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L'optimisme
rationnel, l'alignement détestable, et l'induction expérimentale.
La deuxième source mentionnée est celle de
l'optimisme rationnel.
Celui qui professe cette opinion est unanimement déclaré mécréant.
C'est la mécréance des Brahmanes,
qui nient la Prophétie et traitent de mensonges
ce que les envoyés de Dieu ont transmis aux hommes touchant l'obligation
de s'incliner ou de se prosterner pour la prière, d'égorger les animaux
pour en rendre la consommation licite, etc. Tout cela est, d'après eux
anormal,
et il est impossible que Dieu le Législateur en ait fait une loi. Il
serait facile à [ces gens], avec la moindre réflexion,
de constater leur erreur. Si les pratiques dont il s'agit étaient anormales
dans le jugement du Très Haut, elles le seraient également dans les
actes du Seigneur Majestueux et Elevé. Or, il est incontestable
que Dieu le Très Haut donne quelquefois à un individu, par la maladie
ou par l'âge avancé (vieillesse), la posture d'un homme incliné ou prosterné,
même, il lui enlève quelquefois la raison, au point que l'homme accomplit
des actes bien plus répugnants, montrant, par exemple, sa nudité, mangeant
des excréments et toutes sortes d'impuretés ou se souillant avec ces
impuretés.
Or, si Dieu le Béni et Très Haut peut faire ce qui lui plaît, Il
peut également ordonner à Ses créatures ce qui lui plaît. Si Ses actes
ou Ses décisions étaient subordonnés à des mobiles (aghrâd),
il en résulterait qu'Il aurait besoin de ces actes pour arriver à Ses
objectifs ce qui est contraire à Sa majesté, à Sa grandeur et à la nécessité
de Son autonomie absolue.
De cette erreur est née l'hétérodoxie
des "Séparés", d'après laquelle Dieu serait obligé d'avoir
égard au bien
et au meilleur
en ce qui concerne les hommes ; les dispositions de la loi divine
devraient tenir compte de ce que la raison
humaine considère comme bon ou comme mauvais,
etc., etc.
La troisième cause est l'alignement
détestable,
et celui qui le pratique est unanimement qualifié de mécréant.
C'est la doctrine des gens [du temps] de l'Ignorance
qui, par imitation de leurs ancêtres, associaient
à Dieu [d'autres divinités] et adoraient les idoles.
Il en est de même de l'alignement du commun des Juifs
et des Nazaréniens
à l'égard de leurs docteurs,
en ce qu'ils nient la mission de notre prophète et maître
Mohammad (sur lui Prière et Paix !), et de toute imitation d'une
mécréance manifeste.
Ce type d'alignement a donné naissance à une innovation dont différents
types de mécréance pour leur auteur. Tel l'alignement de l'ensemble
des "Séparés",
des Mordjia
et des Corporalistes
à l'égard de leurs Anciens (maîtres) et de ceux qui les ont côtoyés
et ont propagé ce type d'innovation. Nous avons indiqué plus haut la
divergence des opinions qui ont été émises à leur sujet.
En disant l'alignement détestable, nous
avons entendu laisser de côté l'alignement louable,
comme celui du commun des croyants à l'égard de leurs Savants en matière
du droit appliqué, la jurisprudence.
Quant à l'alignement (taqlîd) sur des Savants de la Tradition
dans les Principes de la Religion,
il y controverse sur le point de savoir si elle est suffisante.
Beaucoup de spécialistes compétents dirent que cela est suffisant
si elle fait rejaillir leur détermination
dans la Vérité, et, principalement, quand il s'agit de personnes à qui
il est difficile de comprendre les démonstrations
(adillah).
La quatrième cause est l'induction expérimentale.
Il est hors de doute que cette induction conduit à une mécréance
formelle sur laquelle il y a accord unanime. Telle est la mécréance
des Naturalistes, qui affirment que les sphères célestes ont
existé de toute éternité et agissent par leur nature sur le monde terrestre.
Telle est aussi la mécrance des gens de l'Ignorance,
qui, trompés par la méthode empirique,
nient la résurrection et les vicissitudes de la vie future.
