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Etudes

    Le Massacre d'enfants. Vrai ou Faux ? 

Selon les Textes bibliques.

L’Évangile de Barnabé.

L'Exil du Messie fils de Marie.
Sa cause exacte. Joseph y a-t-il participé ?
Pourquoi l'Égypte ? Le rôle des Mages : réalité ou fiction !
Massacre des innocents : vrai ou faux ?
Ce que cache les gens de la Bible.

Ce qu’il en reste.


Au nom de DIEU, Hachem, Allaha !
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

Onzième Partie.


   La fuite de la sainte famille selon l'Évangile de Barnabé.


 

© Père d’Obayda fils de Djarrâh.

« J’ai demandé un jour au prophète (sur lui Prière et Paix !) : « O Messager de Dieu ! Quels sont les hommes les plus durement châtiés au Jour de la Résurrection ? » Il dit : « Celui qui aura tué un prophète, ou encore, celui qui aura ordonné un mal et interdit un bien ». Le Messager de Dieu récita ensuite ce passage : « ceux qui tuent les prophètes sans aucun droit et [qui tuent] ceux qui, parmi les hommes, ordonnent l’équité... » jusqu’à [la fin du verset suivant) » « ...n’auront aucun soutient ».
   Le Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) dit ensuite : O père d’Obayda ! Les Fils d’Israël tuèrent au début d’une journée quarante trois prophètes en une heure. Cent douze hommes, parmi les Fils d’Israël, esclaves de Dieu, se dressèrent alors pour ordonner le bien à ceux qui avaient commis le massacre et pour leur interdire le mal. Tous furent tués à leur tour avant la fin de la journée. Ce sont ces hommes que Dieu invoque [dans ce passage] ».

Elle ressemble à quelques détails près à celle que nous trouvons dans la Bible. Qu'on en juge : 

   CHAPITRE VIII Fuite en Égypte où l'on emporte Jésus ; Hérode massacre les enfants innocents.

