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HISTOIRE SAINTE - TERRE SAINTE - CHÂM.

Au nom de DIEU, Allaha,
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Que les meilleures salutations soient sur les Messagers et Prophètes divins !


  
Symbole יהודי (Yêhûdi)

   (suite Page 2)

Sujet : l'hébreu. Son origine d'où vient-il ? Qui parle cette langue ancienne ? Qui peut s'en réclamer ? Verse et controverse.

On a dit dans le monde biblique : En outre, si le mot "Hébreu" ne devait s'appliquer à Abraham que parce qu'il 'traversa' l'Euphrate, ce terme pourrait sembler être très général et applicable à toute personne ayant fait la même chose ; or il y eut vraisemblablement de nombreux émigrants de ce genre au fil des siècles. Avec une telle étymologie, ce terme ne serait distinctif que dans la mesure où on reconnaîtrait qu'Abraham traversa l'Euphrate sur l'appel de Dieu. On peut douter que ce fait soit reconnu par les païens utilisant ce mot, mais on ne peut pas décréter que c'est impossible.

Nous dirons : Nullement. Pourchassé par les hommes de l'armée de Nemrod, son Seigneur changera après la traversée, la langue du prophète Abraham (sur lui la Paix !). Ceux-ci voyant un homme ne parlant pas la même langue qu'eux, le laisseront alors vaquer à ses occupations. Ils obéissaient ici à un ordre royal. Car le Seigneur des cieux et de la terre à toute puissance sur chaque chose. Et Il fait ce qu'Il lui plaît. N'est-ce pas Lui qui a trompé la vigilance des Fils d'Israël, des Judaïsés et à mis ainsi le Messie à l'abri de leurs menaces ? Ils crurent, sur le coup, avoir tué réellement le fils de Marie (Coran IV 157). Pourtant...   

   Le vocable « hébreu » ici a donc un sens bien particulier, et ne doit « s'appliquer exclusivement à Abraham que parce qu'il 'traversa' l'Euphrate ».  C'est la version la plus proche de l'histoire sainte. Ainsi, le prophète Abraham (sur lui la Paix !) sera le premier personnage de l'histoire sainte à parler cette langue. Avant cela, il parlait la même langue que son peuple. Et Dieu est plus Savant !

   Une autre opinion, émise par les exégètes bibliques, que partagent certains spécialistes, est que ce nom désigne ceux qui séjournent, c'est-à-dire qui 'sont de passage', pour les distinguer des résidents ou des immigrés (voir l'utilisation de `avar en Gn 18:5 ; Ex 32:27 ; 2Ch 30:10). Certes, les Israélites menèrent une vie nomade pendant un temps, mais ce n'était plus le cas après la conquête de Canaan. Cependant, le nom "Hébreux" continua de leur être donné. Un autre obstacle à ce concept est qu'il est si large qu'il inclurait tous les groupes nomades. Puisque la Bible dit de Jéhovah qu'il est "le Dieu des Hébreux", ce terme ne peut désigner 'tous les nomades', d'autant moins que de nombreux peuples nomades adoraient de faux dieux. -- Ex 3:18 ; 5:3 ; 7:16 ; 9:1, 13 ; 10:3.

   Nous dirons : Le sens du mot "Arabe" signifie "habitant, homme du désert", en l'occurrence d'Arabie. Terre de prédilection des Fils d'Ismaël et par extension des Arabes. Et il restera ainsi jusqu'à nos jours. Le sens du mot "Hébreu" a donné : celui (ou ceux) qui séjourne(nt), c’est-à-dire qui "sont de passage" ou des descendants qui "traversèrent l'Euphrate". Tel a été le décret divin envers les Fils d'Israël et des Judaïsés. Dans un premier temps, les Fils d'Israël ont refusé la Terre promise (V 21-26), et il leur faudra attendre 40 ans avant d'y entrer. Puis, et selon le décret divin, ils commettront par deux fois le désordre sur la Terre sainte qu'ils habitaient (Coran XVII 2-8). Chassés, exilés, ils reviendront. La deuxième fois, nullement. En refusant l'ordre et l'injonction, les avertissements du Saint et Seigneur d'Israël, les Fils d'Israël et les Judaïsés feront de leur demeure un lieu de "passage", sans plus. Qu'on re-lise bien l'Histoire des Fils d'Israël et des Judaïsés !

