Les Croyances du monde biblique, toranique

Série : Croyances bibliques

Sommaire
  
Histoire ancienne du monde biblique. - Les gens de la Thora. - Leurs croyances. - Le Messie comme « fils » de Dieu (Hachem). - Le Nom (Hachem),  Ses attributs et Ses noms. - La voie royale selon les gens de la Bible : Ni Israël ni Dieu n’ont besoin des prophètes.


Prélude. 
  
L'histoire des peuples anciens présente pour nous un intérêt tout spécial, puisque les populations de ces temps anciens sont aujourd'hui encore mentionnés dans les Livres saints. Parmi ces peuples de la lointaine Antiquité se trouve un peuple ancien : le peuple hébreu. Il donnera naissance à des Patriarches et Matriarches. Deux branches sémites feront parler d'elles : les Fils de la Femme libre : Sarah, et les Fils de la femme Délaissée Agar. 

Les Livres divins : la Thora, le Psautier et l'Evangile seront trois Livres divins qui formeront la Bible. Ces Livres divins seront révélés aux Fils d'Israël et aux Judaïsés. Pour n'avoir pas écouté et surtout obéi au Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha ; ils perdront successivement leurs prérogatives, le Temple et la Terre sainte. Ils connaîtront alors l'exil. Et le Livre et la Prophétie seront enlevés de leurs mains pour être donnés gracieusement aux Fils de la Délaissée. Car n'est-ce pas elle et ses fils, selon la Prophétie, qui devaient être pris en considération à la fin des temps ? L'Histoire sainte n'était-elle pas là pour nous le prouver à tous ? Et les Fils de la Femme libre continuent-ils à suivre le chemin royal de la Prophétie ou une toute autre voie ?


Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

I

HISTOIRE BIBLIQUE UNIVERSELLE

   Croyances. Lesquelles ?

    Les gens de la Thora.

   Nous savons que la Religion divine comprend deux volets. Le premier concerne les croyances, le deuxième les lois divines, la Loi.
   Nous savons tous aussi qu’aux Fils d’Israël et aux Judaïsés a été descendu : la Thora, le Psautier et l’Evangile. Ils ont connus ainsi les deux volets de la Religion divine. Mais, infidèles aux Alliances, ils perdront toutes leurs prérogatives.

   Leurs croyances. 

   Bien qu’ils reconnaissent l’Unicité divine, très vite, dès leur sortie d’Egypte, ils donnèrent des Associés, des Egaux (avec et) au Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha. Ils passèrent, dit le texte coranique, auprès d’un peuple[5] attaché à ses idoles et dirent : « O Mochè ! désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux ». Il dit : « Vous êtes certes des ignorants. Le culte auquel ceux-là s’adonnent, est caduc ; et tout ce qu’ils font et sans valeur ». (Coran VII 138).

   Plus tard, en l’absence de prophète Mochè (Moïse-Moussa) (sur lui la Paix !), ils suivront Mikha[6].
   Question : la punition a-t-elle servi d’exemple aux générations futures ?
   Certes pas. Dès son installation en terre de Canaan, le peuple adopte des divinités cananéennes et égyptiennes :
   Le roi Jéroboam eut l’idée de faire deux veaux d’or et dit au peuple… « Voici tes dieux, Israël, qui t’ont fait monter du pays d’Egypte ». (Bible. I Rois XII 28).
   Les terribles châtiments de Moïse ont été inutiles. (Voir l'étude : Les secrets de l'Exode. Messod et Roger Sabbah. Edit. J.C. Godefroy).
   Après leur premier exil, ils prendront Esdras
[7] pour un "fils" du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha. Au temps du sceau des Prophètes d’Israël, le fils de Marie (sur eux la Paix !), ils adoreront bien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, mais en lui ! ?

   Le Messie comme « fils » de qui... Hachem ?

   L’idée de l’origine divine du Messie se trouve dans le récit de la présentation de l’enfant de Marie à son peuple (Coran XIX 29-34). Pour les gens de l’Evangile l’origine se trouve plutôt dans le récit de l’annonciation [au prétendu] Joseph : « Car ce qui engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1 20). Cet 'esprit-saint' qui n'est d'autre, pour les commentateurs, que l'Ange Gabriel, Ange de la Révélation et du châtiment divin.
   Le titre de « fils de Dieu », s’il renvoie au Messie chez les gens de la Bible, reste un concept du judaïsme de l’époque même du Messie (sur lui la Paix !). Les récits concernant la [prétendue] naissance divine du Messie seront, par contre, rajoutés. Alors que, à peine né, le Messie n'a-t-il pas attesté devant le peuple d'Israël, qu'il n'était que l'esclave de Hachem. Il lui a révélé le Livre : l'Evangile, et désigné prophète auprès des Fils d'Israël et des Judaïsés (Coran XIX 29-34) ? Le Texte original sera par le scribe peu scrupuleux falsifié, tronqué, censuré par les gens de la Bible, les gens de la Synagogue, et ceci après l’élévation du Messie et la mort du fils de Zacharie (sur eux la Paix !). La mort des Douze...   
   En aucun cas, la description du Messie comme « fils » de Dieu (Hachem) et les récits de l’Annonciation tirent leur origine de Rome, d’Athènes ou d’Egypte. Ce sont plutôt des adaptations de matériaux venant de sectes du judaïsme, du judaïsme lui-même, et datant de l’époque de Paul, du premier siècle. Les transpositions ont été faites par quelqu’un qui entretenait une grande familiarité avec le judaïsme et qui comprenait l’araméen dans lequel l’Evangile originel est (était) écrit. De là, nous pouvons tirer la conclusion que la tradition de l'annonce faite à Marie par Gabriel quant à l'origine [prétendue] divine de son fils a été élaborée en Terre sainte de l’époque, et non au sein de la communauté hellénistique, romaine ou égyptienne. Nous pouvons maintenant écarter la possibilité que le Messie ait pu se considérer lui-même comme le « fils » de Dieu (Hachem) comme voudrait nous le faire entendre et croire les gens de la Bible (Coran IX 30).