   Voyant que les mages ne revenaient pas, Hérode[1] s'estima joué par eux. Il se décida donc à faire mourir l'enfant nouveau-né.
   Mais voici que pendant le sommeil de Joseph[2], l'ange[3] du Seigneur lui apparut et lui dit : "Vite ! Lève-toi ! Prends l'enfant et la mère et va-t'en en Égypte, car Hérode veut le tuer". Joseph se leva en crainte : il prit Marie et l'enfant et ils s'en allèrent en Égypte[4]. Ils y demeurèrent[5] jusqu'à la mort d'Hérode[6].
   Celui-ci s'estimant bafoué par les mages, envoya ses soldats massacrer tous les enfants nouveau-nés à [54] Bethléem[7]. Les soldats vinrent donc et tuèrent tous les enfants[8] qui s'y trouvaient comme le leur avait commandé Hérode. Alors s'accomplirent[9] les paroles du prophète : "Lamentation et larmes sont abondantes en Rama : Rachel[10] pleure ses fils, mais il n'y a pas de consolation, car ils ne sont plus !". (à suivre...)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Selon les commentateurs coraniques, ce roi avait soudoyé les Juifs pour tuer l'enfant. On dit également qu'Hérode n'avait pas l'intention de le tuer et n'en avait point entendu parler avant son élévation au ciel.
   A-t-on accusé volontairement ce roi d'une faute qu'il n'avait pas commise, sous prétexte qu'il était de sang iduméen ? Ou bien pour cacher une faute qu'on avait commise ? Ou pour cacher le péché du peuple d'Israël ? Toute hypothèse est permise.
[2] Non reconnu par l'Islam traditionnel.
[3] L'ange du Seigneur a-t-il vraiment assumé une telle fonction ? Où prend-t-on un malin plaisir à le faire mentir ? Pourquoi un homme dont le rôle est fortement contesté, se verrait-il gratifié d'un tel honneur ?
[4] Schalom Ben-Chorin, dans "Marie. Un regard juif sur la mère de Jésus", d'écrire : Pour la suite, le texte de Luc est difficile à mettre en harmonie avec celui de Matthieu. D'après Luc, une fois accomplis les trois actes rituels [la circoncision, le rachat du premier-né et le sacrifice de purification de l'accouchée], Marie, Joseph et l'enfant retournent à Nazareth où Jésus va grandir. Matthieu, en revanche, nous parle d'une fuite en Egypte et d'un séjour dans ce pays, sur lequel nous ne possédons par ailleurs aucun détail. (Op. cit.)
   Toutes ces contradictions sont bien là la preuve irréfutable que les faussaires sont passés par-là.
[5] Le narrateur biblique ajoute : pour que s'accomplisse ce qu'avait dit le Seigneur par le prophète : D'Egypte, j'ai appelé mon fils. Selon l'auteur de "la Manifestation de la Vérité" : On lit dans Matthieu (2. 15) : "Et il y resta (en Egypte) jusqu'à la mort d'Hérode, selon cette parole du prophète : J'ai appelé mon fils d'Égypte".  C'est une allusion à Osée (XI. 1) : "Quand Israël était jeune, je l'aimais, et de l'Egypte j'ai appelé mon fils".  Il n'y a ici absolument aucune allusion à Jésus.  Dieu rappelle à son peuple les bienfaits dont il l'a comblé du temps de Moïse, et il lui reproche d'avoir adoré les dieux étrangers, et d'avoir élevé des autels à des idoles. Ce reproche ne peut pas s'adresser aux contemporains de Jésus, ni à Jésus lui-même. Depuis la captivité de Babylone les Juifs ne se départirent plus du plus rigide monothéisme.
   Nous dirons : A l'origine le narrateur doit faire allusion ou nous parler ici du Sceau de la Prophétie, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Son aïeule ne vient-elle pas de cette terre ? Des Coptes ? Secundo : Pour justifier son dire et pour détourner l'attention, le narrateur fera partir Marie et son fils là-bas pour bien faire apparaître qu'après le fils de Marie rien est à attendre. Lui seul est Le messie, soit le Prophète attendu des Ecritures anciennes.
[6] On ne peut accorder aucune sorte de crédibilité à ce genre d'information. En effet : 1. Les gens de la Bible, comme celui de l'E.B, ne connaissant pas la date exacte de la naissance du fils de Marie. 2. Et, également du fait que les narrateurs semblent se contredire les uns aux autres. Rappelons une fois encore que l'Histoire sainte (qui a un rapport direct avec la vie sur terre des prophètes et messagers divins) doit être construite sur des récits authentiques, et non sur des légendes et des informations non confirmées et douteuses de sources.
