Croyances

PROPHÉTIES, APOCALYPSE. 

Selon les Écritures.

Au nom de DIEU, Allaha,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


Le Possesseur des deux Cornes, le Bicornu,(ذو القرنين)"
Roi universel en son temps. L'Homme du salut.


 

Sujet. L'histoire de l'homme  aux deux cornes (ذو القرنين) dans les Ecritures. Etude corano-biblique.

Parmi les grands rois des nations, il faut citer le "Possesseur des deux Cornes" ou le "Bicornu"(ذو القرنين). Que sait-on de lui, sur lui ? Pas grand chose, dirons-nous, sinon que son royaume s'étendait sur l'ensemble de la Terre. Qu'il devra construire une muraille d'airain pour empêcher les nuisances mortelles du peuple de Gog et Magog... Qu'il recherchait la "source de la vie"... Qu'il mourra comme un simple homme, mais que son souvenir perdurera.
   Cette muraille aura-t-elle une relation avec la fin du monde ? Et le peuple de Gog et Magog fait-il partie des signes de la fin des temps ? 

"Le Possesseur des deux Cornes, le Bicornu"

- ذو القرنين

 

   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4] .

   Le Bicornu qu’est-il réellement ? Personnage mythique ou réel de l’Histoire des peuples et nations, de l’humanité ?

   Les deux questions complémentaires autour desquelles s'articulent ces textes coraniques et autres : celle de l'identité de Dhū l-Qarnayn, le « Bicornu », de son identification éventuelle avec Alexandre, et celle de l'identification et de la localisation des peuples de Gog et Magog, prennent leur origine dans des débats des premiers siècles de l’apparition de l'Islam.

   La plupart des historiens, chercheurs et commentateurs font de lui une personnage de Macédoine[5] (Europe centrale). Contrairement à l’idée reçue[6] , l’homme décrit dans le Coran, n’a (et n’avait) rien du surhomme ni du divin [7] en lui. Il avait et possédait simplement une force « seigneurale[8]  », il croyait au Dieu[9] unique de l’Univers, était pieux et observateur de son culte. Il était un roi bon, homme de bien, droit et juste. On a dit aussi que ce sont les yéhudim de l’époque qui, demandant plusieurs questions au Sceau de la Prophétie, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) ; chercheront à savoir qui est (et était) réellement le « Bicornu »[10]  ; ou selon une autre variante, ce sont les associateurs arabes[11] de Makkah qui avaient chargés les gens de la Torah de poser plusieurs questions, dont…

   Le Bicornu mentionné dans les Ecritures saintes ? Exécuteur d'un décret et plan divin ?

    Sans aucun doute, note le Savant. Il devra mettre un point d’arrêt aux gesticulations de Gog et Magog. Dhou-'l-Qarnayn - (ذو القرنين) se prononce littéralement « le Possesseur aux deux cornes[12] » (ou « le Bicornu »), la seule étymologie de son nom, ne donne pas d’avantage d’information sur sa réelle identité. Bon nombre de gens, à notre époque, se sont penchés sur ce sujet d’actualité, qui fascine d’ailleurs bon nombre de lecteurs… Le sceau des Ecritures : Le Coran, bien que très informatif sur le parcours de ce personnage, ne s'attarde jamais, comme note bon nombre de commentateurs, sur les détails historiques ou géographiques des récits qui le composent[13] , mais plus sur les leçons et morales qu'il faut en tirer.

   Sa descendance et son origine.

   Le concernant plusieurs hypothèses ont été prononcées, avancées[14] . Qu’on en juge :

   Première hypothèse[15]  : le Bicornu viendrait du monde copte, un habitant d’Egypte. Son nom : Marzabân fils de Mardabah le grec, descendant de Younân fils de Yafit (Japhet), fils de Noé.

