Histoire sainte toranique, biblique.

ALLIANCE, ENGAGEMENT, PACTE. 

Selon les Écritures.

Au nom de DIEU, Allaha
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


L’« alliance entre les morceaux » (ברית בין הבתרים).


   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   Suite Page 4

« Seigneur ! montre-moi comme Tu revivifies les morts ».

   Demande d’Abraham d’être choisi pour "Ami intime" (khalîl - خـلـيلاً) (suite).

   Ceci se trouve rapporté notamment par :

Soddiyy rapporte : « Lorsque Dieu prit Abraham pour Ami intime[5], l’Ange de la Mort demanda la permission à son Seigneur d’annoncer cette bonne nouvelle à Abraham. Dieu le lui permis et l’Ange de la Mort se rendit chez Abraham ; celui-ci ne se trouvait pas chez lui mains l’Ange entra dans sa maison.
   Or Abraham était le plus ordonné [des hommes]. Quand il sortait de chez lui, il fermait soigneusement sa porte. Aussi, lorsqu’il revint et qu’il trouva un homme chez lui il fut sur le point de bondir sur lui et de le saisir. Il (lui) dit : « Qui t’as permis d’entrer dans ma demeure ? »
   L’ange de la Mort (lui) dit : « Mon Seigneur m’a permis d’entrer dans cette demeure. »
   Abraham dit : « Tu as dit vrai ! ». Et il reconnu [en lui] qu’il était [bien] l’Ange de la Mort. Alors, il (lui) dit : « Qui es-tu ? ». Il (lui) dit : « Je suis l’Ange de la Mort. Je suis venu à toi pour t’annoncer la “bonne nouvelle” : Dieu t’a pris pour Ami intime[6] (khalîl - خـلـيلاً).
   Il louangea Dieu et dit : « Ô Ange de la Mort, fais-moi voir l’aspect sous lequel tu saisis les âmes des impies-dissimulateurs (des mécréants) ! »
Il (lui) dit : « Ô Abraham, tu ne le supporteras pas. »
   Il (lui) dit : « Si ! ».
   Il (l’Ange) dit : « Alors, détourne-toi ! »
   Abraham se détourna puis regarda [de nouveau] vers lui. Il vit alors un homme sombre (noir) dont la tête touchait le ciel, et dont la bouche jetait des flammes. Chacun de ces poils avait la forme d’un homme sombre (noir) dont la bouche et les oreilles jetaient des flammes. Abraham s’évanouit et lorsqu’il revint à lui l’Ange de la Mort avait repris son aspect premier. Il (lui) dit : « Ô Ange de la Mort ! Pour toute épreuve et pour toute affliction, l’impie-dissimulateur ne te rencontrerait-il pas sous cette forme [terrible], que cela serait déjà [un châtiment] suffisant pour lui. [A présent] fais-moi voir comment tu saisis les âmes des croyants ! »
   Il (lui) dit : « Alors détourne-toi ! »
   Abraham se détourna puis se tourna (à nouveau) vers [l’Ange]. Il vit alors un jeune homme au plus beau visage [qui soit], dégageant le meilleur parfum et revêtu d’habits blancs.
   Il (lui) dit : « Ô Ange de la Mort ! Pour toute fraîcheur de l’œil et pour toute générosité, le croyant n’aurait-il pas eu de son Seigneur que la seule vision de ta forme [splendide] cela suffirait déjà [en guise de récompense]. »
   L’Ange de la Mort[7] partit et Abraham resta à invoquer son Seigneur en disant :  
   « Seigneur ! montre-moi comme Tu revivifies les morts ». — afin que je sache que je suis Ton Ami intime —.
   Il dit : « Est-ce que tu ne crois pas » — que je suis ton Ami intime ? » —.
   Il (lui) dit « Tu dis vrai. » — Il dit «  Si ! mais pour que mon cœur soit rasséréné ! ». — au sujet de Ton Amitié (بخـلولتك). »  

