| L'Ecole, le lieu par excellence de la
discorde. Surtout depuis l'entrée dans l'espace cultuel de la
Soumission, l'Islam. Pas un jour passe où tel ou tel sujet revient au
devant de la scène. Ce qui fait la joie de la presse écrite et parlée
du monde biblique. Le monde politique, lui, n'attend-il pas son heure
?
Ecole laïque ou Ecole tout court ? La controverse ancienne demeure.
Depuis la
Laïcisation de la France biblique, sous la Troisième
République, cinquante années de lutte acharnée pour ou contre
l’Ecole laïque.
8 février 1924. Une lutte sans merci va s’engager. A la
tribune de la Chambre, dit-on, et dans L’Action Française,
M. Léon Daudet a soutenu sa thèse habituelle, qui peut se résumer
en deux traits :
La funeste Ecole laïque est une importation allemande,
qui a été imposée à Gambetta par Bismarck... A bas l’Ecole
laïque !
A quoi, M. Edmond du Mesnil, directeur du « Rappel »,
a répondu le 13 février :
l’Ecole laïque est l’oeuvre du grand patriote Jules
Ferry.
Et l’Ecole libre, au contraire, est l’oeuvre du Vatican...
A bas l’Ecole libre !
Que faut-il penser de ces politiques, qui divisent jusqu’à
nos jours la France, et qui, plus violemment que jamais, vont s’affronter
et s’entre-choquer à jamais ?
Quelques dates concernant l’histoire laïque du monde biblique français.
Selon Arnaud
de Lassus :
1876-1914. Les gouvernements de l’époque sont presqu’entièrement
maçonnisés.
1880 : expulsion de 38 congrégations d’hommes ;
1882 : laïcisation des programmes de l’enseignement primaire
public ;
1886 : laïcisation du personnel de l’enseignement primaire
public (où enseignaient encore 3403 frères et 14958 soeurs).
1902 : fermeture de 11000 établissements scolaires et hospitaliers
tenus par des religieux.
1904 à 1911 : fermeture de 1843 établissement scolaires
et de 974 autres établissements tenus par des religieux.
En même temps que ces fermetures, plus de 40000 « congrégationistes »
(autrement dit, religieux et religieuses) étaient mis à la rue, la plupart
d’entre eux s’expatriaient ; les survivants ne revinrent en France qu’après
la guerre de 1914.
1905 : rupture du Concordat entre l’Église et l’État français
; loi de séparation « des Églises et de l’État ». (Op.
cit.).
Et ceci concerne
exclusivement les gens du dogme catholique. Et d’ajouter aussi :
Avec la IIIème République, la réalisation du plan maçonnique
sur l’école s’accélère, sous l’impulsion d’abord du franc-maçon Jules
Ferry puis des ministres de l’Instruction publique qui lui succédèrent
et dont presque tous, de 1879 à 1914, furent maçons : après Ferry, Paul
Bert, Goblet, Spuller, Lockroy, Bourgeois, Dupuy, Combes, Bienvenu-Martin,
Briand, Doumergue, Maurice Faure, Théodore Steeg, Viviani.
« En 1879 Ferry est, aux yeux de la maçonnerie,
l’homme capable de changer le coeur de ce vieux peuple monarchiste
et chrétien,
en réalisant les trois points (évidemment) du programme fixé par Gambetta
en septembre 1878. Première étape : dissolution des congrégations. Seconde
étape : laïcisation de l’enseignement. Troisième étape : séparation
de l’Église et de l’État ».
1882. A peu près à la même époque, Ernest Renan, dans son
livre, Marc-Aurèle, avait montré la finalité anti-catholique
du système scolaire laïque en gestation :
« Si Marc Aurèle, au lieu d’employer les lions
et la chaise rougie, eut employé l’école primaire et un enseignement
d’État rationaliste, il eût bien prévenu la séduction du monde par le
surnaturel chrétien ». (Op. cit.).
