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Culte de Latrie :
Culte de latrie.
La forme la plus
élevée d'adoration qui ne doit être accordée qu'à Dieu
seul. Grammaire. n. f. XIVe
siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin chrétien,
du grec latreia, de même sens. Du grec ancien λατρεια, latreia (« service de mercenaire », « service d'un
dieu », « culte », « adoration »). Passé au latin "latria".
L'appel
divin.
Le Saint et Seigneur
d'Israël, Allaha, n'a-t-il pas révélé à leur encontre :
  
En vérité, ce Coran raconte aux
Fils d'Israël la plupart de ce en quoi ils divergent,
cependant qu'il est, pour les croyants, certes oui, guidée
et miséricorde. En vérité, Ton Seigneur décidera parmi
eux, par Son jugement, tandis qu'Il est, Lui, le puissant,
le sage. (Coran XXVII 76--8).
Le
bûcher pour Abraham ? Nemrod, le roi sans foi ni loi.
Dans le Saint Coran, un récit est mis en exergue :
Abraham (sur lui la Paix !) jeté dans une fournaise. La
Bible ne parle pas de ce récit. Toutefois, le monde de la
Synagogue le rapporte dans ses commentaires sur la Torah
ou autres ouvrages. Ce qui signifie qu'une partie du monde
biblique connaît cette affaire : les gens de la Synagogue.
Jacob ben Isaac
d'écrire :
Haran meurt face à Terah son père en sa
terre natale à Ur (1) de Chaldée (Gen. 11:28). Le verset
nous apprend qu'Abraham risqua sa vie pour Dieu ; aussi,
mérita-t-il que le Saint, béni soit-Il, lui parle ;
comment Dieu a-t-il pu converser avec Abraham sans,
auparavant, nous faire savoir pourquoi Abraham était
juste ? La Torah nous explique qu'Abraham se laissa jeter
dans le feu pour l'amour de Dieu. (...) Terah remit
Abraham entre les mains de Nemrod (2) qui lui dit : « Si tu
te prosternes devant le feu, c'est bien. Par contre, si tu
refuses, je te ferai jeter dans le feu. » Haran se
trouvait là ne sachant qui il fallait croire. Abraham ou
Nemrod ? Il se dit : « Je vais voir. Si Abraham en
réchappe, alors je servirai le Dieu d'Abraham ; mais si
Abraham reste dans les flammes, alors je croirai au Dieu
de Nemrod. » Lorsque Abraham ressortit indemne du feu, il
interrogea Haran : « Qui crois-tu ? » Il lui répondit :
« Je crois au Dieu d'Abraham. » Ils le précipitèrent
dans le feu, ses entrailles rétrécirent et il mourut. Un
ange vint qui le sortit du feu devant son père Terah
comme le dit le verset : « Haran meurt face à Terah son
père. » Il se tenait devant son père qui le laissa
mourir. Si Terah ne s'était pas plaint d'Abraham à
Nemrod, Haran n'aurait pas été précipité dans le feu.
Cela nous apprends que l'homme ne doit pas compter sur les
miracles. Livrer son corps à Dieu ne doit pas faire
espérer que Dieu accomplira un miracle ; celui qui compte
sur une intervention divine pour être sauvé ne fait pas
véritablement don de son corps à Dieu. Dieu ne fit rien,
car Haran se laissa jeter dans le feu après avoir vu
qu'un miracle s'était produit avec Abraham. Les sages
disent bien qu'il ne faut jamais compter sur un miracle
(3). (Op.
cit.).
(1) Our Kasdim ou Ur en Mésopotamie.
(2) On remarque que Nemrod est représenté comme étant un
dualiste.
(3) Le monde des sages, c'est-à-dire : gens de la
Synagogue, ne sont pas connu comme gens croyants aux
miracles. Ce serait plutôt son contraire : Coran IV 155.
Autre récit d'un Midrache :
La rencontre d'Abraham avec Nimrod :
" Nimrod, dit à Abraham : es-tu bien
Abraham fils de Tèrah ?
En effet !
Sais-tu que je suis l'auteur de toutes
les œuvres, du soleil, de la lune, des étoiles et des
astres ? Les hommes sont issus de moi. Pourquoi as-tu détruit
mon idole ?
À ce moment, le Saint béni soit-Il
inspire Abraham qui répond :
Que votre Grandeur me permette de répondre
!
Parle !
Depuis la création du monde, le soleil
se lève à l'est et se couche à l'ouest. Ordonnez donc
au soleil de se lever demain à l'ouest et se coucher à
l'est (1). J'attesterai alors que vous êtes le maître du
monde. De plus, si vous êtes l'auteur des êtres humains,
vous devez connaître avec certitude toutes leurs pensées
intimes. Dites-moi donc maintenant ma pensée et mes
projets immédiats.