L'induction
empirique a donné lieu aussi a une, hétérodoxie dont les partisans ne
sont pas considérés, par tout le monde, comme des mécréants. Telle est
la doctrine de ceux qui croient que les causes empiriques sont adventices,
qu'elles agissent parce que Dieu a mis en
elles une force,
et que, s'il leur enlevait celle force elles n'auraient plus aucune
action. Nous avons déjà parlé de la controverse qui s'est élevée à ce
sujet. (à suivre)
Soit, en arabe : tahsîn al'aqlî.
Barahima. Brahmane. Membre de la caste sacerdotale hindoue, la première
des quatre anciennes castes héréditaires de l’Inde. 2. Brahmanisme.
Religion de l’Inde liée à un système socioreligieux caractérisé par
une division de la société en castes. (Le brahmanisme comporte de
grandes variations de croyances et de philosophies, puisqu’il n’est
en somme que le nom générique des divers développements de la doctrine
contenue en principe dans les Vedas et les Upanishad [800-500 av.
J.-C.?].). 3. On a dit, les concernant, qu'il suivait, à l'origine,
la religion d'Abraham (sur lui la Paix !). Plus tard, cette dernière
sera absorbée par ce qui en reste de nos jours. 4. Les Brahames ont
hérité d'une croyance d'une des sectes du Sabéisme : la métempsycose
ou métempsychose. Transmigration, après la mort, de l’âme d’un corps
dans un autre. La croyance en la métempsycose, fondement du brahmanisme.
Cette croyance est très connue et développée aussi dans le
Druzisme (chez les Druzes de Châm). 5. Bon nombre des idées
du Brahmanisme ne sont-elles pas d’actualité en terre d’Europe ? Par
la remise en cause de l’égorgement rituel d’animaux, le fait de préférer
le crématorium à la mise en terre, l’adoration de la lumière,
etc.
à l’instar de certains pays du monde de l’Évangile d’Europe et d’ailleurs.
Qabîh, ignoble, une action abominable, vile, répugnante, hideuse.
Les gens qui prennent la défense de certains animaux domestiques comme
le mouton, ne sont-ils pas, d'une certaine façon, des adeptes de cette
pensée ?
Litt.: s'ils avaient regardés la chose avec beaucoup d'attention,
plus profondément…
Tout matérialiste ou naturaliste attribuera plutôt tous ces choses
précitées à des phénomènes naturelles, et non jamais à son divin Créateur.
En arabe, bid'ah. Hétérodoxie, hétérodoxe. Didac. Qui
s’écarte de la doctrine, des idées reçues, spécialement en matière
de religion. Exégèse, opinion hétérodoxe. Ant. orthodoxe. 2. Innovation,
innover. Introduire qqch de nouveau dans
un système établi. (Op. cit.).
En arabe, salâh (avec un sâd). Condition, convenance.
En arabe, islâh, amélioration, réforme.
Selon H. Corbin : Pour traiter de la justice divine, les Mo'tazilites
traitent de la responsabilité et de liberté
humaine (on a déjà signalé leur accord avec les Shî'ites sur ce point).
Ils signifient par là que le principe de la justice divine
implique la liberté et la responsabilité de l'homme,
ou bien encore, que notre liberté et notre responsabilité
découlent du principe même de la justice divine.
Sinon, l'idée de récompense ou de châtiment dans l'au-delà est vidée
de son sens, et l'idée de la justice divine privée de son fondement.
Cependant, comment est-il possible de concilier l'idée de la liberté
humaine et le fait pour l'homme d'être maître de son destin, avec
certains passages qôraniques qui affirment le contraire, par exemple
lorsque le Qôran déclare expressément que tout ce qui nous arrive
est selon la Mashî'a divine, ou que tout ce que nous faisons
est écrit dans un registre céleste ? A cela, les Mo'tazilites répondent
que la Mashî'a divine (on pourrait traduire la "Volonté
divine foncière") qui englobe toute chose, ce ne sont ni ses
actes de volition (Irâda) ni ses actes
de commendement (Amr), mais le dessein éternel et
le génie créateur de Dieu, lesquels sont deux aspects de sa
connaissance infinie. De même, l'affirmation qôranique que "toute
chose est inscrite dans un registre céleste" exprime méthaphisiquement
la connaissance divine elle-même. Celle-ci ne s'oppose pas
à la liberté humaine, son objet étant l'être,
non pas l'acte, comme dans le cas de la volition
et du commandement.