قال ابن إسحٰـق: حدّثني من يسوق الأحاديث عن الأعاجم فيما توارثوا من علم ذي القرنين أن ذا القرنين كان رجلاً من أهل مصر اسمه مرزبان بن مردبة اليونانيّ من ولد يونان بن يافث بن نوح
وعن عليّ وابن عباس أن اسمه عبد الله بن الضحاك . وعن محمد بن عليّ بن الحسين عياش . وعن أبي خيثمة هو الصعب بن جابر بن القلمس .
Selon le fils de ‘Abbas son nom était : Abd Allah fils de Dahâq fils de Ma’d. D'après Mohammad et 'Ali fils de Houssein : Ayach. D'après Abi Khithamah : Sa'b fils de Jabir fils de Qalmis.
وقيل: اسمه هرمس. ويقال: اسمه هرديس. On a dit son nom : Harmas - Et on dit : Hardis 

   Seconde hypothèse : Personnage yéménite, arabe. Il serait : Sa'b fils de dzi-Yaz al-Himiryy fils de Wâïl fils de Hamîr.

وقال ابن هشام: هو الصعب بن ذي يزن الحِميريّ من ولد وائل بن حمير؛ وقد تقدّم قول ابن إسحٰـق.
ونقل الإمام فخر الدين في تفسيره عن أبي الريحان السروري المنجم في كتابه المسمى بالآثار الباقية عن القرون الخالية أنه من حمير واسمه أبو كرب سمي ابن عير بن أبي أفريقيس الحميري وهو الذي افتخر به أحد شعراء حمير حيث يقول

قد كان ذو القرنين جدي مسلماً

 

ملكاً علا في الأرض غير مفند

بلغ المشارق والمغارب يبتغي

 

أسباب ملك من كريم مرشد

فرآى مآب الشمس عند غروبها

 

في عين ذي خلب وثأطه حرمد

قوله فرأى مآب الشمس، أي ذهاب الشمس وقوله في عين ذي خلب أي حمأة، والثأطة الحمأة أيضاً والجمع ثأط والحرمد الطين الأسود. قال أبو الريحان : ويشبه أن يكون هذا القول أقرب لأن الأذواء كانوا من اليمن وهم الذين لا تخلوا أسماؤهم من ذي كذي المنار ، وذي يواس انتهى

   Abou Al-Raihan al-Bairouni a dit dans son ouvrage al-'Athar al-Baqiyah 'an al-Quran al-Khaliyah que « ce dħul-Qarnain mentionné dans le Coran est Abu Bakr fils de Samma fils de ‘Omar fils de Ifriqis al-Himyari, celui qui a vaincu l'Est et l'Ouest de la Terre.

   Toubba 'al-Himyari al-Yamani, dans ses vers, a montré de la fierté pour son grand-père dħul-Qarnain (« le possesseur des deux cornes »), lequel était un croyant. Aussi dit-il :

   Dħul-Qarnain, mon grand-père,
   était un roi croyant soumis
   Se prévalant sur terre, incontesté
   Il a atteint les Levants et les Couchants
   Il rechercha des moyens puissants d’un Bienfaisant guide.
   Il a vu le soleil disparaître lors de son couché
   Dans une source pourvue de fange et de glaise noire

   Abu Hayyan a rapporté ce récit dans son ouvrage Al-Bahr al-Moubit. Ibn Kathir l’a aussi mentionné dans son ouvrage al-Bidayah wa an-Nihayah[16].

   Troisième hypothèse : Personnage des Roûm, Byzantins. Selon une parole du Prophète (sur lui Prière et Paix !) : Le Bicornu serait un jeune [d’entre] les Roûm. Alexandre fils de Philippe fils de Yamlous le Roûmi.

وقال وهب بن منبه: هو رومي. وذكر الطبريّ حديثاً عن النبيّ عليه الصلاة والسلام: أن ذا القرنين شابٌّ من الروم. وهو حديث واهي السّند؛ قاله ابن عطية وقيل اسمه ( الاسكندر بن فيلفوس بن ياملوس الرومي )

   Quatrième hypothèse : de Grèce. Alexandre fils de Philippe le Grec. On avance comme preuve la parole coranique, qui nous montre qu’un homme est appelé le Bicornu, lequel a possédé un empire s’étendant jusqu’à l’extrême couchant.  

