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HISTOIRE SAINTE - TERRE SAINTE - CHÂM.

Au nom de DIEU, Allaha,
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Que les meilleures salutations soient sur les Messagers et Prophètes divins !


  
Symbole יהודי (Yêhûdi)

   (suite Page 3)

   Apparition des langues. lbb

   Babel. Sens.

   Et on a dit : Babel vient du mot akkadien Bab-ili (La porte du Dieu), Bab voulant dire porte et il voulant dire dieu. ( décliné ili ) Autre signification bab-'el (la cité de Dieu). On peut aussi y voir une onomatopée : cf babil.
   
Il se peut qu'elle fut aussi appelée ainsi en référence à « Babylone »
    
    Dans la Bible, nous dit-on, Babel est citée pour la première fois comme centre de l'empire de Nimrod (Gn 10, 10). La seconde mention sert d'exemple dissuasif contre le présomption humaine (Gn 11, 9) dans la construction de la tour de Babel, qui devait toucher le ciel et fut donc arrêtée par Dieu. La punition de cette entreprise démesurée s'accomplit par la confusion des langues et la dispersion des peuples. Il s'agit là d'un récit basé en partie sur une étymologie populaire de nom de la ville rapproché du verbe Bâbal, « confondre ». (Dic. Illustré de la Bible. Edit. Bordas). 

Version biblique des évènements.

Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. Comme ils étaient partis de l’orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Schinear (1), et ils y habitèrent. Ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! Faisons des briques, et cuisons-les au feu. Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment. Ils dirent encore : Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. L'Éternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l'Éternel dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c’est là ce qu'ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté. Allons ! descendons, et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue, les uns des autres. Et l’Éternel les dispersa loin de là sur la face de toute la terre ; et ils cessèrent de bâtir la Ville. C’est pourquoi on l’appela du nom de Babel, car c’est là que l’Éternel confondit le langage de toute la terre, et c’est de là que l’Éternel les dispersa sur la face de toute la terre. (Bible. Gen. 11 1/9)

(1) Ce fut exactement en ce temps que la grande Pyramide de Chéop fut construite, qui en toute probabilité est nul autre que la tour de Babel.  Ceci nous est indiqué par le fait que le mot "Chéop" signifie "Chaos" et que "Chaos" en Chaldéens signifie "Chus", celui qui fut le père de Nemrod (Gen.10:8); et par le fait que Hislop nous dit que ce fut Chus et Nemrod qui construisirent la tour de Babel.  Ceci nous indique que cette Tour ou Pyramide ne fut pas construite dans le pays de Babylone, mais au pays de Sinhar où ils habitèrent (Gen.11: 2). Or "Sinhar" en Chaldéen signifie "la terre régénéré" et Hislop nous dit que Mitsraim, le frère de Nemrod (Gen.10:6), est celui qui détourna le cours du Nil pour régénéré la terre d'Égypte et fondé la ville de Memphis avec l'aide de Nemrod. Ainsi Nemrod fut considéré comme le grand régénérateur et déifié comme le dieu Soleil.  Il est intéressant de remarquer que le mot "Pyramide" signifie "le feu dans le centre" et que ce bâtiment est relié au culte du Soleil.  C'est en effet dans ce culte primitif des Mystères Chaldéens que nous trouvons la source de la doctrine de la régénération baptismale adoptée plus tard par l'Église Catholique. (Source : kustodia).

   Sens. Exégèse.