   Le Nom,  Ses attributs et Ses noms. La description biblique.

   Les gens de la Bible : Juifs et les Nazaréniens (Chrétiens), ont des prétentions semblables et pareillement injustifiées, formulées en termes similaires, leurs cœurs se ressemblent, de même sous le rapport de leur attitude arrogante à l’égard de Dieu, de leur faible connaissance au sujet de Son Immensité et de leur audace envers Ses Prophètes et Ses Envoyés (sur eux la Paix !).
   En lisant les écrits et ouvrages rabbiniques, par exemple, on est étonné de voir comment les gens de la Bible parlent et traitent le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha ! Aucun respect de Sa Dignité. Qu'on en juge :

   On nous dit : Dans le Midrash Hagadol (Gen. 46:8) , notre tradition nous indique que Dieu a soixante-dix noms ou visages différents qui proviennent de la Torah. Le nombre "soixante-dix" dans la tradition rabbinique représente également les "soixante-dix visages de la Torah", une expression qui apparaît la première fois dans les nombres Rabba, un ouvrage médiéval. Il semble qu'il y ait un regroupement des soixante-dix langues attribuées aux nations du monde dans l'histoire de la tour de Babel, où de nouveau,  le peuple  a été  divisé par soixante-dix langues différentes. De même, il y a la métaphore de Jérémie qui dit que le mot de Dieu est comme un marteau, qui, d'un simple coup sur une roche, produit de nombreuses brisures ou de nombreuses étincelles, chaque étincelle étant comparée aux nombreuses interprétations possi-bles d'un simple verset. (Les 70 visages de Dieu, par le rabbin Michel Laloum - Articles)

   Dans notre Tradition, on parlera également des 99 Noms du divin Créateur, seulement sans y ajouter le mot "visages", qui peut prêter à interprétation.

   De même, n’est-il pas présenté, auprès d'eux, comme un Dieu incapable de prendre une décision Seul, sans Sa cour qui L'entoure : c'est-à-dire les Anges !? Qu'on en juge :

   Rachi (Genèse I, 26) explique que Dieu parle au nom de sa "famille", les êtres célestes. L'homme étant à l'image des êtres célestes, ceux-ci auraient pu être jaloux. Aussi Dieu a-t-il pris soin de les consulter. Et lorsque Dieu juge les rois de la terre, il prend également conseil de sa "famille". Selon Rachi, le monde «supérieur» est constitué d'une armée céleste, les anges, siégeant à droite et à la gauche de Dieu, assis sur son trône.
   De quoi faire trembler les Dirigeants de la Planète terre ? En vérité, combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent !

   En clair, panthéisme, corporéité, anthropomorphisme, etc., tout y est ! Ne sont-ils pas l’apanage du monde toranique ? Qu’on en juge de même à travers ces quelques exemples :

   1) Le schofar, sa signification. On nous dit : Au fond, la Bible ne précise nulle part les règles afférentes au schofar ; c'est le talmud - surtout dans le traité de Rosh ha-Shana 16a-b - qui s'en charge. Les théories qui cherchèrent à en rendre compte varient selon que l'on est rationaliste, éclairé[8] ou franchement mystique; on peut retenir grosso modo deux idées :
   a) la sonnerie du schofar cherche à attirer l'attention de Dieu, voire même à le réveiller et à lui rappeler que sa miséricorde doit prendre le pas sur sa rigueur.
   b) ou bien elle sert à chasser les forces maléfiques, singulièrement Satan qui prend peur lorsqu'il perçoit ces sons précis et abandonne alors toutes les accusations qu'il entendait porter contre Israël.

   (…) Dans la littérature biblique le schofar servait tout d'abord :
   a) lors de l'intronisation d'un roi (II Sam. 15;10, I R. 1;34, 39, I R. 1;41s, II R. 9;13). Psaume 47;6 -sur lequel nous reviendrons plus bas- renvoie à l'intronisation de Dieu lui-même :
   “Elohim monte en fanfare (teru'a) JHWH au son du cor (schofar)”.
   b) La seconde utilisation du schofar, pris comme le sens du cor ou du tocsin, se rapporte à la guerre: II Sam. 18;16 et 20;22 notifient l'arrêt des combats alors que Juges 3 ; 27 et 6 ; 34 appellent au contraire à la lutte armée. Il en est de même de I Sam. 13;3 où on invite les Israélites à venir combattre pour Saül. Jérémie 51 ; 27 et Job 9 ;14 connotent toujours l'idée de combattre. Il en est de même pour Ezéchiel 33; 3-6 et Osée 5 ; 8. Zacharie 1. 16 parle de "Dieu lui-même qui sonne du schofar” pour combattre aux côtés de ses protégés. On connaît l'épisode des murailles de Jéricho
[9]: il n'est pas impossible qu’aux yeux de Josué l'idée de sonner de la corne de bélier visait à chasser les esprits qui protégeaient la ville...

