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HISTOIRE SAINTE - TERRE SAINTE - CHÂM.

Au nom de DIEU, Allaha,
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Que les meilleures salutations soient sur les Messagers et Prophètes divins !


  
Symbole יהודי (Yêhûdi)

L'ordre de Melchisédech et les gens de la Bible. (II)

Un serment de l'ordre franc-maçonnerie templière dit : 
    "Tu jure par ce serment de ne jamais suivre les commandements de l'Eglise. Tu jure de croire en Dieu l'Unique, qui n'a pas été engendré et n'a pas engendré. Tu jure de croire en Jésus qui n'a pas été crucifié et qui n'est pas mort."

  
Parole de Léon XIII : "La première loi de l'Histoire est de ne pas oser mentir. La seconde est de ne pas craindre d'exprimer toute la vérité...".

L'ordre de Melchisédech, Melchizedek ou en hébreu מלכיצדק



La Bible et la description d'un homme plein de mystère : Melchisédech...
   
14.17
 Après qu'Abram fut revenu vainqueur de Kedorlaomer et des rois qui étaient avec lui, le roi de Sodome sortit à sa rencontre dans la vallée de Schavé, qui est la vallée du roi.
14.18
 Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin: il était sacrificateur du Dieu Très Haut.
14.19
 Il bénit Abram, et dit: Béni soit Abram par le Dieu Très Haut, maître du ciel et de la terre!
14.20
 Béni soit le Dieu Très Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et Abram lui donna la dîme de tout.(Bible Segond.GEN 14:18-20)

    Jamais un homme n'a fait couler autant d'encre. Qui est-il ? D'où vient-il ? Pas grand monde, du monde biblique, sont à même de nous renseigner avec précision le concernant. Le texte biblique semble être une addition. Le copiste l'a fait volontairement pour faire dire au Texte biblique, ce qu'il n'est pas censé dire réellement. Ne voulait-on pas nous parler, dans la fin de ce chapitre, du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) ? Faire sa description ?

   D'après ce que nous dit le texte biblique, Loth aurait été en danger. Ce qui aurait obligé Abraham et les siens d'intervenir militairement. Loth (sur lui la Paix !) libéré, les rois de l'époque viendront faire soumission et allégeance au prophète Abraham (sur lui la Paix !). A partir de cette brillante victoire, il lui sera reconnu une certaine notoriété, il sera élu roi. Le plus étonnant est sans doute le commentaire des gens de la Synagogue sur ce sujet. Qu'on en juge :

   Jacob ben Isaac d'écrire : Son frère est prisonnier (Gen. 14:14). Abraham apprit que Loth était prisonnier. Il partit à sa recherche. On peut alors se demander pourquoi il est écrit « son frère », alors qu'Abraham n'était pas son frère, mais le fils de son frère. L'explication est : Abraham était un juste et Loth un impie (1). Abraham ne se vengea pas et partit pour délivrer Loth comme s'il était son propre frère.
   Il poursuivit jusqu'à Dan (Gen. 14:14) (2). Abraham le poursuivit jusqu'à la ville de Dan, mais comme le peuple d'Israël devait, par la suite, adorer des idoles dans cette même ville, la force d'Abraham lui fit soudain défaut (3).
   Il se déploie contre eux la nuit (Gen. 14:15), c'est-à-dire qu'Abraham les poursuivit, y compris la nuit. Nos sages disent que la nuit fut divisée en deux : pendant la première partie, Dieu accomplit un miracle ; les rois ennemis furent occis ; pendant la deuxième partie de la nuit, il protégea les enfants d'Israël durant la Pâque en Egypte(4), au moment de la mort des premiers-nés. Le Behaye écrit Abraham ne dormit pas de toute la nuit et guerroya (5). La première partie de la nuit, il poursuivit les rois et finit par les rattraper ; la deuxième partie de la nuit, il les tua ; c'est ce que signifie le verset : « Il se dépolie contre eux la nuit. » Le roi de Sodome alla à sa rencontre ; de nombreuses nations(6) se rassemblèrent dans une vallée et firent d'Abraham leur roi (7). Malki Tsedek, roi de Jérusalem, apporta du vin et du pain à Abraham et l'honora bien qu'il eût tué les rois, ses quatre fils. Le Midrach dit : Malki Tsedek était le fils de Sem, fils de Noé(8) ; il dit : Abram est béni par El Elion (Gen. 14:19), ce que signifie : Qu'Abraham soit béni et que son Dieu tout puissant soit loué, Lui qui a livré à Abraham ses ennemis. Malki Tsedek commit un péché (9) ; il bénit d'abord Abraham ensuite seulement il loua Dieu ; le Saint, béni soit-Il, l'a donc puni en le privant de son sacerdoce. Comme Abraham avait poursuivit avec ses gens le roi de Sodome et avait triomphé en ramenant Loth, Malki Tsedek vint à sa rencontre pour le séduire (10) en lui offrant du pain et du vin(11). Dieu fit d'Abraham un prêtre. Le roi de Sodome dit à Abraham : « Rends-moi ceux que tu as faits prisonniers ; l'argent et les biens, ils t'appartiennent. » Abraham lui répliqua : « J'ai fait le serment à Dieu de ne pas même toucher à un lacet de chaussure (12) ou à un bout de fil de tout ce que tu possèdes afin que tu ne puisses pas dire que c'est toi qui m'as rendu riche. » (Op. cit.).

