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L’historicité du Toledot Yéchou ou un regard sur le passé biblique. Une analyse de ce pamphlet a été fait par des gens du monde toranique. Nous nous proposons de la rapporter ici et d'y joindre nos commentaires. Au nom de Dieu, Hachem, Allaha ! Et après : Louange à Dieu et prière sur Mohammad[1], le meilleur d'entre Ses créatures et sur sa famille ! Les sources juives. Ce que pense le monde toranique des Toledot Yéchou. Gérald Israël d’écrire notamment : Au début du XI siècle, dans certaines communautés juives d'Europe centrale commence à circuler discrètement un écrit ayant pour titre Toledot Yéchou, que l'on pourrait traduire par « Les histoires de Jésus », ou « L'histoire de Jésus », ou « La légende de Jésus ». Il s'agissait d'un texte qui allait permettre de donner corps à une tradition orale plus ou moins occulte rapportant à sa manière la vie du Nazaréen[2] sur le modèle des Évangiles synoptiques, c'est-à-dire en partant de sa naissance, en décrivant les péripéties de son existence, les miracles dont il était crédité par ses fidèles, son procès, sa mort enfin, comment il fut lapidé puis pendu[3] au bois[4]... Les Rabbis innocents ? D’après l’auteur de “La question chrétienne” donc : Ces propos, nous l'avons dit et redit, ne pouvaient être attribués aux Rabbis restés silencieux[5], sur un sujet hautement dangereux politiquement et plein d'embûches sur le plan spirituel[6]. C'est l'imagination populaire qui, faute d'énoncés rabbiniques, s'enflamme au point de produire une théorie fantasmatique, laquelle finit par être mise par écrit et secrètement diffusée, sans que les Rabbis lui aient assuré la moindre garantie d'authenticité, ni donné la moindre approbation[7]. L'absence de toute caution rabbinique est manifeste[8]. Le texte, en effet, n'exprime aucun souci théologique ni ne se réfère à une quelconque orthodoxie de pensée quant à la nature divine, son unité, son immuabilité, son pouvoir créateur ou sa Providence[9]. Les Toledot Yéchou ne soulignent aucune accusation de blasphème contre quiconque[10]. Il n'est pas question de transgression de la Loi[11], le point de vue adopté est celui de la vie de Jésus, des miracles qu'il pouvait accomplir, et du fait qu'il se prétende fils de Dieu[12]. Visiblement, les auteurs du texte tournent le dos à la spéculation théologique[13], ce qui montre, dans une certaine mesure, que les docteurs juifs n'ont pas inspiré les Toledot Yéchou. Le caractère polémique, parodique et populaire de l'écrit n'en limite cependant pas la signification. Le pamphlet qui circulait parmi les juifs n'en est pas moins révélateur d'une mentalité forgée par la généralisation du christianisme et, consécutivement, par les attaques et les persécutions dont les juifs étaient l'objet de la part de l'Église[14]. Nous dirons : Quelle Église ? Ne l’oublions pas, après l’élévation du Messie, les gens qui refuseront le message évangélique parmi le monde toranique de l’époque, livreront une guerre sans merci contre les gens de l’Évangile, contre les Douze et leurs suivants. But. Faire tout pour que ce message ne se propage pas et ne prenne corps... au sein des Tribus d’Israël. Et dans ce domaine qui pouvait prendre une part active sinon les gens de la Synagogue eux-mêmes. N’avaient-ils pas, sauf un petit nombre, rejetés le message évangélique ? De plus, tout n’a-t-il pas été fait dans le monde toranique comme dans le monde évangélique, pour que les Dignitaires religieux disposent de pouvoirs étendus... Leurs influences ne sauraient être mis à part. Les gens de la Torah après l’élévation du Messie. Gérard Israël de poursuivre : On ne saurait renvoyer les Toledot Yéchou à l'imaginaire d'un peuple persécuté et malheureux[15] qui, dans l'atmosphère trouble du haut Moyen Âge[16], alors que les élites européennes étaient littéralement imprégnées de la croyance chrétienne[17], aurait exprimé comme il les sentait ses doutes et son scepticisme sur l'histoire de Jésus. Que le fondement théologique de telles affabulations soit pratiquement inexistant ne permet pas d'éviter de rechercher les raisons de leur inspiration. Nous dirons : les raisons de leur inspiration n’est-ce pas la haine qu’entretient et qu’a toujours entretenu l’homme toronique envers le fils de Marie, le Nazaréen comme l’on dit si bien en milieu toranique ? Si les gens de l’Évangile se sont écartés du Monothéisme pur, est-ce suffisant pour rendre responsable le Messie, sa mère et les Douze ? Ou devons-nous rendre responsables Paul et ses affidés ? C’est-à-dire ceux et celles qui se sont écartés volontairement ou involontairement du message originel