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Etudes

Nemrod, sa vie, son oeuvre. La Babylonie.

Selon les Textes bibliques.

La Babylonie : berceau des religions et des sectes du monde.
  
selon les Écritures


Au nom de DIEU, Hachem, Allaha,
Le TOUT-MISÉRICORDIEUX, le TRÈS-MISÉRICORDIEUX !
Louange à Allah, Seigneur des mondes, Prière et Paix sur Ses messagers et Ses prophètes, et sur tous ceux qui suivent Sa guidée !

 

P


oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]. 

Histoire de l'humanité. 

On a dit : [Nemrod ou] Nimrod, qui vécut dans la deuxième moitié du IIIe millénaire av. n. è., fonda Babylone, faisant d’elle la capitale du premier empire politique. Toutefois, la construction de cette ville fut brusquement interrompue lorsque la confusion fut semée dans la communication (Gn 11:9). Par la suite, d’autres générations reprirent sa construction, puis l’abandonnèrent. Hammourabi agrandit la ville, la fortifia et en fit la capitale de l’Empire babylonien sous la domination sémite. 2. Nimrod ou Nemrod. Fils de Koush (1Ch 1:10). Selon les écrits rabbiniques, le nom Nimrod vient du verbe hébreu maradh, qui signifie “ se rebeller ”. Aussi le Talmud babylonien (Erouvin 53a) dit-il : “ Pourquoi, en ce cas, fut-il appelé Nimrod ? Parce qu’il incita le monde entier à se rebeller (himrid) contre Sa souveraineté [celle de Dieu]. ” — Encyclopedia of Biblical Interpretation, par Menahem Kasher, vol. II, 1955, p. 79. 3. Nimrod fut le fondateur et le roi du premier empire venu à l’existence après le déluge. Il se distingua en qualité de puissant chasseur “ devant ” (dans un sens défavorable ; héb. : liphné ; “ contre ” ou “ en opposition avec ” ; voir Nb 16:2 ; 1Ch 14:8 ; 2Ch 14:10) ou “ en face de ” Jéhovah (Gn 10:9, note). Bien que dans ce cas certains spécialistes prêtent un sens favorable à la préposition hébraïque qui signifie “ en face de ”, les targoums juifs, les écrits de l’historien Josèphe ainsi que le contexte de Genèse chapitre 10 laissent entendre que Nimrod était un puissant chasseur qui provoquait Jéhovah.

   À son commencement, le royaume de Nimrod comprenait les villes de Babel, Érek, Akkad et Kalné, toutes au pays de Shinéar (Gn 10:10). Par conséquent, ce fut probablement sous sa direction que débuta la construction de Babel et de sa tour. Cette déduction est également en accord avec l’opinion juive traditionnelle. Josèphe écrivit : “ [Nimrod] peu à peu transforme l’état de choses en une tyrannie. Il estimait que le seul moyen de détacher les hommes de la crainte de Dieu, c’était qu’ils s’en remissent toujours à sa propre puissance. Il promet de les défendre contre une seconde punition de Dieu qui veut inonder la terre : il construira une tour assez haute pour que les eaux ne puissent s’élever jusqu’à elle et il vengera même la mort de leurs pères. Le peuple était tout disposé à suivre les avis de [Nimrod], considérant l’obéissance à Dieu comme une servitude ; ils se mirent à édifier la tour [...] ; elle s’éleva plus vite qu’on eût supposé. ” — Antiquités judaïques, I, 114, 115 (IV, 2, 3). 

   Dans la Bible, nous lisons : Fils de Cham : Koush (…) engendra Nemrod. Il fut le premier héros sur la terre, lui qui fut un chasseur héroïque devant le Seigneur. D’où le dicton : « Tel Nemrod, être un chasseur héroïque devant le Seigneur. » Les capitales de son royaume furent Babel… » (Gen. 8-10). Selon la Bible : C'est pourquoi on la nomma Babel, parce que là le Seigneur confondit le langage… C'est le sens du mot hébreu balal, d'où paraît venir le nom de Babel. (Gen. 11 9). En arabe, balbalah. 2. On a dit : Il semble qu’après la construction de la tour de Babel Nimrod étendit sa domination au territoire de l’Assyrie, où il bâtit “ Ninive, Rehoboth-Ir, Kalah, et Résèn, entre Ninive et Kalah : c’est la grande ville ”. (Gn 10:11, 12 ; voir aussi Mi 5:6.) Puisque l’Assyrie tira sans doute son nom d’Ashour, fils de Sem, Nimrod, petit-fils de Cham, dut envahir le territoire sémite. Apparemment donc, Nimrod fut le premier à devenir un puissant ou héros, non seulement comme chasseur d’animaux, mais aussi comme guerrier, ou homme agressif (Gn 10:8). L’ouvrage Cyclopædia de J. M’Clintock et J. Strong fait cette remarque : “ Son titre de puissant chasseur ne tenait pas seulement à la poursuite de gibier ; c’est ce qui ressort de son rapport étroit avec la construction de huit villes. [...] Ce que Nimrod fit en poursuivant le gibier en tant que chasseur n’était que le préliminaire de ce qu’il réalisa en tant que conquérant. En effet, la chasse et l’héroïsme étaient depuis très longtemps particulièrement et naturellement associés [...]. Les monuments assyriens représentent aussi de nombreux exploits de chasse, et le mot est souvent utilisé à propos de campagnes militaires. [...] La poursuite de gibier et le combat, qui dans le même pays furent si étroitement liés par la suite, pourraient donc presque être associés ou assimilés ici. Le sens serait alors que Nimrod fut le premier à fonder un royaume après le déluge, à unir les fragments d’un régime patriarcal éclaté, et à les consolider sous sa domination en tant que seul chef et maître ; et tout cela en provoquant Jéhovah, car c’était une violente intrusion de la puissance chamitique dans un territoire sémite. ” — 1894, vol. VII, p. 109. 

