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   HISTOIRE SAINTE - TERRE D'ARABIE - TERRE SAINTE - CHÂM.

Au nom de DIEU, Allaha,
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Que les meilleures salutations soient sur les Messagers et Prophètes divins !

Le Culte du prophète Avraham (sur lui la Paix !).
 Judaïsme - Nazarénisme - Islam ?

   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   La Religion du prophète Avraham (sur lui la Paix !), qu'est-elle ?

   Nous savons tous que trois communautés religieuses se réclament de lui. La première communauté, ce sont les gens de la Torah. Certaines personnes de cette communauté peuvent, s’ils le veulent, se prétendre être de sa descendance directe, par le sang. D’avoir pour aïeul un si important personnage. D’autres, bien qu’étant de confession judaïque ne peuvent s’en réclamer. Ce sont tous ceux qui, au cours des siècles, se sont convertis à cette religion, ne sont pas Fils d’Israël, d’une des 12 Tribus. Eux et leurs descendances. Reste un dernier point : La religion de ce prophète est-elle (était-elle) le Judaïsme comme le supposse et le prétend, à cor et à cri, le monde toranique ?  
   La seconde communauté est la communauté évangélique. Certains, eux aussi, peuvent prétendre être de la descendance du prophète Avraham (sur lui la Paix !), par Esaü[5] toutefois. A l’instar des Roûm[6], des Byzantins. D’autres aucunement. Pour les Fils d’Esaü, la religion de leur aïeul ne serait-elle pas plutôt le Nazarénisme (Christianisme) ?  
   Enfin, la troisième communauté se réclamant du prophète Avraham (sur lui la Paix !) est la communauté mohammadienne. Certains membres peuvent se réclamer de lui notamment à travers le prophète Ismaël (sur lui la Paix !) et ses enfants. Et à cette communauté universelle fait de gens de langues, de couleurs, d’origines diverses, de se réclamer la religion de ce prophète prestigieux : la Soumission[7].

   La réaction biblique face à cette affirmation.

   Selon les gens de la Bible (toranique & évangélique) la position des gens de l’Islam n’est pas soutenable, ni crédible, ni discutable. Elle va à l’inverse de l’enseignement des gens de la Synagogue, pour les premiers, des Pères de l’Evangile pour les seconds. Et à chacun d’eux de présenter ses arguments, ses contre-vérités...

   Au temps de la Révélation.

   Au temps de la Révélation, le prophète Ahmad (sur lui la Paix !) devra affronter ces deux communautés bibliques présentent en terre d’Arabie. Pour les gens de la Torah, notamment de notre époque, son enseignant serait sans nul doute un personnage de l’Evangile, un certain dénommé Waraq fils de Naoufal ou tout autre homme d’Eglise de cette époque. Pour les gens de l’Evangile, son enseignant serait plutôt un rabbin de l’époque, un érudit de la Bible. Pourtant, les Ecritures anciennes (originelles) apportent (apportaient) un formel démenti aux uns comme aux autres : le sceau de la Prophétie décrit et attendu en terre d’Arabie, ne sera ni lire ni écrire ! Et aucun de ce personnage précité ne sera présent pour l’accompagner tout au long de sa vie ! Soit vingt trois ans à prêcher, à avertir, à appeler à la Religion divine : la Soumission.     

   La parole de vérité.

   Celui qui allait départager les deux communautés existantes : biblique et coranique, sera alors leur propre Seigneur. Le Seigneur de leurs aïeux. Et à Lui de révéler à travers Son sceau Sa véritable religion, celle qu’Il agréée au-dessus de toutes les religions sur Terre. Le coup sera dur pour les gens de la Bible de l’époque, pour ces gens se réclamant d’Avraham (sur lui la Paix !). Comment accepter cela, Dieu se contredirait-Il ? Est-ce possible ? Ou est-ce nous, l’enseignement de nos aïeux, de nos dignitaires religieux ? Le débat allait être vif entre les deux communautés et faire naître jalousie et rancoeurs[8].   