après eux. Personnalité de Marie. Les quolibets. Les Toledot Yéchou s'intéressent en premier, du moins sous la forme écrite, à la personnalité de Marie, pour laquelle les auteurs n'affichent aucune animosité. Au contraire, la jeune femme est présentée comme étant de lignée davidique, la plus noble qui soit en Israël; elle est dite belle et honnête. Dans l'une des versions de « L'histoire de Jésus[18] », elle aurait été l'épouse vertueuse de Joseph ben Pandera[19] (Joseph fils de la Panthère; ce dernier mot pourrait être lu sous sa forme grecque et renvoyer alors, non plus à « panthère », mais aparthenos, c'est-à-dire « vierge »; donc « fils de la Vierge »). Par ruse, un voisin de Joseph aurait réussi à abuser Marie, se glissant dans sa couche alors qu'elle était en état d'impureté (période pendant laquelle la Loi interdit les rapports sexuels). Il n'y a donc pas, pour les Toledot Yéchou, de responsabilité ou de faute de la part de Marie. Le sage Rabbi Simon ben Shetah, qui, selon l'écrit, avait été mis au courant de toute l'affaire par Joseph lui-même, dit à cette malheureuse : « Assurément tu es innocente » et fit même, toujours selon le texte, condamner à mort celui qui avait abusé d'elle. Néanmoins, Joseph, craignant le scandale, s'enfuit à Babylone[20] et la belle jeune femme, dont l'occupation était celle de coiffeuse pour dames[21] mit au monde un enfant qu'elle voulut appeler Emmanuel (prénom qui signifie « Dieu est avec nous »), mais qui fut dénommé Yehoshoua (« le sauveur ») et finalement Yéchou (Jésus). L'enfant fut circoncis à huit jours et reçut, par la suite, une éducation religieuse appropriée, au point que les Toledot Yéchou rapportent que le jeune Jésus était « sagace et qu'il apprenait en un jour ce que les autres n'apprenaient pas en une année ». Mais sa naissance illégitime, voire mystérieuse, puisque nul ne savait qui était son père, entraîna des réactions d'hostilité de la part de ses condisciples qui le qualifiaient de « bâtard » et même, sur le dire de certains d'entre eux, de « fils de l'impure », faisant ainsi allusion à l'état d'impureté de Marie lors de la conception, contre sa volonté, de son enfant. C'est face aux quolibets des autres étudiants, qui lui demandaient où était son père ou qui était son père, que Jésus commença à répondre que son Père était au ciel et qu'il n'avait d'autre Père que lui. Et, comme le « fils de la coiffeuse » était savant et doué, il y eut confusion dans les esprits : Jésus avait un Père céleste, ce qui expliquait toute sa science religieuse. Selon les Toledot Yéchou, Jésus avait un grave défaut : il faisait preuve d'orgueil et ne saluait pas respectueusement, comme il convient de le faire, ses maîtres en sciences sacrées[22], lorsqu'il les croisait dans la ville[23]. Ces derniers ne s'étonnaient guère de son insolence et l'expliquaient par le fait que le jeune homme aurait été un « bâtard, fils d'impure ». Mais Jésus avait suffisamment de science pour se défendre. Il déclarait, d'après les Toledot Yéchou, à ses contempteurs[24] : « vous devez savoir que j'ai été créé de toute éternité par les commandements de mon Père qui est au Ciel[25]. Je suis tout ce que les Prophètes ont prophétisé sur le Messie[26]. En voici, à votre intention, une preuve[27] relative à moi-même et à ma mère; Isaïe annonce : Voici, la jeune femme sera enceinte et elle enfantera un fils qu'elle appellera Emmanuel. C'est de l'Éternel que ma mère est devenue enceinte[28] [...]. Vous trouverez encore une preuve du fait que l'Éternel m'a envoyé et enfanté dans le livre des Psaumes composé par mon aïeul David (la paix soit sur lui) sous l'inspiration de l'Esprit-Saint lorsqu'il dit : Tu es mon fils, c'est toi que j'ai engendré aujourd'hui[29]. Voici pour la preuve que l'Étemel m'a engendré sans commerce charnel mais par l'Esprit s'introduisant dans le ventre de ma mère ainsi qu'il est écrit : Voici que je demeure au milieu de toi ; et c'est parce que ma mère est devenue enceinte par l'Esprit-Saint[30] que les Israélites[31] m'appellent bâtard[32] ! » ; « Ils m'appellent fils de bâtard alors que je suis fils de Dieu[33]. Ils m'appellent fils d'impure, alors que je suis le Fils du Saint, béni soit-il [...]