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HOLOCAUSTE

   DIEU, PUISSANT ET MAJESTUEUX,  
A FAIT DES DEUX FILS D'ADAM
 UN EXEMPLE POUR VOUS.
PRENEZ EXEMPLE SUR LE MEILLEUR DES DEUX
ET
LAISSEZ LE PLUS MAUVAIS !

 Histoire de l'Humanité  
   
 

Holocauste : Ancien sacrifice biblique dans lequel la victime animale était brûlée par un Feu céleste. 

     P

oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]. 

   Les cachoteries de rabbi Paul.  

   Nous avons vu que selon les rabbis interprètent le mot « bérit » comme ²servant de signe au traité conclu ; puis ce mot a été employé pour signifier alliance d'un peuple avec un autre... Il est enfin devevu le terme technique employé pour parler de l'alliance d'un caractère tout particulier, du convenant établi entre Dieu et son peuple.² Ce qui signifiera pour le dénommé Paul :"Il s'ensuit que la première alliance elle-même n'a pas été inaugurée sans recours au sang", le Messie, lui, scellera la nouvelle alliance par son sang ! (Bible. Héb. 9: 18; Thora: Ex. 24: 6-8). Ce qu’aucun homme censé ne peut accepter surtout à la lumière de ce que le divin Législateur a révélé. 

   Fausseté de tels propos. 

   Nous dirons cela est faux pour plusieurs raisons :
   Premièrement : suite à une révélation nouvelle : Celle du Coran.
   Deuxièmement : Leur mécréance. Une nouvelle fois apparaît clairement la mécréance du monde toranique aux signes et miracles divins.
   Troisièmement : ce refus de les reconnaître amènera automatiquement une censure de leur part. Comme celle concernant l’abolition d’un sacrifice pour les prophètes : le Messie et Mohammad fils de ‘Abd Allah (sur eux la Paix !). Car elle concernera leur avenir. Egalement le fait que le Messie ait pétri de glaise une figure d’oiseau ou leur apprenne ce qu’ils mangeaient et ce qu’ils amassaient. (Coran III 49). Et qu’il leur parle alors enfançon (Coran XIX 29-34). Tout cela sera omis de la Bible, censuré. Ceci pour des raisons diverses. Pour le monde toranique, rappelons-le, le Messie et sa mère étaient magiciens ayant abusés d’Israël (Coran LXI 6),  adultères, des batârds (Coran XIX 28)[5]… Pour les disciples de Paul, le monde de l’Evangile, cela remettait en cause leurs croyances. Ex. : la filiation divine du Messie et de sa mère. La divinité du Messie, l’Incarnation et la Ré-incarnation, ect. D'où...
   Quatrièmement : le sang ne peut servir d’intermédiaire entre le divin Législateur et Sa créature. Nous avons vu que les alliances divines entre le Saint et Seigneur d’Israël, d’une part, et les Fils d’Israël d’autre part, ont toutes été conclues par les Livres qu’Il avait révélés par l’intermédiaire de Ses prophètes. Et que ceux-ci ont accepté la Torah qu’avec une très grande réserve… D’où la contraite exercée sur eux[6]
   Quatrièmement : Concernant le Messie, Ichoua fils de Marie (sur lui la Paix !), son Seigneur a révélé qu’Il l’avait fait élevé, sain et sauf, corps et âme, dans Son Paradis. (Coran III 55). Qu’Il allait déjoué le plan de ses ennemis. Pour preuve : Mais : « Et les autres se mirent à stratégier. Dieu aussi stratégie[7]. Et Dieu est le meilleur des stratèges. (Coran III 54).
   Cinquièmement : Ceux, par contre, qui ont prétendu l’avoir exécuté, n’est-ce pas les gens de la Bible, les gens de son peuple : Coran IV 157-159. Et ce sont ces mêmes gens qui en répandront la nouvelle parmi les adeptes du Messie. Paul ayant été choisi par cette tâche.
   Sixièmement : rabbi Paul mais en sommeil les paroles bibliques pour justifier uniquement les siennes auprès de ses adeptes. Pour lui, le fils de Marie n'est pas venu pour abolir les sacrifices, mais au contraire, pour remplacer ceux-ci par sa propre personne. N'est-ce pas lui qui ose dire et prétendre : "... à l'exemple du Messie qui vous a aimés et s'est livré pour nous en offrande et en sacrifice d'agréable odeur fait à Dieu." (Bible. Eph. 5:2). Ce qui est faux. Celui qui mourra, ne sera en fait que le sosie du Messie fils de Marie. Et le Faux-Messie que les Judaïsés ont crucifié est, lui, une offrande et un sacrifice d'agréable odeur décrété par Dieu (exalté soit-Il !) pour Son Messie (sur lui la Paix !). Et il est son rachat. Ne pas confondre.
   Septièmement : Faute d'Adam ! Parce qu'il devait mourir pour la faute d'un autre, en l'occurence Adam, le prophète (sur lui la Paix !) (Bible. Rm. 5: 12-21). Faux. En effet, ce sur quoi s'est bâti le dénommé Paul ressemble étrangement à la parole du frère de lait d'Othman fils d'Affan[8], lequel faisait beaucoup d'aumônes. Pour preuve :
   Un jour son frère de lait Abd Allah lui dit : "Pourquoi toutes ces aumônes ?" Il dit : "Mes péchés sont nombreux, je demande donc (par cet acte) l'agrément de mon Seigneur et Sa grâce." Il dit : "Donne-moi un chameau chargé et moi je porterai pour toi tes péchés. Il le fit. C'est alors que Dieu le Très-Haut révéla : "As-tu vu celui qui tourne le dos (à la foi : Abd Allah)" et donne peu et interrompt même (soit ici a empêché à Othman de continuer à faire le bien qu'il faisait) ?
   A-t-il auprès de lui une science de l'Invisible pour qu'il voit (pour qu'il voit les affaires de l'Au-delà, et puisse porter ainsi, et au nom d'un autre; le châtiment divin) ?
  Ne lui a-t-on pas donné nouvelle de ce qu'il y avait dans les feuilles de Moché et d'Abraham l'homme au devoir ?
