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Problème de sociétés |
Destruction de Sodome |
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« L’homosexuel,
s’il ne se repent pas avant sa mort, sera transformé en porc dans sa
tombe. »
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Suite de la page 2 :
oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]. APRÈS QUOI VOUS POURREZ PASSER PUISQUE VOUS ÊTES DE PASSAGE PRÈS DE VOTRE SERVITEUR (Gen. 18:5). Abraham dit aux hôtes : « Mangez d'abord en ma compagnie, puis vous partirez. » Le Ramban écrit qu'Abraham dit : « Etant donné que votre route passe par ma maison, je vous prie d'y entrer. »
ILS DISENT ALORS : FAIS COMME TU DIS (Gen. 18:5). Ici se pose une question
: Est-il possible que des hôtes ordonnent au maître de maison : « Fais
comme tu as dit, apporte-nous à manger. » Ce ne sont pas là des manières
civilisées. Il est expliqué que les hôtes bénirent Abraham et lui dirent
: « Puisses-tu, dans un proche avenir, mériter de préparer des festins
pour Sarah quand elle aura un fils. Nous viendrons manger pour la circoncision.
» Voilà ce qui est écrit dans le Toldot Itzhak. Le Ramban explique
que les hôtes dirent : Tu dois faire comme tu as dit ; donne-nous à
manger sous l'arbre afin de ne pas nous attarder dans ta maison et de
ne pas y passer la nuit. En effet, quand on pénètre dans un foyer pour
la nuit, on n'arrive pas à en ressortir de si tôt. Le Behaye écrit que
les anges déclarèrent : « Fais comme tu as dit », ce qui signifie qu'Abraham
devait leur donner un morceau de pain mais ne pas préparer un grand
festin. Une autre interprétation dit que les anges demandèrent à Abraham
: « Ne nous retiens pas longtemps ; prépare-nous tout de suite à manger,
aussi vite que tu as proféré ces quelques paroles. » Puis ABRAHAM COURUT AU GROS BÉTAIL (Gen. 18:7). Abraham avait beaucoup de serviteurs dans sa maison ; toutefois, il alla lui-même dans l'étable en l'honneur des invités ; il prit trois veaux, leur coupa la langue et les fit cuire[6]. Pour offrir trois langues, il dut prendre trois veaux afin d'honorer chaque hôte de la même façon. Abraham sortit les bêtes de l'étable et les remit à Ismaël afin qu'il s'habitue à respecter les commandements[7]. Il alla chercher du beurre et du lait, mais pas de pain, car Sarah était indisposée. Abraham n'amena pas de pain car, en pétrissant la pâte, Sarah l'avait rendue impure. La Guemara écrit[8] que Rabbi Yohanan explique : Le commandement d'hospitalité est supérieur à celui de l'étude à la maison de prière. Le Yalkout écrit[9] : Abraham offrit de l'eau à ses hôtes ; c'est pourquoi ses enfants possédèrent un puits d'eau pendant leur quarante ans d'errance dans le désert. Partout où ils allaient, le puits les suivait. Quand Israël commit des péchés dans le désert, le puits se tarit et il ne les suivit plus. Les sages durent aller prier en compagnie de leurs enfants ; ils entonnèrent cet hymne : « Jaillis, ô source[10]. » « Que l'eau monte du puits pour l'amour d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. » Et aussitôt elle se mit à jaillir. Le Behaye écrit : On ne donna pas de pain pour ce repas car Sarah, alors qu'elle pétrissait la pâte, devint impure. Elle ôta aussitôt ses mains de la pâte mais celle-ci fermenta. Cela se passait la veille de la Pâque. Voilà pourquoi Abraham n'appporta pas de pain pour le repas[11]. ILS MANGÈRENT (Gen. 18:8). Ils firent semblant de manger ; cela nous apprend qu'un hôte doit toujours accepter les usages des gens chez qui il se trouve sans les changer. Les anges ne mangent pas, mais ils firent comme s'il mangeaient.
PUIS ILS DIRENT
: OÙ EST SARAH TA FEMME ? (Gen. 18:10). Abraham
répondit : « Elle se trouve dans la tente. » Cela nous apprend que l'hôte
doit demander au maître de maison où est sa femme et demander à la femme
où est son mari ; les anges savaient parfaitement que Sarah se trouvait
à l'intérieur de la tente, mais ils feignirent de l'ignorer afin de
pouvoir vanter sa discrétion. Ils demandèrent après elle, car ils voulaient
lui donner la coupe de la bénédiction pour la récitation des grâces
après le repas[12].