   A l'exégète biblique de nous dire : Allons, bâtissons-nous une ville (Gen. 11:4). Nous allons bâtir une tour de vingt-sept lieues de haut jusqu'au ciel. A l'est et à l'ouest se trouvaient des escaliers ; celui qui montait des briques, allait par le côté est et celui qui descendait passait par le côté ouest afin que personne ne se gêne. Quand un homme tombait et se brisait le cou, on ne s'en souciait pas car il y avait des milliers d'hommes qui portaient des briques. Par contre, quand une brique tombait, tout le monde était affligé ; les travailleurs se lamentaient en disant : « Quand donc une autre brique sera-t-elle posée au même endroit ? » Abraham s'insurgea contre eux et les tourna en dérision. Les gens de la génération de la tour de Babel dirent : « Pourquoi le Saint, bénit soit-Il, devait-Il être roi des cieux, et nous autres rois de la terre ? Montons tout là-haut lui faire la guerre et nous deviendront rois des cieux (1). » Ils placèrent une idole au sommet de la tour, une épée à la main, afin que le monde entier croie que l'idole avait déclaré la guerre au Saint, béni soit-Il (Sanh. 109a, Gen. R. 38.1, 5, 7). Le Midrach Rabba écrit (Gen. R. 38. 6) : La génération de Babel finit par être corrompue car elle était devenue trop riche. Les gens coulaient des jours heureux, sans connaître la moindre difficulté. Rabbi Levi raconte : Une femme avait un enfant en trois jours. Les rabbins disent même qu'on enfantait en un jour (2) ; à peine venu au monde, le nouveau-né marchait et il avait l'intelligence de se rendre là où on lui disait d'aller. A sa naissance, il était envoyé à la recherche d'un couteau pour couper son cordon ombilical. S'il naissait de nuit, on l'envoyait chercher du feu afin de pouvoir lui sectionner le cordon. Une histoire raconte qu'une femme envoya son petit enfant chercher du feu la nuit afin de pouvoir sectionner son cordon. Il rencontra un démon qui dit à l'enfant : « Va et dis à ta mère que le coq a poussé son cri. S'il ne l'avait pas poussé, je t'aurais tué. » Le fils répliqua : « Si ma mère m'avait déjà coupé le cordon, eh bien, dans ce cas, c'est moi qui t'aurais tué. » Cette histoire nous enseigne qu'il ne faut pas errer la nuit avant que les coqs n'aient chanté. En effet, aussitôt après le chant du coq, les démons perdent tout pouvoir (Gen. R. 36.1, PRE 22, Yom. 21a.) (3). Cela nous enseigne également qu'avant d'avoir sectionné son cordon ombilical, un enfant est en danger. Pendant le déluge, tous les gens disparurent ; par contre, les gens de la génération de Babel, ceux qui, révoltés contre Dieu, construisirent la tour, survécurent. Tous ne périrent pas. Comme les gens du déluge avaient volé et pillé, ils périrent tous (4). Les gens de la génération de Babel s'aimaient beaucoup les uns les autres ; une parfaite entente régnait entre eux ; c'est pourquoi ils furent épargnés. Rabbi Juda ha Nassi dit : La paix est vraiment une grande chose. Le peuple d'Israël peut adorer des idoles, mais si la paix règne parmi eux, Dieu dit : « Je ne leur ferait rien. » (5) La génération de Babel affirmait : « Après mille six cent cinquante-six ans, le ciel s'affaiblira ; alors, nous construirons quatre hautes colonnes de briques de chaque côté afin que le ciel repose dessus et ne s"affaiblisse pas. » Ils ajoutèrent : « Nous construirons une haute tour jusqu'au ciel ; nous y monterons et taillerons des fenêtres afin que les eaux s'y écoulent et que Dieu ne puisse plus provoquer de déluge. (6) » Rabbi Yrmeyah dit : Les gens étaient divisés en trois groupes. Le premier groupe disait : « Nous monterons là-haut pour y demeurer » ; le Saint, béni soit-Il, dispersa ce groupe dans la terre entière. Le deuxième groupe dit : « Nous adorerons les idoles à cet endroit » ; le Saint, béni soit-Il, mélangea leurs langues (PRE 24) (7). Le troisième groupe dit : « Nous irons guerroyer dans les cieux (8). » Ils furent transformés en singes, en chats et en toutes sortes de démons (Sanh. 109a) (9). Rabbi Yohanan dit à ce propos de la haute tour : un tiers brûla, un tiers s'enfonça dans la terre et le tiers resta debout. 
    Confondons leurs langues (Gen. 11:7). Nous allons mélanger leurs langues. Rabbi Eliézer dit (PRE 24) : le Saint, béni soit-Il, s'adressa aux soixante-dix anges qui se trouvaient autour du trône divin (10) : « Descendons (11) et mélangeons les langues pour en faire soixante-dix langues. » Dieu tira au sort avec les anges (12). Quand ce fut au tour de Dieu (13), il tomba sur Abraham et ses enfants comme dit le verset : « Car la portion d'Élohim c'est son peuple. Jacob est la part de son héritage (Deut. 32:9). » Comme ils péchèrent en disant : « Construisons une tour », le Saint, béni soit-Il, les punit en confondant leurs langues (Sanh. 109a). Avant la génération de la confusion, tout le monde parlait la langue sainte grâce à laquelle le monde fut créé (14). Chaque ange prit une nation et lui apprit une langue. Dieu apprit au peuple d'Israël la langue sainte (15). Comme Dieu mélangea les langues, quand quelqu'un demandait à un autre : « Donne-moi une hache », il lui tendait une pelle. Ils ne se comprenaient plus entre eux et ne pouvaient donc plus continuer à construire la tour. Ils croyaient qu'ils pourraient monter très haut pour tailler de grandes fenêtres afin que les eaux ne puissent plus déborder et que le Saint, béni soit-Il, ne puisse plus provoquer le déluge. Le verset dit : Maintenant rien n'empêchera tout ce qu'ils auront dessein de faire (Gen. 11:6). Ils eurent beaucoup de chance de réussir à construire la tour ; c'est pourquoi le Saint, béni soit-Il, les dispersa, comme le dit le verset : Élohim les disperse (Gen. 11:8). Rabbi Néhémiah dit : Le Saint, béni soit-Il, rassembla tous les pays dans le pays de Babel ; chaque pays absorba une nation. Les rabbins dirent : Le Saint, béni soit-Il, les fit submerger par la mer et les noya tous sauf trente familles qu'Il laissa vivre. (Le commentaire sur la Torah. Jacob ben Isaac. Edit. Verdier). 
(1) N'est-ce pas la parole reprise, de notre temps, par certaines gens du monde biblique, gens du Dualisme, du Laïcisme, gens du Partissisme ? La 'rêve-eau-lution' de 1789 n'avait-elle pas pour but principal d'émanciper les gens de l'Hexagone de la tutelle du Seigneur des cieux et de la Terre ? De 'vider' la Terre et les Cieux de l'Autorité divine ? Qu'on re-lise bien l'Histoire !
(2) Parole étonnante de rabbin. Ils croient et divulguent de telles paroles ! Dans ce cas, pourquoi continuent-ils à nier la naissance miraculeuse du fils de Marie ? De leur ennemi de toujours : le Nazaréen ? Le fait qu'il fut créé rapidement, puis mis au monde quelques temps après, et non après 9 mois comme le veut l'habitude et la coutume biblique, naturel. De plus, et nous le verrons plus loin, ce miracle ne concernera qu'Abraham enfançon. 
(3) Ce qui fait fuir le Démon et ses acolytes : hommes et génies, n'est-ce pas l'appel de la Prière du matin ?
(4) Pour l'exégète soumis, la cause de la destruction de ce peuple fut surtout leur rejet de re-connaître avant tout l'Unicité du divin Créateur. 
(5) Étonnante parole de la part d'un homme du monde de la Synagogue. Et quelle 'idole' adorera le peuple d'Israël, est-ce l'
or encore comme au temps de Mikha (Michée-Samiri) ? Et comment les gens de la Synagogue peuvent-ils prétendre être les Pères et les héritiers du Monothéisme ? En vérité, combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent !
(6) Sorte de défi lancé contre leur divin Créateur !
(7) Parole étonnante : à cause de leur associationnisme, ils verront leur langue changer. Punition divine !
(8) Parole qui devrait, si elle devrait être prise, concernerait plutôt Nemrod où par extension : Pharaon (Coran XXVIII 38).
(9) A noter que les gens de la Synagogue se garderont bien de dire ouvertement et de transmettre aux gens, que ceux qui transgressèrent la Sabbat furent transformés en porcs et en singes. Grand fut leur étonnement de l'entendre dire de la bouche du Messager de l'Islam (Coran II 65). Ce secret rabbinique, sur ordre du Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha, fut mis au grand jour... dévoilé.
(10) Parole rabbinique. 
(11) Tournure de phrase courante en milieu biblique. Ainsi est présenté, au public, le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha ! Ainsi, Il "monte", Il "descend", Il "va", Il "vient"... Rappelons que l'Anthropomorphisme est chose courante chez les gens de la Bible (toranique + évangélique).  
  
