Croyances

LES ATTRIBUTS

Selon l'Islam traditionnel

   Dans l’Islam traditionnel, il existe une science appelée le Monothéisme. Deux Écoles la composent. De nombreux personnages ont écrit la concernant de nombreux ouvrages. De notre temps, il existe une fraction de notre communauté qui remette en doute et en cause la valeur de cette science. Un nouveau groupe a donc formé un mouvement dit  réformateur. Un groupement propre à lui. Parmi eux, le fils (ibn) Taymiya, son disciple ibnou Qayim Jaouzi, Mohammad fils d’Abdal Wahhab, Albanay, etc., pour ne citer qu’eux. Pour notre part, n'est-il pas de notre devoir de défendre les croyances des Anciens ? Des gens de la Tradition et du groupe des Savants religieux traditionnels ? 

   Aux commentateurs coraniques de souligner : Mécréance (koufr, en arabe). La mécréance (ou l'incroyance) est la négation. Origine du mot : le voile. Ainsi a été nommé la nuit, parce qu'elle cache les choses par les ténèbres. De même l'agriculteur, puisque qu'il cache le grain par la terre. Le mécréant quant à lui cache la vérité par sa négation. Quant à la mécréance, elle est de quatre sortes :
  
1°) la mécréance répulsive qui est, à l'origine, l'absence de la connaissance de Dieu et le refus absolu de le reconnaître comme tel. Il mécroit en Lui.
  
2°) la mécréance négationniste. Il connaît Dieu en son cœur mais refuse de Le reconnaître par sa langue. Ex.: du diable et la mécréance des Judaïsés (Coran II 89).
  
3°) La mécréance opiniâtre, qui est la reconnaissance de Dieu en son cœur et par la bouche, mais en refuse toute pratique. Ex.: Abou Tâlab, oncle du Prophète, des humanistes…
  
4°) La mécréance hypocrite (ou sournoise) : Reconnaître par la langue ce qu'il n'y a pas dans le cœur.

   Conclusion : Celui qui viendra devant son Créateur avec une de ses quatre sortes ne sera pas pardonné par Lui. 

Au nom de Dieu,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
     

L’Essence divine, les accidents, les corps et les attributs.

    Avant-propos :

   Les gens de la Bible. Leurs croyances et leurs erreurs.  

   1. Le monde toranique.

   Généralement connu pour être un monde qui professe des doctrines comme : le Panthéisme, la Corporéité, le Dualisme, l’Anthropomorphisme, etc. La plupart des gens du monde toranique, d’Europe, épouse la doctrine de philosophes anciens comme : Socrate et de Platon, pour ne citer qu’eux. Il existe parmi eux, le monde dit cabalistique. Un monde dont on prend pour référence un livre[1] dénommé "Séfer Yetsirah" ou "Livre de la Formation[2]".

   2. Le monde évangélique.

   Contrairement aux croyances du monde évangélique :

   1. Le prophète Ichoua[3] fils de Marie (sur lui la Paix !) n'est pas, et surtout n'a jamais été, consubstantiel, égal et coéternel[4] avec son divin Créateur et son Seigneur. Le dire et le prétendre, n'est-ce pas Le faire menteur ?

   2. le Seigneur des mondes, le Créateur de l’univers est "essence", et non "substance[5]" qui, elle, est le propre de Ses créatures. Ne pas confondre !

   3. Contrairement à la croyance de certaines gens de l’Évangile, aucun attribut[6] divin, et en aucune façon "le verbe divin" : le fils de Marie ; ne peut être et devenir une future divinité, également s'incarner[7].

   4. Le Messie[8], le fils de Marie (sur lui la Paix !) était un humain, mais créé d’une façon miraculeuse, et engendré par Marie sa mère. Toutefois, faut-il le rappeler encore, qu'il avait un corps seulement humain et  prophétique[9]. Rien d'autre.