   Que nul porteur (et ici pas même le Messie d'Israël), en vérité, ne porte le port d'autrui (soit personne ne portera le péché, le fardeau d'un autre). (Coran LIII 33-38, comparer : Bible. Rm. 14: 12 ; Gal. 6: 5 ;Thora. Dt. 14/16).
   A ce sujet, et selon les commentateurs, on a dit qu'avant le prophète Abraham (sur lui la Paix !), la loi permettait de faire porter le péché d'un homme à la place de son frère ou de son fils. L'arrivée d'Abraham (sur lui la Paix !) verra l'abolition de cette loi. Secundo : Adam (sur lui la Paix !) apprit de son Seigneur les paroles du repentir (Coran II 37). Nul besoin ensuite qu’un individu meurt (à la fin des temps à sa place et) pour son péché[9]
   Huitièmement : Repas du souvenir. Sa commémoration. Nous savons tous que prier chez les gens de l'Evangile n'est pas une chose d'institution divine
[10]. Par contre, au cours de leurs offices quotidiens, on donne une grande importance (dans certaines sectes), au dernier repas qu'aurait pris le fils de Marie avec ses douze compagons. D’ailleurs, au cours de ce repas, ne fait-on pas dire au Messie d'Israël :
   "En vérité, en vérité, je vous le dis : si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous..." (Bible. Je: 6: 53).
   Selon certains chercheurs, cette phrase est tirée d'une liturgie vieille déjà, à l'époque du Messie, de quatorze siècles. C'est celle des fidèles de Mithra : "Celui qui ne mange pas ma chair et ne boit pas mon sang, n'a pas la Vie en lui..."
   "Celui qui ne mange point mon corps et ne boira point mon sang de se confondre avec moi et moi avec lui, n'aura point part au Salut.."(Cité par M. Vermaseren:"Mithra", p.86).
   On a dit que lorsque les gens de l'Evangile découvriront le texte de la liturgie mithriaque, entreront-ils en fureur. Tertullien affirmera que c'est le Démon, qui, mille ans d'avance, a parodié la Cène pour amoindrir les paroles de Ichoua.
   On a dit encore, tout comme pour ce dernier, ce sont encore des Mages qui adorent initialement Mithra en Orient. Ils le font en tant que prêtres de la religion de Zoroastre, dont le culte de Mithra, n'est qu'un aspect. Lorsque Mithra monte au Ciel, il prend place aux côtés de son père Aoura Mazda, et celui-ci déclarera que"prier Mithra, c'est prier Aoura Mazda".
   Ne fait-on pas dire encore au fils de Marie :
   "Qui ne révère pas le Fils ne révère pas le Père qui l'a envoyé." (Je 5: 23).
   L'analogie est évidente.
   Conclusion : il est impossible de ne pas admettre des interférences du culte de Mithra dans le nazaréisme. Ceci a été introduit par la suite, au cours des premiers siècles, et à la demande express de certains rois et détracteurs de la religion du Messie…
   Neuvièmement : Double identité. But des détracteurs de la religion du fils de Marie, dont rabbi Paul : Faire apparaître le Messie fils de Marie aux yeux des gens à la fois comme le Messie d’Israël et comme un Faux-Messie ! Un homme présentant une double identité : Le Vrai et le Faux ?
   Pour preuve : Hodhayfa nous dit concernant le Faux-Messie :
   "Quand apparaîtra le Faux-Messie, il aura avec lui de l'eau et du feu. Ce que les gens prendront pour du feu sera une eau douce et fraîche. Celui d'entre-vous qui le rencontrera, devra se précipiter dans ce qu'il croit être du feu, car, c'est une (eau) douce et agréable."
   Moghîra fils de Choba rapporte : "Nul n'a posé plus de questions à l'envoyé de Dieu (sur lui Prière et Paix !) au sujet du Faux-Messie, que moi-même. Et il m'a dit :
   "Il ne te fera pas de tort". Je lui demandai :"On dit qu'il a avec lui une montagne de pain (soit de nourritures) et un fleuve d'eau ?".
   Le prophète répondit :"Il est trop méprisable au regard de Dieu pour que cela soit une preuve de sincérité."
   Concernant le fils de Marie, les gens de l'Evangile, ne diront-ils pas :
   "C'est lui, Ichoua le Messie, qui est venu par l'eau et par le sang ; non pas seulement avec l'eau, mais avec l'eau et avec le sang. Et c'est l'esprit qui rend témoignage, parce que l'esprit est vérité. Car ils sont trois à rendre témoignage : l'esprit, l'eau et le sang[11], et ces trois sont d'accord." (Bible. 1 Je. 5: 6-8).
   L'analogie est évidente. En lisant les Ecritures, on peut constater qu'on a voulu dénaturer la religion du Messie et salir son image. Et qui peu faire cela ? Sinon ses adversaires, ceux qui l’ont haï, qui haïssent, lui et sa mère.
   Neuvièmement : Les prophéties bibliques. l’Histoire biblique a été écrite sur de nombreuses légendes et mythes. D’ailleurs, chez les gens de l’Evangile, de nombreux exégètes, affirment volontiers que « les Evangiles ne sont pas des récits historiques », mais des textes simplement relatifs à une « révélation spirituelle ». En clair, l’accusé de leurs malheurs semble être trouvé : c’est tout simplement leur propre Seigneur !
   D’autre part, pour se démarquer des gens de la Thora, on remarque d’emblée que les anonymes rédacteurs des Textes sacrés tenaient et ont tenu énormément à étayer leurs dires d’un parallèle probateur saisissant avec les prophéties messianiques.
   C’est ainsi que, lorsque Esaïe est censé dire : De même qu’il a été pour plusieurs un sujet d’effroi, tant son visage était défiguré jusqu’à ne plus avoir figure humaine... (Bible. Is. 52 14.), le manuscrit du monastère de Saint-Marc (celui de la Mer morte) dit lui: « Par Mon onction, son apparence est plus qu’humaine... (52, 14)[12]. Pareilles divergences de documents bibliques ne pose-t-il pas tout le problème de l’authenticité du récit biblique de la crucifixion ou de la pendaison du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) ?