حدثنـي موسى بن هارون، قال: ثنا عمرو، قال: ثنا أسبـاط، عن السدي، قال: لـما اتـخذ الله إبراهيـم خـلـيلاً سأل ملك الـموت ربه أن يأذن له أن يبشر إبراهيـم بذلك، فأذن له، فأتـى إبراهيـم ولـيس فـي البـيت فدخـل داره، وكان إبراهيـم أغير الناس، إن خرج أغلق البـاب؛ فلـما جاء وجد فـي داره رجلاً، فثار إلـيه لـيأخذه، قال: من أذن لك أن تدخـل داري؟ قال ملك الـموت: أذن لـي ربّ هذه الدار، قال إبراهيـم: صدقتٰ وعرف أنه ملك الـموت، قال: من أنت؟ قال: أنا ملك الـموت جئتك أبشرك بأن الله قد اتـخذك خـلـيلاً. فحمد الله وقال: يا ملك الـموت أرنـي الصورة التـي تقبض فـيها أنفـاس الكفـار. قال: يا إبراهيـم لا تطيق ذلك. قال: بلـى. قال: فأعرِض فأعرض إبراهيـم ثم نظر إلـيه، فإذا هو برجل أسود تنال رأسه السماء يخرج من فـيه لهب النار، لـيس من شعرة فـي جسده إلا فـي صورة رجل أسود يخرج من فـيه ومسامعه لهب النار. فغشي علـى إبراهيـم، ثم أفـاق وقد تـحوّل ملك الـموت فـي الصورة الأولـى، فقال: يا ملك الـموت لو لـم يـلق الكافر عند الـموت من البلاء والـحزن إلا صورتك لكفـاه، فأرنـي كيف تقبض أنفـاس الـمؤمنـينٰ قال: فأعرِض فأعرض إبراهيـم ثم التفت، فإذا هو برجل شاب أحسن الناس وجهاً وأطيبه ريحاً، فـي ثـياب بـيض، فقال: يا ملك الـموت لو لـم يكن للـمؤمن عند ربه من قرّة العين والكرامة إلا صورتك هذه لكان يكفـيه.

فـانطلق ملك الـموت، وقام إبراهيـم يدعو ربه يقول: { رَبّ أَرِنِى كَيْفَ تُحْىِ ٱلْمَوْتَىٰ } حتـى أعلـم أنـي خـلـيـلك { قَالَ أَوَلَمْ تُؤْمِن } بأنـي خـلـيـلك، يقول تصدق، { قَالَ بَلَىٰ وَلَـٰكِن لّيَطْمَئِنَّ قَلْبِى } بخـلولتك. * تفسير جامع البيان في تفسير القرآن/ الطبري.

والوجه الثالث: قال ابن عباس وسعيد بن جُبَيْر والسُّدّي رضي الله عنهم: أن الله تعالى أوحى إليه إني متخذ بشراً خليلاً: فاستعظم ذلك إبراهيم صلى الله عليه وسلم، وقال إلٰهي ما علامات ذلك؟ فقال: علامته أنه يحيي الميت بدعائه، فلما عظم مقام إبراهيم عليه السلام في درجات العبودية وأداء الرسالة، خطر بباله: إني لعلي أن أكون ذلك الخليل، فسأل إحياء الميت فقال الله { أَوَلَمْ تُؤْمِنُ قَالَ بَلَىٰ وَلَـٰكِن لّيَطْمَئِنَّ قَلْبِى } على أنني خليل لك. * تفسير مفاتيح الغيب ، التفسير الكبير/ الرازي.

Razi : Le fils d’Abbas, Sa’id fils de Djoubair et Soddyy (رضي الله عنهم) de dire : Dieu (تعالى) lui a révélé que Je vais prendre un individu [comme] bien-aimé ! Ceci étonna grandement Abraham (تعالى). Il dit : « O mon Dieu ! Quels en sont les signes ? ». Il (lui) dit : « Son signe qu’il vivifie le mort par son invocation. ».
Quand le degré d’Abraham pris de l’importance dans les degrés élevés des adorations, l’accomplissement de la prédication ; il lui vint dans l’idée : En vérité, peut-être serai-je cet Ami intime !
Il demanda alors de vivifier le mort. Dieu (lui) dit : « Est-ce que tu ne crois point ? » — Il dit «  Si ! mais pour que mon cœur soit rasséréné ! ». — et alors peut-être deviendrai-je ton Ami intime !

