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Etudes et Recherches.

O Fils d'Israël, je suis vraiment un messager de Dieu à vous, confirmateur de ce qu'il y a devant moi de par la Torah, et annonciateur d'un messager à venir après moi, dont le nom sera "Ahmad" !... (Coran LXI 6)

Un manuscrit ancien : l’Évangile de Barnabé
Barnabé, qu'est-il ?
Les Douze. Le cas de Juda. Sa mort.

Première Partie.

P

oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]

1. Son nom et son origine.  

  Selon les chercheurs et historiens, Barnabé ou Barnabas était un lévite, Juif de Chypre. Son nom était Joseph. Barnabas n'était pas son nom ni son titre de famille. Quand il rencontra Jésus fils de la vierge Marie (sur eux la Paix !), il a été tellement influencé par lui qu'il vendit toutes ses propriétés pour se donner entièrement à la propagation de l'enseignement de Jésus (sur lui la Paix !). D'ailleurs, n'est-il pas écrit :

   "Ainsi Joseph, surnommé Barnabas par les apôtres ce qui signifie l'homme du réconfort possédait un champ. C'était un lévite, originaire de Chypre. Il vendit son champ, en apporta le montant et le déposa aux pieds des apôtres[5]." (Bible. Act. 4 36-37).  

  2. Compagnon ou suivant du Messie ?  

  Selon les gens de l'Évangile, il est un disciple de Paul, non du fils de Marie. Ainsi, le (ou les) narrateur(s) des "Actes" semblent s'être lourdement trompés ? 

   Les Douze. Leurs listes. 

   Dans "Jésus anatomie d'un mythe", Patrick Boistier d'écrire : Les listes des "douze apôtres" données par Marc, Matthieu, Luc et Jean, ne concordent pas entre elles : Matthieu et Lebbée ne sont nommés que dans le premier Evangile : Thaddée ne figure que dans le second ; Judas et Jacques, que dans le troisième. Le quatrième Evangile ignore la plus grande partie de ces noms, et jusqu'à celui de Jean dont, pourtant, la tradition chrétienne lui attribue la composition.

   Les Evangiles nous apprennent que les deux premiers disciples recrutés par Jésus furent Simon, qui signifie "obéissant", est identifié avec Céphas (Pierre). Puis deux autres répondent à l'appel ; ce sont Jean et Jacques. Jésus, dans un premier temps, va donc être suivi de quatre disciples ; ainsi se trouve reproduit sur la Terre ce qui se passe au ciel, où quatre assistants obéissants, entourent le trône de Dieu (Ezéchiel, 1/1-28). Plus tard, les apôtres seront au nombre de douze, personnifiant les douze tribus d'Israël. Mais Papias (début du IIe siècle) n'en connaissait encore que sept ! (Op. cit. Edit. L'Orient).  

   Toujours selon les gens de l'Evangile, la liste des Douze[6] compagnons du Messie serait celle-ci : 1. Pierre[7], 2. André[8], 3. Jacques[9] le Majeur[10], 4. Jean[11], 5. Philippe[12], 6. Barthélemy, 7. Matthieu[13], 8. Thomas[14], 9. Jacques[15] le Mineur[16], 10. Simon[17], 11. Jude et 12. Judas[18] [remplacé après sa mort par Matthias]).   

   Autre liste[19] : 1. Simon Assafâ[20] surnommé Pierre, 2. André son frère, 3. Jacques fils de Zébédée, et 4. Jean son frère, 5. Philippe, 6. Barthélémy, 7. Thomas, 8. Matthieu le publicain, 9. Jacques fils de Halfa, 10. Lîya surnommé Thaddée, 11. Simon Alqanâni, et 12. Judas l'Iscariote. 

   Quant à l'Evangile de Barnabé : 1. André et 2. Pierre son frère, pêcheurs, 3. Barnabé qui écrivit ceci, ainsi que 4. Matthieu le publicain qui s'asseyait au comptoir, 5. Jean et 6. Jacques fils de Zébédée, 7. Thaddée[21] et 8. Jude. 9. Barthélémy et 10. Philippe, 11. Jacques et 12. Judas Iscariote, le traître. Il leur communiqua toujours les secrets divins, mais il fit de Judas l'Iscariote le dépensier de ce qu'on lui donnait en aumône. Mais lui, volait la dîme de tout. (Chap. XIV)  

   Le cas de Juda ou Judas ou Judah.  