Ibn Shuab écrit : Quand Moïse érigea le sanctuaire, il récita la prière : "Que la Chekhina(1) demeure dans le sanctuaire. Le Midrach dit : Rabbi Lévi explique que la Chekhina réside essentiellement sur terre, comme le dit le verset : "Ils entendirent la voix de YHVH Élohim qui se promenait dans le jardin, au souffle du jour (Gen. 3:8)." Adam commit un péché en mangeant la pomme de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Le Saint, béni soit-Il, se rendit alors de la terre au premier ciel. Ensuite, Caïn tua son frère Abel ; Dieu monta plus haut jusqu'au deuxième ciel. Par la suite, la génération d'Enoch adora les idoles. Le Saint, béni soit-Il, monta dans le troisième ciel. Quand les impies furent anéantis lors du déluge, Dieu alla résider dans le quatrième ciel. La génération de Babel construisit la tour face au ciel ; le Saint, béni soit-Il, se rendit alors au cinquième ciel. Durant la vie de l'impie Nemrod, Dieu se réfugia dans le sixième ciel et à l'époque de Sodome, Dieu atteignit le septième ciel. Toutefois, quand Abraham le juste vécut, Dieu redescendit d'un degré. Puis ce fut l'époque d'Isaac, et Dieu retourna au cinquième ciel. Lorsque Jacob naquit, le Saint, béni soit-Il, alla au quatrième ciel. Puis Lévi vint et Dieu se retrouva au troisième ciel. Du temps de Kehat, Dieu descendit encore d'un degré et à la venue d'Amram, Dieu arriva au premier ciel. Enfin, durant la vie de Moïse, Dieu revint sur terre dans le sanctuaire. C'est alors qu'il demanda à Moïse d'achever ce lieu saint afin de pouvoir y résider (Nom.R. 13.2).
(12)
Dans le Midrash Hagadol (Gen. 46:8) , notre tradition nous indique que Dieu a soixante-dix noms ou visages différents qui proviennent de la Torah. Le nombre "soixante-dix" dans la tradition rabbinique représente également les "soixante-dix visages de la Torah", une expression qui apparaît la première fois dans les nombres Rabba, un ouvrage médiéval. Il semble qu'il y ait un regroupement des soixante-dix langues attribuées aux nations du monde dans l'histoire de la tour de Babel, où de nouveau,  le peuple  a été  divisé par soixante-dix langues différentes. De même, il y a la métaphore de Jérémie qui dit que le mot de Dieu est comme un marteau, qui, d'un simple coup sur une roche, produit de nombreuses brisures ou de nombreuses étincelles, chaque étincelle étant comparée aux nombreuses interprétations possibles d'un simple verset. (cjl-britshalom.org).
(1) Chekhina arabe : Sakinah. Interprétée par les commentateurs toraniques comme la 'présence divine'. C'est cette même 'Chekhina' que le monde de l'Evangile, à travers Paul, interprétèrent comme la 'présence divine' venue 'habiter' en Christ ! (Bible. Col. 2 9). Ce qui est faux.
(12) Rôle divin réduit et limité. Quelle différence entre Divin et créature et inversement ? En vérité, combien le Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu'ils décrivent et Lui associent !
(13) Tour de Dieu... ! On voit la petitesse d'esprit des gens de la Synagogue. N'est-ce pas une atteinte à Sa dignité ? 
(14) Selon les gens de la Synagogue, la langue sainte est l'hébreu (nous l'avons vu). 
(15) Dieu n'apprend aucune chose à un peuple uniquement qu'à travers Ses messagers les prophètes. Et non directement. On sait que le peuple d'Israël commit un grave péché en demandant, par exemple, à voir leur Seigneur clairement (Coran II 55-6).