   (…) Or, Nombre 10;9 édictait clairement que Dieu se souvenait de son peuple Israël engagé dans le combat lorsqu'il percevait le son du schofar... Et en se souvenant de ses enfants il change de place: du trône de la rigueur il se dirige vers celui de la miséricorde. Cette explication trouve un écho dans un passage du midrach (Lévitique rabba § 29, Genèse rabba § 56 et Rosh ha-Shana 16a) :

   “Juda bar Nahmani a commencé en ces termes, au nom de Resh Laqish: Psaume 47; 6 dit: Elohim monte en fanfare (teru'a), YHWH au son du cor (schofar). Lorsque le Saint béni soit-il monte pour prendre place sur le trône du jugement c'est pour rendre un verdict, ainsi qu'il est dit: Dieu monte en fanfare... Mais lorsque les Israélites se saisissent de leur schofar le Saint béni soit-il change de trône: il quitte celui du jugement pour occuper celui de la miséricorde, ainsi qu'il est dit : Dieu (monte) au son du cor. Son cœur est empli de miséricorde et il leur pardonne. Quand cela a-t-il lieu? Le premier jour du 7ème mois”.
   Le même passage midrachique rapproche la racine SH F R (qui a donné schofar) du verbe hébraïque shafar qui signifie améliorer, rendre meilleur: c'est le bélier qui a remplacé Isaac sur l'autel.

   SACRIFICE D’ISAAC : BESTIAIRE SACRÉ

   En percevant le son du schofar Dieu se souvient de l'amour d'Abraham pour Lui car il n'a pas hésité à offrir son fils en sacrifice.
   (…) Le Zohar, la Bible des kabbalistes, voyait les choses autrement; commentant Levitique 23;4 le Ra'ya méhémna (le berger fidèle) dit ceci :

   “Outre le procureur, deux notaires entourent Dieu... Celui-ci laisse toujours le temps de se repentir. Si le pécheur vient à résipiscence Dieu déchire alors le décret funeste le concernant et dit: Qui souhaite invoquer des circonstances atténuantes en faveur de l'accusé ? C'est alors que retentit le son du schofar dont l'écho parvient jusqu'au ciel. A la seconde sonnerie tous les accusateurs sont plongés dans la confusion. La colère de Dieu s'apaise, son cœur est empli de miséricorde et de bienveillance.”

   (…) Par ailleurs, le terme hébraïque YoVeL a la même racine que YuVal dont Genèse 4;21 dit justement qu'il fut “le père de tous ceux qui manient la lyre et la flûte.” Or, ce Yuval est aussi un descendant de Caïn... L'ancienne mythologie hébraïque aurait donc mis en relation l'ancienne divinité avec le descendant du premier meurtrier de l'Histoire :
   les sons du schofar rappelleraient le premier meurtre et chercheraient à nous dissuader de commettre un nouveau crime similaire. D'où le recueillement, voire même l'effroi des fidèles lorsque retentit le son du schofar. La tradition juive ne reprend guère ce type d'explications, elle se limite à voir dans la sonnerie du schofar le réveil de Dieu et la réactivation de sa miséricorde. (Source : consistoire.org – Voir les conférences du prof. Maurice-Ruben HAYOUN)

   Conclusion. Des propos comme[10] : le réveil de Dieu et la réactivation de sa miséricorde, “La colère de Dieu s'apaise, son cœur est empli de miséricorde et de bienveillance.” En parlant du Créateur : il change de place ! Autant de mots que l’Islam traditionnel, la Science du Monothéisme, ne peuvent croire et admettre. N’est-ce pas abaisser le divin Créateur ? Le mettre au même rang que Ses créatures ? Le son d’un instrument de musique, selon la Loi, peut notifier la guerre, son arrêt, un encouragement pour le combattant. Mais aucunement cette signification lourde en conséquence. Secundo : ce qui apaise réellement la Colère divine sur nous, ce sont, disent les Savants : 1) la foi, et 2) les bonnes pratiques du croyant : aumônes, aider ou assister autrui, etc. Pas le son d’un instrument de musique. Le dicton : la musique adoucit… est le propre de l’homme, non jamais de la Divinité ! Quant à : l'intronisation de Dieu lui-même, elle ne saurait être non plus ! L’un des Noms divins n'est -il pas : le Roi. Et Il est le Miséricordieux véritablement le Roi des rois, le Roi des présidents… de l'Univers ! N'en déplaise aux critiques, aux ergoteurs, opposants et adversaires de la Religion divine ! Son Autorité, Sa science et Sa volonté, embrassent toute chose !

   Bien que se réclamant du Monothéisme, le judaïsme, selon les Savants, à une opinion sur son divin Créature qui le met côté de' celui-ci. Il semble, comme les gens de l’Evangile, avoir subit de plein fouet la pensée grecque ancienne et égyptienne. Aussi assimile-t-il certaines de ses croyances à celles de la Mythologie[11] ? Ce qui est inacceptable de la part de ceux se réclamant, haut et fort, du Monothéisme !

   2) relation intime avec Dieu. Q : Entretenez-vous une relation intime avec D.ieu ?
   R : Chaque juif entretient une relation intime avec D.ieu puisque nous possédons tous une Neshama (âme) de nature divine.
   Nous n'avons besoin que de nous tourner vers D.ieu en présentant un cœur sincère, ce qui réveillera notre proximité spirituelle intrinsèque avec D.ieu. La prière, l'étude de la Torah
[12], la gentillesse et l'amour sont les moyens spirituels de L'approcher. (Source : jewsforjudaism.com)

   Nous dirons : Pour l’Islam traditionnel, nous possédons tous une âme certes, mais de nature créée non divine. Croyance qui se rapproche de la croyance des gens de l’Evangile des deux natures en le Messie (sur lui la Paix !). Dieu est essence non substance ou nature. Gens de la Torah comme les gens de l’Evangile commettent la même erreur en parlant ainsi du divin Créateur. Et les deux tenant cette erreur du Sabéisme et de ses sectes[13]. Religion ancienne.

