Histoire sainte biblique

LES TABLES DE LA TORAH.

Selon les Ecritures.

Au nom de DIEU,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


La Repentance - Téchouvah (תְשׁוּבה) - et sa relation avec une prétendue mise en pièces des Tables de la Torah. Le geste désespéré de Moïse. Réfutations.


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   Suite Page 1

  • Briser quoi, sur ordre de qui ?

   On a dit :

(…) Sur la base du raisonnement qui précède, nous pouvons comprendre le rapport qui existe entre la lecture de la paracha Vézot Haberakha et la fête de Chemini Atséret.
Au début de la paracha il est question des premières Tables : « D.ieu vint du Sinaï », etc. À ce sujet la Torah déclare : « Moïse nous a commandé la Torah, héritage des enfants de Jacob ». Héritage reçu en raison d'événements extérieurs à l'individu, et non résultant de ses propres efforts.
Mais, le Talmud attache une grande signification à toute circonstance présidant à une conclusion, et déclare : Toutes les choses sont selon la manière dont elles sont conclues[5]. Ainsi, à la fin de Vézot Haberakha, nous trouvons le verset « ...que Moïse fit devant les yeux de tout Israël ». Ce passage se réfère aux Tables brisées. « Car son cœur le poussa à briser les Tables devant leurs yeux[6], et D.ieu approuva sa pensée[7], ainsi qu'il est écrit : “achère chibarta – que tu as brisées[8], ce qui selon nos Sages signifie : “yichar [kokhakha] chechibarta – merci de les avoir brisées.[9] Ce passage exprime subtilement la qualité des secondes Tables, de loin supérieure à celle des premières[10]. Car c'est grâce à l'initiative de Moïse[11], brisant les Tables devant les yeux de tout Israël, que fut évoqué au sein de la nation juive entière, même en ceux qui n'avaient pas péché en servant le Veau d'Or, l'effort de Techouvah[12].
Et quand la repentance de tous fut acceptée sans réserve, D.ieu leur donna les secondes Tables, montrant ainsi à l'humanité entière qu'Il acceptait leur repentance[13] et était tout à fait en accord avec eux « dans la joie et la plénitude du cœur »[14]. Le don des secondes Tables impliquait que doit exister, dans le domaine de l'effort intellectuel pour la Torah, le service Divin basé sur l'initiative personnelle de chacun. (fr.chabad.org)

   Nous dirons : Cette façon de raisonner rejoint en tout point celle du monde de l’Evangile. A savoir :
  
- Pour les gens de la Torah, il fallait nécessairement ce péché du ‘veau d’or’ pour découvrir ‘l’effort de la Techouvah’, la repentance.
  
- Pour les gens de l’Evangile, il fallait aussi nécessairement la mort obligatoire du Messie pour découvrir l’amour que Dieu porte pour les hommes, et obtenir ainsi le pardon des fautes, la repentance.
  
Ici, il fallait l’Associationnisme de la Proximité pour y aboutir, là l’Associationnisme de la Distinction ! Ici, il fallait un animal, là un humain pour l’effort de la Techouvah, connaître la Repentance véritable. Et dans les deux cas, on parlera du don de Dieu ! Et dans les deux cas, l’Associationnisme n’est pas vu comme un acte grave, un voile entre la créature et son Créateur, mais une chose superflue, sans gravité aucune ! Et dans les deux cas, on retrouve la mécréance en la Prédestination, la croyance par contre au libre-arbitre. Et dans les deux cas, on retrouve un mot cher à tous la « liberté », chacun à sa façon toutefois. Le premier à travers la Loi, le second à travers l’abandon de la Loi toranique. Et dans les deux cas, la notion du péché originel est évoqué. Ce qui prouve en final combien les gens de la Bible sont frères, même si de nombreuses divergences subsistent entre eux. N’ont-ils pas un même Livre : la Bible ? Ceci expliquant en partie cela !
      

  • Question : Depuis quand date la Techouvah, la Repentance ?