أنه هو الاسكندر بن فيلبوس اليوناني قالوا والدليل عليه أن القرآن دل على أن الرجل المسمى بذي القرنين بلغ ملكه إلى أقصى المغرب. وثبت في علم التواريخ أن الذي هذا شأنه ما كان إلاّ الإسكندر فوجب القطع أن المراد بذي القرنين هو الإسكندر بن فيلفوس اليوناني .

   Cinquième hypothèse : de Macédoine. Son nom : on a dit qu’il était Alexandre (Iskandar), Roi grec de Macédoine. Soit le Macédonien.

واختلف في اسم ذي القرنين وفي السبب الذي سمي به بذلك اختلافاً كثيراً؛ فأما اسمه فقيل: هو الإسكندر الملك اليوناني المقدوني، وقد تشدّد قافه فيقال: المقّدوني.

    Sixième hypothèse : Dhoul Qarnayn n’est pas Alexandre de Macédoine, mais plutôt Cyrus II le Perse[17] . C’est celle de Abu-l-Kalâm Azâd : Dhu-l-Qarnayn est Cyrus II, dit le Grand, qui régna sur les Mèdes et les Perses de 556 à 530 approximativement avant le début de l’ère chrétienne. Cette opinion a été adoptée et développée par le savant indien as-Syohârwî, qui a consacré à ce seul point quelques 50 pages dans son ouvrage Qassas ul Qur’ân (tome 3, pp. 121-171)[18] .

    Conclusion[19].

    Quel nom se cache derrière le « Bicornu », le « possesseur des deux cornes » ? En vérité, Dieu est plus Savant ! Parmi les choses sûres, ce roi n’était pas des Fils d’Israël[20] et des yéhudim[21]. Secundo : Le texte coranique se limite au terme « Bicornu ». Sans donner de nom, de précision comme Alexandre. Troisièmement : En l’absence de sources et d’informations précises[22], il faut s’abstenir de suivre les gens de la Bible (toranique + évangéliques) et autres dans ce domaine. De même se référer à leurs Ecritures et autres références. Les gens de la Bible ayant tellement remanié, tronqué, censuré leurs Ecritures, qu’on ne peut s’y référer. Quatrièmement : Quant aux gens de l’histoire profane[23, ils ont, eux aussi, l’habitude d’enjoliver leurs textes, voir d’y faire des ajouts. D’où la nécessité aussi d’employer la retenue, la vigilance. Cinquièmement : Les gens de la Bible (toranique + évangélique – croyants & incroyants) ont cette fâcheuse habitude de donner, par exemple, à leurs rois deux images parfois diamétralement opposées. Ainsi le prophète Salomon (sur lui la Paix !) est-il présenté à la fois, dans leurs écrits, comme ayant été un grand roi, un grand personnage, un homme remarquable tout en étant un magicien de haut talent, un maître de la Magie, un homme ayant un penchant pour les femmes reproches rabbiniques et opposants de la polygamie en son temps, adorateur de statues, un roi non un prophète, etc. Même son de chofar pour son père David (sur lui la Paix !). Deux images contradictoires et faussées, incompatibles avec leur rang[24] . Idem pour les gens de l’histoire profane avec l’histoire d’un roi comme Alexandre le Grand.
   A partir de là, bien futé, note l'observateur, celui qui pourrait séparer le faux du vrai de leurs écrits et croyances fausses et erronées[25] . De plus, les gens de la Bible ont un goût très prononcé pour les légendes, lle légendaire, les contes et mythes en tout genre, histoires grotesques et absurdes, histoires féeriques ou magiques, etc. Ils aiment pour eux ce qu’ils aiment aussi pour leurs propres enfants[26]. Ceci fait partie de leur mentalité, de leurs croyances, de leur éducation, de leur environnement (païen), de leur façon de vivre, de leur culture[27] issue du paganisme d'antan…
   A notre époque, leurs bibliothèques, librairies, lieux de lecture, etc., regorgent de ce genre d’attraction et de lecture profane. De même leurs desseins animés, cassettes audio et vidéo, etc.
   Et enfin, sans le sceau des Ecritures[28] , l’œuvre de ce Grand Roi, de renommé mondial, de même son nom, auraient été inconnus du grand public, de "l’Histoire des nations", des gens de la Bible eux-mêmes[29]. Jeté aux oubliettes !
   Mais son Seigneur a voulu que son souvenir reste vivant chez Ses créatures, Ses esclaves croyants pieux. Car le peuple qu’il a emprisonné[30], sortira de son lieu, de son emprisonnement avant la fin des Temps, du monde. Et que tout cela fait partie intégrante des signes de la fin du monde…       