   Egalement, dans toutes ces querelles linguistiques, nous constatons que dans cette affaire le monde de la Thora comme d'ailleurs celui de l'Evangile, est fautif. En effet, le monde de la Thora croyait et croit toujours, dur comme fer, en la venue de deux Messies dont un aurait à souffrir
[13]. Les gens de l'Evangile, sous la direction de leur maître et seigneur vénéré et adoré Paul, ont sensiblement adopté le même point de vue. Dans ce sens qu’ils on vu en ce Messie souffrant, tout simplement le fils de Marie, la vierge, la pure ? Erreur grossière. En effet, la description du sceau de la Prophétie dans la Thora était à l'origine, nous dit-on, ainsi : beau de visage et de beaux cheveux, des yeux noirs et de taille moyenne. Quant au vocable messiya, il a et aurait, selon les grammairiens, de nombreux sens, dont celui de : beau de visage. Ce qui signifierait en clair que le Messiya ici serait uniquement le Sceau de la Prophétie, le prophète Mohammad (sur lui Prière et la Paix !), et non comme le veut les Textes bibliques et la tradition des gens de l’Evangile, le Sceau des prophètes d'Israël, le prophète Ichoua, fils de Marie (sur lui la Paix !).
   Dixièmement : Quand les croyances de deux communautés bibliques sont proches, voire d’une même origine. Pour preuve :
   Zohar, 2e partie, colonnes 379, 380 : « Le Messie[14] se présente, et crie : Que toutes les souffrances, toutes les maladies (spirituelles d’Israël viennent sur moi ! Alors toutes viennent sur lui. Et s’il n’en avait pas déchargé Israël pour les prendre sur lui-même, il n’y aurait en aucun homme capable de supporter les peines que méritait Israël pour la transgression de la loi sainte. C’est ce que dit le prophète (Isaïe LIII, 4 : Il s’est véritablement chargé de nos maladies, et il a porté nos douleurs. »[15].
   Nouvelle preuve contre les rabbins que ce chapitre traite du Messie[16].
   La Médrasch-Yalkut sur le chap. LX d’Isaïe, n° 359, transcrit un long passage du livre ancien Péciqta-Rabba qui raconte l’entretien du Messie avec Dieu le Père. Le Messie accepte avec un coeur joyeux l’expiation des péchés de tous les enfants d’Adam, passés, présents et à naître ; et cela malgré le tableau effrayant que Dieu lui présente de cette douloureuse expiation...[17]
   Conclusion : Bon nombre de croyances du monde de l’Evangile, concernant la vie, l’œuvre, la mort présumée du Messie ; a pour source différentes sectes du monde toranique.
   Onzièmement : "Le Teinturier-Menteur" ou "Le Baptiste-Menteur". Quand on veut associé le fils de Zacharie, lui aussi, à un Faux-Messie. On a appelé le Faux-Messie, qui viendra à la fin des temps, "le Teinturier-Menteur" ou "le Baptiste-Menteur". Il sera appelé ainsi, parce qu'il teint la parole. Il la teint et la change, à l'exemple du teinturier avec le vêtement. On remarquera que le monde biblique a teint la parole du fils de Zacharie (sur lui la Paix !). N'a-t-on pas prétendu, en effet, qu'il baptisait dans l'eau du Jourdain[18] ? N'a-t-on pas dit que le baptême[19] est le signe (ou un sacrement, pour certaines sectes nazaréniennes) de l'incorporation du baptisé à la société des nazaréniens ? N'est-ce pas une fois de plus, le dénommé Paul, qui en explique à ses disciples, ses suivants la richesse dite doctrinale de ce symbole invraisemblable (Bible. Rom. 6:3-11 ; I Cor. 12:13 ; Col. 2:12) ? Le baptisé, nous explique-t-on, descend dans l'eau , portant sur lui le poids et la souillure de ses fautes ; il y meurt et y est enseveli ; mais cette mort ne serait pas une mort physique, c'est, en fait, une sorte d'association à une [prétendue] mort du Messie de Dieu (sur lui la Paix !), donnant soi-disant, sa vie pour le rachat[20] et la libération de l'humanité[21] pécheresse[22] ; dans le bain baptismal, le baptisé est lavé, purifié de ses fautes et affranchi de la loi[23] du péché[24] ; bien plus, il devient participant à la vie même du prétendue Messie de Dieu (sur lui la Paix !) (? !), car il est, dit-on, implanté dans son corps mystique ; quand il sort de l'eau, comme le prétendu Messie de Dieu (sur lui la Paix !) ressuscité est sorti vivant du tombeau, il est "une créature nouvelle"[25] (Bible. Rom 6:4 ; 2 Cor. 5:17).
   Douzièmement : Celui qui connut réellement la Mort et qui l’a vaincu a un nom : Yahya[26] (sur lui la Paix !). Mais une fois encore rabbi Paul et ses disciples se gardent bien de le mentionner. Leur erreur : Avoir parlé de celle-ci pour le Messie alors qu’elle était réservée uniquement pour le fils de Zacharie. Secundo : Sa mort entraînera la destruction du Temple et l’exil. Troisièmement : Le fils de Zacharie (sur eux la Paix !) était aussi un précurseur, mais du père du prophète Mohammad, Abd Allah. Qu’on en juge : "Si le sang se trouvant sur la tunique de Yahya (sur lui la Paix !) se met à suinter, alors sera né le père du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Quand celui-ci grandit, les docteurs juifs de Châm le savaient ; ils décidèrent alors de le tuer. Mais Dieu (exalté soit-Il !) envoya, à ceux-ci, Ses anges qui les exterminèrent jusqu'au dernier.
    Ceci le monde biblique, dans sa totalité ne pouvait l’accepter, car il met en avant que le Livre et la Prophétie passeront des mains des Fils d’Israël aux mains des Fils d’Ismaël. Que le monde biblique dont le monde toranique perdront leur droit d’aînesse. Quatrièmement : On a dit concernant le fils de Zacharie qu'il n'approchait pas les désobéissances. C'est pour cela qu'il méritait, dit-on encore, d'être le Sacrificateur par excellence de la Mort au Jour des Comptes. Ce jour-là, celle-ci apparaîtra entre le Paradis et le Feu sous la forme d'un bélier. On a dit que Dieu (exalté soit-Il !) au Jour de la Résurrection, fera apparaître la Mort sous la forme d'un bélier gris. Un Hérault criera : "Habitants du Paradis !", et tous ceux-ci lèveront la tête. Et il criera : "Habitants du Feu !", et tous ceux-là lèveront la tête, tandis que dans le Feu il n'y aura à ce moment-là que les damnés. On demandera ensuite aux uns et aux autres : "Connaissez-vous Celle-ci ?" qui se trouve dans un endroit intermédiaire entre le Paradis et le Feu. Tous répondront : "C'est la Mort !" Alors Yahya s'avancera, portant une lame; il étendra la Mort et l'égorgera. Un Hérault criera : "O habitants du Paradis, éternité et plus de Mort ! O habitants du Feu, éternité et plus de Mort !"