   Réponse : Depuis l’apparition de l’homme sur terre. Le premier qui la pratiqua fut le premier homme et le premier prophète Adam (sur lui la Paix !) (Coran II 37). A partir de ce moment précis, sa descendance n’est coupable de rien, et personne n’a comme devoir de mourir pour lui pour racheter sa faute[15].
  
Et concernant le repentir[16] d’Adam, on a dit :

قوله تعالى: { فَتَابَ عَلَيْهِ } أي قَبِل توبته، أو وفّقه للتّوْبة. وكان ذلك في يوم عاشوراء في يوم جمعة؛ على ما يأتي بيانه إن شاء الله تعالى. وتاب العبد: رجع إلى طاعة ربه. وعبد تواب: كثير الرجوع إلى الطاعة. وأصل التوبة الرجوع؛ يقال: تاب وثاب وآب وأناب: رجع. * تفسير الجامع لاحكام القرآن/ القرطبي

   Sa Parole (exalté soit-Il !) : { فَتَابَ عَلَيْهِ } Il est Celui – qui revient – sans –cesse : c’est-à-dire qu’il accueillit son repentir, qu’Il accepta son repentir. Et cela se passa le jour d’Achourâ[17], un vendredi.
  
Le "repentir" de l’esclave soit : le "retour" [de celui-ci] à l’obéissance à son Seigneur. Et l’esclave "repentant" soit : celui qui revient beaucoup à l’obéissance. Et l’origine du "repentir" c’est le "retour"
[18] .  

  • Moïse ! « que tu as bien fait de briser ». Vrai ou Faux ! Les propos des gens de la Synagogue et de la Torah. Analyse.

   On a dit :

32:19

וַיְהִי, כַּאֲשֶׁר קָרַב אֶל-הַמַּחֲנֶה, וַיַּרְא אֶת-הָעֵגֶל, וּמְחֹלֹת; וַיִּחַר-אַף מֹשֶׁה, וַיַּשְׁלֵךְ מִיָּדָו אֶת-הַלֻּחֹת, וַיְשַׁבֵּר אֹתָם, תַּחַת הָהָר

Vayehi ka'asher karav el-hamachaneh vayar et-ha'egel oume’holot vayichar-af Moshe vayashle’h miyadav et-halou’hot vayeshaber otam ta’hat hahar.

Et il arriva quand il s’est approché du camp il vit le veau et les danses la colère de Moïse s’enflamma et il jeta de ses mains les tables et il les brisa au pied de la montagne.

    Nous dirons : « et il les brisa au pied de la montagne. » Rajouture du scribe dissimulateur. Aux yeux du Prophète, ces Tables sont trop sacrées pour qu’on les brise. Et même dans la colère, un prophète comme Moïse (sur lui la Paix !) se garderait bien de commettre pareil acte, pareil faux pas. Tel n’est pas le cas des gens de la Synagogue et de la Torah ! A eux de lui faire franchir allègrement ce pas ! En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !

Chapitre 34 verset 1 : 34 :1

וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה, פְּסָל-לְךָ שְׁנֵי-לֻחֹת אֲבָנִים כָּרִאשֹׁנִים; וְכָתַבְתִּי, עַל-הַלֻּחֹת, אֶת-הַדְּבָרִים, אֲשֶׁר הָיוּ עַל-הַלֻּחֹת הָרִאשֹׁנִים אֲשֶׁר שִׁבַּרְתָּ

Vayomer Adonay el-Moshe psol-lekha shney-lou’hot avanim karishonim Vekhatavti al-halou’hot
et-hadevarim asher hayu al-haluchot harishonim asher shibarta.
Et Hashem dit à Moïse taille pour toi deux tables de pierres comme les premières.
Et j’inscrirais sur les tables les paroles qu’il y avait sur les premières tables que tu as brisées

Gmara Shabat 87a :
Asher shibarta – que tu as brisées

Shabat 87a enseigne : que nous apprend asher shibarta – que tu as brisées – nous savons que c’est Moïse qui les as brisées d'après le verset précédent ?
Asher shibarta – que tu as brisées – signifie en fait : yashar korakha sheshibarta  que tu as bien fait de briser ! Cela nous apprend que Dieu a accepté que Moïse ait brisé les tables.

