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Etudes

Le Messie et sa nature. Le dogme évangélique.

Selon les Textes bibliques.

Entre déité et humanité.

selon les Écritures bibliques


Au nom de DIEU, Hachem, Allaha,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !

Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !


P

oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].

   Quelques significations de termes bibliques.  

   Le saint-esprit. 

   Le saint-esprit, selon les Pères du Tri Théisme, le troisième dieu de la Trinité. Selon Thimothée, patriarche d’Alexandrie : Pour nous, l’esprist-saint n’est rien d’autre que l’esprit de Dieu. Et l’esprit de Dieu n’est que Sa vie. Si nous disons que l’esprit-saint est une créature, alors nous aurons prétendu qu’Il n’est pas vivant. Si nous avons prétendu qu’Il n’est pas vivant alors nous avons mécru. Et celui qui n’a pas cru, alors est nécessaire pour lui la malédiction.
   L’humain pour vivre a besoin de l’esprit, d’un esprit, de son esprit. Tel n’est pas le cas du divin Créateur. Il est vrai que pour bon nombre de gens de la Bible, Dieu est esprit[5]. Soit a un commencement. Également : Être immatériel, incorporel. Les anges, eux aussi, sont pour bon nombre de gens de la Bible des esprits, car à l’exemple de leur Créateur, ils ne mangent pas et ne boivent pas. Ils sont des êtres immatériels et incorporels. En Philosophie : Doctrine selon laquelle tous les êtres de l’Univers, esprits et corps, ne sont qu’une extension de la substance divine.
   Le Macédonianisme (Peumatomaques). Dû à Macédonius v. 370. Nie la divinité du saint-esprit. Ses disciples furent condamnés à Constantinople en 381. 

   L’Emanation. 

   Problème de l'Emanation. Il y a à ce sujet une divergence profonde entre les catholiques, d'une part, et les orthodoxes d'autre part. 1. Dogme : Manière dont le Fils procède du Père, et le Saint-Esprit du Père et du Fils. On a dit concernant l'esprit : “La majeure partie des textes du N[ouveau] T[estament] décrivent l’esprit de Dieu comme une chose, et non comme une personne ; cela est particulièrement évident dans le parallèle qui est établi entre l’esprit et la force de Dieu.” (New Catholic Encyclopedia, 1967, tome XIII, p. 575). Cette encyclopédie déclare également : “Les apologistes [les écrivains chrétiens grecs du IIe siècle] parlent d’une manière trop hésitante de l’Esprit ; avec un tant soit peu d’intuition nous dirions qu’ils en parlent trop impersonnellement.” — Tome XIV, p. 296. 2. On a dit encore sur cette étude : Une nouvelle grande épreuve survint quand l’Église d’Occident ajouta le mot latin filioque (“et du Fils”) au Credo de Nicée pour indiquer que le Saint-Esprit procédait à la fois du Père et du Fils. Finalement, cette addition datant du VIe siècle aboutit à un désaccord quand “en 876 un synode [d’évêques] réuni à Constantinople condamna le pape d’une part en raison de ses activités politiques, d’autre part parce qu’il ne corrigeait pas la clause du filioque, qui constituait une hérésie. Cette action était un aspect du rejet total par l’Orient de la prétention du pape à la juridiction universelle sur l’Église”. (Les religions de l’humanité.) En 1054, le représentant du pape excommunia le patriarche de Constantinople, qui riposta en maudissant le pape. Cette scission fut à l’origine de la formation des Églises orthodoxes d’Orient — grecque, russe, roumaine, polonaise, bulgare, serbe, et d’autres Églises autocéphales. 3. Orthodoxe. Les Églises orthodoxes. Un long processus de séparation s’était engagé bien avant le Grand Schisme d’Orient (1054). Les conceptions de l’Église, formulées par Rome et par Byzance, devinrent rapidement divergentes à partir du IXe s., et il en résulta de part et d’autre une incompréhension très profonde. Les différences essentielles entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique portent sur trois points principaux de doctrine et leurs divers usages particuliers.

   Autre point de vue. 

