Croyances

SIGNES ET MIRACLES, PROPHÉTIE. 

Selon les Ecritures.

Au nom de DIEU,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


La Pierre miraculeuse. Les Douze sources des Fils d'Israël. .
La vie au désert d'Attih.


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].   

  • Le voyage des Fils d’Israël vers la Montagne de la Révélation. L’histoire de la Pierre miraculeuse à Attih. Leurs déboires.

   Au divin Créateur de révéler à Son sceau :

 

      « Et [souvenez-vous] lorsque Moïse demanda la pluie pour son peuple et que Nous lui avons dit : “Frappe la pierre de ton bâton”. D’elle jaillit douze sources et tous les gens surent où ils devaient boire.
  
[Nous leur avons dit :] “Mangez et buvez ce que Dieu vous accorde et ne parcourez pas la terre en corrupteurs” » (Coran II 60).

   Décryptage.

   Tabari : « Lorsque Moïse dit à son peuple… » Dans tout ce passage, Dieu fait savoir à Son envoyé (sur lui Prière et Paix !) jusqu’où les Juifs s’égarèrent en s’éloignant de la vérité et en contrevenant aux ordres de leurs prophètes en dépit des innombrables bienfaits que Dieu leur avait accordés. Par ce rappel, Dieu allège à Son Prophète les difficultés qu’il rencontre dans ses rapports avec les Juifs et tous les efforts qu’il déploie pour les ramener au respect de la dignité de Dieu, et Il lui dit en quelque sorte : ne t’afflige pas de tout ce que tu endures à cause d’eux, car s’éloigner de Dieu et de la vérité fait partie de leurs habitudes et faisant déjà partie de celles de leurs aïeux, et ton frère Moïse (sur lui Prière et Paix !) eut à affronter les mêmes difficultés.

   « D’elle jaillit douze sources et tous les gens surent où ils devaient boire. »

قوله تعالى: { قَدْ عَلِمَ كُلُّ أُنَاسٍ مَّشْرَبَهُمْ } يعني أن لكل سِبْط منهم عيناً قد عرفها لا يشرب من غيرها. تفسير الجامع لاحكام القرآن/ القرطبي

   Qortobi : Pour chaque tribu sa propre source. Tous le savaient, et personne ne buvait d’une autre source.

   Décryptage.

   Premièrement : Le lieu. Ce récit[5], pour la plupart des commentateurs, se passe à Attih (ou Altih), lieu entre l’Egypte et Canaan. Au peuple d’être assoiffé, d’où cette demande présente : Coran II 60 (وكان ذلك في التيه لما عطشوا).
   Secundo : Rocher ou pierre. Lequel des deux ? Point important : Il sera dit : “Frappe la pierre de ton bâton”, la pierre et non le rocher[6] (nuance) comme le mentionne le texte biblique actuel. Troisièmement :

فَٱذْهَبْ أَنتَ وَرَبُّكَ فَقَاتِلاۤ }
[المائدة: 24]. فعوقبوا في ذلك الفَحْصِ أربعين سنة يتيهون في خمسة فراسخ أو ستة. رُوي أنهم كانوا يمشون النهار كله وينزلون للمبيت فيصبحون حيث كانوا بكرة أمس. وإذ كانوا بأجمعهم في التِّيه قالوا لموسى: مَن لنا بالطعام! فأنزل الله عليهم المنّ والسّلْوَى. قالوا: مَن لنا من حَرّ الشمس! فظلّل عليهم الغمام. قالوا: فبم نستصبح! فضرب لهم عمود نور في وسط محلّتهم. وذكر مكيّ: عمود من نار. قالوا: من لنا بالماء! فأمر موسى بضرب الحجر. قالوا: من لنا باللباس! فأعطوا؛ ألاّ يبلى لهم ثوب ولا يَخْلَق ولا يدرَن؛ وأن تنمو صغارها حسب نموّ الصبيان. والله أعلم. تفسير الجامع لاحكام القرآن/ القرطبي