     Enfin, mentionnons que le Seigneur des mondes invite, dans Sa révélation, les Tri Théistes (anciens[10] et modernes) d’entre les gens de la Bible ; à  un peu plus de retenue dans leurs propos. Et à rechercher surtout auprès de Lui Son pardon et à implorer Sa miséricorde. Dans le cas contraire, ils provoqueront Son courroux et Sa colère. Qu’on en juge[11] :

   « Et s'ils ne cessent leur dire, certes, un châtiment douloureux atteindra alors les mécréants  d'entre eux. 
   
Ne vont-ils pas se repentir à Dieu, ni Lui implorer pardon ? Car Dieu est pardonneur, miséricordieux.» (Coran. IV. 171 ; V. 73).

   De plus, si les gens de l’Évangile aime dire, dire au monde : Dieu est « amour », Il vous aime ; n’écouteront-ils pas cette parole divine à leur encontre :

   « Dis [leur[12]] : « Si vous avez toujours aimé Dieu[13], suivez-moi[14]. Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés ; et Dieu est pardonneur, miséricordieux… »

   Et s’ils récidivent :

   Dis(leur) : « Obéissez à Dieu et au Messager. Et si vous tournez le dos[15]… alors en vérité, Dieu n’aime pas les mécréants[16] ! » (Coran III 31-2).

   3. Le monde dualiste.

   Monde entre deux. Il épouse aussi bien les croyances du monde toranique qu’évangélique. Ouvrant une fenêtre toute grande sur la Magie et les anciennes religions du bassin méditerranéen. Il fait remonter son origine à Adam. Pour d’autres, à Babel (Coran II 102), d’autres enfin à Salomon (sur lui la Paix !). De là, la légende d’Hiram constructeur du Temple de Jérusalem. Le monde dualiste actuel (loges, sectes occultes, kabbalistiques, etc.) ne reconnaît pas les prophètes le Messie fils de Marie et le Prophète Mohammad (sur eux la Paix !). Il voue un culte tout particulier au Noir : Satan (que Dieu le maudisse !) et sa magie (Coran II 102).