SARAH ÉCOUTAIT
À L'ENTRÉE DE LA TENTE ET ELLE ÉTAIT DERRIÈRE LUI (Gen. 18:10). Sarah
se trouvait à l'intérieur. Quand les anges se mirent à parler, Sarah
se leva et elle voulut aller écouter à la porte qui se trouvait derrière
l'ange. Aussi, ne virent-ils pas Sarah. ET MON SEIGNEUR EST VIEUX (Gen. 18:12). Mon époux Abraham est vieux, comment pourrais-je concevoir un enfant avec un vieillard ? Dieu s'adressa à Abraham : « Pourquoi Sarah s'est-elle moquée ? Elle a affirmé qu'étant très vieille, elle ne pourrait plus jamais avoir un fils. » Mais, devant Abraham, le Saint, béni soit-Il, répéta différemment les paroles de Sarah. Elle avait dit : « Comment enfanter avec un époux si vieux ? » S'adressant à Abraham, le Saint, béni soit-Il, prétendit que Sarah avait dit qu'elle était vraiment trop âgée pour enfanter. L'explication est : Le Saint, béni soit-Il, ne voulait pas susciter d'hostilité entre Abraham et Sarah, ni que le mari garde rancune envers sa femme à cause de ses paroles. Tout homme, même âgé, aime paraître jeune aux yeux de son épouse. Cela est également vrai pour la femme. C'est la raison pour laquelle Dieu ne restitua pas textuellement les paroles de Sarah. Nos sages en déduisent que, pour préserver la paix, on peut dire un mensonge[14]. Y A-T-IL QUELQUE CHOSE D'IMPOSSIBLE À YHVH ? (Gen. 18:14). Le Nom Béni dit : « Existe-t-il une seule chose qu'on me cache ou que je ne puisse apprendre ? » SARAH NIA (Gen. 18:15). Sarah protesta et dit qu'elle ne s'était pas moquée, car elle avait peur de l'avouer. Abraham rétorqua : « Si, tu t'es moquée ! Pour quelle raison ? Dieu ne peut-Il accomplir des prodiges afin que nous puissions avoir un enfant ? » Sarah ignorait que Dieu l'avait promis à Abraham. Elle s'interrogea : « Comment Abraham sait-il que je me suis moquée ? Il a dû s'en apercevoir car je me suis tue ; je n'ai pas loué Dieu à l'annonce de la bonne nouvelle. » Abraham ne dit pas à Sarah que le Saint, béni soit-Il, s'était plaint de ses moqueries. Elle pensait que son époux l'avait deviné par lui-même. C'est pourquoi Sarah nia devant Abraham. Il répéta donc avec force : « Si, tu t'es moquée. » Sarah comprit alors qu'Abraham avait dû apprendre de Dieu qu'elle s'était moquée. Elle resta donc sans rien répondre. Si elle avait su que Dieu s'était plaint à Abraham, elle n'aurait pas nié. Le Ramban donne une autre explication : Le Saint, béni soit-Il, dit à Abraham : « Et alors Sarah ta femme aura un fils. » Abraham ne le révéla pas à Sarah pensant qu'il enverrait un ange pour annoncer directement la bonne nouvelle à sa femme. Il venait d'être circoncis avec toute sa maison et se sentait faible ; il s'assit au pas de la porte. Les anges arrivèrent alors pour lui annoncer la nouvelle. Le Hizkuni écrit, au sujet du verset « le temps de la gestation », que les anges dirent : « Nous reviendrons dans une année ; à ce moment-là, nous vivrons exactement comme maintenant. » En effet, les anges vivent éternellement, et ce, contrairement aux hommes qui sont mortels. « Elle était derrière lui » signifie qu'Ismaël se tenait derrière l'ange. Il gardait Sarah afin qu'elle ne se trouve pas seule ; ils pensaient que c'étaient des humains et pas des anges ; c'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle elle se moqua. ABRAHAM ET SARAH ÉTAIENT VIEUX, AVANCÉS EN ÂGE (Gen. 18:11). Depuis le début du livre de la Genèse jusqu'à ce verset, il n'est jamais dit qu'il y avait des vieux sur terre. Abraham s'adressa à Dieu : « Maître de l'univers, imaginons un homme qui marche dans une ville en compagnie de son fils. Personne ne peut reconnaître lequel est le vieux et lequel