Babel. 

   Babel, nom hébreu de Babylone. ­ Tour de Babel : dans la Bible, tour que les descendants de Noé prétendaient élever pour atteindre le ciel ; Dieu fit échec à l’entreprise en introduisant la diversité des langues ; par ext. lieu où règne la confusion. Babylone, anc. v. de Mésopotamie, sur l’Euphrate, à 160 km au S.-E. de Bagdad. Cette ville existait dès le XXIIIe s. av. J.-C., au temps de la splendeur d’Akkad. Elle passa ensuite sous la domination des Amorrites (XIXe s. av. J.-C.) pour devenir la cap. de leur sixième roi, Hammourabi. Razziée par les Hittites au XVIe s. av. J.-C., elle fut dominée par les Kassites jusqu’au XIIe s. av. J.-C., puis par les Élamites, avant de devenir assyrienne (VIIIe-VIIe s. av. J.-C.). La liberté lui fut rendue par Nabopolassar, qui fonda l’Empire néo-babylonien (626 av. J.-C.). Sous le règne de son fils Nabuchodonosor II,  la ville atteignit le faîte de sa puissance : elle comprenait alors une double enceinte fortifiée jalonnée de tours, la célèbre porte d’Ishtar, des palais pourvus de toits en terrasses (les fameux Jardins suspendus), la colossale ziggourat Étemenanki, des temples richement décorés dédiés au dieu Mardouk. Devenue prov. perse sous Cyrus II (539 av. J.-C.), elle vit sa décadence s’accentuer sous Darius Ier et Xerxès Ier. Alexandre le Grand l’annexa en 331 av. J.-C. et y mourut. En 300 av. J.-C., Séleucos Ier la délaissa au profit de Séleucie. Dès le Ier s. av. J.-C., le géographe grec Strabon trouva le site désert. (Op. cit.).    Selon le témoignage des Écritures, le pays de Shinéar fut le berceau des fausses conceptions religieuses après le déluge. C’est sans aucun doute sous la direction de Nimrod, “ un puissant chasseur en opposition avec Jéhovah ”, que débuta la construction de la ville de Babel et de sa tour, probablement une ziggourat destinée au faux culte. Cette construction ne fut pas entreprise pour honorer Jéhovah Dieu, mais pour glorifier les bâtisseurs qui désiraient se faire “ un nom célèbre ”. De plus, elle s’opposait directement au dessein de Dieu qui voulait que les humains se disséminent sur la terre. Le Tout-Puissant fit échouer les projets de ces bâtisseurs en confondant leur langage. Incapables désormais de se comprendre, ils cessèrent petit à petit de construire la ville et se dispersèrent (Gn 10:8-10 ; 11:2-9). Toutefois, il semble que Nimrod resta à Babel et étendit sa domination en fondant le premier Empire babylonien. Gn 10:11, 12.

   Quant à ceux qui se dispersèrent, ils emportèrent, partout où ils allèrent, leur fausse religion, qu’ils allaient pratiquer dans des conditions nouvelles, dans leur langue nouvelle et dans des endroits nouveaux. Cette dispersion se produisit du vivant de Péleg, qui naquit environ un siècle après le déluge et mourut à l’âge de 239 ans. Puisque Noé et son fils Sem survécurent à Péleg, la dispersion eut lieu à une époque où les événements du passé, tels que le déluge, étaient connus (Gn 9:28 ; 10:25 ; 11:10-19). Cette connaissance subsista sans aucun doute sous une forme ou une autre dans la mémoire des humains dispersés. La preuve en est que les mythologies antiques reflètent diverses parties du récit biblique, déformé et sous une forme polythéiste. Les légendes décrivent certains dieux comme des tueurs de serpents ; en outre, les religions de beaucoup de peuples de l’Antiquité comportaient le culte d’un dieu au rôle de bienfaiteur qui mourait de mort violente sur la terre puis revenait à la vie. Cela semble indiquer qu’un tel dieu était en réalité un humain déifié, considéré à tort comme la ‘ semence promise ’. (Voir Gn 3:15.) Les mythes parlent de liaisons entre des dieux et des femmes, et d’actes héroïques de leur descendance hybride (voir Gn 6:1, 2, 4 ; Jude 6). Il n’existe pour ainsi dire pas de nation sur la terre qui n’ait sa légende concernant un déluge universel, et des traces du récit de la construction de la tour se retrouvent également dans les légendes de l’humanité.

   Les divinités babyloniennes prennent leur envol. Il est logique de penser qu’après la mort de Nimrod les Babyloniens se sentirent poussés à l’honorer grandement en tant que fondateur, bâtisseur et premier roi de leur ville, et comme organisateur de l’Empire babylonien initial. D’après la tradition, Nimrod mourut de mort violente. Puisque le dieu Mardouk (Merodak) était tenu pour le fondateur de Babylone, certains ont émis l’hypothèse que Mardouk représente Nimrod déifié. Toutefois, lorsqu’il s’agit d’identifier des divinités à des humains particuliers, les spécialistes ont des opinions assez variées.

   Avec le temps, les dieux du premier Empire babylonien se multiplièrent. Le panthéon en vint à compter plusieurs triades de dieux ou divinités. L’une d’elles se composait d’Anou (le dieu du ciel), d’Enlil (le dieu de la terre, de l’air et de la tempête) et d’Ea (le dieu qui régnait sur les eaux). Une autre triade était formée de Sîn, le dieu-lune, de Shamash, le dieu-soleil, et d’Ishtar, la déesse de la fertilité et la maîtresse ou épouse de Tammouz. Les Babyloniens avaient même des triades de démons, comme celle composée de Labartou, Labasou et Akhkhazou. Le culte des corps célestes prit de l’importance (Is 47:13) et on en vint à associer des planètes à certaines divinités. On identifiait la planète Jupiter à Mardouk, dieu principal de Babylone ; Vénus à Ishtar, déesse de l’amour et de la fertilité ; Saturne à Ninourta, dieu de la guerre et de la chasse, et patron de l’agriculture ; Mercure à Nebo, dieu de la sagesse et de l’agriculture ; Mars à Nergal, dieu de la guerre et de la peste, seigneur du monde souterrain. 

