Le droit de mentir chez les
gens de la Synagogue, du monde de la Torah.
Le
plus grand péché : mentir sur le divin Créateur. L'appel
divin selon la Bible.
יב וְלֹא-תִשָּׁבְעוּ
בִשְׁמִי, לַשָּׁקֶר:
וְחִלַּלְתָּ אֶת-שֵׁם אֱלֹהֶיךָ, אֲנִי יְהוָה.
Traduction : Vous ne jurerez point par mon nom à l'appui
du mensonge, ce serait profaner le nom de ton Dieu: je
suis l'Éternel. (Lévitique 19:12)
Selon les gens de la Synagogue, il est
permis de mentir et de faire mentir ! Pour preuve :
Alain Goldmann, Grand Rabbin,
commentant l'histoire de Joseph dans la Torah, de déclarer
notamment :
"En conséquence, nous ne pouvons
que nous référer à nos maîtres. Selon eux, JACOB n’a donné
aucune instruction particulière à JOSEPH relative à ses
frères. Que nous disent-ils ? RACHI
par exemple : « Les frères ont transformé la vérité pour
préserver la paix entre les frères (1). JACOB n’avait nul
soupçon que JOSEPH leur ait gardé rancune. » Sur les
termes : « Alors ils (les frères de
JOSEPH) lui (à JACOB) répétèrent toutes les paroles que
JOSEPH leur avait adressées.... » (Genèse XLV, 27),
NACHMANIDE de son côté apporte le commentaire
suivant : « Il me semble selon l’explication littérale,
que durant toute sa vie, on ne raconta pas à JACOB que les
frères de JOSEPH l’avaient vendu. Lui, pensait que son
fils s’était égaré dans les champs et que ceux qui
l’avaient trouvé l’avaient sans doute vendu aux Egyptiens,
car les frères ne voulaient pas dire qu’ils avaient commis
une faute. Ils craignaient en effet pour leur existence au
cas ayant appris la vérité, JACOB en colère, les aurait
maudits. Tandis que JOSEPH, en lui faisant savoir ce qui
lui était arrivé d’heureux (sa nomination comme vice-roi
d’Egypte (2)), ne voulait rein lui raconter de ce qui s’était
réellement passé. C’est pourquoi il est dit :
« Ils mandèrent à
JOSEPH ce qui suit : « Ton père a commandé avant sa mort
en ces termes :......... « Oh ! pardonne, de grâce,
l’offense de tes frères.... » (Genèse L, 16 - 17.
Si JACOB avait eu connaissance de ce qui s’était
produit, les frères auraient été obligés d’implorer leur
père au moment de sa disparition pour qu’il demande à
JOSEPH de pardonner à ses frères, et ce dernier n’aurait
pas pu refuser de le faire, de sorte que ceux-ci ne se
seraient plus crus en danger. Ils n’auraient donc pas eu
besoin d’user d’un stratagème.
(1) Drôle de raisonnement. En vérité, ils étaient gens
jaloux. Et s'il n'y avait pas eu l'intervention de
Benjamin, ils l'auraient tués. Quant à leur père, étant
prophète, il savait ce qu'il se passait, mais préférait
supporter sa douleur en patience.
(2) Ministre, jamais vice Pharaon. Voir son récit
rapporté dans le Coran.
Toutefois, ces deux exégètes ne se
posent pas les question suivantes : « A-t-on le droit
d’agir comme l’ont fait les frères de JOSEPH, alors qu’ils
avaient déjà reconnu leur faute envers lui ? Pouvaient-ils
encore douter de l’attitude de JOSEPH à leur égard ?
N’auraient-ils pas été tenus d’accepter n’importe quel
châtiment plutôt que d’en arriver à mentir ? Ne s’agit là
d’une question morale ou immorale dans ce genre de
fiction ? » D’autre part, l’on sait combien il est
important de pratiquer la vérité et de s’éloigner de toute
forme de mensonge. Cela a fait l’objet de nombreux
commentaires de la part de nos Sages et de nos exégètes se
fondant surtout sur ce précepte de la Torah :
« Eloigne-toi
de la parole mensongère » (Exode XXIII, 7).
Ainsi, Rabbi SHIMONE fils de GAMLIEL nous enseigne :
« Grande est la Paix, car même les tribus ont dit des
choses inventées pour que règne la Paix entre tous les
frères. D’où savons-nous cela ? Il est écrit : « Ils
mandèrent à JOSEPH ce qui suit : « ton père a commandé
avant sa mort ». Or rien de tel n’apparaît dans les
textes. » (Berechith Rabbah, chapitre 100 § 9)
Le Talmud dans YEVAMOTH 45 b, laisse
entendre qu’une telle attitude serait permise. Il nous
enseigne au nom de Rabbi ILAA, parlant au nom de Rabbi
ELAZAR fils de SHIMONE : « On a le droit de modifier les
propos quand il s’agit de favoriser la paix en se référant
aux paroles des frères de JOSEPH. Rabbi NATHAN enseigne :
Pareille attitude constitue même un précepte religieux
ainsi qu’il est dit :
« SAMUEL (le prophète) dit : « comment
irais-je ? Si SAÜL l’apprend, il me fera mourir. » Le
Seigneur répondit : « Emmène avec toi une génisse, et tu
lui diras que tu es venu sacrifier à l’Eternel » (I Samuel
XVI, 2) Sur ce passage biblique, RACHI
commente en disant : « C’est D.ieu
qui a donné l’ordre de travestir la vérité ».
Cet exemple donné par les rabbins est
malgré tout surprenant. (Parasha
Vaye’hi 5767)
Conclusion.
La parole du rav RACHI disant :
« C’est D.ieu qui a donné l’ordre de travestir la vérité »,
fait froid dans le dos ! Comment peut-on accepter que le
Saint et Seigneur d'Israël et des mondes, Allaha, puisse
commander, le mal, la turpitude et le blâmable ? Les gens de
la Synagogue semblent, de fait, les héritiers des 70,
lesquels changèrent la parole divine après l'avoir entendue
sur la Montagne du Sinaï (Coran VII 155 ; IV 46 ; V 13).
Travestir la vérité, quelle abomination !
La loi divine, certes, permet le mensonge pour les gens du
commun seulement. Pour réconcilier les époux, pour
réconcilier des amis, des frères, la famille, etc. Pour
tromper l'ennemi en temps de guerre... Mais concernant le
divin Créateur et Ses prophètes, non jamais ! Voilà un pas
que toute personne croyante, soumise, pratiquante de son
culte, ne saurait franchir. Aucun exégète, homme de loi,
etc. Quant à l'histoire de Joseph, fils de Jacob (sur eux la
Paix !) raconté dans la Bible, la Bible n'est pas source de
référence, pour nous, pour qu'on y prête attention.
Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il
aime et agréer !
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