   En arrivant à Attih[7], le peuple demandera à Moïse quel serait leur manger ? C’est alors que Dieu fit descendre pour eux la manne et le salwa. Puis fut demandé, quelle protection auront-ils de la chaleur du soleil ? C’est alors que les nuages se rassemblèrent pour les protéger. Puis, avoir quoi allons-nous nous éclairer : C’est alors qu’apparut, au milieu du camp, une colonne de lumière. Makki : une colonne de feu. Puis fut demandé comment allaient-ils pouvoir boire ? Il fut alors ordonné à Moïse de frapper la pierre[8]…   
  
  
Deuxièmement : Prière pour une demande d’eau. L’eau ne tombera pas du ciel, mais il sera dit plutôt à Moïse : “Frappe la pierre de ton bâton”. Miracle plus grandiose !
   Ce ‘bâton miraculeux’ avec lequel il fit beaucoup de miracles en Afrique, c’est-à-dire en terre d’Egypte[9]. Ne l’oublions pas, nous sommes ici en terrain désertique, et la pluie même si elle tombe, se posera alors cette question au plaignant : comment tout ce peuple aurait pu étancher sa soif[10] ? De plus, il est là pour une période assez longue[11].
   Cette demande d’eau[12] pressante, absente du texte biblique[13], se fait à travers une prière spéciale où tous les gens doivent nécessairement participer (jeunes, adultes, vieillards, etc.). Et suite à la demande de son peuple, Moïse demandera qu’il pleuve à travers cette prière.

   Troisièmement : La pierre. Laquelle ?
  
  
Selon Jacob ben Isaac[14] :
MOÏSE ET AARON ASSEMBLÈRENT L'ASSEMBLÉE DEVANT CE ROCHER (Nom. 20:10). Quel miracle que toute la communauté [15] d'Israël ait pu se réunir devant ce rocher si minuscule ! Tout le peuple étancha sa soif en une seule fois. Israël dit à Moïse : « Tu nous as expliqué que Dieu se trouvait dans le monde entier, dans chaque lieu ; or, tu as été quarante ans gardien de troupeaux dans le désert et tu savais donc parfaitement que ce rocher contenait de l'eau ; voilà pourquoi tu l'as frappé pour la faire jaillir. » Les impies affirmaient que ce geste n'avait rien de miraculeux. Ils pen­saient que Dieu n'y était pour rien et que Moïse savait que l'eau se trouvait dans cet endroit. Alors le Saint, béni soit-Il, se fâcha et fit jaillir une énorme quantité d'eau au point de noyer un grand nombre d'impies comme pendant le déluge. Les impies se regrou­pèrent autour de Moïse et lui demandèrent: « Fais jaillir de l'eau de cette pierre, car le Nom Béni a juré que l'eau coulerait du rocher que nous désignerions. » Moïse expliqua: « L'eau ne ruis­sellera que du rocher choisi par Dieu. »

VOUS DIREZ AU ROCHER SOUS LEURS YEUX (Nom. 20:8). « Vous devez parler au rocher afin qu'il donne de l'eau. » Mais ils ne reconnurent pas lequel c'était. En effet, après la mort de Myriam, les sources et les puits tarirent et le rocher qui fournissait l'eau dis­parut au milieu des autres, si bien qu'il devint impossible de le localiser. Israël implora Moïse: « Donne-nous de l'eau. Peu importe de quel rocher tu la feras jaillir ! » Moïse se mit alors en colère et hurla [16] : « Révoltés ! Comment pourrais-je faire sortir de l'eau d'un rocher que Dieu n'aurait pas choisi [17]