est le jeune. Il est également impossible d'honorer son père comme il faut. Le père doit être celui qui a les cheveux gris ou blancs. » Abraham vit alors ses cheveux devenir gris[15]. Isaac dit au Saint, béni soit-Il : « Un homme qui meurt sans souffrances connaîtra beaucoup de tourments dans le monde à venir. Mieux vaudrait qu'il ait son lot de souffrances dans ce monde-ci. » Dieu répliqua : « Tu dis juste. Je vais commencer avec toi », comme nous le voyons dans le verset « Et sa vue s'obscurcit[16] », ce qui signifie que la vue d'Isaac se mit aussitôt à faiblir. Jacob dit : « Maître de l'univers, un homme meurt subitement sans avoir été malade ; comment peut-il laisser un testament à ses enfants ? » Dieu rétorqua : « Dans ce cas. Je vais commencer avec toi », comme le montre le verset : « On dit à Joseph : ton père est malade »[17], ce qui signifie que Jacob tomba malade[18]. SARAH RIT (Gen. 18:12). Quand Roch Hodech Tichrei arrivera, dirent les anges, elle aura un fils. Tichrei arriva et Sarah n'était toujours pas enceinte. Elle se moqua des paroles des anges : « Plus que six mois jusqu'à la Pâque et je ne suis pas encore enceinte ! » Abraham ne doutait pas qu'elle aurait un enfant, car il l'avait appris directement du Saint, béni soit-Il. Sarah, par contre, pensait que les anges étaient des gens ordinaires, c'est pourquoi elle ne voulait pas y croire. Abraham avait également ri, mais le Saint, béni soit-Il, annonça : « Ta femme aura un fils. » Sarah se rendit auprès des gens et se mit à rire comme le dit le verset : « Sarah rit en elle-même. » Sarah rigola ouvertement devant tout le monde. Abraham tomba le visage à terre ; il ne voulait pas rire devant les gens. Le Hizkuni donne une explication : il existe une parabole. Une femme intelligente voulait punir sa bru. Elle décida de châtier sa propre fille espérant que la bru en tirerait la leçon et deviendrait bonne et pieuse. Le Saint, béni soit-Il, dit de la même façon à Abraham : « Pourquoi Sarah s'est-elle moquée ? », afin que lui aussi comprenne qu'il avait mal fait en se moquant. « Sarah nia. » Cela nous apprend que les femmes sont inaptes à témoigner[19]. Sarah prit peur et mentit.
ABRAHAM MARCHAIT AVEC EUX POUR LES RECONDUIRE (Gen. 18:16). Abraham
accompagna ses hôtes ; en raison de ce mérite, le Saint, béni soit-Il,
apparut à Abraham. Lorsque quelqu'un raccompagne un ami, la limite à
ne pas dépasser est la sortie de la ville. Pour un rabbi et son élève,
ce sera la limite de déplacement du chabbat. Un élève avec le rabbi
ne pourra aller au-delà de trois lieux ; un maître de maison et son
ami, un lieu[20]. YHVH dit : LA CLAMEUR DE SODOME ET GOMORRHE, COMME ELLE EST GRANDE (Gen. 18:20). Le Saint, béni soit-Il dit : « Je veux entendre la clameur de Sodome et Gomorrhe, savoir s’ils ont commis des péchés ou non ; je verrai qui a fauté. » Leurs péchés résultaient du fait qu’ils étaient corrompus de corps et qu’ils avaient amassé de grandes fortunes[21] ; mais si on les juge au ciel, c’est parce qu’ils ne prodiguaient pas la charité aux pauvres. Une fois, à Sodome et Gomorrhe, une jeune fille porta une miche de pain à un pauvre. Les habitants de la ville l’aperçurent ; ils la déshabillèrent, l’enduisirent de miel puis lui ligotèrent les mains et les pieds pour la placer tout près d'un endroit infesté de mouches et d'abeilles qui la dévorèrent. Son cri parvint jusqu'au Saint, béni soit-Il, comme le dit le verset : « La clameur de Sodome et Gomorrhe comme elle est grande », ce qui signifie que la clameur de la jeune fille de Sodome parvint jusqu'à Dieu ; le mot rabah peut d'ailleurs signifier jeune fille[22].
