qui n’est ni la voie mystique dans laquelle l’homme " monte " tellement vers Dieu qu’il s’annule dans le " Grand tout ", ni l’idolâtrie qui fait tellement " descendre " Dieu dans le monde des hommes que celui-ci devient une idole. Je propose une relation qui maintient une distance entre Dieu et l’Homme. Le texte, et l’interprétation des Textes, est justement le tiers grâce auquel on évite collusion et confusion.
Ce qu’on nomme aujourd’hui " spiritualité laïque " ?

Je me méfie du terme de "spiritualité laïque" s’il signifie le rejet de toute pratique. Le mot "foi" en hébreu renvoie essentiellement à la notion de fidélité. Ni religieux, ni laïc, je me situe dans la lignée de ceux pour qui la spiritualité est une recherche, un questionnement et une fidélité à ce qui leur a été transmis. Une référence pour moi reste Albert Cohen qui écrivait, à plus de 80 ans, dans ses “Carnets 1978” (3) : "Dès que je crois, je trébuche et je ne crois plus. Dès que je ne crois plus, je me relève et je veux croire."
Comment vivre cette spiritualité au quotidien ?
Par l’humilité, la générosité et le refus de l’égoïsme. Dans le judaïsme, est pur tout ce qui a trait à la générosité pour l’autre, est impur tout ce qui est en rapport avec l’enfermement sur soi et la mort. Le mot " clef ", selon moi, c’est la bonté. Pas le bien, qui n’est qu’un mot, mais la bonté, au sens de " petit geste ". Car c’est là qu’est le véritable amour : dans les petits gestes.
(Propos recueillis par Pascale Senk) (psychologies.com)
(1) In “L’Express” du 11 juin 1998. (2) LGF, 1990. (3) Gallimard, 1992.
Marc-Alain Ouaknin, rabbin-philosophe : " Mes dix commandements "
Véritable “obsédé textuel”, le rabbin philosophe nous offre une lecture très personnelle des tables ...    

  
On a dit : "Et si la foi n'était qu'une forme métaphysique de l'aliénation mentale?" Philippe Bouvard. Aussi : L’athéisme est une religion qui veut -au nom de la science- éradiquer les autres ! Et de nos jours, que veulent les gens de la Synagogue ? Un exemple à travers le prophète Noé (sur lui la Paix !) : Nos Sages nous apprennent que la foi de Noé était déficiente. En effet, expliquent-ils, " Noé faisait partie de ces gens dont la foi était imparfaite. Il croyait, mais sans y croire, à la venue du déluge " (Berèchith rabba 32, 9).
  
En vérité, combien les Prophètes sont au-dessus de ce qu’ils décrivent et leurs associent ! Commment dire autant de mensonges envers les Prophètes ? Et comment peut-on mettre leur foi au même degré que les autres créatures ?
  
En clair, ce que veulent signifier le monde de la Synagogue et de la Torah, n’est-ce cette même parole que leurs ancêtres : « Ils dirent : « Nos cœurs sont incirconcis. » Non point. Que Dieu les maudisse pour leur incrédulité ! Qu’il en est peu qui croient ! (Coran II 88).
[12] Exemple : "[Kalilooel] Philco, une petite précision, annexe mais qui peut éclairer sur le devenir possible des religions et leur vraie nature : le Judaïsme, ou plutôt la religion juive n’implique absolument pas la croyance en dieu* (mais ça les loubs vous le cacheront). Discutez avec n’importe quel rabbin et il vous le dira (s’il vaut sa semikhah).
Il me semble que ce n’est pas la première fois que j’entends cela mais j’avoue que j’ai du mal à comprendre pourquoi on le dit. Si je comprends bien mon judaïsme pour les nuls, Dieu a proposé un contrat au peuple juif, non? Le deal étant qu’ils l’adoreraient et qu’en échange il les protègerait. En gros, on a un Dieu qui arrive et qui affirme qu’il veut un monopole et qu’il est capable de mettre une raclée à toutes les idoles qui passent pour des divinités parcellaires. Par exemple, si je lis cette prière, il me semble très clair qu’il y a un Dieu unique et aussi jaloux que celui des musulmans. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi beaucoup pensent que le judaïsme consiste exclusivement en un respect des rites et que la croyance en Dieu n’est pas importante dans cette religion?