   Selon Patrick Boistier : "Judas l'Iscariote va trouver les grands prêtres et promet de leur livrer Jésus… Il y a de quoi s'interroger sur l'utilité d'une telle trahison. En effet, les Juifs, saducéens et pharisiens[22], connaissaient suffisamment Jésus (cf. les Evangiles) pour se passer de l'intermédiaire d'un indicateur. D'ailleurs, les Épîtres pauliennes disent bien que Jésus fut trahi, mais elles ne mentionnent pas Judas ; et, quand elles parlent de la Résurrection, elles affirment que Jésus est apparu aux "Douze" (I Corinthiens, 15/1-8).

   Des quatre Évangiles, celui de Matthieu est le seul à relater la pendaison de Judas (27/3-5). Quant aux Actes[23], ils racontent eux aussi la mort de Judas, mais d'une façon fort différente : pour l'auteur, Judas ne s'est pas pendu ; il est tombé la tête la première, et a éclaté par le milieu, et toutes ses entrailles se sont répandues (1/15-20)… Pourquoi Matthieu parle-t-il de pendaison[24] ? N'est-ce pas pour faire correspondre son récit avec celui du deuxième livre de Samuel (17/23) où l'on voit Akhitophel se pendre parce qu'Absolon n'avait pas suivi son conseil . Akhitophel se pendit par dépit, Judas par remords : autre pastiche de l'Ancien Testament. (Op. cit.). 

Position de l'Islam traditionnel. 

   Nous savons tous que l'Islam traditionnel rejette toute idée de mort réelle, de crucifixion du fils de Marie. Les Fils d'Israël, les Judaïsés[25] (Coran IV 157) se sont targués, eux, d'avoir réellement tué le fils de Marie. Plus tard, on le leur imputera, et il en résultera de grandes souffrances pour eux. Leurs ancêtres voulurent réellement sa mort. Mais le Saint et Seigneur d'Israël déjoua le plan perfide de ses détracteurs. Reste à connaître, pour certains, l'identité de ce "sosie". Est-ce un compagnon volontaire ? Est-ce un compagnon déserteur qui fût ainsi châtié ? Est-ce un dénonciateur juif ? Différents noms ont été proposés par les chercheurs, historiens et commentateurs coraniques. Toutefois, aucun n'est parvenu à s'imposer d'une façon formelle et définitive. Selon l'Évangile de Barnabé, il s'agit de Judas. Qu'on en juge : 

