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HISTOIRE SAINTE - TERRE SAINTE - CHÂM.

Au nom de DIEU, Allaha,
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Que les meilleures salutations soient sur les Messagers et Prophètes divins !


  
Symbole יהודי (Yêhûdi)

   (suite Page 4)

   Apparition des langues.

   C'est après Noé (sur lui la Paix !) qu'apparaîtront d'autres langues sur terre. De Adam à Noé (sur eux la Paix !), les populations de la Haute-antiquité parleront tous une seule et même langue : le syriaque. Et les prophètes de cette époque lointaine parleront tous en cette langue. 
    Puis viendra le temps de changement. D'autres langues feront apparitions. Ceci suite, pour certains, à la chute de la nacelle de Nemrod : 

     البقرة :  249 { ببابل } قيل : هي بابل العراق بأرض الكوفة سميت بذلك لتبلبل الألسنة بها عند سقوط  صرح نمرود  / الخازن      

La Tour de Babel a-t-elle vraiment existé ?

 La Tour mystérieuse. Ce qu'en dise les gens de la Bible.

Toutes les races et les langues seraient apparues, selon la version biblique, lors de l'édification de la Tour de Babel. Toutefois, selon certains chercheurs et historiens du monde biblique, le texte biblique est loin d'être clair. Ainsi le dieu Yahvé, craignant que cet édifice ne permette ensuite aux hommes de construire tous les projets les plus irréalisables, décida de leur compliquer sérieusement la tâche, en punition de leur vanité... Et l'intervention divine est présentée là comme une intervention calquée sur le récit d'autre religions de l'époque, une sorte de bricolage. Un mélange de Monothéisme et de Sabéisme (et par extension : le Paganisme) d'antan... 
  Ce texte biblique ne met-il pas en avant la colère de tout un peuple contre son Dieu, puis la réaction de Celui-ci ? À l'origine de cette ambitieuse entreprise était l'orgueilleux roi Nemrod. À sa demande, architectes et ouvriers se seraient mis à la tâche jusqu'à ce que Yahvé rappelle aux hommes les limites de leurs pouvoirs. Il aurait alors introduit la multiplicité des langues de façon que, les bâtisseurs ne pouvant plus communiquer entre eux, la construction soit interrompue. La construction de la tour de Babel n'était pas une volonté d'égaler le divin Créateur ou de vouloir Le dépasser, surpasser. Il s'agirait plutôt d'une oeuvre satanique en vue de guerroyer avec Lui.

  La version des commentateurs coraniques met en avant la colère de Nemrod uniquement et sa punition. En contraction avec le texte biblique. Qu'on en juge : :

  Ils se dirent l’un à l’autre : « Allons ! Faisons des briques et cuisons les au feu ! » La brique leur servit de pierre et le bitume leur servit de mortier.

  En réalité, le mot "briques" n'a pas sa place ici. Cette une addition. La brique, à l'origine, semble concerner uniquement la tour de Pharaon non la tour de Nemrod. L'apparition de "briques" apparaissant à l'époque de Pharaon non à l'époque de Nemrod. Laquelle tour, dit-on encore, sera détruite ensuite par l'Ange Gabriel. 

La tour de Pharaon. L'âge de brique.

   Dans le Coran, nous lisons : Et Pharaon dit : « Cohorte des grands ! je ne connais pas de dieu, pour vous, autre que moi. Allume-moi donc un feu sous la glaise, Hâmân, puis construis-moi une tour : peut-être monterai-je jusqu'au dieu de Mochè (Moïse) ! Je le pense cependant du nombre des menteurs ! » (Coran XXVIII 38).

       [الزخرف: 87]. قال: { فَأَوْقِدْ لِي يٰهَامَانُ عَلَى ٱلطِّينِ } أي اطبخ لي الآجرّ؛ عن ابن عباس رضي الله عنه. وقال قتادة: هو أوّل من صنع الآجرّ وبنى به. ولما أمر فرعون وزيره هامان ببناء الصرح جمع هامان العمال ـ قيل خمسين ألف بناء سوى الأتباع والأجراء ـ وأمر بطبخ الآجرّ والجص، ونشر الخشب، وضرب المسامير، فبنوا ورفعوا البناء وشيّدوا بحيث لم يبلغه بنيان منذ خلق الله السموات والأرض، فكان الباني لا يقدر أن يقوم على رأسه، حتى أراد الله أن يفتنهم فيه. فحكى السدّي: أن فرعون صعد السطح ورمى بنُشَّابة نحو السماء، فرجعت متلطخة بدماء، فقال قد قتلت إله موسى. فروي أن جبريل عليه السلام بعثه الله تعالى عند مقالته، فضرب الصرح بجناحه فقطعه ثلاث قطع؛ قطعة على عسكر فرعون قتلت منهم ألف ألف، وقطعة في البحر، وقطعة في الغرب، وهلك كل من عمل فيه شيئاً. والله أعلم بصحة ذلك. { وَإِنِّي لأَظُنُّهُ مِنَ ٱلْكَاذِبِينَ } الظن هنا شك، فكفر على الشك؛ لأنه قد رأى من البراهين ما لا يُخِيل على ذي فطرة.  