   Notes :
   (1) Parole qui fait froid dans le dos ! Loth (sur lui la Paix !) fait partie de la Maison de la Prophétie. Comme Abraham (sur eux la Paix !), il était un prophète du Saint et Seigneur d'Israël ! En vérité, combien les Prophètes sont au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent !
   (2) A l'ouest de Jérusalem (Bible. Jos 19, 40-48). Selon nos sources, la poursuite sera terminera bien Damas. Toutefois, comment expliquer la présence du mot « Dan » ici ? L'histoire du peuple d'Israël n'allait-il pas se passer des siècles après le prophète Abraham ? 
   (3) En vérité, combien le prophète Abraham (sur lui la Paix !) est au-dessus de ce qu'ils et lui associent ! Si le peuple d'Israël commit le péché d'Associationnisme en ce lieu, lui seul est responsable de ses actes. Nullement les Prophètes (sur eux la Paix !).
   (4) Le prophète Abraham ne sera pas la pré-figure de ce qui se passera bien après lui. Il ne peut être tenu responsable des dérapages des Fils d'Israël.
   (5) Le prophète Abraham sera donc, et suivant les commentateurs toraniques, prophète-roi et un guerrier, commandant, comme ici, la 'guerre sainte' contre ses ennemis pour sauver un proche à lui, et un prophète du Saint et Seigneur d'Israël.
   (6) Quelles nations ? Pourquoi l'emploi ici du pluriel ?
   (7) Il deviendra donc Roi à Jérusalem, Châm.
   (8) Ce qui est faux. Mais telle est la croyance du monde toranique !
   (9) Cette erreur si on l'attribue à un roi, alors il s'agit de Mochè (Moïse) (sur lui la Paix !). C'est lui en effet qui commit une erreur. Dans ce sens qu'il dira : « Non point ! Avec moi, en vérité, est mon Seigneur, qui va me guider. » (Coran XXVI 62).
   L'erreur de Mochè est la suivante, selon l'exégète : Mon Seigneur est avec moi. Le "moi" aurait du se trouver après 'Seigneur' et non avant. Et l'erreur du prophète aura pour conséquence, toujours selon l'exégète, de faire tomber son peuple dans le péché mortel : l'Associationnisme. Avec Mikha (Michée-Samiri), en premier, avec Esdras (Ozair) (Coran IX 30), en second, et enfin avec le Messie fils de Marie (sur lui la Paix !), pour finir.
   Quant à la communauté mohammadienne, elle sera protégée. Le Messager de l'Islam ayant dit à son compagnon et beau-père Abou Bakr : En vérité, Dieu est avec nous. (Coran IX 30). Le "nous" sera retrouvera bien après le mot Dieu (Allah) et non avant.
   (10) Mot à la mode dans le langage du monde de la Synagogue. N'oublions pas que selon lui, le Messie fils de Marie (langage vulgaire : le Nazaréen) a bel et bien "séduit" Israël. Avec le Nom (Hachem), il a essayé de le tromper ! Qu'on relise les paroles des gens de la Synagogue sur ce sujet. Voir un pamphlet toranique dénommé Toledut Yéchou. Etonnant que le mot 'séduire' n'apparaisse pas dans le texte de la Torah !
   (11) La tradition patristique a exploité et enrichi cette exégèse allégorique, voyant dans le pain et le vin apportés à Abraham une figure de l'Eucharistie, et même un véritable sacrifice, figure du sacrifice eucharistique, interprétation reçue dans le canon de la Messe (Bible TOB).
   Pour nous, dans le "pain et le vin", nous verrons plus une figure de l'Antéchrist, le Faux-Messie qui doit venir d'entre les gens de la Torah, avant la fin des Temps. Nos sources spécifient bien ce avec quoi il viendra. Et le "vin", ce liquide bien aimé du monde biblique, n'est-il pas signe d'égarement et non de guidée pour la communauté du Messie, fils de Marie (sur lui la Paix !) ? Bien évidemment, l'exégète biblique en donnera un tout autre sens. Le "vin" EST sang du Christ-Sauveur, clameront en coeur, les gens de l'Evangile du monde latin : Italie, Portugal, Espagne, etc. !
   (12) Ceci est une traduction erronée. La chaussure tel que nous nous l'entendons, n'a rien à voir, de près ou de loin, avec ce que pouvait se mettre aux pieds les gens de la lointaine Antiquité. Secundo : A méditer :
   Selon Yaqubi, Héraclius envoya lui aussi une lettre au messager divin (le Messager de l'Islam) :
   « A Ahmad qu’annonce Ichoua (Jésus), de la part de César, chef des Romaniens.
   Ton messager m’a remis ta lettre et j’atteste que tu es l’envoyé de Dieu. En effet, nous te trouvons mentionné chez nous, dans l’Evangile ; tu nous a été annoncé par Ichoua, fils de Marie. Or, j’ai invité les Romaniens à croire, mais ils ont refusé. Pourtant s’ils avaient écouté, c’eût été pour leur bien. J’aurais voulu me trouver à tes côtés pour te servir et te laver les pieds. » (Yaqubi, Tarih II p. 82 ; Pr. Hamidullah, corpus, n° 16).