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[1] On a dit : L'auteur mentionné dans le texte est le patriarche Abraham (-18ème s.). En effet dans Genèse 12/5, il est écrit "Abraham prit les âmes fabriquées à H'aran…", donnant ainsi à celui-ci un certain pouvoir créatif. Ce savoir lui aurait été transmis par Shem qui lui a enseigné les secrets de la combinaison des lettres et des mots (Sod Hai'bour). La transmission ultérieure aurait pris la voie de Joseph, Betsal-el, Ben Sirah, Rabbi A'qiva, Shimeo'n bar Yoh'ay,…puis toute la chaîne des qabalistes.
   Et encore : Le sujet est relatif à l'acte de la Création-Formation par les lettres hébraïques et par les attributs divins appelées "séfirot bélimah". Le discours est spéculatif insistant sur les relations entre macrocosme et microcosme.
   Le chapitre 1 est consacré aux attributs divins, le chapitre 2 concerne les lettres en général, les trois suivants analysent les trois catégories de lettres et leurs corrélations cosmiques et physiologiques. Le dernier chapitre est la récapitulation et une synthèse de l'ensemble. (Albert SOUED)
   Remarque : Dans le Coran, il est fait mention des feuillets (ou feuilles) révélés à Abraham (sur lui la Paix !) (Coran LXXXVII 19). Mais on ne peut retenir ce livre détenu par partie du monde toranique comme livre authentique. Nous dirons tout au plus que le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes a donné à chaque prophète quelque chose. Exemple : à Adam : les noms. Au fils de Marie : la science des lettres, au Prophète Mohammad (sur eux la Paix !), les paroles concises.
[2] On a dit : Rappelons ici que c'est dans le livre de la Formation ou Séfer Yetsirah qu'on parle pour la première fois de séfirot, en tant que "nombres" participant à la création de l'Univers (premiers siècles de l'ère courante). Puis le Bahir, le livre de la Clarté (Roussillon 12ème siècle) en parle en tant qu'attributs divins. Mais il faut attendre la fin du 12ème siècle pour qu'Isaac l'Aveugle en fasse une présentation ordonnée telle que nous la connaissons (Gérone). Moïse de Léon a construit le Zohar, le livre de la Splendeur, autour de ces dix entités, bien qu'il ne les désigne pas nommément (Castille 1280). Plus tard Cordovero précise la construction d'un Arbre de Vie et développe toute une théosophie dans le Palmier de Déborah (1549). (Albert SOUED). 
[3] Pour le monde évangélique, entendre : Jésus.
[4] Selon le dogme catholique, « le Verbe, coéternel au Père préside à la Création dans le temps. C’est lui qui envoie les Prophètes et qui les inspire. Par suite de son Incarnation, il est devenu le Rédempteur de l’humanité. Il sera le Juge du Jugement dernier et la contemplation de sa face fera partie du bonheur sans fin. »
[5] Selon les gens de l’Evangile donc, le Créateur des cieux et de la terre est à la fois « substance » et « essence ». On notera au passage, que bon nombre d’entre-eux sont incapables de les différencier et de nous en donner le sens exact. C’est d’ailleurs là l’handicap majeur des partisans du Tri-Théisme (ou de la Trinité). Pour certaines gens de l’Evangile, le Créateur partage ou partagerait Sa propre essence avec un « autre » [ou avec «deux » ou plusieurs autres essences] ! Dans ce cas, il sera nécessaire de perfection pour cette autre « essence » ce qui est nécessaire pour Dieu (exalté soit-Il !). Même chose concernant l’imperfection. Hors tout ceci est impossible à Dieu (exalté soit-Il !). De même, qu’ils font de l’Essence divine une sorte de composé, ce qui voudrait dire que le Créateur a été lui-même créé, donc est semblable aux choses créées ! Or, tout ceci est impossible à Dieu (exalté soit-Il !), car Il n’a pas d’Associé ni de Semblable à Lui dans Sa propre création. Oui, l’unicité de l’Essence divine implique ici qu’il n’y est pas et qu’on ne parle pas pour Dieu (exalté soit-Il !) de chose dite ‘détachée’ : soit, d’ « autre » essence ; et, de chose dite ‘attachée’ : soit, « composée de ». Les gens de l’Evangile ne semblent-ils pas, en vérité, imiter en cela les païens qui croyaient, eux aussi, en la métamorphose, la matérialisation de leurs dieux ?
   Au  Concile de Latran (1216), il fut dit :
   « ...Cette réalité, substance, essence ou nature divine appartient aux trois personnes ; elle est seule, principe de toute chose ; rien n’existe en dehors d’elle et cette réalité n’engendre pas, n’est pas engendrée et ne procède [de rien d’autre] ; mais le Père engendre, le Fils est engendré, l’Esprit-Saint procède : de telle façon que les distinctions subsistent dans les Personnes et l’unité dans la nature ». (Denz. 431-432).
   La doctrine du Tri Théisme moderne est condensée dans le Symbole Quicumpe datant du VIème. Le Concile de Constantinople, tenu en 533, ordonne de révérer et d’adorer :
   « La nature ou la substance une du Père, du Fils et du Saint-Esprit : l’unique force ou puissance ; la Trinité consubstantielle, la Divinité unique en trois hypostases ? (Denz. n° 213).