   Remarque. Ce récit manque dans la Bible. Pourquoi ? On retrouve toutefois le dénommé Haman dans un livre dit le livre d'Esther. 
  
Haman (qui s'écrit en hébreu : המן, et pourrait signifier magnifique en persan) est, dans le récit biblique du Livre d'Esther, le vizir de l'empire perse sous le règne d'Assuérus
   Il se peut, note l'observateur lucide, qu'on est à faire à une histoire tronquée. En effet, "Les auteurs appartenant à l'école historico-critique considèrent donc ce récit qui possède toutes les apparences d'un conte, comme un roman historique dont la datation est sujette à débat..."
   A entendre les commentateurs, Hâmân aurait été le premier à faire des briques et à s'en servir pour la construction. En effet, Pharaon demanda à Hâmân de préparer des briques en terre cuite et de bâtir ladite tour. Et c'est à cette époque qu'apparut, dit-on encore, une construction aussi haute. Et au divin Créateur de le permettre. Pharaon montera pour y aller combattre le dieu de Mochè, dira-t-il ? 
   Alors la tour de Babel conte où réalité ? Car entre les deux rois : Nemrod et Pharaon des années les séparent. Secundo : Si on admet le récit de Hâmân, en quoi fut construite la tour de Babel : pierre ou briques ? Comment les gens de la Bible, après cela, peuvent-ils contester que leur Bible a été réécrite n'a pas été falsifiée, soumis à la censure des gens de la Synagogue ? En vérité, combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent !

  Secundo : Walter Vogels d'écrire : Si vous prenez le temps de lire le chapitre précédent, vous trouverez quelque chose de plutôt surprenant encore. On y énumère les peuples de la terre, les descendants des trois fils de Noé. Après la descendance de Japhet le texte dit : « Tels furent les fils de Japhet, d'après leurs pays et chacun selon sa langue... » (v. 5). Lisez la même chose aux vv. 20.31. Il est dit clairement, à trois reprises, que les peuples du monde parlent des langues différentes. Et alors, tout d'un coup, l'histoire de la Tour de Babel ouvre par : « Tout le monde se servait d'une même langue... » (v. 1). Nous sommes en présence de deux récits d'auteurs différents, qui chacun réfléchit sur la fameuse question de l'origine des différentes langues ? Le premier auteur (Gn 10) présente ce fait comme une bonne chose, fruit d'une bénédiction divine (1). En effet, après le déluge Dieu a béni Noé et ses fils en disant: « Soyez féconds, multipliez, emplissez... » (Gn 9,1). L'auteur de l'histoire de la Tour de Babel voit ce phénomène humain plutôt négatif, comme un châtiment divin. Ces deux positions sont curieuses et on pourrait se demander lequel des deux auteurs a raison ? [Explicit].
 
(1) Idem selon le Coran. Qu'on en juge :

  « Ho, les gens ! Nous vous avons créés d’un [être] mâle et d’une femelle et Nous vous avons désignés en peuples et tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Oui, le plus noble des vôtres, auprès de Dieu, c’est le plus pieux des vôtres. Dieu est savant, informé, vraiment.» (Coran XLIX 13)
 
De s'entre connaître entre les peuples, les nations, les tribus, est donc recommandez par le divin Créateur des langues.

   Pour nous, ce genre de contradictions, fréquent dans la Bible, n'est-elle pas la preuve incontestable de la censure opérée par les gens de la Synagogue et d'une falsification réelle de leur part ?