   Sorti de la maison. Jésus se retira dans le jardin pour prier selon sa coutume. Il priait en effet. en ployant cent fois les genoux et en se prosternant la face contre terre. (a)
   Judas. qui connaissait l’endroit où se trouvait [480] Jésus avec ses disciples. alla chez le pontife et dit : « Si vous voulez me donner ce que vous m’avez promis. je vous livrerai cette nuit entre vos mains ce Jésus que vous recherchez. Il se trouve seul avec onze compagnons. » Le pontife répondit : « Combien désires-tu ? Judas répondit : « Trente deniers d’or ! » Le pontife lui compta aussitôt l’argent et envoya un pharisien chez le gouverneur et chez Hérode pour prendre des soldats. Ils en fournirent une légion car ils craignaient le peuple. Ils prirent les armes et sortirent de Jérusalem avec des lumières et des lanternes sur des bâtons.
   Comme les soldats et Judas approchaient de l’endroit où se trouvait Jésus. celui-ci entendit venir beaucoup de monde. Les onze dormaient. Mais Dieu voyant le péril que courait son serviteur ordonna à Gabriel. Michel. Raphaël et Uriel . ses serviteurs. d’enlever Jésus du monde. Les saints anges vinrent et enlevèrent Jésus par la fenêtre qui fait face au midi. Ils l’emportèrent et le mirent au troisième ciel avec des anges. bénissant Dieu à jamais.
   [481] Judas fit irruption le premier dans la pièce d'où Jésus avait été enlevé et où dormaient les onze. Alors. l’admirable Dieu agit admirablement : Judas devint semblable à Jésus par son langage et dans son visage que nous crûmes que c'était Jésus.
   Judas. lui. nous ayant réveillés. cherchait où était le Maître. Mais. stupéfaits. nous répondîmes : « C'est toi. Seigneur. notre Maître ! Nous as-tu oubliés ? » Mais il nous dit en souriant : « Êtes-vous fous ? Je suis Judas Iscariote. »
   Tandis qu'il parlait. la milice entra et on mit la main sur lui car il était en tout semblable à Jésus. Quant à nous. après avoir entendu les paroles de Judas et vu la foule des soldats. comme hors de nous-mêmes. nous nous enfumes. Jean qui dormait enveloppé d'un drap s'éveilla et s'enfuit. Comme un soldat l'avait saisi par le drap. il laissa le drap et se sauva nu. car Dieu avait exaucé la prière de Jésus et sauvé les onze du mal. . (Chap. CCXIV – CCVI).
   Les soldats s'emparèrent de Judas et le [482] ligotèrent non sans dérision car il niait à la vérité qu’il était Jésus. Ils lui disaient en se moquant de lui : « Ne crains pas. Seigneur. nous sommes venus pour te faire roi d’Israël ! Nous ne t'avions ligoté que parce que nous savons que tu refuses le royaume. » Judas répondit : « Avez-vous perdu la cervelle ? Vous êtes venus prendre Jésus Nazaréen avec des armes et des lanternes comme un voleur vous m'avez ligoté pour me faire roi. moi qui vous ai conduits ici ! » Alors les soldats perdirent patience et à coups de poings et à coups de pieds ils commencèrent à rendre à Judas la monnaie de sa pièce et en furie. ils le conduisirent à Jérusalem.
   De loin. Jean et Pierre suivaient les soldats. Ils affirmèrent à celui qui écrit qu'ils avaient vu tous les interrogatoires auxquels le pontife et le conseil des pharisiens réunis pour mettre à mort Jésus [483] soumettaient Judas. Celui-ci débita tant de folies qu'il faisait rire tout le monde. tous croyant qu'il était vraiment Jésus et qu'il faisait le fou par crainte de la mort. Les scribes lui mirent un bandeau sur les veux et disaient en se moquant de lui : « Jésus. prophète des Nazaréens. - car c'est ainsi qu'ils appelaient ceux qui croyaient à Jésus. dis-nous qui t'a frappé ! » Ils le souffletaient et lui crachaient au visage.
   Le matin venu. le grand conseil des scribes et des anciens du peuple se réunit. Le pontife et les pharisiens cherchaient de faux témoins contre Judas. croyant que c'était Jésus. Ils ne trouvaient pas ce qu'ils cherchaient. Que dis-je. les pontifes croyaient que Judas était Jésus ! mais tous les disciples et même celui qui écrit le croyaient. La pauvre vierge mère de Jésus. elle-même. le croyait. Ainsi que ses parents et ses amis et la douleur de tous était incroyable ! Vive Dieu. celui qui écrit avait oublié que Jésus lui avait dit qu'il serait enlevé du monde. qu'il souffrirait dans un autre et qu'il ne [484] mourrait qu'aux approches de la fin du monde. Aussi se rendit-il près de la croix avec la mère de Jésus et Jean.
   Le pontife se fit amener Judas toujours ligoté et l'interrogea sur ses disciples et sa doctrine. Judas comme privé de sens ne répondait rien là-dessus. Aussi le pontife 1'adjura-t-il par le Dieu vivant (a) d'Israël de lui dire la vérité. Judas répondit : « Je vous ai dit que je suis Judas Iscariote qui vous ai promis de livrer Jésus de Nazareth entre vos mains. mais vous, je ne sais par quel artifice vous êtes sortis de vous-mêmes ! Vous voulez à tout prix que je sois Jésus ! » Le pontife répondit : « Séducteur pervers. par ta doctrine et tes faux miracles tu as trompé tout Israël de la Galilée jusqu'ici à Jérusalem. et maintenant tu crois échapper au juste châtiment qui te revient en faisant le fou ! Vive Dieu. (a) tu n'échapperas pas ! »
   Cela dit. il ordonna à ses serviteurs de lui donner des soufflets et des coups de pieds pour lui faire recouvrer ses esprits. Les serviteurs du pontife lui [485] firent alors subir un traitement incroyable. Ils s'ingénièrent à trouver du nouveau pour faire plaisir au conseil. Ils l'habillèrent en jongleur et lui donnèrent tant de coups de poings et de coups de pieds qu'il aurait fait pitié aux Cananéens s'ils l'avaient vu ainsi. Mais les pontifes. les pharisiens et les anciens du peuple avaient le cœur si endurci contre Jésus qu'ils prenaient plaisir à voir Judas traité de cette manière en croyant qu'il était vraiment Jésus.