   Pour nous, Dieu (exalté soit-Il !) crée mais n’engendre pas. L’humain, lui, engendre mais ne crée pas. Dans notre langue, le verbe créer revient et doit revenir exclusivement à Dieu Seul. Puis, seulement et au sens figuré, à l’homme.
   Le mot « création », selon les philosophes, est une action incompréhensible qui fait advenir de l’être à partir du néant (elle est ex nihilo, « à partir de rien »), se distingue de la production, du travail et de la technique qui agissent sur une matière préexistante. Le sculpteur, le peintre, le dessinateur peuvent-ils donner une âme à leur œuvre ? Nullement ? Quant à Adam, il fut, lui,  produit par Son créateur à partir de la terre. Il vient de la non-existence. Il est un effet de Sa toute-puissance. Laquelle semble être remise, souvent en question, par des gens comme les scientifiques, pour ne parler qu’eux.   
[6]  Soit, les Trithéistes d’entre eux. L’unicité des attributs divins implique ici qu’il n’est pas ou qu’on ne parle pas surtout de chose dite « attachée à » : soit, qu’il y aurait pour Dieu (exalté soit-Il !) deux puissances ou deux volontés en Lui, et ainsi de suite pour l’ensemble de Ses attributs. Pour Lui, au contraire, on ne doit parler que d’Une seule puissance, que d’Une seule volonté, et ainsi de suite pour l’ensemble de Ses attributs. Mais en aucun cas, d’une multiplicité de Ses attributs, car tout ceci est impossible pour Lui, vue qu’Il n’a pas de Semblable dans l'Univers.
   Rappelons, au passage, que le monde de l’Évangile connu à une époque lointaine de son histoire, le problème de cette hérésie appelée monothélisme. Hérésie de ceux qui, pour se concilier les monophysites, attribuaient au fils de Marie une seule volonté, la volonté divine !
   De même, l’unicité des attributs divins implique qu’il n’est pas et qu’on ne parle pas de chose dite « détachée de » : soit, qu’il est pour une des créatures des attributs semblables aux attributs divins. Car dans Sa création, il n’y a pas de Semblable. De même est impossible pour Dieu (exalté soit-Il !) qu’un de Ses attributs s’incarne en une créature. A l’inverse des gens de l’Évangile, qui, eux, ont prétendu et affirmé à tort que Dieu s’est et s’était incarné en Ichoua le fils de Marie (sur lui la Paix !) ! Ou comme une secte islamique ancienne, les « Intérioristes », qui elle, affirmait que le saint parfait était celui dont Dieu s’était incarné ! Ou comme d’autres sectes qui ont prétendu que Dieu s’était incarné en Ali (que Dieu l’agrée !), cousin et gendre du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) ! Combien le divin Créateur est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !       
[7] Incarnation : 1. Dogme évangélique : Action de la divinité qui s’incarne. Mystère fondamental de la foi chrétienne, par lequel Dieu s’est fait homme, unissant nature divine et nature humaine en la personne de Jésus-Christ. (Op. cit.). 2. L’Incarnation n’est pas reconnue par l'Islam traditionnel. Reconnaître l’Incarnation, pour nous, c’est mécroire en Dieu (Pureté à Lui !) et ce avec quoi est venu le Sceau de la Prophétie (sur lui Prière et Salut !).
[8] Messie. Selon les gens de la Bible : libérateur, rédempteur des péchés, envoyé par Dieu pour établir son royaume sur terre. Il fut promis aux hommes dans la Bible hébraïque (à partir du VIe s. av. J.-C.), et les chrétiens reconnaissent en Jésus-Christ le Fils de l’homme dont le Livre de Daniel annonce la venue. 2. Christ Jésus de Nazareth fut d’abord, dans le Nouveau Testament, dit christ (oint) par analogie avec l’Ancien Testament qui désignait ainsi le grand prêtre et le roi qui avaient reçu l’onction sainte. Cet adjectif, accolé au nom du Messie, devint un nom : le Christ, Jésus-Christ (les protestants disent Christ, sans article). (Op. cit.). Dans la terminologie juive et nazarénienne « Christ » et « Messie » sont équivalents. 3. Dans l’usage islamique, le titre « Messie – Massîh » est réservé au fils de Marie uniquement comme nom propre (Coran III 45), mais sans identification théologique. Dans l’Evangile de Barnabé, nous lisons également : Barnabé, apôtre de Jésus Nazaréen appelé Christ. (V. Prologue).
   Ainsi dirons-nous, et de préférence, le Messie, Ichoua (sur lui la Paix !), et non comme les gens de l’Evangile : Jésus-Christ. Car, si nous disions comme l’ensemble du monde biblique, ce serait nier, pour nous, que le Sceau de la Prophétie, le prophète Mohammad (sur lui Prière et Protection !) était Le messie, soit, le Prophète attendu dans les Anciennes Ecritures. Il appartient donc pour nous, de bien faire la distinction entre « le Messie », nom propre du fils de Marie et Le messie soit, le Prophète annoncé et attendu dans les Ecritures (Comparer : Bible. Mt. 16 16 ; Mc. 8 28 ; Lc. 9 19 ; Je. 1 25 ; et surtout Dt. 18 15). Ne lit-on pas dans l’Évangile de Barnabé :
  