   3) Les Prophètes. La vision qu’ont les gens de la Synagogue sur leurs Prophètes[14], est contraire à toute logique. Etant les ‘ambassadeurs’ du Miséricordieux, il est normal qu’ils n’aient pas droit à l’erreur. Ils sont des exemples, et en tant qu’exemples, il est logique qu’ils soient les premiers à montrer le bon exemple. Sinon où v’a-t-on ? Et à eux de les ‘rabaisser’ au niveau de l’ensemble des humains. Ce qui est illogique. En réalité, ne sont-ils pas à l’image de Celui qui les a envoyés ? Saints, purs, exempts de tout péché, de péchés graves comme : la mécréance, l’Associationnisme, le mal, la turpitude et le blâmable, etc. ? Ils recommandent le bien, interdisent le mal. Ne mentent pas, ne volent pas, ne tuent pas en dehors du droit divin, ne commandent pas l’avarice, la haine et l’inimitié envers autrui, le genre humain, etc. Une telle image existe-t-elle dans les écrits et légendes rabbiniques ? Nullement. Les Prophètes sont traités comme des moins que rien, des incapables, des êtres parfois dangereux, abusant de leur pouvoir et autorité. Se vautrant dans le mal, l’inceste, l’idolâtrie, le péché… De plus, le monde de la Synagogue ne reconnaît que certains prophètes. D'autres non. Exemples : Zacharie et son fils, Le Messie, fils de Marie et sceau des Prophètes d'Israël, Cho'aib (Jéthro), Job (Ayoub).

   La voie royale selon les gens de la Bible : Ni Israël ni Dieu n’ont besoin des prophètes !

   Est-elle celle empruntée par les Prophètes (sur eux la Paix !) ? Qu’on en juge :

   Dans « Chalom, Jésus ! », à Jacquot Grunewald d’écrire : « ...Quant à la Loi, ou Tora[15], elle sera interprétée par la Grande Assemblée, puis par le Sanhédrin ou les conseils des Sages[16], maîtres ou rabbins qui en sont les héritiers. Ce sont eux, et personne d’autre, qui vont tracer la voie royale sur laquelle Israël est tenu de progresser. Il n’y a plus de prophètes[17], parce qu’on n’a plus besoin d’eux[18]. Ni Israël ni Dieu n’ont besoin des prophètes[19]. [Explicit].