   La religion d’Avraham (sur lui la Paix !) face à la Révélation.

   Confronté à cette question, à ce problème, c’est donc le divin Créateur Lui-même qui répondra aux gens de la Bible, du temps de la Révélation. Aussi sera-t-on informé réellement de ce que diront, ont dit, les Patriarches à leurs descendants. Qu’on en juge :

   “Et Abraham la recommanda à ses fils ; de même que Jacob[9] : « O mes fils ! En vérité, Dieu a fait choix pour vous la Religion ! Ne mourrez pas autrement qu’en Soumis[10] ! »” (Coran II 132).

   Une question importante sera alors posée aux gens de la Bible présents. On notera alors que dans la réponse divine apportée, la mention d’Ismaël vient immédiatement après celle de son père Avraham (sur eux la Paix !). Car lui aussi, contrairement à l’idée reçue, fera partie intégrante de la Maison de la Prophétie. Au grand dam des gens de la Synagogue ! Aussi :

   “Etiez-vous témoins losque la mort se présenta à Jacob[11], qu’il dit à ses enfants[12] : « Qu’adorez-vous, après moi ? » Ils dirent : « Nous adorons Celui qui pour toi est Dieu, Dieu aussi pour tes pères[13], Abraham et Ismaël[14] et Isaac, Dieu unique à qui nous sommes Soumis. »”

   “Voilà une génération qui s’est bien retirée [du monde] ; à elle [le bénéfice de] ce qu’elle a réalisé et à vous ce que vous aurez réalisé ; vous ne serez pas interogés au sujet de ce qu’ils ont fait. »” (Coran II 133-134).

   La croyance et la religion d’un des fils de Jacob : Joseph[15] (sur eux la Paix !) seront-elles calquées sur celles des Patriarches ? La réponse.  
   Sa croyance et sa religion seront les mêmes que celles de ses ancêtres et de son père. Même en prison, il réaffirmera ceci à ses deux compagnons. Qu’on en juge :  

   « La nourriture qu’on vous attribue à vous deux ne vous parviendra pas sans que, avant qu’elle ne vous vienne[16], je vous aie fait savoir cette interprétation[17] : c’est parmi les choses que mon Seigneur m’a enseignées[18]. En vérité, j’ai quitté la religion d’un peuple qui ne croit pas en Dieu et qui mécroit en l’au-delà[19].

   Et j’ai suivi la religion[20] (millah) de mes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob. Il ne convient pas à nous d’associer à Dieu quoi que ce soit[21]. Ceci[22] est une grâce de Dieu, sur nous[23] et sur les gens ; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants.

   O mes deux compagnons de prison[24] ! quel est le meilleur : un éparpillement de seigneurs [25] , ou le Dieu Unique, Dominateur, Suprême ?

   Vous n’adorez, au lieu de Lui, que des noms[26] que vous avez nommés, vous ainsi que vos ancêtres[27], sans que Dieu y ait fait descendre d’autorité[28]. Le jugement n’appartient qu’à Dieu. Il vous l’a commandé : vous n’adorez que Lui. Voilà le religion droite ; mais la plupart des gens ne savent pas. (Coran XII 37-40).

   Décryptage.

   « Et Abraham la recommanda[29] » c’est-à-dire qu’il recommanda à ses fils la parole [qu’il avait dite lui-même, à savoir] : « Je me suis soumis au Seigneur des Mondes[30] ». Il s’agit de la [même] Soumission [fondamentale que celle] ordonnée par Dieu à Son prophète[31] et qui consiste :

   à lui vouer une adoration pure et sincère ; 
   à affirmer (ou réaliser) que Dieu est l’Unique ; 
   à Lui soumettre le cœur et les membres.

   Comme le dit Qatâda qui commente ainsi ce passage : « Jacob la recommanda à ses fils après [qu’]Abraham [l’eut recommandée aux siens] ».