 Autre : Pour que je te fasse jurer par YHVH. Dieu des cieux et Dieu de la terre (Gen. 24:2). Rachi pose une question : Pourquoi dans le verset, est-il écrit « YHVH, Dieu des cieux, qui m'a pris de la maison de mon père » et pas « Dieu de la terre » ? L'explication est : quand Dieu conduisit Abraham hors de la maison de Terah, il n'était pas encore connu comme le Dieu au-dessus de tous les dieux, mais seulement comme le Dieu des cieux. Par la suite, Abraham fit savoir que le Saint, béni soit-Il, était le Dieu au-dessus de tous les dieux, le Dieu du ciel et de la terre. Le Beyaye, Toldot Itzak et le Ramban écrivent : Quand Abraham étaient en terre d'Israël, il disait que Dieu régnait sur la terre et sur le ciel car le Saint Nom était le maître de la terre d'Israël. Abraham affirmait cela en opposition aux dieux des idolâtres ; hors de cette terre, les païens adoraient des idoles, c'est pourquoi Abraham dit dans le verset : « Dieu des cieux qui m'a pris de la maison de mon père et de mon pays natal. » Dieu du ciel car, hors de la terre d'Israël, Dieu était reconnu uniquement comme Dieu du ciel et pas celui de la terre (Op. cit.).  