Nimrod, perdu dans ses pensées, caresse
sa barbe. Abraham s'adresse à lui : ne soyez point
surpris. Vous n'êtes nullement le maître du monde, mais
plutôt le fils de Kouche. Et si vous étiez le maître du
monde, pourquoi n'avez-vous pas sauvé de la mort votre père
? Mais, comme vous ne l'aviez point sauvé, ainsi
serez-vous incapable d'échapper vous-même à la mort.
Aussitôt, Nimrod convoque Tèrah et dit :
Quel traitement réserver à ton fils qui détruisit mes
idoles ? Son châtiment serait de le brûler vif !
Mais Nimrod dit à Abraham :
Prosterne-toi devant le feu et tu auras la vie sauve.
Je me prosternerai plutôt devant l'eau
qui éteint le feu.
Alors prosterne-toi devant l'eau !
Si c'est ainsi, mieux vaut s'incliner
devant les nuages qui supportent l'eau.
Incline-toi devant les nuages !
Alors mieux vaut s'incliner devant le
vent qui disperse les nuages.
Très bien, incline-toi devant le vent
!
N'est-il pas mieux de s'incliner devant
D'ieu qui maîtrise le vent ?
Alors Nimrod, [s'emportant], dit :
assez parler ! Je ne me prosterne, quant à moi, que
devant le feu. Je t'y jetterai et que vienne ton D'ieu te
délivrer.
Aussitôt, on le fit sortir pour le jeter
dans une fournaise ardente. Ligoté, enchaîné, placé
sur une pierre, il fut entouré de toutes parts de bois
ayant cinq coudées de longueur et cinq de hauteur qu'on
eut bien soin de flamber.
À ce moment, tous les voisins et les
concitoyens vinrent conspuer Tèrah, le frappant
sur la tête : honte ! humiliation ! Le fils que tu
disais appelé à hériter ce monde et le monde à venir
est en train de brûler vif par les soins de Nimrod !
Mais le Saint béni soit-Il, plein de clémence,
descend (2) et le sauve !"
(1) voir Coran II 258.
(2) Seconde indécence. Nous verrons plus loin,
et à la lumière du Coran, comment ce sont réellement
passés ces évènements. Secundo : Le Nom
"descend" et le sauve. Nous dirons que pareille
phrase est courante chez les gens de la Torah car, à
côté du Monothéisme, l'Anthropomorphisme est roi
!
Enfin, et selon le Talmud : "Au moment où
Nimrod, l'impie, avait jeté Abraham, notre père, dans la
fournaise ardente, Gabrièl dit au Saint béni soit-Il :
Maître du monde, puis-je descendre refroidir le feu et
sauver le Juste de la fournaise ? Le Saint béni soit-Il répond :
Je suis Unique dans mon monde et il est unique dans son
monde. Il convient à l'Unique de sauver l'unique. Et
comme le saint béni soit-Il ne prive aucune créature de
sa récompense, Il dit [à Gabrièl] : Je te réserve
le mérite de sauver ses trois descendants. (1)" (Source
: rabbinat.qc.ca)
(1) Entendre selon les commentateurs
bibliques : A Gabriel de participer, plus tard, à la délivrance
de Michaèl, Hanania et Âzaria, jetés par Néboukhad'nétsar
dans la fournaise pour avoir justement désobéi à son
ordre de s'incliner devant sa statue.
On nous dit encore : En l’an 1998, âgé de
cinquante ans Avram quitte Noé et retourne chez son père
Térah à Our Kasdim ou Ur. Lors de son séjour à Ur, il
entre en conflit avec son père Térah, et détruit les 12
idoles principales que son père, le Ministre des Cultes
et conseiller de Nemrod, vénérait. Lors d’une
controverse Avram rappelle à son père que la pratique de
l’idolâtrie avait coûté la vie aux premières générations
qui avaient offensé Dieu. En agissant ainsi, Avram
rejette tous les dogmes et pratiques qui avaient été établis
par Nemrod, qui règne en souverain absolu sur tous les
peuples. Avram est immédiatement conduit à la Cour
babylonienne en présence du roi et des princes hamites
ainsi que son père Térah. Ce dernier craint la vengeance
de Nemrod qui apprend qu’Avram n’est pas mort et
qu’il a été trompé. (Source : hebraica.org).