JE VAIS VOIR S'ILS
ONT AGI EN TOUT SELON LA CLAMEUR QUI EST PARVENUE JUSQU'À MOI (Gen.
18:21). Le Saint, béni soit-Il, dit : « Je vais juger les gens de Sodome,
s'ils ont péché, je les détruirai, s'ils n'ont pas tous fauté et qu'ils
se repentent, alors je déciderai quel châtiment leur infliger[23].
»
LOIN DE TOI D'AGIR
DE CETTE FAÇON EN FAISANT MOURIR LE JUSTE
AVEC LE MÉCHANT (Gen. 18:25). Loin de Toi de faire une chose pareille,
de tuer le juste avec le méchant. ABRAHAM RÉPLIQUE (Gen. 18:27). « Je me permets de T'implorer, Maître de l'univers, bien que je ne sois que poussière et cendre ; peut-être manquera-t-il cinq des cinquante justes qui ne seront plus que quarante-cinq : Tu les détruiras par la faute des cinq ? Il existe cinq villes d'où proviennent les quarante-cinq justes, soit neuf justes par ville. Maître de l'univers, si Tu Te joignais à chaque ville, cela ferait dix justes par ville. Peut-être n'y aura-t-il que quarante justes ; dans ce cas, au moins quatre villes pourront survivre. » Le Saint, béni soit-Il, répondit : JE M'ABSTIENDRAI À CAUSE DE CES QUARANTE (Gen. 18:27). « Je ne ferai rien s'ils sont trente. » Abraham suggéra alors : « Peut-être ne seront-ils que vingt. » Ce à quoi Dieu répliqua : JE NE DÉTRUIRAI PAS À CAUSE DES VINGT (Gen. 18:31). Abraham continua : « Peut-être ne seront-ils que dix. Une ville au moins pourra survivre. » Le Saint, béni soit-Il, répondit : JE NE DÉTRUIRAI PAS À CAUSE DES DIX (Gen. 18:32). Je ne ferai rien s'il y en a dix, mais pas moins de dix. Abraham cessa donc de supplier Dieu. Le Saint, béni soit-Il, ne sauve personne si le nombre des justes est aussi minime. C'est pourquoi la génération du déluge disparut car il n'y avait que Noé, sa femme, ses trois fils et leurs trois femmes, soit un total inférieur à dix. Le monde fut donc détruit. Le Behaye pose une question : Pourquoi Abraham implora-t-il avec autant d'insistance ? Le Saint, béni soit-Il, avait promis que quatre villes seraient épargnées grâce à quarante justes ; Abraham aurait dû en déduire de lui-même que trente justes sauveraient trois villes, vingt justes, deux villes et dix justes une ville. L'explication est : Abraham pensait que s'il y avait un si grand nombre de justes, à savoir quarante, Dieu protégerait quatre villes mais, moins de quarante. Dieu ne sauverait plus rien. Voilà pourquoi Abraham supplia pour trente puis pour vingt et dix. Cela nous apprend que la meilleure prière est celle récitée dans un endroit où beaucoup de gens sont réunis. L'addition des mérites de chacun fait que la prière sera d'autant plus entendue et exaucée. Nos sages disent : Etudier la Torah avec un petit nombre de personnes n'est pas pareil que de l'étudier en grand nombre. Mais le Saint, béni soit-Il, est plein de miséricorde. Il répondit à Abraham : « Je pardonnerai même pour quelques justes. » LES DEUX ANGES ARRIVÈRENT A SODOME LE SOIR (Gen l9:l). Deux anges arrivèrent à Sodome et le troisième venu sur terre pour annoncer à Sarah qu'elle enfanterait un fils, retourna au ciel[26]. Ici se pose une question : pourquoi dans le passage concernant Loth, la Torah parle-t-elle des anges et dans les versets se rapportant à Abraham, sont-ils appelés hommes[27] ? L'explication est la suivante : les anges venaient tous les jours voir Abraham comme le ferait n'importe qui. Par contre, il était inhabituel de rencontrer des anges chez Loth ; voilà la raison pour laquelle ils sont nommés anges. Ils arrivèrent le soir chez Loth. On peut se demander pourquoi les anges mirent si longtemps pour aller de Hébron à Sodome ? Cela s'explique de la façon suivante : c'était deux anges de miséricorde. Ils voulaient attendre jusqu'au soir qu'Abraham ait plaidé la cause de Sodome devant le Saint, béni soit-Il.