   Du danger des spéculations de Philon le Juif sur le "logos" :
   Deux spéculations de Philon le Juif vont se trouver à l'origine de maintes querelles entre théologiens chrétiens, dont il nous faut dès à présent dire quelques mots. Il ne s'agit pas pour nous deprendre parti en théologie, ni d'écrire une histoire de la théologie, mais d'indiquer les données des querelles théologiques, celles-ci sous-tendant de futurs combats politiques.
   On trouve dans Philon l'idée des "hypostases"[6] de Dieu. Les hypostases sont des principes divins que Philon conçoit comme des "émanations" de Dieu. Nous retrouverons cette conception des hypostases dans Plotin... et dans les doctrines des philosophes "arabes" qui inspireront la Renaissance, c'est dire son importance.

    Autre apport ou autre danger de Philon, la réunion des hypostases en un "logos". Platon appelle "logos" Dieu en tant que source des idées. Philon le Juif considère le logos comme une "rationalisation" du Verbe, c'est-à-dire qu'il lie la théologie à la philosophie. Tel est le sens de sa recherche, à savoir concilier la théologie (juive) et la philosophie païenne. Dans la philosophie néo- platonicienne, le logos désigne un des aspects de la divinité, la raison identifiée à un individu divin.

    Dans la théologie chrétienne, le logos signifie aussi le "Verbe" de Dieu, c'est-à-dire la parole de Dieu. Rien à y redire sinon que, influencés par Philon, des théologiens chrétiens identifieront le logos avec le Christ. Des origines du monachisme à nos jours, des chrétiens se recommanderont d'un "Christ philosophe" identifié au logos, ce qui est éminemment dangereux par le risque inhérent de réduire le Christ à sa nature humaine. Cette réduction peut être juive ou païenne, mais pas chrétienne. Pour le chrétien[7], le Christ a deux natures, humaine certes, mais aussi divine. La philosophie du logos n'est pas divine mais humaine. Les apologistes ne seront pas toujours prudents. Un traditionaliste ne peut approuver l'emprunt d'Origène à Philon sur le logos considéré comme un individu divin. Nous en reparlerons avec Origène et l'hérésie arienne, mais devons dès à présent donner quelques indications sur l'enjeu de la doctrine du logos, puisque Origène et l'hérésie arienne sont deux des principales sources de la Réforme, entre autres...

   Le danger réside dans l'interprétation de la formule : "le Verbe s'est fait chair". Certains en concluent que le Fils est le logos. Ce n'est pas exact. Le Verbe est la parole de Dieu, c'est-à-dire des Personnes de la Trinité. Il se fait chair dans le Fils, Jésus-Christ, qui est à la fois, comme il le dit lui-même, "Fils de l'Homme" et "Fils de Dieu" qu'il appelle son "Père". Si l'on dit que le Fils est le logos, on sort du monothéisme. Jésus-Christ représenterait à la fois le Père et le Fils. Le Verbe n'est plus rattaché à Dieu, mais devient la parole d'une sorte de dieu second, le Fils. Si l'on ajoute le Saint Esprit, on arrive à un trithéisme. Ceux qui ne comprennent rien au christianisme peuvent accuser le christianisme d'être un trithéisme et non un monothéisme[8]. La querelle théologique n'est pas sans importance puisque cette erreur sera commise par un certain Mahomet[9], entre autres...

   Pour éviter cette erreur, l'Église a une doctrine constante du logos. Nous ne demandons pas au lecteur de  comprendre ni d'approuver la doctrine de la Sainte Trinité, mais insistons sur un fait, à savoir ce qu'en dit l'Église. Dans son remarquable livre : La Pensée de l'Église de Rome, Tresmontant s'est penché sur les spéculations  sur le  logos. Travaillant sur les textes originaux hébreux et grecs, il conclut que ces « spéculations étaient impossibles sur le texte hébreu » (p. 29). Ces spéculations viennent des textes grecs et des théologiens influencés par Philon le Juif. Pour les Apôtres, le « Verbe de Dieu, c'est Dieu lui-même qui parle » (p. 57). Dans la tradition, le logos n'est pas le Fils de Dieu, mais son "Verbe", c'est-à-dire son "acte de parler". Remplacer le logos par Jésus-Christ est une "falsification" de la tradition apostolique, y compris des textes grecs de Saint Paul. « C'est une interprétation gnostique des textes de Paul, interprétation qui fera fortune, mais qui n'est pas conforme au texte de Paul », constate Tresmontant (p. 139). (La guerre des Gnoses. Alain Pascal. Ed. L’Aencre.)