   Une telle voie ne peut correspondre en rien avec la voie de la Prophétie. Elle est, dirons-nous, tout son contraire. Une telle interprétation ne peut être acceptée par les gens de l’Islam traditionnel. Elle mène nulle part, sinon qu’à l’erreur et l’égarement. En effet, si les gens de la Synagogue et de la Torah jugent qu’ils n’ont ‘plus besoin’ des Prophètes (sur eux la Paix !) ; alors nous dirons : à eux leur voie et à nous la nôtre ! En vérité, nous n'adorons pas ce que qu’ils adorent. Et eux ne sont pas adorateurs de ce que nous adorons. Et nous ne sommes pas à adorer ce que ils adorent. Et ils ne sont pas à adorer ce que nous adorons. A eux leur religion[20] et à nous nôtre religion ! (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Dans la Bible. Ex. 32 1, cette demande fut adressée plus tard à Aaron en l’absence de Moïse. Ce verset manque en réalité dans le texte biblique. Il a été censuré. Normal, la propagande du monde de la Synagogue n’est-ce de dire, à ceux qui veulent bien les entendre, qu’ils sont les vrais et seuls dépositaires du Monothéisme ?
[6] ou Michée, Samirî. Ne pas confondre avec le prophète Michée, du même nom. Le seul responsable, selon le Texte coranique, de l’égarement du peuple d’Israël. Quant à Aharon (Aaron – Haroun), il est pur des accusations portées contre lui de la part des gens de la Synagogue. Le mot 'Samirie' se retrouve dans le texte biblique. Il a donné le nom à une contrée de Palestine.
[7] Coran : Ozair (Coran IX 30). 1. Esdras. 2. Ou Eléazar. Le nom hébreu Eléazar est composé de El, Dieu, et de "Ozer" ou "Ouzer", symbole de force.
   3. D. Masson : “Plusieurs auteurs pensent que le personnage israélite cité ici serait Esdras (hébreu ‘Azra, abréviation probable de ‘Azaryahu : Dieu aide) qui tient une place importante dans l’histoire du judaïsme et la littérature rabbinique sans que jamais il soit appelé « fils de Dieu » ni considéré comme tel”.
   4. D’après les commentateurs, il eut un sommeil de cent ans (Coran II 259). Il restaura de mémoire la Bible dont les exemplaires avaient été détruits par Nabuchodonosor. Devant ce fait miraculeux, ils le prendront comme : fils de Dieu ! Car il avait fait un acte miraculeux. Bien que ce terme semble avoir disparut de la bouche des gens de la Thora, il demeure toutefois un homme central du Judaïsme.    
   5. On a dit : Nous apprenons cependant (Massékheth Sofrim 6, 4) qu’après la destruction du Temple, quand Ezra est retourné en Israël, il y a trouvé trois rouleaux de Torah qui étaient considérés comme valables. Ces trois rouleaux contenaient toutefois entre eux des discordances mineures, dont il a été tenu compte selon qu’elles apparaissaient ou non dans deux des trois rouleaux. Il est vrai que la Torah nous engage à prendre nos décisions selon la majorité (voir Exode 23, 2), mais on peut soupçonner qu’après tant d’événements dramatiques ses décisions pouvaient ne pas permettre de rédiger des reproductions absolument exactes de la version originale venue du Sinaï. Le Talmud nous apprend également que nous ne savons plus, aujourd’hui, déterminer l’orthographe exacte de beaucoup de mots, de sorte que les Rabbins ne pouvaient pas dénombrer le nombre exact de lettres dans la Torah (Qiddouchin 30a). Il est certain que ces variations très mineures – comme l’écriture d’un mot avec un alef ou avec un hé, ou avec ou sans un waw, constituent des changements qui ne semblaient pas en affecter le sens d’une manière significative. par le Rabbin Moché KAUFMANN. Cet article est un extrait de :
Fundamentals and Faith : Insights into the Rambam’s 13 Principles, du Rabbin Mordekhaï Blumenfeld. - lamed.fr/).
   Nous dirons : Pour des langues autres que l'hébreu, l'araméen, le syriaque, l'arabe (langues soeurs)..., sans aucun doute. Mais pour ces langues nullement. Le changement d'un signe peut donner à la phrase ou au mot un tout autre sens, voire un non sens. D'où le rappel du texte coranique que 'parmi les Judaïsés, il en est qui détournent le mot de ses sens' (Coran IV 46). Voir l'exemple du mot hébreu : TaCHTIT.
   6. 22. Esdras, le restaurateur des saintes Ecritures.
   (…) Esdras était à la tête de la fameuse grande synagogue composée de cent vingt docteurs, au nombre desquels figuraient les derniers prophètes de l’Ancien Testament, Aggée, Zacharie et Malachie. On y voyait aussi siéger Daniel, Ananias, Misaël, Azarias, Néhémie, fils d’Helcias, Mardoché, Belsan, Zorobabel [au moment de la reconstruction des écritures dont nous faisions allusion tout à l’heure avec Esdras], tous personnages célèbres de l’Ancien Testament.
   Le dernier survivant des membres de la grande Synagogue et dépositaire de la tradition fut (...) 23. Siméon le Juste, grand prêtre après la mort d’Esdras. Il était, en quelque sorte, la transition de la première série de traditionnaires, celle des prophètes, à la série suivante, celle des thanaïtes ou mishniques, qualifiés ainsi, non seulement parce que la Mishna se compose en grande partie de leurs propres leçons ou enseignements, mais aussi parce que ce code fut rédigé sur des notes écrites qu’ils avaient laissées. (Rabbi P. Nathan. La lecture juive de la bible.)
   7. D. Masson : Un texte éthiopien du Livre de Baruk, considéré comme apocryphe, retrace la légende d’Ebed Melek (personnage qui figure dans le Livre du Prophète Jérémie (XXXVIII 7-13) : Ebed Melek le Kushite qui sauva Jérémie de la mort en le faisant remonter de la citerne où on l’avait jeté). Jérémie souhaite qu’Ebed Melek ne voit pas la destruction de Jérusalem ; Dieu lui dit : « Envoie-le dans la vigne d’Agrippa… et je le cacherai jusqu’à ce que je ramène le peuple dans la ville ». Ebed Melek part en emportant « un panier de figues » ; arrivé à la vigne, il « met sa tête sur le panier et s’endort soixante-dix ans »… Il se réveillera alors et « les figues du panier ne sont pas sèches »… (R. Basset, Les Apocryphes Ethiopiens, fascicule I, Le Livre de Baruch, pp. 9-14). La durée du sommeil d’Ebed Melek correspondrait donc à peu près au nombre d’années comprises entre la prise de Jérusalem et l’exil des Israélites à Babylone (587-586) et leur retour de captivité, soixante-dix ans plus tard. Le Temple reconstruit fut inauguré en 515.
   8. D’après d'autres commentateurs, celui qui eut un sommeil de cent ans (Coran II 259), serait Jérémie, le prophète. Et Dieu est plus Savant !
[8] Ce qui est souligné et en gras n’est pas du texte. Nous avons simplement voulu les mettre en évidence pour une meilleur compréhension.
[9] Les commentateurs disent plutôt : ils sonnèrent de la trompettes et dirent en cœur : Dieu est le plus grand !
[10] Autre : Le Saint, béni soit-il, se promène, dans le jardin de l'Éden, avec les justes, au moment où l'homme se lève dans la nuit, pour se consacrer à l'étude de la doctrine dès l'heure de minuit jusqu'à l'aurore où souffle la brise du Nord. Le Saint, béni soit-il, pénètre au milieu de la nuit dans le jardin d'Éden pour y faire les délices des justes. Clepsydre qui aide à se lever à minuit. Le Saint, béni soit-il, lui-même est appelé minuit. Le Saint, béni soit-il, est descendu lui-même pour tuer les premiers-nés d'Égypte, car les anges n'auraient su les distinguer.
   N'est-ce pas une atteinte à Sa dignité ? Comment dire, croire et admettre de pareils propos ? En vérité, combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent !
   Autre :
"Et je passerai dans la terre d'Egypte, cette nuit je frapperai tout premier-né…je suis l'Eternel".
  
Une question se pose: Pourquoi est-ce que l'Eternel frappa lui-même les premiers-nés égyptiens ? Il aurait pu le faire par l'intermédiaire d'un de ses anges serviteurs ?
  