   Conclusion.

   Melchisédech, façon toranique, n'est autre que le prophète Abraham (sur lui la Paix !). Il est l'auteur d'un ordre : sa propre Tradition ou Norme, l'Ordre abrahamique. Celle que nous appelons nous : La Norme ou la Tradition abrahamique. Reprise ensuite par tous les Prophètes (sur eux la Paix !), sans exception. Il est, entre autre, la préfiguration d'un de ses descendants : Le Messager de l'Islam, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Car c'est lui, et personne d'autre, qui fera renaître cet Ordre parmi l'humanité. Aussi dans la Bible, cette parole le concernant :
  
   "Tu es prêtre pour toujours à la manière de Melchisédec."
  
   A savoir : Tu es vicaire d'Abraham et Prophète du Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha. 'Prêtre' signifiant ici, et selon la Bible : Prophète du Saint et Seigneur d'Israël et des mondes ! N'en déplaise aux détracteurs de la Religion divine : la Soumission !
   Les gens de l'Evangile voudront bien voir en cette prophétie biblique : le Messie fils de Marie ! C'est là une erreur manifeste. Ils oublient, volontairement où involontairement, que celui dont il est fait mention dans cette prophétie biblique, à l'instar de son aïeul ; aura (en plus de se réclamer de la Prophétie) à prendre les armes contre ses adversaires. Ce que le Messie fera bien, mais uniquement lors de sa deuxième mission, pour mettre à mort le Faux-Messie. Et le monde évangélique aime bien présenter le Messie, fils de Marie (sur lui la Paix !) comme un "pacifique" non comme un guerrier, un homme portant les armes, un violent. Quant à ses adversaires, n'est-ce pas tout leur contraire ?

   La Présentation évangélique de Melchisédech.