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] On a dit : Alexandre le Grand ou Alexandre III de Macédoine (Alexandros III o Makedôn, Alexandros signifiant « protecteur de l'homme ») (21 juillet -356–13 juin -323).
   Il portait le surnom de dikoros en raison d'une évidente hétérochromie.
   Fils de Philippe II de Macédoine, élève d'Aristote et roi de Macédoine en -336. Il fut l'un des plus grands conquérants de l'Antiquité et fonda notamment Alexandrie en -331.
Le mythe d'Alexandre s'explique principalement par ses prétentions à la conquête universelle (du monde entier).
   (…) Alexandre est le fils de Philippe II de Macédoine et d'Olympias, princesse d'Épire, sa troisième femme. Par sa mère, il est le neveu d'Alexandre le Molosse, roi d'Épire, territoire qui se situerait de nos jours entre la région grecque d'Épire et le Sud de l'actuelle Albanie.
   La légende veut qu'Olympias n'ait pas été fécondée par Philippe, qui avait peur d'elle et de son habitude à dormir en compagnie de serpents, mais par Zeus. Alexandre se servit de ces contes populaires à des fins politiques, faisant référence au dieu plutôt qu'à Philippe quand il évoquait son père. Une autre légende, d'origine égyptienne celle-là, (Roman d'Alexandre) veut qu'Alexandre soit le fils du dernier pharaon égyptien de la XXXe dynastie, Nectanébo II.
   Par son père Philippe II, Alexandre descendrait de Téménos d'Argos, lui-même descendant d'Héraclès, fils de Zeus — pour cette raison, la dynastie macédonienne s'appelle dynastie des Argéades ou des Téménides. Par sa mère, Olympias, Alexandre pensait descendre de Néoptolème, fils d'Achille et de Déidamie. (egypte-antique.com)
   Rappel : Ceci est Alexandre version Histoire profane.
[6] Venant du monde du Dualisme (loges, sectes, kabbalistes, etc.).
[7] Dans le Sabéisme (extension : le Paganisme européen, la mythologie égypto-greco-romaine), il est représenté comme tel. Qu’on en juge :
   On a dit : Une origine divine ?
   Fils de Philippe II et d’Olympias, princesse d’Epire, Alexandre voit le jour en juillet 356 avant J.C à Pella, la capitale du royaume de Macédoine. Sa mère le convainc qu’il est le descendant de Zeus par son père et d’Achille par elle-même.
   Drôle de descendance donc !
   Autre : "Mission divine : Alexandre a toujours cru qu’il était investi d’une mission divine. En Egypte, il se fait nommer Pharaon, « fils de Râ », « nouvel Horus » avec l’accord des égyptiens.
    Il se dit « fils d’Amon », l’équivalent égyptien de Zeus et affirme que sa mère l’a conçu du dieu lui-même, qui avait pris la forme d’un serpent.
   A partir de là, Alexandre exige qu’on se prosterne pour lui baiser les pieds.
   Il institue un culte royal : le cérémonial de la proscynèse. Les Grecs, hostiles à la vénération d’un être vivant, y sont hostiles mais cette résistance est vite étouffée.
   (Remarque : est-ce pour nous dire qu'il est fils de Satan (version histoire profane) ? Voir place du Serpent chez les dualistes. "baiser les pieds", façon qui ressemble à la manière de saluer chez les Hindous. On ne sert pas les mains de l'autre individu, mais on caresse ses pieds...)
   Alexandre le Grand, homosexuel ?
   Effectivement, Alexandre avait un amant auquel il tenait beaucoup, Hephaestion,, mais comme le voulaient les coutumes de l’époque, cela ne l’a pas empêché d’avoir plusieurs enfants et de nombreuses maîtresses.
   On peut donc parler de bisexualité, ce qui était courant à l’époque. Plusieurs historiens affirment qu’Alexandre est devenu dépressif à la mort de son amant. C’est possible mais aucun texte de l’époque ne fait référence à cette relation amoureuse.
   On sait seulement qu’Alexandre a fait dresser un bûcher de six étages pour incinérer le corps de son compagnon d’armes. On sait également qu’Hephaestion a été nommé Chiliarque c’est-à-dire « Grand Vizir ».
   Nous ne pouvons faire aucun parallèle avec les "gays" d’aujourd’hui. Alexandre avait une sexualité en harmonie avec son époque. Les mariages étaient politiques, les maîtresses étaient nombreuses et entre deux batailles, on se divertissaient entre hommes."  (dinosoria.com).
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