Nous dirons : Les gens de la Synagogue croient,
dur comme fer, que Abraham et Noé (sur eux la Paix !) se
sont rencontrés, ont vécu à la même époque. De même
: En l’an 2000, Nemrod fait un nouveau songe que le juge
Enoki interprète en faveur des descendants de Chem, puis,
lui annonce que le fils de Térah va se révolter contre
lui. Nemrod décrète immédiatement la mort d'Avram. Elyhézer,
qui est présent lors de la sentence de mise à mort par
la cour de justice babylonienne, part immédiatement prévenir
Avram qui trouvera refuge chez Noé. Tout cela est faux.
Ce sont deux prophètes qui vécurent chacun à deux
époques bien différentes. Et nous avons vu que depuis
Çâlih (ou Salih) jusqu'à Abraham, il n'y eu aucun
prophète.
Version coranique.
Elle est très différente, même s'il existe
une certaine similitude en certains endroits. Preuve que
le Coran n'est pas le Livre que les gens de la Synagogue
ou de l'Église ou du Temple voudraient tous nous
présenter.
On reconnaît que Nemrod eut pour ministre
(vizir) Âzar (Terah). Cet homme, disent les chroniqueurs
était vizir mais encore sculpteur
d'idoles.
Concernant le prophète Abraham, au
Saint et Seigneur d'Israël et des mondes de révéler :
En vérité, et
de sa faction (1) était Abraham.
Quand il vint à son Seigneur avec un cœur sain
(2).
Quand il dit à son père et à son peuple (3) :
“Qu'est-ce que vous adorez ? ”
Voulez-vous, comme en blasphème (4), des dieux en
dehors d'Allah ?
Quelle pensée avez-vous du Seigneur des mondes ?
”
Puis, d'un regard il regarda les étoiles (5),
et dit : “Je vais être indisposé” (6) .
Ils lui tournèrent l'arrière train.
Alors il se glissa vers leurs divinités (7) et dit :
“Ne mangez-vous pas ?
Qu'avez-vous à ne pas
parler ? ”
Puis il se mit à les
battre de sa dextre (8).
Alors [les gens]
vinrent à lui en courant.
Il [leur] dit :
“Adorez-vous ce que vous-mêmes sculptez (9),
alors que c'est Allah
qui vous a créés, vous et ce que vous ouvrez ? ” (Coran
XXXVII 83-96).
Notes :/
(1) sous-entendu : de
la religion de Noé. De sa famille
spirituelle.
(2) pur de toute
association, de tout doute.
(3) concerne à la
fois son père et son peuple. N'apparaît
pas chez les commentateurs rabbiniques.
(4) forger des
mensonges à l'encontre de...
(5) وقال
ٱبن عباس:
كان علم
النجوم من
النبوّة،
فلما حبس
اللّه
تعالى
الشمس على
يوشع بن
نون أبطل
ذلك، فكان
نظر
إبراهيم
فيها
عِلماً
نبويَّاً.
تفسير
الجامع
لاحكام
القران/
القرطبي (ت
671 هـ)
Selon le fils de
'Abbas : La science des étoiles (ou astres) faisait
partie de la Prophétie. Quand Dieu (exalté soit-Il !)
retint le soleil pour Youcha' (Josué) fils de Noûn, elle
fut abolie. Et la façon de regarder d'Abraham était en
accord avec cette science prophétique.
وحكى
جُوَيبر
عن الضحاك:
كان علم
النجوم
باقياً
إلى زمن
عيسى عليه
السلام،
حتى دخلوا
عليه في
موضع لا
يطلع عليه
منه،
فقالت لهم
مريم: من
أين علمتم
بموضعه؟
قالوا: من
النجوم.
فدعا ربه
عند ذلك
فقال:
اللهم لا
تفهمهم في
علمها،
فلا يعلم
علم
النجوم
أحد؛ فصار
حكمها في
الشرع
محظوراً،
وعلمها في
الناس
مجهولاً.
تفسير
الجامع
لاحكام
القران/
القرطبي (ت
671 هـ)
Selon Dahhaq : Cette
science sera jusqu'à l'époque de 'Ichoua (Jésus) (sur
lui la Paix !). Les gens (de l'époque) entrèrent en discussion
sur ce sujet alors inconnu. Marie leur dit : "D'où
détenez-vous cette science sur ce sujet ?" Ils
dirent : "Des étoiles !" A (son fils)
d'invoquer son Seigneur en ces termes : "O mon Dieu !
Ne les informe pas dans cette science !" Et personne
alors ne pus comprendre cette science (des étoiles ou
astres).
(6) Atteint par la
peste. Épidémie connue parmi eux. Ils craignaient, par
sa cause, que la contagion ne les séparent. Aussi, ils
prirent la fuite et allèrent à leur fête, le laissant
au Temple des idoles. Sans personne avec lui. Il fit avec
les idoles ce qu'il fit..
