| Croyances |
LES CHOSES EXISTANTES |
Selon l'Islam traditionnel |
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Suite Page 1 : Les choses existantes.
Que Prière
et Paix[1]
soient sur notre seigneur[2]
et maître Mohammad, sa famille et ses compagnons. Louange à Allah, Seigneur des mondes ! Que Prière et Paix soient sur notre seigneur et maître Mohammad, sceau des prophètes et guide des messagers. Que Dieu le Très Haut agréé sa famille et l'ensemble de ses compagnons. Et après : Le Maître a dit : Je me propose de donner, dans ce petit livret, un commentaire abrégé de mes Prolégomènes[4]. Par la grâce de Dieu (Pureté à Lui !), je Lui demande l'aptitude dans la vérité, la récompense dans les actions. Il est le Suzerain, le Généreux, le Puissant qui crée ce qu'Il veut, et selon Son choix ! Chapitre. Selon nos Savants religieux du Monothéisme donc[1] : « Les choses existantes, considérées au point de vue du sujet (en arabe, mahal) et du principe déterminant (en arabe, moukhassis), sont de quatre sortes :
1°) Ce qui n’a besoin ni de sujet, ni de principe déterminant
: c’est l’essence divine. Exposé : Il faut entendre par sujet l’essence sur laquelle reposent les attributs, et non le lieu (makân, en arabe) occupé par les corps. En disant qu’une chose a besoin d’un sujet, ou existe dans un sujet, nous entendons que cette chose est attachée au sujet comme attribut. Par le mot principe déterminant (en arabe, moukhassis), on désigne l’agent libre qui attribue à une chose possible et adventice créée une chose contingente qu’il a voulue à l’exclusion d’une autre chose contingente qu’il n’a pas voulue. En disant qu’une chose a besoin d’un sujet ou qu’elle existe dans un sujet, on entend que ce sujet est qualifié par cette chose. En disant qu’une chose n’a pas besoin d’un sujet, on entend que cette chose est elle-même une essence pourvue d’attributs et non un attribut. Dire qu’une chose a besoin d’un principe déterminant, c’est dire qu’elle est nouvelle et qu’elle a besoin d’un agent qui la détermine par l’existence au lieu de la non existence dans laquelle elle se trouvait. Quand on a compris ce qui précède, on saisit clairement ce que nous avons dit dans le texte, à savoir que l’essence de notre Seigneur n’a besoin ni de sujet, ni de principe déterminant. Il n’a pas besoin de sujet, parce qu’Il est une essence[3] pourvue des attributs les plus nobles, et non un attribut ; s’Il était un attribut[4], Il serait impossible qu’Il fût pourvu des attributs existentiels, qui sont les attributs qualitatifs[5], et des attributs qui en sont la conséquence, les attributs consécutifs [6]. Or, il est prouvé, d’une manière certaine, que Dieu (exalté soit-Il !) est nécessairement pourvu des attributs[7] qualitatifs[8], qui sont : 1°) la puissance, 2°) la volonté, 3°) la science, 4°) la vie, 5°) l’audition, 6°) la vue et 7°) la parole, ainsi que des attributs consécutifs consistant en ce que Dieu (exalté soit-Il !) est 1°) puissant, 2°) voulant, 3°) savant, 4°) vivant[9], 5°) audiant[10], 6°) voyant et 7°) parlant. Un attribut[11] ne peut être pourvu ni des attributs existentiels, ni des qualités qui en dérivent, parce que si un attribut était susceptible, comme l’essence, d’être revêtu d’attributs existentiels, il ne pourrait en être dépourvu, pas plus que l’essence ; en effet, l’aptitude à recevoir des attributs est essentielle et ne saurait manquer ; on introduirait donc dans la réalité une série de choses se succédant à l’infini ; en effet, l’attribut qui, dans cette hypothèse, repose sur un attribut, devrait pouvoir, lui aussi, recevoir un attribut, comme le premier ; il ne pourrait donc pas en être dépourvu ; le même raisonnement s’appliquerait à l’attribut dont il serait revêtu, lequel comporterait tout ce que comportent les attributs antérieurs, et ainsi de suite à l’infini. Dieu (exalté soit-Il !) est indépendant de tout principe déterminant, c’est-à-dire d’un agent existantiateur[12], parce qu’il est nécessairement existant ; l’esprit ne conçoit pas sa non-existence dans l’éternité, parce qu’il est nécessairement ancien dans le passé ; ni dans l’avenir, puisqu’il est nécessairement éternel dans l’avenir[13]. S’Il était susceptible de non-existence dans la préexistence, il en résulterait que son existence serait contingente ; or, toute chose contingente a besoin d’un agent existant qui la détermine par l’existence, en place de la non-existence. Or, si le Créateur de l’univers avait besoin d’un auteur, son auteur, à son tour, aurait besoin d’un auteur, puisque tous deux sont égaux en divinité, et ainsi de suite à l’infini ; si le nombre de ces auteurs est limité, il en résulte une régression à l’infini ; deux solutions qui sont l’une et l’autre impossibles. De même, si Dieu (exalté soit-Il !) était contingent[14] et avait besoin d’un auteur, Il serait impuissant et adventice[15], comme toutes les choses adventices, ce qui détruirait Sa divinité. On aboutirait aussi, dans cette hypothèse, a un empêchement mutuel entre Dieu (exalté soit-Il !) et son auteur, puisque chacun d’eux posséderait nécessairement l’universalité de puissance et de volonté que posséderait l’autre. Enfin, il y aurait, dans cette hypothèse, prédominance et supériorité d’une chose sur une autre sans raison, puisque l’hypothèse que, de deux dieux, l’un a été produit par l’autre, n’offre rien qui doive la faire préférer à l’hypothèse qu’il l’a produit.
