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Etudes

 Présentation du Messie aux Mages. Entre réalité et fiction.

Selon les Textes bibliques.

L’Évangile de Barnabé.

Dixième partie.

Les Rois mages. Leur rencontre.
L’influence du Magisme sur les gens de l’Évangile.
Le texte de l'Évangile de Barnabé.
Ce que cache les gens de la Bible.
Ce qu’il en reste.


Au nom de DIEU, Hachem, Allaha !
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

P


oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les Prophètes et Messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].


Epiphanie.


Histoire d'une légende très appréciée, très aimée par bon nombre de gens du monde évangélique. 

   Selon les exégètes bibliques : ”C + M + B”. Ces lettres vous disent-elles quelque chose ? C’est peut-être le cas si vous vivez dans une région catholique de la République fédérale d’Allemagne où elles sont souvent inscrites à la craie sur les montants des portes, accompagnées du millésime. Quelle en est la raison ?

   Selon une légende populaire, ces lettres correspondent aux initiales des noms des trois “Rois mages” Gaspar (en allemand, Caspar), Melchior, et Balthasar dont les reliques auraient été transférées à Cologne en 1164, puis déposées dans la cathédrale de cette ville, qui devint le haut lieu de leur vénération. Chaque année, le 6 janvier, on célèbre en Allemagne la Fête des trois rois saints. Des groupes de jeunes gens déguisés en anciens monarques de l’Antiquité vont de maison en maison inscrire à la craie ces trois lettres sur les montants des portes, ce qui, d’après la coutume, protège les habitants du malheur.

   D’après la tradition et l’art religieux, les trois Mages, ou “Rois”, furent guidés par une “étoile” jusqu’au lieu où Jésus est né. L’honneur, voire la vénération, accordé à ces “rois” amène à se demander si cette croyance s’appuie sur les Écritures.

   Le seul Évangile qui parle de ces visiteurs est celui de Matthieu (2:1-12). Mais précise-t-il qu’ils étaient trois, que c’étaient des rois, et donne-t-il leurs noms ? Un journal catholique (Kirchenzeitung für das Bistum Aachen) admet ceci : “La Bible ne parle pas réellement de trois Rois mages. À partir du VIe siècle, ces mages (...) ont été identifiés à trois rois. (...) Quant au nombre des astrologues, (...) Matthieu le passe sous silence. (...) Ce n’est qu’au IXe siècle qu’on commence à parler d’eux sous les noms de Gaspar, Melchior et Balthasar.” D’autre part, selon un ouvrage de référence catholique (Lexikon für Theologie und Kirche), le mot grec magoï ne désigne pas des rois, mais “ceux qui connaissent les secrets de l’astrologie”. Justin le Martyr, Origène et Tertullien donnaient tous ce sens à ce mot. Des versions modernes de la Bible le rendent également par “astrologues” en Matthieu 2:1, 7. — Le Nouveau Testament, édition Farel; An American Translation.

   Les représentations de la Nativité montrent invariablement les “trois rois” auprès du nouveau-né Jésus, mais étaient-ils là à sa naissance ? Le lexique cité plus haut dit à ce sujet : “Matthieu 2:16 révèle que leur visite eut peut-être lieu un an ou plus après la naissance de Jésus.” D’ailleurs, le Mt 2 verset 11 précise qu’ils “virent l’enfant” dans une “maison” et non dans une étable. — Osty.

   Que penser de l’expression “rois saints” sous laquelle ils sont désignés en Allemagne ? Peut-on à bon droit qualifier ces visiteurs de “saints” ? Nulle part dans les Écritures ce qualificatif ne leur est attribué. En réalité, ils transgressaient la loi divine, car, en Ésaïe 47:13, 14, Dieu condamne “les adorateurs [“astrologues”, selon la Septante] des cieux, les contemplateurs des étoiles”. (Voir Deutéronome 18:10.) Ces astrologues venaient “des régions de l’orient”, fort probablement du centre de l’occultisme qu’était à l’époque la Babylone impie, où ils adoraient de faux dieux. Ils furent donc guidés par ce qu’ils prirent pour une “étoile”, qu’ils semblent être les seuls à avoir vue. D’autre part, Matthieu rapporte que l’“étoile” les conduisit tout droit chez le roi Hérode, qui tenta dès lors de faire tuer Jésus. — Matthieu 2:1, 2.
   Non, ce n’est pas Dieu qui a fait apparaître une “étoile” pour conduire ces hommes jusqu’à Jésus. Cette “étoile” n’a-t-elle pas plus vraisemblablement été envoyée par quelqu’un qui désirait faire disparaître Jésus avant qu’il ne puisse remplir la mission que Dieu lui avait confiée ? — Voir Genèse 3:15.
   Jésus a montré qu’on peut rendre la Parole de Dieu “inopérante” en l’associant à la “tradition”. (Matthieu 15:6.) Les traditions qui entourent ces personnages sont manifestement non bibliques. N’êtes-vous pas d’avis qu’il ne convient pas de vénérer ces astrologues ni de les tenir pour saints…