   Puis. toujours ligoté, ils l'emmenèrent chez le gouverneur. Or celui-ci aimait Jésus en secret. Persuadé que Judas était Jésus. il le fit entrer dans sa chambre et lui demanda pour quelle raison les pontifes et le peuple le livraient entre ses mains.  Judas répondit : « Si je te dis la vérité. tu ne me croiras pas car tu es sans doute trompé comme le sont les pontifes et les pharisiens. » Croyant qu'il voulait parler de la loi. le gouverneur répondit : « Ne sais-tu pas que je ne suis pas juif et que ce sont les pontifes et les anciens de ton peuple qui t'ont livré [486] entre mes mains ? Dis-nous donc la vérité pour que je fasse ce qui est juste. car j'ai le pouvoir de te libérer ou de te donner la mort. » Judas répondit : « Seigneur. crois-moi. si tu me donnes la mort. tu feras un grand péché car tu tueras un innocent. En effet. je suis Judas Iscariote et non pas Jésus. Lui. c'est un magicien. il m'a transformé ainsi par son artifice.
   Le gouverneur s'étonna fort en l'entendant : aussi cherchait-il à le libérer. Il sortit dehors et dit en souriant : « De deux choses. il y en a au moins une pour laquelle il n'est pas digne de mort. mais plutôt de compassion. Il prétend dit le gouverneur qu'il n'est pais Jésus. mais un certain Judas qui guida la milice pour prendre Jésus. Et il dit que Jésus de Galilée l'a ainsi transformé par son art magique. Si c'est vrai. ce serait un grand péché de le tuer. puisqu'il serait innocent. Mais si c'est Jésus et qu'il [487] le nie. il a certainement perdu l'esprit et il serait impie de tuer un fou ! » Les pontifes. les anciens du peuple ainsi que les scribes et les pharisiens s’écrièrent avec force : « C'est Jésus de Nazareth que nous connaissons. car si ce n’était pas ce malfaiteur. nous ne l'aurions pas livré entre tes mains. Et il n'est pas fou non plus. mais bien plutôt fourbe : il cherche à échapper de nos mains par cet artifice : mais la sédition qu'il fomenterai en s'enfuyant. serait pire que la première ! » Pour se débarrasser de ce cas. Pilate - c'était le nom du gouverneur. dit : « Il est Galiléen. Or Hérode est roi de Galilée et il ne m'appartient pas de juger ce cas. Emmenez-le donc chez Hérode ! »
   Ils conduisirent alors Judas chez Hérode. Depuis longtemps celui-ci souhaitait que Jésus vienne chez lui. mais Jésus ne l'avait jamais voulu car Hérode était païen et il adorait les dieux faux et menteurs. [488] vivant à la manière des nations impures. Chez lui. Hérode interrogea Judas sur beaucoup de sujets. Mais Judas y répondit hors de propos en niant qu’il était Jésus. Alors Hérode se moqua de lui avec toute sa cour et le fit habille de blanc comme on habille les fous. Puis il le renvoya à Pilate en lui disant : « Ne sois pas injuste envers le peuple d’Israël ! » Hérode écrivit cela parce que les pontifes. les scribes et les pharisiens lui avaient donné une bonne somme d’argent.
   L’ayant appris par un serviteur d’Hérode. le gouverneur feignit de vouloir libérer Judas. lui aussi pour gagner de l'argent. Il le fit flageller par ses serviteurs qui furent payés par les scribes pour le tuer sous le fouet.
   Mais Dieu lui avait décrété (b) ce qui devait arriver garda Judas pour la croix afin qu'il reçoive cette horrible mort qu'il avait vendue à d'autres. Il ne laissa pas mourir Judas sous le fouet. bien que les [489] soldats le flagellèrent tant que son corps pleuvait du sang. Puis par moquerie. ils l'habillèrent d'une vieille robe de pourpre en disant : « Il convient d'habiller notre nouveau roi et de le couronner. » - Ils prirent des épines et firent une couronne semblable à celle d'or et de pierres précieuses que les rois portent sur la tête. Ils placèrent cette couronne d'épines sur la tête de Judas. lui mirent dans la main un roseau en guise de sceptre et ils le firent asseoir en un lieu élevé. Les soldats venaient devant lui. s'inclinaient par moquerie et le saluaient comme « Roi des Juifs » Ils étendaient la main pour recevoir des cadeaux puisque les nouveaux rois ont coutume d'en donner. Mais comme ils ne recevaient rien. ils frappaient Judas en disant : « Comment es-tu couronné. roi fou. si tu ne veux payer ni tes soldats ni tes serviteurs ? »
   Les pontifes. les scribes et les pharisiens voyant que Judas ne mourrait pas sous le fouet et craignant que Pilate ne le laissât libre. donnèrent de l'argent [490] au gouverneur. L'ayant reçu. celui-ci livra Judas aux scribes et aux pharisiens comme méritant la mort. Avec lui. ils condamnèrent deux voleurs à mourir en croix.
   Ils l'emmenèrent au mont Calvaire où on suspendait les malfaiteurs. Là. ils le crucifièrent nu pour que la moquerie fut plus grande. Judas ne faisait vraiment rien d'autre que crier : « Dieu pourquoi m'as-tu abandonné. car le malfaiteur a fui et moi je suis tué à tort ? »
   En vérité, je le dis. sa voix, son visage et sa personne ressemblaient tellement à Jésus que ses disciples et ses fidèles. croyaient tout à fait que c'était Jésus. Certains d'entre eux s'éloignèrent de la doctrine de Jésus. un croyant quel était faux prophète et qu'il avait opéré ses miracles grâce à la magie. Jésus en effet avait dit qu'il ne mourrait qu’aux approches de la fin du monde et qu’à ce moment là il serait enlevé du monde.
   Mais ceux qui demeurèrent fermes dans sa doctrine [491] étaient si affligés de douleur en voyant mourir celui qui lui ressemblait qu'ils ne se rappelaient pas ce qu'il avait dit. Aussi en compagnie de la mère de Jésus. allèrent-ils au mont Calvaire. Ils se tinrent non seulement présents à la mort de Judas. en pleurant toujours. mais encore par l'intermédiaire de Nicodème et de Joseph d'Arimathie. ils réclamèrent au gouverneur le corps de Judas pour l'ensevelir. Ils l'enlevèrent de la croix en un tel deuil que certainement personne ne le croirait. et l'ayant enveloppé avec cent livres de parfum précieux. ils l'ensevelirent dans le monument neuf de Joseph. (Chap. CCXIV – CCXVII). 