CHAPITRE XLIII (a) Jésus redescendit vers les huit disciples qui l’attendaient en bas. Et les quatre racontèrent aux huit tout ce qu’ils avaient vu. Aussi dès ce jour-là. tout doute concernant Jésus quitta leur cœur. sauf pour Judas Iscariote qui ne croyait à rien. Jésus s’assit au pied de la montagne et ils mangèrent des fruits sauvages. car ils n’avaient pas de pain. André dit alors : « Tu nous as dit beaucoup de choses au sujet du Messie. mais. de grâce. dis-nous tout clairement. » Et les autres le prièrent de la même manière.
   Jésus dit alors : « Quiconque agit. agit pour une fin dans laquelle il se complaît. Mais je vous le dis en vérité. Dieu. parce qu’il est parfait (b) n’a pas besoin de se complaire en quoi que ce soit. étant donné que c’est en lui qu’il se complaît. C’est pourquoi. voulant agir. il créa avant tout l’âme de son messager ©. pour lequel il décida de tout créer [128] (d). afin que les créatures prennent en Dieu joie et béatitude et que son messager se réjouisse dans toutes les créatures qu’il a mises à son service. Et pourquoi cela. Sinon parce qu’il l’a voulu ainsi ? 
   Je vous le dis en vérité. les prophètes. quand ils sont venus. n’ont apporté l’empreinte de la miséricorde de Dieu qu’à une seule nation : leurs discours ne s’adressaient qu’au peuple auquel ils étaient envoyés. Mais quand le messager de Dieu (e) viendra. Dieu lui donnera (f) une sorte de sceau de sa main. si bien qu’il portera le salut et la miséricorde à toutes les nations du monde qui recevront sa doctrine. Il viendra avec puissance sur les impies et il détruira si bien l’idolâtrie que Satan sera confondu. C’est ce que Dieu a promis à Abraham en disant : « Voici que je bénirai dans ta semence toutes les tribus de la terre. Et de même que tu as mis en pièces les idoles. Abraham. ainsi fera ta semence.»
   Jacques reprit : « Maître. dis-nous donc au sujet de qui est faite cette promesse ? Car les Juifs disent que c’est au sujet d’Isaac et les Ismaëlites au sujet d’Ismaël. » Jésus répondit : David. de qui est-il le fils et de quelle race ? » Jacques dit : « D’Isaac. parce [129] qu’Isaac fut le père de Jacob et que Jacob fut le père de Judas. De la race de qui est David. » Jésus reprit alors : « Et le messager de Dieu. quand il viendra. de quelle race descendra-t-il ? » Les disciples répondirent : « De David. » Alors Jésus dit : « Vous vous trompez. car David en esprit l'appelle « Seigneur » en disant : « Dieu a dit mon Seigneur : assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis l'escabeau de tes pieds. Dieu établira ton sceptre qui dominera au milieu de tes ennemis. » Si le messager de Dieu (g). que vous appelez Messie (h) était fils de David. comment David l’appellerait-il Seigneur ? Croyez-moi. c’est en vérité que je vous le dis : la promesse fut faite au sujet d’Ismaël. et non pas d’Isaac. »
CHAPITRE XLIV (a) : Les disciples dirent donc : « Maître. il est écrit au livre de Moïse. que la promesse fut faite au sujet d'Isaac. » Jésus répondit avec un gémissement : « C'est bien ce qui est écrit. mais ce n'est pas Moïse qui l'a écrit. ni Josué. mais nos rabbins (b) qui ne craignent pas Dieu. Moi je vous dis en vérité que si vous considérez les paroles de l’ange Gabriel. vous découvrirez la malice de nos scribes et docteurs. Car [130] l’ange a dit : « Abraham. tout le monde saura comment Dieu t'aime (c).  Mais comment le monde saura-t-il l'amour que tu portes à Dieu ? Il est tout à fait nécessaire que tu fasses quelque chose pour l'amour de Dieu. « Abraham répondit : « Voici le serviteur de Dieu. prêt à faire tout ce que Dieu voudra. » Alors Dieu parla : « Abraham. prends ton fils premier né. Ismaël. et viens le sacrifier sur la montagne (d). » Comment Isaac est-il le premier né. puisque quand Isaac est né. Ismaël avait sept ans ?