   Conclusion : Le récit des rois mages est aimé par certains du monde de l'Évangile, détesté par d'autres ! Une chose est sûre, il ne semble pas faire l'unanimité en leur sein. Et surtout son authenticité est remise en question.


   La version de Barnabé sur ces évènements passés.


    CHAPITRE VI 

   D'Orient[5] en Judée[6], trois mages[7] sont guidés par une étoile[8]. Ayant trouvé Jésus, ils le révèrent et lui offrent des présents[9].
   Dans les régions orientales[10], sous le règne[11] d'Hérode[12], roi de Judée[13], après la naissance de Jésus, trois mages[14] scrutaient les étoiles du ciel. Or une étoile d'une grande splendeur leur apparut. En ayant délibéré entre eux, d'un commun accord ils se rendirent en Judée. L'étoile[15] les guidait en les précédant.
   Parvenus à Jérusalem. ils demandèrent où était né le roi[16] des Juifs. En l'entendant, Hérode eut peur et toute la ville fut troublée. Hérode convoqua donc les prêtres et les scribes, et leur demanda où devait naître le Christ[17]. Ils répondirent qu'il devait naître à Bethléem[18], comme il est écrit par le prophète[19] : " Et [52] toi, Bethléem, tu n'es pas petite parmi les princes de Juda, car c'est de toi que sortira un chef qui conduira, mon peuple Israël ! "
   Hérode convoqua donc les mages[20] et les interrogea sur la raison de leur venue. Ils leur répondirent qu'ils avaient vu une étoile en Orient[21], qu'elle les avait guidés jusqu'à ce lieu, qu'ils voulaient adorer[22] ce nouveau roi que montrait son étoile et lui offrir des présents. Hérode dit alors : " Allez à Bethléem !  Avec grand soin enquérez-vous de l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, venez me le dire, car moi aussi je veux aller l'adorer ". Il disait cela pour les tromper. (à suivre...).