En clair,
ces gens, comme bon nombre de gens de la Thora, refusent de croire au
monde invisible, aux miracles et signes divins (Coran IV 155-159 ; LXI
6). Et prétendent, au contraire, dans leur égarement que le monde a
été sous la séduction de charmeurs de serpents comme sous Pharaon.
La destruction de la Civilisation européenne, biblique.
Selon Epiphanius
: L’instruction laïque dans l’école publique est un fait désormais acquis
et universel Europe. Les États exercent un contrôle étroit sur les orientations
et sur les programmes scolaires : partout la religion est facultative
ou réduite à l’histoire de la religiosité humaine ; les écoles soi-disant
catholiques, pour pouvoir subsister, doivent transmettre rigidement
les programmes laïques d’État privilégiant l’idéologie démocratique
élevée au rang de dogme indiscutable. On ne peut nier qu’une bonne partie
des prêtres soient aujourd’hui démocrates, et, en tant que tels, portés
à minimiser l’inspiration divine de l’Écriture, interprétant les textes
avec l’aide de la critique historique laïque ou, pire, dans un sens
symbolique et soumettant les dogmes eux-mêmes à l’évolution historique
(modernisme).
Les mêmes principes démocratiques ont conduit avec Vatican II, du côté
catholique, à la politique du silence sur les dogmes, au bouleversement
liturgique et à un oecuménisme qui est le renoncement au depositum
fidei fondé sur le Roc de l’Évangile pour embrasser l’erreur des
autres.
Le terrain
ainsi défriché est excessivement fertile pour la croissance de la mauvaise
plante de la morale libertaire maçonnique, la liberté
individuelle entendue comme un absolu, et considérée comme
un drapeau par la Loge, a vite dégénéré
en licence : de là l’augmentation vertigineuse de la
criminalité en Europe, l’immortalité diffuse, l’attaque — à planifiée
comme nous l’avons vu — contre la famille par le divorce, les
unions libres, les produits anticonceptionnels, les avortements, l’homosexualité,
la pornographie et la drogue... et ce n’est certainement pas fini.
(Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’Histoire.
Edit. « Courrier de Rome ».).
Le nécessaire CONDOMINIUM de l’ÉTAT
et de son espace CULTUEL. L’espace éducatif.
Jadis l’Eglise
catholique en France s’arrogeait le monopole de l’éducation
nationale. Mais, aujourd’hui encore, l’Etat prétend dépouiller
les Religieux
et s’arroger le monopole à son tour.
Pourquoi l’Etat moderne veut-il enlever l’Enseignement
aux Dignitaires religieux ?
Parce que les religieux [quelque soit leur appartenance
à notre époque] lui paraissent un obstacle sérieux pour le développement
réel d’une société moderne !
Et pourquoi l’Eglise catholique, naguère, voulait-elle
enlever l’Enseignement à l’État ?
Parce que, dit-on, l’Etat [ou le Régime en place]
lui paraît être, plus ou moins ouvertement ou sourdement, la NÉGATION
DE LA DIVINITÉ !
D’où : L’enfant est à moi, dit l’Etat, —
au nom de la Cité !
L’enfant est à moi, dit l’Eglise catholique,
— au nom de la Divinité !
Car ne l’oublions jamais, la Cité sans Dieu, l’Ecole publique
sans Dieu, c’est le faux Paradis et le véritable Enfer.
L’éducation des enfants doit être l’objet d’un condominium
de l’Etat, d’une part, et de son espace cultuel d’autre part.
Lequel se compose, à notre époque, non de deux religions uniquement,
mais de trois religions : Judaïsme, Christianisme et Soumission (ou
Islam).
Ne l’oublions jamais, nous sommes en l’an 2000 de l’ère
évangélique, et non en 1905. Et enfin, le monde soumis est au-dessus
de ses querelles intestines d’un autre monde. Et surtout,
à l’époque, la Soumission ne partageait pas encore l’espace cultuel
français. Donc, elle ne peut être impliquée dans une affaire qui ne
la concerne pas et où certains voudraient la voir s'engouffrer.