. Ce sont eux, les bâtards ! » Jusque-là, le récit légendaire rapporté par les auteurs des Toledot Yéchou est simple. Une belle jeune femme, abusée par un séducteur, met au monde un enfant doué[34]. Ce dernier subit les sarcasmes de ses camarades et réagit en acquérant un grand savoir religieux[35], tout en manifestant son dépit et en proclamant que son Père est au Ciel. Les choses se compliquent parce qu'il apparaît très vite que non seulement Jésus est savant, mais surtout qu'il détient le pouvoir d'accomplir des miracles qui ne se sont jamais vus en Israël[36]. Il fallait expliquer l'extraordinaire car les « Histoires de Jésus » ne dénient nullement au Nazaréen la faculté d'accomplir l'incroyable. Le texte d'essence populaire[37] décrit en détail les actes en question. Ainsi, les étudiants, ses compagnons, lui ayant déclaré : « Si tu es celui que tu nous dis, montre-nous un signe ou un miracle [...]. Fais tenir sur ses jambes un infirme qui n'a jamais marché», Jésus guérit le paralytique qu'on lui avait amené[38]. Les juifs présents se prosternèrent[39] devant lui et « beaucoup eurent foi en lui[40] ». Nous dirons : Si incident il devait avoir lieu avec des enfants de son âge, n’est-ce pas parce qu’il leur apprenait ce qu’ils mangeaient et ce qu’ils amassaient dans leurs maisons ? (Coran III 49). On le prenait alors, non pour un bâtard, mais plutôt pour un magicien[41]. Traduit devant... Les miracles. Néanmoins, Jésus fut traîné devant la souveraine[42] qui, selon les Toledot Yéchou, régnait sur Israël à cette époque. Le texte raconte que la reine Hélène, épouse de l'empereur Constantin, exerçait son autorité en Judée soixante-deux ans avant la destruction du Temple. L'anachronisme est grossier, peut-être voulu, car c'est près de trois siècles plus tard que Constantin fut empereur de Rome[43]. Les juifs hostiles à Jésus eurent vite fait de déclarer à la reine en question[44] : « Maîtresse ! reine ! l'homme qui a nom Yéchou est un bâtard[45] qui possède des charmes magiques immenses[46]. Grâce à eux, il abuse les gens et il abuse Israël en affirmant qu'il est le Messie, ce pour quoi il mérite la peine capitale. Aussi l'avons-nous fait prisonnier pour te le déférer afin que tu en tires justice puisqu'il mérite la mort. ». Face à ces accusateurs[47], Jésus répondit : « Oui, c'est moi, je fais mourir et je fais vivre, c'est le plus grand signe car aucun Messie[48] ne peut faire ce signe. » Et en effet, Jésus ressuscita les morts dont ses détracteurs avaient, à la demande de la reine, apporté les cadavres. Plus tard, alors qu'il s'était rendu en Galilée[49] et que les Israélites tentaient une nouvelle fois de le traîner devant la reine, Jésus accomplit de nouveaux miracles : il donna vie à des figurines d'oiseaux faites de boue. De plus, il navigua sur le lac de Tibériade, juché sur une immense pierre de meule, « comme une coquille de noix ». Les Toledot Yéchou. reconnaissent la réalité de ces miracles, qui sont rapportés sans aucun scepticisme. Au contraire, leur réalité est objet de scandale parce que précisément ils se sont produits. Le Nom. La connaissance du Nom divin, le Chem hamefourach, qui était inscrit, dit-on, sur la "Pierre fondamentale" (éven chethiya). Son importance au sein du monde toranique[50]. D'ajouter : Mais il fallait expliquer pourquoi Jésus les avait accomplis. L'explication donnée par le texte populaire ne manque pas d'ingéniosité : Jésus aurait réussi à connaître, par un stratagème, le Nom complet de Dieu, qui lui permettait de dominer le monde naturel[51]. Ce Nom[52], qu'il ne fallait pas prononcer même si, par impossible, il pouvait être connu, était gravé dans une pierre qui se trouvait au centre du Temple de Jérusalem[53]. Elle était celle sur laquelle Abraham avait accepté de sacrifier son propre fils avant que Dieu n'arrêtât son bras[54]. Elle était la pierre fondamentale, celle qui sépare le monde d'en haut du monde d'en bas, celle sur laquelle Jacob fixa son échelle pour tenter d'accéder au domaine des anges[55]. Chacun pouvait pénétrer dans le Temple et voir la pierre fondamentale, mais nul ne pouvait, après avoir lu l'inscription, se souvenir du Nom complet de Dieu. Deux lions de pierre veillaient à la porte du Temple et faisaient en sorte que le Nom s'efface de la mémoire de ceux qui auraient tenté de le mémoriser. Jésus trompa la vigilance des lions. Il incrusta en effet dans sa chair le Nom complet et franchit sans difficulté le mystérieux barrage... En possession du Nom, il put[56], devant la reine et devant le peuple, accomplir les miracles qui le mettaient bien au-dessus des faiseurs de sortilèges. Cependant Jésus ne se contentait pas d'accomplir des miracles. Les Toîedot Yéchou rapportent l'essentiel de son enseignement, comme pour signifier que la nature complexe de son intervention avait été bien comprise. Jésus déclare en effet que son Père l'a envoyé sur terre « pour guérir les cœurs brisés [...] pour proclamer l'affranchissement des esclaves ». Et, s'adressant à ses persécuteurs, le Nazaréen annonce[57] : « objets de dérision et de malédiction[58], vous