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Chez les gens de la Bible, on aime citer les points cardinaux.
[6] On semble parler à l'époque de Judée, non d'Israël.
[7] Les gens du Magisme étaient des gens d'une grande dureté. On voit mal ces gens aller vers d'autres religions que la leur ! On a dit chez les gens de l'Évangile : Les soi-disant “sages” étaient-ils des adorateurs du vrai Dieu ? Non, les Écritures grecques chrétiennes les désignent par le mot magoï, mages, prêtres de Zoroastre. (On peut rattacher ce terme au mot français magicien.) C’était des astrologues qui venaient de Mésopotamie, très loin à l’est. Ils ne considéraient pas Jésus comme leur Sauveur ou leur Messie, mais comme le “roi des Juifs”. — Matthieu 2:1, 2. Nous dirons plutôt, le dieu des dieux !
[8] Généralement lorsqu'un prophète né, une étoile apparaissait dans le ciel.
[9] paraît peu probable de la part de gens comme eux, adorateurs du Feu !
[10] Le Magisme c'est surtout développé en Babylonie, la Perse, etc. Peu en Arabie. On peut s'étonner ici pourquoi le narrateur insiste sur des mots comme : orient, orientales…
[11] On précise qu'il s'agit d'Hérode le Grand qui régna à Jérusalem de 37 à 4 av. J.C.
[12] Faut-il lire Hérode (Hérodos) de Judée ou Herdos de Babel ? Les deux sont possibles.
[13] On peut s'étonner de cette précision que semble vouloir absolument nous donner le narrateur. Veut-il nous cacher quelque chose ? S'agit-il de Judée, en Palestine ou de la Judée-Ispahan, en Iran ? Ne l'oublions pas, le monde toranique a voulu donner au Messie fils de Marie les attributs du Faux-Messie par excellence ! Tout cela pour tronquer partie de son histoire. Jamais, partie d'entre eux, n'a pau accepter que le Livre et la Prophétie passe de leurs mains aux mains des Fils d'Ismaël. 
   Selon les historiens, c'est le nom donné par les Juifs en captivité. Ils avaient emmené avec eux de l'eau et de la terre de Jérusalem. Chaque fois qu'ils s'arrêtaient à un endroit, ils les comparaient avec la terre et l'eau de l'endroit où ils s'arrêtaient. Arrivés en terre d'Ispahan, ils constatèrent que la terre et l'eau avaient le même poids que celles du lieu saint. Il deviendra : Judée (la Juive)-Ispahan. Ils s'y installèrent, s'y marièrent et y eurent leurs descendances.
   Pourquoi le silence de la Synagogue sur ce sujet brûlant ? De même leurs frères en religion : les gens de l'Évangile ?  Certes, partie d'entre eux est dans l'attente du Messie, du roi qui doit rassembler le monde toranique, et venir avec eux en Terre sainte. 
   Selon le fils de Mâdja : "…La terre entière sera soumise à l'épreuve ; c'est sur ces entrefaites qu'apparaîtra le Faux-Messie, du côté d'Ispahan, dans une campagne connue sous le nom de "la juive" [soit : la Judée]. Il sera monté sur un âne stérile, semblable à un mulet ; la distance qui sépare ses oreilles sera de cinquante coudées.
   De même : "Soixante-dix mille juifs d'Ispahan, portant le Tayâlisan (voile empesé fait de mousseline), ils suivront le Faux-Messie." (Transmis par Mouslim).
   Et aussi : "Le Faux-Messie apparaîtra en Orient, dans une terre appelée Khurasan (région de l'Iran oriental) et sera suivi par des peuples dont le visage sera semblable à des boucliers martelés." (Transmis par Ahmad et Tirmidzî).
   Le faux-Messie (ou pour les gens de la Synagogue : le Messie tout court). Les gens de la Synagogue le voit du côté des Fils d'Esaü, Rome. Et bon nombre des gens de l'Évangile suivent cette croyance rabbinique. Le siège de l'Antéchrist n'est-ce pas Rome, le Vatican ? La plupart des sectes occultes, loges, gens du Dualisme rejoignent cette idée et croyance rabbinique. La vérité semble toutefois être tout autre. N'en déplaise aux détracteurs de la Religion divine ! Peut-on changer le court de l'histoire ? Les partisans du libre-arbitre le croient, les gens de la Prédestination, nullement. 
[14] Rois mages (les), riches personnages empreints de sagesse (mages) qui, selon l’Évangile de saint Matthieu, rendirent visite à Jésus nouveau-né et l’honorèrent de présents. Une légende ultérieure précise l’anecdote: au nombre de trois, nommés Balthazar, Gaspard et Melchior, ils vinrent d’Arabie à Bethléem en suivant une étoile. 2. Épiphanie, manifestation (en gr. epiphania, «apparition») de Jésus nouveau-né aux Rois mages. L’Église célèbre cet événement le 6 janvier. Cette fête, l’Épiphanie, est nommée aussi la fête des Rois et le jour des Rois. 3. Epiphanie. 1. Manifestation de la divinité, de Dieu. 2. Litt. Manifestation de ce qui est caché.  (Op. cit.). 4. 