Raisonnement d’exégèse : étant donner que le verset précédent nous a appris que c’est Moïse qui a brisé les tables, il est inutile de rappeler ici que c’est lui qui les a brisé[19]. Par conséquent, si Dieu Lui-même dit : « les premières tables que tu as brisées » cela veut dire qu’Il est d’accord ! C’est donc là le ‘Hidoush du verset : « que tu as bien fait de briser ». C’est le seul raisonnement possible sur l’exégèse de ce verset. On pourrait dire le contraire que Dieu n’était pas d’accord mais la Guémara[20] nous précise la preuve que Dieu était d’accord c’est qu’Il lui a donné les secondes tables[21]. Donc c’est bien homogène au récit[22]. D’où la question qui va se poser sur cette exemple comme sur l’exemple précédent : tout se passe comme si Dieu attendait que Moïse brise les tables de la loi[23].

   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !

    Nous dirons : « Par conséquent, si Dieu  Lui-même dit : « les premières tables que tu as brisées » cela veut dire qu’Il est d’accord ! ». C’est prêter au Créateur des actes et des paroles dont Il est pur ! C’est lui attribuer la perversion, la prévarication, le mal et le blâmable, la Mécréance... Comment peut-on accepter pareil raisonnement ? Et en aucun cas le Créateur « attendait que Moïse brise les tables de la loi » à Sa place ! A Lui-même, notent les Savants, Il s’est interdit l’injustice, comment pourrait-Il l’ordonner à Ses prophètes ? Loin de nous telle pensée, telle croyance ! La parole des gens de la Synagogue et de la Torah est exécrable, abominable, un véritable blasphème !

  • Autres questions posées et concernant le même sujet.

   On nous dit encore :

Questions :
   Pourquoi ne lui a t’Il pas demander de les briser directement ? Et que signifie que Dieu attende que Moïse brise les tables de la loi ? En quoi le fait de briser les tables de la loi va-t’il sauver le peuple ?
 Réponse :
 Tant que la loi n’a pas été donnée il n’y a pas faut
e[24] ! Et par conséquent, si Moïse donne les tables de la loi, il y a faute ! Il faut par conséquent briser les tables de la loi pour qu’il n’y ait pas faute et pour sauver le peuple[25]. C’est soit les tables, soit le peuple[26]. Dieu attend que Moïse prenne l’initiative[27] d’annuler la loi[28] pour que le peuple ne soit pas détruit[29].
 Question : Pourquoi Dieu ne le dit-il pas directement à Moïse : « sort aussi le Erev Rav[30]
d’Egypte avec les Bnei Israël », « brise les tables de la loi » ... ?

Midrash :

Lorsque Dieu dit à Moïse : « ton peuple s’est mal conduit, ils se sont fait un idole ! »
Moïse répond : jusqu’à présent, il n’y a que moi qui ait reçu la Torah, eux ne l’ont pas encore reçu. Parce que les 10 commandements ont été donné au singulier, Dieu s’adressant à Moïse : « Tu ne feras pas d’idole… » Moïse suspend l’histoire[31] : tant qu’ils n’ont pas reçu la loi, tant que je ne leur ai pas transmise, il n’y a pas faute légale[32]. Il y a bien faute d’identité. Dieu déclare que ce peuple n’est pas fait pour cette loi et veut le détruire... Mais si en plus Moïse leur donne la loi, alors il y a faute légale[33]. Pour qu’il n’y ait pas faute légale, il préfère briser les tables[34].

Ce thème-là nous allons le rattacher au problème de la Teshouvah d’autre part.

Avec les premières tables, la loi est telle qu’à la première faute celui qui est coupable est détruit. La loi est donnée sans que le principe de la Teshouvah soit possible[35]. Avec les deuxièmes tables, la loi est donnée avec l’éventualité que s’il y a faute, il y a pardon[36]. Raison pour laquelle les deuxièmes tables sont données le jour de Kipour.