serez dispersés à travers les pays, de déportation en déportation, aucun peuple ne vous secourra[59] ». Bien vite, de nombreux Israélites arrivèrent à la conclusion que sa condamnation à mort ne servirait à rien et qu'en tout cas il serait impossible de convaincre la reine si Jésus ne trouvait pas plus fort que lui. Quoi qu'il en coûtât au peuple d'Israël, il fut décidé qu'un nommé Judah Iscariote[60], homme savant et valeureux, serait chargé d'apprendre le Nom complet, de sortir du Temple en usant du même procédé que Jésus avait employé et de défier, devant la reine, celui qui se prétendait Messie et Fils de Dieu[61]. La scène méritait une description hallucinée : Jésus, étendant les bras, s'élève dans le ciel à la manière d'un aigle[62]. Judah Iscariote, détenteur du même pouvoir, en fait autant[63]. L'un et l'autre se croisent en l'air, au-dessus de la reine et des témoins médusés. Jésus plane au-dessus de Judah, mais Judah s'élève encore et finalement domine son adversaire. Il le souille. Jésus est mis plus bas que terre, il est humilié et perd définitivement la mémoire du Nom complet. La reine décide alors de remettre le faux Messie à ses adversaires, de manière qu'il soit mis à mort... condamné par elle, exécuté par eux. Jésus fut donc lapidé. Mais il fallait, selon les procédures en vigueur, qu'il fût également pendu au bois, c'est-à-dire à un arbre. Or du temps où Jésus possédait le Nom divin, pressentant qu'il serait un jour condamné, il avait fait jurer aux arbres de ne pas accepter qu'il fût pendu à leurs branches. Ainsi, au moment de la pendaison, chaque arbre se rompit sous le poids du corps de Jésus, jusqu'à ce qu'on eût l'idée d'accrocher sa dépouille à un immense chou dont la tige était assez solide pour supporter celui qui venait d'être exécuté. À la nuit, on décrocha le supplicié et on l'enterra près du champ de Judah le jardinier[64]. Ce dernier, qui ne saurait être confondu avec Iscariote, mécontent du choix du lieu de l'ensevelissement, déplaça secrètement le cadavre. Les disciples de Jésus, ne retrouvant plus les restes de leur Maître, crièrent à nouveau au miracle. Finalement, Judah le jardinier confessa son acte et tout, si l'on peut dire, rentra dans l'ordre. La mission de Paul. Pour les Toîedot Yéchou l'histoire de Jésus ne s'arrête pas là. Le texte manifeste une profonde inquiétude devant le fait que les adeptes de celui qu'ils considéraient comme un faux messie continuent de se réclamer de la religion de Moïse et que certains d'entre eux en pratiquent encore les rites. Il fallait parer également à ce nouveau danger. On décida donc de confier à un homme sage et juste, nommé Élie, une mission extraordinaire. Les Anciens décidèrent de prendre sur eux la responsabilité spirituelle de tous les péchés[65] qu'Élie allait commettre pour faire en sorte que les partisans de Jésus, qui attendaient son retour sur terre, renoncent aux pratiques juives : respect du sabbat, circoncision, règles alimentaires et fêtes bibliques. Il ne fallait pas que ceux-là puissent proclamer qu'ils restaient juifs, qu'ils étaient fidèles à la Torah. En réalité, ils empêchaient l'entrée du Temple. Il fallait absolument les éloigner de la Loi. Il fallait les obliger à quitter « notre Torah ». Cet Élie se présenta donc à Antioche[66], où la plupart des chrétiens s'étaient repliés, pour leur dire que, venant de la part de Jésus, il demandait que l'on renonçât aux anciennes pratiques. Naturellement, cet Élie, ayant accédé à la connaissance du Nom complet, put, par les prodiges qu'il accomplissait, convaincre les chrétiens du pouvoir miraculeux qu'il aurait tenu de Jésus lui-même. Élie, reconnu par les chrétiens, fut appelé saint Paul ! Nous dirons : On a écrit : Par la suite, si nous nous référons à l’Evangile du Ghetto, la foi en Jésus a continué à se répandre parmi les Juifs, et il est devenu de plus en plus malaisé de distinguer entre les Juifs fidèles à la Tora et ceux qui croyaient en Jésus. Les sages ont alors délégué un des leurs pour servir de "cheval de Troie". Il s’est rendu dans des communautés christianisantes, leur a raconté que Jésus lui était apparu, et leur a appris qu’ils devaient ne plus observer le Chabbath et les fêtes juives, mais se reposer le dimanche, et autres allégements religieux, disjoignant ainsi les liens qui subsistaient entre les deux communautés. Selon ces textes, les Chrétiens auraient accordé leur confiance à ce sage, nommé Elie, lequel aurait pris le nom de Paul et aurait demandé qu’on le laisse vivre dans l’isolement jusqu’à la fin de ses jours – sans doute pour pouvoir respecter la Tora sans que le public ne s’en rende compte.