[7] Selon l'auteur de "la Manifestation de la Vérité" : On lit dans Matthieu (2. 16) : "Alors Hérode voyant que les Mages s'étaient moqués de lui, fut fort en colère ; et ayant envoyé ses gens, il fit mettre à mort tous les enfants qui étaient dans Beth-léhem et dans tout son territoire, depuis ceux de deux ans et au-dessous, selon le temps, dont il s'était exactement informé des Mages".  Il y a ici une double erreur - erreur de fait et erreur de jugement. Quant au fait lui-même, aucun historien, pas même Josèphe, n'en fait mention ; et il est à remarquer que Josèphe écrivait vers le temps d'Hérode, qu'il recherchait tous les faits qui pouvaient être à sa charge, et qu'il n'aurait certainement pas négligé de noter un crime aussi odieux que le massacre des petits enfants. Il y a de plus un manque absolu de jugement à admettre un pareil fait, lorsqu'on sait que Beth-léhem était une toute petite ville, très près de Jérusalem, sous la domination d'Hérode, et qu'il eût été très facile, dans ces conditions de retrouver la maison où les Mages étaient allés, et de s'épargner le meurtre d'une foule d'innocents.
   Schalom Ben-Chorin de dire : Tous les évènements qui se rattachent à cette histoire-là viennent former autour d'elle une sorte de couronne de légendes : l'apparition de l'ange devant les bergers, qui vont se précipiter vers l'étable de Bethléem pour voir le nouveau-né (Lc 2, 8-20) ; la visite des Mages venus d'Orient et guidés par un astre jusqu'à cette étable, visite qui effraye le roi Hérode (Mt 2, 1-12) ; enfin, le massacre des enfants de Bethléem (Mt 2, 16-18), qui n'est nulle part attesté du point de vue historique. Et en note : Ce massacre apparaît lui aussi comme un mythe d'accomplissement qui, en l'occurrence, s'appuie sur les plaintes de Rachel pleurants ses enfants à Rama (Jr 31, 15). Pour ce qui concerne cette notion de "mythe d'accomplissement", cf. Wilhelm Rothfuchs, Die Erfüllungszitate des Matthäus-Evangeliums, Stuttgart, 1969.
[8] Voir au temps de Pharaon quels enfants furent tués ? Normalement, Hérode n'avait à craindre réellement que d'un enfant en particulier : le fils de Zacharie (sur eux la Paix !). Pourquoi ? Tout simplement parce que proche était le temps où le Temple serait détruit. Pourquoi alors faire tuer tous les enfants ? Naguère, pour avoir supporté une telle souffrance de la part de Pharaon, le Saint et Seigneur d'Israël détruisit leur ennemi, et Il les fit succéder sur la terre, pour qu'ensuite Il regarde comment ils œuvrent (Coran VII 127-129).
   Au temps du fils de Marie (sur lui la Paix !) qui voulut l'exclure de la Terre d'Israël ? N'est-ce pas le peuple d'Israël lui-même ? Qui assassina les Prophètes Zacharie et son fils (sur eux la Paix !) ? ? N'est-ce pas là encore le peuple d'Israël ? Et qui en hérita réellement après l'élévation du fils de Marie dans le Paradis et la mort des Prophètes Zacharie et son fils ? Est-ce les Fils d'Israël et les Judaïsés ou leurs propres ennemis ? Et pourquoi ?
   Oui, la venue du Prophète Mochè (sur lui la Paix !) permit de rehausser le prestige des Fils d'Israël, de les sauver de leur pire ennemi. Avec la venue des Prophètes comme le fils de Marie, Zacharie et son fils (sur eux la Paix !), leur prestige s'envolera. Et à la place viendra pour eux et sur eux l'avilissement et la pauvreté, l'errance. Mais encore une fois à qui la cause ?
   Négationnisme patent du monde toranique. Qu'on en juge : Le père d’Obayda fils de Djarrâh rapporte : « J’ai demandé un jour au prophète (sur lui Prière et Paix !) : « O Messager de Dieu ! Quels sont les hommes les plus durement châtiés au Jour de la Résurrection ? » Il dit : « Celui qui aura tué un prophète, ou encore, celui qui aura ordonné un mal et interdit un bien ». Le Messager de Dieu récita ensuite ce passage : « ceux qui tuent les prophètes sans aucun droit et [qui tuent] ceux qui, parmi les hommes, ordonnent l’équité... » jusqu’à [la fin du verset suivant) » « ...n’auront aucun soutient ».
   Le Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) dit ensuite : O père d’Obayda ! Les Fils d’Israël tuèrent au début d’une journée quarante trois prophètes en une heure. Cent douze hommes, parmi les Fils d’Israël, esclaves de Dieu, se dressèrent alors pour ordonner le bien à ceux qui avaient commis le massacre et pour leur interdire le mal. Tous furent tués à leur tour avant la fin de la journée. Ce sont ces hommes que Dieu invoque [dans ce passage] ».