 Troisièmement : Voici l'histoire des fils de Noé (Gen. 10:1). Dans la lection, on mentionne soixante-dix hommes parmi les fils de Noé qui furent à l'origine de soixante-dix langues. Ce nombre est indiqué afin que l'on sache de qui Abraham est le descendant : il venait de la lignée de Sem (Houl. 89a, Sanh. 109a). Le Ramban dit : La Torah nous indique qu'Abraham figurait parmi ceux pouvant témoigner que Dieu avait créé le monde tout seul. En effet, Abraham était âgé de cinquante-huit ans quand Noé mourut ; Abraham conserva avec Noé ; il lui parla de son père Lamek qui avait vu Adam créé par Dieu. Abraham raconta à ses enfants le récit du déluge et de l'arche. Isaac et Jacob virent Sem le fils de Noé, qui se trouvait dans l'arche. Il leur conta le récit du déluge. Jacob le transmit ensuite à ses enfants. Voilà pourquoi le verset mentionne le nom de Sem et celui de ses enfants. (Le commentaire sur la Torah. Jacob ben Isaac).
  Le commentaire de Ramban n'engage que son auteur.

  Un livre énigmatique qui s'intitule "Le livre de Yaschar" (Jos.10:13; 2 Sam. 1:18) ou "Livre de la Génération d'Adam" (Dictionnaire des Apocryphes, 1858, par: M. L'Abbé Migne), nous informe sur ceci en disant: "Les enfants d'Aram, fils de Sem, fils de Noé, allèrent et se bâtirent une ville à laquelle ils donnèrent le nom de leur frère aîné "Uz" et en firent leur demeure". 
  Selon "Le Livre de Yasar", Noé, Sem, Cham, Japhet, Cush, Nemrod, et Abraham vivaient tous dans une même période:  "Et Abram alla demeurer dans la maison de Noé et de Sem, son fils, [dans la ville de Sem, c'est à dire Salem, qui devint Jérusalem] ; afin d'y apprendre la doctrine de Jéhovah et ses voies.  Et nul ne connaissait connaissait Abram, qui recevait l'instruction de Noé et de Sem...  Abram connaissait Jéhovah depuis l'âge de trois ans, et il lui est resté attaché jusqu'au jour de sa mort. Or, dans la cinquantième année de sa vie [à la mort de Noé], Abram quitta la maison de Noé, et revint dans celle de son père qui était toujours général de l'armée du roi Nemrod... (Source : kustodia).

  

  Mais qui donc était à Babel et qui construisait la Tour ? les hommes de la tribu de la descendance de Cham ? ou bien l’ensemble des descendants de Noé ?
  

 
Comme nous l'avons signalé, la Bible actuelle n'est pas pour nous source de référence. L'œuvre de cette confusion venant du monde de la Synagogue en personne. En effet, la Torah sera mise en pages, puis récrite par eux, non pas par les gens de l'Évangile. 
  Ce qui nous amène au problème de la datation de certains évènements bibliques. Pour le monde de la Synagogue, l’événement de la destruction de la Tour de Babel se serait produit en 1787 après la création du monde, pour le commentateur, l'historien du monde islamique 2773 ans après. Télescopage des dates ?  

 Selon le fils de Athîr, l'historien : Entre le déluge et la naissance d'Abraham : 1000 ans. Et depuis la création d'Adam : 3337 ans (Alkâmil fit-tarikh. Idem pour At-Tabari). Autre : Entre Noé et Abraham : 2640 ans.
 Descendance d'Abraham (toujours selon le fils de Athîr, historien) : Abraham, fils de Térah (arabisé : Azâr. Il vécut 248 ans), fils de Nahor (il vécut 230 ans), fils de Seroug (il vécut 239 ans), fils de Réou (arabisé : Arghû ou Arghoû. Il vécut 239 ans), fils de Péleg (arabisé : Falagh, la lettre p n'existant pas en arabe, lire (devient) f).

 Falagh. Sens : le diviseur. A son époque, dit-on, la terre sera divisée (en parties) (V. Bible. Gn. 10 25), et c'est de son temps que sera aussi la confusion des langues. Sa naissance, après le déluge, sera après 140 ans. Il vécut 474 ans.