   Ce Jour-là sera le Jour de l'Affliction !
   Treizièmement : le monde toranique refuse de reconnaître une obrogation quelconque des lois toraniques par un autre Livre divin. Par contre, libre choix est accordé aux gens de la Synagogue pour les respecter, les changer ou les contourner[27].
   Les gens de l’Evangile, eux, admettent volontiers une abrogation des lois toraniques. Non par un autre Livre divin, mais plutôt par la mort (présumée) du Messie. Aussi, s’ils ont cru à l’abolition des sacrifices, ils n’ont pas cru par contre qu’il leur fallait croire, pour eux aussi, au Messie sans lui demander une oblation. Pire ! Ils estiment (ou ont estimé), à travers leur seigneur et rabbi Paul, que c’est lui leur oblation[28], le scellement d’une nouvelle alliance dans son sang[29] ! En clair, ils ont cru en une partie de leur Livre et ont mécru en l’autre. Le but de Paul n’était-il pas d’égarer les suivants du Messie ? de la Torah ? Et en voulant le mal pour d’autres, n’est-il pas retourné pour et contre le monde toranique ? Et en vingt siècles d’existence, ne se regardent-ils pas, l’un et l’autre, en chien de faïence ? Et peut-on attendre, dans un avenir proche, l’État hébreu le pardon de l’ensemble du monde de l’Evangile ? Les Synagogues, les Talmudistes et bien d’autres encore, franchiront-ils ce mur du silence ? 
   Quatorzièmement : Le négationnisme. Holocauste et destruction de l’État des Fils d’Israël
[30] étaient intimement liés. On a nié que le fils de Marie devait se présenter aux Fils d’Israël sans oblation. Plus tard, la communauté juive d’Arabie a niée que le Sceau de la Prophétie puisse se présenter à eux sans oblation ! On a mécru aux signes et miracles divins. Leur faux pas, dans un cas comme dans l’autre, a été la cause de leur déchéance, de leur perte… Et la cause de la colère du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes sur eux. Le Temple sera détruit et ils connaîtront l’Exil… l’humiliation… Et le salut du monde ne viendra plus jamais d’eux.
   Dans Esaïe, le prophète (sur lui la Paix !) n’était-il pas écrit :
   "Les jours de regret sont arrivés.
   Les jours de la perfection sont arrivés."
   Et ensuite :
   "Pour que vous sachiez, ô Fils d'Israël, ignorants,
   que celui que vous dénommé égaré[31], (qu') il est le compagnon de la Prophètie[32].
   Vous inventez ceci alors que vos péchés sont au comble, et votre perversité immense !" 

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Pour cela voir : Jésus raconté par les Juifs. Edit. Berg international. 
[6] "Et quand Nous avons pris votre alliance et brandi sur vous le Mont : Tenez ferme ce que Nous vous avons donné et souvenez-vous de ce qui s'y trouve"!... Peut-être auriez vous été pieux!" (Coran II 63)
   de même : "Et quand Nous avons brandi au-dessus d'eux le Mont, comme si c'eût été une ombrelle ; ils pensaient que ça allait tomber sur eux, "Prenez avec force ce que Nous vous donnons, et rappelez-vous ce qui s'y trouve. Peut-être serez-vous pieux ?" (Coran VII 171)
[7] makr : stratège, ruse. En arabe, peut signifier : Toutes les fois qu’ils ont fait une faute, nous l’avons changée, ou renouvelée par un bienfait. Chez les gens de l’Evangile existe le dogme de la felix culpa : concept relatif à la [prétendue] mort du Messie, et qui signifie littéralement : la faute heureuse, le péché bénéfique. C’est d’ailleurs dans ce sens que semble l’interpréter, plus ou moins, Paul, lorsqu’il déclare notamment en parlant du don et de la grâce : « Mais il n’en va pas du don gracieux comme de la faute. Si c’est en effet par la faute d’un seul que tous les autres sont morts, à bien plus forte raison la grâce de Dieu et le don (qui vient) par la grâce d’un seul homme Jésus-Christ ont-ils été surabondants pour tous les autres. Il n’en va pas non plus du don comme du péché d’un seul, car après (le péché d’)un seul le jugement (aboutit) à la condamnation : après de nombreuses fautes, le don gracieux (aboutit) à la justification. Si, en effet, par la faute d’un seul la mort a régné du fait d’un seul, à fait forte raison ceux qui reçoivent en abondance la grâce et le don régneront-ils dans la vie du fait du seul Jésus-Christ... »
   « ...Que dirons-nous donc ? Que nous demeurions dans le péché pour la grâce abonde ? Que non pas ! Nous qui sommes morts au péché, comment y vivrions-nous encore ? ... » (Bible. Rom. 5 15-17 ; 6 1-2).
   Une fois de plus, Paul semble avoir choisi une interprétation toute particulière de ce mot. Ou plutôt, il essaye, à travers celui-ci, de justifier le bien fondé de la faute de ses coreligionnaires : « En vérité, nous avons tué le Messie, Ichoua (Jésus), fils de Marie, le prophète de Dieu ». (Coran IV 157).
   Notons au passage, cette similitude de pensée à travers ce commentaire de Jacob ben Isaac (Ex. 30:12) : Si on avait compté chaque Juif séparément, en le détachant de la masse d’Israël, le Saint, béni soit-Il, aurait vu les péchés et les actions, commis par chacun d’eux, et Il les aurait fait périr. Par contre, en comptabilisant la communauté dans son ensemble, on ne pouvait manquer de déceler de nombreux Juifs qui respectaient les commandements et agissaient bien. Ce sont eux qui rachetaient les péchés des autres et protégeaient de la sorte la communauté. (Op. cit.).