   Les disciples dirent alors : « Le mensonge de nos docteurs est patent. Dis-nous la vérité. car nous savons que tu as été envoyé par Dieu ©. » Jésus répondit alors : « Je vous le dis en vérité. Satan cherche toujours à détruite la loi de Dieu. C’est pourquoi avec ses partisans hypocrites et malfaisants. les uns avec une doctrine fausse et les autres avec une vie très mauvaise. ils ont aujourd’hui presque tout contaminé si bien qu’on trouve difficilement la vérité (f). Malheur aux hypocrites ! Car les louanges de ce monde se changeront pour eux en injures et en tourments en enfer.
   Je vous le dis donc. le messager de Dieu (g) est une splendeur (h.i) qui donnera de la joie à tout ce que Dieu a fait. parce qu’il est orné d'esprit d'intelligence et de conseil. d'esprit de sagesse et de force. d’esprit de crainte et d'amour [131] d'esprit de prudence et de tempérance. Il est orné d’esprit de charité et de miséricorde. d'esprit de justice et de piété. d'esprit de mansuétude et de patience. Dieu lui a donné trois fois plus qu'à toutes ses créatures (l). Oh. temps bienheureux quand il viendra au monde ! Croyez-moi. je l'ai vu et je l'ai révéré. de même que tous les prophètes l'ont vu puisque c’est de son esprit que Dieu leur a donné la prophétie. 
   Quand je l'ai vu. mon âme fut remplie de consolation et a dit ; "Mohammad (m). que Dieu soit avec toi ! Qu’il me rende digne de dénouer les lacets de tes chaussures. parce que. quand je l'aurai obtenu. je serai un grand prophète et saint de Dieu (n) !" Après ces paroles. Jésus rendit grâces à Dieu.  
[9]  et non divin.
[10] Les Anciens : à l’origine le Trithéisme était composé de : 1. Dieu, le Père, 2. (dieu) le fils en la personne du Messie et 3. (la déesse) mère, Marie. Appelée plus couramment par eux : mère de Dieu. Notons que le père du Trithéisme est le dénommé Paul de Tarse (V. Bible : NT.). 2. Selon l'Église mormone. Trinité : Divinité constituée de trois personnes spirituelles distinctes, le Père et le Fils, de chair et de sang, et le Saint-Esprit. — Alma 11:44 ; 3 Néphi 11:27. 3. Opposants : Socinianisme. Doctrine de Socin et de ses partisans, qui rejette les dogmes de la divinité de Jésus-Christ et de la Trinité. 3. Unitarien, enne. Personne qui nie le dogme de la Trinité, y voyant un abandon du monothéisme. 4. Autres personnalités mentionnées par le monde biblique : 1. Marcion (IIe siècle) fit une différence entre le Dieu imparfait de l’“Ancien Testament”, inférieur à Jésus, et le Père de Jésus, le Dieu d’amour inconnu révélé par le “Nouveau Testament”. L’idée d’un “dieu inconnu est un thème fondamental du gnosticisme”, explique l’Encyclopédie de la religion. Ce dieu inconnu serait “l’Intelligence suprême, inaccessible à l’intelligence humaine”. Par contre, le créateur du monde matériel, le démiurge, est inférieur et ignorant. 2. Montanus (IIe siècle) annonça l’imminence du retour du Christ et l’établissement de la Nouvelle Jérusalem dans l’actuelle Turquie. Se souciant plus de conduite que de doctrine, il fit d’incontestables efforts pour restaurer les valeurs originales du christianisme ; toutefois, donnant dans les extrêmes, le mouvement montaniste finit par succomber au laxisme que précisément il condamnait. 