   D’après d’autres, enfin, Abraham demanda cette chose à son Seigneur car il doutait[8] de Sa Toute-Puissance[9] à pouvoir revivifier les morts…

حدثنـي يونس، قال: أخبرنا ابن وهب، قال: قال ابن زيد: مرّ إبراهيـم بحوت نصفه فـي البرّ، ونصفه فـي البحر، فما كان منه فـي البحر فدوابّ البحر تأكله، وما كان منه فـي البرّ فـالسبـاع ودوابّ البرّ تأكله، فقال له الـخبـيث: يا إبراهيـم متـى يجمع الله هذا من بطون هؤلاء؟ فقال: يا ربّ أرني كيف تحيي الموتىٰ قال: أولم تؤمن؟ قال: بلى ولكن ليطمئنّ قلبي. * تفسير جامع البيان في تفسير القرآن/ الطبري.

…Le fils de Zaid a dit : Abraham est passé près d’un [gros] poisson dont la moitié se trouvait sur terre et l’autre dans l’eau. Et pour ce qui se trouvait dans l’eau, aux poissons de le manger, et pour ce qui se trouvait hors de l’eau, aux fauves de le manger.
   Au Fourbe[10] (الـخبـيث) de lui dire : « Ô Abraham ! quand Dieu rassemblera-t-il tout cela de ces ventres[11] ? » Il dit : « Ô Seigneur ! montre-moi comme Tu revivifies les morts ». Il (lui) dit : « Est-ce que tu ne crois pas ? » Il dit : «  Si ! mais pour que mon cœur soit rasséréné ! ».

   Abraham, selon cette variante, demanda à son Seigneur de lui faire voir comment Il revivifie les morts, par suite d’une suggestion que Satan fit brusquement survenir dans son cœur : en effet, lorsqu’il vit l’animal dépecé par les fauves et les rapaces le Démon projeta un doute en son cœur au sujet de la Capacité de Dieu à pouvoir réunir les parcelles des êtres morts pour les ressusciter.
   Abraham demande donc à son Seigneur de rasséréner son cœur en lui accordant la certitude à ce sujet en sorte que le Démon n’ai plus par la suite aucune possibilité de projeter de pareilles suggestions en son cœur s’il voyait quelque chose de semblable.
   Lorsque Dieu lui dit « et alors ne crois-tu pas ? » cela signifie : et alors, Abraham ne considères-tu pas comme vrai que Je suis capable d’une telle chose. La réponse d’Abraham signifie : que si, mais je T’ai demandé de me faire voir cela — afin que mon cœur soit rasséréné et que si le Démon ne plus y projeter ses suggestions au moment où je vis cet animal[12].
   D’après ce commentaire, la réponse d’Abraham « pour que mon cœurs soit rasséréné » signifie : pour que mon cœur s’apaise grâce à la certitude que je te demande ou encore : pour que ma foi augmente.
   Par ailleurs, évoquant ce passage, le Prophète a dit : « Nous sommes plus en droit de douter qu’Abraham » ce qui constitue également un commentaire de ce passage.
   Nous dirons : Ce genre de commentaire ne peut-être retenu comme vu. Il ne répond pas aux critères des gens de la Science du Monothéisme.
   Encore une fois, les commentateurs comme Razi, Qordobi et d’autres se sont vivement élevés contre ceux qui mettent en doute, un seul instant, la foi du prophète Avraham (sur lui la Paix !). Cela ne saurait être. Ainsi, Baghwi d’expliquer :

