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L'ignorance
complexe
La cinquième source d'innovation réside
dans l'ignorance complexe
(djahil mourakkab), qui consiste à croire qu'une chose
est autrement qu'elle n'est en réalité. Il est certain que l'ignorance
complexe détermine l'homme à persévérer
dans sa mécréance si son ignorance porte sur cette mécréance
; telle est l'ignorance des Philosophes quand ils proclament
l'éternité
(qidam) des sphères célestes, affirment que Dieu agit comme une
cause logique (ta'lil), et autres doctrines analogues
professées par ces gens mécréants. De même, elle détermine l'homme à
persévérer dans son innovation si c'est sur sa croyance à cette
innovation que porte son ignorance ; telle est l'ignorance
des partisans du Libre arbitre quand ils affirment que les animaux existentiationnent
(idjâd) seuls leurs actes de leur choix, que Dieu est obligé
de prendre en considération leurs états
et leur réforme et autres croyances du même genre.
L'ignorance complexe conduit à persévérer dans la mécréance
ou l'innovation, parce que celui qui en est atteint ne se rend
pas compte de son ignorance et est persuadé, au contraire, qu'il possède
la vérité. Or, celui qui est dans cette disposition d'esprit ne cherche
pas à sortir de son erreur parce qu'elle est pour lui le chemin droit.
S'il arrive que quelqu'un vient lui suggérer des doutes dans ses croyances
et tente de le ramener à la vérité, il refuse de l'entendre et de le
croire. Il n'en est pas ainsi de l'ignorance
simple, qui est l'absence de perception d'une chose
quelconque. Celui qui est affligé de cette ignorance cherche
à connaître ce qu'il ignore, quand il rend compte de son ignorance.
S'il ne s'en rend pas compte lui‑même et que quelqu'un vienne
éveiller en lui le désir de connaître, ou lui apprendre
ce qu'il ignore, il répond à cet appel ; il accueille cet enseignement
parce que l'esprit éprouve, pour l'ignorance simple, une répugnance
naturelle, et tend, au contraire, à connaître ce qu'il ignore.
L'ignorance complexe provient de la confiance que
l'esprit accorde à des raisonnements
qui ne sont pas décisifs, de la faveur avec laquelle il considère ses
réflexions et ses découvertes ; principalement, lorsque, dans quelques‑unes
de ses réflexions, il se croit parvenu à la vérité, il en est charmé,
il en tire vanité et assimile tous ses raisonnements à ce raisonnement
dans lequel Dieu lui a permis, par générosité pure, de saisir le vrai.
Cet esprit est alors frappé d'impuissance et d'aveuglement dans tous
ses autres raisonnements, à cause de son orgueil, parce qu'il a méconnu
la faveur qu'il reçue, faveur que Dieu seul peut concéder et que ne
procurent, directement ou indirectement, ni la raison ni la réflexion,
ni les argumentations les plus fortes, soit par leurs éléments, soit
par leur forme ; parce qu'il a oublié ses devoirs d'humilité et de dépendance,
l'égard de Dieu le Suzerain, Puissant et Majestueux, dans toute réflexion
qui se présente à son esprit. Dieu le Majestueux a dit : « J'écarterai
de Mes enseignements ceux qui sans droit s'enflent d'orgueil sur la
terre » (Coran, VII 143).
L'ignorance
complexe existe aussi en matière de Droit, comme en matière de
raisonnement, chez ceux qui s'alignent [sur l'opinion d'autrui] (mouqallidîn),
comme chez ceux qui spéculent.
(à suivre)
Établie, ancrée et implantée profondément en ce genre d'individu ignorant.
L'entêtement n'apporte rien.
Selon les Savants : Nous dirons-donc, en matière de rappel, que Dieu
est éternel et préexistant (qadim azalî), sans commencement.