Du moment qu’il est démontré que Dieu (exalté soit-Il !) est
nécessairement indépendant de tout
principe déterminant, il est évidemment impossible que Dieu (exalté
soit-Il !) soit un corps
matériel ; parce que
tous les corps matériels sont nécessairement adventices
; parce qu’ils ont besoin
d’un principe déterminant qui les détermine par l’existence
au lieu de la non existence, qui leur assigne une quantité déterminée
à l’exclusion de tout autre, qui leur fixe un point dans l’espace, un
moment dans le temps ; qui leur confère une qualité spéciale, une direction
spéciale, au lieu de la qualité ou de la direction opposées. On voit
également par là que Dieu (exalté soit-Il !) est dépourvu des caractères
propre à la matière, tels que les dimensions, les temps, les lieux[16],
les accidents variables, les directions ; qu’il n’a pas de pareil dans
le monde extérieur, pas plus que dans celui des conceptions hypothétiques
ou imaginaires de l’esprit. Nous avons dit, à l’égard des choses de la troisième catégorie, c’est-à-dire des corps, qu’ils ont besoin d’un principe déterminant, mais non d’un sujet[17]. En effet, les corps étant adventices, ce qui est prouvé par leur union forcée avec les accidents adventices, tel que le mouvement, le repos, etc., il en résulte qu’ils ont besoin d’un principe déterminant qui leur confère d’abord l’existence, qui les entretienne ensuite et les fasse durer par la création successive et continue de leurs caractères accidentels. Ils ont donc besoin de Dieu (exalté soit-Il !) pour naître à l’existence et pour s’y maintenir. Les corps sont nécessairement de tout sujet, parce qu’ils ne sont pas des attributs, mais des essences pourvues d’attributs. Si un corps reposait sur un autre corps (de la même manière qu’une qualité repose sur une essence), les deux corps occuperaient la même portion de l’espace et formeraient un corps unique, ce qui ne peut se concevoir. De plus, si un corps avait besoin d’un sujet, comme l’accident, il en résulterait une prédominance sans cause, parce qu’il n’y a pas plus de raison de faire d’un premier corps le sujet d’un autre, que de faire du second le sujet du premier ; en outre, le corps qui servirait de sujet à un second, aurait besoin, comme celui-ci, d’un sujet, et alors si ce sujet est le second corps, on aboutit à un cercle vicieux ; si c’est un autre corps, on aboutit à une régression à l’infini, et on introduit dans la réalité une série de choses se succédant à l’infini. A l’égard des choses de la quatrième catégorie, qui sont les attributs divins, nous avons dit qu’elles sont nécessairement inhérentes à Sa divine essence, et qu’elles sont nécessairement indépendantes de tout principe déterminant[18]. De ce qu’elles sont des attributs, il s’ensuit qu’elles sauraient exister isolément, parce que cela serait contraire à l’essence même des choses ; en effet, l’attribut exige par définition un sujet qui en est revêtu ; si l’attribut existait isolément, ce ne serait pas un attribut ; or, il est impossible que l’attribut[19] soit séparé de son caractère essentiel, qui est de qualifier un sujet ; son existence à l’état isolé, qui entraînerait sa séparation de son caractère essentiel, est par conséquent impossible. On peut objecter ceci : Tout ce que prouve votre démonstration, c’est que la définition de l’attribut ne se conçoit pas sans un sujet qualifié ; mais de ce que l’attribut exige l’existence d’un sujet qu’il qualifie, il ne s’ensuit nullement que cet attribut soit dans ce sujet. On peut admettre, en effet, que ce soit l’attribut d’un sujet sans être dans ce sujet. Voici la réponse à cette objection. Dire qu’une chose est l’attribut d’un sujet ne peut s’entendre que dans ce sens que cette chose est inhérente au sujet ; si elle ne lui était pas inhérente, il ne serait pas possible qu’elle fût l’attribut de ce sujet, à l’exclusion d’un autre, parce qu’il y aurait, dans ce cas, prédominance sans cause d’une chose sur une autre. Dès lors, si elle n’était