   Autres sources : Selon d'autres versions, comme la secte des Docètes ou Aphtartolâtres, qui rejetaient la réalité de la "passion" et de la mort du Messie. Ils niaient qu'il ait souffert, autrement qu'en apparence. Un sosie, Simon de Cyrène, par exemple, l'aurait remplacé sur la croix. D'autres encore disent que celui qui prit la ressemblance du Messie fut un Israélite nommé plutôt Josué. Le disciple volontaire "nourrissait de l'hypocrisie" envers son maître ; réminiscence de Judas des évangiles. D'autres, le chef des Juifs avait ordonné à l'un de ses hommes, nommé Titaliyânûs (ou selon d'autres, Titânûs) de poursuivre le Messie dans l'intérieur de la maison et de le tuer. D'autres, celui qui prit la ressemblance fut un certain Sarjus (Serge) ou Barjus. D'autres, qu'il était un magicien. Pour preuve, les paroles du condamné : "Eli, Eli, lema sabaqthani" (Bible. Mt. 16). Paroles de conjuration, de damnation ! D'autres, etc selon certaines sectes du monde évangéliques, il ne serait pas mort. Il aurait été descendu de la croix, aurait été soigné et aurait vécu plus ou moins secrètement. Il sera mort à un âge avancé. C'est aussi l'avis des Qadianites ou Ahmadistes, lesquels le voit mourir en terre indienne ! On a dit également qu'il s'appelait : Achoua ou Achiyoua le Juif. On notera au passage la ressemblance frappante existante entre ces deux noms : Ichoua (ou Aichoua) le fils de Marie et Achoua (Achiyoua) le Juif. 