   Cette missive aux Hébreux (ou Israélites), que certains attribuent à Paul, l'Iduméen, d'autres non ; voudrait nous entretenir d'un être très mystérieux Melchisédech, de son sacerdoce, son ordre et de son prétendu héritier : le fils de Marie ! Cette lettre bizarre paraît s'adresser aux Hébreux du monde de l'Evangile, aux frères en religion de Paul, l'Iduméen ! L'auteur prouve, selon lui, que le nouveau sacerdoce du Christ est supérieur au vieil ordre lévitique et au sacerdoce d'Aaron (Heb. 7:1-10). Des tentatives ont été faites, au sein du monde biblique, pour identifier cet homme étrange qu'est Melchizedek. Aussi, est-ce . . . un ange, l'esprit saint, le Christ, ou autre... ? Mystère insondable ! Tous sont des produits de la spéculation, faits non historique ; et il est impossible de les réconcilier avec l'argument théologique de cette prétendue lettre aux Hébreux. Melchisédech, dit-on, était un prêtre-roi réel, historique qui a servi d'exemple pour un Prêtre-roi plus grand qui devait venir, Jésus Christ (p. 819).
   Les cavernes où les rouleaux de la mer morte ont été trouvés, ont rapportés une série de treize fragments sur Melchizedek. De ces derniers, il est évident que la croyance que Melchizedek était le Messie, était une conviction fortement ancrée parmi la communauté de Qumran, aussi bien que parmi quelques autres sectes juives et gnostiques au premier siècle de l'ère du premier siècle.
   Quelques branches de l'église de Dieu ont également soutenu cet point de vue. Elles ont employé, pour cela, la description de Melchizedek en Hébreux 7, non seulement pour le relier au Christ mais également en tant que soutien de la co-éternité du Christ à Dieu le Père dans le modèle de Binitarian (1) de la Divinité.
   (1) « Le mot « binitarian » est typiquement employé par des disciples et des théologiens comme contraste à une théologie trinitarian : une théologie « deux » en Dieu plutôt qu'une théologie de « trois »… The anti-apollinarianist connection of this exegesis has been brought to light by Rondeau, Les commentaires patristiques du psautier, II, 145-147: “Dire que le Christ est un être composé, en entendant par là non pas qu’il est Dieu et homme – c’est en ce sens qu’Origène dit de lui qu’il est su/nqeto/n ti crhvma – mais que comme homme, il est, conformément à l’anthropologie aristotélicienne, composé d’une âme et d’un corps, a sans doute une portée antiapollinariste” (pp. 146-147).

   "Arguments du silence."

   L'Encyclopédie de Bible Standard Internationale (ISBE) commentaires : "l'argument de lui. Hébr. 7 est semblable à l'argument rabbinique du silence, qui a supposé que rien n'existe à moins que l'Ecriture sainte ne le mentionne. Puisque la Genèse ne dit rien des parents de Melchisédech la généalogie, la naissance, ou la mort, il sert d'un type représentant le Fils éternel de Dieu (v. 3)" ("Melchisédech ", vol. 3, p. 313).

   Dans la logique et le raisonnement rabbiniques, nous dit-on encore, on pourrait faire des déclarations qui étaient des "arguments de silence." Si la Bible n'indiquait pas spécifiquement quelque chose au sujet d'une personne, d'un endroit, ou d'un incident, de diverses conclusions pourraient être tiré pour la réclamation ou la discussion étant présentée. L'auteur des 'Hébreux' (probablement Paul) était évidemment au courant de la loi, du service au Temple, et des formes du discours rabbinique. Il utilise la méthode rabbinique d'argument de silence dans Hébreux 7 verset 3.

Le commentaire de la Bible, Harper dit de ce passage :

Formellement, le chapitre [des Hébreux 7] constitue une discussion exégétique de Ps. 110:4 basé sur le seul autre texte d'OT qui mentionne Melchisédech, 14:17-20 général. Cette exégèse, soulignant le caractère céleste du sacerdoce de Christ, peut avoir été inspirée par la spéculation contemporaine abondante sur Melchisédech comme une figure céleste, dont les exemples sont trouvés dans l'Auteur juif Alexandre Philo, à Qumran et dans des sources Gnostiques. Indépendamment de l'inspiration, les Israélites sont tout à fait restreints dans ses commentaires de Melchisédech, utilisant seulement ce qui est nécessaire de faire au point de vue christologique (p. 1265).

Harper continue à dire que "du silence enceinte d'Ecriture sainte est déduit le statut de Melchisédech comme ' sans père, sans mère, sans généalogie ' (v. 3)" (p. 1265). Ainsi, on pourrait dire que Melchisédech a été "sans père, sans mère et sans généalogie" parce que les Ecritures saintes n'ont pas identifié son origine. Tandis que cet argument pourrait sembler peu convaincant à l'avis moderne, cela aurait été compréhensible et raisonnable pour un Juif du premier siècle.