Il y a plus. En affirmant la liberté
humaine, les Mo'tazilites déclarent que ce principe ne découle pas
seulement de notre idée de la justice divine, mais, de plus et surtout,
est en plein accord avec le Qorân lui-même, lorsque celui-ci affirme
expressément que toute âme est responsable quant à ce qu'elle acquiert
: "Celui qui fait le bien, le fait pour soi-même ; celui qui
fait le mal, le fait contre soi-même." Ce verset et beaucoup
d'autres affirment la liberté humaine. Enfin, tous les musulmans admettent
que Dieu leur a imposé des obligations d'ordre culturel, moral, social,
etc. Comment concevoir l'idée d'obligation sans admettre que l'homme
est libre, maître de ses actes ?
Les promesses dans l'au-delà (Wa'd
et wa'îd). (…) Les Mo'tazilites lient cet article de foi à
leur conception de la justice divine et de la liberté humaine. La
justice divine postule que ne soient pas traités de la même façon
celui qui reste fidèle et celui qui commet l'infidélité. Quant à l'homme,
la liberté une fois admise, implique qu'il soit responsable de ses
actes, dans le bien comme dans le mal. Ainsi l'idée de la grâce divine
ne passe que très discrétement dans l'enseignement mo'tazilite ; celle
de la justice y occupe une place prépondérante. (Op. cit.).
Le problème entre la raison et la foi est un problème abordé par H.
Corbin : (L'Ach'arisme) y confirme sa vocation qui l'oppose aux extrèmes
: d'un côté les Mo'tazilites qui ne veulent reconnaître que la raison
et le rationnel, et de l'autre les littéralistes qui ne veulent pas
en entendre parler. Si on admet la thèse mo'tazilite reconnaissant
la raison humaine comme l'arbitre absolu, aussi bien dans le domaine
des choses temporelles que sur le plan spirituel, le simple croyant
pourra se demander : pourquoi dois-je nécessairement acquiescer à
une Loi religieuse ? Sans doute le Mo'tazilite répondra-t-il que la
religion est une nécessité d'ordre éthique et social pour la masse,
du fait que tout le monde ne soit pas capable de se guider à la lumière
du vrai et du bien. Soit. Mais lorsque l'individu conscient atteint
sa maturité, pourquoi assumerait-il encore quelque engagement religieux,
alors qu'il estime être en mesure, par son expérience personnelle,
d'atteindre la vérité et d'agir en conséquence ?
Or, ceux pour qui la raison humaine
est tout et ceux pour qui elle n'est rien, aboutissent à la même séparation
de la raison et de la foi. Les Mo'tazilites exilent la foi religieuse,
parce que l'individu conscient n'en a plus besoin ; à l'extrême opposé,
les littéralistes exilent la raison, sous prétexte qu'elle n'est d'aucune
utilité en matière religieuse, où seule la foi est requise. Mais alors
pourquoi le Qôran incite-t-il au raisonnement et à la spéculation
? Pourquoi invite-t-il notre intelligence à s'exercer sur les objets
proprement religieux, l'existence divine, la providence divine, la
révélation, etc. ? (Op. cit.).
Nous dirons : La raison est parfaite
chez l'homme, saint d'esprit et de corps, qu'en sa quarantième année.
Aussi, nul n'est prophète ou messager qu'en sa quarantième année.
Dans le Druzisme, l'homme est majeur ou dit responsable de ses actes,
qu'en sa quarantième année. Dans l'histoire de l'Europe, la raison
a fait trembler, à une certaine époque, partie du monde biblique.
La concernant, on a dit notamment : Le concept philosophique de raison
est né, en même temps que la philosophie elle-même, chez les présocratiques
grecs (Ve s. av. J.-C.), lorsque le terme de logos, qui désignait
tout discours (incantation, prière ou poème) s’est appliqué plus spécialement
au discours logique, argumenté et convaincant. La raison qui prononce
ce discours est la faculté de raisonner, d’ordonner entre elles des
propositions. Les premiers grands philosophes, Platon et Aristote
veulent mettre le jugement au service exclusif de la vérité et du
bien. La raison s’oppose à l’argumentation spécieuse (V. sophiste)
et aux passions, aux désirs déréglés: elle fonde la morale. Pour le
christianisme, la raison est la «lumière naturelle»; certains théologiens
opposeront la foi à la raison. À l’inverse, les «philosophes» du XVIIIe
s. opposeront la raison à «l’obscurantisme» clérical. Dans son sens
le plus philosophique, chez Descartes ou chez Kant, la raison est
l’ensemble des principes a priori, c’est-à-dire universels, nécessaires
et indépendants de l’expérience, grâce auxquels l’homme (s’il emploie
cette faculté avec méthode) comprend le monde et le domine. (Op.
cit.).