   « O mes fils ! En vérité… » Le terme "dîn"[32] (دين) est ici défini par l'article (ال) : c'est La Religion car celle-ci est connue de ceux auxquels Abraham et Jacob s'adressent respectivement : elle leur est connue par les recommandations mêmes qu'ils leur ont adressées et du fait qu'ils les ont engagé à la suivre. Ensuite, après leur avoir fait connaître la Religion que Dieu a choisie pour eux, et après les y avoir engagés, Abraham et Jacob dirent à leurs fils :

   « Ne mourrez pas autrement qu’en Soumis »

   Ce passage signifie : n'abandonnez pas cette Religion qui est la Soumission[33], durant votre vie en ce monde car personne ne sait quand viendra pour lui l'heure de son décès et vous non plus, vous ne savez pas à quel moment du jour ou de la nuit viendra votre heure. N'abandonnez donc pas la Soumission [ne fût-ce qu'un seul instant] car vous risqueriez de vous trouver à ce moment-là dans une autre religion qui ne serait pas celle que Dieu a choisie pour vous et vous rendriez votre dernier soupir alors que Dieu est irrité contre vous, ce qui causerait votre perte.

   « Etiez-vous témoins lorsque la mort se présenta à Jacob »

   La particule "am" (أمْ) a ici le sens de la simple particule interrogative "a" (أْ) placée en tête d'une question mais elle signale de plus que cette question fait suite à des éléments antérieurs du discours.

   L'interprétation du passage est la suivante : O Juifs et Nazaréniens[34] (Chrétiens), qui niez le caractère prophétique de Mohammad, étiez-vous témoins lorsque la mort se présenta à Jacob ? Comme ce n'est pas le cas, ne prétendez pas des choses fantaisistes au sujet de Nos Prophètes et de Nos Envoyés et ne leur attribuez pas à tort le Judaïsme[35] ou le Nazarénisme (Christianisme) [envisagés du point de vue limitatif et particulariste]. J'ai suscité Mon Ami intime Abraham, ses fils, Isaac et Ismaël et leurs descendants [qui auront à l'égard des hommes de leur génération et des générations qui les suivent une fonction prophétique (nubuwwa) et paradigmatique (imâm) analogue à celle d'Abraham par rapport à sa génération et aux générations qui sont venues après lui] avec la Tradition pure et intacte (Hanafiyya musullama). Si vous aviez été effective­ment présents en leur temps [au moment de leur morts] et si vous les aviez entendu [parIer de La Religion] vous eussiez compris qu'ils suivent autre chose que ce que vous leur avez attribué comme religion et comme tradition et qui ne sont apparues qu'après eux. Ce verset constitue donc un démenti de la part de Dieu à l'adresse des Juifs et des Nazaréniens [Chrétiens] qui prétendent qu'Abraham et Jacob sont conformes à leur religion respective [alors que c'est au contraire eux qui doivent veiller à rester conformes à la religion d'Abraham].

« Dieu Unique en Lui étant soumis » peut indiquer un état (hâl) et le sens est le suivant : nous adorerons ton Dieu en Lui étant soumis par l'obéissance et l'adoration ; mais ce passage peut avoir le sens suivant : nous adorerons ton Dieu et nous sommes actuel­lement comme dans tout état, soumis à Lui. De ces deux aspects de l'interprétation de ce passage c'est le premier qui est le plus exact [dit Tabarî], 
Par ailleurs, Ismaël est nommé avant Isaac car il est son aîné, et il est mentionné parmi les "pères" (âbâ') de Jacob car rien n'empêche en arabe de désigner les oncles paternels (a'mâm) par le terme" âbâ'" ou les oncles maternels (akhwâl) par le terme "oummahât"[36]

   « Voilà une génération qui s’est bien retirée [du monde] »

   « C'est là une génération (oummah) ». Le terme "oummah" désigne ici Abraham, Ismaël, Isaac et leurs descendants soumis à Dieu.