   Autre : Verset 10. Au premier coup d'œil il ne paraît pas qu'il y ait rien de répréhensible dans cette allocution que Moïse adresse au peuple. C'est pourquoi plusieurs ont pensé que sa faute et celle d'Aaron avaient consisté à frapper le rocher, tandis que Dieu leur avait simplement ordonné de lui parler. Mais on ne comprend pas dans ce cas pourquoi Dieu lui aurait ordonné de prendre en main la verge, cette verge dont il s'était, dans un cas tout semblable (Exode 17.6), servi pour frapper. L'auteur du Psaume 106 n'a certainement pas compris la chose de cette manière. car c'est dans les paroles de Moïse qu'il fait consister sa faute :
Ils (les Israélites) aigrirent son esprit et il parla légèrement de ses lèvres (verset 33).
On doit admettre en tout cas que la faute de Moïse provint avant tout de l'état d'impatience et d'irritation où l'avait jeté cette explosion soudaine de mécontentement et de révolte de la part de la nouvelle génération qu'il avait lieu de croire meilleure que la précédente. De là dériva une première faute : il désobéit à Dieu en s'adressant non pas au rocher, comme cela lui avait été ordonné, mais au peuple. Il aurait dû être l'intermédiaire entre la volonté divine et le rocher en transformant celui-ci, par l'ordre divin, en une source bienfaisante. Au lieu de cela, il se place entre Dieu et le peuple en adressant à celui-ci les plus vifs reproches. Cette fausse position qu'il prend est son premier tort.
Voici le second : au lieu de faire porter son reproche sur la conduite du peuple envers Dieu, il laisse percer le sentiment amer de la blessure personnelle dont il est l'objet avec Aaron. Rebelles, vous ferons-nous sortir de l'eau ? Précédemment il disait : Qui est Aaron ? c'est-à-dire : quel est-il et que suis-je moi-même, pour que vous vous en preniez à nous ? Il s'effaçait ainsi lui et son frère derrière le Dieu au nom duquel ils agissaient. Maintenant il met en avant sa propre personne et celle de son frère. comme si c'étaient eux qui étaient en cause.
En troisième lieu il est difficile de méconnaître dans la question de Moïse : Vous ferons-nous sortir... ? une sorte de doute comme s'il hésitait à promettre positivement la délivrance. Au lieu de glorifier Dieu par une parole de foi joyeuse et triomphante, il voile l'éclat de la majesté divine par une interrogation ambiguë. Ajoutons enfin à tout cela ce double coup de verge qui trahit l'irritation et l'impatience et semble vouloir ajouter un déploiement de force tout humaine à l'action de la puissance divine. Comparez sur ce point les divers passages où il est fait allusion à cet événement : verset 24 ; 27.14 ; Deutéronome 32.51 ; Psaumes 106.33. (levangile.com)

   Nous dirons :
  
Il sera dit : “Frappe la pierre de ton bâton”. Selon les commentateurs[18], on a dit :

وذُكر أنهم لم يكونوا يحملون الحجر لكنهم كانوا يجدونه في كل مرحلة في منزلته من المرحلة الأولى؛ وهذا أعظم في الآية والإعجاز. تفسير الجامع لاحكام القرآن/ القرطبي

   On a mentionné qu’ils ne transportèrent aucune pierre. Ils la trouvaient à chaque étape de leur relais[19], depuis la première étape… Et ceci est plus grand dans le signe et le miracle.  

وقيل: إنه أطلق له اسم الحجر ليضرب موسى أيّ حجر شاء؛ وهذا أبلغ في الإعجاز. تفسير الجامع لاحكام القرآن/ القرطبي

   On a dit : On a prononcé pour elle le mot pierre, pour que Moïse la frappe [ensuite] ; soit une pierre non spécifiée : n’importe laquelle, celle qu’il veut. Miracle d’éloquence, encore plus merveilleux.

   D’autres :

وقيل: إن الله تعالى أمره أن يضرب حجراً بعينه بيّنه لموسى عليه السلام؛ ولذلك ذكر بلفظ التعريف.
  