Une autre affirmation qui m’avait intriguée à propos du judaïsme était qu’il n’y avait pas d’au delà ni de jugement dernier dans cette religion. C’est Catherine Clément que j’ai entendu dire ça une fois. Un copain juif pratiquant m’a assuré que ce n’était pas vrai mais je rencontre de temps à autres des gens, juifs ou non juifs, qui soutiennent l’une ou l’autre thèse. Quelqu’un a-t-il quelque chose de concluant là dessus?
* C’est moi qui souligne
Réponse d’Internaute :
Bon, alors, grosso modo, ce que m’avait expliqué mon rabbin (si je ne déforme pas – trop – ses propos), c’est que de toutes façons, la conception, la conscience de dieu est quasiment impossible pour quiconque essaye de s’y coller (tout au moins au début). Et qu’après tout, n’importe qui peut prétendre croire en dieu, ça ne fait pas de lui un juif.
En revanche, (et c’est là où le judaïsme dit ouvertement ce que tentent de cacher les autres religions) suivre la halakha, la loi juive, le code de conduite propre et essentiellement constitutif du judaïsme, ça ça aide (mais ça n’est pas encore tout, loin de là). La croyance vient plus tard, si elle doit arriver. Et si elle arrive, ça ne peut être qu’après une étude longue et approfondie de la Mishna et de la Guémara (le Talmud). Or si on regarde bien, le Talmud traite proportionnellement assez peu de l’existence ou de la croyance en dieu, ce qui peut sembler paradoxal, s’agissant d’ouvrages qui sont basés sur la Torah quand même, faut pas oublier. Eh ben non, le talmud extrait et progresse vers une loi, pragmatique et presque quotidienne, abordant tous les aspects de la vie (les règles des femmes – ou les périodes lunaires, c’est lié), les lois de propriétés (la pomme de ton arbre qui tombe chez le voisin, tout ça), etc. En gros, on dit qu’on doit étudier à fond le Talmud, et que ça prend dans les 120 ans.
APRÈS, on peut passer à l’étude de la kabbale qui, elle, est beaucoup plus mystique et dévoile (ou est censée dévoiler) des secrets que seuls les grands talmid khakham (le “kh” se prononce comme de “ch” de Bach) peuvent envisager (les noms de dieu, en 12, 24 72 lettres, les séphiroth etc.). J’en sais pas plus sur la kabbale, j’ai jamais voulu l’aborder. Et de fait j’ai pas été très loin dans l’étude du Talmud non plus.
Voilà pourquoi, selon moi, à mon avis, de mon point de vue qui n’engage que moi (je me suis bien fait comprendre ?) la croyance en dieu n’est pas un présupposé indispensable au judaïsme (selon moi mais avec le soutien, il y a bien longtemps de mes rabbins).
D’autre part, et je ne voudrais pas prêcher pour une paroisse que je n’honore pas, la religion juive a un certain nombre de trucs assez rigolos et sympathiques (même si ça reste une religion).
Par exemple, mon rabbin me disait souvent, “Fais-toi ton Dieu”, il tirait ça du Talmud, j’ai toujours aimé cette manière de donner au fidèle l’impression de ne pas le prendre pour un con. Il me disait aussi que les Juifs, plutôt que de se considérer comme un peuple élu (ce qui rassure en cas de pogrom, faut bien avouer), devraient se considérer comme un peuple DÉSIGNÉ, au motif que dieu ne leur a pas donné la Torah comme un cadeau à un bon élève, mais leur a littéralement collé sur la tronche, parce que de tous les peuples, c’était eux les pires et qu’ils avaient vraiment besoin d’un guide pour les diriger. De même, un bon juif ne doit JAMAIS faire exécuter les travaux qui lui sont interdits à shabbath, c’est une très grande avéra, et il faut payer ses employés non juifs AVANT les autres. Enfin, la religion juive INTERDIT le prosélytisme, et ça, c’est vraiment une bonne chose. (Bon, tout ça c’est la théorie, et la religion n’est qu’une partie du judaïsme)
Bon, j’ai été un peu long, mais je pense que j’ai rendu l’idée. D’autres donneront peut-être des réponses meilleures, et diront (comme certains commentateurs du Talmud à l’égard de leurs prédécesseurs de quelques siècles avant) que j’ai de l’eau dans la tête, mais c’est aussi un truc sympa avec la religion juive, c’est que quasiment aucun juif n’est d’accord avec les autres juifs sur l’interprétation de sa religion.