Rabbi Shimon bar Yo'haï nous enseigne que les anges ne savent pas discerner entre la goutte qui conçut un premier-né et celle d'un autre enfant.. Seul l'Eternel le pouvait. Les anges envoyés du Tout-Puissant, ne connaissent que ce qu'il leur est permis de savoir. Par exemple, toutes les événements que l'Eternel va réaliser dans le monde leur sont connus parce que l'Eternel les proclame dans les Cieux avant de les accomplir. De même, lorsqu'un ange destructeur est envoyé dans le monde (lorsque survient un désastre, par exemple, que D-ieu nous en préserve), il est recommandé à tout homme de rester chez lui et de ne pas se promener dans des lieux publics, pour ne pas être frappé par cet ange (car l'ange destructeur ne distingue pas entre le juste et l'impie), comme il est dit: "Et personne ne sortira de sa maison jusqu'au matin".
  
Mais au devant de l'Eternel, nul ne peut se cacher, comme il est dit: "Si un homme se dissimule dans une cachette, ne le verrais-Je pas…? (Jérémie 23)
  
Une femme égyptienne mariée qui avait eu des rapports avec d'autres hommes fit croire à son mari que tous ses enfants étaient les siens. Lors de la plaie des premiers-nés, tous moururent, car ils étaient tous premiers-nés d'un autre père.
   N'est-ce pas une atteinte à Sa dignité ? Pourquoi alors avoir créé les Anges ? Non le monde de la Synagogue s'égare lorsqu'il parle ainsi. Gens du Talmud, du Zohar, de la Kabbale et autres.
En vérité, combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent !
[11] Le fait que le Miséricordieux se ‘déplace’, ‘va’ et ‘vient’ d’un endroit à un autre ; fait qu’il possède un ‘corps’ occupant un espace, un volume dans l’Univers. Qu
’on Le fait ressembler à l’une de Ses créatures... Autant de choses qui est contraire à la logique et l'enseignement des Prophètes (sur eux la Paix !). N'est l'oeuvre que des Dignitaires religieux, de gens qui s'égarent et égarent. Nous savons tous que, le monde biblique aime nous dire que le Miséricordieux a fait l’homme à Son image ! En clair, c’est du Panthéon égypto-gréco-romain que semble nous entretenir les paroles des gens de la Synagogue. Ce qui est contraire au Monothéisme pur et sans tache, qu’on le veuille ou non.
 