   "qad khalat" (traduit ici par" s'est retirée") signifie : a passé son chemin. On dit de quelqu'un qui est mort" qad khalâ" car il s'est retiré du monde et s'est isolé par rapport à ce qui lui était familier dans ce monde : famille et contemporains. Le sens premier du verbe "khalâ" (d'où "khalat" au féminin) c'est aller en un en­droit où ne se trouve aucun familier et s'isoler du monde. C'est pourquoi, ce terme est utilisé dans ce sens pour dire que quelqu'un meurt (mâta). 
   Le sens du passage est donc le suivant : O Juifs et Nazaréniens (Chrétiens), n'invoquez plus Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et leurs descendants soumis à Dieu, autrement qu'en termes qui conviennent à leur dignité, ne leur attribuez plus [ce qui n'est que] la dissimulation (koufr) propre au Judaïsme et au Nazarénisme (Christianisme) en sorte que vous rattachiez à eux ces religions [conçues de telle sorte que leurs aspects spécifiques dissimulent (kafara) leur vérité profonde].

   "lahâ mâ kasabat" = « à elle ce qu'elle a réalisé » c'est-à-dire : à cette commu­nauté de Mes Prophètes et de Mes Envoyés revient tout ce qu'elle a réalisé comme bien [en œuvres spirituelles intérieures et extérieures]. 
   "wa lakum mâ kasabtum" = « et à vous ce que vous aurez réalisé » c'est-à-dire : à vous, Juifs et Nazaréniens (Chrétiens) vous reviendra à ce moment-là tout ce que vous aurez fait. 
   « et vous ne serez pas interrogés au sujet de ce qu'ils ont fait » : et vous ne serez pas sanctionnés pour ce que eux ont fait : « en sa faveur ce qu'elle a réalisé [comme bien] et en sa défaveur ce qu'elle a commis [comme mal] » (Coran II 286), Auprès de Dieu, il ne vous sert donc à rien de leur attribuer ce que vous leur attribuez et vos prétentions n'y changeront rien. Par contre, ce qui vous servira auprès de Lui, ce seront les œuvres pies que vous aurez accomplies [avant de mourir] à condition de les avoir effectivement accomplies et offertes à Dieu.

   Conclusion.