   Nous dirons : Interprétation boiteuse ! En effet tout peuple avant le peuple d’Israël a été détruit dès l’instant qu’il a donné au Créateur des Associés, des Egaux à Lui, a refusé d’obtempérer aux ordres de leurs prophètes ! Voir les exemples précédents avec le peuple de Noé et d’autres peuples. Et c’est ce qui faillit arriver au peuple d’Israël à cette époque de leur Histoire sainte. D’ailleurs la prière de Moïse à son Seigneur doit être rappelée : « O mon Seigneur, pardonne, à moi et à mon frère[37], et fait nous entrer tous deux[38] en Ta miséricorde, cependant que Tu es le plus miséricordieux. » (Coran VII 155).

قال الحسن: عبد كلّهم العجل غير هارون، إذ لو كان ثَمَّ مؤمن غير موسى وهارون لَما ٱقتصر على قوله: رب ٱغفر لي ولأخي، ولدَعَا لذلك المؤمن أيضاً.

   Et comme l’a rappelé Hassan : Tous adorèrent le ‘veau’ excepté Aaron. S’il y avait eu un seul croyant autre que Moïse et Aaron jamais Moïse aurait prié : « O mon Seigneur, pardonne, à moi et à mon frère ». Il aurait mentionné tout autre croyant dans sa prière.
  
Secundo : La Loi du divin Législateur reste la loi. Elle ne peut être bafouée impunément, violée, transgressée. Aussi elle sera appliquée dans toute sa rigueur, sa stricte observation. Et Moïse s’en chargera puisqu’il sera demandé d’appliquer la peine capitale pour les coupables. Troisièmement : « La loi est donnée sans que le principe de la Teshouvah soit possible. » Ce qui est faux. En effet, à Moïse de dire à son peuple : « O mon peuple, vraiment vous vous êtes manqué à vous-mêmes en adoptant le ‘veau’ (comme divinité) : Repentez-vous à votre Créateur[39] ; puis, donnez-vous la mort à vous-mêmes : ce serait mieux, pour vous, auprès de votre Créateur » !... Puis Il (Dieu) accueillit votre repentir. Il est vraiment très accueillant au repentir, miséricordieux ! » (Coran II 54). Ce qui donne pour le peuple pécheur des Fils d’Israël ceci : Reconnaissance du péché d’Associationnisme + Repentir + Peine capitale. Quatrièmement : Et cela ne sera pas encore suffisant. Accompagné des 70 parmi les notables du peuple (Coran VII 155 et suivant), et pour obtenir une expiation totale et entière ; leur Créateur d’exiger[40] d’eux, en plus de la foi en Moïse et Aaron (sur eux la Paix !) ; la foi au sceau de la Prophétie, le prophète Ahmad (sur lui Prière et Paix !)[41]. C’est à partir de ce moment précis qu’on pourra parler, pour le peuple pécheur et associateur d’Israël, d’une vraie "Teshouvah" – repentance reconnue par le divin Créateur. D’une vraie expiation, d’un vrai Jour de l’Expiation – Youm Kippour. En dehors de tout cela, ce n’est que parole en l’air, illusion !     (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !

[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Berakhoth, 12a.
[6] Parole abominable, exécrable ! Le cœur du peuple a flanché, le cœur de Moïse non jamais ! En vérité, combien les Prophètes Moïse et Aaron sont au-dessus de ce qu’ils décrivent et leurs associent !
[7] Mensonge patent ! En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[8] Deutéronome 34,1.
[9] Abominable ! Parole exécrable ! Sans aucun fondement. Cela fait penser, au passage, à cette autre parole abominable du midrash Kohélet Rabah (III, 14) qui dit : « ...Le Saint, Bénis Soit-Il, construisait des mondes et les détruisait jusqu'à ce qu'Il construise ce monde... ». ( !!!)
   Où est la connaissance du Créateur ici ? Son respect ? Comment prétendre Le connaître et avoir de telles pensées, écrire de telles paroles Le concernant ?! En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[10] Contrairement à l’idée reçue, il n’y a pas de ‘Tables’ inférieures et de ‘Tables’ supérieures. Mais des ‘Tables’ de la Torah qui furent données à Moïse (sur lui la Paix !). Pour le reste, voir les commentaires des Savants.
[11] Initiative qui n’engage que le monde de la Synagogue et de la Torah. Le prophète lui-même, et à la lumière du Coran, ne prendra jamais une telle initiative. C’est mentir et le faire mentir que d’avancer une telle interprétation. En fait, le monde de la Synagogue et de la Torah avance cette théorie pour démontrer uniquement par là, que le peuple échappera au châtiment et à la Colère du NOM qui les attend. Peine perdue ! Le peuple ne pourra y échapper, les prophètes Mochè et Aharon sans aucun doute. Il faudrait se garder ici d’inverser les rôles comme l’on si bien orchestré le monde de la Synagogue et de la Torah !
[12] Le jour du Pardon a été concédé par D.ieu au peuple d'Israël suite à l'épisode idolâtre du Veau d'or dans le désert du Sinaï, pour qu'ils puissent se racheter. Aujourd'hui, il ne faut pas considérer le Yom Kipour comme une occasion de laver de ses fautes avec légèreté, mais comme le moment d'une vraie et sincère Téshouva (תְשׁוּבה retour). (calj.net)
   On a dit : Le sens premier, littéral, du mot Teshuvah est "retour" ou "repentance", un mot qui n'apparaît pas comme tel dans la Bible, mais que les rabbins ont forgé à partir de l'appel de Osée 14,2: "Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu, car ta faute t'a fait trébucher", appel repris par les prophètes qui suivirent et par le Deutéronomiste (chap. 30).
Brodant sur le texte de Malachie 3,7: "Revenez à moi et je reviendrai à vous", le Midrash a créé cette parabole émouvante:
Un roi avait un fils. Celui-ci avait commis une faute grave et avait été exilé dans un pays lointain. Après un certain temps, la roi commença à regretter son fils: il envoya un messager pour lui dire: "Reviens vers moi". Le fils répondit: "Je ne peux revenir car la route est trop longue". Alors le roi lui envoya de nouveau un messager pour dire: "Ne crains pas, mets-toi en route et va aussi loin que tu le peux. Je ferai le reste du chemin pour te rencontrer". (notredamedesion.org)

   Autre : L'image de Techouva atteindre le Trône Divin signifie que vous pouvez remonter à la source de votre existence, à la racine de votre individualité. C'est ce que Reb Tzadok voulait dire quand il dit que ce niveau de Techouva peut réparer tous de votre passé. Il vous ramène à quand votre âme était un bébé, quand vous rampaient autour des jambes de Dieu et des épaules. Techouva vous ramène à l'instant où Dieu a été l'élaboration de votre âme et nettoie l'ensemble de vos erreurs. Vous êtes non seulement un nouveau départ, vous êtes à partir du début de votre existence même, comme si rien de grave est arrivé dans le passé. Techouva vous ramène à l'effervescence de très creation (Le Tanna D'Bei Eliyahu Rabba, chapitre 31, dit que, en fait tous les détails de la création a commencé sous le trône divin.). Cette connexion à notre source est si puissante que lorsque Machia'h viendra, il nous montre les secrets stockés sous la Throne (Zuta Midrash, Shir chapitre Hashirim 5 # 2) Divine. (thefoundationstone.org)
   Comme dit l’adage : On peut toujours rêver, ou : avoir le droit de rêver ! Quand il viendra (entendre : le FAUX-MESSIE, le vrai pour le monde des Judaïsés), les gens de la Torah de son époque, les Judaïsés le prendront eux comme roi et maître. Il les égarera et les mènera à la perdition…
   Depuis l’incident du ‘veau’, il sera toujours demander aux Fils d’Israël et aux Judaïsés de faire acte de contrition, de ‘revenir’ à leur divin Créateur. Le fils de Zacharie, en son temps, le leur demandera avec insistance. Pour preuve :
7 Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit : Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ?
8 Produisez donc du fruit digne de la repentance,
9 et ne prétendez pas dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! (Bible. Mt. 3 7-9).
7 Il disait donc à ceux qui venaient en foule pour être baptisés par lui : Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ?
8 Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres Dieu peut susciter des enfants à Abraham. (Bible. Lc. 3 7-8).
   Ces paroles du prophète d’Israël ne s’adressaient pas simplement aux sectes judaïsées de l’époque, mais surtout, et à travers elles, aux gens de la Synagogue et le peuple tout entier de l’époque. Car ce prophète fut envoyé à l’ensemble des Hébreux, des Fils d’Israël et des Judaïsés de l’époque. Chose que les gens de la Synagogue et de la Torah, de tout temps, ont refusé de croire et de reconnaître. Ce qui a eu pour résultat et conséquences immédiates :
  