[12] On a dit : 9 Si un non-juif s’adonne à la Torah, il se rend passible de mort (par la main de D.ieu) (11). Il ne devra se consacrer qu’à l’étude de leurs sept lois.
   De même un non-juif qui observe le repos du Chabbath, serait-ce même un autre jour de la semaine, s’il s’en est fait pour lui-même un Chabbath, il se rend passible de mort. De même s’il s'est institué le repos d’un jour de fête.
   Voici la règle: on ne les laisse pas innover un culte et s'inventer des commandements de leur choix.
Ils doivent soit être des convertis et accepter tous les commandements, soit garder leur tradition sans en rajouter ou en ôter.
   Celui qui s’adonnerait à la Torah, et qui pratiquerait le repos du Chabbath, ou innoverait en matière de culte, doit être frappé et puni, et averti qu’il se rend passible de mort mais il ne peut y être condamné. (Michné Torah : ilkhot Melakhim. Lois des Rois et de leurs guerres. Rabbi Moché Ben Maïmon).
   Ce rabbi n'y va pas avec le dos de la cuillère ! Il fait vraiment de la Torah la chasse gardée des rabbis, rav et sages. Gare à l'intrus ! Enfin, si un néophyte veut se pencher sur l'étude religieuse, pas d'autre voie que celle proposée par les gens de la Synagogue (et non les Prophètes) : le Noachisme ! En vérité, combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent !
[13] Les gens de la Kabbale, comme d’autres gens, vont très loin dans leur erreur et égarement. A les entendre, l’homme possèderait en lui-même une parcelle de la divinité ! Il aspire même et ainsi à être ‘comme’ le Miséricordieux dans l’Au-delà ! Ou comme les Anges ! Et dans l’Au-delà, aux créatures de connaître des joies spirituelles non paradisiaques. De partager ‘avec’ le Miséricordieux des mêmes joies que Lui, soit partager Sa toute divinité ! Certes, les gens de la Bible (toranique + évangélique) croient, d’une façon générale au Feu infernal et au Paradis, sans pouvoir toutefois nous les décrire. Et ce qui est rapporté dans le texte coranique sur les joies paradisiaques et les supplices des damnés, ne les convint que peu. Distrait certains, amuse les autres du monde biblique (croyants & incroyants) !
[14] Exemple : Durant cent trente ans, Adam eut commerce avec des démons femelles, jusqu'à l'arrivée de Naama, dont la beauté séduisit les anges Aza et Azaël. Moïse était le mari de la Divinité. Naama provoque chez les hommes une perte séminale la nuit. Une femme sera cause de la chute d'Aza et d'Azaël.
   Aza et Azaël, enchaînes par des liens de fer aux montagnes de l'Orient, y apprennent aux hommes l'art magique. Les gens des pays de l'Orient apprirent la magie des fils des concubines d'Abraham. Les Orientaux sont les rois d'Édom. Salomon a étudié l'essence et la nature des démons. [Voir à ce sujet le récit concernant Haroût et Maroût : Coran II 102].
[15] Selon Rabî’ fils d’Anas : « La Thora telle qu’elle a été révélée, ayant le volume de soixante-dix charges de chameaux, était si importante que l’on ne pouvait en lire qu’une partie en une année. Il y eut que quatre personnes qui la lurent [intégralement] : Mochè fils de ‘Imrân, Ichoua, Ozayr (qui est pour certains : Esdras ; pour d’autres, ce serait plutôt un autre personnage. Coran IX 30) et Yoûcha’ (Josué) fils de Noûn (sur eux la Paix  !). On rapporte également que les Tables comportaient à l’origine sept septièmes. Quand Mochè les jeta et qu’elles se brisèrent, six septièmes en furent  retirés et élevés au Ciel ; or, dans la partie qui fut retirée, se trouvait cette explication pour toute chose dont Dieu parle en disant : « Nous lui avons écrit sur les Tables à propos de toutes choses, une exhortation et une explication pour toute chose »  (Coran VII 45) et dans le septième qui subsista [en ce monde] se trouve cette guidance et cette miséricorde dont Dieu dit en parlant des Tables : « Lorsque la colère se fut retirée [du coeur] de Mochè, il reprit les Tables, et dans ce qui en fut transcrit il y avait [encore] une guidance et une miséricorde pour ceux qui, quant à eux, redoutent leur Seigneur » (Coran VII 154). On rapporte aussi que la Thora avait une telle importance qu’il fallait une année pour en lire une partie.
[16]  Nos Sages nous apprennent que la foi de Noé était déficiente. En effet, expliquent-ils, " Noé faisait partie de ces gens dont la foi était imparfaite. Il croyait, mais sans y croire, à la venue du déluge " (Berèchith rabba 32, 9).
   Comment peut-on affirmer une chose pareille ? Noé ne s'est-il pas échiné cent vingt ans durant, malgré les railleries et les persécutions, à la construction de l'arche ? Son environnement hostile a essayé de le détruire par tous les moyens à sa disposition, et ce n'est que par la grâce de D.ieu qu'il a survécu. Il est évident qu'il n'a supporté ces harcèlements que parce qu'il suivait les instructions de D.ieu, à cause de sa foi en Lui. Comment peut-on alors l'accuser d'avoir eu " une foi imparfaite " ?
   La question devient plus compliquée si nous considérons que Noé était un prophète et qu'il a communiqué directement avec le Tout-puissant, ce qui aurait dû l'inciter à une foi plus assurée. Accuser un prophète d'un manque de foi ne semble pas possible. Comment pourrait-il douter de la parole de D.ieu ?
   La réponse à cette question nous est suggérée par un défaut relevé par les Sages dans l'appréciation par Noé de l'unité de D.ieu. Il n'a jamais, en réalité, douté que le Tout-puissant pût détruire le monde, ni n'a jamais mis Sa parole en doute. Cependant, parce qu'il existait en lui une imperfection dans sa perception de l'Unicité de D.ieu, Noé a cru que la pitié du Créateur contredirait Son attribut de justice. (…
.)
   Bien que le Rambam donne des détails sur les diverses différences qui séparent les prophéties de Moché rabbènou de celles des autres prophètes, ces différences ne sont pas l’essentiel du principe. Ce que chaque Juif doit retenir, c’est que Moché rabbènou est « le père de tous les prophètes », ce qui signifie qu’il est la source de l’autorité contenue dans toute prophétie.
(Extrait de : Fundamentals and Faith : Insights into the Maïmonide's 13 Principles, du Rabbin Mordechaï Blumenfeld.)
   Nous dirons :
Nous ne pouvons souscrire à de telles paroles envers (et) sur les Prophètes (sur eux la Paix !). Pour nous, il n’existe sur les Prophètes aucune sorte d’imperfection. Il existait en Noé (sur lui la Paix !) aucune imperfection dans sa perception de l'Unicité de Dieu. Le dire et le prétendre, n'est-ce pas le faire menteur ? C'est le peuple, son peuple qu'il faut décrier, non le Prophète Noé lui-même. Dans l'histoire rabbinique et toranique, les gens de la Synagogue ont toujours agi ainsi. Ils ont toujours jeté l'opprobre sur leurs Prophètes (sur eux la Paix !), non jamais sur le peuple : les Fils d'Israël et les Judaïsés ! Pourtant, combien parmi eux descendent des Fils des Prophètes ? Et à eux de venir d'entre les Fils d'Israël, non de l'extérieur. En vérité, combien ils sont au-dessus de ce qu’ils leur décrivent, leur attribuent et leur associent !