Il n'y avait ni avant Lui ni avec Lui aucune chose, sous quelque mode
ni quelque état que ce soit. Car si les choses avaient existé, elles
auraient été, nécessairement, ou produites (mouhdatha) ou éternelles
; or, si elles étaient produites elles auraient existé après n'avoir
pas été, et elles n'auraient donc pas été "avec" Lui dans
la préexistence (alazal), et si elles étaient éternelles (qadîma),
il n'est pas possible de les dire produites, puisque l'éternel est
ce qui n'est pas produit par un autre, alors que leur contingence
(hadath) est constatée de nécessité et qu'est manifeste l'effet
de l'œuvre divine (alçan'a) et la nature adventice (houdouth).
La thèse de leur éternité est donc fausse, et ce qui est juste c'est
la contingence. Celui qui affirme l'éternité des existants
(moudjoûdât) doit logiquement et absolument en conclure que
Dieu n'a rien créé et que les choses existaient par elles-mêmes, selon
cette opinion, et ceci est l'absurdité même. Et celui qui considère
les existants avec Lui, comme l'ombre avec le corps et la cause ('illa)
avec l'effet (ma'loul), est dans l'erreur. Et ceci du fait
même qu'il établit ainsi un égal à Dieu, car l'effet provient
de la cause en vertu d'une nécessité dans la cause et cette nécessité
provient de l'existence de l'effet, puisque la cause est contrainte
à l'existence de l'effet et l'ombre existe à partir d'un corps, d'une
existence nécessaire, inévitablement, alors que la Divinité n'est
pas contrainte, car si Elle l'était, ce serait par un autre qu'Elle.
Il ne reste donc plus qu'à affirmer pour Dieu la Liberté (alikhtiyâr)
: quand Il veut et comme Il veut, librement, selon ce qui a préexisté
dans Sa science et Sa volonté qui dispose selon un ordre, place en
premier ou en dernier, sans existentiation ou avec existentation (alîdjâd).
Tel est l'Attribut de la Divinité. Ce qui n'est pas Elle est contraint
(mudtarr). Les choses étaient donc un pur néant, et "Dieu
était et rien (n'était) avec Lui" dans Son unité (ahadiya)
et sans second dans sa Préexistance (et ceci contrairement aux gens
de l'Evangile qui eux attestent que le fils de Marie est co-éternel
avec Dieu, et que par lui, Dieu a créé le monde). Le "Il était"
est Son attribution, l'être (alkawan) est Son action, l'engendré
(almoukawwan) est Son effet. Il n'y a pas de commencement à
Son "Il était", et Il est le principe de tout ce qui a un
principe.
Des humains : salâh et islah.
A l'instar des philosophes, scientifiques, chercheurs, etc.
A l'instar de Darwin (Charles) (Shrewsbury, Shropshire, 1809 Down,
Kent, 1882), ce naturaliste anglais, le père [dit] des théories modernes
sur l’évolution des êtres vivants (De l’origine des espèces, par voie
de sélection naturelle, 1859 ; la Descendance de l’homme et la sélection
sexuelle, 1871). Sa doctrine emflamma bon nombre de gens du monde
biblique. Cette théorie absurde selon laquelle les divers êtres vivants
actuels résulteraient de la sélection naturelle au sein du milieu
de vie.
On notera que trois théories s'affrontent
et s'affronteront dans le monde moderne :
1°) L'évolutionnisme : Biol. La théorie de l’évolution
s’appuie sur : La paléontologie: elle fournit des séries d’animaux
d’époques géologiques différentes dont les transformations montrent
avec netteté que la forme la plus récente dérive de la plus ancienne.