(7) Il se dirigea vers les
idoles furtivement. Elles étaient placées, dit-on, dans
une grande salle, et devant elles les gens avaient déposé
diverses nourritures en guise d'offrande. A l'instar de ce
qui existe encore, de nos jours, dans certaines parties du
monde. Puis, Abraham s'adressa à elles sur un ton de
mépris et de moquerie : “Ne mangez-vous pas ?..."
(8) pour les frapper
avec force, ou encore : pour les frapper afin d'honorer un
serment (Coran XXI 57). Et avec la main droite, il y aura
plus de force...
(9) soit : des idoles.
Suite :
Ils dirent : “Qu'on lui
construise une construction et qu'on le lance dans la
fournaise ! ”
Ils lui voulurent donc une
ruse ; mais ce sont eux que Nous désignâmes les plus bas.
Et il dit : “En vérité, je
pars vers mon Seigneur : Lui me guidera.
Seigneur, fais-moi don d'une
[progéniture] d'entre les vertueux”.
Les
vicissitudes d'un peuple. Le Bûcher.
A court d'arguments et de preuves
valables, le peuple coupa court à la polémique et au
débat, préférant la force afin de faire triompher leurs
fausses croyances et leur tyrannie. Nous savons tous que
si quelqu'un est à court d'arguments, à lui :
- d'entrer dans un débat futile,
- d'être coléreux, de vous traiter alors de tous les noms,
- de chercher, à travers ce différent, de vous avilir,
de vous abaisser devant
autrui,
- de vous menacer, de vous mettre en garde,
- d'en venir aux mains pour chercher à vous
impressionner, pour prouver qu'il a raison, pour se
justifier,
- de vous menacer de porter plainte auprès des
autorités,
- de vous faire traduire en justice.
- de vous bannir,
- chercher jusqu'à mettre fin à vos jours...
Tous
les prophètes (sur eux la
Paix !), sans exception, ont du affronter leurs peuples,
le pouvoir en place, les autorités religieuses en place...
Certains ont du y laisser leur vie. Lire l'Histoire du
peuple d'Israël. Rien ne s'est fait sans la douleur et le
sacrifice.
Abraham, le prophète
(sur lui la Paix !), l'hébreu et le Soumis.
Nul
n'est prophète qu'après quarante ans révolu. Avant cette
date, des signes peuvent apparaître le concernant. Enfant
super doué, protection divine... Le Prophète Abraham (sur
lui la Paix !) est un prophète dont tout le monde se
réclame, voudrait se réclamer. Même le sceau de la
Prophétie s'est réclamé de lui. Et ainsi parlera-t-on de
la tradition abrahamique au sein de la communauté
islamique, non celle des hommes, gens du commun. Le monde
toranique, de la Synagogue, de déclarer le concernant :
"Les
exégètes du Pentateuque enseignent qu’Avraham est le
premier « Tsadik » ou Juste parmi les sept Justes
et Prophètes qui ont perpétué, transmis et révélé à
l’humanité l'incontournable réalité de la « Chékhina » en
chaque chose - la Providence divine - fondement du
monothéisme. Ces sept Sages sont Avraham, Isaac, Jacob,
Lévy, Kéhat, Hamram et Moïse. Ces prophètes ont voué leurs
vies à la révélation de la Parole divine et à la
connaissance du Dieu créateur de monde, forme originel du
monothéisme. A ce sujet les exégètes écrivent ; « Nous
sommes les descendants d’Avraham, Isaac et Jacob. Le
propre de ces patriarches fut de proclamer le Nom divin,
répandre la connaissance véridique du Dieu créateur »
, le Ramban - « Avant Avraham, Dieu n’était connu que
comme le Dieu du ciel. Mais après qu’il eut proclamé son
Nom, il fut reconnu comme le Dieu du ciel et de la terre »
Rachi - ou encore selon Sforno : « L’œuvre de
Avraham fut poursuivie par Isaac, puis Jacob, enseignant
dans les tentes de la Torah, à tous ceux qui recherchaient
la connaissance divine » .
Nous dirons que le
terme de "tsadik" à ici le sens de
soumis.
Son Seigneur, en ce pacte de l'AT., lui demandera qu’une
seule chose : « Sois un Soumis », il dit : « Je me soumet
au Seigneur des mondes. » (Coran II 131). Et Abraham
enjoignit à ses enfants ; de même que Jacob : « En vérité,
mes enfants, Dieu a fait choix pour vous d’une religion
(l’Islam) : ne mourrez point, donc, que vous ne soyez des
Soumis ! » (Coran II 132). C’était là le pacte d’Abraham
(sur lui la Paix !), entre lui et ses enfants.