Quant au Sophisme, on nous dit
: Les sophistes sont des penseurs du Ve s. av. J.-C. qui développèrent
la dialectique dans un sens relativiste et sceptique. Professant une
philosophie empiriste et sensualiste, ils firent donc la critique
des croyances religieuses de la Grèce antique. Les plus célèbres sophistes
furent Protagoras, Prodicos, Hippias et, au IVe s. av. J.-C.,
Gorgias. Platon, qui les a attaqués avec insistance tout au
long de son œuvre (et notamment dans les dialogues Protagoras et Gorgias),
a contribué à leur discrédit. (Op. cit.).
En France, partie du monde biblique
s'emparera de la "Raison", et en fera sa nouvelle divinité.
D'ailleurs, certains Hauts dignitaires de l'Etat, hommes révolutionnaires
de l'époque, ne la déifieront-ils pas et n'inviteront-ils pas alors
le peuple tout entier à en faire autant ? On a dit à ce sujet, que
ce nouveau culte était destiné à supplanter le christianisme sous
la Révolution française. Mais ne se proposait-il pas également, dans
une période plus ou moins longue, d'abolir puremment et simplement
tous les cultes existants en France ? Il fut proposé par les hébertistes
(V. Hébert). La Raison fut célébrée à N.-D. de Paris («Temple de la
Raison») le 10 nov. 1793. Ce culte disparut avec les hébertistes (mars
1794) et Robespierre instaura à sa place celui de l’Être suprême.
Le fait que Robespierre instaure
ce nouveau culte, ne signifie nullement un retour, pour le peuple
de France, au Dieu du culte ancien : le catholicisme. Mais
plutôt par l'emploi de ce terme ambiguë, à un retour vers un certain
Déisme, soit, la position philosophique de ceux qui admettent l’existence
d’une divinité, sans accepter de religion révélée ni dogme.
« Le déiste seul peut faire tête à l’athée, le supertitieux
n’est pas de sa force ». (Diderot). Ce terme ambiguë ne figure-t-il
pas également dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen
? N'oublions pas avant cela, l'apparition en France d'une nouvelle
religion : l'Antithéisme. Ce mot, nous dit-on, inventé
par le socialiste Pierre Joseph Proudhon (1809-1865), et qui signifie
: Attitude qui consiste à combattre Dieu considéré comme un
mal pour l’homme. Repris plus tard, et en chœur, par les partisans
du "Matérialisme" dialectique, de l'athéisme, de la mécréance
et du paganisme, et autres.
On retrouve ce même genre de raisonnement dans d'autres religions,
comme celles des gens de la Bible. Selon cette idée établie, la religion
doit s'adapter à l'époque où chacun de nous vit, au goût des gens,
à leurs aspirations, etc. Et en aucun cas, les créatures doivent et
ont à se mettre au diapason de la religion divine. Tout est à sens
unique. Toujours selon ce même raisonnement, Dieu exige, certes, mais
l'homme dispose !
Soit,
taqlîd radî (avec un dâl) : mauvaise habitude,
imitation de mauvaise réputation.
Soit, des Arabes avant l'Islam.
L'associationnisme des anciens arabes, de ceux de l'Ignorance, diffère
toutefois de celle des gens de l'Evangile.
comme manât, allât, etc.
Selon le Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) : "Les Fils
d'Israël se sont divisés en 71 sectes : toutes iront en Enfer,
sauf une. Celles issues de Ichoua (Issa-Jésus) fils de Marie sont
au nombre de 72, toutes iront en Enfer, sauf une. Ma communauté,
elle, se divisera en 73 sectes, toutes iront en Enfer, sauf
une." On lui demanda : "Quelle est donc cette unique sauvée,
ô Messager de Dieu ?" Il dit : "L'Islam, c'est-à-dire la
communauté des Soumis qui seront avec moi et comme vous". (Transmis
par Abou Dawoud, Tirmidzî, le fils de Mâdja et le fils d'Hanbal. Elle
aurait été transmise, à part Abd Allah fils de Omar, aussi par Abou
Horairah, mais sans la mention : "toutes iront en Enfer sauf
une." (Aldjami alçaghir de Souyouti, n° 1223).