 Suite : Péleg, fils d'Eber (arabisé : Ghâber ou 'Âber), fils Chélah, fils de Quénan (Bible. Lc. 4 36 ; absent : Bible. Gn. 11), fils d'Arpaxad, fils de Sem (arabisé : Sam), fils de Noé (sur lui la Paix !).
 Selon les historiens : C'est lorsque Térah eut atteint 75 ans, qu'Abraham (sur lui la Paix !) naquit. De même : Nahour et Hârân. De Hârân naîtra Lot. Abraham sera l'enfant du milieu. Hârân mourut du vivant de son père, là où il fut enfanté. La terre de Chaldée, c'est-à-dire : la terre de Babel. Abraham naquit à Babel. D'autres : Soûs, en terre d'Ahwâz, Koûtha, Harrân, son père le changera de lieu...
 On a dit : d'Arpaxad naîtra aussi Nemroûd (ou Nimrod). On a dit aussi : Nemrod fils de Kush, fils de Cham (arabisé : Hâm), fils de Noé. Autre : "Nemrod fils de Balsh" (At-Tabarî, Tâ'rîkh, vol. 1, p. 292.) ou "Nemrod fils de Arghû" (At-Tabarî, Tâ'rîkh, vol. 1, p. 234.) Durée de sa royauté : 400 ans. 
 Autre : "Certains chroniqueurs rapportent que Nemrod fils de Kûsh fils de Hâm fils de Noé régna 23 ans après la Confusion des Langues à Babel, ce qui coïncida avec la naissance d'Arghû - ce fut le premier royaume sur terre." (Al-Bîrûnî, Al-'athâr al-bâqiya, p. 87). At-Tabarî fait des précisions, en situant la naissance d'Arghû à trente ans de la vie de son père Fâligh et à 170 ans de la fin du Déluge (At-Tabarî, Tâ'rîkh, vol. 1, p.208.) et insiste sur ce que "Fâligh, dont le sens en arabe est "fendre", reçut ce nom en raison du partage du Monde [en sept climats] et de la confusion des langues qui eut lieu de son temps." (At-Tabarî, Tâ'rîkh, vol. 1, p.208.)

Confusion des langues ?

La Bible a sur ce sujet, un récit qui lui est propre. Selon le chroniqueur : "Puis naquirent à 'Âbir Fâligh et son frère Qahtân - la naissance de Fâligh étant 140 ans après le Déluge. Quand les hommes se multiplièrent, ils commencèrent, à cause de la proximité de temps qui les séparait de cette grande Inondation, à penser à la construction d'une ville qui puisse les contenir, de sorte qu'ils ne se dispersent plus, ou à une haute tour qui puisse les protéger et les garde de la noyade d'un autre Déluge, s'il venait a avoir encore lieu. Dieu - son Nom soit loué - voulut alors les rendre faibles, rendre contradictoires leur pensées et leur apprendre qu'en dehors de Lui il n'y a point de salut. Il s'opposa à leur rassemblement, dispersa leurs groupements et fracassa de toute sa force leur langue. 'Âbir avait 474 ans et alors naquit à Fâligh son fils Arghû." (At-Tabarî, Tâ'rîkh, vol. 1, p. 210.).

 Dans le dictionnaire 'La langue des Arabes' (Lisân al-'arab), le lexicographe Ibn Manzûr (630/1232 - 711/1311) nous livre un bref récit : "On dit que Babel fut appelée ainsi, car, lorsque Dieu le Très Haut voulut confondre les langues des humains, envoya un vent et les amena de tous les horizons à Babel. Dieu confondit avec ce vent leur langues, puis il les dispersa sur la terre." (Ibn Manzûr, Lisân al-'arab, Dâr al-Ma'ârif, Le Caire,). 

 L'encyclopédiste as-Suyûtî, apporte des nouveaux détails : "Quand Dieu [...] voulut rassembler les créatures à Bâbil, il envoya sur eux du vent. Ils se réunirent en se demandant pourquoi on les rassemblait. Un héraut cria : Qui a placé l'Occident à sa droite et l'Orient à sa gauche, et fait face à la demeure sacrée, à lui est dévolu le langage du ciel. Ya'rûb, fils de Qahtân (1), se leva, et il fut dit : Ô Ya'rûb, fils de Qahtân, fils de Hûd, est-ce toi ? - Et il fut le premier à parler l'arabe construit (al-mabniyya) [sic]. Le héraut ne cessa point de dire: Qui fait telle ou telle chose, à lui est dévolue telle ou telle langue, jusqu'à ce qu'ils se répartissent suivant 72 langues. La voix s'arrêta, les langues relevèrent une grande confusion (tabalbalat), et on [l']appela Bâbil. La langue était désormais du bâbilî." (Al-Suyûtî, Al-Muzhir, p.32 - traduction de Henri Loucel, "L'origine du langage d'après les grammairiens arabes", Arabica, XI, 1964, pp. 168-169). 
 Il existe également, dans un dictionnaire de toponymes d'al-Bakrî (? - 487/1094) : "On dit que les hommes s'endormirent, leur langue étant alors le syriaque. Au matin lorsqu'ils s'éveillèrent, leur langue fut séparée en soixante-deux langues différentes et chacun commença a bredouiller dans sa langue. Pour cette raison, l'endroit où ceci eut lieu, fut nommé Babel." (Al-Bakrî, Mu'djam mâ ista'djama min âsmâ' al-bilâd wa-l-mawâdi', vol. 1, éd. Mustafâ as-Saqâ, 'âlam al-Kutub, Bayrût, s.d., p. 219).