أخبرنا عبد الواحد بن أحمد المليحي، أخبرنا أحمد بن عبد الله النعيمي، أخبرنا محمد بن يوسف أخبرنا محمد بن اسماعيل، أخبرنا أحمد بن صالح، أنا ابن وهب، أخبرني يونس عن ابن شهاب عن أبي سلمة بن عبد الرحمٰن وسعيد بن المسيب، عن أبي هريرة رضي الله تعالىٰ عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال:
" نحن أحق بالشك من إبراهيم إذ قال رب أرني كيف تحيـى الموتى قال أو لم تؤمن قال بلى ولكن ليطمئن قلبي، ورحم الله لوطاً لقد كان يأوي إلى ركن شديد، ولو لبثت في السجن طول ما لبث يوسف لأجبت الداعي ". وأخرج مسلم بن الحجاج هذا الحديث عن حرملة بن يحيى عن وهب بهذا الاسناد مثله وقال: «نحن أحق بالشك من إبراهيم إِذ قال رب أرنى كيف تحيى الموتى».
حكي عن محمد بن إسحاق بن خزيمة عن أبي إبراهيم إسماعيل بن يحيى المزني أنه قال على هذا الحديث، لم يشك النبي صلى الله عليه وسلم ولا إبراهيم في أن الله قادر على أن يحيـي الموتى وإنما شكَّا في أنه هل يجيبهما إلى ما سألا، وقال أبو سليمان الخطابي: ليس في قوله: نحن أحق بالشك من إبراهيم، اعتراف بالشك على نفسه ولا على إبراهيم، لكن فيه نفي الشك عنهما، يقول: إذا لم أشك أنا في قدرة الله تعالىٰ على إحياء الموتى، فإبراهيم أولى بأن لا يشك، وقال ذلك على سبيل التواضع والهضم من النفس، وكذلك قوله: «لو لبثت في السجن طول ما لبث يوسف لأجبت الداعي» وفيه الإِعلام أن المسألة من إبراهيم عليه السلام لم تعرض من جهة الشك، ولكن من قبل زيادة العلم بالعيان، فإن العيان يفيد من المعرفة والطمأنينة مالا يفيده الاستدلال، وقيل: لما نزلت هذه الآية قال قوم: شك إبراهيم ولم يشك نبينا، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم هذا القول تواضعاً منه وتقديماً لإِبراهيم على نفسه. * تفسير معالم التنزيل/ البغوي.

(…) D’après Abou Horairah (رضي الله تعالىٰ عنه), le Messager de Dieu a dit : « Nous sommes plus en droit de douter qu’Abraham lorsqu’Abraham dit : « Seigneur ! montre-moi comme Tu revivifies les morts ». Il [lui] dit : « Est-ce que tu ne crois point ? » — Il dit «  Si ! mais pour que mon cœur soit rasséréné ! ». (…)
Concernant cette parole, Yahya Mouzny de dire : Ni le Prophète (صلى الله عليه وسلم) ni Abraham ne doutèrent de la Toute-puissance de Dieu à ressusciter les morts. Le doute était plutôt de savoir que si cette question leur était posée, à tous les deux, y répondraient-ils ? Et le père de Solaiman Khattâby de dire : Aucun doute à avoir dans sa parole : « Nous sommes plus en droit de douter qu’Abraham… ». Qu’il aurait reconnu, par là, un doute en lui-même et un doute en Abraham ! Il y a au contraire une négation du doute en eux deux. D’ajouter : Si moi, je ne doute pas dans la Toute-puissance de Dieu (تعالىٰ) à ressusciter les morts, à Abraham d’être plus en droit de ne pas douter. Il dit cela à titre d’humilité et de soumission de l’âme. A l’instar de la parole : Même si je reste un temps long en prison, Joseph [13] n’est pas resté en prison pour répondre à l’appel… Il y a une annonce que la question d’Abraham (عليه السلام) n’a pas été présentée sous le rapport du doute, mais plutôt sous le rapport d’une augmentation de la science (la connaissance) par la vue. Et la vue donne l’avantage de la connaissance et d’être rasséréné, ce que donne pas justement l’avantage par le raisonnement, la déduction.
   On a dit : Quand ce verset fut révélé, un peuple a dit : Abraham a eu un doute que n’a pas eu notre Prophète. En fait, le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) de dire cette parole par humilité et pour mettre en avant Abraham [et cela bien] avant lui-même.    