Voilà, désolé pour la tartine, et gardons à l’esprit qu’il s’agit d’une religion, et une religion qui plus est qui veut imposer au fidèle son comportement dans toutes les circonstances de sa vie. Tout ce que je déteste
Erf, j’ai oublié le truc de l’au-delà et du jugement dernier. Toujours d’après mes souvenirs vagues d’études, ces deux choses existent, mais en gros on s’en fout. D’abord parce que, selon un vieux proverbe, (c’est toujours vieux un sage proverbe) : “on commence à étudier la Torah pieds nus, et ont fini avec des chaussures d’or”. Donc, outre le fait que des godasses en or ça doit être moyen confortable, l’étude de la Torah est tellement longue qu’il faut plusieurs vies pour la compléter. D’où le fait que y’a pas d’au-delà, mais plutôt un éternel retour de type vaguement indouisant. Pour le jugement dernier, on s’en fout un peu, si Dieu le veut, on sera revenu suffisamment sur cette terre pour n’avoir rien à craindre, et puis de toutes façon c’est pas demain la veille, et la religion juive est, ne l’oublions pas, une religion essentiellement pragmatique.
Voilà, je laisse à des gens sans doutes bien plus cultivés que moi le soin de corriger les erreurs que je n’ai pas manqué de commettre.
Bien à vous tous." (hadyba.wordpress.com).
   En lisant ce commentaire sur le judaïsme, il fait penser d’une certaine façon à Paul, le pharisien (voir ces lettres aux Romains). Lequel reproche vivement à ses frères en religion l’accent mis sur la loi au détriment de la foi ! Et à lui d’aborder la circoncision du cœur avant toute chose, cette circoncision qui leur permettrait justement de croire en le fils de Marie comme envoyé de leur Créateur à eux gens de la Torah. Vingt siècles plus tard, le problème demeure. Les paroles restent les mêmes. Pourtant, la mission des Prophètes reste (était restée) la même au fil des siècles : Appeler en premier à la foi, en l’Unicité divine, puis, et seulement en second lieu, en la Loi divine et son application la plus stricte. Ceci n’apparaît pas dans la Bible, mais apparaît clairement dans le Coran surtout à travers l’histoire des Prophètes envoyés à leurs nations respectives. Il apparaît là que les gens de la Synagogue ont mis la charrue avant les bœufs ! Secundo : La foi en la Résurrection, le Jugement dernier, le Paradis et le Feu infernal restent un problème pour eux tous, leurs sectes respectives. Depuis bien des siècles les gens de la Synagogue et de la Torah croient au Feu infernal, mais à en croire et en lire, ils n’y resteront que peu de temps (Coran III 24-25, la réponse de leur Créateur) ! Et au NOM de leur rappeler : « Comme est vil ce contre quoi ils ont troqué leurs âmes ! » (Coran II 90). Et le sens du verset serait alors : Comme est vil ce contre quoi ils ont troqué leurs âmes, c'est-à-dire, ils ont choisi la mécréance et ont donc sacrifié leurs âmes pour le Feu… Tel ne sera pas le cas des autres peuples et nations ! Conclusion : la notion d'Eternité en Enfer n'existe pas chez les gens de la Torah. Troisièmement : La notion de Paradis et de ses jouissances reste inacceptable pour l’ensemble des gens de la Bible (toranique & évangélique), puisque tous deviendront ‘comme’ leur Créateur. Ou comme les Anges, tous seront fils du Très-haut ! Quant au Jour des Comptes sa description est inconnue. Enfin, la notion de ‘réincarnation’ est de plus en plus vivante au sein du judaïsme…  