[17] De notre temps, sans aucun doute. Il nous reste que : la Bible et le Coran.
[18] "Et quand Ichoua (Jésus-Issa) apporta les preuves (aux Fils d'Israël), il dit : "Je suis venu à vous avec la sagesse, certes, et pour vous exposer en partie ce en quoi vous divergez. Craignez Dieu, donc, et m'obéissez." (Coran XLVII 63).
   Selon l'Imam Razi, la sagesse ici c'est la Connaissance (en arabe, ma'rifa) de l'essence de Dieu, de Ses attributs et de Ses actions. En un mot, la sagesse désigne ici les principes de la religion (ousoul al dîn, en arabe), et la partie de ce en quoi ils divergent est formée par les ramifications. (en arabe, fourou' al-dîn).
   On a dit également que les Fils d'Israël ont divergé après la mort du prophète Mochè (sur lui la Paix !), sur des points qui concernaient leur religion et sur d'autres qui étaient en rapport avec leurs affaires en ce monde. Le prophète Ichoua (sur lui la Paix !), dit-on, ne leur éclairci que ce qui concernait leur religion. Et Dieu est plus Savant !
[19] Et en note : Le sage(1) remplace le prophète : « Avec la destruction du premier Temple, la prophétie a été enlevée aux prophètes pour être offerte aux sages », disait Rabbi Avidimi de Haïfa (Baba Batra 12a et b). Une autre opinion (Yoma 21b) affirme que « l’Esprit saint » était absent du deuxième Temple. Dans cette perspective, la passation des pouvoirs, ou plutôt du savoir des derniers prophètes aux sages de la Grande Assemblée, est pleine et entière. Les Cohanim y seront présents eux aussi, mais leur influence diminue au fur et à mesure que les rabbins l’emportent sur l’école sacerdotale déjà discréditée à l’époque de Malachie et dont les chefs vont être nommés par Hérode puis par Rome. Cette évolution est irrémédiable...
   (1)
La traduction du mot hakham fait difficulté. Relativement aux sciences extérieures à la Torah, il désigne le savant au sens habituel du terme ; s'agissant de la connaissance de la Torah, il s'y ajoute une connotation de sagesse et de valeur morale, de sorte qu'on le traduit généralement par « sage ».
   On nous dit encore : Plus généralement, les voies de l'imagination et de l'affectivité ne sont pas des voies d'accès adaptées à la détermination de la loi. Quel est le chemin à suivre ? Maïmonide l'explique sans détour dans son introduction à la Michna :
   Dieu ne nous a pas autorisé d'apprendre [la loi] des prophètes mais des hakhamim, hommes de raisonnements et de connaissances (anche hasevarot vehadeot ). Il n'a pas dit : « tu iras chez le prophète qui vivra en ce temps » mais « tu iras chez les prêtres-lévites et chez le juge ». (1)
   Ce serait une erreur de penser qu'il n'y a là qu'un avis propre à Maïmonide, parfois classé comme « rationaliste » ou même comme « aristotélicien ». Outre que ce jugement est sans doute exagéré(2) en ce qui concerne notre problème, Maïmonide ne fait qu'exprimer la conception générale des talmudistes. Voici, par exemple, ce qu'écrit Rabbi Nissim, une grande autorité du XIIIe siècle(3) :
   Dieu a donné le pouvoir de décision aux savants de la génération et nous a ordonné de les suivre. Ainsi, il se trouve que tout ce qu'ils décident, c'est cela qui a été commandé à Moïse au Sinaï. Et même si nous pensons qu'ils ont décidé une chose contraire à la vérité et que nous le sachions par un « écho » [de voix céleste] ou par un prophète, il ne convient pas que nous nous écartions de la décision des savants.
   Notons encore que cette conception se résume parfaitement dans l'adage talmudique hakham adif minavi(4), le hakham a prééminence sur le prophète. (Explorations talmudiques Georges Hansel)
   Pour nous, un sage ne peut jamais remplacer le Prophète. Il suit, au contraire, le prophète. Et non l’inverse. De même, le Savant et le Saint.
   Après la destruction du premier Temple (V. Coran XVII 2-8), la Prophétie ne fut jamais enlevée aux prophètes pour être offerte ensuite aux sages ou à tout autre personne. Avant la destruction du second Temple, trois Prophètes naquirent : Zacharie et son fils, Le Messie fils de Marie, sceau des Prophètes d’Israël (sur eux la Paix !). Et au Messie fut révélé l’Evangile. Quant la Prophétie et au Livre, tous deux quitteront réellement les Fils d’Israël et les Judaïsés mais seulement lors de la venue du Sceau de la Prophétie, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) ; et ceci après la destruction du second Temple. Tous deux seront l’héritage des Fils d’Ismaël, de la Délaissée. Telle est la voie royale de la Prophétie. 
   (1)
Le fait que la loi soit enseignée par les prêtres d'un côté, par les juges de l'autre, peut s'expliquer de plusieurs façons. Cela peut correspondre d'abord à une spécialisation, les uns se chargeant de l'enseignement des lois rituelles, les autres de celui du droit. Mais, de plus, il ne faut pas oublier que, selon le Talmud, l'ensemble des prêtres, qu'ils participent ou non à la réalisation du culte, avait également pour tâche de dispenser au peuple l'enseignement de la Torah. Le Rav Kook, dans l'introduction de son commentaire du traité Berakhot, donne encore un éclairage supplémentaire. Selon lui, les prêtres participaient également à l'organisation de la justice. Mais il y a deux manières de trancher un jugement : ou bien par application directe de principes généraux de justice et d'équité, ou bien en continuité avec le droit et la jurisprudence déjà constitués. Les prêtres employaient la première méthode, les juges, la seconde. Par la suite, pour l'essentiel, seule la deuxième méthode a subsisté.
   (2)
Cf. notamment dans le recueil de textes du Rav Kook, Jérusalem, Maamare hareia, 1984, une critique argumentée de ce jugement. Une autre excellente critique est également développée dans « Actualité de Maïmonide », Jacob Gordin, Ecrits, Paris, collection Présences du judaïsme, Albin Michel, 1995.  
   (3)
Drachot de R. Nissim.
   (4)
Traité Baba batra, 12a.
[20] à vous votre religion. Le mot signifie aussi Rétribution. C'est la Religion, en tant qu'elle aboutit à une Rétribution. (V. note à XVII, 74). Comme une tentative de réconciliation, les Mecquois avaient naïvement proposé à Muhammad : « Adore nos idoles, nous adorerons ton Dieu : n'importe qui d'entre nous a raison, cette procédure nous épargnera la perdition dans l'au-delà ».


لا اله الا انت سبحانك اني كنت من الظالمين

Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Cette page a été mise à jour le
28/07/08.

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