   Conclusion.

   Dans la Prophétie le doute n’est pas permis. Le doute est plutôt pendant et après la prédication du prophète envoyé. Et au prophète Abraham (sur lui la Paix !) de parler par anticipation pour sa descendance, les gens de sa famille. Et dans ce domaine, nous savons tous que les Fils de Jacob eurent un doute sérieux sur la Résurrection [14] des morts (la Te’hiyat Hamétim). Et leur chute sera avec la venue du sceau des Prophètes d’Israël, le fils de Marie (sur eux la Paix !). (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Les commentateurs invoquent également d’autres raisons.
[6] P. Godé : Le terme "khalîl" dérive du verbe "khallah" qui évoque une notion d’interpénétration et d’identification. Dans ce contexte Abraham est "khalîl" de Dieu et Dieu est "khalîl" d’Abraham. Remarquons que cette “Amitié intime” ne relève en aucune façon du domaine psychologique ; c’est Dieu qui élève Abraham à cette dignité et d’après cette donnée traditionnelle, c’est Lui aussi qui affirme être Son Ami intime. [Explicit]
   Ce qui relève de la personne d’Abraham c’est connaître et la recherche de la certitude pour obtenir la paix du cœur. Rappelons, au passage, que le vinaigre, en arabe, se dit : (الخل), khall. Et nous connaissons tous l’action de celui-ci lorsqu’il est mélangé avec des aliments comme le concombre, le cornichon, etc. ; notion d’interpénétration…
   Cette image pour comprendre, disent les Savants, que s’il était permis de regarder le “coeur” d’Abraham, on n’aurait pas trouvé un espace vide de l’amour de son Seigneur. Son cœur était empli de cet Amour divin. Nous savons tous que l’amour de l’humain a pour base le cœur, se trouve dans le cœur, d’où la phrase : aimer de tout son cœur !
   Concernant le divin Créateur, on se gardera bien de dire comme l’ignorant que : Celui-ci à un « corps », des « membres », un « cœur », etc., lesquels occupent (occuperaient) une place, un espace, un volume dans l’Univers ! Pour les Savants, l’"Amour du divin Créateur" envers Sa créature veut dire, s’explique simplement : qu’Il a enlevé le voile entre Lui et Sa créature. Il lui a fait connaître ceci. Loin de nous, cette interprétation et notion du monde biblique (toranique & évangélique) d’une ‘parcelle’ de la Divinité en nous comme les gens du Sabéisme et du Yéhudisme, de la Kabbale, etc. Ou de Dieu ‘en’ nous, du Christ ‘en’ nous, comme on l’entend si souvent de la bouche des suivants de Paul, gens du christianisme. Lesquels gens se permettent d’adorer Dieu, disent-ils, mais ‘en’ Christ ! D’où pour les gens de l’Associationnisme de la Distinction, de la trinité, de considérer ce dernier comme étant co-créateur, coéternel, consubstantiel à Lui ! Ce que réfute d’emblée l’Islam traditionnel.
[7] On a dit : Dans le Testament d’Abraham la Mort, sans perdre son caractère d’universalité, est en même temps « personnalisée » car elle change d’apparence selon l’âme qu’elle vient saisir. En tant que commune à tous les hommes elle « découvre sa pourriture ». Mais avant qu’elle visite le patriarche ami de Dieu, Mikhaël a reçu l’ordre de « parer la Mort avec une grande magnificence ». Son hôte en est troublé, il ne peut soutenir du regard une telle gloire, il voit trop qu’elle n’est point de ce monde.
   « Ne vas pas croire, Abraham, que cette magnificence soit mienne, ni que je vienne sous cet aspect à n’importe quel homme. Non, mais pour celui qui est juste comme tu l’es, je me couronne ainsi et vais à lui. Mais aux pécheurs je vais en grande pourriture. De leur péché je fais une couronne pour ma tête et je les trouble de grand-peur, au point de les épouvanter. »
   Abraham insiste, il veut voir la Mort sans fard ni parure. Alors elle exhibe ses deux têtes, « l’une à face de serpent, l’autre semblable à un glaive ».
   La mort de tous n’est pas encore la mort de personne. Abraham pourrira et je pourrirai. Les cadavres ont tôt fait de n’avoir plus de nom. La Mort ne s’est pas ajustée à un corps, elle s’est accordée aux valeurs morales. Ainsi personnalisée à la ressemblance d’Abraham, elle n’est pas encore sa mort personnelle. Elle reste la Mort. Envoyée par Dieu à son ami, elle lui annonce qu’il va mourir. Elle agit en « ange de mort », ce n’est en rien l’Ange de la Mort, l’envoyée de la Fosse ni du Diable. Elle vient chercher Abraham. Si c’est pour conduire son âme dans l’au-delà, « l’ange de mort » se transforme en « ange psychopompe ». (Anges, astres et cieux par Bernard Teyssedre.)
   Dans le "Testament d’Avraham", à la fin du récit, l’Ange de la Mort emporte son âme non sans difficultés. Ici nullement.
   Rappelons que l’Ange de la Mort porte différents noms chez les gens de la Synagogue et de la Torah. On a dit :