pas inhérente à son sujet, elle ne serait ni un attribut de ce sujet, ni celui d’un autre, par suite de l’absence, de toute raison déterminante (en faveur de l’une ou l’autre de ces deux solutions). Donc, du fait que cette chose existerait isolément, il s’ensuivrait que la qualité existerait sans la chose qualifiée, ce qui est contraire à sa définition même. C’est précisément la conclusion à laquelle nous sommes arrivés dans la démonstration précédente. Nous avons évité, en ce qui concerne les attributs de Dieu (exalté soit-Il !), de dire qu’ils ont besoin d’une essence, parce que les mots avoir besoin (iftiqar, en arabe) et besoin (faqr) impliquent, en lexicologie et dans l’usage, le besoin d’une chose qui manque et dont on désire la réalisation. On dit que l’affamé a besoin de nourriture ; lorsqu’il a mangé et qu’il est rassasié, on ne dit plus qu’il a besoin de nourriture. De même, on dit de l’homme nu qu’il a besoin de vêtement ; une fois qu’il est habillé on ne dit plus qu’il en a besoin, etc. Or, il n’est pas douteux que les attributs divins ne peuvent pas avoir besoin d’une chose quelconque. Ils n’en ont pas besoin pour exister, puisque leur existence est réalisée ; elle est nécessaire, et indépendante de toute intervention d’un auteur, dans la pré éternité, comme dans l’éternité de l’éternité. Ils n’en ont pas besoin non plus pour la réalisation de l’existence de leur sujet, parce que leur sujet n’est autre que l’essence de Dieu (exalté soit-Il !), qui existe déjà également, qui est nécessaire, et dont on ne saurait concevoir la non-existence ni dans la pré éternité, ni dans l’éternité de l’éternité ; qui est indépendante de tout ce qui n’est pas elle, tout ce qui n’est pas elle ayant au contraire besoin d’elle. L’idée de besoin ne se peut donc admettre ni à l’égard de l’essence divine, ni à l’égard de Ses attributs, et ce mot ne saurait être appliqué à un attribut éternel. Fakhr[20] [eddin Errazi] n’a pas suffisamment porté son attention sur ce point et a commis une inconvenance, en disant que les attributs divins ont besoin de l’essence divine. Il a considéré seulement que ces attributs ne sauraient exister isolément, et qu’ils sont nécessairement inhérents à leur sujet, sans songer que les mots de besoin (faqr) et avoir besoin (iftiqar) impliquent l’absence d’une chose nécessaire. » (Explicit). Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée ![1]
Chapitre écrit par l’Imam Senoussi (que Dieu lui fasse miséricorde !).
Voir Prolégomènes. Les gens de la Réforme : secte salafite
et autres, aiment nous entretenir d’une sorte de Monothéisme bâtit
sur une trinité (leur
trinité) concernant une décomposition du « tawhid »
(unicité divine), en « tawhid rouboubiya » (unicité
de la souveraineté – ou seigneurerie ), « tawhid el oulouhiya »
(unicité de la divinité) et « tawhid el esmaa wa essifat »
(unicité des noms et attributs divins). Selon les partisans de cette
trinité nouvelle, toute personne qui refuse de s’y soumettre
sont des égarés, innovateurs, associateurs, mécréants ! ?
Rien ne manque pour critiquer aussi les Ecoles juridiques, leurs Savants
et enfin les Saints de l’Islam. A les entendre sont déclarés « Savants »
religieux ceux et celles qui suivent leur minhaj (leur doctrine
et ligne de conduite) élaboré par des gens comme Mohammad fils d’Abdel-Wahhab
(Arabie), le fils Taymiya (Kurde) et son disciple le fils Quayim
Djaouzi
(ne pas confondre avec le fils de Djaouzi, sounnite), pour ne citer
qu’eux. De même, et selon eux, toute personne peut-être sainte et
atteindre la sainteté ! L’Arabie actuelle recèle de nombreuses
gens qui se réclament d’eux. De même bon nombre de gens de la diaspora
d’Afrique du Nord en Europe dont en France. De nombreuses personnes
d’origines d’Algérie et de Tunisie s’en réclament. Notamment
parmi les jeunes. Point de divinité, de dieu que Dieu ! *Droits
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13/10/05
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