   Le filioque. Pour les orthodoxes, la seule profession de foi admise en ce qui concerne la Trinité est le Credo de Nicée (325) : l’Esprit saint procède du Père par le Fils, alors que Rome avait au VIIIe s. proclamé unilatéralement « procède du Père et du Fils (lat.: filioque) ». 2. L’Orient chrétien nie l’autorité suprême du pape. La conception orthodoxe en matière d’infaillibilité de foi, de dogme et de morale repose sur le concile œcuménique et local.

   L’Immaculée Conception.  L’Immaculée Conception est considérée par les orthodoxes comme une innovation doctrinale qui n’est pas nécessaire. En outre, les Églises orthodoxes admettent le divorce, ainsi que le mariage des prêtres s’il a été célébré avant le diaconat.

   Remarques : “Des exégètes et des théologiens bibliques, y compris de plus en plus de catholiques, reconnaissent qu’on ne devrait pas parler de la Trinité du Nouveau Testament sans émettre de sérieuses réserves. Dans le même temps, des historiens de la dogmatique et des théologiens méthodiques admettent que lorsqu’on traite de la pensée trinitaire pure on saute des origines du christianisme au dernier quart du IVe siècle.” — New Catholic Encyclopedia (1967), tome XIV, p. 295. 2. “Le mot Trinité ne figure pas dans le Nouveau Testament. La doctrine qu’il désigne n’y est jamais énoncée explicitement. (...) Cette doctrine a pris forme progressivement, sur plusieurs siècles et à travers bien des controverses.” — The New Encyclopædia Britannica (1976), Micropædia, tome X, p. 126. 3. “Le mot ‘Trinité’ est le terme servant à désigner la doctrine fondamentale de la religion chrétienne.” — The Catholic Encyclopedia (1912), tome XV, p. 47.  (à suivre).

[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures. 
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Pareille croyance est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
[6] On a dit : Les hypostases “s’accordent dans la substantialité, diffèrent dans l’hypostaticité”. Le sens est que les hypostases ont en commun la substance divine et sont distinctes en tant qu’hypostases. La pensée chrétienne est que la dualité de ces propositions a pour origine l’impuisance de l’esprit créé à concevoir Dieu dans la simplicité de Son essence : même révélée, la réalité de Dieu se diffracte au prisme de la raison, et de la Lumière qu’Il est prend les couleurs de la vérité.
[7] Qui suit Paul à la lettre et non le Messie, l’Évangile originel et les Douze. L'auteur du Livre connu sous le titre de "Honte de ceux qui ont altéré l'Evangile", dit, en parlant des Évangiles aujourd'hui reconnus par les Chrétiens, qu'ils ne sont pas les véritables Evangiles que Dieu avait révélé au Prophète, c'est-à-dire, Ichoua le Messie. Il ajoute dans le même endroit : "Le véritable Evangile est celui qui est sorti de la bouche du Messie". En parlant ensuite des honteuses inventions des Chrétiens, il dit : "Paul vient ensuite qui leur déroba, par ses fraudes habiles, leur ancienne religion, quand il vit que leurs esprits étaient susceptibles de recevoir tout ce qu'il leur présenterait. Ce fourbe (ainsi encouragé) effaça jusqu'au dernier vestige de l'ancienne Loi". (Op. cit.)
[8] En réalité, ils sont les deux à la fois. Et le problème qui tue littéralement celui qui défend le dogme de la Distinction (ou l’Associationnisme en résultant), c’est qu’aveuglé par ces fausses croyances ou dogmes, il devient incapable de faire la moindre distinction en Monothéisme et Associationnisme. Pour lui, Monothéisme et Tri-théisme (ou Trinité) sont la même chose. Ce qui est faux. De plus, ce voile qu'il met devant lui, l'empêche d'accéder à une pleine et entière connaissance du divin Créateur. Et une personne qui donne un (ou des) Egal(aux) au divin Créateur ne peut prétendre Le connaître réellement. Elle vit dans une illusion. Le Messie bien que né miraculeusement, n'avait rien de divin en lui. Rien qui le rattache à Dieu directement. Il fut créé par Lui. Donc loin de lui d'être consubstantiel à Lui, co-créateur, incréé comme Lui, co-éternel... 
[9] Notre saint Prophète a un nom : Mohammad et non Mahomet, mot péjoratif et déformé par les adversaires de l'Islam.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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14/08/06 .

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