Babylone.   

  On a dit à ce sujet : Babylone était un endroit très religieux. Des fouilles et des textes antiques attestent l’existence de plus de 50 temples. Le dieu principal de la cité impériale était Mardouk, appelé Merodak dans la Bible. On a avancé l’idée que Nimrod aurait été déifié sous le nom de Mardouk, mais les spécialistes ne sont pas unanimes pour ce qui est de l’identification des dieux à des humains particuliers. Par ailleurs, des triades de divinités occupaient une place importante dans la religion babylonienne. L’une d’elles, qui comptait deux dieux et une déesse, se composait de Sîn (le dieu-lune), de Shamash (le dieu-soleil) et d’Ishtar ; ils étaient considérés comme les maîtres du zodiaque. Une autre triade était formée des démons Labartou, Labasou et Akhkhazou. L’idolâtrie était partout présente. Babylone était vraiment “ un pays d’images taillées ”, de “ sales idoles ” infectes. — Jr 50:1, 2, 38.
   Les Babyloniens croyaient à l’immortalité de l’âme humaine. The Religion of Babylonia and Assyria, par M. Jastrow Jr, 1898, p. 556.
   Les Babyloniens mirent au point l’astrologie dans le but de découvrir l’avenir de l’homme dans les étoiles. La magie, la sorcellerie et l’astrologie tenaient une place importante dans leur religion (Is 47:12, 13 ; Dn 2:27 ; 4:7). De nombreux corps célestes, des planètes notamment, reçurent le nom de dieux babyloniens. La divination était toujours un aspect fondamental de la religion babylonienne aux jours de Neboukadnetsar, qui y recourait pour prendre des décisions. — Éz 21:20-22.
   On a dit : Dans une prophétie, le roi de Babylone Neboukadnetsar fut comparé à ‘ la coupe du vin de la fureur de Jéhovah ’. Cette coupe, les nations auraient à la boire et elle les ferait ‘ osciller et se comporter comme des hommes pris de folie, à cause de l’épée que Jéhovah envoyait parmi elles ’. (Jr 25:15, 16.) Plus tard, dans Babylone elle-même la folie serait semée, ses idolâtres ayant des visions horribles, ‘ et à cause de leurs visions effrayantes ils continueraient à se comporter comme des fous ’. (Jr 50:35-38.) Elle aussi aurait à boire la coupe de la fureur de Jéhovah. — Jr 51:6-8. 

Déification. 

   Déification des rois, comme les étoiles, se lèvent et disparaissent. On a dit : Il est vrai que nous ne disposons d’aucun vestige relatif à Nimrod ou à Amraphel. “Mebaragesi, roi de Kish, est le plus ancien dirigeant mésopotamien à propos duquel nous disposions d’inscriptions authentiques”, nous apprend la Nouvelle Encyclopédie britannique. C’est de Kish, antique Cité-État de Mésopotamie, que venait le terme sumérien par lequel on désignait un dirigeant, littéralement “grand homme”. Bien que décalée par rapport à la chronologie biblique, la date attribuée au règne de Mebaragesi se trouve à peu de chose près à l’intérieur des limites permises par le récit de la Bible. Mais le plus important est qu’elle situe l’origine de la domination humaine dans la même région de la terre que la Bible.

   De nombreux rois de l’Antiquité revendiquaient la nature divine. L’historien George Sabine dit à ce propos: “À partir d’Alexandre, les rois hellénistiques furent inclus (...) dans le panthéon des cités grecques. La déification du roi devint en Orient une institution universelle, qui finit par être adoptée par les empereurs romains.” Selon le même auteur, cette croyance dans le caractère divin du roi a persisté en Europe “sous une forme ou une autre jusqu’à l’époque moderne”.
   Les divinités que les nations adoraient et adorent encore sont des créations humaines, l’œuvre d’hommes imparfaits, “ sots ”, qui “ ont changé la gloire du Dieu incorruptible en quelque chose comme l’image de l’homme corruptible et d’oiseaux et de quadrupèdes et de bêtes rampantes ”. (Ro 1:21-23.) Par conséquent, il n’est pas surprenant de constater que ces divinités reflètent les traits de caractère et les faiblesses de leurs adorateurs imparfaits. Un des mots hébreux utilisés pour parler des idoles ou des faux dieux signifie littéralement “ chose sans valeur ” ou “ chose inutile ”. — Lv 19:4 ; Is 2:20.
   Le culte que les hommes rendent à leurs dieux est en réalité adressé “à des démons et non à Dieu”. (1Co 10:20 ; Ps 106:36, 37.) Jéhovah Dieu exige un attachement exclusif (Is 42:8). Celui qui adore un dieu-idole renie le vrai Dieu et sert ainsi les intérêts de Satan, le principal Adversaire de Jéhovah, et de ses démons. 