L’embryologie et l’anatomie comparée: elles établissent qu’au cours
de l’embryogenèse, un animal passe par des stades comportant des organes
et formations transitoires que l’on retrouve chez des animaux beaucoup
plus primitifs. La génétique: en étudiant les mutations elle a prouvé
que les mécanismes fondamentaux des diverses transformations des espèces
sont aléatoires; la modification, la création ou la perte de gènes
donnent le jour à des individus nouveaux qui sont ensuite sélectionnés
par le milieu, les formes non viables étant rejetées. L’évolution
est irrégulière: certaines espèces du primaire (tortues, par ex.)
demeurent aujourd’hui presque telles quelles; en revanche, issus d’une
même souche lointaine, coexistent des «cousins» encore primitifs et
des «cousins» fortement évolués (ex.: le cœlacanthe et l’homme).
2°) Le transformisme. Lamarck
(Jean-Baptiste Pierre de Monet, chevalier de) (Bazentin, Picardie,
1744 Paris, 1829), naturaliste français; professeur de zoologie
des invertébrés au Muséum en 1793: la Flore française (1778), Philosophie
zoologique (1809), Histoire naturelle des animaux sans vertèbres (1815-1822).
Théorie constituée par l’ensemble des idées de Lamarck sur l’évolution
des êtres vivants, le lamarckisme est à la base du transformisme,
mais il s’oppose au darwinisme, car il considère que les divers caractères
qu’une espèce acquiert au cours d’une génération, par suite des influences
du milieu de vie, sont transmis à la génération suivante.
Enfin une troisième théorie :
le fixisme. Théorie biologique, auj. périmée, selon laquelle les espèces
vivantes ne subissent aucune évolution à dater
de leur création.
Nous dirons : Cette querelle vient
du fait que ces gens ne disposent pas d'un Livre qui les éclaire.
Pour celui qui rejette, au départ, toute idée d'existence divine,
il lui est difficile d'admettre que tout vient de Dieu, de Sa volonté
et de Sa toute puissance. Qu'Il est, Lui, le Créateur par excellence
de l'Univers et de tout ce qu'il contient. Aussi, il lui faut se battre
sur un autre terrain. Son but : prouver alors par ces "découvertes"
que le monde des croyants est un monde de retardataires, d'égarés,
de dégradés et d'adversaires du progrès scientifique. Pourtant, les
défenseurs de la science moderne étaient-ils là, tous là, lorsque
furent créés les Cieux et la terre ? En étaient-ils les penseurs ?
Les architectes ? Nullement. Alors pourquoi autant d'orgueil et de
prétention ? Dans leur sillage, on remarquera qu'ils ont su entraîner
derrière eux bon nombre de politiciens et d'esprits faibles. Car comment
un être censé, doué d'une grande intelligence, pourrat-il croire et
admettre un instant qu'il descend d'un singe ou d'une guenon ? Ces
animaux abjectes, adorés de notre temps, par les gens de l'Hindouisme
et vénérés tout particulièrement par le monde biblique anglo-saxon
?
De tout temps l'homme cherche
et à cherché à savoir d'où il provient ? S'il se tourne seulement
et uniquement vers le monde de la philosophie, le monde scientifique
moderne, il sera à jamais perdu. S'il se tourne, au contraire et avant
tout, vers le Livre divin et l'enseignement laissé par Ses prophètes
et Ses messagers, il sera sauvé. Ei il comprendra alors que l'époque
d'Adam (sur lui la Paix !) n'a rien à voir avec notre époque. En ces
temps lointains, il était accordé à l'humain, par exemple, d'être
de grande taille, et de vivre plus de mille ans. De construire sa
maison dans la montagne même, etc. Certes, il fut et était accordé
à l'homme, de tout temps et à toute époque, force et science. Ceci
depuis Adam jusqu'à nos jours. Toutefois, à chaque fois que l'homme
s'est enorgueillit de sa force et de sa science, qu'il oublié d'en
remercier son divin Créateur ; il a été soumis aux forces de la nature
qui l'entoure. Ainsi, l'eau a détruit le peuple de Noé (sur lui la
Paix !), de même, Pharaon et son armée. Le feu a détruit le peuple
de Loth (sur lui la Paix !). Le vent a détruit le peuple de Aad, en
Arabie (Coran XLI 15 et sv.). La terre a engloutie Coré (Qaroûn) et
ses trésors à Châm. (Coran XXVIII 76 ; XXIX 39 ; XL 24), etc. Et que
reste-t-il de ces peuples et de leurs civilisations ? Sinon que des
ruines, des décombres et des vestiges que certains se plaisent à explorer,
à restaurer et à faire visiter.