La seconde se trompant de la supposition est que Melchisédech n'avait aucun commencement ou fin et doit donc être le Fils immortel de Dieu. Le terme "le début de jours et la fin de vie" se réfère au manque d'informations dans les Ecritures saintes quant à son origine ou cession. Les commentaires de la Bible d’Abingdon dit que dans Héb. 7:3, l'auteur "fait une utilisation très remarquable de l'argument du silence. Rien n'est dit dans la Genèse du parentage de Melchisédech. Nous n’avons rien comme récit sur son père ou sa mère. Il n'y a aucune référence au début de sa vie ou à sa fin - à sa naissance ou à sa mort... Au vue de l'auteur, les silences de l'Ecriture sainte sont aussi significatifs que ses déclarations ..." (p. 1310).

 D'Hébreux 7:3, Bible, d'Halley dit :

Quelle n'est la signification de ' sans père, sans mère, sans généalogie, l'ayant ni début de jours, ni fin de vie ' ? Pas que c'était en réalité ainsi, mais qu'il a apparu ainsi dans les Rapports d'Ancien Testament. Lévitique des Prêtres étaient des Prêtres à cause de leur Généalogie. Mais Melchisédech, Sans Généalogie, était le Prêtre Reconnu du Genre humain à ce moment-là. La tradition hébraïque est que l'on connaît que Shem, qui était toujours vivant les jours d'Abraham et, aussi loin l'Homme Vivant le Plus vieux à l'époque était Melchisédech. Une image mystérieuse, solitaire et un type, dans le passé terne, du Roi-prêtre Éternel Venant (p. 652).

La troisième supposition fausse est que Melchisédech continue comme un prêtre à ce jour. On pourrait conclure de la déclaration " Melchisédech reste un prêtre continuellement" qu'il est toujours vivant et ce tenant les fonctions de prêtre. De nouveau, ce n'est pas le point que l'auteur des Hébreux essaye de faire. En réalité, il utilise l'argument du silence pour dire que "puisque la Bible est silencieuse de la mort de Melchisédech, nous pouvons métaphoriquement affirmer qu'il est vivant et reste dans les fonctions de prêtre." De cette façon il est un type approprié du sacerdoce de Jésus Christ. (...)

  Origines familiales.

   L'exégète évangélique reconnaît : Le livre de la Genèse se donne habituellement beaucoup de mal afin de nous donner les origines familiales de tous les personnages qu’elle présente. Mais Melchisédek apparaît soudainement sur la scène sans annonce, sans mention de parents, et disparaît aussi vite. Mais il ne peut y avoir aucun doute cependant qu’il était digne de grand respect; même Abraham lui payait la dîme; et se faisait même bénir par lui, ce qui démontrait qu’il était supérieur à Abraham (Hébreux 7:2,7).

   Nous avons vu qu'il est impossible que cet être mystérieux soit supérieur à Abraham.  "Ce Melchisédek, Roi de Salem (Jérusalem), prêtre du Dieu très haut, qui rencontrait Abraham revenant du massacre des rois, et qui le bénissait", est décrit comme étant "sans père ni mère, sans descendance (ou généalogie), n’ayant ni début ni fin; mais qui était fait semblable au fils de Dieu" (Hébreux 7:1,3). À partir de cela, certains soutiennent que Jésus existait littéralement avant sa naissance; et par conséquent n’avait pas de parents humains.

   L'exégète de répondre : Jésus avait un Père (Dieu), et une mère (Marie), et une généalogie (voyez Matthieu 1, Luc 3 et cf. Jean 7:27). "Melchisédek" ne peut donc se référer à Jésus personnellement. De plus, Melchisédek était "fait SEMBLABLE au fils de Dieu" (Hébreux 7:3); il n’était donc pas Jésus lui-même, mais il avait certaines particularités en commun avec Jésus, que l’écrivain se servait pour fin d’enseignement. "Selon la ressemblance de Melchisédek, nous avons un autre prêtre", Jésus (Hébreux 7:15), qui était ordonné prêtre "selon l’ordre de Melchisédek" (Hébreux 5:5-6).