   Remarque : Les gens de la Péninsule arabique, Mésopotamie, etc.; comme le faisait si bien remarquer l'empereur Hadrien, ont l'habitude de diviniser les gens lors de leur vivant. Ainsi, le Messie a été fait dieu de son vivant. Les gens de l'Europe, les Fils d'Esaü, ont l'habitude de diviniser, eux, les gens après leur mort. Le résultat reste le même. Ce sont les notables, les dignitaires du régime, les gens saints que les gens ont "associés" ainsi au divin Créateur. Cette habitude date de la nuit des temps. Les prophètes ont toujours combattu ce genre d'habitude. Elle est une gangrène au sein des sociétés. A notre époque, les régimes, les idéologies, les philosophies ont développé une autre habitude ayant un même résultat, un autre genre de culte : le culte dit de la personnalité. Ainsi, le régime en place demandera la vénération du ou des dirigeants en place. La mise en place de photos du dirigeant régnant dans tous les lieux publics, les échoppes, etc. A sa mort, des gardes, 24h sur 24 monteront la garde du tombeau. Des bustes ou des statues ou des plaques commémoratives le représentant fleuriront çà et là. Chaque année, à la date anniversaire de sa mort, des hommes et des femmes viendront s'y receuillir. Vous refusez d'en faire partie, très vite on vous fera subir le sort d'Abraham, le prophète (sur lui la Paix !). Vous serez exclu et banni de la société. Le monde dirigeant à ses dieux, le monde politique de même. A une certaine époque de l'histoire de France, n'a-t-on pas demandé, à travers l'idéologie dite du républicanisme révolutionnaire, d'adorer "la Raison" ! L'Assemblée-nationale a cru bon de lui faire un accueil tout particulier, triomphant et de demander ensuite qu'on l'honore, la vénère… En Europe centrale et de l'Est, à travers une idéologie matérialiste et athée, n'a-t-on pas demandé d'adorer la "faucille" et le "marteau" ? Le diable se rit de tous ces gens, car il s'est très bien que ceux qui le suivent, seront demain avec lui du combustible pour le Feu de l'Enfer et cela pour l'Éternité de l'Éternité. Celui qui nous a créés, c'est le divin Créateur. Ceux qui ont créé cette multitude de divinités, de religions, de philosophies, d'idéologies, ce sont les hommes et les femmes de ce bas-monde. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il n'y a pas plus ergoteur que l'homme ! Qu'on lui dise que le Seigneur des mondes est Un, pour que ce dernier s'empresse, se mette alors à Lui donner des Égaux ou des Associés dans Son royaume ? Si le Seigneur des mondes avait un quelconque associé, égal, le monde ne sera-t-il pas dans une guerre perpétuelle ? Chaque dieu voulant faire prévaloir sa suprématie sur l'autre. D'où la mythologie. Oui, le Sabéisme a su et saura abuser de nombreuses gens, et ceci jusqu'à la fin des temps. N'en sera préservé que celui a qui le Seigneur des hommes aura fait miséricorde. 

Lune. 

   Le culte de la lune. On a dit à ce sujet, et selon une étude faite par les gens de l'Évangile : Les Israélites se basaient sur la lune pour déterminer les mois et les époques de fêtes, mais ils devaient se garder de pratiquer le culte de la lune, très répandu dans les nations environnantes. Le dieu-lune Sîn était le dieu de la ville d’Our, capitale de Sumer, qu’Abraham et sa famille quittèrent pour la Terre promise. Bien que les habitants d’Our fussent polythéistes, le dieu-lune Sîn était le dieu suprême à qui le temple et les autels étaient dédiés en priorité. Abraham et ses proches quittèrent Our pour Harân, autre centre important du culte de la lune. Térah, père d’Abraham, qui mourut à Harân, pratiquait apparemment ce culte idolâtrique (Gn 11:31, 32). Quoi qu’il en soit, cette situation donne d’autant plus d’importance à l’avertissement que Josué adressa aux Israélites après leur entrée en Terre promise, consigné en Josué 24:2, 14 : “ Voici ce qu’a dit Jéhovah le Dieu d’Israël : ‘ C’est de l’autre côté du Fleuve [l’Euphrate] qu’ont habité autrefois vos ancêtres, Térah le père d’Abraham et le père de Nahor, et ils servaient d’autres dieux. ’ Et maintenant craignez Jéhovah et servez-le avec intégrité et avec vérité ; écartez les dieux que vos ancêtres ont servis de l’autre côté du Fleuve et en Égypte, et servez Jéhovah. ”

   Job vivait également parmi des adorateurs de la lune, et il rejeta fidèlement leur pratique consistant à envoyer de la main un baiser vers la lune (Jb 31:26-28). Les Madianites, peuple voisin, portaient des ornements en forme de lune, et ils en mettaient même au cou de leurs chameaux (Jg 8:21, 26). En Égypte, où séjournèrent Abraham et, plus tard, le peuple d’Israël, le culte de la lune était pratiqué principalement en l’honneur du dieu-lune Thot, le dieu égyptien des mesures. À chaque pleine lune, les Égyptiens lui sacrifiaient un porc. Il fut par la suite adoré en Grèce sous le titre d’Hermès Trismégiste (Hermès Trois fois grand). Le culte de la lune s’étendit en fait jusque dans l’hémisphère Ouest, au Mexique et en Amérique centrale par exemple, où on a découvert d’anciens temples dédiés à la lune. En français, le premier jour de la semaine a hérité son nom de l’ancien culte de la lune, lundi venant d’un mot latin qui signifie “ jour de la lune ”.