   Dans les écrits rabbiniques et la littérature apocalyptique, Samaël est l'équivalent de l'Ange de la mort; Dans le Talmud et dans la littérature cabalistique on trouve le mot Samael toutefois employé comme expression de Satan, l'ange de la mort. "Ael" signifie Dieu. Le nom de Samael qui signifie le " Dieu-poison ". Prince des airs, il règne sur les sept zones appelé Sheba'Ha-yechaloth.
    D'après les rabbins, commentateurs du Pentateuque, c'est lui qui, monté sur l'Antique Serpent, aurait incité Ève à commettre le péché et il serait le véritable père de Caïn. Il fut également l'adversaire mythique de Moïse, dont l'archange Michel lui disputa le cadavre. Il est aussi appelé le chef des Dragons du mal, et il est généralement tenu pour responsable du torride vent chaud du désert. (mythologica.fr)
   Samaël, selon les légendes des rabbanim, peut être soudoyé…
   Gens de l’Évangile. L’Ange de la Mort est inconnu. On parle de la Mort lorsqu’elle vient… sans pourtant la décrire et connaître comment l’âme est retirée du corps. Ainsi, parler de la Mort effraie l’homme évangélique, l’apeure. Un monde totalement inconnu pour lui. Exemple : Il a peur de rentrer seul dans un cimetière de nuit, comme dans la pièce où se trouve un mort.
   Dans d’autres religions comme le Druzisme, la mort est vécue comme un drame, apeure. Idem pour le monde toranique, il voudrait vivre le plus longtemps possible à l’instar des gens du Dualisme (V. Coran II 96 ; LXIII 8).
[8] Texte toranique : il doutait sérieusement d’avoir un fils de lui, que sa descendance hérite de la terre de Canaan…
[9] L’Imam Qortobi a répondu à cela dans son commentaire à Tabari et à tous ceux qui se permettraient de penser ainsi. Étant entendu par la majorité des Savants, que cela ne saurait être pour les Prophètes et Messagers du divin Créateur. Et pour Abraham encore moins ! N’est-il pas considéré comme étant le Père des Prophètes ? Le doute appartient au commun des créatures, des mortels, des génies, des démons, du diable banni, non jamais un de Ses représentants comme les Prophètes et Messagers à Ses créatures.
   Ce doute se retrouve dans la Bible, exposé dans la Torah. Ainsi, aux gens de la Synagogue et de la Torah, par exemple, de présenter le prophète Avraham comme un personnage qui doute, y compris sur son Créateur, sur lui-même... D’où sa demande express auprès de Lui pour qu’Il s’engage fermement avec lui à travers l’Alliance(s), et surtout pour que soit ainsi enlevé le doute sur tous Ses engagements pris avec lui pour sa descendance future, sa semence.
   Pour les gens de la Synagogue et de la Torah, gens de l’Évangile, Avraham est avant tout un Patriarche, un homme du commun ; loin d’eux la notion qu’il est avant tout un homme prophète, le Père des Prophètes (sur eux la Paix !). L’approche n’est pas la même comme constatée.
[10] Satan.
[11] Le poisson mort se trouvant réparti maintenant dans plusieurs estomacs. Puis, plus de trace de lui après la digestion et enfin la déjection de chaque animal. Cette variante ressemble un peu à ce que nous avons rapporté des commentaires des rabbanim : Des rapaces s’abattirent sur les morceaux de viande
[12] Cet animal aquatique au bord de la mer, le corps à moitié dans l’eau : les prédateurs et les charognards de la mer, de la terre et du ciel le dévoraient.
[13] Joseph fils de Jacob a préféré la prison plutôt que de répondre à l’appel de la femme qui voulait le faire tomber dans le péché de la chair. Un bon exemple à suivre notamment pour ceux qui se réclament d’une des douze Tribus d’Israël. Mais le suivront-ils ? L’histoire sainte des Fils d’Israël de démontrer le contraire… Ou prétexteront-ils, à notre époque, qu’ils ne le peuvent pas parce qu’ils vivent à l’ère vulgaire du XXIème siècle ? Parmi des gens d’autres confessions ? Que suite à l’évolution de la société, il faut suivre ladite société ! Soit : Laisser le Livre divin pour suivre les exactions et les caprices de gens pervers et prévaricateurs, gens du mal, de la turpitude et du blâmable… ! Où va-t-on, clame l’observateur ! Dans pareille société l’abstinence ne sera pas. Bon nombre de gens feront le vœu de célibat pas celui de chasteté !  
[14] Les gens de l’Évangile essaieront d’apporter une solution à cela. Mais les gens de Paul n’arriveront pas à convaincre le monde de la Torah de leur bonne foi.
   D’après Moudjâhid : « Les Arabes [associateurs] affirmaient qu’ils ne seront ni châtiés ni ressuscités et les Yéhudim et les Nazaréniens (chrétiens) disaient : “N’entrera au Paradis que celui qui est yéhudi [disaient les uns] ou nazarénien [chrétien, disaient les autres]. Voilà leurs prétentions !” (Coran II 111).
   [D’après une autre version de ce propos de Moudjâhid] les Yéhudim disaient aussi : « Le Feu [infernal] ne nous touchera qu’un nombre limité de jours » (Coran II 80-82). C’est à cause de ces affirmations des uns et des autres que Dieu fit descendre :
   “Il n’en est pas selon vos suppositions ni selon les suppositions des gens du Livre (Bible), quiconque fait un mal sera sanctionner en conséquence…” ».
 