   
Nous dirons : L'interprétation donnée ici aux sens des versets bibliques, est propre aux commentateurs bibliques. Quand le prophète Abraham apparaîtra, il devra faire face à des gens associateurs. Des gens qui, bien qu'ils diront croire en Dieu, Lui donneront des Associés ? Des Egaux à Lui !
Abraham, dit l'exégète, était éclairé par son Seigneur sur l'état des idoles. Il savait que - de deux choses l'une - elles ne parleraient pas et qu'il pourrait alors reprocher à son peuple sa foi en des objets qui ne peuvent ni voir ni entendre, et donc ne peuvent venir à leur secours ; ou bien qu'elles parleraient et témoigneraient que Dieu avait agi par la main d'Abraham. Car ce peuple adorait les idoles afin de se rapprocher de Dieu. Et de nous rappeler la parole divine : « Nous les adorons qu'afin qu'elles nous rapprochent davantage de Dieu. » (Coran XXXIX 3). Dans les deux cas, Abraham (sur lui la Paix !) dispose de l'argument décisif sur son peuple et cela grâce à la lumière venue de Dieu. Et les vrais croyants, n'est-ce pas "ceux qui ont cru et n'ont point revêtu de prévarication leur foi" ? 
    Le premier groupe : Il pratiquera l
'Associationnisme dit de la "Proximité", qui consiste à adorer d' "Autres" que Dieu (exalté soit-Il !), dans le but de se rapprocher du Très-Haut (exalté soit-Il !) : (Coran. XXXIX. 3) ; [tels les Sabéens, les Gens de l'Évangile lesquels rendent une vénération et un culte continu et particulier notamment à des gens comme Marie, à son fils, à Joseph, aux saints, etc.]. Cet associationnisme, dit-on, professé par les gens de la "lointaine Ignorance", leur a été inspiré par les artifices du diable banni (que Dieu le maudisse !). 
    Le deuxième groupe : Il pratiquera l'Associationnisme du Magisme (ou du Dualisme) : de deux dieux opposés : Dieu du bien et dieu du mal, dieu de la lumière et dieu des ténèbres... Le Dualisme se retrouvera dans certaines sectes du Christianisme. Le Dualisme est, dit-on, d'actualité toujours et encore chez les gens de loges, sectes occultes : franc-maçonnerie et autres sectes partisans de la Magie. Ils sont les opposants les plus farouches à l'Eglise dite catholique, romaine, vaticane. De la Royauté dans de nombreux pays d'Europe. Héritiers, disent-ils, des Templiers et de leurs ordres ! 
    Ces deux religions déteindront sur tous les cultes existants de notre époque dont le Judaïsme comme le Christianisme, naguère. Le Dualisme aura une influence notoire sur les gens de la Torah, les rescapés du premier Temple. Le Sabéisme aura, lui, une influence notoire sur la future religion du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). A travers Paul, les gens de sa secte : le Christianisme, subiront les assauts répétés de ce que décrivent les gens de l'Europe comme la mythologie égypto-gréco-romaine. Le berceau en sera la Mésopotamie.  
 