   Les adorateurs de la lune lui attribuaient le pouvoir de rendre fécond et lui demandaient d’accroître leurs récoltes et leur bétail. En Canaan, où s’établirent finalement les Israélites, le culte de la lune avait cours chez les tribus cananéennes qui lui associaient des cérémonies et des rites immoraux. On y adorait parfois la lune sous le symbole de la déesse Ashtoreth (Astarté). Ashtoreth était présentée comme la compagne du dieu Baal, et les Israélites se laissèrent fréquemment prendre au piège par le culte de ces deux divinités durant la période des juges (Jg 2:13 ; 10:6). Les épouses étrangères du roi Salomon contaminèrent Juda par le culte de la lune. Des prêtres de dieux étrangers entraînèrent les habitants de Juda et de Jérusalem à faire de la fumée sacrificielle au soleil, à la lune et aux étoiles, pratique qui se poursuivit jusqu’à l’époque du roi Yoshiya (1R 11:3-5, 33 ; 2R 23:5, 13, 14). Lorsque Jézabel, fille du roi païen Ethbaal qui régnait sur les Sidoniens, épousa le roi Ahab d’Israël, elle introduisit également le culte de Baal et, apparemment, de la déesse-lune Ashtoreth (1R 16:31). Les Israélites furent de nouveau au contact du culte de la lune durant leur exil à Babylone, où les astrologues considéraient la nouvelle lune comme un moment propice pour annoncer l’avenir. — Is 47:12, 13.
   La Parole de Dieu aurait dû être pour les Israélites une protection contre ce culte de la lune. Elle montrait que la lune est simplement un luminaire et un repère pratique pour marquer le temps, dénué de personnalité (Gn 1:14-18). Alors que les Israélites approchaient de Canaan, Jéhovah leur interdit expressément d’adorer des créations célestes censées être des représentations de sa personne. Quiconque pratiquait un tel culte devait être lapidé (Dt 4:15-19 ; 17:2-5). Par l’intermédiaire de son prophète Jérémie, Dieu déclara plus tard que les ossements des habitants idolâtres de Jérusalem, y compris ceux des rois, des prêtres et des prophètes, seraient sortis de leurs tombes et deviendraient comme “ du fumier sur la face du sol ”. — Jr 8:1… 

   Remarque : Le Sabéisme n'était-il pas roi dans cette partie du monde ? En Europe, chez les Fils d'Esaü, on remarquera l'influence du mot "luna" dans leur langue, chez les Italiens. Une telle influence que ces derniers finiront par l'adorer. N'oublions pas qu'à notre époque, il existe toujours des gens qui adorent la lune. Pourtant, l'homme une créature n'a-t-il pas rendu visite à une autre créature comme lui, la lune ? 

Le soleil. 

Cependant, Curiosités des coutumes populaires (angl.) de Walsh nous dit : “Il est aisé de voir que cette idée du soleil dansant le jour de Pâques trouve son origine dans des coutumes païennes. Les spectateurs eux-mêmes dansaient alors au cours d’une fête en l’honneur du soleil, après l’équinoxe de printemps.”
   Le livre Célébrations ajoute : “Les offices tenus au lever du soleil ne sont pas sans rapport avec les feux de Pâques que l’on allume sur le sommet des collines et qui font suite aux feux du nouvel an. Cette coutume avait cours dans tout le monde antique. Lors de l’équinoxe de printemps, des rites étaient observés pour accueillir le soleil et son magnifique pouvoir de donner un souffle nouveau à toute chose vivante.”
   Remarque : Nous savons tous qu'au lever du Soleil, il faut nécessairement s'abstenir de prier. C'est le moment où les démons adorent le soleil. Il est recommandé, à la tombée de la nuit, de demander à toute personne féminine, aux enfants de rentrer chez eux. Chez les gens de l'Evangile, on remarque : Les offices religieux tenus au lever du soleil : Un ouvrage sur les fêtes religieuses indique qu’“une croyance répandue chez les premiers chrétiens était qu’au matin de Pâques le soleil dansait en l’honneur de la Résurrection et les gens se levaient bien avant le soleil pour admirer le spectacle. C’est peut-être de cette ancienne croyance que s’inspirent les nombreux offices tenus au lever du soleil le matin de Pâques dans toutes les régions des États-Unis et d’Europe”. — The Book of Festivals and Holidays the World Over. 

L'Antiquité en terre d'Europe : La Mythologie.  

   On a écrit à ce sujet : Un examen des dieux et des déesses de la Grèce antique révèle des traces de l’influence babylonienne. Voici ce qu’a écrit le professeur George Rawlinson, de l’université d’Oxford : “ La ressemblance frappante entre le système chaldéen et celui de la mythologie classique semble mériter une attention particulière. Cette ressemblance est trop étendue, et trop étroite à certains égards, pour qu’on suppose que cette coïncidence soit le fait du pur hasard. Dans les panthéons grec et romain, comme dans le panthéon chaldéen, on reconnaît le même regroupement général ; souvent on découvre la même succession généalogique ; et dans certains cas même les noms et les titres familiers des divinités classiques peuvent très curieusement s’illustrer et s’expliquer à partir de sources chaldéennes. Il ne fait guère de doute que, d’une façon ou d’une autre, les croyances se sont communiquées — qu’à une époque très reculée, des notions et des conceptions mythologiques sont passées des rives du golfe Persique aux pays baignés par la Méditerranée. ” — The Seven Great Monarchies of the Ancient Eastern World, 1885, vol. I, p. 71, 72.
   Peut-être est-ce une déformation de la déclaration divine relative à la semence de la promesse qu’on retrouve dans les récits mythologiques où le dieu Apollon tue le serpent Python et où l’enfant Hercule (fils de Zeus et d’une femme, Alcmène) étrangle deux serpents. On rencontre aussi le thème familier d’un dieu qui meurt et qui est ensuite ramené à la vie. Chaque année, la mort violente d’Adonis et son retour à la vie étaient commémorés ; c’étaient surtout les femmes qui pleuraient sa mort et qui portaient comme dans une procession funéraire des représentations de son corps qu’elles jetaient ensuite dans la mer ou dans des sources. Les Grecs célébraient également la mort violente et la résurrection de Dionysos ou Bacchus qui, comme Adonis, a été identifié au dieu babylonien Tammouz.
   Les récits mythologiques prêtent aux dieux et aux déesses grecs une apparence très semblable à celle des hommes et des femmes. On les imaginait certes bien plus grands et supérieurs aux humains en beauté et en force, mais on les représentait avec des corps humains. Puisque dans leurs veines était censé couler de l’“ ichor ” au lieu de sang, leurs corps étaient, pensait-on, incorruptibles. Néanmoins, on croyait que les humains pouvaient, avec leurs armes, infliger de douloureuses blessures aux dieux. Toutefois, on disait que leurs blessures guérissaient toujours et qu’ils restaient jeunes.