Age du condamné, le sosie du Messie : 50 ans. Se retrouve dans de nombreux écrits anciens. Le fils de Marie, lui, rappelons-le n'avait que 33 ans lorsqu'il fut élevé au Paradis, corps et âme. C'est donc son "sosie" qui sera et deviendra la rançon du fils de Marie. N'est-il pas écrit dans la Bible que : les méchants seront une propitiation pour les justes" (Bible. Prov. 20 18) ? Le fils de Marie était-il un juste ou un méchant ? 

Ré-ouverure du procès du Messie en Israël ? Est-ce possible ? Dans l’article « Les juifs ont-ils condamné Jésus ? » par Salomon Malka, en 1948, la Cour suprême d’Israël repousse le projet d’une révision du procès de Jésus. De qui émanait cette incroyable proposition ? Selon Salomon Malka : – L’idée est née à la fois d’une scène très précise et d’un livre. La scène se situe au domicile du père fondateur de l’Etat d’Israël, David Ben Gourion, à Tel-Aviv. (...) [Quant au livre :] « Le Procès et la mort de Jésus », écrit par le conseiller juridique de David Ben Gourion, justement. Traduit aux Etats-Unis, en Allemagne, ce livre n’est jamais arrivé en France. Il connut en Israël huit éditions. Son auteur, Chaïm Cohen, membre de l’establishment israélien, est aussi un esprit rebelle... (...) Il a écrit son livre dans des circonstances très précises, que je voudrais vous raconter. En septembre 1948, c’est-à-dire quatre mois après la création de l’Etat d’Israël, est instituée la Cour suprême israélienne. Lors de la première session, Moshe Zamora, le président de la Cour, dépouillant l’impressionnant courrier déposé sur son bureau, tombe sur un ensemble de lettres de prêtres catholiques, essentiellement hollandais, français et américains, reconnaissant la Cour suprême une nouvelle manifestation du sanhédrin et invitant en conséquence son président à une révision du procès de Jésus. Viennent ensuite les arguments juridiques : « Vous ne pouvez pas nous dire que cette demande n’est plus pertinente du fait que, après la destruction du Temple, il n’existait plus de souveraineté juive. Nous déposons donc notre demande en 1948, aussitôt qu’il possible pour nous de le faire. » La lecture de ces lettres laisse la Cour suprême sans voix. Il faut pourtant prendre une décision. La Cour en prend deux. Les juges se déclarent d’abord incompétents : « La décision de procéder à une révision du procès de Jésus ne relève pas de la Cour suprême d’Israël. » La deuxième décision est de laisser cette affaire secrète.
    Et ensuite ? « Mais, comme souvent en Israël, au bout de quelques mois la chose se sait. Le « News Review », un journal anglais, ébruite l’affaire et, immédiatement, la presse s’affole. La publicité faite autour de la révision du procès de Jésus amène de nouvelles lettres sur le bureau de Moshe Zamora, qui se décide à ouvrir un dossier... » (Le nouvel Observateur. Hors-série. N° 35).

   Vœu pieux, mais l’affaire en restera là... Affaire classée ! Peut-on imaginer qu’un jour le « Dossier  Jésus » sera enfin ré-ouvert par la Cour suprême israélienne ?
   Fin des temps : N'oublions pas que lorsque viendra le fils de Marie à la fin des temps, il tuera le porc (domestique et sauvage), brisera toute croix ou crucifix, et réfutera les propos que lui ont attribués faussement les gens de la Bible, dont en particulier ceux de l'Evangile. 

Thomas.  