1. En 1993, trois jours seulement avant Noël, le pape Jean-Paul II a reconnu que cette fête ne tire pas son origine de la Bible. En rapport avec la date du 25 décembre, il a avoué: “Chez les païens de l’Antiquité, on célébrait l’anniversaire du ‘soleil invincible’ ce jour-là afin qu’il coïncide avec le solstice d’hiver.” Comment Noël est-il donc venu à l’existence ? Le pape a ajouté : “Il a semblé logique et naturel pour les chrétiens de remplacer cette fête par celle du seul Soleil véritable : Jésus Christ.” 2. “En d’autres termes, a écrit Nello Ajello dans La Repubblica, quelqu’un a décidé que Jésus était né à une date imaginaire, inventée, fausse.” Quand cela s’est-il produit ? Selon un communiqué du Vatican, “la fête de Noël est apparue en 354 [de notre ère]”. 3. Que dire de l’Épiphanie, le 6 janvier, qui commémore la visite des Rois mages au nouveau-né Jésus ? Le communiqué ajoute : “Tout porte à croire que le choix du 6 janvier, comme celui du 25 décembre pour la fête romaine célébrant la naissance de Jésus, a également été influencé par un anniversaire païen. En effet, à Alexandrie les païens célébraient l’anniversaire du dieu Aiôn (dieu du temps et de l’éternité) dans la nuit du 5 au 6 janvier (...). Il semblerait que l’Église ait voulu christianiser cette fête.” 4. Astrologues. Qui étaient les mages qui rendirent visite à Jésus petit enfant ? Selon les T.J. : Des astrologues (gr. : magoï ; “ mages ”, ; Os ; TOB ; “ magiciens ”, The Emphatic Diaglott) apportèrent des présents à Jésus petit enfant (Mt 2:1-16). À propos de l’identité de ces magoï, un dictionnaire biblique (The Imperial Bible-Dictionary, par P. Fairbairn, Londres, 1874, t. II, p. 139) déclare : “ Selon Hérodote, les mages étaient une tribu de Mèdes [I, 101] qui se prétendaient capables d’interpréter les rêves et qui étaient officiellement chargés des rites sacrés [...] en bref, ils constituaient la classe instruite et sacerdotale. Ils possédaient, pensait-on, le don surnaturel de prédire l’avenir d’après les livres et l’observation des étoiles. [...] Des investigations postérieures tendent à faire de Babylone plutôt que de la Médie et de la Perse le centre du magisme à son apogée. ‘ Au départ, les prêtres mèdes n’étaient pas appelés mages. [...] Cependant, les Chaldéens donnèrent le nom de mages aux membres de leur caste sacerdotale, et c’est ainsi que nous devons comprendre Hérodote quand il présente les mages comme une tribu mède ’ [...] (J. Müller dans l’Encyclopédie Herzog). ”
   De solides preuves indirectes démontrent donc que les magoï qui rendirent visite à l’enfant Jésus étaient des astrologues. Ainsi, The New Testament de Charles Williams traduit ce terme par “ contemplateurs des étoiles ” et met cette note : “ C’est-à-dire ceux qui étudient les étoiles en rapport avec les événements de la terre. ” (Voir aussi BFC). C’est donc fort justement que, dans le texte ou en note, des traductions mettent “ astrologues ” en Matthieu 2:1. — Ce ; MN.
[15] Nous savons tous que lorsqu'un prophète naîtrait, une étoile apparaîtrait dans le ciel. Selon l'auteur de "la Manifestation de la Vérité", et commentant (Mt. 2.2) : Matthieu rapporte l'histoire des Mages qui arrivèrent à Jérusalem en suivant l'étoile. Or, quelques comètes se meuvent d'Occident en Orient, d'autres d'Orient en Occident. Bethléem est au sud de Jérusalem, comment l'étoile aurait-elle pu aller de Jérusalem à Bethléhem ?
    Selon certaines gens de l'Evangile : Examinez une autre preuve fournie par la Bible. En fait, ces astrologues n’arrivèrent chez le roi Hérode que des mois après la naissance de Jésus. Ils dirent au roi qu’ils avaient suivi une étoile qui leur était apparue ‘quand ils étaient dans l’orient’ et qu’ils voulaient rendre hommage au petit enfant, le “roi des Juifs”. Quant à “l’étoile”, ce n’était pas une véritable étoile ni une conjonction de planètes, parce que seuls les astrologues ont dit l’avoir vue. Hérode se tourna alors vers les chefs religieux juifs pour leur demander où devait naître le Messie. Ils lui citèrent la prophétie de Michée 5:2 qui désignait Bethléem comme devant être le lieu de naissance. Matthieu 2:3-6.
   Egalement : Le récit biblique n’indique pas combien d’astrologues “venus de l’Est” apportèrent “or, oliban et myrrhe” à Jésus enfant. Rien n’appuie la tradition selon laquelle ils étaient trois (Mt 2:1, 11). Étant des astrologues, ils servaient des faux dieux et se laissèrent guider, sciemment ou non, par ce qui leur parut être une “étoile” en mouvement. Ils avertirent Hérode que le “roi des Juifs” était né, et Hérode chercha alors à faire mourir Jésus. Mais le complot échoua. Jéhovah intervint et se révéla plus puissant que les dieux démons des astrologues ; par conséquent, au lieu de retourner chez Hérode, les astrologues rentrèrent chez eux par un autre chemin après avoir été “ divinement avertis en rêve ”. — Mt 2:2, 12.
   Nouvelles preuves qui remettent en doute l'authenticité du récit des rois mages.