    تفسير لباب التأويل في معاني التنزيل/ الخازن*

{ الحجر } قال وهب: لم يكن حجراً معيناً بل كان موسى يضرب أي حجر كان فيتفجر عيوناً لكل سبط عين، وكانوا اثني عشر سبطاً، وقيل: كان حجراً معيناً بدليل أنه عرفه بالألف واللام

   On a dit : Dieu (exalté soit-Il !) donnera l’ordre à Moïse (sur lui la Paix !) de frapper une pierre précise, Il lui expliquera ainsi. Et ceci du fait de l’article défini qui suit.

   Wahhab a dit : La pierre n’était pas précisée. Moïse frappait n’importe quelle pierre, et d’elle jaillisait des sources. Chaque tribu avait une source, et ils étaient douze tribus.

   On a dit : C’était une pierre précise. Pour preuve, on la reconnaît par la mention de l’article défini : la (ال) pierre.

   Quatrièmement. Les douze sources. « D’elle jaillit douze sources[20] et tous les gens surent où ils devaient boire. »

   Selon les commentateurs :

   قال عطاء: كان للحَجَر أربعة أوجه، يخرج من كل وجه ثلاث أعين، لكل سِبط عَين لا يخالطهم سواهم. وبلغنا أنه كان في كل سبط خمسون ألف مقاتل سوى خيلهم ودوابهم. قال عطاء: كان يظهر على كل موضع من ضربة موسى مثل ثدي المرأة على الحجر فيعرق أوّلاً ثم يسيل.

   Selon ‘Atâa : La pierre avait quatre faces. De chaque face, trois sources sortaient. A chaque tribu [d’Israël] d’avoir son abreuvoir, sa propre source. Pas de mélange entre tribus. On nous a informé que chaque tribu possédait 50 000 combattants armés avec leurs chevaux[21].
  
‘Atâa dit encore : A chaque lieu où Moïse devait frapper la pierre, cela ressemblait au sein de la femme : tout d’abord un suintement[22] puis un écoulement normal.
  
   Ceci pour répondre aux prétentions et interprétations erronées du monde de la Synagogue et de la Torah. Qu’on en juge :   

   - MOÏSE LEVA SA MAIN ET FRAPPA DEUX FOIS LE ROCHER (Nom. 20:11). Moïse frappa deux fois le rocher ; la première fois, une seule goutte sortit, car il n'avait pas trouvé la bonne pierre. Alors Moïse parla à la deuxième pierre, mais rien ne se passa. Il pensa alors qu'il fallait la frapper comme la première fois, mais le rocher refusa toujours de livrer de l'eau. C'est alors que Dieu envoya le bon rocher et Moïse fit jaillir de l'eau du centre du rocher, afin que le peuple d'Israël ne puisse pas prétendre que c'était de l'eau qui provenait de la terre. Un grand miracle se produisit : ils virent l'eau qui coulait au beau milieu de la pierre en plusieurs jets puissants et larges. Il fut impossible d'abreuver tout le peuple avec cette eau sans oublier les troupeaux et les enfants. Dieu ordonna alors que Moïse donne à boire à toute la communauté avec les paumes de ses mains afin de bien montrer l'éton­nant miracle qui était en train de se produire; mais le peuple était si assoiffé qu'il se précipita pour boire tout seul.

- Deux fois Car il n’avait laissé s’écouler, la première fois, que des gouttes, Hachem n’ayant pas ordonné de le frapper mais de lui parler (verset 8). Or, ils ont parlé, mais à un autre rocher, lequel n’a rien laissé jaillir. Ils se sont dit : « Peut-être devrions-nous le frapper comme la première fois », comme il est écrit : « tu frapperas dans le rocher » (Chemoth 17, 6). C’est alors que se présenta ce rocher-là et il le frappa (Midrach Tan‘houma).

   Nous dirons : Question.