   La plupart des divinités grecques étaient très immorales et avaient des faiblesses d’humains. Elles se querellaient, se battaient les unes avec les autres et même conspiraient les unes contre les autres. Zeus, le dieu suprême chez les Grecs, aurait détrôné son propre père, Cronos. Cronos lui-même avait destitué et même castré son père Ouranos. Ouranos et Cronos sont décrits comme des pères cruels. Ouranos enfermait immédiatement dans la terre les enfants qui lui naissaient de sa femme Gaea, ne leur permettant même pas de voir la lumière. Cronos, quant à lui, avalait les enfants qui lui naissaient de Rhéa. Certaines divinités se livraient à des pratiques détestables, notamment l’adultère, la fornication, l’inceste, le viol, le mensonge, le vol, l’ivrognerie et le meurtre. Ceux qui encouraient la défaveur d’un dieu ou d’une déesse étaient punis avec la plus grande cruauté. Par exemple, le satyre Marsyas, qui défia Apollon dans un concours musical, fut attaché par celui-ci au tronc d’un arbre et écorché vif. La déesse Artémis aurait transformé en cerf le chasseur Actéon parce qu’il avait vu sa nudité, puis l’aurait fait dévorer par sa propre meute. Bien sûr, certains ont prétendu que ces récits mythologiques n’étaient que le fruit de l’imagination des poètes. Mais voici ce qu’Augustin, du IVe siècle de notre ère, a écrit à ce sujet : “ On allègue, il est vrai, pour la défense des dieux, que les actions mises sur leur compte ne sont pas vraies mais fausses et imaginaires. Leur conduite n’en est que plus criminelle au regard de la vraie piété. Mais à considérer la malice des démons, quoi de plus astucieux et de plus habile dans l’art de duper ? Jeter l’outrage sur un chef d’État honorable et capable, n’est-ce pas d’autant plus indigne que ces attaques sont plus éloignées de la vérité et plus étrangères à sa façon de vivre ? ” (La Cité de Dieu, livre II, chap. X, traduit par G. Combès, Paris, 1959). Pourtant, la popularité des récits poétiques joués dans le théâtre grec montre que la majorité ne les voyait pas comme des outrages, mais les approuvait. L’immoralité des dieux servait à justifier les mauvaises actions des humains, ce qui plaisait aux gens 

Même source. 

   On a dit : La ressemblance frappante qu’on constate facilement en comparant les dieux et les déesses des peuples de l’Antiquité ne peut guère être attribuée au hasard. Voici ce qu’écrit à ce sujet J. Garnier : “ Non seulement les Égyptiens, les Chaldéens, les Phéniciens, les Grecs et les Romains, mais encore les hindous, les bouddhistes de Chine et du Tibet, les Goths, les Anglo-Saxons, les druides, les Mexicains et les Péruviens, les aborigènes d’Australie, et même les sauvages des îles des mers du Sud, ont dû tous puiser leurs conceptions religieuses à une source commune et à un centre commun. On relève partout les coïncidences les plus déconcertantes dans les rites, les cérémonies, les coutumes, les traditions, ainsi que dans les noms et les relations entre leurs dieux et déesses respectifs. ” — The Worship of the Dead, Londres, 1904, p. 3. 

Influences néfastes. . 

  Dans son ouvrage intitulé The Religion of Babylonia and Assyria (1898, p. 699-701), le professeur Morris Jastrow Jr dit à ce sujet : “ Dans le monde antique, avant l’avènement du christianisme, l’Égypte, la Perse et la Grèce subirent l’influence de la religion babylonienne. [...] En Perse, le culte de Mithra trahit l’influence indiscutable de conceptions babyloniennes ; et si on rappelle l’importance que les mystères liés à ce culte prirent chez les Romains, on ajoute encore un lien entre les ramifications de la culture antique et la civilisation de la vallée de l’Euphrate. ” Il conclut en parlant de “ la profonde empreinte que laissèrent sur le monde antique les manifestations remarquables de la pensée religieuse de Babylonie et l’activité religieuse qui prévalait dans cette région ”.
   Le livre New Light on the Most Ancient East, par l’archéologue V. Childe (1957, p. 185), retrace l’influence religieuse de Babylone en direction de l’Orient jusqu’en Inde. Il déclare entre autres : “ Le svastika et la croix, courants sur les estampilles et les plaques, étaient des symboles religieux ou magiques, par exemple en Babylonie et en Élam, dès la période préhistorique la plus reculée, mais ils conservent ce caractère dans l’Inde actuelle comme ailleurs. ” Ainsi, l’influence religieuse de la Babylone antique s’est étendue à de nombreux peuples et nations, bien plus loin et avec plus de force et de persistance que sa puissance politique.
   L'ouvrage La religion babylonienne et assyrienne (angl.) déclare: “L’Égypte, la Perse et la Grèce subirent l’influence de la religion babylonienne. (...) La présence d’une forte dose d’éléments sémites dans la mythologie grecque primitive et dans les cultes grecs est reconnue par un si grand nombre d’érudits qu’il n’est nul besoin d’autres considérations. Dans une grande mesure, ces éléments sémites sont plus particulièrement babyloniens.”
   Les éléments babyloniens de la mythologie grecque furent aisément assimilés par la religion grecque à ses débuts.    Selon l’Encyclopédie de la religion (angl.), celle-ci n’avait “aucun livre sacré qui eût fixé la vérité une fois pour toutes (...). Il suffisait d’accomplir des rites et d’ajouter foi à un vaste répertoire de récits appris durant l’enfance. De multiples versions existaient pour chacun de ces récits, ce qui laissait une grande marge d’interprétation”.
   Exemple typique de tels récits : ceux qui constituent L’Iliade et L’Odyssée d’Homère, illustre poète grec qui vécut probablement au VIIIe ou au IXe siècle avant notre ère. Ses œuvres décrivent les relations que les dieux mythiques du mont Olympe entretenaient avec les hommes; on y rencontre aussi les héros, des demi-dieux mortels. La religion grecque n’eut aucun mal à s’en inspirer. Voilà pourquoi, explique l’écrivain G. Kirk, “mythe et religion se confondent”.
   La religion grecque s’inspira également d’autres sources. La Nouvelle Encyclopédie britannique précise que “le monde hellénistique, qui favorisa avec un zèle particulier les religions mystiques, adopta les cultes [égyptiens] d’Osiris, d’Isis et d’Horus”. À partir de là, “ces formes de culte rayonnèrent dans tout l’Empire romain”. 