Un second sage de cette même époque aurait été forcé par des zélotes
chrétiens de se joindre à eux, ce qu’il fit, voyant que son refus mettait
en danger le peuple juif tout entier. Il prit la même direction que Paul
: c’est Pierre, nommé auparavant rabbi Chim‘on Képha ! Lui aussi
serait resté fidèle aux sources juives, et aurait même rédigé un texte liturgique
qu’il aurait envoyé au Sanhédrin, l’actuel Nichmath, récité
tous les matins de Chabbath et de fêtes. Ce texte, il est vrai, est
déjà cité dans la Guemara Pessa‘him 118, et a été instauré par les
rabbanan dehoraa, les maîtres du temps de la Guemara, ainsi que le
précise le Séfer ha’Itim (§ 170). Cette tradition de l’Evangile
du Ghetto est rapportée, en revanche, par le Ma‘hzor Vitri (Hilkhoth
Pessa‘h, § 66), qui la repousse avec une fermeté extrême – attestant qu’une
personne rapportant une telle tradition " serait obligée d’amener
un sacrifice quand le Temple sera reconstruit ". Rabbi Sim‘ha
de Vitri prouve en tout cas qu’une telle tradition existait de son temps,
même s’il la récuse vigoureusement en ce qui concerne la paternité surprenante
accordée au Nichmath. Une chose est mis en avant, une chose très importante. Les gens de la Synagogue comprennent bien que leur survie est en danger. Quoi de plus naturel alors de nommer un homme de confiance qui égarerait les gens de l’Évangile. Cet homme sera Paul ! Mais en semant les vents, les gens de la Torah avaient-ils calculé l’ampleur de la tempête ? Sans doute pas. En effet qu’allaient-ils apprendre à leurs frères de sang ? N’est-ce des choses mensongères ? Parmi elles : la mort par pendaison ou lapidation ou crucifixion du fils de Marie... Un Messie à la fois fils de Elohim ou dieu... Autant de choses qui finirent par se retourner contre eux. Notamment lorsqu’ils se trouvèrent sous domination chrétienne et durent, de gré ou de force, se convertir. En voulant le malheur des autres, n’a-t-on pas cultivé son propre malheur ? Qu’on re-lise l’Histoire ! Histoire papale. Le cas de Pierre.
Et d’ajouter : L’histoire racontée par
les auteurs du pamphlet n'est pas encore achevée, car le texte se conclut
sur l'idée qu'un nommé Simon, dit Pierre, n'aurait jamais renoncé au judaïsme
et même que, devenu le premier pape, il n'aurait jamais cessé de composer
des poèmes liturgiques que les juifs ont inclus dans leurs prières...
Les Toledot Yéchou vont plus loin que l'Évangile de Jean ou
certains écrits apostoliques dans la critique du lien qui rattache le christianisme
au judaïsme. Le texte exprime l'idée que le christianisme doit être nettement
différencié de la religion de Moïse et simplement considéré comme une croyance
pour les Gentils[80].
Autrement dit, la volonté des Pères de l'Église de maintenir coûte que coûte,
spirituellement parlant, un certain lien originel avec le judaïsme, se trouvait
combattue par le petit peuple juif... alors que cette distanciation était
en passe de devenir un motif supplémentaire de persécutions populaires. La figure biblique de Balaam[83] est caractéristique à cet égard. Mandaté par Dieu pour dissuader les Moabites de s'opposer à la marche des Hébreux[84] sortis d'Egypte vers la Terre promise, Balaam explique bien au souverain moabite qu'il ne peut qu'exprimer la volonté de Dieu, en dire la finalité et quelquefois en conséquence, dire l'avenir, mais jamais le prophète des Nations ne pourra s'opposer au dessein divin ni plaider en faveur de tel ou tel, ni maudire, ni bénir, ni jeter un sort, ni modifier l'ordre naturel. Balaam déclare au roi Balac des Moabites : « Quand Balac me donnerait plein sa maison d'or et d'argent, je ne pourrais pour cela changer la parole du Seigneur mon Dieu pour dire plus ou moins qu'il ne m'a dit. » Or Dieu demande à Balaam de bénir Israël, non de le maudire comme l'espérait Balac. Et le prophète conclut: « J'ai été amené ici pour bénir ce peuple, je ne puis m'empêcher de le bénir[85]. » II apparaît ainsi que le prophète[86] des Nations a pour mission exclusive de transmettre, d'exprimer, d'exécuter, non de bénir ou de maudire à sa guise[87]. Il est intéressant de souligner que Jésus a toujours demandé à ses disciples de ne pas s'en prendre aux juifs[88] et qu'il ne les a jamais maudits, même s'il a proféré des paroles de mépris à l'égard des autorités juives et des pharisiens[89]. Le Talmud[90] raconte au demeurant qu'un neveu de Titus voulait se convertir au judaïsme. Soucieux de justifier son projet, il fit venir devant lui, grâce à un sortilège, la personne même de Jésus[91] et lui posa la question suivante : « Qui est estimé en ce monde ? » et la réponse fut la suivante : « Les Israélites[92] [...]. Recherche leur bien et non leur mal. Quiconque y touche, c'est comme s'il touchait à la prunelle de son œil[93]. » Jésus, prophète des Nations ?