   On a dit : Le Judaïsme enseigne qu’il y a une géhenne, qui est identifiée à la fosse en flammes dont il est question en Is 30, 33, et un lieu de bénédiction, le Gan Eden (Jardin des Délices), et c’est tout. Il est dit que les méchants, sauf cas exceptionnels, passent douze mois dans la géhenne, après quoi ils entrent au Gan Eden pour y goûter en compagnie des justes, selon le mot d’un rabbin, la splendeur de la Shekhinah (Présence divine) et la vie éternelle. Il ne s’agit pas d’une existence inactive. Commencée dans cette vie, la coopération avec Dieu pour Son dessein dépasse, dans la pensée juive, la vie terrestre. Même après que l’individu s’est dépouillé de son apparence périssable, son esprit immortel continue de progresser, accroissant le trésor de force morale qui avance la consommation du dessein éternel de Dieu. [...] Le Gan Eden n’est d’ailleurs pas réservé au seul Israël. Dans la doctrine juive, une récompense attend dans l’Au-delà les pieux des nations du monde. Le Judaïsme fait dépendre le salut de la bonne conduite et, en conséquence, toutes les nations ont part aux bénédictions de la vie future. (Epstein, pp.134-135). (morim.com).



Rapaces :
Vautour nubien (Torgos tracheliotus)


Pygargue à tête blanche
(Haliaeetus leucocephalus)


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Cette page a été mise à jour le
10/10/14 .

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