   De même : Rabbi José Hagueilli dit : Ce verset (Lév. V 17) punit celui qui a péché sans le savoir, à plus forte raison punit-il celui qui le sait. Rabbi José dit : Si tu désire connaître la récompense des justes, va l’apprendre d’Adam, à quoi une seule défense fut prescrite, et, lorsqu’il l’eut violée, considère combien de fois la mort fut infligée à lui et à ses descendants. Et quelle mesure est plus forte, celle de la bonté ou celle du châtiment . Tu diras certes, celle de la bonté. Si donc la mesure du châtiment, qui est petite, entraîne tant de fois la mort pour lui et ses descendants, à plus forte raison la mesure de la bonté, qui est grande, procure-t-elle des bienfaits à celui qui s’abstient de la consommation de viande de sacrifices réprouvés ou périmés ou qui jeûne le jour de Pardon, à lui, à ses descendants, et aux descendants de ses descendants jusqu’à la fin de toutes les générations
   Conclusion : Dans la pensée des gens de la Thora, on s’imagine donc qu’en faisant une faute (ou un faux pas) ; le Saint et Seigneur d’Israël, une fois encore, la changerait, ou la renouvellerait par un bienfait. Mais l’Histoire nous le confirme, il n’en est rien et n’en fut rien.
   Point de vue :
   ...Auparavant, interrogeons les juifs et les chrétiens sur cette question fondamentale.
   Chez les juifs, le destin de l’homme avait d’abord une signification collective liée à l’idée de l’élection d’Israël. L’histoire d’Israël s’ordonnait par rapport à l’espérance de la venue du Messie, le Fils de David, qui, à la fin des temps, rachèterait Israël et lui permettrait de régner sur les nations. La destinée personnelle était comme noyée dans celle du peuple. Selon les rabbins du début de l’ère chrétienne, l’homme avait une conscience qui transcendait la chair et survivait à l’usure physique et à la mort. Mais ce qui arrivait à l’âme n’avait jamais fait l’objet d’une doctrine précise. Les croyances variaient, donnant lieu à des divergences théologiques souvent exacerbées par des rivalités politiques...
   ...Avec les chrétiens, nous ne quittons pas l’univers mental des Esséniens et des Pharisiens. Saint Paul se proclame avec fierté Pharisien, fils de Pharisien (Ac. 23.6-9). Il se veut également de la Nouvelle Alliance (1 Co 11.25 ; 1 Co. 3.6). Il fait siennes les croyances sur la résurrection, sur les fins dernières. Mais là où il innove, c’est lorsqu’il prend pour révélation directe l’apparition du Christ sur le chemin de Damas ¾ autrement dit lorsqu’il interprète comme réel ce qui n’est qu’un songe ¾ voyant en Jésus l’homme qui nous a rachetés par son obéissance jusqu’à la mort et que Dieu a ressuscité et glorifié. Et, donnant à cette mort une valeur rédemptrice et à cette résurrection le gage de notre propre résurrection, Saint Paul transcendait les Ecritures. Il procédait à la manière des rabbins de l’époque, prenant ici un verset, là un fragment de phrase, les modifiant au besoin et les présentant comme des oracles ou des dits divins. Cette façon d’utiliser les citations, qui révolte un esprit moderne, Saint Paul la justifiait dans sa deuxième lettre à Timothée (3.16) : Toute l’Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice. C’est ainsi que le texte biblique Quiconque invoquera le nom de Yahvé échappera, lors des signes précurseurs du Jour de Yahvé (Joël 3.5), devient sous la plume de Saint Paul : quiconque croit en lui (le Christ) ne sera pas confondu... En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé (Rm 10.11-13). Nous avons ici le texte qui justifie le salut par la foi.
   Malgré les divergences que l’on connaît entre Paul et Pierre et entre Paul et Jacques, une christologie va s’élaborer sur la base de citations bibliques pour justifier la passion, la mort, la résurrection et la glorification céleste de Jésus, lequel est, par un privilège unique, devenu Dieu à l’égal du Père. Pour montrer que Jésus venait réaliser les prophéties, on a amalgamé des souvenirs sur sa vie, des paroles, qu’il a prononcées, des actes qu’il a accomplis avec des textes de l’Ancien Testament appropriés à la catéchèse en formation. Ce qu’il faut ajouter, c’est la puissance d’imagination qui a présidé à cette élaboration. On fait de Jésus ¾  qui ne veut pas être le Messie (Mc 8.30 ; Lc 9.21) ¾ un puissant thaumaturge. Il doit justifier par des actions éclatantes sa dignité de Fils unique de Dieu, alors qu’il dit à ses disciples, prisonniers de leurs catégories mentales : Par les choses que je vous dis, ne savez-vous pas qui je suis ? (log. 43).
   Est-ce Dieu qui ressuscite son fils ou le Christ qui ressuscite lui-même ? Au fur et à mesure de l’escalade, c’est la deuxième version qui prévaut. Mais la question reste posée : Comment un Dieu peut-il mourir ?
   Seul ce qui est créé meurt et tout ce qui est créé meurt. Néanmoins, dans la perspective chrétienne, par la grâce du sang rédempteur, l’acte de foi sauve, autrement dit, il permet de passer de la mort à la vie. L’âme créée par Dieu est ainsi assurée de l’éternité bienheureuse et le corps la rejoint à la résurrection des morts pour partager son destin ; en dehors du contexte de la foi, c’est l’éternité des peines de l’enfer qui frappe et l’âme et le corps. Qui juge ? Le credo nous l’apprend : c’est le Christ qui assis à la droite du Père, revient pour juger les vivants et les morts... » (Jésus et la Gnose. Émile Gillabert. Edit. Dervy-Livres.).
[8] le troisième vicaire du Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !)
[9] pas de péché originel donc. Robert Ambelain d’écrire dans son ouvrage « Jésus, ou le mortel secret des Templiers », et concernant la Rédemption et le péché originel : « Victor-Hugo parlant de la Rédemption a dit : "La Rédemption, c'est Dieu-Juste, faisant souffrir Dieu-Innocent, pour apaiser Dieu-Bon..." Puis, il ajoute : "Un peu comme si un professeur indulgent, las de punir d'insolents et turbulents élèves, et désolé de ce fait, administrait devant eux une correction magistrale au seul élève respectueux et docile, afin de pouvoir ensuite lever toutes les punitions des mauvais sujets, hilares devant ce spectacle.