LOTH ÉTAIT ASSIS À LA PORTE
DE SODOME (Gen. 19:1). Ce jour-là, on nomma Loth comme juge à Sodome. QUI N'ONT PAS ENCORE CONNU D'HOMME (Gen. 19:8). Aucun homme n'a encore couché avec elles. Le Hizkuni pose une question : II devrait être écrit qu'aucun homme n'a couché avec elles, mais le verset dit que les deux filles n'avaient pas encore couché avec un homme. L'explication est[31] : les filles de Loth étaient impudiques et débauchées ; elles avaient l'habitude d'aguicher les hommes pour qu'ils couchent avec elles. Elles avaient même séduit leur père[32]. C'est pourquoi Loth dit : « Je vais vous donner mes filles, traitez-les comme bon vous semble, mais ne faites rien à ces hommes car ils sont venus dans ma maison. » Les impies répliquèrent : « Va-t-en loin d'ici. Tu es toi-même un hôte, un étranger, et tu veux nous juger ! Nous allons te juger sur le champ et nous te ferons plus de mal qu'à eux. » Les méchants s'avancèrent pour briser la porte et ils pressèrent Loth. C'est alors que vinrent les anges ; ils tirèrent Loth à l'intérieur, refermèrent la porte et frappèrent tous les méchants de cécité si bien qu'ils furent incapables de trouver la porte. Ils dirent à Loth : « Si tu as encore des enfants ou un gendre dans cette ville, fais-les sortir d'ici[33]. » Puis ils ajoutèrent : Qui AS-TU ENCORE ici (Gen. 19:12), c'est-à-dire : Comment peux-tu encore ouvrir la bouche pour prendre leur défense[34] ? Car Loth avait passé la nuit entière à plaider en leur faveur. CAR NOUS ALLONS DÉTRUIRE CETTE LOCALITÉ (Gen. 19:12). Le Behaye pose une question[35] : Pourquoi les anges dirent-ils qu'ils allaient détruire la ville ? Ils auraient dû affirmer : Le Saint, béni soit-Il, va détruire la ville. C'est pour cette raison que Dieu a puni ces anges. Ils ne purent retourner au ciel auprès du Saint, béni soit-Il, et ils en furent expulsés pendant cent trente-huit ans. Le Saint, béni soit-Il, cessa de les envoyer sur terre jusqu'à la venue de Jacob ; alors seulement Dieu les renvoya exécuter des missions, notamment auprès de Jacob qui leur ordonna de se rendre auprès d'Esaù. Cela nous enseigne qu'aucun homme ne doit se vanter d'une action de gloire qu'il n'a pas accomplie ; la gloire appartient toute à Dieu comme le dit le verset : « Toute la terre est pleine de Sa gloire[36]. » Les anges révélèrent par la suite qu'ils étaient envoyés par le Saint, béni soit-Il : YHVH NOUS A ENVOYÉS POUR LA DÉTRUIRE (Gen. 19:13). LOTH SORTIT (Gen. 19:14). Loth sortit de la ville et appela ses futurs gendres[37]. Il leur dit : « Partez avec mes filles, car Dieu va détruire la ville » ; mais les gendres rirent et se moquèrent. Au lever du jour, les anges pressèrent Loth : « Prends ta femme et tes deux filles afin de les sauver ; elles sont déjà prêtes ; peut-être vas-tu périr à cause des péchés de la ville. » Loth s'attardait en raison de l'argent qu'il possédait dans la ville[38]. Les anges le saisirent par la main, lui, sa femme et ses deux filles. Le Saint, béni soit-Il, eut pitié d'eux ; II les emmena hors de la ville, mais sans les laisser prendre d'argent ; c'est pourquoi le verset dit : LORSQU'ILS LES EURENT EUX CONDUITS À L'EXTÉRIEUR (Gen. 19:17). Ici se pose une question : pour quelle raison est-il dit : « Les eurent eux conduits », alors qu'on pouvait très bien dire seulement : « Les eurent conduits » ? Le verset indique que Loth, sa femme et ses deux filles furent conduits sans l'argent. L'ange prévint : « Fais bien attention de ne pas regarder en arrière sinon, toi aussi, tu périras comme un impie. Tu seras sauvé grâce aux mérites d'Abraham, mais ne te retourne pas pour voir comment chaque méchant sera anéanti dans Sodome. Toi, tu