Oui, le monde de notre père Adam
(sur lui la Paix !) était un peuple de grande taille. De même ceux
qui viendront après lui. Mais il n'a cessé de rapetisser pour
être ce qu'il est aujourd'hui. Les animaux étaient, naguère, des animaux
de grandes tailles, mais que sont-ils devenus ? Aussi si les gens
d'aujourd'hui vivaient jusqu'à mille ans et plus, étaient de grandes
tailles, de mêmes les animaux, et vue le nombre d'humains que nous
sommes actuellement sur terre ; pourrions nous avoir encore une petite
place pour chacun de nous ? Et à quelle âge faudrait-il fixer l'âge
de la retraite ? De même et encore, notre père Adam (sur lui la paix
!) mangeait ses aliments comme nous le faisons de nos jours. Sa bouche
et la nôtre n'ayant pas changée de place malgré les siècles et les
siècles qui nous séparent. De même comme nous, il se rendait aux lieux
d'aisance. De même, l'homme à cette époque pouvait uriner debout,
la femme nullement. Il cohabitait avec son épouse, comme à notre époque.
Si les gens de cette époque lointaine n'était pas comme nous, alors
pourquoi les chercheurs, les scientifiques, tout ce que le monde possède
actuellement de techniques, de sciences ; sont-ils incapables de changer
l'ordre des choses ? De ramener l'homme à son état primitif ? A six
mille ans et plus en arrière ? Et pourquoi possédant ce qu'ils possèdent,
en viennent-ils à trembler lorsque les volcans entrent en éruption,
les vens se déchaînent, etc. ? Où sont-ils à ces moments précis et
difficiles ? Où se terrent-ils ? Leur science, leur savoir que sont-ils
devenus ? La science, oui. Mais pas à n'importe quel prix. Et évoluer
ne doit pas signifier et coïncider avec ignorance, développement de
la pauvreté d'esprit, orgueil et vanité. Naguère les gens du matérialisme
dialectique avaient bâti leur monde sur deux choses essentielles pour
eux : l'athéisme et la science. Que sont-ils devenus à notre époque
et qu'ont-ils laissé derrière eux ? Ruine sur ruine et désenchantement...
Oui, la philosophie et le naturalisme
ont détruits bon nombre d'Européens. Et il en sera ainsi tant qu'ils
n'en reviendront pas à une plus grande sagesse, et un meilleur savoir
vivre. Et Dieu est plus Savant !
De nos jours, n’est-ce pas le cas de ceux et celles qui se réclament
de la Réforme : Salafites, Taymiyistes, Wahabites, Albanistes,
Djazairistes,…, pour ne citer que ceux-là ? Ne cherchent-ils
pas à semer le doute et la discorde dans le cœur des croyants ?
A semer la zizanie entre les frères ? Dans les familles ?
Dans les salles de Prières, les Mosquées ? Les cercles d’enseignement ?
A constester les choses et l’ordre établi ? N’appellent-ils pas
à mépriser des gens comme nos Imams : Malek, Chafé’i, le
fils de Hanbal, Abou Hanifah, etc. Des gens pieux comme les grands
Saints de l’Islam ? A les entendre, tous ceux qui se réclament
de la « transmission d’un enseignement » d’une Ecole de
Droit ou d’une Ecole du Monothéisme est un innovateur, un égaré, quelqu’un
destiné aux flammes de l’Enfer ! Et à eux de référer pour cela
à l’enseignement dispensé par leurs maîtres, et à qui ils portent
une vénération toute particulière !
Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant
omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
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