[13] 1656 27 juillet S’intéressant aux philosophies de Descartes et Hobbes et fréquentant des Chrétiens, le jeune Baruch de Spinoza s’attire les foudres des fanatiques juifs. Les rabbins d’Amsterdam décident de l’excommunier. Libre penseur ne se souciant guère des traditions, Spinoza poursuivra sa route et développera seul son système philosophique panthéiste, à côté de son travail alimentaire : le polissage du verre. Toutefois, il subit également une tentative de meurtre et ne pourra jamais diffuser librement son savoir. Son œuvre majeure, "l’Ethique", ne sera publiée qu’après sa mort sans mention de son nom et il faudra attendre un siècle pour qu’un apaisement religieux permette de lire ses œuvres. (linternaute.com)
[14] 1843. Sören Kierkegaard publie l’un de ses principaux ouvrages ; "Crainte et tremblement" expose le choix d’un homme, ici Abraham, entre la foi et l’éthique. Lorsque Yahvé lui demande de sacrifier son fils, Abraham doit en effet choisir entre accomplir la volonté divine ou respecter une certaine « éthique » générale qui interdit à un homme de tuer sa progéniture. Kierkegaard expose ainsi une réflexion qui influencera grandement les existentialistes et la philosophie moderne. (linternaute.com)
[15] Babylone (Irak) qui était naguère le siège du Dualisme (Magisme). Souvent mentionné dans la Bible. Après l’Associationnisme de la Proximité (que les Fils d’Israël subiront de plein fouet avec l’adoration d’un animal bovin : le veau), à eux de subir un deuxième Associationnisme : le Magisme (ou Dualisme). Et les gens du Dualisme restant jusqu’à ce jour leurs amis intimes, affidés et serviteurs. Et comme eux de souhaiter l’érection du troisième Temple (de Salomon, maître des génies et démons, de la Haute Magie pour eux).
   "La raison, c'est l'intelligence en exercice. L'imagination, c'est l'intelligence en érection." Tao Ching-Ying
[16] Les juifs sépharades désignent leur rabbin du nom de khakham (en hébreu: « savant») (les rabbins de la congrégation sépharade d’Amsterdam et de Londres sont appelés khakhamim) [S.B.]. (lyber-eclat.net)
Les savoraïm ou rabbanan savoraeï (judéo-araméen: סבוראים « raisonneurs ») sont les Sages babyloniens de la période faisant immédiatement suite à celle des amoraïm (docteurs du Talmud).
Selon l’interprétation traditionnelle, les savoraïm, ne disposant plus de la liberté de promulguer la Loi par interprétation directe de la Mishna comme leurs prédécesseurs, auraient expliqué les raisonnements sous-jacents à leurs décisions. Les travaux de David Weiss-Halivni ont cependant suggéré que ces docteurs, dénommés par lui stammaïm, auraient joué un rôle bien plus important dans l’édition du Talmud de Babylone sous sa forme actuelle. (fr.wikipedia.org)
   Autre : Lire… (notes).
[17] Livre par excellence des rabbanim, puisqu’il rapporte leurs paroles et non celles de leurs Prophètes dont Mochè et Aharon (sur eux la Paix !). Il n’a rien à voir, de près ou de loin, avec une tradition orale de ces deux prophètes. Et ceci contrairement à l’idée reçue et propagée par les gens de la Synagogue. En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[18] Voir les paroles du fils de Marie sur les ‘sages’ : Lire…
[19] Nullement. Cela prouve simplement que son raisonnement, sa recherche est en conformité avec l’enseignement du prophète Mochè (sur lui la Paix !). Sans pour autant en faire un être supérieur ou égal à son maître ! Le prophète reste un prophète, le sage un sage. Aucun ne peut empiéter sur les droits de l’autre, et ceci concerne surtout le sage. Telle est la loi commune de tout être humain, créature.



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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19/01/12 .

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