seras épargné. » Le Midrach écrit[39] : L'ange avertit Loth de ne pas regarder derrière lui car la Chekhina[40] se tenait au-dessus de la ville de Sodome avec les anges de service[41] chargés de faire pleuvoir du soufre et du feu[42]. Mais Edith la femme de Loth eut pitié de ses deux filles restées auprès de leurs époux dans la ville. Elle se retourna croyant que peut-être, au dernier moment elles sortiraient. Elle vit alors la Chekhina et se transforma aussitôt en statue de sel[43]. C'est parce qu'elle avait péché à cause du sel en refusant d'en donner aux pauvres qu'elle se métamorphosa de la sorte[44]. Loth supplia l'ange : « Je ne peux plus courir ; si cela se trouve, je vais au-devant du mal ; laisse-moi rester dans la ville de Zoar[45]. Elle n'a pas été construite depuis longtemps et renferme donc peu de péchés ; accepte que je reste pour vivre. » L'ange répliqua : « Cours vite là-bas car je ne puis rien entreprendre avant que tu ne sois arrivé. » Les anges furent punis. C'est, en effet, par vanité qu'ils affirmèrent qu'ils détruiraient la ville. Ils auraient dû dire : Le Saint, béni soit-Il, va détruire la ville. C'est la raison pour laquelle les anges dirent : CAR JE NE PUIS PLUS RIEN FAIRE (Gen. 19:22), ce qui signifie : Sans le Saint, béni soit-Il, je ne peux rien faire. LE SOLEIL S'ÉTAIT LEVÉ SUR LA TERRE (Gen. 19:23). Le Soleil s'était levé et la lune brillait toujours dans le ciel car cela se passait au milieu du mois durant la Pâque. A cette époque, la lune reste plusieurs heures dans le ciel alors que le soleil s'est déjà levé. Le Saint, béni soit-Il, fit alors pleuvoir du soufre et du feu, parce que des impies affirmaient que le soleil était leur dieu ; d'autres, adoraient la lune. Si le Saint, béni soit-Il, avait provoqué cette pluie quand la lune seule était dans le ciel, les impies auraient dit : cela ne serait jamais arrivé de jour, le soleil ne l'aurait pas toléré ; et s'il n'y avait eu que le soleil, ils auraient déclaré, à l'inverse, que la lune ne l'aurait pas permis. Voilà pourquoi le Saint, béni soit-Il, déclencha la pluie alors que les deux astres se trouvaient dans le ciel.
Du SOUFRE ET DU
FEU (Gen. 19:24). Quand le Saint, béni soit-II, veut châtier les impies,
il envoie du feu et du soufre[46],
et quand il veut faire le bien aux justes, il fait tomber la manne du
ciel[47]. L'AÎNÉE DIT À LA CADETTE (Gen. 19:31). Loth se trouvait avec ses deux filles qui n'étaient pas mariées[48]. La plus âgée dit[49] : « Notre père est vieux. Il peut mourir d'un instant à l'autre ou bien ne plus jamais avoir d'enfants. Dans le pays, il ne reste aucun homme qui puisse coucher avec nous pour avoir des enfants. » Les filles croyaient que le monde entier avait disparu comme pendant le déluge. Le Behaye écrit : Les filles de Loth étaient pudiques ; elles avaient honte de demander à leur père de coucher avec elles et décidèrent donc de s'unir à Loth après lui avoir fait boire du vin. Le Saint, béni soit-Il, envoya du vin[50] dans la grotte où Loth et ses filles demeuraient espérant que leur père s'enivrerait. Saoul, il ne saurait pas qu'il couchait avec ses filles. Nos sages disent[51] : Leur intention était désintéressée. Elles avaient vu que leur mère avait disparu ; elles se dirent donc : « Qui reconstruira le monde ? » C'est pourquoi on ne trouve aucune allusion à la débauche dans la lection des filles de Loth. Elles étaient, en effet, chastes et nullement dépravés. En raison de ces mérites, l’aînée enfanta Ruth qui se convertit au judaïsme[52]. Le roi David est également un de ses descendants. De la cadette, naquit Naamah qui donna naissance au roi Roboam, fils du roi Salomon[53].