   Nous savons tous que les rabbis et les sages du monde toranique nient en bloc ces faits.
[9] Cette prophétie du prophète Jérémie (sur lui la Paix !), comme d'ailleurs celle du prophète Michée, nous parle toutes deux d'une déportation, c'est-à-dire, de l'entrée sur un territoire d'un envahisseur. Puis, d'un retour des choses à la normale. Les narrateurs aiment, pour affirmer leurs propos, s'appuyer sur les prophéties bibliques. Mais est-ce là un bon moyen pour se justifier ? En effet, cette prophétie peut-être employée pour confirmer ce qui arrivera aux Fils d'Israël et aux Judaïsés après l'assassinat du prophète Yahya (Jean) fils de Zacharie (sur eux la Paix !). Son sang ne cessa-t-il pas de bouillonner ? Et combien d'entre eux moururent ? De même, pendant et après la destruction du Temple combien de sang coulera ? Et surtout n'oublions pas de mentionner au passage que les gens de la Synagogue de Châm, garderont soigneusement auprès d'eux, la tunique [le saint suaire] de Yahya fils de Zacharie (sur eux la Paix !) pendant près de six siècles. Quand celle-ci se mit à suinter de sang, ne savaient-ils pas, et ceci grâce à leurs Écritures ; que le moment du Sceau de la Prophétie était proche, était enfin arrivé ? Ne voulurent-ils pas changer le cours de leur propre histoire ? De l'histoire du monde ? Le pouvaient-ils ? En avaient-ils les moyens ? Leur négationnisme, leur refus de croire absolument en la Prédestination ne les a-t-il pas perdus ? Les gens de la Bible, dont ceux de l'Évangile en particulier, auraient dû mettre l'accent sur un vrai martyr de la foi : le fils de Zacharie, plutôt que de s'éterniser à nous entretenir sur celui du sosie du Messie fils de Marie. Mais que cherchèrent réellement des individus comme Paul ? N'est-ce pas, n'était-ce pas d'égarer les gens de l'Évangile à travers un sang fictif ?
[10] Selon l'auteur de "la Manifestation de la Vérité" : On lit dans Matthieu (11. 17, 18) : "Alors s'accomplit ce qui avait été dit par Jérémie le prophète : On a ouï dans Rama des cris, des lamentations, des pleurs, et de grands gémissements ; Rachel pleurant ses enfants ; elle n'a pas voulu être consolée, parce qu'ils ne sont plus". C'est une fausse application d'un passage qu'on retrouve, à un tout autre événement, c'est-à-dire, à la guerre avec Nabuchodonosor, à la mort de plusieurs milliers d'Israélites, et à la captivité de Babylone ; au nombre des morts se trouvaient beaucoup de descendants de Rachel, et le prophète nous la représente se désolant sur le sort de ses enfants.
   Notons au passage, ce commentaire de Rachi :
   "Ya`qov, s'adressant avant sa mort à Yosseph (Joseph-Youssouf), lui dit : "Et je ne l'ai même pas conduite jusqu'à Bethléem pour l'amener en Terre Sainte, je sais que dans ton coeur tu me fais le reproche de l'avoir inhumée (Rachel, sa mère) là-bas (soit sur le chemin d'Ephrata). Mais sache que c'est sur l'ordre de Dieu que je l'ai fait, afin qu'elle puisse porter secours à ses enfants lorsque Nebuzaradan les emmènera en exil en Babylonie et qu'ils passeront par là. Rachel sortira alors sur sa tombe, elle pleurera et implorera pour eux la Miséricorde Divine. Ainsi qu'il est dit : Une voix est entendue à Ramah, etc. (Jer. 31,15). Et le Saint Béni soit-Il lui répondra : Ton acte aura sa récompense, parole de l'Éternel, tes enfants retourneront dans leurs frontières". (v. 16. Gen. 48,7).
   Pour nous, nous savons tous que ce récit biblique sur un éventuel massacre d'enfants à Beth-léem, n'a été accrédité par aucun chercheur ni historien. Doit-il être mis au compte de ces fables dont certaines gens de l'Évangile sont si friands ? D'ailleurs, ne remarque-t-on pas que les gens du monde biblique sont plus aptes à nous fournir les noms de leurs rois et empereurs, leurs généalogies, leurs histoires, etc., que ceux concernant leurs prophètes et l'ensemble de leur histoire sainte ? Comment peut-on adorer un dieu dont on ne connaît pas son origine ? D'une descendance inconnue ? Et n'a aucun pouvoir sur ses ennemis ? Et adorer surtout un dieu qui boit, mange et va aux lieux d'aisance ?


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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Cette page a été mise à jour le
08/11/06 .

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