  
De tout temps, le Seigneur de l'Univers a été le Seigneur par excellence des humains et de l'ensemble de Ses créatures. Le peuple hébreu, à l'inverse du peuple arabe, a préféré une autre vie qu'une vie nomade. Au temps du prophète Abraham (sur lui la Paix !), une partie de sa descendance n'allait-elle pas s'installer en terre d'Arabie ? Cette descendance n'allait-elle pas avoir pour divinité suprême : Allah, et pour prophète son fils Ismaël (sur lui la Paix !). Ce qui signifie en clair, et contrairement aux commentateurs toraniques, aux gens de la Thora, gens de la Synagogue ; que le Seigneur des mondes s'il était adoré dans le Nord de la péninsule arabique, à travers la descendance d'Isaac (sur lui la Paix !) ; Il était adoré également et au même titre en terre d'Arabie. De plus, n'est ce pas à travers sa descendance prestigieuse d'Arabie que sera construite la première Maison de Dieu sur terre (Coran III 96) ? Quant à la deuxième Maison de Dieu, ne sera-t-elle pas construite bien plus tard, au temps notamment du prophète-roi Salomon (sur lui la Paix !) ? Voir bien avant ? Qu'on en juge :  
   
Le père de Dzar a dit : « Lorsque je demandai : « O messager de Dieu ! quel est l’oratoire (la Mosquée) qui fut  établi le premier ? » Il dit : « Le Temple sacré (de La Mecque : la Ka'bah) ». J’ai dit : « Et lequel ensuite ? » Il dit : « Le Temple Très-éloigné (le Temple de Jérusalem) ! » J’ai dit : « Combien de temps s’écoula entre l’établissement [sur terre] de l’un et de l’autre ? » Il dit : « Quarante ans ! » Selon cette version, le prophète Abraham (sur lui la Paix !) serait donc le père par excellence des deux « Demeures ». Celui qui a posé les fondations de ces deux Demeures. Et Dieu est plus Savant ! 
   
Les gens de la Bible ne reconnaissent-ils pas tout ceci ? Alors pourquoi polémiquer sur une chose passée ? 
   
Non, et contrairement à l'idée reçue et véhiculée par les gens de la Synagogue, le peuple hébreu n'est pas le peuple qui a le premier institué le Monothéisme sur terre. Celui-ci existait déjà avec l'apparition d'Adam (sur lui la Paix !) sur terre. Et avant lui, au temps des génies (Coran II 30, voir commentaires), premiers habitants. Noé (sur lui la Paix !) le rappellera à son peuple, bien avant le déluge. Mais celui-ci l'écoutera-t-il ? Nullement. 
   
Oui, Il est (et était) le Dieu des Hébreux comme Il le sera des Arabes vivant au temps d'Ismaël (sur lui la Paix !). On ne peut 'limiter' le "Dieu des hommes" à un seul peuple de la terre. Dès l'apparition de l'homme sur la terre, et après Noé (sur lui la Paix !),  Il est et était le "Dieu des hommes", au sens large du mot. N'en déplaise aux détracteurs de la Religion divine : la Soumission !

   Selon un troisième avis, toujours selon les exégètes bibliques, qui s'harmonise bien avec les éléments bibliques, le nom "Hébreu" (`Ivri) dérive de celui d'Éber (`Évèr), arrière-petit-fils de Sem et ancêtre d'Abraham (Gn 11:10-26). Il est vrai qu'on ne sait rien d'Éber si ce n'est qu'il est un des chaînons dans la généalogie entre Sem et Abraham. Aucune action extraordinaire ou caractéristique personnelle n'est rapportée qui expliquerait pourquoi son nom fut mis à l'honneur entre tous par ses descendants. Quoi qu'il en soit, Éber est particulièrement mis en évidence en Genèse 10:21, où on lit que Sem fut "l'ancêtre de tous les fils d'Éber". De la prophétie que prononça Balaam au XVe siècle av. notre ère, il ressort que le nom d'Éber fut donné à un certain peuple ou à une région des siècles après sa mort (Nb 24:24). L'utilisation de ce nom comme patronyme rattacherait aussi les Israélites à un membre particulier des "origines familiales" issues de Noé, ainsi que le montre Genèse 10:1-32."