Cette division n'existait pas
au temps du Messager, ni à l'époque d'Abou Bakr, de 'Omar et Othman
(que Dieu les agréés !). Cela se produisit qu'au fil des années, et
après la mort des Compagnons, des Sucesseurs (altabi'oûn).
La base des 73 sectes, selon l'avis
de certains de nos pieux Savants, est la suivante :
Les Sortants (kharidjites) :
15 sectes. Les
Djahmiyya : 1
secte.
Les Séparés :
6 sectes. Les
Nadjdjariyya : 1 secte.
Les Mourdjites : 12
sectes.
Les Dirâriyya :
1 secte.
Les Chiites :
32 sectes.
Les Koullâbiyya :
1 secte.
Les "Antropomorphistes" :
3 sectes.
Ce qui fait au total soixante douze
sectes, toutes différent
selon leurs opinions passionnelles et étant en désaccord. "A
l'exception de ceux auxquels ton Seigneur a fait miséricorde (Coran
XI 119), c'est-à-dire les "Gens de l'Election", les "Gens
du Salut", les "Gens de la Tradition du Prophète et de la
Communauté", qui eux, sont d'accord entre eux selon la Vérité
et à qui nulle mauvaise intention ne saurait porter préjudice.
Toutes ces sectes sont "déviationnistes"
(mourrâq), "mécréantes (kouffar), "associationnistes"
(mouchrikîn), "égarés" (doullâl), "laxistes"
(mouhmila), et "anarchistes libertins" (zanâdiqa
ibâhiyya). Ils commettent les actes prohibés, permettent les
choses interdites et ne respectent ni temps ni lieu sacrés. Ce sont
tous, selon nos pieux Savants, des ennemis des Croyants et des "hypocrites"
(mounâfiqoûn) de cette Communauté, or l'hypocrise est mécréance.
Ils affichent l'Islam publiquement alors que dans leur for intérieur
ils ne croient pas en Dieu, comme les hypocrites de l'époque du Messager
de Dieu (sur lui Prière et Paix !). Ils sont tout entiers en proie
aux ténèbres, "ténèbres sur ténèbres" (Coran XXIV 40) :
celles de la nature, celles de l'ignorance, celles de l'opinion passionnelle
(hawâ), celles de la parole, celles de l'action, celles de
l'entrée (en ce monde), celles de la sortie (de ce monde), celles
de l'outre-tombe (barzakh), celles de la Résurrection, et celles
du séjour de la Perdition" (dâr albawar). Les ténèbres
les accompagnent inséparablement dans toutes ces phases (de leur être),
ce sont eux les gens du "degré le plus bas de l'Enfer" (Coran
IV 145).
Ils professent tous que Dieu ne
connaissait pas, avant qu'il ne fût, ce qui n'était pas encore et
qui fut ensuite (opinion courante et développée chez bon nombre de
gens du monde biblique d'Europe), et ils soutiennent qua Sa science
est produite (mouhdhath) simultanément avec les êtres contingents
(hawâdith), que les êtres contingents comme les vagues, se
suivent les uns les autres, disparaissent et s'évanouissent, et que
le Paradis et l'Enfer sont des noms sans réalité (litt. ; "sans
signifié" : bi ghair mousammâ). Il n'y a que des
degrés divers et certaines différences dans cette conviction qui est
la leur. Qu'on le sache, quiconque croit en cela est un mécréant à
l'égard de Dieu, l'Infini (al'azim), du Texte de la Révélation
et de la Tradition du Prophète, et cette mécréance fait sortir (son
ou ses auteur(s)) de la Communauté (milla).
Remarques : En Islam, une secte
peut émerger puis disparaître, puis réapparaître d'une certaine façon,
sous une autre forme et sous un autre nom. Elle peut aussi, une fois
apparue, donner naissance à des sous-sectes, qui elles-mêmes donnent
naissance à d'autres ramifications, etc. Secundo : une secte peut
apparaître dans une partie d'une globe, avoir des ramifications dans
le monde entier, mais chaque ramification peut porter un nom différent
selon telle ou telle partie du monde où elle s'implante. Toutefois,
le nombre de 73 sectes ne saurait apparemment changer. Et Dieu est
plus Savant !