   La description de Melchisédek ne peut tout simplement pas être prise littéralement. Si Melchisédek n’avait ni père ni mère, alors il ne pourrait être que Dieu Lui-même; Dieu est le seul à ne pas avoir de commencement (1Timothée 6:16; Psaumes 90:2). Mais il ne l’était pas: "Considérez comme il était important cet homme" (Hébreux 7:4); des hommes pouvaient le voir (ce qu’on ne peut pas faire avec Dieu); et il offrait des sacrifices à Dieu. S’il était appelé un homme, alors il devait avoir des parents. Sa description comme étant "sans père, sans mère, sans descendance" devait donc se référer au fait que son ascendance et ses parents n’étaient pas enregistrés. Les parents de la reine Esther ne sont pas enregistrés, et par conséquent, ses origines sont décrites de façon semblable. Mardochée "élevait... Esther, la fille de son oncle; car elle n’avait ni père ni mère... laquelle, Mardochée, lorsque son père et sa mère étaient morts, adoptait comme sa propre fille" (Esther 2:7).

   Mais Paul ne nous dit pas tout cela que pour faire de la gymnastique intellectuelle avec l’Écriture. C’est qu’il y avait un gros problème en ce 1er siècle que la discussion de Melchisédek pouvait résoudre. (...)

   Le fils de Marie ayant certaines particularités avec Melchisédec, c'est un peu le discours que voudrait nous faire comprendre et entendre Paul, l'Iduméen. Toutefois, sans père ni mère, ni généalogie, fils de Dieu (Bible. Lc. 3 38) : il s'agit d'Adam, lui-même. Et au moment qu'il allait prendre vie, il sera dit aux anges : « Tous les anges de Dieu doivent l'adorer. » (entendre : se prosterner devant lui. Comparer : Coran II 34). Sans père, mais ayant une mère et une généalogie à partir d'elle : il s'agit du Messie, fils de Marie (sur lui la Paix !). A partir du corps d'Adam, d'une partie de lui : il s'agit d'Eve. De l'union de deux époux : l'ensemble de la création humaine. Les Fils d'Adam.
   Autre interprétation possible : sans père ni mère : orphelin. Tel sera le cas du Messager de l'Islam, orphelin de père. Première erreur grossière de Paul et de ses fidèles.

   La dîme.

Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin: il était sacrificateur du Dieu Très Haut.
14.19
 Il bénit Abram, et dit: Béni soit Abram par le Dieu Très Haut, maître du ciel et de la terre!
14.20
 Béni soit le Dieu Très Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains! Et Abram lui donna la dîme de tout.

   La dîme (1) — du latin decima, dixième — était, sous l'Ancien Régime en France, un impôt collecté en faveur de l'Église catholique et servant à l'entretien des ministres du culte.
   L'idée d'un impôt pour l'entretien du clergé se trouve dans la Bible (Genèse, XIV-20 et XXVIII-22). Chez les Juifs, c'est la dixième partie de la récolte prélevée pour l'entretien des Lévites et sur tous les revenus pour organiser un festin pour toute la maisonnée.
   (1) Le premier qui instaura la dîme a pour nom : Dahhâq. Ainsi fut-il appelé par les Arabes. (Voir Ibn Athîr, d'après Hicham fils de Kalbyy).
   Conclusion. La dîme, comme elle nous est présentée ci-joint, n'a (n'avait) rien d'illégale au sein du monde biblique (toranique + évangélique). Excepté, sans doute, pour les détracteurs de leurs religions.

   La dîme sur quoi ? Et pour qui ?