L’Etat et son espace cultuel. Foi visible ou Foi invisible.
La controverse.
Sous
la IIIe République, nous dit-on, le Culte lui-même doit être considéré
comme strictement d’ordre individuel, strictement d’ordre
non collectif, d’ordre non public.
Et c’est à cette monstrueuse absurdité que les gens de l’époque se sont
enorgueillis d’avoir abouti !!!
Dans sa Revue, « la Foi catholique »,
M. le Chanoine Gaudeau a vigoureusement mis en pièces ce sophisme
monstrueux.
Pour le R. P. Calot, c’est l’erreur fondamentale du
libéralisme laïciste que de considérer la religion purement comme
une affaire privée.
Et cela, dit-il, au regard de la foi, c’est expressément
une HÉRÉSIE.
Mais, pour M. le Chanoine Gaudeau, ce n’est pas encore
assez dire :
Au regard de la Raison, aussi, ajoute-t-il, et au
regard du Droit naturel, et au regard de la Société, c’est
une ERREUR MORTELLE, UNE INSANITÉ PURE.
« En effet, si la Religion est affaire purement
privée ; si elle ne peut être tolérée qu’à l’état de RÊVE INDIVIDUEL,
enfermé au fond des consciences, et qui n’a rien de certain, ni d’universel,
ni d’absolu, ni d’obligatoire, ni de nécessaire à la Société ; si
la Société humaine ignore et doit ignorer totalement Dieu, —
alors, la Société n’a d’autre loi, ni d’autre maître qu’elle-même
: et la formule du socialiste Dietzgen se réalise à la lettre : « La
Société humaine-cultivée est l’Etre suprême en qui nous croyons ».
« De cette formule en apparence anodine : « La
Religion est une affaire privée », à cette conséquence d’impiété
monstrueuse, et, pratiquement, au régime des Soviets, qui met
cette conséquence en acte,
il n’y a aucun cran d’arrêt possible...
« La France affirme le principe, et
croit pouvoir nier la conséquence, appliquée en Russie
! »
Le Laïcisme et la presse. Une histoire du passé.
La mission
du Temps, dès sa fondation (1861).
Selon M. Tavernier : « A cette laïcisation
du démocratique et républicain... (laïcisation qui signifiait
ATHÉISME social, officiel et populaire), le Temps a beaucoup
travaillé.
« Ce fut dès la première heure, sa besogne préférée
(1861)... puisqu’il était fondé spécialement pour répandre dans la
politique l’ATHÉISME de la PHILOSOPHIE MODERNE, surtout de la PHILOSOPHIE
ALLEMANDE. »
Conclusion : Le Laïcisme a bénéficié à l’époque
d’un apport médiatique non négligeable. Secundo : Il apparaît comme,
le note si bien les historiens, profession de foi en 1861, et
il se mue en formule de loi, vingt ans après, en 1882.
L’espace politique.
Selon le Temps :
« Mais ce n’est plus là que de l’Histoire : les hommes
et les choses ont pris une autre direction... »
Soit.
« Les croyances religieuses ou philosophiques ne
sont plus affaire de parti, mais de sentiment individuel...
« Depuis une vingtaine d’années, le parti républicain
s’est laïcisé lui-même, en écartant de son programme et de ses préoccupations
tout ce qui pouvait supposer une préférence quelconque pour telle
ou telle théorie métaphysique. »
Conclusion : Le parti (ou la Partissisme) s’aligne en tout
point sur la Franc-Maçonnerie. Secundo : la religion naturelle du Fils
d’Adam, c’est la Soumission.
Ce sont ses parents, son environnement et l’enseignement qu’il est censé
recevoir, qui feront plus tard de ce futur fils de la Nation, un athée,
un mécréant, un associateur, un mage (dualiste), etc. Troisièmement
: On nous dit : “en écartant de son programme et de ses préoccupations
tout ce qui pouvait supposer une préférence quelconque pour telle
ou telle théorie métaphysique.” Si tel est le cas, pourquoi avoir
rattaché les « Cultes » au Ministère de l’Intérieur ? Pourquoi
ce droit de regard pour des gens affichant ouvertement leur Athéisme,
leur haine et leur inimitié farouches envers leur Créateur et Sa création
? Envers des gens qui refusent obstinément de Le reconnaître comme le
Seul et Unique Administrateur et Gérant de Son univers qu’Il créé ?