Le Coran n'est pas le seul à dire que la religion d'Abraham était "la
soumission à Dieu" : le texte biblique le dit lui aussi
très clairement : "Abram eut foi dans le Seigneur, et pour
cela le Seigneur le considéra comme
juste" (Genèse 15/6). Voici ce qu'on peut lire dans
la T.O.B., en note de bas de page : "Le terme hébreu
traduit par juste désigne un
accord complet avec la volonté de Dieu plutôt que la
rectitude morale" (T.O.B., édition de 1997, p. 36). Mais…
c'est la définition même de la "soumission à Dieu" telle
que les sources musulmanes entendent cette formule : une
spiritualité et une rectitude morale fondées sur un accord
complet avec ce que Dieu veut de l'homme, plutôt qu'une
spiritualité et une rectitude morale fondées uniquement
sur des principes élaborés par la raison seule, ou fondées
uniquement sur la tradition ancestrale.
On peut noter, en passant, que la même chose est dite dans le texte
biblique à propos de Jésus fils de Marie (sur eux la paix)
: "Laisse faire maintenant : c'est ainsi qu'il nous
convient d'accomplir toute justice" : c'est la phrase que
l'Evangile selon Matthieu, 3/15, attribue à Jésus
répondant à Jean Baptiste. Commentaire de la T.O.B. :
"L'idée fondamentale du terme rendu ici par justice est
celle de conformité (ou de fidélité) à la volonté de Dieu"
(T.O.B., p. 1435). N'est-ce pas là, encore une fois,
exactement ce que désigne en langue arabe le terme
"islam", pris de nouveau dans son sens littéral et non
dans son sens conventionnel ? (Ces deux exemples ont été
cités dans Islam et christianisme, logique de
rapprochement, par Amine Alibhaye, p. 97.)
- Secundo : Le
fondement du Monothéisme n'est-ce pas reconnaître
l'Unicité divine ? Le Nom divin, Elohim, Un dans Son
essence, Un dans Ses Attributs, Un dans Ses actions, Un
dans Sa création, Un dans l'Héritage des Cieux et de la
Terre. Ceci, le monde de la Synagogue ne l'a pas reconnu,
de même le monde de l'Eglise ou du Temple. Dans le monde
de la Synagogue n'est-on pas tombé dans
l'Anthropomorphisme, le Corporalisme (Elohim ayant un
"corps", notion chère à certaines sectes : kabbalistes,
etc.) et le Panthéisme ? Chez les gens de l'Evangile n'a-t-on
pas fait du fils de Marie, sceau des Prophètes d'Israël un
dieu co-créateur, co-éternel, consubstantiel ?
- Tierco : Le monde
biblique a-t-il cru a la Prédestination du bien et du mal
? Nullement. A côté de cela, comme ses frères en religion,
les gens de l'Evangile ; il a mis en avant et croit, dur
comme fer, au libre-arbitre ou à une Providence divine.
Nous, nous croyons en un décret divin pour toute chose et
en la Prédestination du bien et du mal : un secret divin.
- Quatrièmement :
Abraham (sur lui la Paix !) aura à confondre : 1) le
Sabéisme (astrolâtres, adorateurs des anges, etc.), 2) le
Dualisme (gens adorateurs du Feu, de la Lumière, etc.).
A ce sujet, il donnera
aux gens de l'époque une bonne leçon : la preuve
irréfutable que le Seigneur des mondes est le Maître et
Seigneur incontestable et absolu des causes.
L'élément "feu" peut avoir
en lui une force salvatrice, bonne, agréable comme
aussi provoquer des calamités, des désastres. Il sert à
l'homme en cuisine, en fonderie et bien d'autres choses.
Il peut-être source de malheurs lors des incendies de
forêts, de gens brûlés par le feu... Dans l'Au-delà, il sera
source de purification pour le croyant, source d'un grand
désespoir pour l'athée, le mécréant, l'associateur, etc.
- Avec le prophète
Abraham (sur lui la Paix !), son Seigneur a montré au roi
de l'époque, à son peuple, qu'Il domine et maîtrise
absolument la
situation. Sur Son ordre, le "Feu qui brûle" (qui devait
réellement le brûler) deviendra : "fraîcheur et paix", pour
son serviteur Abraham (sur lui la Paix !) ! Le roi restera
confus, médusé, ahuri, devant un tel spectacle ! Et c'est
justement de ce "feu gigantesque" que les gens de la
Synagogue auraient du nous entretenir tout spécialement et
ceci dès le début.
Mais... gens peu croyants aux miracles (Coran IV 155), ils
préfèreront en tirer un tout autre enseignement plutôt en
leur faveur, suivant leur mode de compréhension et de
pensée pour mieux
répondre à des critères qu'ils croient justes et solides !