   Le Bicornu révélé dans le texte coranique ne peut-être associé, de près ou de loin, à pareille description. Il apparaît, dans l’Histoire des Nations, que plusieurs personnages porteront ce nom. Aussi, la prudence doit être de mise quand il s’agit de savoir qui est « l’homme aux deux cornes »... Pour ne pas tomber dans les mêmes erreurs, égarements, absurdités que certains historiens et chercheurs du monde biblique et autre.
[8] Rabbanyah.
[9] A l’instar des Fils d’Israël…
[10] Pour eux : Alexandre le Grand. Epithète d’Alexandre et d’un conquérant d’antan, qui serait Cyrus le Grand selon une théorie récente (Abu’l-Kalâm Azâd, Zu’l-qarneyn hamân Kurosh-e bozorg ast, trad. M. E. Bâstâni Pârisi, Tehrân, 1332/1953…) : « Les historiens orientaux disent qu’il y a deux Alexendres, tous deux surnommés Dhu’lcarnein, c’est-à-dire aux deux cornes. L’origine de ce surnom vient de deux cornes du monde, c’est à savoir l’Orient et l’Occident, comme les Orientaux les appellent, que ces deux conquérants ont subjugué » (d’Herbelot, Bibliothèque orientale, Paris, 1697, p.317). L’interprétation courante, « Bicornu », peut aussi évoquer l’image d’un « Brifons » tourné vers la double ligne de l’horizon qui, tel le Janus latin dont le temple était clos en tant de paix, ferme la porte et sauvegarde la paix du monde en contenant les barbares belliqueux de Gog et Magog derrière une muraille de bronze infranchissable (Fr ; de Polignac, Cosmocrator : l’islam et la légende antique du souverain universel,…).
[11] La première version semble plus compatible.
[12] Ou des deux… Corne : symbole de puissance. Les cornes représentaient dans l'Antiquité l'Orient et l'Occident. On trouve dans les musées et autres lieux, des revues spécialisées, des sculptures avec des personnages de l'Antiquité surmontés d'une couronne avec deux cornes. On en a déduit, qu'un tel personnage était en fait un souverain qui régnât sur un territoire immense symbolisé par ce couvre-chef orné de deux cornes.
   La mythologie grecque raconte qu’à sa naissance, la mère de Zeus confia son enfant à la chèvre Amalthée. Elle craignait en effet que le bébé ne soit mangé par Cronos, son père. Un jour, Zeus cassa une des cornes de sa nourrice. Plus tard, pour se faire pardonner, il donna à cette corne le pouvoir d’abonder de fleurs et de fruits. Cette "corne d’abondance" représente la richesse et la fécondité. (internaute.com)
   Dans la prophétie de Daniel, le fait qu’une bête avait “ deux cornes ” symbolisait le dualisme de la domination médo-perse. — Dn 8:20, 21 ; voir aussi Ré 13:11.
   Les cornes de Moïse. Au moment de l’alliance renouvelée, Moïse apparaît avec des «cornes». ‘la peau de son visage’ Etait devenue rayonnante. Le verbe employé : projeter des rayons, vient en hébreu du mot cornes, ce qui a fait que d'anciennes versions ont traduit à tort : son front avait des cornes [lumineuses]. (Bible. Ex. 34 29). L'apôtre Paul attribue une puissance analogue, dans le domaine spirituel, à la contemplation intérieure du Seigneur Jésus glorifié (2Corinthiens 3.18). (levangile.com). Les commentaires et d’autres études expliquent souvent que toute cette idée de cornes est exclusivement liée à une mauvaise interprétation du texte hébreu. Mais ceci n’est pas vraiment sûr. Il me semble, au contraire, que le récit hébreu joue sur l’ambiguïté: le verbe «qaran» peut en effet signifier «rayon-ner» ou «être cornu». Donc pour un auditeur hébreu les deux significations se mélangent. (evangile-et-liberte.net)
   Moïse est un homme âgé et barbu. De son visage rayonnent deux faisceaux lumineux alors qu'il porte le plus souvent des cornes d’or ou de lumière. Cela est dû à une erreur de traduction,  l'hébreu  rayons lumineux est devenu   cornes d’or  en latin. D’où un Moise "biscornu", et qui le restera  longtemps, surtout dans la sculpture, où les cornes sont plus faciles à représenter que les rayons. (imagesbible.com)
   Le diable avec des cornes chez les gens de la Bible. Ce n'est qu'au Quatorzième Siècle qu'il a commencé à être dépeint comme un dieu démoniaque mi-homme mi-animal, tel un bouc (avec des cornes et des sabots). Avant le christianisme, on lui donnait-les noms de Satan, Lucifer, etc., le côté charnel de la nature humaine était gouverné par le dieu appelé Dionysos ou encore Pan, dépeint comme un satyre par les Grecs. Pan était à l'origine, le "bon gars", et symbolisait la fertilité et la fécondité. Quand une nation change de forme, de gouvernement, les héros du passé deviennent les "méchants" du présent. Il en fut de même pour les religions. (Le Livre de Lucifer).
  