السؤال الأول: هل يجوز أن يأمره الله تعالى بأن يضرب بعصاه الحجر فينفجر من غير ضرب حتى يستغني عن تقدير هذا المحذوف؟ الجواب: لا يمتنع في القدرة أن يأمره الله تعالى بأن يضرب بعصاه الحجر ومن قبل أن يضرب ينفجر على قدر الحاجة لأن ذلك لو قيل إنه أبلغ في قيل: إنه أبلغ في الإعجاز لكان أقرب، لكن الصحيح أنه ضرب فانفجرت لأنه تعالى لو أمر رسوله بشيء، ثم إن الرسول لا يفعله لصار الرسول عاصياً، ولأنه إذا انفجر من غير ضرب صار الأمر بالضرب بالعصا عبثاً، كأنه لا معنى له ولأن المروي في الأخبار أن تقديره: فضرب فانفجرت كما في قوله تعالى:
 
{ فَٱنفَلَقَ }
[الشعراء: 63] من أن المراد فضرب فانفلق. تفسير مفاتيح الغيب ، التفسير الكبير/ الرازي

   L’Imam Razi de poser la question : Est-ce permis que Dieu le Très-Haut ordonne à Moïse de frapper avec le bâton la pierre, mais aussi que d’elle jaillit [de l’eau] sans frapper ? Ainsi nul besoin ici, dans la phrase [coranique], [de parler] d’un sous-entendu ?

في قوله: { فَٱنفَجَرَتْ } متعلقة بمحذوف أي فضرب فانفجرت أو فإن ضربت فقد انفجرت.

   Réponse : (…) Le vrai, il (Moïse) a frappé, et d’elle a jailli [l’eau]… Ceci parce si le Très-Haut ordonne une chose à Son messager, et qu’ensuite il s’en abstient ; il devient alors un messager désobéissant ! Et si d’elle jaillit [l’eau] sans frappement, l’ordre de frapper avec le bâton devient alors une absurdité. N’a aucun sens. Aussi, au rapporteur de nouvelles la nécessité que soit faite [la mention d’]un sous-entendu : Il l’a frappé, et d’elle jaillit, à l’instar de la parole : « Frappe de ton bâton la mer. » Elle se fendit… (Coran XXVI 63).   

   Nous dirons : L’ordre divin est : frappe[23] ! Ordre impératif ! Et à cet ordre divin, Moïse en tant qu’ambassadeur de son Seigneur et surtout prophète de son Seigneur, obéira sans broncher ni se tromper de pierre, ni d’agir en deux fois comme l’interprète, à tort, le monde de la Synagogue. Ni à son Seigneur de se tromper. Présenter ainsi le NOM et le prophète Mochè (sur lui la Paix !) est inconvenable et inadmissible. Comment les gens de la Synagogue présentent-ils leur Seigneur ? Comment osent-ils le présenter ainsi Lui le Capable, le Savant, le Tout-puissant ? De même, le prophète ne peut se tromper, et ne peut en aucun cas agir ainsi. Le présenter de cette façon aux yeux de son peuple, n’est-ce pas le dégrader, attenter à sa dignité, le mésestimer, le juger incapable, montrer son incapacité pour faire et agir, l’avilir, ne pas reconnaître les miracles avec lesquels il vient et fut envoyé, prétendre qu’il fut un envoyé désobéissant, récalcitrant ? Nier la Prophétie ?

السؤال السادس: ما الحكمة في جعل الماء اثنتي عشرة عيناً؟ والجواب: أنه كان في قوم موسى كثرة والكثير من الناس إذا اشتدت بهم الحاجة إلى الماء ثم وجدوه فإنه يقع بينهم تشاجر وتنازع وربما أفضى ذلك إلى الفتن العظيمة فأكمل الله تعالى هذه النعمة بأن عين لكل سبط منهم ماء معيناً لا يختلط بغيره والعادة في الرهط الواحد أن لا يقع بينهم من التنازع مثل ما يقع بين المختلفين. تفسير مفاتيح الغيب ، التفسير الكبير/ الرازي

   Selon Razi : Quelle sagesse y-a-t-il dans le fait d’avoir fait jaillir l’eau en douze sources ?