   Ce récit est passé sous silence dans la Bible, pourquoi ? Secundo : le prophète Avraham (sur lui la Paix !) aura pour religion la même que les prophètes Adam et Noé (sur eux la Paix !). Troisièmement : A son époque, il aura à affronter deux religions en terre de Babel : le Sabéisme[37] et le Dualisme[38]. Quatrièmement : La Religion prêchée par Avraham (sur lui la Paix !) est (et sera) la même que celle de ses enfants et petits-enfants : la Soumission. Cinquièmement : La Péninsule arabique. Au Nord, la province nord de l’Arabie, c’est bien la Soumission que prêcheront les Prophètes Isaac, Jacob et les 12 Tribus. L’Arabie fera de même avec le prophète Ismaël (sur lui la Paix !) et ses douze enfants. De plus, avec son père il devra restaurer la Première Demeure divine sur terre. Plus tard, la Promesse divine sera établie avec les Fils de la Délaissée, non avec les Fils de la femme libre : Sarah. Au grand dam des gens de la Bible dont les gens de la Synagogue, en particulier.  (à suivre)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement. 
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers. 
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.   
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins. 
[5] Ésaü (en hébreu : עשו /e.'sav/) est un personnage du Tanakh pour les juifs et de l'Ancien Testament pour les chrétiens, fils d' Isaac et de Rebecca. Son histoire est racontée dans le livre de la Genèse. Affamé, il aurait vendu, contre un plat de lentilles, son droit d'aînesse à son frère jumeau mais néanmoins cadet, Jacob. 
   Ésaü est surnommé Édom (hébreu ’edôm : rouge, roux) et sera l'ancêtre des Édomites ou Iduméens, le peuple du père d'Hérode le Grand. 
   Ésaü est également dans le Judaïsme le père des civilisations européennes occidentales notamment de l'Empire romain.  
   Il est l’enfant mal aimé du monde de la Synagogue. Aurait eu un prétendu fils du nom d’Amélek ! Ce sont ses descendants qui propageront, selon eux, le Christianisme, dans le bassin méditerranén. L’Italie, la cité du Vatican, restant la bête noire du monde de la Synagogue et de la Torah. Idem pour le monde du Dualisme (loges, maçons, etc.), leurs frères…  
[6] Voir Coran XXX. 
[7] Ou l’Islam, en arabe. Les orientalistes ou arabisants peine à traduire ce vocable en français, pourquoi ? Et en face la SOUMISSION qu’existe-t-il, sinon l’INSOUMISSION au divin Créateur !   
   Le verbe de IVe forme aslama signifie : se soumettre, se confier à quelqu’un. Celui qui se soumet à Dieu est mouslim ; celui dont la religion est l’Islam. 
[8] Sens ancien : Terme vieilli. Haine cachée et invétérée qu'on garde dans le coeur ; même sens que rancune, mais d'un style plus élevé. 
[9] Jacob (hébreu : יעקב - ya`aqov = « Dieu a soutenu, protégé ») ; arabe : يعقوب - ya`qūb ou ya`qob. Les deux langues sont proches. D’après la Genèse (49 1) Jacob mourant réunit ses douze fils pour les bénir. Il avait auparavant, béni Joseph en évoquant (c’est lui qui parle) : « le Dieu devant qui ont marché mes pères, Abraham et Isaac ». (Gen. 48 15).  
[10] Et non juifs ou chétiens de confession (le christianisme étant la religion de Paul, serviteur et agent de liaison des gens de la Synagogue et de la Torah de l’époque). 2. Bible. Jacques. 4.7   Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous. 
[11] D’après la Genèse (49 1), Jacob mourant réunit ses douze fils pour les bénir. Il avait, auparavant, béni Joseph en invoquant (c’est lui qui parle) : « le Dieu devant qui ont marché mes pères, Abraham et Isaac (Gen 48 15).  
[12] Evènement passé sous silence dans la Bible. Selon Jacob ben Isaac : Dans la suite des jours (Gen. 49 :1). Jacob appela ses enfants pour leur dévoiler quand le Messie viendrait, mais, on le sait, à ce moment précis, le don de prophétie l’abandonna. Il leur annonça d’autres nouvelles : la rédemption ressemblerait à la libération d’Egypte ; toutefois, elle apparaîtra bien meilleure encore puisque la sagesse et la raison seront alors très suépérieures (Gen. 98.1-3). (Op. cit.). 
   « le don de prophétie l’abandonna ». Propos insoutenable. Un prophète reste un prophète, ceci jusqu’à son dernier souffle.  