Les gens de la Synagogue et de la Torah : les Fils d’Israël et les Judaïsés ont refusé de faire acte de contrition et de revenir à leur Créateur. Conséquences : le Temple fut détruit et ceux qui refusèrent l’Evangile connurent exil et humiliations. Même son de cloche au temps du fils d’Abd Allah, ils refusèrent de croire en lui et de le suivre. Ils refusèrent de faire acte de contrition et de revenir à leur Créateur… Conséquences : La terre de Canaan passa sous le contrôle des Fils d’Ismaël, comme le mentionnait et le décrivait si bien les Ecritures originelles. Et ils durent s’acquitter de la capitation, connaître encore exils et humiliations de la part du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha.
[13] Laquelle avait un prix fort à payer : 1) Peine de Mort encourue pour les coupables ; 2) foi obligatoire au sceau de la Prophétie, le Prophète Ahmad (sur lui Prière et Paix !) et l’assister et le secourir quant il apparaîtra (Coran VII 155).
[14] Cf. Rachi sur Deutéronome 33,11.
[15] A l’instar des gens de l’Evangile, suivants de Paul, le pharisien, qui croient que le Messie devait mourir pour Adam pour racheter sa faute : l’introduction de la Mort dans le monde d’ici-bas.
   P. Godé : Ainsi, en ce qui concerne Adam et sa chute, la notion de péché, bien qu’elle ne soit pas totalement absente est toutefois secondaire par rapport à celle d’"épreuve" de même que la notion de "retour" de Dieu vers Adam et de "retour" d’Adam vers Dieu, recouvre presque totalement la notion de "rachat" et de "rédemption" telle qu’elle apparaît dans la tradition chrétienne. (Op. cit.).
   D. Masson : La Genèse ne fait aucune allusion au repentir d’Adam, mais plusieurs auteurs juifs et chrétiens l’ont retenu et en se basant probablement sur Le Livre de la Sagesse (X, 1). La Tradition juive cite Adam comme un modèle de pénitence : Talmud ‘Erubin, 18b ; ‘Aboda Zarah, 8a ; Abot de Rabbi Nathan, I ; la Vie d’Adam et d’Eve, XLII, XXVIII ; Apocalypse de Moïse, XIII, XXVII ; Hénoch, XXXII. Voir aussi parmi les auteurs chrétiens : Tertullien, De Panitentia, XII, P.L. I., 1248 ; Irénée, Contra Haereses, III, 23, P.G. VII, 960 ; Augustin, Epistula, CLXIV, 3, P.L. XXXIII, 711.
[16] Repentance : Regret de ses fautes. Regret, douleur qu'on a de ses péchés. Il est mort avec beaucoup de repentance, avec une grande repentance de ses péchés. Il ne s'emploie guère que dans le langage de la piété. Dictionnaire de L'académie française (8 ème édition)
   Repentir : Tristesse, regret qu'on éprouve des fautes qu'on a commises, avec le désir de les réparer.
[17] L'Achoura (arabe : ʿachara, عشرة, dix, d'où ʿāchoūrāʾ, عاشوراء, le dix (soit le 10 du mois lunaire de muharram)).
   Pour l’Islam traditionnel : Lorsque le Prophète (sur lui Prière et Paix !) émigra à Médine, il trouva les Juifs qui jeûnaient le jour d’'Achoura. Il leur demanda : « Quel est-ce jour que vous jeûnez ? » Ils répondirent : « C'est un grand jour durant lequel Dieu sauva Moïse et son peuple, et noya pharaon et son peuple. Moïse le jeûna alors pour remercier Dieu, donc, nous le jeûnons également. ». Le Prophète dit : « Nous sommes plus dignes de nous réclamer de Moïse que vous.». Ainsi, il jeûna ce jour et ordonna de le jeûner.
   Le monde du Chiisme donne, lui, à ce jour une résonnance toute particulière. Propre à leur foi, leurs convictions et leurs croyances. Aucun rapport avec l’Islam traditionnel. Enfin, et contrairement à certains sites, Ce jeûne n’était pas (ou n’a pas être) "calqué sur le jeûne juif de Yom Kippour, institué au dixième jour du septième mois." (fr.wikipedia.org)