Un autre de ces centres est l'église St-Merri dont le portail est surmonté du baphomet bicornu, l'antique dieu gaulois Cernnunos, signature à la fois des compagnons étrangers du Devoir et des Templiers. A l'intérieur de l'église la grande rose du transept nord est ornée de l'étoile renversée, symbole de la tête du bouc, insigne du diable.
   L’Antéchrist est associé, dit-on, à une petite corne dans le Livre de Daniel (11).  Le nouvel an juif porte aussi les noms de « jour de jugement », « du souvenir » et « de jour de la sonnerie » (du chofar : corne de bélier).
   Tabarî : « Alexandre est appelé Dhû'l-Qarnâ' pour cette raison qu'il alla d'un bout à l'autre du monde. Le mot qarn veut dire une corne, et on appelle les extrémités du monde cornes. Lui, étant allé aux deux extrémités du monde, tant à l'orient qu'à l'occident, on l'appelle Dhû'l-Qarnâ'.[...] »
Tabarî, La Chronique (De Salomon à la chute des sassanides), Actes Sud / Sindbad
[13] A l’inverse de la Bible (originelle).
[14]
En l’absence de preuves sûres, cela reste que du domaine des hypothèses. Certaines peuvent être retenues d’autres nullement. D’où l’importance de ne pas aller trop vite en besogne.
[15] Pour les Commentaires en langue arabe (cités), voir les commentateurs : Qortobi, Khazân, Razi, etc.
[16] Ibn Kathir ajoute que « ce dħul-Qarnain est le premier Tubba » (le titre des rois du Yémen). Il a été parmi les Tababi'ah (pluriel de Tubba ») du Yémen…
[17] Le roi de Perse est appelé en grec ancien Κῦρος Kuros, Cyrus, en vieux perse Kurash. Koresh, Gorush, en hébreu, Cyrus (,(ש"ע, et Kai-Khusro (كُورَشُ), c’est Kisra par les Arabes.
[18] Cette opinion semble rejoindre celle des gens de la Bible. En effet, les Scythes et les Cimmériens reviennent souvent chez eux pour identifier Gog et Magog.
   On a dit :
"Les éléments qui suivent sont fondés sur ses recherches.
Cyrus II adorait Dieu l’Unique (Ahura-Mazdâ, selon le culte monothéiste que Zoroastre avait prêché en Iran). Le titre de “Dhu-l-Qarnayn” – l’homme aux deux cornes – est dû au fait qu’il avait réuni dans ses mains, en – 550, le commandement des Perses et celui des Mèdes."
   La Perse (ou cette partie du monde) était le pays du Magisme (ou du Dualisme). Qui est Ahura-Mazdâ ? Les documents censés nous montrer qu’il prêchait un culte monothéisme nous laisse perplexe. De même que Cyrus II suivait (ou a pu suivre) cette religion ! Car le Magisme n’est pas (et n’a jamais été) la Religion agréée par le Seigneur des mondes. Secundo : ‘Le titre de “Dhu-l-Qarnayn” – l’homme aux deux cornes – est dû au fait qu’il avait réuni dans ses mains, en – 550, le commandement des Perses et celui des Mèdes.’ Ceci est une des interprétations possibles. Il en a aussi beaucoup d’autres. Et de poursuivre :
"En – 547, Cyrus II conquit la Lydie à l’extrême ouest de la Perse (”il atteignit le Couchant” – Coran 18/ 86)."
   Quel rapport avec ce verset précité ? Etait-il arrivé là où le soleil se couche ? Se lève ? A l’instar du Bicornu ?
"En – 546, il dut revenir pacifier de nombreuses tribus en Bactriane, à l’extrême est de la Perse (”il atteignit le Levant” – Coran 18/ 90)." Idem.
"En – 539, il conquit Babylone.
Tout ceci est bien connu des historiens. Selon Pierre Briant, “il serait totalement illusoire et vain de prétendre reconstituer les campagnes de Cyrus” ; de plus, “les dix dernières années du règne de Cyrus sont incroyablement mal connues” (Histoire de l’Empire perse, Fayard, p. 50 et p. 60 respectivement)."
   Dans ce cas, on semble suivre ici qu’une supposition. Cette opinion, bien que répandue, est donc à délaisser. De même celle des gens de la Bible et autres qui présentent Alexandre le Grand comme une sorte de polythéiste. La religion professée, en terres d’Europe, sera le Sabéisme. En Perse, le Dualisme. Deux religions non agréées par le Seigneur des mondes et combattues par les Prophètes dont Avraham et Mohammad (sur eux la Paix !).
[19] On notera que chaque pays, dans l'Antiquité, qui connaît le nom de ce roi célèbre, se l'arrache, prétendant ainsi qu'il est de lui, de son peuple, de sa nation. Mais Dieu est plus Savant !