   Bien avant l’époque de Constantin, des idées païennes avaient déjà corrompu la religion chrétienne. Les dieux de la mythologie grecque, qui avaient tant marqué autrefois la religion romaine, avaient influencé le christianisme à son tour. Le livre Mythologie romaine (angl.) déclare : “Dès que Rome était devenue une puissance impériale, Jupiter avait été assimilé au Zeus grec (...). Plus tard, Jupiter fut adoré comme l’Optimus Maximus — le meilleur et le plus grand —, qualificatif qui allait être adopté par le christianisme et apparaître dans nombre d’inscriptions gravées sur des monuments.” La Nouvelle Encyclopédie britannique ajoute : “Avec le christianisme, des héros et même des dieux grecs survécurent sous les traits de saints.”
   D’après M. Smith, cela signifie que “les nombreux groupes de divinités s’entremêlaient, et [que] les différences régionales s’estompaient. (...) Les gens avaient tendance à penser que les différentes divinités n’étaient tout bonnement que les différents noms d’une grande puissance unique. (...) L’Isis égyptienne, l’Artémis éphésienne et l’Astarté syrienne se valaient. On pouvait invoquer le Zeus grec, le Jupiter romain, l’Amôn-Rê égyptien et même le Yahweh juif comme les noms de la grande Puissance par excellence”. 

Feu. 

En matière de
religion,
le Magisme [ou le Dualisme] est un associationnisme
inacceptable.

   Mithriacisme ou mithracisme. Culte de Mithra, largement célébré dans le monde hellénistique et qui contrecarra les progrès du christianisme jusqu’à la fin du IVe s. (Op. cit.). 2. Ahoura Mazda faisait peut-être partie d’une triade. C’est ce que laisse supposer le fait qu’Artaxerxès Mnémon invoquait la protection d’Ahoura Mazda, d’Anahita (déesse de l’eau et de la fécondité) et de Mithra (dieu de la lumière), et qu’il attribua à la grâce de ces trois divinités sa reconstruction de la Salle des colonnes à Suse.
   Un certain nombre de spécialistes rapprochent Anahita de la déesse babylonienne Ishtar. Dans son livre Le culte de la déesse-mère dans l’histoire des religions (traduit par S. M. Guillemin, Paris, 1960, p. 104, 105), E. James fait cette remarque : “ Elle était adorée comme ‘la Grande Déesse dont le nom est La Dame’, la ‘Toute-puissante et Immaculée qui purifie la semence des mâles, le sein et le lait des femmes’. [...] Elle était en réalité la contre-partie iranienne de la déesse syrienne Anat, de la déesse babylonienne Inanna-Ishtar, de la déesse hittite de Comana, et de la déesse grecque Aphrodite.”
   La bénédiction du feu nouveau : Il s’agit d’un rite catholique préparatoire à la vigile de Pâques. On allume un feu à partir d’une roche de silex. L’Encyclopédie de la religion et de l’éthique de Hastings nous dit à ce sujet : “Le feu nouveau est probablement issu d’une coutume païenne que les chrétiens ont adoptée en lui conférant un symbolisme évangélique.”
   Les feux de joie : Francis Weiser déclare qu’au début ces feux de joie étaient interdits par l’Église en raison de leur symbolisme païen (synode de Mayence, 742). Cependant, “saint” Patrick en introduisit la pratique en Irlande “pour remplacer les feux printaniers inspirés du druidisme païen par un feu chrétien qui symboliserait le Fils de Dieu (...). Cette coutume, d’abord tolérée, devint par la suite si populaire que les papes l’incorporèrent à la liturgie de l’Église d’Occident vers la fin du IXe siècle”. — Le livre de Pâques (angl.), de Francis Weiser.

Noël.