3. Valentinus (IIe siècle), poète grec qui fut le plus grand gnostique de tous les temps, affirma que le corps éthéré de Jésus était entré en Marie, mais qu’il n’était pas vraiment né d’elle. En effet, pour les gnostiques tout ce qui est matière est mauvais. Par conséquent, Jésus ne pouvait avoir eu un corps physique, sans quoi celui-ci aussi aurait été mauvais. Selon les docètes, un groupe gnostique, tout ce qui concernait la vie humaine de Jésus n’était qu’apparence et illusion, y compris sa mort et sa résurrection. 4. Manes (IIIe siècle) fut surnommé al-Babiliyu, terme arabe signifiant “le Babylonien”, parce qu’il se déclarait lui-même “le messager de Dieu à Babylone”. Il tenta de former une religion universelle comportant des éléments empruntés au christianisme, au bouddhisme et au zoroastrisme.
[11] Les partisans de la Trinité (soit du Trithéisme moderne) pensent, à tort, à notre époque que ces versets ne les concernent pas ! Pour eux, cette Trinité, cette Triade de dieux dont parle le Seigneur des mondes dans le Coran est absolument étrangère à la leur ! Tout simplement parce qu’ils refusent de reconnaître qu’ils sont Trithéistes.
   Chez les gens de l’Evangile, dans certaines de leurs sectes, on à donc de notre temps une multitude de dieux comprenant notamment : Dieu + le Messie + l’esprit-saint (soit Son esprit, car Dieu est esprit et selon eux possède un esprit ) + Marie. Aussi lorsque qu’on fait dire au prétendu crucifié : : « Tout est achevé » et inclinant la tête il remit l’esprit. (Bible. Je. 19 30 ; Mt. 27 50 ; Mc. 15 37), ou : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit. » (Lc. 24 40) ; s’agit-il ici du sien ou celui de son Créateur (s’il nous faut admettre ici qu’il en aurait un !) ? Les gens de la Trinité sont incapables de nous répondre ! De nous donner la moindre explication ! De nous donner une réponse claire, précise, satisfaisante et surtout convaincante ! Pris dans leurs propres contradictions, ils préféreront se retirer en prétextant que c’est là un « mystère » insondable de Dieu ! Pourtant, ils admettent volontiers que le Messie a été fait une divinité, par eux, par l’esprit, par Son esprit. Toujours selon eux, l’’esprit’ se trouvant dans le Messie était de Dieu (une partie de Lui) et le ‘corps’, par contre, celui-ci du fils de Marie ! Ainsi, selon cette croyance : Dieu (Pureté à Lui !) a ou aurait choisi un être, de sexe masculin, pour y demeurer et se révéler à nous (Comparer : Bible. Col. 1 19 ; 2 9) ! Pour nous, tout cela est impossible à Dieu, comme dire ou prétendre par exemple que Sa vie vient de l’esprit, d’un esprit quelconque, de l’âme, du manger, etc., qui sont, en réalité, que le propre des créatures. La « Vie divine », cet attribut divin, est donc rattachée à aucune chose, ceci contrairement aux croyances des gens de l’Evangile. 
[12] Ô Prophète !
[13] Comme vous aimez le dire et le prétendre.
[14] Entendre : obéissez-moi !
[15] Faites fît de cette invitation…
[16] Car le seul souci de celui qui mécroit, n’est-il pas de mentir, de prêcher encore et toujours le mensonge sur Lui ?

Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

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13/10/05 .

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