   Pour le monde toranique, la dîme, nous dit-on, est prélevée pour l'entretien des Lévites ! Ce prélèvement se fait (se faisait au temps du Temple) sur les agriculteurs. Et chose étonnante, et concernant ici Abraham, il donne la dîme à un être mystérieux, Melchisédech ! ? Un roi inconnu reçoit ici de la main d'un prophète la dîme ! Ce qui signifie, nous dit-on : Abraham s'est présenté à Melchizedek avec une dîme (un dixième) de tout le butin qu'il avait recueilli. Butin d'où ? De cette guerre contre ceux qui avaient retenu le prophète Loth (sur lui la Paix !) prisonnier ? Et comment ce butin pouvait-il être légal ? Pas d'explication !
   Question importante : En effet, il sort vainqueur, et chose étonnante, nous dit-on encore, une partie du 'butin de guerre' ira tout droit dans les mains d'un personnage inconnu ? Le droit biblique est bâti sur quoi ? Sur un droit d'essence divine, du divin Législateur et de Sa révélation ou sur un d'un droit d'essence humaine, d'un législateur humain comme il semble l'être ici ? Pour des gens se disant protecteurs et surtout héritiers d'un droit divin, cela ne remet-il pas tout en cause ? Leur intégrité ? Leurs sources ? Leur foi ? 
   Secundo : Par cet acte (de loi) Abraham a indiqué, nous dit-on, qu'il a identifié Melchizedek en tant qu'adorateur, comme lui, d'un Dieu vrai..., aussi bien qu'un prêtre qui s'est classé plus haut spirituellement que lui ! L'existence de Melchisédech montre qu'il y avait un peuple autre qu'Abraham et sa famille qui a servi un vrai Dieu, si oui, lequel ? On remarque ici que l'exégète voit en scène deux dieux se présenter : 1) le dieu d'Abraham : Elohîm, et 2) le dieu haut (Elyon) ou le dieu du ciel de Melchisédech, que bon nombre de gens de la Synagogue perçoit comme le dieu des étrangers. Est-ce à dire qu'Abraham, prophète du Saint et Seigneur d'Israël et des mondes reconnaît cet état de fait, comme semble le faire apparaître le texte biblique ? Est-ce possible pour celui qui sera bientôt le guide suprême des nations à venir ?
   Troisièmement : Prêtre, Abraham ne l'a jamais été, il sera plutôt un Dirigeant (imam) pour les gens. Il sera le grand Sacrificateur pour ce qui concerne le Pèlerinage à La Mecque : la Ka'bah. Selon l'exégète toranique :
Le premier à être nommé cohen dans la Torah est Melchisédek roi de Salem, que Rachi identifie à Shem, le fils de Noé (Genèse 14:18).
   Nous dirons : C'est l'opinion de Rachi et d'autres gens de la Synagogue, de la secte des Samaritains, mais cela n'engage qu'eux-mêmes. Sinon de dire : un descendant sémite a donné une chose... à son aïeul ! A ce sujet, et vue le peu d'informations que semble nous donner le monde biblique, tout cela montre à quel point la Bible a été modifiée, falsifiée, corrompue, par le monde biblique. Or, nous savons tous que l'histoire des prophètes dans la Bible a été soumise à une censure implacable de la par des ancêtres des Judaïsés et des Fils d'Israël, gens de la Synagogue. La Bible originelle ayant disparue, réécrite, que reste-t-il ?. Secundo : L'homme censé représenter Melchisédec est donc à la fois roi et prêtre. En lui deux pouvoirs : le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Et sa prêtrise est plus élevée, selon l'Ecriture, que celle du prophète Abraham ! Il suffira aussi de nous indiquer précisément ce qu'on entend ici par prêtrise, et le rôle de cette dernière. A ce sujet, on nous dit :
   Titre conféré à Aaron, le frère de Moïse de la tribu de Lévi, et à sa descendance masculine, afin de les désigner comme "dévoués" (sens originel de כהן) au service du Temple. Il s'agit donc des membres du clergé hébreu, qui réalisaient les sacrifices et autres services dans le Temple de Jérusalem, sous l'autorité du Cohen Gadol (Grand Prêtre). Le premier Cohen Gadol fut Aaron lui-même...

  
Ainsi donc, et toujours selon le monde de la Synagogue, Aaron (Haroun) (sur lui la Paix !) va léguer aux Lévites une fonction particulière. Ils seront chargés du service liturgique... L'évidence qu'Aaron lui-même est un prophète du Saint et Seigneur d'Israël, ne se voit-il pas, par les gens de la Synagogue ; relégué au second plan ? Le titre de prêtre ayant la préséance ! Troisièmement : L'exégète biblique d'ajouter : 1) Par cet acte (de loi) Abraham a indiqué, nous dit-on, qu'il a identifié Melchizedek en tant qu'adorateur, comme lui, d'un Dieu vrai..., 2) L'existence de Melchizedek montre qu'il y avait donc un peuple (de gens) d'autres qu'Abraham et sa famille qui ont servi, eux aussi, le vrai Dieu. Ce qui annule, si nous admettons cette remarque, toute prétention des gens de la Synagogue d'être les premiers et les héritiers du Monothéisme. Car on voit mal un prophète comme Abraham se soumettre à un homme, à un roi-prêtre associateur, à un homme ayant une religion autre que Celle du divin Créateur ? Prétexte avancé du monde toranique, rabbinique, ne sera-t-il pas de dire : mais c'est à Sem à que sera remis la dîme ! ? Et n'est-ce pas à lui et à sa descendance que revient les prérogatives divines ? Dans ce cas, quel était la vrai religion de Sem, fils de Noé (sur lui la Paix !) ? Preuve que l'Histoire de ce [prétendu] roi Melchisédec est une histoire invraisemblable, tronquée. Rappelons enfin cette parole divine :


   "Certes Dieu a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens, et pour eux [en échange] le Paradis ; ils combattront dans le sentier de Dieu, puis ils tuent [ou] sont tués. Promesse vraie qui, dans la Thora et l'Evangile et le Coran, Lui incombe. Et qui, plus que Dieu, est à remplir son pacte ? Réjouissez-vous donc du négoce que vous avez conclu ! Voilà l'énorme succès !" (Coran IX 111).