   Parmi les noms précités, on remarquera que celui de "Thomas" n'est pas mentionné dans l'Évangile de Barnabé. Son nom, selon les gens de la Bible, signifie : le jumeau. Il est d'ailleurs mentionné dans différents écrits apocryphes, apparaissant comme étant le frère jumeau du fils de Marie ! Ainsi, Marie aurait mis au monde, non un enfant, mais deux ! Et au tout début de l'ère évangélique, ceci, disait-on, ne faisait aucun scandale parmi le monde évangélique ! Dans des documents très importants, bien que non reconnus par les Eglises officielles, le nom de Judas est associé à celui de Thomas, qui veut dire jumeau, alter ego, et parfois à celui de Didyme qui est également synonyme de jumeau. Ce double, voire triple nom, sert toujours à indiquer le disciple que Jésus, selon le commentaire de certaines gens du monde biblique, aimait, l'initié[26].
   Dans ces conditions, et toujours selon elles, la réhabilitation de Judas[27], si elle est acceptée, ne peut être totale, et le baiser[28] de Judas[29], au lieu d'être celui d'un lâche indicateur, devient le témoignage de la loyauté du courage et de l'amour fraternel. (à suivre)

Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] (latin apostolus ; du grec). Selon les gens de l'Évangile : Un de ceux qui, tel Paul ou Barnabé, ont été les premiers messagers de l'Évangile. Barnabé (saint) (Ier s.), disciple de saint Paul; il évangélisa avec lui la Syrie et la Grèce. Il mourut lapidé.
[6] Des "Douze" et non des "Onze" comme le veut la coutume. D'ailleurs, n'est-ce au dénommé Paul de dire concernant le fils de Marie : "Il est apparu à Céphas (Pierre), puis aux Douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cent frères à la fois ; la plupart sont encore vivant et quelques-uns uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. (Bible. I Cor. 15 5-7) Tout cela, le chiffre 12 semble être conforme à la parole de notre saint prophète. Et c'est à travers ces 12 que la religion du Messie sera répandue ou le message évangélique.
[7] Selon Matthieu : Simon, que l'on appelle Pierre. (10 2). Et selon lui, il possédait ce surnom bien avant qu'il rencontre le fils de Marie. Pour preuve : Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon appelé Pierre et André. (Mt. 4 18). Et c'est lui qui les invitera tous deux à le suivre. Selon Jean, c'est totalement différent. Ce serait plutôt André qui invitera son frère (1 40-42) à les suivre. Selon Marc : Pierre, c'est le surnom qu'il (Jésus) a donné à Simon (3 16) !
[8] Selon Jean : le frère de Simon-Pierre (1 40). (André) était l'un de ceux qui avait écouté Jean et suivit Jésus. Il va trouver, avant tout autre, son propre frère Simon et lui dit : "Nous avons trouvé le Messiya !" ce qui signifie le Messie. Il l'amena à Jésus. Fixant son regard sur lui, Jésus dit : "Tu es Simon, le fils de Jean ; tu seras appelé Céphas" ce qui veut dire Pierre. (Je. 1 40-42).
[9] Selon Matthieu : fils de Zébédée. (10 2).
[10] Jacques (saint), dit le Majeur (Bethsaïde, Galilée, ? ­ Jérusalem, 44 apr. J.-C.), un des douze apôtres, frère de saint Jean l’Évangéliste. Il est vénéré à Compostelle. (Op. cit.).
[11] Selon Matthieu : Jean son frère. (10 2). Selon Marc : Jacques fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques, et il (Jésus) leur donna le surnom de Boanerguès, c'est-à-dire fils du tonnerre (3 17).
[12] Selon Jean : Philippe était de Bethsaïda, la ville d'André et de Pierre.
[13] Selon Matthieu : collecteur d'impôts. (10 3). Lesquels ? De César ou du Rabbinat ?
[14] Selon Jean : qu'on appelle Didyme (11 16, 21 2). Surnom qui signifie le jumeau. Homme de peu de foi (Je. 14 5, 20 24 et sv.). 2. Selon Maqrizy : "…En outre les Marcionites, et celle des Ebionites possède, chacun un Évangile à elle, qui est, en partie différent des quatre déjà ; les Manichéens ont, eux aussi, un Evangile qui contredit de fond en comble tous ceux des autres Chrétiens ; ils possèdent aussi un Evangile, appelé des Septante, qu'ils attribuent à Thomas, et que toutes les autres sectes chrétiennes refusent de reconnaître. Dans cet état des choses, et en présence de ces prétentions contradictoires, il est impossible d'arriver à une solution quelconque, et distinguer le vrai du faux".