   Ce que disent certaines gens de l'Évangile à ce sujet. Le T.J., de dire notamment de cette fête, qu'ils refusent absolument de célébrer : Toutefois, les disciples de Jésus n’ont jamais commémoré la naissance du Christ — ni le 25 décembre, ni même en octobre. Et les choses sont restées ainsi jusque vers le milieu du IVe siècle. Selon Origène, historien du IIIe siècle, “il n’est dit d’aucun des saints hommes dont parlent les Écritures qu’il a célébré un (...) anniversaire. Ce ne sont que les impies (comme Pharaon et Hérode) qui fêtent leur jour de naissance”. (Genèse 40:20-23 ; Marc 6:21-28.) D’après la Cyclopedia de M’Clintock et Strong, les Juifs des temps bibliques “considéraient les anniversaires comme faisant partie d’un culte idolâtrique”.
   Origine : On retrouve une fête similaire chez les polythéistes adorateurs du soleil. Selon l’Encyclopédie américaine, les populations du nord de l’Europe “célébraient leur fête principale de Yule au solstice d’hiver, pour commémorer la renaissance du soleil. (...) Les Saturnales romaines (...) se situaient aussi à cette époque, et l’on estime que certaines coutumes de Noël ont leur racine dans cette antique célébration païenne. Certains érudits prétendent que la naissance du Christ en tant que ‘Lumière du monde’ a été assimilée à la renaissance du soleil, pour que le christianisme éveille un écho” chez les convertis qui honoraient auparavant leurs propres dieux mythiques au moyen de fêtes semblables.

   L’observance des anniversaires était répandue dans de nombreuses civilisations polythéistes. On célébrait des rites idolâtriques en l’honneur des dieux qui étaient patrons de chaque jour particulier, et on fêtait aussi l’anniversaire de dieux mythiques comme Saturne et Apollon. John Mc Collister explique dans son ouvrage Le livre chrétien du pourquoi (angl.) : “Les chrétiens du Ier siècle ne célébraient pas la fête donnée en l’honneur de la naissance de Jésus — pour la même raison qu’ils ne célébraient aucun autre anniversaire de naissance. Tous les chrétiens de l’époque estimaient que la célébration d’un quelconque jour de naissance (même celui du Seigneur) était une coutume propre aux païens.”
   Les peuples de l’Antiquité pensaient que certaines plantes à feuillage persistant, comme le gui et le houx, détenaient de grands pouvoirs magiques. Ils en décoraient leurs maisons pour éloigner les esprits mauvais et les sorcières. Cette coutume se retrouve dans les décorations de Noël.
   La plupart des civilisations polythéistes vénéraient les arbres. On croyait que certains bosquets sacrés étaient habités par des esprits ancestraux, auxquels on offrait des présents quand ils accordaient des faveurs. Ceci se pratique toujours en Afrique occidentale.
   La coutume européenne qui consiste à faire flamber une grosse (...) bûche dans l’âtre remonte aux Scandinaves, qui allumaient d’énormes feux de joie en l’honneur de Thor, leur dieu du tonnerre.
   Ce ne sont pas les dons des prétendus sages, ou astrologues, qui ont inspiré l’échange de cadeaux. En réalité, cet usage remonte à l’échange de cadeaux qui avait lieu lors de la fête romaine des Saturnales (fête dédiée au dieu Saturne) et des calendes (Nouvel An)…
   On a dit : En décembre 1992, le Chicago Tribune a fait en première page un historique de Noël. Voici ce que l’on pouvait y lire: “Par une belle ironie, cette fête dont les chrétiens déplorent aujourd’hui qu’elle soit dominée par le mercantilisme a son origine dans une fête païenne qui fut en son temps absorbée par le christianisme.
   “La première observance connue de Noël en tant qu’anniversaire de naissance de Jésus Christ eut lieu plus de 300 ans après l’événement qu’elle commémore. Au IVe siècle, le christianisme devint la religion officielle de l’Empire romain et, selon les historiens, les chrétiens fixèrent la date de naissance de Jésus au 25 décembre pour la faire coïncider avec des célébrations non chrétiennes déjà fêtées.
   “‘Au lieu de batailler contre les fêtes païennes, ils décidèrent de s’y associer et d’essayer de les remplacer’, explique le professeur Russell Belk, de l’université de l’Utah (...). ‘Les fêtes païennes remplacées par le christianisme étaient les Saturnales romaines (fêtes carnavalesques avec échanges de cadeaux) et, plus tard, en Angleterre et en Allemagne, les célébrations de Yule en l’honneur du solstice d’hiver’, précise le professeur Belk.
  “Noël a eu une popularité très fluctuante au cours des siècles. À une époque, il fut interdit en Angleterre et en Amérique par les puritains, qui voyaient d’un mauvais œil les frivolités auxquelles il donnait lieu. Vers le milieu du XIXe siècle, dit le professeur Belk, ‘Noël, mal en point, voyait sa popularité décliner’. Selon lui, c’est avec soulagement que les chefs religieux virent le commerce le raviver en encourageant les échanges de cadeaux et la coutume du père Noël.
   “D’après le professeur Belk, ce réveil a été attribué en grande partie à l’écrivain anglais Charles Dickens, dont le ‘Chant de Noël’ (1843) présentait un certain Scrooge touché par la grâce de la générosité.”

Anniversaires. Journées.

   Dans la Soumission, il n'y a que deux fêtes : Rupture du Jeûne et l'Égorgement ou le Sacrifice. Pas d'anniversaires ni personnel, ni communautaire, ni populaire, etc. Dans le Judaïsme, bon nombre de fêtes ont des origines humaines. Est-on heureux, et une fête apparaît ! Dans l'Hindouisme, on ne compte plus les fêtes tant elles sont nombreuses. L'Hindouisme a influencé bon nombre de fêtes chez les gens de la Bible dont ceux de l'Évangile. De même, on ne compte plus les "Journées" : journée pour l'animal, la préservation de la nature, de la femme, etc. Les "Journées" divines sont aux oubliettes ! Ceci à la demande express de ceux qui défendent des idéologies politiques. Dans ce genre de société, le divin a été mis à l'index depuis de nombreuses décennies. Et la devise est : sacraliser le profane, et profaner le sacré ! Mais au Seigneur des mondes de leur répondre : Voilà ! Et quiconque exalte les emblèmes de Dieu, certes, c'est en effet de la pitié des cœurs ! (Coran XXII 32). (à suivre : Hârout et Mârout)

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !


[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Évangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (...) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.


Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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