Quatrièmement : La croyance en Dieu et surtout avec tout ce que
cela implique, c’est tout simplement la base essentielle du Salut et
de la Réussite de l’Etat et du peuple.
Quand
« Le Temps » des années 20 se fait prophète et docteur du
Laïcisme.
1° « La direction
de ce que l’on pouvait appeler l’âme traditionnelle de la France
va changer de mains...
« Aux doctrines d’autorité
vont succéder, dans tous les domaines, celle du libre examen...
« Les générations qui vont de ces Ecoles
nouvelles ne ressemblent plus aux anciennes...
« La France du vingtième siècle sera aussi
loin de celle que nous avons connue que la France de veille
de la Révolution pouvait l’être de celle de Louis XIV. »
A l’époque un grand changement de direction devait
se produire, nous le savons maintenant tous. Il serait être pour la
classe politique en place, de faire passer la profession de
foi de 1861, en formule de loi, vingt ans après, en 1882.
Soit profaner le divin... Et enfin, faire de la France le siège
de la Bête : l’Athéisme. De ses générations qui sortiront de l’Ecole,
des enfants de la Bête... Lesquels en viendront à l’adorer !
2° Le Temps du 20 mars 1882.
Et Jean d’Izoulet d’écrire au sujet de cet article : C’est
un article inspiré fortuitement par une affaire de cours d ’assises
ou de tribunal correctionnel.
« A ne considérer que les Droits de l’homme et
du citoyen, la laïcisation absolue du serment s’impose,
comme celle de l’Ecole. »
Oui, certes ; mais, d’emblée, tout le problème se dresse
ici devant nous : qu’appelez-vous laïciser ?
Et c’est ici tout de suite que les choses vont se gâter
:
« Le serment doit être athée, comme la loi
elle-même.. »
Athée, le serment ? Athée, la loi
? Jamais de la vie ! Et voilà précisément où éclate l’immense erreur
de notre Laïcisme sous notre IIIe République, sa déviation
insensée, son égarement, sa folie !
Et le Temps insiste :
« Nous irons même plus loin : les termes ne devront
en être emprêtés à aucune doctrine philosophique... »
Folie encore !
Et le Temps continue à insister :
« Et comme il est de ces doctrines qui nient
la conscience, on ne devrait pas plus invoquer la conscience
qu’on ne devrait invoquer Dieu.
Folie toujours !.. » (Op. cit.).
C’est-à-dire, c’est l’exclusive prononcée contre Dieu !
3° Le Temps du 13 mars 1882.
« Il est parfaitement vrai que la majorité du parti
républicain était spiritualiste en 1793, comme en 91, en 48,
comme en 89.. »
Nous pressentons l’équivoque : qu’appelez-vous spiritualisme
?
Et le Temps répond :
« La croyance à l’Immortalité de l’âme était
même regardée comme le refuge du citoyen, du philosophe, contre la servitude,
contre la tyrannie. »
Du coup, la voilà bien, l’équivoque !
Ce que le Temps combat comme spiritualisme
du passé, c’est l’immortalité de l’âme, nous dit-on, soudée à
l’existence de Dieu.
A la bonne heure ! Nous voilà au clair. Et ici, disons-le,
ce que le Temps réfute à travers cette croyance, n’est-ce pas
le Paradis, le Feu infernal, le Jour des Comptes, la Résurrection ?