[15] Selon Luc : fils d'Alphée. (6 15), de même, Matthieu (10 3) et Marc (3 18).
[16] Jacques (saint), dit le Juste ou le Mineur (m. en 62 apr. J.-C.), un des douze apôtres, cousin germain de Jésus-Christ; premier évêque de Jérusalem ; il fut lapidé jeté du haut du Temple. (Op. cit.).
[17] Selon Marc : le zélote. Selon Luc : qu'on appelait le zélote (6 15). Le vocable "zélote", grec zelôtês, selon l'histoire biblique, vient d’une secte patriotique juive qui, au 1er  s. apr. J.-C., s’opposa par les armes à Titus. Ils formaient un parti religieux qui préconisait la violence contre les ennemis intérieurs et extérieurs du peuple d'Israël.
[18] Iscarioth, ou Judas Iscarioth fils de Simon. Selon les commentateurs bibliques, l'interprétation de ce surnom est discutée. En Jean 6. 71 ; 13 26, c'est le surnom du père de Judas.
[19] Tha'labî, Qisas.
[20] Mot arabe signifiant pur de cœur, ami sincère ; choisi, pur, etc.
[21] De même pour Marc : (3 18). L'auteur de la Manifestation de la Vérité d'écrire : Mais ils ne sont pas d'accord sur le nom du douzième Apôtre. Matthieu l'appelle Lebbée surnommé Thaddée, et Luc, Judas frère de Jacques.
[22] Deux sectes de la communauté juive de l'époque.
[23] Actes de Pierre et de Paul. Les gens de la Bible en ont fait un livre qu'ils ont joint aux Textes officiels. Il est truffé d'interpolation, d'histoires douteuses…
[24] Pour les Juifs, leur condamné fut pendu non crucifié. Même son de cloche pour les Témoins de Jéhovah. Si on admet, comme dans l'Evangile de Barnabé, que le futur condamné à mort s'appelle Juda, on comprend ici la valeur de ce passage.
[25] Et ici nulle mention de sectes juives. La parole coranique s'adresse à l'ensemble du peuple juif.
[26] A l'enseignement du Messie.
[27] Elle est d'actualité de nos jours, notamment chez les gens de la Thora. Ces derniers voudraient bien se débarrasser d'une chose dont ils ne sentent pas coupables. Pourtant, la parole divine à leur encontre est très claire. Leurs ancêtres ont bien dit, haut et fort : "Nous avons vraiment tué le Messie" ; Ichoua (Jésus), fils de Marie, le messager de Dieu !…" (Coran IV 157 et sv.). Le "Nous" engage ici une responsabilité collective et non individuelle, dans le sens où ce dernier était messager divin auprès des Fils d'Israël. Non auprès des Gaulois ou tout autre peuple de la terre.
[28] Dans la tradition matthéenne primitive…, le baiser donné par Judas à Jésus n'était pas considéré comme un signe destiné à faire connaître Jésus par ceux qui viennent s'emparer de lui : d'après les coutumes juives, en effet, il était courant qu'un disciple salue son maître, le rabbi, en lui donnant un baiser ; ce dut être le cas ici… (Synopse des quatre Évangiles. t. II. p. 395, Edit. du Cerf, 1972).
[29] Juda est-ce un prénom, un nom, un surnom, ou un tel le Juif, juif devenant ici  = à Juda. Là est tout le problème. Toujours est-il que celui qui mourra à la place du Messie deviendra sa rançon. Pour l'Islam traditionnel, le déicide n'existe pas, car l'Incarnation et la Réincarnation ne sont pas reconnues ni une mort quelconque du fils de Marie. Par contre, pour les gens de l'Évangile : L'Incarnation, au sens théologique du terme, est l'aventure de Dieu qui se fait homme tout en restant Dieu. (...) La Rédemption, suivant la théologie chrétienne, est si étroitement liée à l'Incarnation qu'elle en constitue la justification : le Christ s'est incarné, est mort et ressuscité afin de sauver les hommes par son sang rédempteur. C'est le trait de génie de saint Paul que d'avoir donné à la mort du Christ une valeur rédemptrice... (Juda, traître ou initié. Emile Gillabert. Edit. Dervy-Livres).


Point de divinité, de dieu que Dieu, Hachem, Allaha !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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07/10/06 .

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