ALLONS, ABREUVONS NOTRE PÈRE DE VIN (Gen. 19:32). La fille aînée dit
à la cadette : « Enivrons notre père afin de coucher avec lui. » C'est
pour cela que le verset dit explicitement : ELLE VINT COUCHER AVEC SON
PÈRE (Gen. 19:33). Pour la plus jeune fille, il n'est pas écrit la même
chose, mais : ELLE VINT PARTAGER SA COUCHE (Gen. 19:35) ; en effet,
l'aînée avait commencé et donc montré l'exemple à sa sœur, ce qui explique
la différence entre les deux versets. Conclusion. Les gens de Sodome semblent être jugés, non pour leur acte infâme, mais plutôt pour leur manque de charité : Leurs péchés résultaient du fait qu’ils étaient corrompus de corps et qu’ils avaient amassé de grandes fortunes ; mais si on les juge au ciel, c’est parce qu’ils ne prodiguaient pas la charité aux pauvres. Une fois, à Sodome et Gomorrhe, une jeune fille porta une miche de pain à un pauvre. Les habitants de la ville l’aperçurent ; ils la déshabillèrent, l’enduisirent de miel puis lui ligotèrent les mains et les pieds pour la placer tout près d'un endroit infesté de mouches et d'abeilles qui la dévorèrent. Son cri parvint jusqu'au Saint, béni soit-Il, comme le dit le verset : « La clameur de Sodome et Gomorrhe comme elle est grande », ce qui signifie que la clameur de la jeune fille de Sodome parvint jusqu'à Dieu… Et ce serait la cause en quelque sorte de leur destruction[59] ! Mais, dirons-nous, que dit la Bible aux hommes et aux femmes de l’Évangile ?
« C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes : en
effet leurs femmes ont changé le commerce
naturel pour celui qui est contre nature
; pareillement les hommes, ayant abandonné le commerce naturel
avec la femme, se sont consumés de désirs les uns pour les autres, ayant
d’homme à homme des relations honteuses et recevant [ainsi] en eux-mêmes
le juste salaire de leur égarement. (Bible. Romains 1 26-27).
Comme on peut le
constater, en aucun cas la Bible donnera raison à ceux qui commettent
des actes contre nature. Bien plus, elle met en garde ! Ne croyez-vous
pas ? Qu’on en juge encore d’après ces paroles qui suivent : Conclusion : La Loi divine est bonne. Elle est surtout réservée pour les gens sans loi, indisciplinés, et parmi eux : (...) les homosexuels... En clair, contre tout ce qui va à l’encontre de la sainte doctrine évangélique. Cette Loi contenue dans la Bible n’interpelle-t-elle pas, de nos jours, chaque homme et chaque femme de l’Évangile ? Ceux et celles qui commettent cet acte contre nature, ce grave péché, ceux encore qui les approuvent ont-ils mesuré la gravité de leur mauvaise conduite ? de leurs actes ? Des conséquences pour la société, de l’environnement ? Pour leur génération future ? Pour l’image de la France à l’étranger ? N’est-il pas écrit quelque part dans la Bible :
« Je tiens à vous rappeler, à vous qui, une fois pour toutes, avez
eu connaissance de tout, que le Seigneur (...) fit périr ceux qui se
montrèrent incrédules, (...) De même, Sodome, Gomorrhe et les
villes voisines, pareillement coupables d’impudicité et de péchés contre
nature, se présentent à nous comme un exemple, endurant la peine du
feu éternel. La condamnation faite ici par le dénommé Paul, semble faire une différence nette avec les gens de la Torah. Il se démarque d’eux très nettement, n’hésite pas à condamner. A prendre une position contraire au monde de la Synagogue… (à suivre) [1]
Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable
divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement. Point
de divinité, de dieu que Dieu ! *Droits de reproduction et de diffusion réservés ; © Le Carrefour
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18/01/07
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