Le Messager de Dieu a dit dans
son célèbre sermon :
"Je vous recommande de craindre
Dieu, d'écouter et d'obéir (à votre chef), même si c'est un esclave
éthiopien. Ceux qui vivront après moi verront en effet beaucoup de
différents. Tenez-vous en donc à ma Tradition et à la tradition des
vicaires (khalif) bien guidés qui viendront après moi ! Mordez-y
à pleine dents ! Et prenez garde aux nouveautés (dans la religion),
car toute innovation (bid'a) est égarement !" D'après
Aboû Horairah, le Messager de Dieu a dit : "Tout homme qui incite
à suivre la voie droite et qui est suivi, aura la même récompense
que ceux qui le suivent, elle ne sera pas moindre que la leur ; tout
homme qui incite à l'égarement et qui est suivi, sera tenu pour responsable
des mêmes fautes que ceux qui le suivent, pas moins qu'eux."
Dans le Coran, les gens qui suivent l'Evangile sont appelés Naçarâ,
soit, Nazaréniens et non chrétiens, secte du Nazarénisme. Et
le monde de la Synagogue parle de Jésus le Nazaréen. Ou le Nazaréen,
tout court.
En arabe, ahbâr. Leurs savants religieux. Ancien : scribe.
Les Séparés (mou'tazila), secte ancienne fractionnée, elle
même, en 6 sectes. Les partisans du libre arbitre (les qadariyya),
autre secte ancienne, se confondent pratiquement avec les Séparés.
Les partisans du libre arbitre sont, selon une version les frères
des Nazaréniens (chrétiens), selon une autre version, les Mages
(Dualistes) de cette communauté. En tant qu' "associationnistes"
quand ils affirment qu'il y a avec Dieu un autre créateur. Dieu a
flétri par avance leur mensonge, par Sa parole : "Y a-t-il un
créateur autre que Dieu (Coran XXXV 3) ?" par celle-ci : "Dis
: je me réfugie auprès du Seigneur de l'Aube contre le mal de ce qu'Il
a créé (CXIII 1-2)", et par d'autres versets ayant la même signification.
Secte ancienne fractionnée, elle même, en 12 sectes. Cette secte est
"laxiste" (mouhmila), car ils professent la négligence
des obigations légales et espèrent la Vie future sans l'accomplissement
des œuvres. Selon une tradition "se sont les Juifs de cette communauté"
(Kanz al'ommal, I, 83, etc.). Par ce qu'ils les imitent.
Soit, ceux qui donnent à Dieu un corps matériel ou spirituel.
Livret 2.
Contrairement à l’idée reçue, l’Imam se démarque nettement des gens
de la Réforme : Salafisme, Taymiyisme, Wahabisme, etc., et tout ce
qu’on a pu penser sur lui. Lesquels refusent de croire à la transmission
d’un enseignement de maîtres en maîtres. Le Prophète de l’Islam a
reçu un enseignement de l’ange Gabriel. Puis, il le communiqua à ses
compagnons et ainsi de suite jusqu’à nos jours. Le mouvement de la
Réforme voudrait nier ce fait et faire comme partie du monde de l’Évangile,
se limiter au Livre divin et à la Tradition (les logia). Se plier
donc à l’enseignement et à l’obéissance d’un maître, pour eux, est
inacceptable et incompatible à leur façon de voir leur religion.
En arabe, 'ilm alfourou'.
Soit, ousoul addîn.
Fermeté à rester dans le chemin…
Après la chute de l'empire othoman, il est apparu, en terre d'Arabie,
une nouvelle doctrine qui encourageait les gens à ne plus dorénavant
suivre leurs Ecoles juridiques. Deux courants se sont alors affrontés
: l'un se réclamant du salafisme (soit, se dénommant et se
réclamant des pieux Anciens), et représenté dans la personne du fils
de Taymiyah (VIIe/XIIIe siècle), et de son disciple, le fils Alqayyim
aldjaouzîya, et également de Mohammad fils de Abdel Wahhab (XVIIIe
s.) ; lequel mouvement sous l'impulsion de leurs défenseurs et disciples
prêchèrent un retour à l’interprétation littérale du Coran, sur la
valeur absolue du texte littéral de la Révélation et de la Tradition.