[18] P. Godé : (Coran II 37) : Et Dieu revint vers Adam.
   Ce "Retour" de Dieu signifie qu’Il accorde le repentir (at_tawba) à Adam car dans le passage "fa_tâba ‘alay_hi", le sujet du verbe "tâba" est Dieu et vers l’obéissance qui Lui est due.
   Et en note : Le retour vers Adam est exprimé par le Nom divin "Tawwab" (Celui - qui – revient – sans – cesse) ; par les grâces attachées à ce Nom, ou plus exactement par les grâces de Dieu, en tant qu’Il est "Tawwâb", se manifeste en l’être le repentir (tawba, de même racine que Tawwâb) par lequel l’être revient (tâba) vers son Seigneur.
   Si on lit attentivement le verset coranique on remarquera une curieuse anacoluthe au début du verset le sujet du verbe "recevoir" est Adam ; au milieu du verset le sujet du verbe "revenir" est non Adam  comme le laisserait croire une lecture superficielle, mais Dieu, mentionné à la troisième personne par le prénom "caché" dans le verbe "tâba" (littéralement "il revient") ; enfin dans la fin du verset, le sujet est explicitement Dieu, mentionné par le pronom Lui (Huwwa) qualifié de Tawwâb et de Rahîm. (Remarquons que du point de vue purement syntaxique le pronom "caché" dans le verbe "tâba" peut renvoyer à Adam ou à "son Seigneur" (Rabbi_hi) ; on pourrait donc également comprendre : « … et il (Adam) revint vers Lui (son Seigneur) »).
   Cette anacoluthe coranique fait allusion à de nombreux aspects doctrinaux en particulier celui-ci : rien de réel ne s’opère dans ce monde, sans avoir « au préalable », de réalité dans le Principe. (Voir Tabari).
[19] Version des rabbanim uniquement.
[20] Ouvrage qui ne peut être une source de référence pour nous. Source de référence, par contre, pour toute secte se réclamant du judaïsme.
[21] On voit pas le rapport !?
[22] Rabbinique.
[23] Dieu peut tout attendre de Son messager excepté qu’il s’avise de faire ce faux pas.
[24] La Loi a été donnée, et à Moïse de la porter.
[25] Argument qui vaut son poids d’or pour Lucifer !
[26] les Tables échapperont au sort que veulent leur réserver le monde de la Synagogue et de la Torah. Le peuple, lui, n’échappera pas au Jugement de leur Créateur. Il a donné un Associé à son Créateur, la punition qui s’en suivra ne saurait attendre, elle sera exemplaire !
[27] Logique pour toute personne défendant la notion de libre-arbitre puisqu’il crée lui-même ses propres actes. Il est ‘indépendant’, il échappe en quelque sorte au contrôle du divin Créateur. Il est une sorte d’Egal à Lui dans le Cosmos !
[28] De ce fait, le prophète devient supérieur à son Créateur, et peut jongler avec Sa loi comme bon lui semble. L’un attendant, selon ce raisonnement, la réaction de l’autre ! C’est méconnaître totalement le NOM, Sa grandeur, Sa divinité et Seigneurie sur Sa création, Ses attributs ! Sa science et Sa capacité, Son vouloir ! 
[29] Le commentateur joue à cache cache. Que le meilleur gagne, clame Lucifer ! Une vraie pièce de théâtre ! C’est pas Dieu, c’est Moïse qui ira au feu ! Un peu comme s’il était dit : Dieu vas-y le premier, non toi Moïse, vas-y le premier, et inversement ! Drôle d’argumentation !
[30] Soit : les Coptes d’Egypte qui, selon les gens de la Synagogue et de la Torah, ont suivi les Fils d’Israël. Partie d’entre eux dont les magiciens.