   Paul et la fonction de Grand-Prêtre.

   Immutabilité du sacerdoce du Nouveau prêtre. Dans Bible, Heb 7:19, l'auteur va s'employer à démontrer que le sacerdoce lévitique était inférieur, et être nécessairement remplacé par un autre sacerdoce, qui sera, lui, selon l'ordre de Melchizedek. Les prêtres lévitiques ont été qualifiés être prêtres à cause de leur descendance physique (biologique) d'Aaron, basé sur l'exigence de la Loi. Le nouveau prêtre est qualifié, lui, être prêtre parce qu'il, comme Melchizedek, il ne meurt pas (Heb 7:15-16). De plus, celui-ci, à la différence d'autres prêtres devenus prêtres sans serment, l'a été avec serment (Bible. Héb. 7 15-9).
   Les Grands prêtres nommés selon la Loi sont faibles, tandis que le fils nommé selon le serment a été fait parfait pour toujours. La perfection était le résultat de la souffrance du fils (voir HeB; 2:10) ; Il est le Grand prêtre parfait par ce qu'il a souffert et par sa souffrance il est aussi devenu le sacrifice parfait.

   L'auteur de cette missive essaie de justifier l'impossible. Pour qu'on croit ses paroles, il faudrait que le Messie, fils de Marie (sur lui la Paix !) à la base ait connu véritablement la Mort, lors de sa première mission auprès des Fils d'Israël. Or, de Mort, il n'en connaîtra réellement qu'après sa deuxième mission, avant la fin des temps. Ce qui signifie clairement que cette prophétie ne peut lui être attribué. Secundo : On voit son rôle de 'tricheur', 'corrupteur', lorsqu'il prétend, par exemple, du Messie, fils de Marie (sur lui la Paix !) : Souviens-toi de Jésus-Christ, ressuscité d'entre les morts, issu de la race de David, selon mon Evangile (!!!). Pour lui je souffre... (!!!). En vérité, combien le Messie est au-dessus de ce qu'ils décrivent et lui associent ! Pourquoi ? Parce que le Messie qu'il prétend d'écrire : 1) de mort, il n'en connaîtra point, pas même de résurrection. Les signes qui font qu'il existe réellement une résurrection était, au temps même du Messie, de deux ordres : Sa naissance miraculeuse et le fait qu'il ressuscitait réellement, et avec la permission divine, les morts. 2) issu de la race de David... Pour être issu de David, se réclamer de lui, et ceci à l'inverse du monde de la Synagogue qui donne priorité de la mère sur le père ; le Messie, fils de Marie aura du avoir un père charnel, biologique. Or,  nous savons tous que tel n'est pas le cas ! On pourra l'admettre toutefois du côté de sa mère. C'est-à-dire qu'il possédait une descendance maternelle. 3) selon mon Evangile... à lui ! lequel n'est pas du Saint et Seigneur d'Israël et des mondes. Il ne reconnaît pas l'Evangile originel entre les mains de ses compagnons du Messie, les Douze ! Pour lui je souffre... Plutôt pour la demande effectuée de la par des gens de la Synagogue de l'époque : d'égarer les compagnons et les adeptes du Messie, fils de Marie (sur lui la Paix !). Et Dieu est plus Savant !
   Par contre, celui qui a eu à souffrir de son peuple, n'est-ce le sceau de la Prophétie, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) ? N'est-ce pas lui qui restaurera le Pèlerinage, ses règles ? N'est-ce pas lui qui restaurera le rôle du sacrifice chaque année en mémoire du Prophète Abraham (sur lui la Paix !). N'est-ce pas Mina qui deviendra ce haut-lieu ? N'est-ce pas chaque croyant soumis qui deviendra le sacrificateur de ses sacrifices ?
   (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !

 


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »*
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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24/07/07 .

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