Dieu (qu’Il soit exalté !) a dit : « Le fils d’Adam
me faire injure et c’est inacceptable de sa part ! Il M’accuse de mentir
et c’est inacceptable de sa part ! Son injure, c’est de dire que J’ai
eu un enfant et son accusation de mensonge, c’est de dire : « Il
ne Me rappellera pas à la vie comme Il m’y a appelé une première fois. »
« Dieu (qu’Il soit glorifié
et magnifié !) a dit : « Le fils d’Adam Me traite de menteur sans
aucun droit, et Il me fait injure sans aucun droit ! Il Me fait mentir
en disant : « Il ne me rappellera pas à la vie comme Il m’y
a appelé auparavant ». « Or sa première création ne
M’a pas été plus difficile que ne le sera sa résurrection
» (Coran XVII 4). Quant à son injure à Mon égard, c’est sa parole :
« Dieu a pris un enfant », alors que Je suis l’Un, l’Incorporel,
Je n’engendre pas, Je n’ai pas été engendré, et Je n’ai pas d’égal. »
(Coran CXII 1-4). (à suivre)
un patriote au accent surtout de "colon", puisque qu’il établira
le « protectorat » à la Tunisie, fit occuper Madagascar (pays
où il se trouvait à l’époque une importante communauté soumise) et fit
voter des crédits pour la conquête du Tonkin. Ce qui entraînera, par
la suite, sa propre chute...
c’est-à-dire des gens du Faux-Messie.
On remarque qu’en France bon nombre de gens de l’ancienne Monarchie,
de la Noblesse existe jusqu’à nos jours. Parallèlement à cela, on note
que bon nombre de révolutionnaires et surtout leurs familles
ont complètement disparus. Preuve que leur objectif était loin d’être
saint et salutaire pour le peuple biblique de France. Les méchants
s’en vont, les bons restent !
En Russie, les forces de l’Ombre, de l’Obscurantisme, du Faux-Messie
arriveront à extirper la foi du coeur des gens. En France, tel ne sera
pas le cas. Les gens ne pourront tolérer cette violence aveugle, ces
massacres, ces tortures, etc. Et les guillotineurs d’hier seront bientôt
les futurs guillotinés de demain. A chacun son tour.
Quant aux prétendus révolutionnaires de 1789 (lesquels
semblent issus des rangs de la Franc-maçonnerie), en voulant instaurer
« un nouvel ordre européen », ils feront en fait payer très
cher aux peuples européens leur note suicidaire. Relisez l’Histoire
! il n’y a pas lieu de pavoiser. Ne l’oublions pas, ce nouvel ordre
européen aura développer surtout, et par la suite, un désir ardent de
colonisation, de domination de la planète terre. Napoléon entrera dans
ce cycle vicieux, d’autres en Europe marcheront, plus tard, sur ces
traces... Et toujours et encore meurtres, emprisonnements, tortures,
effusion de sang, etc., seront leur lot...
A l’instar de Pharaon et de ses sorciers. Relisez l’Histoire ! Les gens
de la Franc-maçonnerie, de sciences occultes, etc., sont des fervents
défenseurs de la Magie. Et dans leur égarement, ils vont jusqu’à prétendre
que les prophètes divins (dont le fils de Marie) furent initiés à cet
art maléfique ! En fait Prophétie et Magie ne s’accorderont jamais.
Le premier appartient au Créateur et Législateur de l’Univers, le second
au diable banni (que Dieu le maudisse !) et à ses troupes... Et où qu’il
aille, le magicien-sorcier ne gagnera jamais. Et au Jour des Comptes
sa place sera avec son acolyte le diable banni (que Dieu le maudisse
!). La Prophétie appelle et conduit au Paradis divin, la Magie appelle
et conduit, elle, au Feu éternel. Ne pas se tromper de porte !
A une question : En France, chez qui triomphe la doctrine de l’absolu
agnosticisme religieux de l’Etat, véritable apostasie universelle
des peuples ? Jean Izoulet d’écrire : Hélas ! Pas chez la Foule
seulement, mais aussi chez l’Elite ; et pas chez les Libre
penseurs seulement, mais chez les Catholiques eux-mêmes !