   La réponse : Le peuple de Moïse était extrêmement nombreux. Avec cette foule de gens, répondre à une demande aussi pressante que de l’eau aurait pu provoquer bagarres et querelles. Et tout cela aurait sans doute débouchée sur une grande pagaille [entre les Fils d’Israël].
   Dieu le Très-Haut a voulu parfaire ce bienfait, par une source pour chaque tribu [d’Israël], précise, et surtout qu’aucun en vienne à se mélanger avec autrui, [lui faire des problèmes].
   Et l’habitude dans un seul regroupement est qu’il n’y est pas entre eux de querelles, comme il arrive [si souvent] entre gens d’avis différents.

   Nous dirons : Ceci est absent du texte biblique [24] . Nul mention que le peuple d’Israël a bu de l’eau de douze sources différentes, chaque tribu ayant sa propre source. Preuve que la sagesse et la compréhension manquent cruellement aux gens de la Synagogue et de la Torah. (à suivre : Page 2)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !
 

[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Nous avons vu que les commentateurs bibliques voient comme lieu, un lieu qu’ils dénomment comme étant Rephidim. (Ex. 17:3). "Quand Israël arriva dans la ville de Rephidim, il implora Dieu, car il manquait d'eau." Lieu qu’ils ne peuvent localiser avec précision.
[6] C’est l’erreur de bon nombre de traducteurs de Coran. Ils se sont alignés sur le récit biblique sans tenir compte des commentaires.
   Rachi : Tu frapperas le rocher Il n’est pas écrit : « sur » le rocher, mais : « dans » le rocher (batsour).
[7] En ce lieu désertique se trouvant entre l’Égypte et Canaan. C’est leur punition. Pour avoir refusé de combattre les Amalécites, d’obéir à Mochè, ils erreront là quarante ans. Partant le matin, ils reviendront le soir au même endroit. Pendant quarante ans, ils feront du sur place. Plus tard, seuls les enfants pourront entrer en Terre sainte avec Josué et Caleb et leurs descendants. Le désert deviendra leur tombeau pour tous ceux qui ont connu Pharaon.
[8] Le texte coranique mentionne la ‘pierre’
(الحجر) non de rocher ou un rocher, à l’instar du texte biblique.
   La Bible, en langue arabe, précise bien le vocable : rocher
(الصخرة), au lieu de pierre (الحجر).
  