[13] Le Dieu d’Abraham, d’Ismaël, d’Isaac et de Jacob est donc bien celui de tout croyant soumis. De nos jours, les gens de la Bible dont les laïcs en particulier, ont soulevé un problème grave à leurs yeux : le Dieu des gens soumis est-il bien le même que le nôtre ? Et à eux de mettre en doute la version du monde islamique !  
[14] Ses fils mentionnèrent bien le nom d’Ismaël. Soit le considérèrent comme un de leurs Patriarches. Tel ne sera pas le cas des gens de la Synagogue et de la Torah qui lui vouèrent, au cours des siècles, et après la Révélation de la Torah ; une haine et une inimitié sans borne. Et à eux de répercuter tout cela, à notre époque, sur leurs cousins : les Palestiniens !  
   On a dit : Certaines églises chrétiennes ont fait d'énormes progrès en reconnaissant pour la première fois dans l'histoire que Muhammad (sur lui Prière et Paix !) est descendant d'Ismaël par son second fils Kédar. 
   Le Dictionnaire de la Bible Davis, 1980 (Davis Dictionary of the Bible), parrainé par le Conseil de l’Éducation Chrétienne de l'Église Presbytérienne aux Etats-Unis, mentionne sous le mot Kédar : « Une tribu descendante d'Ismaël (Genèse 25:13)... Le peuple de Kédar était ‘‘Pliny's Cedrai’’ et de leur tribu surgit finalement Muhammad.» 
   L'Encyclopédie Internationale Standard de la Bible (The International Standard Bible Encyclopedia) cite A. S. Fulton de la façon suivante: «...De toutes les tribus Ismaélites, Kédar est sans doute la plus importante et c'est pour cette raison que, par la suite, le nom a été utilisé pour décrire toutes les tribus sauvages du désert. C'est par Kédar (en Arabe : Keidar) que les généalogistes musulmans retracent la descendance de Muhammad à partir d'Ismaël.» 
   De même, le Dictionnaire de la Bible Smith (Smith's Bible Dictionary), ne voulant pas rester en retrait par rapport aux autres, écrit : « Kédar (noir). Second fils d'Ismaël (Genèse 25: 13)... Muhammad trace son ascendance jusqu'à Abraham à travers la célèbre tribu de Quraysh qui trouve son origine chez Kédar. Les Arabes dans le Hedjaz sont appelés Béni Harb (hommes de guerre) et étaient Ismaélites depuis leur début. Palgrave dit qu'aujourd'hui leur langue est aussi pure que dans le temps où le Coran fut écrit (610 après J.-C.) et qu'elle est restée invariable durant plus de 1200 ans; une belle preuve de la permanence des Institutions Orientales.» 
[15] Joseph (de l'hébreu יוֹסֵף : Yosseph = Dieu ajoutera) ; en arabe: يوسف : Youssouf est l'un des douze fils de Jacob. A noter que Joseph ne sera pas roi, vice-roi en Egypte. Il sera un intendant dans une charge bien précise.  
[16] De l’entendre parler ainsi, cela provoquera l’étonnement de ses compagnons de prison. 
[17] Selon les commentateurs, ses deux compagnons en l’entendant parler ainsi vont le prendre pour un devin ou un voyant, mais à lui de réfuter tout cela. Leur faisant comprendre, au contraire, que tout ceci est un miracle et une science du divin Créateur et Seigneur. Le fait de pouvoir interpréter des choses de l’invisible. Ne faisait-il pas partie de la Maison de la Prophétie ?   
[18] N’est-il pas interprète des songes ? Ce qu’il informera à ses deux compagnons, vient uniquement de la Révélation. Quant à la science de cette chose, à son Seigneur de le lui enseigner. Il n’était en aucune façon un devin ou un voyant. Un homme instruit aux mystères d’Isis, un élève des prêtres des Temples d’Egypte. 
[19] A l’instar des gens de l’Egypte de l’époque. Pour sa part, depuis sa naissance, et faisant partie de la Prophétie, il y a toujours eu pour religion : la Soumission. En clair, il n’a pas mécru puis cru… Statut impensable pour un prophète. Tel n’était pas le statut des gens de l’Egypte de l’époque : les Coptes.  
[20] Ici, c’est le mot millah qui est employé. L’arabe millah signifie « religion » ou « loi » groupant une communauté. Ce même mot peut donc être employé en hébreu et signifier la même chose. L’hébreu ancien, biblique.    
[21] Monothéisme pur. 
[22] Le Monothéisme. 
[23] Par la Révélation. 
[24] Discours s’adressant aux deux prisonniers, et à tous ceux y étant et donnant à Dieu des Associés, des Egaux à Lui.  