Il n’est que trop vrai que les masses, mais ce qui
devait être l’Elite.
Le mal en France vient sans doute de l’Ecole de l’Etat
de tous degrés...
Mais (on le trouve aussi) chez les Catholiques,
dans nos Ecoles libres, dans nos Collèges, et jusque dans
nos Séminaires...; chez la plupart des fidèles, et chez
un nombre considérable de prêtres...
C’est effroyable à constater ; mais cela est ! »
Et M. le chanoine Gaudeau n’hésite pas à donner des exemples
véritablement sensasentionnels, que j’enregistre sous toutes réserves.
« C’est ici qu’apparaît le mal qui nous ronge.
Combien de Catholiques professent sans sourciller
cette formule et cette doctrine : La Religion est affaire privée
!
Et, le plus fort, c’est qu’ils la professent en s’imaginant
par là combattre les ennemis de l’Eglise ! »
Voyez plutôt :
« Il y a quelques jours, le 6 décembre 1923, M.
Isaac, catholique connu, ancien Ministre, présidait le banquet de
la Fédération républicaine.
Pour réfuter le Laïcisme du Bloc des gauches
et de M. Chaumet, il s’écriait :
« Quand donc prendra-t-on son parti, dans notre pays,
de considérer les questions religieuses comme du domaine strictement
individuel ? »
Et le malheureux ne voit pas que, philosophiquement, et
par une logique implacable, sa formule contient tout le Laïcisme
et tout l’anti-cléricalisme de M. Chaumet et du Bloc des gauches.
Et le malheureux ne sait pas que, historiquement, depuis
150 ans, et surtout depuis un demi-siècle, c’est sûr cette formule
fondamentale que s’est appuyée la franc-maçonnerie radicale et socialiste,
pour faire chez nous son oeuvre de mort !
A une telle ignorance, à une telle inconscience, quel remède
? » (Op. cit).
Dans le monde de l’Evangile, les gens se réclamant de l’Eglise
Orthodoxe comme de l’Eglise Catholique paieront très cher leur faute
d’appréciation, leur inconscience et leur faux-pas...
Dans les États où les gens de l’Évangile sont minoritaires, ce sont
les Religieux qui ont en charge l’enseignement.
Ce débat est loin d’être clos. Même de notre temps. A tout moment, il
peut resurgir. Sous la IIIe République, quarante années de lutte acharnée
pour ou contre l’Ecole laïque. Selon les historiens, le plus
marquant épisode de cette lutte est celui du 8 février 1924. Il s’agissait
des origines du Laïcisme, du Laïcisme athée.
A la tribune de la Chambre, et dans L’Action
française. M. Léon Daudet a soutenu sa thèse habituelle,
qui peut se résumer en deux traits, nous dit-on :
La funeste Ecole laïque est une importation allemande,
qui a été imposée à Gambetta par Bismarck... A bas
l’Ecole laïque !
A quoi, M. Edmond du Mesnil, directeur du « Rappel »,
a répondu le 13 février :
L’Ecole laïque est l’oeuvre du grand patriote Jules
Ferry. Et l’Ecole libre, au contraire, est l’oeuvre du Vatican...
A bas l’Ecole libre !
Dans la Revue catholique « Études », M. Paul
Dudon d’écrire : Depuis cinquante ans, chez nous, les docteurs du laïcisme
habituent les Français à croire que, pour la cité moderne, il est « légitime
et satisfaisant » d’être athée. Comme l’a écrit Louis Ménard,
dans ses Rêveries d’un païen mystique : « Les religions
sont l’âme des sociétés, un peuple qui a renié ses Dieux est un peuple
mort. » Donc, le laïcisme des Ferry et des Paul Bert est « une
folie suicidaire ». (V. Sous le titre : Bulletin d’Histoire
religieuse chez les Protestants. N° du 5 février 1924).