Y
développer un avantage personnel, pour eux, et leur
propagande... Aussi préfèreront-ils nous parler et nous
entretenir d'un tout autre sujet : l'histoire légendaire,
peu crédible, d'une tour à Babel ! Si cette tour
gigantesque aurait été construite, à l'instar des
pyramides ; elle serait là ou une partie d'elle. En effet,
l'âge de la brique apparaîtra sous l'époque de
Pharaon non
celle de Nemrod.
- Le feu, encore lui,
apparaîtra à l'époque du sceau des Prophètes d'Israël, le
fils de Marie (sur eux la Paix !). A cette époque, dit-on,
le "Feu sacré" des Mages (ou des Dualistes) fut attiser.
Preuve, dit l'exégète, qu'il culbutera en lui, au Jour des
Comptes, toute personne qui aura pris le fils de Marie
comme divinité consubstantielle, co-éternelle,
co-créatrice avec Dieu : Allaha, Elohim, le Nom, en dehors
de Lui !
- Le
feu, toujours et encore lui,
le "Feu sacré" qu'adoraient les Rois Mages s'éteignit
à la naissance du Messager de l'Islam.
Ce qui n'était pas arrivé depuis 1000 ans. Preuve, dit l'exégète, que le
feu sera éteint pour la
communauté mohammadienne. Ils seront protégés du péché de
l'Associationnisme. Secundo :
Selon le fils d’Hicham : Le
grand-père du Prophète (sur lui Prière et Paix !),
Abdal-Mouttalab, vit un arbre sortir de son dos. Il
grandit tellement que son faîte atteignit le ciel et se
mit à briller de mille feux. Il vit aussitôt les Arabes et
les Perses s’agenouiller devant l’arbre et l’adorer. Une
devineresse lui prédit une descendance nombreuse. Elle dit
: « parmi tes petits enfants, il naîtra un prophète
auquel Arabes et Perses feront allégeance. » Ceci ne
s'est-il pas réalisé ?
- Quatrièmement : Et
les âmes qu'ils ont faites à Haran (Gen. 12:5). Selon
Jacob ben Isaac : "...L'explication de
«qu'ils ont faites à Haran »
est la suivante : Abraham convertit au judaïsme les hommes
et Sarah convertit les femmes, puis ils les emmenèrent
avec eux (Gen.R. 40. 14) (1). Isaac agit de la même façon
comme le dit le verset : « Jacob demeure en terre des
résidences de son père », ce qui signifie que Jacob
s'installa dans le pays de son père Isaac avait converti
ses voisins. Jacob fit de même, comme le dit le verset : «
Jacob dit à sa maison, à tout ce qui est avec lui :
chassez les Elohim (2) étrangers qui sont en votre sein (Gen.
35:2) », ce qui signifie : finissez-en avec
l'idolâtrie..." (Op. cit.).
(1) Ce qui paraît douteux.
Le nombre de gens qui partirent avec Abraham était un
nombre restreint. De quelques personnes.
(2) Elohim. Pluriel de
respect pour ce nom divin hébreu. Ne peut-être employé que
pour le Saint et Seigneur d'Israël. Interprétation
douteuse.
La
Religion d'Abraham (sur lui la Paix !).
Comme nous l'avons vu
et répété,
la religion d'Abraham était la même que celle d'Adam, de
Noé (sur eux la Paix !). Pour preuve :
Le
cycle de la Prophétie, inauguré par Adam , s'est achevé
avec le Prophète Mohammad (Sur lui Prière et Paix
!). En effet, dans son livre "Al-Mousnad", l'Imam Ahmad
rapporte ce propos (hadith) de Abou
Dharr (que Dieu l'agrée), dans lequel ce dernier dit (dans
le sens) :
«
J'ai demandé au Prophète (sur lui Prière et Paix !) :
- Qui a inauguré la Prophétie ? Il a répondu - Adam. J'ai
dit : - O Prophète de Dieu, était-il un Messager ? Il a
dit : - Oui, c'est un Prophète qui a reçu la Révélation. »
(Hadith rapporté par Ibnou Hibban)
La Torah n'étant pas encore
révélée, descendue sur Mochè (Moïse) (sur lui la Paix !),
comment peut-on parler et entretenir les gens sur une
chose inexistante ? De plus, n'est-ce pas faire mentir le
prophète Abraham (sur lui la Paix !) en lui attribuant une
religion et un
livre qui n'est pas le sien ? Aux gens de la Synagogue, du
monde toranique, de nous dire :
Dans
son oeuvre-dialogué intitulée "Kouzari", raby Yéhoudah
ha-Lévy suppose qu'Avraham
eut été l’auteur de l’ouvrage
intitulé le
Séfer Yétsirah - le "Livre de
la Formation". L’ouvrage à caractère mystique, qui
fait partie de ce que l'on appelle communément les
ouvrages de
Kabbalah, traite principalement
des permutations des 32 lettres hébraïques qui constituent
la
Langue Sainte ou "Lachaon
Ha-Kodech". Mais aussi, des combinaisons des lettres
et des mots, ainsi que leurs natures à leurs sources
spirituelles. Ce sont ces mêmes lettres qui ont servit à
la Création du monde par le Verbe, de la "Bouche" de Dieu
(1).