Peut-on en conséquence considérer qu'aux
yeux des Rabbis Jésus obéirait à la même logique que Balaam[94]
? Bien que les noms de Balaam et de Jésus soient quelquefois volontairement confondus dans les textes talmudiques (ce qui semblerait bien impliquer que la qualité de prophète des Nations n'est pas d'emblée refusée au Nazaréen), les Rabbis ne pouvaient procéder à une telle assimilation : Jésus était et se disait juif[95], il avait en vue le salut du peuple[96]. Son enseignement et sa prédication le prouvaient à l'évidence[97]. Malheureusement, ils ne pouvaient négliger ce qu'ils considéraient comme la faute majeure de Jésus, son crime[98] peut-être : il s'est fait lui-même Dieu. Le Talmud rapporte la discussion suivante. Un Rabbi demande : « Hélas, qui survivra au fait qu'il se fasse Dieu ? » et un autre docteur ajoute : « Qui se ressuscitera en invoquant le Nom de Dieu ? » Et de reprendre la parole de Balaam : « Hélas, qui peut vivre quand Dieu ne l'a pas voulu ? » Les Rabbis précisent : « Malheur à celui qui aura écouté cet homme qui s'est fait lui-même Dieu[99] ! » Nous dirons : A notre époque les rabbis, rav et docteurs (les gens de la Synagogue), n’ont pas d’excuse. A travers le Coran et à sa lumière, ne pourront-ils pas constater que jamais il a prétendu être et se faire l’égal à Elohim[100]. Dire le contraire, n’est-ce pas le faire mentir ? N’est-ce pas les gens du peuple d’Israël, des gens sectaires, des égarés comme Paul qui enseigneront de tels blasphèmes ? Les Toledot Yèchou, un pamphlet légendaire ? Et de dire : On le voit, les Toledot Yéchou ne peuvent se fonder que sur un nombre très limité de textes talmudiques[101]. Ces écrits épars, sans lien entre eux, n’obéissant qu’à une logique anecdotique, font figure de “débris” d’une pensée que les Rabbis[102], devant les progrès du christianisme, n’osaient pas formuler systématiquement. C’est pourquoi le pamphlet populaire ne peut même pas être assimilé à un récit légendaire. La légende suppose en effet une intention, la visée d’un but. Les Toledot Yéchou, qui ont renoncé, rappelons-le, à tout argument d’ordre théologique, semblent bien n’avoir de raison d’être parodique. Nous dirons : Ce pamphlet ne fait en fait qu’expliquer, à sa façon, d’une certaine façon, le deuxième Livre de Luc ou les Actes de Pierre et Paul. Lequel ouvrage avait été profondément remanié pour donner à Paul l’excellence sur le Messie et achever ainsi la tâche qu’il devait être fixée pour lui et par lui. Il apparaît donc que certains gens de la Torah voulaient rappeler là, et à leur façon, une autre vérité que celle enseignée et exprimée par les gens de l’Évangile. Ou un Mythe ? En réalité le texte de ces histoires de Jésus se présente comme une entreprise consistant à construire un mythe pour révéler la signification profonde d’une réalité[103]. Les auteurs ont recouru à cette méthode, rappelons-le également, en raison de l’absence quasi totale d’enseignement rabbinique sur le christianisme. Le résultat a été à l’opposé de ce qui était souhaité[104]... En effet, le brûlot, discrètement transmis dans les communautés juives, finit par être connu des autorités ecclésiastiques et de quelques théologiens. Ce sont eux qui ont donné une diffusion sensible au pamphlet. Le but était évidemment de nourrir la haine[105] populaire[106] à l’encontre des juifs et de souligner les blasphèmes qu’ils étaient censés proférer en secret sur la personne de Jésus, sa messianité, sa divinité[107]. L'exemple de l'évêque Agobard, de Lyon, en Gaule, qui écrivit un ouvrage intitulé Des superstitions juives, est caractéristique de l'esprit polémique régnant au début de Moyen Âge. Dans son écrit, le prélat donne un résumé d'une des versions des Toledot Yéchou. Il en souligne le caractère blasphématoire et insiste sur le fait qu'aux yeux des chrétiens les juifs sont pires que les infidèles, païens ou autres, puisqu'à leur différence ils ont reçu la Loi et l'enseignement des prophètes et que, malgré cela, ils ont tué le Fils de Dieu[108]. Les juifs eux-mêmes éprouvaient quelque gêne à posséder ou à connaître l'existence d'un texte pareil[109]. Naturellement ils en riaient quelquefois, entre eux, mais ils n'aimaient guère, et pour cause, qu'on leur opposât ce pamphlet comme s'il était pour eux un texte de référence à l'image de la Torah, des écrits des prophètes ou des commentaires du Talmud[110]. On ne reconnaissait donc à l'« Histoire de Jésus », parmi les juifs, aucune valeur religieuse ou liturgique. Cette « histoire » n'était pas lue dans les synagogues et n'était guère étudiée dans les écoles[111]. De cet ensemble constitué par les Toledot Yéchou et les « débris » talmudiques, il ne ressort pas grand-chose, si ce n'est que Jésus est considéré comme un « imposteur ». L'accusation peut paraître grave pour un croyant chrétien. Il faut néanmoins s'interroger sur la nature de l'imposture réelle ou supposée dont il est question dans les Toledot Yéchou. Jésus s'est-il fait passer sciemment pour un autre[112] ? A-t-il faussement pris le manteau du Messie[113] alors qu'il savait qu'il n'était pas le Messie ? Autrement dit le Nazaréen[114] croyait-il à sa propre messianité, voire à sa propre divinité[115], ou à tout le moins au caractère divin de son intervention ? Certes, il n'est pas exclu que Jésus se soit sincèrement trompé sur sa mission et qu'il ait cru être l'Envoyé de Dieu alors qu'il ne l'était pas[116]. Telle fut l'opinion des juifs du temps[117]. Dans cette hypothèse, le Crucifié[118] n'est pas coupable, il serait simplement dans l'erreur. Pourtant, dira-t-on encore, Jésus ne s'est-il pas proclamé, non seulement Messie, mais Fils de Dieu[119] ? Jésus parlait certes de son Père qui est au Ciel, de son Père céleste. Il le faisait pour signifier d'abord qu'il avait bien un père[120] « légitime » et que ce père se trouvait au ciel sans que cela signifiât nécessairement qu'il fût Dieu[121].
Toujours est-il que l'accusation d'imposture portée contre Jésus par
certains docteurs juifs ne peut être comprise que si elle est rapprochée d'une
autre incrimination, celle d'avoir séduit Israël[122].
Jésus a-t-il fait croire au peuple qu'il était autre que ce qu'il était en
réalité et, tout en tenant un discours nouveau, n'a-t-il pas créé l'illusion
parmi les juifs que le Messie était arrivé et que le règne de Dieu était proche[123]
? La chose était d'autant plus grave que les disciples du Nazaréen, malgré
la destruction du Temple[124]
et les malheurs d'Israël[125],
ne voulaient pas reconnaître l'« échec » de leur Maître[126].
Pis encore : ils imputaient la tragédie qui avait frappé la nation juive au
refus que certains d'entre eux avaient opposé à Jésus[127],
comme si, eux-mêmes, les premiers chrétiens, n'étaient pas de la même nation
et n'avaient pas adhéré à la prédication et à l'enseignement du Nazaréen[128].
Ainsi, à l'heure où l'Empire romain adoptait la religion[131]
de Jésus comme religion officielle[132],
alors que se préparait le basculement général des croyances romaines vers
celles que les chrétiens professaient[133],
ni les Toledot Yéchou sous leur forme orale et polémique, ni les quelques
apologues talmudiques qui étaient rapportés ne pouvaient, nous le répétons,
tenir lieu de formulation théologique d'une réaction authentique à l'émergence
et au développement du christianisme[134]. Un jour que Jésus avait offensé[138], par une réflexion inappropriée, un Maître du Talmud, celui-ci se fâcha et le traita de « méchant » (en hébreu racha). Plus tard, Jésus, désireux de recouvrer la sympathie du Rabbi, s'approcha de lui. Mais le talmudiste était en prière, il récitait la profession de foi fondamentale, le Chéma, qui commence par ces mots : « Écoute Israël, l'Éternel ton Dieu, l'Étemel est un. » L'apologue talmudique raconte l'incident en ces termes : « Nombre de fois, Jésus se présenta à lui [le Rabbi]. Accepte-moi, lui disait-il, mais lui n'en avait cure. Un jour qu'il récitait le Chéma, Jésus se présenta devant lui dans la pensée qu'il le réadmettrait. Yehoshuah [le Rabbi en question] lui fit un signe de la main. Jésus pensa qu'il le repoussait. » Le texte précise que Jésus, déçu et humilié, aurait dressé une brique et se serait prosterné devant elle, chose évidemment hautement invraisemblable, voire impossible. Le Talmud[139] entend peut-être montrer ainsi que même un homme comme Jésus peut être poussé, par un refus, à de telles extrémités[140] ? L'auteur de la parabole reprend un principe très ancien mis en faveur par Rabbi Éliezer le Grand, celui-là même qui fut accusé d'hérésie pour avoir écouté avec sympathie un enseignement dispensé par l'un des premiers chrétiens : « Que ta main gauche repousse sans cesse et que ta main droite attire. » Le texte initial conclut : « Ne fais pas comme Rabbi Yehoshuah qui repoussa Jésus des deux mains. » (Voir La question chrétienne. Edit. Payot). Conclusion. Les Toledot Yéchou confirme donc :
1) la parole coranique : Coran XXI 91 et LXVI 12 et XIX 27-8 et IV 156.