11 ورفع موسى يده وضرب الصخرة بعصاه مرتين،
[9] L’Égypte ancienne qu’elle était son étendue ? Dieu est plus Savant ! Les frontières actuelles et l’étendue du pays n’ont rien à voir avec l’époque ancienne. Dans le texte coranique est mentionné : Misr, qui, en hébreu, donne Misraïm. Et Misr ou Misraïm semblent indiquer et avoir comme sens : Ville. Ce qui voudrait dire qu’à cette époque lointaine, les gens avaient pour habitude de dire : De quelle ville êtes-vous ? Et quel est votre roi ? Le roi de cette ville grandiose est… La Bible semble pencher vers cette forme de langage. De notre temps, l’habitude veut qu’on dise plutôt : de quel pays êtes-vous ? A chaque époque son habitude.
   Enfin, les habitants de l’Égypte sont les Coptes. Les Arabes viendront si implanter à des époques différentes et suite de l’ouverture de cette partie du monde à l’Islam. Et aux Arabes d’arabiser l’Egypte, et sous l’époque d’Abdel Nacer, au monde arabe socialo-nationaliste d’abolir toute autre langue dont le copte !
[10] Le commentateur note d’ailleurs une belle pagaille : mais le peuple était si assoiffé qu'il se précipita pour boire tout seul. Et ici après le miracle de la pierre.
[11] Soit quarante ans. Ceci après leur refus d’obéir à entrer en Terre sainte.
[12] Prière de demande d’eau
(الاستسقاء الصلاة).
[13] C’est-à-dire le texte biblique ne la présente pas de cette façon.
[14] Pour les commentaires bibliques voir : Rachi (sefarim.fr), Jacob ben Isaac. Le commentaire sur la Torah. Edit. Verdier. Et levangile.com (gens de l’Évangile).
[15] On remarquera ici l’emploi du vocable ‘communauté’. Ce qui est rare et étonnant de la part des gens de la Synagogue et de la Torah.
[16] Inacceptable de la part d’un prophète. Preuve que cette parole n’est pas de lui, mais d’une histoire inventée. Née de l’imagination des rabbanim.
[17] Nom.R 19.9, Tanh, Houqat. 9.
[18] Voir à ce sujet les commentaires des Imams : Qortobi, Razi, Khâzan, Baidawi, Aloussi, Tabari…
[19] Le texte biblique mentionne que le ‘Rocher’ allait là où ils allaient… Le problème ensuite, c’est que le texte biblique rapporte des récits contradictions. Preuve qu’il est l’œuvre du scribe falsificateur.
[20] Plainte du peuple. Et l'eau jaillit du rocher (en Horeb) (Ex. 17 1-7). Ville de Rephidim (V. commentaires). Nulle mention de douze sources. Et tout ceci se passa, selon le Texte biblique, bien avant la Révélation de la Thora. Il est noté que les Israélites avaient rencontré auparavant «douze sources» à Elim (Ex. 15 27). Eusèbe (Praeparatio evangelica, IX, 29, P.G. XXI, 746) cite Esechielus, poète juif alexandrin du IIe siècle avant l'ère chrétienne, qui bloque le miracle du rocher avec les douze sources trouvées à Elim.
[21] N’est pas présenté ainsi par les gens de la Synagogue et de la Torah : D’Égypte sortira des hommes en armes, armés.
[22] Ceci pour répondre à cette parole : - Deux fois Car il n’avait laissé s’écouler, la première fois, que des gouttes, Hachem n’ayant pas ordonné de le frapper mais de lui parler (verset 8).
[23] Ceci pour répondre et réfuter à l’accusation grave et erronée des gens de la Synagogue : - Deux fois Car il n’avait laissé s’écouler, la première fois, que des gouttes, Hachem n’ayant pas ordonné de le frapper mais de lui parler (verset 8) [le verset coranique rend caduc pareil propos]. Or, ils ont parlé, mais à un autre rocher [donc ils se sont trompés !], lequel n’a rien laissé jaillir. Ils se sont dit : « Peut-être devrions-nous le frapper comme la première fois », comme il est écrit : « tu frapperas dans le rocher » (Chemoth 17, 6). C’est alors que se présenta ce rocher-là et il le frappa (Midrach Tan‘houma). Cafouillage incroyable !
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[24] Le texte biblique explique simplement que de l’eau fut donné à un peuple assoiffé. Selon l’explication mentionnée par Jacob ben Isaac : MOÏSE LEVA SA MAIN ET FRAPPA DEUX FOIS LE ROCHER (Nom. 20:11).



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

*Droits de reproduction et de diffusion réservés ; © Le Carrefour de l’Islam
  Usage strictement personnel. L'utilisateur ne peut traduire, exporter, publier tout document du site sans autorisation préalable. L’utilisateur du site reconnaît avoir pris
connaissance du droit d’usage, en accepter et en respecter
    les dispositions.
         Politique de confidentialité du site.


Retour au menu

Copyright © 2001 Le Carrefour de l'Islam. Tous droits réservés.
Cette page a été mise à jour le
15/06/11.

Classement de sites - Inscrivez le vôtre! annuaire