   Mais dira le lecteur croyant, c'est Dieu lui-même qui, en son amour infini, se substitue à l'homme, se sacrifie à lui-même que le professeur débonnaire administrera la correction, sous les yeux et la grande joie des mauvais sujets, s'étouffant de rire.
   Poser le problème, c'est souligner les invraisemblances." (Chap. La Rédemption. p. 343.).
   Quant au Nouveau Testament, nous observerons que, la Patrologie elle-même l’avoue, le péché originel, qui n’est pas dans le Symbole dit des Apôtres, si suspect lui-même d’inauthenticité, n’a été enseigné par les Pères que de vive voix, et non en leurs écrits. On a beau le chercher dans les Evangiles, on ne l’y trouvera pas. Jésus n’est venu que pour sauver les hommes de leurs propres péchés, et c’est de ceux-là seuls qu’ils ont à se racheter. Le seul passage que saint Augustin trouve à citer dans les Evangiles en faveur de son opinion personnelle sur le sujet (cf. « contra Julianum »), c’est un verset de Luc, bien équivoque et très ambigu :
   « Le fils de l’homme est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus... » (Luc : XIX, 10).
   On ne nous précise pas le motif de cette perdition, ni sa nature : individuelle ou collective.
   Or, ce qu’on ignore trop souvent, c’est que Jésus lui-même n’a jamais prétendu le contraire. Jamais il ne s’est présenté comme l’objet d’un holocauste expiatoire stricto sensu. Jamais il n’a déclaré que sa mort douloureuse aurait pour effet de libérer les âmes de l’emprise du démon. Que le lecteur se donne la peine de relire attentivement toutes les paroles prêtées à Jésus par les anonymes rédacteurs du quatrième siècle, et il pourra constater ce fait de façon absolue.
   ...Ainsi donc, la notion d’un Jésus apaisant par ses souffrances, librement acceptées, le courroux de son Père céleste (c’est-à-dire de lui-même, puisqu’il lui est consubstantiel et coéternel), est apparue avec le temps, et s’est imposée grâce à ce dernier, comme un fait accompli, malgré son caractère totalement irrationnel, et théologiquement indéfendable.
   Dépourvue de toute logique, elle est d’ailleurs en contradiction avec les Ecritures néo-testamentaires, lesquelles nous affirment qu’il a libéré en une seule fois la totalité des âmes, passées, présentes, ou avenir. Mais, par ailleurs, chacune de ces âmes doit réaliser, elle-même, son propre salut individuellement, à peine d’être damnée. Un peu comme si un régiment mutiné bénéficiait d’une amnistie générale et qu’en même temps, chacun des soldats le constituant avait à comparaître devant une cour martiale pour y être jugé de nouveau individuellement.
   On voit combien la Gnose, opérative et ascétique, des anciennes écoles alexandrines, était éloignée de cette notion d’une seule et unique, victime expiatoire, propre au christianisme ordinaire, elle qui conditionnait le salut de l’âme de son accès progressif aux sphères supérieures, tant par la théurgie que par l’ascèse, cette dernière à la foi physique et morale, sans omettre la jonction de cette âme avec un daïmon parèdros, c’est-à-dire une étincelle divine individualisée. Car : « Si tu es fait de Vie et de Lumière, et si tu le sais, tu retourneras un jour vers la Vie et vers la Lumière... », nous dit Hermès Trismégiste. (Op. cit. Edit. Robert Laffont. p.347-8).
[10] C’est 50 prières par jour, obligatoires, qui seront demandé aux gens de la Bible. Actuellement, les gens de la Synagogue comme ceux des Temples ou des Eglises ont réussi à les limiter à quelques unes par jour, le mois et l’année. On ne va en ces Lieux qu’à la naissance d’un enfant, son mariage et sa mort !
[11] symbole, nous dit-on, du baptême où il est dit le concernant : qu'"il vous baptisera dans l'esprit-saint et le feu" (Mt 3: 11) et de l'Eucharistie soit qu'il est venu avec du pain et du vin ou selon d'autres versions, de l'eau !
[12] "Les manuscrits du prophète Isaïe (sur lui la Paix !) que possédaient le monde biblique avant la découverte de ceux de la mer Morte sont tous du Moyen-Age. C'est à dire que pour un historien scrupuleux et sur ses gardes, comme l'ont fait remarquer si justement certains historiens bibliques, ils sont suspects. Tellement suspects qu'il suffira au lecteur de reprendre sa Bible et Isaïe, et de lire tout le chapître LII, jusqu'au verset 12 seulement. Puis, sautant tout ce qui suit, il reprendra sa lecture au verset 1 du chapître LIV, et il constatera que l'on se passe fort bien du tronçon évité, nous dit donc R. Ambelain dans son ouvrage Jésus ou le mortel secret des Templiers ; mieux encore, tout s'enchaîne de façon parfaite.
   Que conclure, sinon que les versets 13 et suivants du chapître LII, le chapître LIII tout entier, ont été interpolés à une époque très postérieure, et pour justifier la fin infamante de Jésus. Interpolés, ou interprétés de façon plus que libérale. C'est peut être la raison de toutes ces persécutions médiévales contre les communautés juives (vivant parmi les gens de l'Evangile en Europe). Ce faisant, on s'emparait de leurs richesses et on n'en laissait subsister que des copies "arrangées". Les manuscrits de la Mer morte sont là pour nous le démontrer. En effet, deux manuscrits seulement d'Isaïe y ont été découverts jusqu'à ce jour. L'un est la propriété du monastère de Saint-Marc, à Jérusalem, monastère orthodoxe. Il a le même nombre de chapîtres que nos copies médiévales. Celui de l'Université Hébraïque commence au chapître X et va jusqu'à la fin classique. Mais les différences entre ces deux documents d'avant notre ère et nos manuscrits médiévaux sont très grandes.
   C'est ainsi que là où ces derniers, parlant du Messie, disent : "De même qu'il a été pour plusieurs un sujet d'effroi, tant son visage était défiguré jusqu'à ne plus avoir figure humaine..." (LII, 14), le manuscrit du monastère de Saint-Marc (celui de la Mer morte) dit : "Par Mon onction, son apparence est plus qu'humaine..." (LII, 14).