   
Nemrod ayant contribué, en son temps, à détourner l'humanité du culte du vrai Dieu. Le but du prophète Abraham (sur lui la Paix !) sera de ramener les uns comme les autres à l'adoration d'une Divinité unique. Abraham ne le pourra ni en Mésopotamie ni au Châm. Et ceci contrairement aux prétentions des gens de la Synagogue. Disons simplement que cette idée de "vider" la terre ou les cieux de toute 'présence divine' ou 'autorité divine', nous vient-elle pas pas d'un monde ancien, du monde du Dualisme, religion au temps de Nemrod ? Qu'on en juge :

Dans Paris Maçonnique : « ...La symbolique révolutionnaire cachait mal une religion antédiluvienne : la Liberté de Lemot n’était qu’un des nombreux masques d’Isis, la Veuve, la mère des Fils de la lumière. Osiris de substitution, Louis XVI allait être la victime sacrificielle de rites remontant à la nuit des temps : « La tête de l’homme qui roule dans le panier, éclaboussée de sang, se substitue au globe éclatant qui roulait dans les cieux : tel est le sacrifice humain, d’une aveuglante clarté, par lequel l’Homme établit son règne sur la Terre en même temps qu’il vide les cieux de la présence divine ». (Op. cit.).    
   
« Quand Louis XVI fut exécuté la moitié du travail était faite ; et l’Armée du Temple devait donc dès lors diriger tous ses efforts contre la Papauté ». (Albert Pike, « Morals and Dogma », éd. Bastogi, Foggia, 1984, p. 156, vol. VI.).
    Et à lui de se faire entendre de 1789 à nos jours, dans le monde biblique d'Europe. En France métropolitaine tout particulièrement, à travers ce nouveau culte : le La.ï.cisme ! Culte défendu, jusqu'à ce jour, par le monde de l'Athéisme, de la Mécréance, de la Philosophie, gens du Partissisme, etc.

   Origine possible.

   L'histoire de la tour de Babel a peut-être pour origine un édifice qui a réellement existé. Il s'agirait d'Etemenanki (« la maison-fondement du ciel et de la terre »), une ziggourat dédiée au dieu Mardouk à Babylone. Édifiée par la première dynastie babylonnienne (-1894 à -1595), elle devait mesurer 90 mètres de hauteur. Cependant sa forme n'était pas circulaire. Les fouilles archéologiques du site de Babylone ont prouvé que cette ziggourat avait une base rectangulaire commune à la majorité de ces ziggourats. Cependant on peut se poser la question : « Pourquoi est-elle représentée comme une tour ? » La réponse la plus plausible reste celle de la confusion des peintres de l'époque : en effet, à 205km au nord du site et 125km au Nord de Baghdad se trouve le minaret de la mosquée de Samarra, la tour Malwiya, qui n'est ni plus ni moins celle que l'on peut admirer dans la majorité des représentations de la tour de Babylone, sa forme unique, en spirale, a influencé de nombreux peintres et explorateurs. Cependant cette mosquée date du IXe siècle. Elle n'a donc vraisemblablement aucun lien avec la cité antique de Babylone. (fr.wikipedia.org/)