A savoir que les gens de la Torah considèrent, considèreront Marie comme une
dame de mauvaise aloi. Donc son fils un bâtard (mamzer). Elle
n’aurait pas su préserver son corps de la débauche. De même :
1) Ce pamphlet ne fait en fait qu’expliquer à sa façon, d’une certaine
façon, le deuxième Livre de Luc ou les Actes de Pierre et Paul. Les sources toraniques montrent donc le rôle peu louable de Paul. Ici, il est poussé (selon la version des Toledot Youcha) par le monde toranique, par les gens de la Synagogue ; à jouer un grand rôle dans leur survie et la destruction de la religion du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). Selon nos sources, par contre, Paul aurait entrepris tout cela de lui-même. Cela rejoint d’une certaine façon la version biblique officielle. Sentant le danger venir pour le Judaïsme, sa survie (et non pour les Fils d’Israël) ; il aurait donc tout manigancé de lui-même. Toujours selon le Toledot, ce sont les disciples du Messie et le Messie lui-même qui aurait enseigné sa filiation divine, sa divinité, etc. Et c’est pour cela que les gens de la Synagogue aurait engagé Paul. Pour combattre ces fausses croyances... et pour d’autres raisons encore. Par contre, et toujours selon nos sources, c’est Paul lui-même qui aurait changé de fond en comble les croyances des gens de l’Évangile. C’est lui et personne d’autre qui aura/aurait introduit de fausses croyances dans la religion du Messie comme : la filiation et sa divinité, et beaucoup d’autres choses encore. But. Égarer les gens de l’Évangile. Dans un cas comme dans l’autre n’est-ce pas le résultat qui compte ? Le résultat est sous nos yeux. Depuis cette époque, ne voit-on pas l’un et l’autre se regarder en chien de faïence ? N’a-t-il pas en fait mis les deux communautés bibliques dos à dos ? L’avantage des Toledot c’est sans doute qu’il confirme bien que c’est Paul le destructeur de la religion du Messie et personne d’autre. Ce que contestera évidemment tout homme de l’Évangile. Tant son amour pour lui risque de l’aveugler. Ne l’oublions pas, l’époque du Messie est une époque de turbulences, de troubles, de conflits perpétuels. Déjà c’est Achoua (ou Achiyoua le Juif) qui sera mis à mort à sa place. Les gens de la Torah affirmeront, eux, le contraire (Coran IV 157). Et les gens de l’Évangile, à travers Paul, les suivront... Vient ensuite les accusations portées contre Pierre, le chef des Douze. Mais là encore, il est inconcevable que les Douze est fait fausse route après l’élévation de leur maître. Car c’est par eux, au départ, que la religion du Messie sera diffusée parmi les communautés juives de la Palestine et de la diaspora. N’oublions pas que pour le monde hébreu comme pour le monde arabe, il n’existe pas de nom de famille. Mais des noms de Tribus. Et que tous sont fils de ou fille de... Le prénom est donc plus usité que tout autre chose chez les sémites. D’où la difficulté, dans le monde biblique, de savoir exactement qui fait quoi et à qui on se réfère. A Pierre oui, mais lequel ? A Paul, mais lequel ? Connaît-on leur famille ? Leur origine ? Nullement. Par contre, il est étonnant chez les gens de la Bible qu’ils connaissaient (connaissent), en savaient (en savent) beaucoup plus sur leurs dirigeants que sur leurs prophètes et surtout leur propre religion ! ? Notre religion a été, elle, plus protégée, et cela on le doit non au monde arabe (pourtant source de l’Islam) ; mais à Dieu seul qui a promis de protéger Lui-même Sa religion (Coran XV 9). Naguère, les Fils d’Israël ne connaîtront-ils pas un destructeur retoudable à/de leur culte en la personne de Michèe/Samiri (Coran XX 85, Bible, voir commentaires) ? Le désastre avait pu être limité par le retour du prophète Mochè (sur lui la Paix !), de la montagne du Sinaï. Par contre, après la disparition du Messie fils de Marie, personne ne pourra arrêter le bras destructeur de Paul.... (à suivre...) Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée ! Lire une autre analyse sur le même sujet : http://www.magic.fr/kountras/k71chr4.htm
[1]
Formules d’eulogies : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde,
etc., formules propres à l’Islam traditionnel. Le terme “prie” s’emploie
pour le divin Créateur, les Anges. Les exégètes interprètent la “prière”
divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la “prière” angélique
comme une demande de pardon pour les créatures. |