   On conviendra que la différence est fort grande, et que ce Messie d'Isaïe, ainsi décrit, au visage éblouissant et terrible, tel celui de Moïse redescendant du Sinaï, ne ressemble pas au visage tuméfié de Jésus, sortant du prétoire pour aller à sa crucification.
   Le manuscrit d'Isaïe du monastère de Saint Marc n'a pas été publié traduit, à notre connaissance, ni celui de l'Université Hébraïque. Le seront-ils un jour ? Si oui, il conviendra de soigneusement contrôler la traduction du verset 12 du chapître LIII. Il a son importance dans le problème de l'exécution de Jésus." (Op. cit. chap. l'exécution de Jésus. p. 302-303.)
   Millar Burrows dans son livre "Les manuscrits de la Mer morte", nous dit :
   "Dans Isaïe 52 : 14, là où le texte traditionnel dit du serviteur "son visage était si défiguré", le manuscrit dit "ainsi j'ai oint son visage". Brownlee voit là une altération délibérée destinée à permettre un rapprochement, le participe "oint" suggérant l'idée du Messie..." (Op. cit. Edit. R. Laffont. p. 306.).
   "...Une version citée par Barthélemy est plus frappante que les autres et a fait l'objet d'une discussion très vive par plusieurs érudits. Dans Esaïe 52 : 14, où le texte massorétique, transcrit littéralement, se lit "défiguré jusqu'à n'avoir plus figure humaine", le rouleau de Saint-Marc dit (ou semble dire) : "Par mon onction, son apparence est plus qu'humaine." Barthélemy considère que cette phrase étrange signifie "Mon onction lui a donné une apparence surhumaine". Nötscher accepte cette interprétation et fait remarquer que la forme du verbe "défigurer" employé dans le texte massorétique ne se trouve nulle part ailleurs, Brownlee, également, accepte le point de vue de Barthélemy et insiste fortement pour attribuer le sens "par mon onction" au mot trouvé dans le rouleau. Cette interprétation est évidemment la plus simple. Mais Reider et A. Rubinstein ont montré que nous pouvons nous trouver en présence d'une forme usuelle du mot "défiguré" et que l'idée de changer par une onction l'apparence paraît foncièrement invraisemblable, même pour un scribe essénien. Toute l'argumentation de Barthélemy est, à mes yeux, peu convaincante. Sa théorie néanmoins vaut d'être notée parce qu’elle appelle l'attention sur la possibilité que ce texte non officiel es pré-massorétique reflète çà et là les préoccupations spéciales et les croyances de la secte..." (p. 359-360).
[13] Premier Messie : Ichoua-Jésus, le fils de Marie (sur lui la Paix !). Deuxième Messie, mais Menteur celui-là : Le Faux-Messie, lequel aura à souffrir puisqu’il sera mis à mort par le fils de Marie (sur lui la Paix !).
[14] Dans notre étude nous préférons employer le terme « Messie », à celui de « Christ », grec. Pour éviter ainsi toute confusion. « Messie », en hébreu Machîha = le béni. Quant à Jésus (francisé), en arabe, ‘Is(s)a = Ichoua (ou Aichoua), soit alsaiyid.
[15] Dans l’ouvrage de Robert Aron : De qui s’agit-il en ce texte ? C’est une question que se pose la subtilité des talmudistes. Pour le Talmud de Babylone il s’agirait de Moïse ; pour celui de Jérusalem, de Rabbi Akiba. 
   Lorsque saint Marc, en son Evangile (XV-28) affirme que le prophète pressentait en ces versets la venue de Jésus-Christ, il apporte une troisième réponse à un débat pharisien. La démarche de sa pensée est la même que celle de ses devanciers : simplement il en tire des conséquences nouvelles. Il faut prouver que la Passion de Jésus était déjà prévue par la tradition prophétique. C’est une légitimation de la pensée chrétienne que l’évangile demande à la méthode talmudique... » (Les années obscures de Jésus. Edit. B. Grasset.).
[16] oui, mais lequel ?
[17] ...Ce n’est pas là le Messie attendu par les Juifs. Il doit les rassembler de leur dispersion, leur rendre Jérusalem et y relever le temple, après leur avoir soumis le reste des nations de la terre. Je dis, le reste ; car elles seront exterminées en grande partie. Il y a maintenant bien des Juifs qui n’ont pas grande foi dans l’avènement du fils de David, et le cas échéant, ne se soucieraient pas de le suivre en Palestine. Me trouvant à la campagne magnifique d’un richard de cette nation, je dis à mon hôte : Si le Messie arrivait vous quitteriez avec regret cette belle propriété. Quand il viendra, me répondit-il, nous le prierons d’emmener à la terre sainte les goyim (les chrétiens), et de nous laisser tranquilles en France, où nous nous trouvons parfaitement bien. (V. La Cabbale. Papus. Edit. Dangles. p. 329 note 4).
   49,9% d’Israéliens ne croient pas à la venue du Messie. C’est en tout cas le résultat d’un sondage rendu public au début de l’été en Israël (V. Revue : Actualités des Religions. 19/09/2000. N°19).
[18] Selon Irénée, Ichoua avait cinquante ans d’âge lors du [prétendu] baptême du fils de Zacharie. Dans ce cas, le futur baptisé n’est autre que le futur crucifié, Achoua (ou Achiyoua le Juif) et non Ichoua, le fils de Marie (sur lui la Paix !) comme le prétendent à tort les gens de la Bible. (Comparer : Bible. Je. 8:57).
[19] Du grec Baptizo. Selon Corblet, ce vocable signifie à la fois plonger, immerger, submerger, teindre, nettoyer, laver, purifier, tremper, mouiller. Teindre correspond à la Parole coranique : Coran II 138. Elle réfute celle des gens de l’Evangile concernant le baptême. 
   On a dit que le vocable « sabéisme », du syriaque tsaba signifie : « ablution ». Qu’une secte portant ce nom a existé anciennement dans le monde de la Bible. Toujours selon le fils d’Abbas (que Dieu l’agrée !), le mot « teinture » signifie : la « religion de Dieu ». Dieu l’a appelée ainsi parce que celle-ci fait apparaître sur l’homme religieux des traces. De la même façon que les effets de la teinture apparaîtront sur tout vêtement qu’on teindra. Selon les grammairiens, le mot arabe « Sibghah » peu avoir plusieurs sens dont : la nature originelle ou la proximité divine ou la purification.