L'autre, représenté par les quatres Ecoles juridiques traditionnelles
: Hanafites, Chafé'ites, Malékites et Hanbalites, et les deux Ecoles
du Monothéisme traditionnel : Ach'arites et Matorîdîtes. Selon ce
dernier, il est nécessaire (wadjib), pour toute personne soumise,
de suivre une Ecole. Et non de prendre un peu de chacune d'entres
elles ou de se limiter à l'enseignement prêché par le salafisme.
Malgré la force incisive de la critique salafite, le deuxième
courant conserve son rang prédominant dans l'Islam traditionnel jusqu'à
nos jours. La renaissance de l'Islam traditionnel, quels que soient
les critiques diverses dont il est contamment l'objet, ne peut que
favoriser cette prépondérance d'un Islam traditionnel. Et Dieu est
plus Savant !
Soit, en arabe : rabta (avec un tâ) ala'dy.
les mondes de… Doctrine aussi du Sabéisme, du Dualisme.
Des arabes associateurs du temps de l’Ignorance.
Empirique. Etym.: grec empereikos, "celui qui se guide
sur l'expérience". Dans son acceptation philosophique, il
ne faut pas, nous dit-on, confondre l'adjectif empirique avec le substantif
empiriste, ce qui signifie "partisan de l'empirisme". Il
est parfaitement possible d'admettre que certaines de nos connaissances
ont un contenu empirique sans faire de l'expérience le fondement unique
de la connaissance. Pour Kant, par exemple, les propositions des sciences
de la nature (les lois scientifiques) ont évidemment un contenu empirique,
mais elles ne s'y réduisent pas : dans leur forme de lois., elles
dérivent de principes a priori de l'entendement. Secundo :
Loke est l'auteur du texte "canonique" de l'empirisme. L'âme,
écrit-il, est une table rase, une page blanche vide de caractères.
"Comment en vient-elle à recevoir des idées […] ? D'où puise-t-elle
les matériaux qui sont comme le fond de tous ses raisonnements et
de toutes ses connaissances ? A cela, je réponds d'un mot, de l'expérience"
(Essai philosophique concernant l'entendement humain, I, 2).
2. Qui se fonde sur l’expérience et non sur un savoir théorique. Des
connaissances empiriques. 3. Empirisme.
1. Système, méthode qui se fonde sur la seule expérience sans recourir
au raisonnement, à la théorie. 2. Philosophie : Doctrine selon laquelle
toute connaissance dérive de l’expérience (opposée au rationalisme
et à la théorie des idées innées). 4. Empiriste. Partisan de l’empirisme.
Empiristes matérialistes (Bacon, Hobbes, Locke, etc.), idéalistes
(Berkeley, Hume, etc.). (Op. cit.)
Induction. 1. Philosophie : Manière de raisonner consistant à inférer
une chose d’une autre, à aller des effets à la cause, des faits particuliers
aux lois qui les régissent. Raisonner par induction. Ant. déduction.
2. Au sens le plus général, l’induction est une inférence plus ou
moins conjecturale : le chasseur, à partir des traces, induit le passage
récent du gibier. Pour les logiciens et les philosophes, l’induction
est la démarche intellectuelle qui conclut de propositions singulières
ou spéciales, dites inductrices, à une proposition induite qui entraîne
pour conséquences les propositions inductrices. Cette démarche peut
avoir la forme d’un syllogisme. Mais il est un autre type d’induction,
où la conclusion induite déborde largement les propositions inductrices
dûment établies; ainsi, une loi s’applique non seulement aux faits
qui ont été observés et ont fourni les propositions inductrices, mais
à tous les faits du même genre qui n’ont pas été observés, notamment
aux faits futurs. Cette induction amplifiante court le risque d’effectuer
une «généralisation hâtive»: tels et tels métaux sont solides à la
température ordinaire, donc tous les métaux le sont, ce qui n’est
pas vrai du mercure. (Op. cit.)
Pour la Scolastique (occidentale), ce sont les puissances internes
aux choses qui jouent un rôle essentiel. L'opium fait dormir parce
qu'il y a en lui une "vertu dormitive", une puissance ou
qualité faisant dormir.
Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant
omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
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