[25] Arbâb, arabe. Seigneurs faits en pierre, en bois, en métaux précieux, grands et petits… A l’instar des dieux et statues existants, à l’époque, en terre d’Egypte.  
[26] Dieux d’Egypte : THOT, HATHOR, SETH, BASTET, HORUS… 
[27] Gens d’Egypte. 
[28] Ceci contrairement aux prétentions mensongères de ceux qui se réclamèrent de cette religion. Un moyen pour eux, disaient-ils, de se rapprocher du Dieu-Suprême !  
[29] Voir le commentaire de Tabarî.  
[30] Coran II 131. Que dit en effet l'Ecriture ? "Abraham eut foi en Dieu, et de ce fait, Dieu le considéra comme juste." (Gn 15,6 – Rom 4 3). ‘Juste’, en langage hébreu : soumis. 
[31] Ahmad (sur lui la Paix !). 
[32] Ce terme, dit-on, existe également en hébreu. Toutefois, il semble que les gens de la Synagogue et de la Torah ont purement supprimés ce mot de leur vocabulaire pour en inventer un autre. Dans ca cas que peuvent-ils prétendre suivre et être ?  
[33] Pourtant, le verbe "soumettre" se dit  "כּבשׁ" en hébreu ancien, et "submittere" en latin. 
[34] Par extension le monde de l’Evangile dans sa totalité. Et non pas à une Eglise ou un Temple en particulier. D. Masson d’écrire : Le terme : naçârâ, utilisé ici, a sans doute la même origine que « nazaréens » qui signifie : disciples de Jésus le Nazaréen (transcription de l’araméen : nasraya). (Cf. Mt. 2, 23 ; Actes, 2 22, etc.). Le terme « nazaréens » appliqué aux Chrétiens est placé dans la bouche d’un adversaire de Paul dans les Actes des Apôtres (24 5). Epiphanie (Adversus Hareses, Panarium, 19 1, P.G. 41 389) remarque que les Chrétiens sont parfois désignés sous ce nom et que les Juifs l’utilisent en mauvaise part (cf. IX 403) ; Jérôme, In Isalum commentarii, 5 18-19, P. L. 24 86 ; Chemonéesré : XIIe bénédiction.  
   Chez les gens de la Synagogue, on parle du ‘Nazaréen’ pour désigner le Messie fils de Marie (sur lui la Paix !), et à eux de l’utiliser en une mauvaise part, dans un sens abject, péjoratif. A partir de là, on comprendra l’adoption de « chrétien » à la place de « nazaréen » pour le monde de l’Evangile. Et Dieu est plus Savant !   
[35] A entendre les gens de la Synagogue et de la Torah, le Judaïsme existerait depuis la fondation du monde. Toutefois, la Révélation récente est là pour leur apporter un démenti formel. Le Judaïsme et ses sectes apparaîtront après la formation du ‘Veau ‘dor’ par Mikha (Michée-Samiri), et non le prophète Aharon (Aaron-Haroun) (sur lui la Paix !). Et il connaîtra son envol véritable qu’après la Révélation de l’Evangile et la destruction du second Temple. Et il restera ainsi jusqu’au « retour » du sceau des Prophètes d’Israël, le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !) en Terre sainte.  
   De nos jours, les gens de la Synagogue et de la Torah, vivants en terres étrangères, et parmi les goyim (dont les gens de l’Evangile) ; ont mélangé les vocables ‘religion’, 'communauté' et ‘nationalité’. Bien que le débat fait rage entre les diverses sectes du Judaïsme. Alors qu’à l’origine, les Fils d’Israël (entendre : de Jacob) ont pour langue l’hébreu qui est leur langue sacrée. Ils sont donc des Hébreux, lesquels se déterneront du culte de leurs Patriarches pour se tourner vers une nouvelle religion : le Judaïsme. Ceux-ci ayant refusé alors l’Evangile et le Coran du NOM (Hachem).    
[36] P. Godé : Le terme "âbâ" désigne habituellement, les pères et les aïeux et le terme "oummahât", les mères ou les aïeules avec le sens admis normalement en français pour ces termes. Mais de plus, ils sont susceptibles d’avoir une portée plus générale que ces dernires. Tabarî signale d’ailleurs, à cet endroit, une variante mineure par quelques lecteurs qui semblaient ignorer ces significations possibles du terme "âbâ". 
[37] Rien à voir avec le terme hanif, en sabéen. Hanif : ce mot qui, en sabéen, signifie « attaché à la foi de ses pères », revient, à propos d’Abraham, en sept autres versets : III, 67, 93, 135 ; IV 125 ; VI 120, 123, et de Mohammad en X 105, et XXX 30. 
[38] Ou Magisme : Coran XXII 17.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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20/12/10 .

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