Les Laïcistes de cette époque révolue prétendaient
nier et répudier, abolir et anéantir à tout jamais la croyance en l’Eternel
Dieu. Prétention véritablement monstrueuse et inouïe. Ils font partis
de ceux dont il est dit : « Ils voulaient éteindre de leurs
bouches la lumière de Dieu, alors que Dieu parachèvera Sa lumière en
dépit de l’aversion des mécréants. » (Coran LXI 8).
La religion est l’âme d’un peuple, un peuple qui a renié
son serment avec son Créateur, est un peuple mort. Et au jour des Comptes,
il se retrouvera seul et abandonné de tous devant son Juge suprême,
Dieu (exalté soit-Il !). Tous les prophètes le renieront.
« Le droit d’éducation, dit le manifeste, appartient essentiellement
aux parents... Et l’Etat ne peut les gêner dans leur liberté
de choisir telle ou telle Ecole ; il doit même les aider, quelle
que soit l’Ecole qu’ils choisissent, ainsi qu’il va être dit »
(Le Manifeste de la Corporation des publicistes chrétiens sur les
Réformes nécessaires publié par M. René Bazin, de l’Académie française,
dans l’Echo de Paris du 26 novembre 1916.)
L’Européen n’a rien de commun avec l’Arabe. L’Européen se dit intellectuel
aussi pour lui, il est inconcevable, s’il travaille dans une administration,
qu’il prie ! Qu’il le fasse publiquement ! Qu’il montre ainsi publiquement
son Culte. Sa place élevée dans la société, son affiliation à un parti,
à un syndicat ou une toute autre organisation ne lui permet pas d’agir
de la sorte. Soit, une haute place dans la société est incompatible
avec un Culte quelconque.
Cette façon de penser a fait de nombreuses émules dans
le monde arabe. Chez les nationalistes, et suivants d’idéologies philosophiques,
matérialistes et athées. On a même vu des officiers de l’Armée et de
la Police exercer des brimades, des mises en garde envers leurs hommes,
voire les torturer, les emprisonner... Même attitude de la part des
gens du parti au pouvoir, de la police secrète vis à vis de la population...
Le milieu enseignant (et estudiantin) n’est pas épargné non plus...
Soit, 1° elle a pris sa passion pour un dieu (Coran XLV 23) ;
et 2° elle aura grandement répondue à l’appel du Diable banni quand
“il dit à l’homme : « Mécrois ; » puis, quand celui-ci a mécru,
il dit : « Je te désavoue ; certes, je redoute Dieu, le Seigneur
des mondes. »
La suite des deux fut donc : ils sont tous deux dans le
Feu pour y demeurer éternellement. Et voilà le salaire des prévaricateurs
!” (Coran LIX 16).
soit la Raison, la nouvelle divinité du Socialisme et des révolutionnaires,
des gens du Laïcisme... Le monde soumis a connu, naguère, d’une certaine
façon ces sortes de gens à travers la « Secte des Séparés »
(mou’tazila), VIIIe siècle. Ils avaient pour la raison
une vénération toute particulière.
Les origines de ce courant de pensée théologique à portée
politique, dont les diverses caractéristiques doctrinales se sont fixées
aux IXe et Xe siècles. Aujourd’hui disparu.
nous sommes ici en 1920 et plus.
En Russie et ses dépendances, 70 ans de Bolchevisme, de Communisme,
de Socialisme et d’Athéisme a totalement détruit la société russe. Même
son de cloche pour tous ses pays satellites. Pour l’Albanie, la Yougoslavie.
De même, en Chine et ses pays satellites. Partie du monde arabe, etc.
Et au chanoine Gaudeau d’écrire : « En Europe, c’est
LA FRANCE SEULE qui, avec la Russie bolcheviste, professe l’absolu
agnosticisme religieux de l’Etat.
Et les nations INFIDELES [dont pour l’auteur l’Islam]
elles-mêmes ne sont PAS A-RELIGIEUSES.
Mais il n’est que trop vrai que, sans une réaction violente,
nous allons à l’apostasie universelle des peuples. »
Il faudrait ajouter également la Turquie.