 (1) Selon les historiens arabes, tous les Arabes descendent de l'un ou de l'autre de deux ancêtres : 'Adnan et Qahtân ; selon Ibn Ishaq Qahtân est directement issu d'une branche sémitique indépendante de celle d'Abraham (2). Ismaël est reconnu comme l'ancêtre de 'Adnân, éponyme des Arabes "arabisés" (mousta'riba) quant à Qahtân, c'est l'ancêtre des Arabes dits "vrais Arabes" ('ariba), fixés originellement au Yémen et dont les deux branches principales sont les "Djourhoum" et les "Ya'rub". Ceux-ci se déplacèrent par vagues successives vers le Nord de la Péninsule et c'est ainsi qu'une tribu  issue de Djourhoum était établie dans la région du Lieu Saint avant l'arrivée d'Abraham et d'Ismaël. Ce dernier se maria à une femme djourhoumite nommée Ra'la et eut douze fils. De l'un de ces fils, Nâbit, est issu 'Adnân, l'Ancêtre des Arabes du Nord, en particulier la tribu des Qouraych d'où sera issu le Prophète Mohammad (Cf. "Sirah" d'Ibn Hichâm I, p. 5 à 9 et "Ta'rîkh al_islâm du Dr. Hasan Ibrâhim Hasan, I, p. 8 à 12). 
 (2) "Ibrâhîm fils de Târikh fils de Nâhûr fils de Sârûgh fils de Arghû fils de Fâligh fils de 'Âbir fils de Shâlikh fils de Qainân fils de Arfakhshad fils de Sem fils de Noé" (At-Tabarî, Tâ'rîkh, vol. 1, p. 233.)

En arabe :

  وٱختلف في تسميته ببابل؛ فقيل: سُمِّي بذلك لتبلبل الألسن بها حين سقط صَرْح نمروذ. وقيل: سُمّيَ به لأن الله تعالى لما أراد أن يخالف بين ألسنة بني آدم بعث ريحاً فحشرتهم من الآفاق إلى بابل؛ فبلبل الله ألسنتهم بها؛ ثم فرّقتهم تلك الريح في البلاد. والبَلْبَلة: التفريق، قال معناه الخليل. وقال أبو عمر بن عبد البر: من أخصر ما قيل في البلبلة وأحسنه ما رواه داود بن أبي هند عن عِلْبَاء بن أحمر عن عكرمة عن ٱبن عباس أن نوحاً عليه السلام لما هبط إلى أسفل الجُودِيّ ٱبتنى قرية وسمّاها ثمانين؛ فأصبح ذات يوم وقد تَبَلْبلَت ألسنتهم على ثمانين لغة، إحداها اللسان العربي، وكان لا يفهم بعضهم عن بعض     تفسير الجامع لاحكام القران/ القرطبي  ت 671 هـ.   

Conclusion.

L'époque de la confusion des langues.
Deux avis : L'un veut que ce soit au temps du prophète Noé (sur lui la Paix !). Après le Déluge. Son bateau s'arrêtera au bas de la Montagne. Les rescapés (au nombre de 80) bâtiront à cet endroit précis un village qu'ils nommeront "Quatre-vingt". Et un jour viendra, d'un coup leur langue se partagera en 80 langues différentes. Aucune personne ne comprenant ce que l'autre disait. Parmi ces 80 langues sera la langue arabe...
Second avis : C'est à Babel que se passera plutôt cet évènement.
S'il nous faut mentionner deux prophètes avant Abraham : Houd et Çalih,alors le premier avis sera le meilleur. La confusion des langues serait plus proche de Noé (sur lui la Paix !). Et Dieu est plus Savant !
Quant à la Tour, la Tour de Babel appartient au monde biblique. Reposant sur un récit légendaire. C'est plutôt de la Tour d'Egypte, de Pharaon que les gens de la Bible, notamment toranique, auraient du nous entretenir. Car l'âge de la brique commencera au temps du Pharaon d'Egypte, non au temps de celui de Mésopotamie : Nemrod. Et Dieu est plus Savant !   
(à suivre).


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »*
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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14/07/07 .

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