[16] Pour eux, sous-entendu, le dieu des Juifs ou le Dieu des dieux annoncé par Zoroastre (forme grecque de Zarathoustra) (VIIIe ou VIIe s. av. J.-C.), réformateur de la religion iranienne antique, dont le livre sacré est l’Avesta. On nomme Gâtha l’ensemble des textes attribués à Zoroastre, donc postérieurs à cette réforme. Sa date et son lieu de naissance (Ragès, en Médie), la signification étymologique de son nom sont controversés; sa vie est en grande partie légendaire. L’enseignement qu’il propagea repose sur une théologie dualiste [Magisme]: Ahura Mazdâ, le dieu du Bien, s’oppose à Ahriman, le dieu du Mal. L’homme, par la pureté de sa vie, de ses pensées, de ses paroles et de ses actes (dont il rendra compte dans l’au-delà), doit contribuer au renforcement de la puissance du Bien pour que diminue celle du Mal. Son nom n'est-il pas cité dans des textes apocryphes ?
[17] L'Ecriture parle du Messie pour désigner ici le Sceau de la Prophétie et non le Sceau des prophètes d'Israël, Ichoua le fils de Marie. Lequel naîtra à la Mecque, en Arabie, et non à Bethléem, à Châm.
[18] Nullement. A la Mecque, en Arabie. Bethléem est, selon les commentateurs bibliques, la patrie de David. Secundo : Beth-léem, soit la Maison du pain, où Beth-laham, la Maison de la viande ? Châm est une région agricole. L'Arabie, elle, est une région désertique ou semi-désertique, où comme à la Mecque, la viande ne manque pas. Dans les deux cas, ce sont les invocations d'Abraham (sur lui la Paix !) qui en sont la cause. Et Dieu est plus Savant !
[19] Bible. Michée. 5 1. Pour la bonne cause, n'arrivera-t-on pas à faire mentir les prophètes ? Car tel est le cas. 2. Le Saint et Seigneur d'Israël les abandonnera jusqu'aux temps où naîtra le Sceau de la Prophétie. Avant cela, leur Temple sera détruit et ils devront connaître l'exil.
[20] On voit mal des mages convoqués à la cour d'Hérode, d'autant qu'ils s'agiraient ici de rois ? Des rois qui entrent sur ses terres sans qu'il en soit averti !
[21] Qui étaient les mages qui rendirent visite à Jésus petit enfant ? Selon l'avis des T. J. : Le mot gazerin n’apparaît que dans la partie araméenne du livre de Daniel (2:4b–7:28) et vient d’une racine qui signifie “détacher”, par référence, croit-on, à ceux qui divisaient le ciel en sections (Dn 2:34). Certaines traductions françaises (Od ; TOB ; Sg) rendent le terme araméen original gazerin par “devins”. (Dn 2:27 ; 4:7 [v. 4, TOB ; Sg] ; 5:7, 11.) Le culte des astres était pratiqué par ceux “qui, à partir de la position des étoiles au moment de la naissance des individus, déterminaient leur destinée en recourant à diverses sortes de calculs et à la divination”. (Gesenius’s Hebrew and Chaldee Lexicon, par S. Tregelles, 1901, p. 166, 167.) Foncièrement polythéiste, l’astrologie naquit en basse Mésopotamie, sans doute peu après le déluge, quand les hommes se détournèrent du culte pur de Jéhovah. Avec le temps, le mot “Chaldéen” devint pour ainsi dire synonyme d’“ astrologue ”.
   Selon la pseudo-science qu’est l’astrologie, chaque partie du ciel était dominée par un dieu différent. On prétendait que tous les mouvements et phénomènes célestes, tels que le lever et le coucher du soleil, les équinoxes et les solstices, les phases de la lune, les éclipses et les phénomènes atmosphériques étaient le fait des dieux. On notait donc régulièrement les mouvements cosmiques et on élaborait des cartes et des tables complexes de ces mouvements, à partir desquelles on prédisait les événements intéressant la terre et les humains. On croyait que toutes les affaires publiques ou privées étaient régentées par les dieux du ciel. Aussi ne prenait-on aucune décision politique ou militaire sans avoir demandé aux astrologues de se prononcer après avoir lu et interprété les présages. Les prêtres finirent donc par détenir un grand pouvoir et exercer une forte influence sur le peuple. Ils prétendaient détenir une intelligence et des pouvoirs surnaturels de même qu’une grande sagesse. Il n’y avait pas un seul grand temple construit par les Babyloniens qui ne dispose d’un observatoire astronomique.
[22] adorer le nouveau dieu des Juifs : Ichoua fils de Marie. On a dit aussi : Les soi-disant “sages” étaient-ils des adorateurs du vrai Dieu ? Non, les Écritures grecques chrétiennes les désignent par le mot magoï, mages, prêtres de Zoroastre. (On peut rattacher ce terme au mot français magicien.) C’étaient des astrologues qui venaient de Mésopotamie, très loin à l’est. Ils ne considéraient pas Jésus comme leur Sauveur ou leur Messie, mais comme le “roi des Juifs”. — Matthieu 2:1, 2.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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08/11/06 .

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