Une note du "Otsar ha-Midrachim" rappelle qu’Avraham reçut
de Dieu cet ouvrage qui renferme les secrets de la
Création du monde, mais qu’il ne put réellement en saisir
le sens profond qu’après avoir étudié les sources de la
Transmission auprès de
Chem et de
Héver. Cet ouvrage, qui sera
commenté par Rav Sahadia Gaon et par plusieurs exégètes "kabbalistes"
et législateurs, fait partie, d’après l’introduction du
Beth Yahakov, des 400 chapitres du Talmud que possédait
Avraham, source traité Havoda Zarah. Et dont aujourd’hui
nous ne possédons que 5 chapitres, selon ce même traité
14-b. (Explicit).
Autres ouvrages :
le Livre des Figures Hiéroglyphiques ou le Livre
d'Abraham le Juif (Voir
Nicolas Flamel - Wikipédia), le Testament
d'Abraham.
(1) Parler de la "bouche"
de Dieu, n'est-ce pas de l'indécence ?
Le
Livre d'Abraham ou les Feuillets ?
Ce(s) livre(s)
n'a (n'ont) rien à voir, de près ou de loin, avec le
prophète Abraham (sur lui la Paix !). A la lumière du
Coran, nous voyons qu'il fut dit le concernant :
   
Vous préférez la vie
présente, plutôt, alors que l'au-delà est meilleur et plus
durable. En vérité, ceci est certes dans les Feuilles
anciennes, les Feuilles d'Abraham et de Moïse (Coran LXXXVII
16-9 ; arabe :
صحف ابراهيم , Souhouf-i-Ibrahim ; Sifrei
Torah, ou Sefarim (en Yiddish, seforim).
- Que préfère les gens de
la Torah ? N'est-ce pas la vie présente à l'Au-delà ? Ce
reproche serait fait par de nombreux prophètes dont le
fils de Marie (sur eux la Paix !). Et que contenait ces
"feuilles", "feuillets", révélés à Abraham (sur lui la
Paix !)
? Parmi ce qui figurait dans ces feuillets.
  
 
Dieu
(تعالى) a dit : "Ne lui a-t-on pas
donné nouvelle de ce qu'il y avait dans les feuilles de
Moïse (la Torah Torat Moschè
תּוֹרַת־מֹשֶׁה et non "le Testament
de Moïse", ouvrage apocryphe) et
[celles]
d'Abraham celui qui a accompli (ses devoirs) que nul
porteur, en vérité, ne porte le port d'autrui (son péché),
et qu'en vérité, l'homme n'a rien ce à quoi il s'efforce,
et que son effort, en vérité, on va le
[lui]
faire voir bientôt...." (LIII 36-40)
Abou Dharr (que Dieu l'agrée !)
rapporte : "Je demandai au Messager de Dieu (sur lui
Prière et Paix !) : "En quoi consistaient les feuillets
d'Abraham (Ibrahim) ?"
Il me répondit : "Ils étaient des
exemples : Ô roi tyran et infatué ! Je ne t'ai pas envoyé
pour bouleverser le bas monde, plutôt pour répondre à la
supplique de l'opprimé, car Je l'exaucerais même si elle
m'était adressée par un mécréant. Un homme, à moins qu'il
ne soit un forcené, doit disposer de quatre heures : une
pour s'entretenir en tête-à-tête avec son Seigneur, une
deuxième pour se juger lui-même, une troisième pour
méditer sur tout ce que Dieu -à Lui la puissance- a créé,
et une quatrième pour vaquer à ses besoins, manger et
boire. "Un homme perspicace ne doit faire un voyage que
pour trois buts : pour acquérir une provision pour un
rendez-vous inévitable, ou des biens pour sa subsistance
ou un voyage d'agrément qui ne comporte aucun péché. Cet
homme sage doit aussi connaître l'époque où il vit,
s'occuper de ses propres affaires et contenir sa langue.
Car quiconque considère que ses paroles font parties de
ses oeuvres, il ne traite de ce qu'il le concerne".
(Ibn Hibbân et Al-Hâkim)
Ces feuillets ont été révélés la
première nuit du mois de Ramadan.