[20] Mais occupe, d’une certaine façon, une place importante dans leur Histoire sainte, leurs écrits.
[21] Preuve que le judaïsme n’est pas la religion agréée du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha. Prêcher par les Prophètes dont Adam, Noé, Abraham, Ismaël, Isaac, Esaü, Jacob et les Tribus, Salomon, David, le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !). Et que le Monothéisme n’est pas leur apanage. Et qu’avant l’apparition de Jacob et des Tribus, le Monothéisme était vivant et bien prêché sur la planète Terre.  
[22] Etudions d’un peu plus près le premier verset cité à son sujet : قل سأتلوا عليكم منه ذڪرا (Je vais vous réciter une narration de lui  - 83). Cela n
ous invitera, à découvrir, les raisons pour lesquelles le texte coranique a rendu l'expression la plus courte possible ذڪرہ   dhikrah (sa narration) à cet endroit, et a opté pour deux mots: مِّنۡهُ ذِڪۡرًا ('minhu dhikra') à (une narration sur lui) ?
   Un peu de réflexion nous révèle que ces deux mots ont
été utilisés comme indicateurs nous disent que le Coran n'a pas promis de raconter toute l'histoire du Bicornu dans son cadre historique. Tout au plus d’une partie. C'est ce qui ressort à travers l'utilisation de la particule : (من) min et le nunnation (tanwin) de «dhikra » - une caractéristique ici de la langue et de la grammaire arabe. Comme pour le débat historique concernant le nom, le lignage et la période de dħul-Qarnain indiqué précédemment, le texte coranique nous informe à l'avance qu'il a sauté une partie jugée comme étant quelque chose de superflu.
   A l’inverse des textes bibliques lesquelles s’attardent sur la vie de nombreux personnage. Le texte coranique rappelle le sujet sans s’attarder sur les détails. Ce qui exaspèrent bon nombre de gens du monde biblique, adversaires et opposants de l’Islam traditionnel.