Pour l’Athée et le Laïciste, il n’y a pas de religion. Ni naturelle
ni autre. Quant à la Religion divine, elle est, selon eux, en désaccord
complet avec la science, comme avec l’Etat ! Secundo :
elle nie la possibilité de la justice ici-bas, c’est-à-dire l’autonomie
de la Cité, aboutit donc à disqualifier la société civile et sa personnification
dans l’Etat.
Et l’Etat ne peut donc que répudier, ou, au
moins, qu’ignorer une Religion, qui, au fond, selon eux, le nie
lui-même, le sape, et le détruit !
Avec de telles croyances, n’allons-nous pas à l’apostasie
universelle des peuples ! Par conséquent, l’Etat ne saurait répudier
ni ignorer l’existence réelle du Créateur de l’Univers, de
la Mort et de la Résurrection, etc.; il doit résolument faire sien de
l’ensemble de ses croyances universelles.
L’esprit myope de l’Athéisme est de voir et de faire voir la Religion
divine comme un asservissement, un abêtissement de l’humain... La clé,
selon eux, c’est la libération totale de cette tutelle trop contraignante
pour être libre, au sens le plus large du mot, et pouvoir ainsi instituer
ses propres lois, sa propre autorité, son propre avenir...
Le pouvoir temporel des Papes définitivement effacé... La maçonnerie
exulte :
« C’est la fin des superstitions, c’est-à-dire de
l’idée religieuse, l’écroulement de la Papauté, y compris comme pouvoir
spirituel, après l’écroulement du pouvoir temporel. C’est le triomphe
de la libre pensée humaine ». (Federico Chabod,
« Storia delle politica estera iltaliana dal 1870 al 1896 »,
éd. Laterza, Bari, 1962, p.75.).
Léon XIII de dire
: « La rapine de la souveraineté civile fut accomplie pour abattre
peu à peu le pouvoir spirituel lui-même du Chef de l’Eglise ».
(Luigi Villa et Andrea di Nicola, « Pio IX e i frammassoni »,
Marino Solfanelli Editore, Chieti, 1978, pp. 17-8).
Epiphanius d’écrire dans « Maçonnerie et ses sectes
secrètes : le côté caché de l’Histoire » : « Les caractères
de cette Contre-Église sont ceux de la Haute Loge et de la Haute Finance
: haute loge où domine le mage à travers l’ésotérisme et la magie, qui
planifie, dirige, corrige le tir si les résultats ne correspondent pas
à ceux escomptés ; haute finance qui, concentrant de nos jours dans
ses mains le contrôle des richesses de la planète, les oriente vers
les buts de domination mondiale poursuivis par la Haute-Loge
(...) l’affirmation du libre examen exclut de par sa nature
l’existence d’une Vérité objective, le protestant se donnant autant
de vérités qu’il y a d’interprétations individuelles ; or, si chacun
peut s’enorgueillir d’une vérité qui lui est propre, l’unique erreur
est de soutenir qu’il existe une vérité unique. Il s’ensuit l’introduction
d’un relativisme personnel sur ce qui est Bien et Juste. Il en résulte
l’invalidation du principe d’autorité par l’orgueil de qui estime posséder
sa propre vérité et entend la faire valoir. Les hiérarchies naturelles
devaient donc être balayées, en tant qu’obstacle à l’affirmation de
son moi, de sa vérité. La plus grande haine et aversion sera logiquement
réservée à l’Eglise catholique, maîtresse dans le spirituel et guide
dans le temporel, dépositaire en son chef invisible, le Pape, du message
du Divin Maître qui nie toute autre voie de salut hors Lui, appelant
voleurs et brigands ceux qui s’étaient jusqu’alors annoncés en Son nom
(Jn 10,8).
Pour cela la Contre-Église ne pouvait que s’enraciner,
croître et se ramifier dans un terrain protestant... » (Op.
cit. ).
La Religion n’a emprunté aucune chose aux doctrines philosophiques.
Ce serait plutôt l’inverse. Et tel n’est pas le cas du Laïcisme.
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