Le Messager de Dieu (sur lui Prière et
Paix !) aurait dit : "Les parchemins d'Abraham (Ibrâhim)
(sur lui la Paix !) ont été révélés la première nuit (du
mois) de Ramadan. La Thora a été révélée six jours après
le début (du mois) de Ramadan. L'Evangile a été révélé
treize jours après le début du (mois de) Ramadan. Enfin,
la révélation du Coran a débuté pendant les dix derniers
jours (du mois) de Ramadan".
Un Sefer Torah déroulé pour être lu lors d'un
office à la synagogue
Et
enfin, Abraham prophète du Saint et Seigneur d'Israël et
des mondes, Allaha, n'a nul besoin de gens comme 'Chem' ou
'Hever' pour étudier et comprendre la Religion divine : la
Soumission, sa religion. A lui de recevoir, comme tous les prophètes,
son enseignement par l'Ange de la Révélation : l'Ange
Gabriel (sur lui la Paix !). Secundo : Loin de lui
l'appellation : Abraham, le Juif ou de religion juive ou
ayant professé à ses enfants et sa descendance le
Judaïsme. Le mot "juif" (ou repenti), de même
"Judaïsme", n'apparaîtra
officiellement dans les Ecritures anciennes et l'Histoire
sainte ; qu'après l'adoration du "veau d'or",
façonné par Mikha (Michée-Samiri). Avant cela, le Judaïsme
ne saurait être. N'en déplaise aux détracteurs de la
Religion divine ! Aussi, être descendant de Juda, fils de
Jacob ne signifie nullement être "juif". Il sera (seront)
simplement Fils de Juda. Enfin, une religion n'est
nullement une "nationalité". Même en Terre sainte, on
parle de l'Etat hébreu, par rapport à la langue officielle
des habitants, et d'un Etat juif, sous-entendu : un Etat
de confession judaïque, rien de plus rien de moins.
Naguère, dans certains régimes communistes du monde
biblique, les résidents de confession islamique recevaient
une carte d'identité ou étaient reconnus comme 'musulmans'
par rapport aux autres résidents. Car pour eux quel statut
accorder ?
L'appel divin aux Fils d'Israël.
« Et
Nous avions apporté à Mochè le Livre (la Thora), de quoi Nous avions fait une guidée pour les Fils d'Israël en ceci : "Ne prenez hors de Moi personne de confiance." Descendance de ceux (par Sem fils de Noé) que Nous avons portés en compagnie de Noé (dans l'Arche) ! Lequel était vraiment un esclave fort reconnaissant. (Coran XVII 2-3).
Soit comme ceux d'avant eux, ils devront appeler nécessairement à : "Ne prenez hors de Moi personne de confiance." L'ont-ils fait ? L'ont-ils accepté ? Nullement. A peine libérés de Pharaon, ils voudront adorez d'autres dieux que le Saint et Seigneur d'Israël. Ils voudront déjà s'assimiler avec d'autres peuples de la région… (V. Coran VII 138). Le Monothéisme sera ainsi mis à rude épreuve par eux. Qu'on re-lise avec attention l'histoire des Fils d'Israël.
Conclusion.
Quand
l'histoire d'Abraham nous était contée. Il existe deux
versions : biblique et coranique. Le Coran met en lumière
certaines parties de cette histoire, que l'on trouve dans
bon nombre d'ouvrages du monde de la Synagogue. Ce récit
d'Abraham (sur lui la Paix !) avait besoin d'être réécrit.
Aussi celui qui réécrira cette page de l'histoire de
l'humanité, n'est autre que le Saint et Seigneur d'Israël
et des mondes, Allaha. Lui-même ne se contredit pas. Ceux
qui se contredisent, sont uniquement ceux qui ont cru bon
de réécrire la Bible. En y ajoutant ou en prenant soin de
soustraire ce que bon leur semblait ! Le travail de
falsification était tellement énorme, le Saint et Seigneur
d'Israël et des mondes a cru bon d'envoyer à l'humanité
Son sceau, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix
!).
Abd Allah
fils de Kathîr rapporte avoir entendu Moudjâhid expliquer
ainsi ce verset : « Ils n’ont pas apprécié Dieu à Sa juste
Valeur quand ils ont dit : « Dieu n ’a jamais rien fait
descendre sur un homme ! » (Coran VI 91) : c’était là les
paroles dites par les associateurs qoreichites ;
« Dis [leur] : Qui donc fit descendre le Livre que
Mochè a apporté en guise de lumière et de guidance pour
les hommes, qu’ils [les judaïsés] mettent en des
parchemins qu’ils exhibent tout en dissimulant beaucoup
? » : il s’agit là des Juifs qui exhibent ces parchemins
tout en dissimulant une grande partie [de ce qui s’y
trouve énoncé]. |