   Nous dirons : Même si nous admettons qu'Eber (Héber) est l'aïeul du prophète Abraham (sur lui la Paix !), est-ce une preuve suffisante pour dire que la langue de celui-ci était l'hébreu ? Pour les gens de la Thora, sans aucun doute. Pour nous, nullement. Nous savons tous que la langue d'Adam (sur lui la Paix !) était le syriaque, de ses enfants et d'autres prophètes après lui. De plus, certains chercheurs et historiens ont dit : Dans le Coran, Hoûd, est le prophète de la tribu arabe des `Ad, arrière-petits-enfants de Noé. Sa ville est appelée Iram (Coran, LXXXIX, 7-8), Hoûd est parfois considéré comme le patriarche Héber de la Bible sinon il est inconnu de la Torah.


Enfin : "Tout comme pour les autres opinions déjà discutées, la question est de savoir pourquoi le terme "Hébreux", s'il dérive du nom Éber, devrait s'appliquer si exclusivement et distinctement aux Israélites. Éber eut, par son fils Yoqtân, d'autres descendants qui n'étaient pas dans la filiation menant à Abraham (et à Israël) (Gn 10:25-30 ; 11:16-26). Il semblerait donc que le terme `Ivri (Hébreu) s'applique à tous ces descendants qui pourraient à bon droit se réclamer d'Éber comme ancêtre. Certains biblistes laissent entendre que c'était peut-être le cas à l'origine, mais qu'au fil du temps l'usage de ce nom fut restreint aux Israélites, les plus éminents des Ébérites, ou Hébreux. Voilà qui ne serait pas sans parallèle dans les Écritures. Bien que de nombreux descendants d'Abraham aient été non israélites, tels les Édomites, les Yishmaélites et ses descendants par sa femme Qetoura, ce sont les Israélites qui sont appelés de manière distinctive la "semence d'Abraham". (Ps 105:6 ; Is 41:8 ; voir aussi Mt 3:9 ; 2Co 11:22.) C'était bien sûr à cause de l'action de Dieu envers eux liée à l'alliance abrahamique. Cependant, le fait même que Dieu les constitua en nation, leur donna en héritage le pays de Canaan et leur accorda des victoires sur de nombreux ennemis puissants, distingua assurément les Israélites non seulement des autres descendants d'Abraham, mais aussi de tous les autres descendants d'Éber. Il se peut également que la plupart de ces descendants aient perdu leur identité d'"Ébérites" en se mêlant par des mariages à d'autres peuples…
   Nous dirons : Eber est considéré par les gens de la Thora comme leur ancêtre. Toutefois que dirons ceux qui ne sont pas de descendance des Fils d'Israël et qui sont, eux aussi, de confession juive ? Celui qui aura embrassé le Judaïsme, ne pourra prétendre d'être, à la fois juif de confession, et descendant d'Éber. Ceci serait une inconvenance.

Dans les Écritures grecques chrétiennes. Ce mot "hébreu" désigne particulièrement la langue parlée par les Juifs (Jn 5:2 ; 19:13, 17, 20 ; Ac 21:40 ; 22:2 ; Ré 9:11 ; 16:16), langue dans laquelle Jésus, ressuscité et glorifié, s'adressa à Saul de Tarse (Ac 26:14, 15). Actes 6:1 établit la différence entre Juifs parlant hébreu et Juifs parlant grec.

   Conclusion.

 Le vocable « hébreu », au sens propre du mot, a été relégué au second plan par les gens de la Thora, de la Synagogue. Ils ont préféré un autre vocable pour eux : Juif. Quant aux descendants d'Abraham (sur lui la Paix !), par le sang, ils sont nombreux. Ils comprennent les descendants d'Ishâq (Isaac) (sur lui la Paix !). Soit : Ya'cob (Jacob) et Ésaü, frères jumeaux. Puis, les descendants d'Ismaël (sur lui la Paix !) (les Yishmaélites). Les descendants de Qetoura, troisième épouse d'Abraham (pour les gens de l'Islam traditionnel. Pour les gens de la Thora, au contraire, ce serait un second nom donné à Agar, mère d'Ismaël. Ce qui est faux.).     (à suivre).


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »*
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Cette page a été mise à jour le
14/07/07 .

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