[31] Moïse est incapable de faire cela. De lui-même, il ne peut arrêter le processus enclenché : l’Arrêt le Décret divins. Il est vrai que selon les gens de la Synagogue et de la Torah, il existe une notion que c’est l’homme qui fait l’Histoire, sa propre Histoire. Ceux-ci ignorant totalement ce qui est écrit à chaque individu avant sa naissance, son apparition en ce bas monde. Ce qui éviterait de parler ainsi !
[32] Si Moïse avait réfléchi ainsi, il aurait été rayé de la liste des prophètes. On ne blague pas avec la Loi divine. Le peuple a péché, il doit en subir les conséquences, pleines et entières : responsables et coupables pour le divin Législateur, le NOM. Et là, le commentateur voudrait qu’il fuit au contraire sa faute, en réchappe !
[33] Avant, pendant et après la faute reste toujours une faute légale. Pendant l’absence de Moïse, et sous le commandement de Mikha-Sâmiry, le peuple adopte et adore un animal comme dieu ! Moïse redescend du mont et voit son peuple adorer un dieu autre que Celui qu’il adore, lui et son frère. Enfin, l’Ordre divin tombe : destruction du dieu animal, condamnation des coupables à la peine capitale (Coran II 54).
   Cette façon d’argumenter ressemble en tout point à celle de Paul, le pharisien (tous ne se réclament-ils pas de cette secte ?). Avec ses argumentations boiteuses, lui aussi est arrivé à abolir les lois toranique pour les gens de l’Evangile.
   Nous savons tous que quand la Torah fut présenté au peuple, celui-ci dans un premier temps la refusa. Il fallut que le mont du Sinaï fut pris au-dessus de leurs têtes pour qu’ils se résignent à la prendre (Coran II 63, etc.). Pour eux l’emploi de la force s’avéra utile et nécessaire (Coran II 93), et pourtant eux de dire : « Nous avons entendu et nous avons désobéi ».
[34] Par la grâce divine, il n’ira pas jusque là.
[35] Ce qui est faux.
[36] L’éventualité se trouvera dès les premières Tables.
[37] Nul besoin pour lui d’offrir un ‘veau’ en oblation pour obtenir son pardon comme le prétendre à tort les gens de la Synagogue et de la Torah.
[38] Le peuple n’est pas mentionné ici.
[39] Bary, arabe ; hébreu : Boreh — "[le] Créateur". On remarque qu’il n’est pas dit : à votre "Dieu" ou à votre "Seigneur". Ceci parce que déjà ils ont fait choix d’une autre divinité : un animal en l’occurrence ; et pour "Seigneur", ils ont cru bon de transgresser Sa Loi, ce qui se traduit pour eux : à un autre Seigneur...
[40] La Loi va se durcir pour eux.
[41] Dans leur formule de témoignage, ils devront croire nécessairement à deux Prophètes : Moïse et Ahmad. Et au fils de Marie de le leur rappeler dans l’Evangile (Coran LXI 6). Est-il venu, ils devront croire en lui, le suivre… Exigence datant de la nuit des temps, du mont Sinaï. Le don de la Torah comprenait en elle cette exigence pour les Fils d’Israël et les Judaïsés. A Séir, pour les gens de l’Evangile.



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

*Droits de reproduction et de diffusion réservés ; © Le Carrefour de l’Islam
  Usage strictement personnel. L'utilisateur ne peut traduire, exporter, publier tout document du site sans autorisation préalable. L’utilisateur du site reconnaît avoir pris
connaissance du droit d’usage, en accepter et en respecter
    les dispositions.
         Politique de confidentialité du site.


Retour au menu

Copyright © 2001 Le Carrefour de l'Islam. Tous droits réservés.
Cette page a été mise à jour le
19/01/12 .

Classement de sites - Inscrivez le vôtre! annuaire