   Version originale sumérienne

« S'enorgueillirent jadis les habitants du grand Babylone et décidèrent de construire une tour de la terre jusqu'au ciel, d'entrer dans le palais des Anounnaks, de boire et de manger leur nourriture avec eux. Ils décidèrent de devenir les égaux des dieux. La tour grandit, s'élève vers les cieux, les gens se réjouissent. Cela ne fut pas au gré des dieux. Ils vinrent voir Mardouk et dirent : « Ô Mardouk, tu es le plus grand d'entre nous, regarde, combien les gens s'enorgueillissent ! Nous ne voulons pas les voir dans le ciel, leur place est sur terre, qu'ils y restent ! Aide-nous, Mardouk ! »

Mardouk réfléchit et jeta un puissant sort sur le grand lac près de Babylone. On puisait de l'eau à boire dans ce lac, on lavait les corps dans ce lac. Mais que se passe-t-il ?... Chacun qui boit ne serait-ce qu'une gorgée oublie sa langue ; il parle avec des mots incompréhensibles, les autres ne le comprennent pas ! Impossible de poser une pierre, d'apporter de la terre, d'édifier les murs ! Le chantier s'arrêta. Voyant cela, le magicien Shouroukkah tomba à genoux et pria : « Mardouk, ô Mardouk, pourquoi châties-tu les gens qui te sont fidèles ? Comment un époux comprendra-t-il son épouse, comment un fils répondra-t-il à son père, comment les sujets pourraient-il chanter la gloire de leur souverain ? Rends-nous la parole, aie pitié ! »

La bonne déesse Ishtar compatit avec eux et pria Mardouk de les pardonner. Et Mardouk fit en sorte qu'un poisson magique apparaisse dans le lac : celui qui le mange recommence à parler comme avant, il retrouve la parole. Les gens louèrent Mardouk, firent de la tour inachevée un temple à sa gloire, abandonnèrent les pensées coupables. Ceux qui ne voulurent manger les poissons babyloniens donnèrent naissance aux autres peuples, parlant des langues étranges et incompréhensibles. »

 Hérodote : "Au milieu se dresse une tour massive, longue et large d'un stade, surmontée d'une autre tour qui en supporte une troisième, et ainsi de suite, jusqu'à huit tours. Une rampe extérieure monte en spirale jusqu'à la dernière tour ; à mi-hauteur environ il y a un palier et des sièges, pour qu'on puisse s'asseoir et se reposer au cours de l'ascension. La dernière tour contient une grande chapelle, et dans la chapelle on voit un lit richement dressé, et près de lui une table d'or. Mais il n'y a point de statue, et nul mortel n'y passe a nuit, sauf une seule personne, une femme du pays, celle que le dieu a choisie entre toutes, disent les Chaldéens qui sont les prêtres de cette divinité. Ils disent encore (mais je n'en crois rien) que le dieu vient en personne dans son temple et se repose sur ce lit comme cela se passe à Thèbes en Égypte, à en croire les Égyptiens - car là aussi une femme dort dans le temple de Zeus Thébain - ; ces deux femmes n'ont, dit-on, de rapports avec aucun homme. La même chose se passe encore à Patares en Lycie pour la prophétesse du dieu (quand il y a lieu, car l'oracle ne fonctionne pas toujours) : elle passe alors ses nuits enfermée dans le temple." (EXTRAIT DU LIVRE I. Traduction : Hérodote, l'Enquête, livre à I à IV, Andrée Barguet, Gallimard, 1964.)

   A certains égards, on penserait à une version ou copie biblique. Reste à savoir qui a copié l'autre ! On ne doit pas nier l'influence du Sabéisme et Dualisme sur l'ensemble des religions de la Terre dont les deux religions bibliques : Judaïsme et Nazarénisme (et par extension le Christianisme).

   Conclusion.

   Le mot et le nom de Babel sont entrés dans l'histoire de l'humanité. N'est-ce pas là que viendront se présenter les deux Anges : Haroût et Maroût ?            (à suivre).


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »*
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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21/07/07 .

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