[23] Pour l’Europe antique : les gens du Sabéisme, par extension Paganisme, de la Mythologie égypto-greco-romaine, etc. Pour l’Asie, le Dualisme (Zoroastrisme, Zervanisme, etc.).
   Le français (gaulois), de nature, aime le dualisme y compris en politique. Le centre étant inexistant, un vide. Le régime du Pharaonisme (Partissisme ou régime des partis) lui ayant appris à être et devenir ainsi. Aussi, le Dualisme ayant repris du poil de la bête avec l’échec des Croisades (et étant apporté dans leurs besaces) ; il deviendra l’ennemi juré des gens de l’Evangile de Rome, du Vatican. La bête noire ! 
[24] Ceux-ci étant rois et prophètes. Ce qui signifie qu’ils ne peuvent tomber dans l’Associationnisme (chirk), l’Athéisme et la Mécréance. Les péchés comme la luxure, pratiquer la Magie, etc. Les gens de la Bible croient cela possible, les gens de l’Islam traditionnel nullement. Ne pas confondre !
[25] L’un des handicaps majeurs de ceux qui donnent à Dieu des Egaux, des Associés, dans Son royaume, dans Ses actions, dans Son Essence, c’est qu’ils sont incapables de différencier les choses. Bien entre mal, vrai et faux, mensonge et vérité, etc. L’exemple le plus frappant se retrouve chez les gens de l’Evangile. Ils professent l’Associationnisme de la Distinction (la trinité ou le Tri-Théisme) tout en prétendant défendre le vrai Monothéisme !? Un voile obstrue leur vue et est posé sur leur coeur.
[26] A la place de la Bible, de l’histoire et de récits bibliques, de leurs prophètes…
[27] Surtout dans des pays comme la Terre des Gaules où la Religion a été réduite, par ses adversaires et opposants, à un mouchoir de poche. Où mentionner « Dieu » ou un de Ses « noms » est jugé tabou, malvenu, contraire aux principes…, contraire aux valeurs de l’Humanisme, à la logique, à la liberté de penser, etc.
[28] Le Coran.
[29] Ceci les a obligés de se positionner. De s’intéresser à sa vie et à son œuvre malgré eux. A savoir qu’il y est et pourquoi est-il mentionné dans le sceau des Ecritures ? Et ceci depuis l’apparition de l’Islam.
[30] Gog et Magog.



Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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28/01/21 .