[20] Achoua (ou Achiyoua le Juif) a donné sa vie pour Ichoua, le fils de Marie (sur lui la Paix !). C’est lui sa rançon et c’est lui encore qui connut véritablement la mort. Le mécréant est la rançon du croyant et non l’inverse. Ne pas confondre.
[21] Laquelle ? Le Messie n’a été envoyé qu’aux Fils d’Israël. Et sa religion n’a pas un caractère universelle. Elle n’a pour but que de préparer les Fils d’Israël à l’arriver du Prophète attendu, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !).
[22] Pourquoi le fils de Marie donnerait-il sa vie pour un peuple qui l’a à la fois renié, rejeté et surtout a voulu sa mort, sa propre perte ? 
[23] En face de la Loi divine se trouve uniquement la loi des passions.
[24] L’Evangile des Hébreux nous dit : « La mère et les frères du Seigneur lui disaient : « Jean-Baptiste donne un baptême pour la rémission des péchés ; allons-nous faire baptiser par lui. Il leur répondit : « Quel péché ai-je commis pour aller me faire baptiser par lui ? Croyez-vous que je ne sache pas ce qu’il en est ». ; d’après Jérôme, Dialogue contre Pélagiens, III, 2, in F. Amiot, La Bible Apocryphe. Evangiles Apocryphes, Paris 1952 (1975), Cerf-Fayard, p. 39.
[25] La personne devient une créature nouvelle qu’à travers l’Islam. Qu’après l’avoir embrassé.
[26] Hébreu, Hou Yèhyè. Francisé : il vivifie ou il vit (inconnu du monde biblique). Biblique : Jean de l'hébreu Youhanna. 
[27] Selon Jacques Grunewald dans son ouvrage, « Chalom Jésus ! » (note) : le sage remplace le prophète : « Avec la destruction du premier Temple, la prophétie a été enlevée aux prophètes pour être offerte aux sages », disait Rabbi Avidimi de Haïfa (Baba 12a et b). Une autre opinion (Yoma 21b) affirme que « l’Esprit saint » était absent du deuxième Temple. Dans cette perspective, la passation des pouvoirs, ou plutôt des derniers prophètes aux sages de la Grande Assemblée, est pleine et entière. Les Cohanim y seront présents eux aussi, mais leur influence diminue au fur à mesure que les rabbins l’emportent sur l’école sacerdotale déjà discréditée à l’époque de Malachie et dont les chefs vont être nommés par Hérode puis par Rome. Cette évolution est irrémédiable. En témoignage notamment une Baraïta (Yoma 71b) où l’on voit que même à Yom Kippour, seul jour où le rôle du grand prêtre était vraiment déterminant, la foule présente sur le mont du Temple accorda son attention et sa sympathie à Chemaya et Abtalyion, deux sages précédant l’époque des tanaïm, au détriment du grand prêtre qu’elle avait suivi jusque-là. (Op. cit. Edit. Albin Michel. p.196-7).
   De même : Quant au deuxième principe, il montre clairement que la Tora et son enseignement sont en phase de vulgarisation. Le temps des prophètes est fini, comme va finir celui des prêtres, en charge autrefois de la législation religieuse. Ces derniers auront pour mission d’appliquer le rituel sacerdotal dans le Temple reconstruit, sans plus. Quant à la Loi, ou Tora, elle sera interprétée par la Grande Assemblée, puis par le Sanhédrin ou les conseils des Sages, maîtres ou rabbins qui en sont les héritiers. Ce sont eux, et personne d’autre, qui vont tracer la voie royale sur laquelle Israël est tenu de progresser. Il n’y a plus de prophètes, parce qu’on n’a plus besoin d’eux. Ni Israël ni Dieu n’ont besoin de prophètes. (Op. cit. p. 70). 
[28] Dans une (prétendue) lettre aux Hébreux, soit aux Fils d'Israël, Paul de déclarer :
   "Voilà pourquoi le Messie dit, en entrant dans le monde :
   "Tu n'as voulu ni sacrifice ni oblation..." (Bible. Hb. 10:5, Ex : 30:9).
   Selon Rachi : C'est-à-dire ni holocauste ni offrande. L'holocauste consistant en une bête ou un volatile, l'offrande en pain.
   Paul a donc mal interprété cette parole. Le corps du Messie ne peut pas être représenté par l’hostie. Il ne peut non plus être cette prétendue offrande et sacrifice d’agréable odeur fait à Dieu  (Bible. Eph. 5:2). Secundo : Paul ne semble-t-il pas être un homme au double langage ?   Pour preuve : “ Le jour suivant, Paul emmena donc ces hommes et, après s’être joint à eux pour la purification (chose inconnue de nos jours chez les gens de l’Evangile), il entra dans le Temple (de Jérusalem), où il annonça le délai dans lequel, les jours de purification terminés, on devrait présenter l’oblation pour chacun d’eux ”. (Bible. Act. 21 26). Les exégètes sont incapables d’expliquer ce passage et parlent de texte obscur !
   Notons enfin cette sorte de rapprochement entre ces deux mots arabes : samdah et samad. En effet, le corporal (linge sur lequel on met le calice et l’hostie) s’appelle chez les nazaréniens arabes : samdah. Samad est, lui, un des noms de Dieu, en arabe. Et tous deux s’écrivent avec un sâd. Le chapitre 112 du Coran est en sorte une réponse pour les gens de l’Evangile, pour les partisans d’entre eux de la communion, de la consusbtantiation, de la consubstantialité, etc. Dieu l'Incorporel.  
[29] dans l'histoire, la secte juive des pharisiens, dont le dénommé Paul se réclame, n’a-t-elle pas été dénommée : "les conservateurs du mystère du sang" ? Le Pharisisme reste roi chez les gens de la Bible. Les gens de la Torah comme les gens de l’Evangile.
[30] Difficile de parler d’un véritable Etat. Occupé par les Italiens, les Fils d’Esaü, le responsable en place passait plutôt pour être un vassal de Rome...
[31] soit le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !).
[32] soit un prophète du Saint et Seigneur d'Israël.

Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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